Quelques citations

' Nous ne pouvons donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes '


inconnnu
« Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres. »
Romain Gary
'Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances'.


Conficius
"Malheur au pays dont les juges méritent d'être jugés"
Talmud
"L'excès de sévérité produit la haine: l'excès d'indulgence affaiblit l'autorité."
Saadi

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CE QUE SONT DEVENUS LES “MAROC BLOGS…WEB AWARDS” ?

Les trophées MAROC WEB AWARDS ont été décernés il y a quelques semaines et les lauréats ont été dignement fêtés lors d’une cérémonie organisée le 11 février dernier à Casablanca .

Donc bravo pour les gagnants de cette compétition! Il faut toujours féliciter les gagnants et les organisateurs!

Mais je m’autorise aussi, en tant que “presque doyen” de la blogoma, à m’arrêter un moment sur le contenu de l’évènement lui-même.

Au départ, l’évènement s’intitulait : MAROC BLOG AWARDS! Depuis quelques années, il s’agit des MAROC WEB AWARDS! Vaste programme, donc!

Ensuite et dans la suite logique de cette extension, je constate que certaines catégories primées cette année peuvent être qualifiées de “pointues” pour ne pas dire professionnelles :

> Evénement digital de l’année

> Plateforme eCommerce de l’année

> Start-up de l’année

> Application Web de l’année

> Application Mobile de l’année

> Webzine de l’année

Nous sommes très loin de l’esprit qui a prévalu lors des premiers Awards où l’initiative et l’inspiration personnelle était à l’honneur!

Pour m’en tenir à l’initiative et à l’inspiration personnelle, je remarque que TWITER ne semble pas avoir la côte auprès des organisateurs!

Pourtant ce média sert de manière parfaite ces deux vecteurs : initiative et inspiration surtout quand ces éléments sont mis au service d’une cause juste, légitime et honorable!

On l’a bien vu après les dramatiques inondations qui ont ravagé le Sud du pays il y a quelques mois!

Sur l’initiative de quelques twitteurs, une formidable action de solidarité nationale a été menée sous le hachtag #100DHpouraider!

A mon humble avis de citoyen et d’internaute actif, ces twittos auraient mérité d’être cités en exemple au titre de leur action anonyme, bénévole, dévouée et surtout efficace!

Je ne peux que regretter cet oubli : mais certaines considérations ont dû entrer en compte! Les MWB sont sponsorisés par un opérateur téléphonique et l’opération #100DHpouraider a reçu l’appui financier immédiat d’un autre opérateur concurrent!

C’est ce coté mercantile qui a fait perdre à cette sympathique compétition entre internautes son aspect spontané et bon enfant! Et c’est dommage!

Enfin, en ce qui concerne la catégorie “blogueurs”, je relève là aussi le caractère pointu et professionnel du contenu de la plupart des blogs en compétition.

On ne trouve plus de blogs à vocation généraliste ou avec une orientation politique ou idéologique donnée.

Est-ce là encore l’influence des sponsors qui se fait sentir?

Depuis les premiers Maroc Blog Awards, le monde a bien sûr changé, la toile également et forcément cette compétition a suivi le mouvement!

Faut-il le regretter? Honnêtement , je ne suis pas en mesure de répondre!

En tous cas, je continue mon petit bonhomme de chemin de blogueur traditionnel et artisanal, parlant de tout et de rien, sans prétention, juste pour le plaisir!

UNE NOUVELLE POUR DECOUVRIR UNE CHINE MECONNUE

Il aura fallu un film primé en 2003 au festival international de Berlin et au festival du cinéma asiatique de Deauville pour que la nouvelle qui l’a inspiré soit connue du grand public occidental.

Il s’agit de “LE PUITS” de Liu QINGBANG, nouvelle éditée en Chine en 2OOO et publiée dans la traduction française par les éditions BLEU DE CHINE après le film en 2003.

Aet publié dans uteurs_a_z_LiuQingbang_Le_Puits_fr

Bien étrange sujet que celui traité par cette nouvelle !

Il s’agit de décortiquer le sinistre complot monté par deux malfrats dans le monde glauque des mines clandestines de charbon de la Chine du Nord durant les années 2000.

Complot sinistre et bien sombre ourdi par deux malfrats en effet : attirer un pauvre paysan en quête de travail dans une mine, provoquer sa mort et négocier leur silence avec le propriétaire de la mine pour éviter le paiement d’indemnités à la famille du mort.

La nouvelle vaut par sa valeur en tant que document et témoignage d’une Chine en équilibre instable entre un communisme en perte de vitesse et un capitalisme débridé.

Le sujet de la nouvelle n’est pas anodin : le monde des mines de charbon clandestines en Chine est une réalité et le nombre de victimes d’accidents s’y compte par milliers tous les ans !

Le malheureux paysan choisi comme victime et désigné par l’auteur par ce vocable ô combien choisi de “La Cible” et ces deux bourreaux sont les personnages d’une histoire sordide, où l’argent seul compte!

Cette approche assez inattendue de la société chinoise est très bien menée par l’auteur, qui décrit avec une précision presque chirurgicale les ressorts de la société chinoise post-maoïste.

Une société encore marquée par des croyances et des traditions, malmenée par la crise économique et portant les stigmates de la pauvreté !

La lecture de ce petit livre procure un sentiment étrange de malaise et de curiosité : on imagine en effet très mal que la Chine du début de ce millénaire, la Chine dont on nous dit aujourd’hui qu’elle est la première puissance économique mondiale, ait été encore il y a quelques années et peut-être encore aujourd’hui, en proie à ce genre de difficultés.

A lire pour relativiser notre vision de la Chine, telle que les médias veulent bien nous le faire voir!

TUNIS ENSANGLANTEE : PAR QUI ? POURQUOI ?

La capitale de la Tunisie a été le théâtre d’une attaque terroriste meurtrière!

La tranquille Tunis, Tunis la ville du jasmin, la petite capitale tranquille a été ensanglantée par une bande de terroristes, sans foi ni loi!

Tunis a été frappée en son cœur de ville touristique, dans les murs de son musée du Bardo!

On a parlé d’abord de deux morts, puis très vite de huit victimes…Mais ce n’était pas assez pour balafrer le berceau du printemps arabe : il fallait plus de sacrifices humains aux fous de Dieu!

Le bilan grimpe à 17, puis 19 et semble se stabiliser à vingt deux morts!

Vingt-deux victimes tombées pourquoi?

Au nom de quoi?

Peu importe que ces victimes soient des touristes étrangers ou des citoyens tunisiens, qu’ils soient des civils ou des agents des forces de l’ordre!

Qui se donne le droit de sacrifier vingt-deux vies humaines?

Qui a armé ces tueurs?

Qui leur a donné l’ordre de tuer?

La Tunisie a été endeuillée, Tunis ensanglantée!

Qui est le responsable?

Les exécutants de cet attentat ne sont que des lâches minables, tirant avec armes de guerre sur des civils en short et en sandales, sur des enfants, des femmes, des vieux, venus de loin visiter la Tunisie!

Ce n’est pas un acte de courage, c’est juste de la folie !

Mais cette folie a été provoquée, entretenue, cultivée, instrumentalisée et elle est dangereuse parce que contagieuse!

Ces assaillants devaient, parait-il, attaquer le parlement : ce parlement élu démocratiquement, qui discutait une loi anti-terroriste!

Tunis est meurtrie et nous devons être aux côtés des tunisiens et des tunisiennes qui ont déjà largement payé leur tribut à la démocratie!

La dictature ne les a pas vaincus : ce n’est pas une bande de fous furieux qui les vaincront!

L’IMPROBABLE PROBLEMATIQUE DE LA PARITE HOMMES- FEMMES AU MAROC

Nos féministes mènent une grande campagne en vue de l’application dans la société marocaine de la notion de « parité » (al monassafa) entre les hommes et les femmes!

Or, dans un pays comme le nôtre, où depuis des siècles, la femme a été marginalisée et exploitée, alors qu’elle a toujours joué un rôle essentiel dans la vie quotidienne, ce qui semble devoir être la priorité serait que l’homme et la femme soient d’abord placés sur un pied d’égalité en matière de droits !

Cette exigence d’égalité n’est que la traduction dans les faits de principes fondamentaux qui règlent toute société moderne et civilisée.
Pour rester dans le cadre national, il faut rappeler que la notion d’égalité entre les sexes est prescrite dans les textes qui fondent l’islam et que seules les interprétations humaines ou parfois les omissions délibérées en réduisent la portée.

Par ailleurs, l’égalité des sexes est inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme signée à Paris le 10 décembre 1948 qui stipule dans son article premier que : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

L’article 2 de ce texte fondateur précise que « chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune,….. notamment de sexe ».

Certes, ce texte n’est qu’une « déclaration » mais il a inspiré une série de traités internationaux relatifs aux droits humains dont l’application par les pays signataires est soumise à la surveillance par des comités d’experts.

En ce qui concerne les droits de la femme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée le 18 décembre 1979 et entrée en vigueur le 3 septembre 1981, définit la « discrimination à l’égard des femmes » comme étant : « toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine ».

Le Maroc, après moult hésitations et après plusieurs réformes, a fini par lever les réserves dont il avait assorti sa ratification de cette convention en 1993.

L’article 19 de la Constitution marocaine du 1er juillet 2011 pose donc clairement l’obligation de l’égalité des droits entre l’homme et le femme » :
« L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental».

Ainsi, l’égalité entre l’homme et la femme est inscrite de manière définitive dans le texte suprême qui régit le royaume !

Soit !

Mais qu’en est-il dans la réalité quotidienne des marocaines ? Telle est la question qui doit en principe préoccuper tous les citoyens et les citoyennes soucieux du respect des lois dans ce pays !

Malheureusement, ce principe gravé dans le marbre de la constitution n’est pas forcément pris en considération et déjà les féministes, toujours en avance d’une guerre, exigent l’application de la parité !

Qu’est-ce donc que la parité ?

Ce principe signifie l’obligation que chaque sexe soit représenté à égalité mathématique dans toutes les instances et institutions du pays, civiles, politiques et économiques.

Il faut juste pour mémoire rappeler que la France par exemple a mis des années avant de parvenir en 2011 à la promulgation de la loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle.

En 2008, la constitution française a été révisée pour permettre « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Le Maroc peut-il se permettre de réaliser la « parité » ? Rien n’est moins sûr !

Pourtant, la constitution du 1er juillet 2011 prévoit, toujours dans son article 19 cité pour l’égalité des sexes, que : « l’Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes ». Les mots ont leur importance : l’état “œuvre”, cela demande du temps, des moyens, des conditions!

Nos féministes seraient-elles entrain de se tromper de combat en mettant en quelque sorte et de manière triviale, la charrue avant les bœufs !

Avant d’exiger la parité – qui ne peut être atteinte que par palier, en passant par l’incontournable processus des quotas imposés par la loi, par l’indispensable transformation des mentalités et surtout par la refonte fondamentale du système éducatif.

A cet égard, nous pouvons revenir, juste pour l’anecdote, à ce concours de l’école de médecine militaire qui avait enregistré la réussite d’une majorité écrasante de filles : la parité en l’occurrence ayant été pratiquement dynamitée, les responsables ont dû revoir les résultats et ré-établir un équilibre qu’ils croyaient acquis.

En fait, la femme marocaine dans sa vie de tous les jours doit faire face de manière parfois violente à des problèmes autrement plus concrets que l’aspiration à la parité homme-femme aux postes de direction ou de commandement !

La marocaine est l’objet d’un harcèlement sexuel débridé, dans la rue, dans les lieux de travail, au sein même de sa famille et peut-être de son couple !

La marocaine, malgré une révision de la Moudawana, est encore soumise, surtout en milieu rural et dans les classes défavorisées, à la volonté de son père et au laxisme des juges en matière de mariage. La preuve en est que les mariages des mineures ont augmenté de façon plus que significative.

La jeune marocaine n’est protégée contre l’exploitation des réseaux de placement des petites bonnes ni contre ceux de la prostitution ni contre les pédophiles.
La marocaine divorcée se voit accorder une pension alimentaire fixée par une décision discrétionnaire et sans appel du juge.

La marocaine subit des violences de toutes sortes sans avoir souvent la possibilité de déposer plainte, pour des raisons soit personnelles (hchouma, peur de représailles) soit externes (réticence des services compétents).

La marocaine connait encore une mortalité post-néonatale élevée, par manque de soins et de structures médicales.

La marocaine est encore dans l’obligation de recourir à l’avortement clandestin souvent dans des conditions dégradantes et insalubres.

La marocaine mère célibataire est encore traitée comme une pestiférée, sauf dans le cadre de certaines associations qui réalisent un travail admirable !

La femme marocaine se voit parfois dans la douloureuse obligation d’abandonner son enfant, en le déposant devant une porte, en le confiant à des proches ou pire en le cédant à des personnes malintentionnées ou indélicates.

Ce sont là quelques exemples de combats quotidiens, concrets et douloureux que la marocaine est contrainte de mener !

Ce sont ces combats qui doivent, à mon sens, occuper l’attention de tous nos responsables, politiques et associatifs!

Et ce ne sont ni les élucubrations des islamistes ni l’excitation des féministes qui aideront à mener ces combats justes et urgents!

Un 8 MARS bien rempli : entre deux livres et une marche !

Je me demandais comment marquer ce 8 MARS, cette journée de la femme!

Et le hasard a bien fait les choses : j’ai découvert deux livres sur les femmes et j’ai participé à une marche organisée par les femmes! J’ai donc évolué en cette journée symbolique entre l’imagination et l’histoire, tout en faisant face à la vraie réalité de la femme marocaine?

Imagination? Certes, mais pas tellement car dans “11 FEMMES – 11 nouvelles inédites“, réunies à l’initiative de la journaliste et écrivaine Olivia ELKAIM et publiées par les Éditions J’AI LU en avril 2008, on retrouve onze définitions de la féminité, selon l’histoire personnelle, la sensibilité, l’héritage de chacune des femmes appelées à répondre à la question : “Être une femme aujourd’hui est-ce seulement avoir un corps de femme?”

11 FEMMES

Pour l’histoire, je fus servi par la lecture de “12 REINES D’EUROPE qui ont changé l’Histoire” de Ivan GOBRY paru en septembre 2013 par les Éditions PYGMALION.

12 REINES

Ce fut un plaisir de relire les grandes lignes de la vie de souveraines comme Victoria de Grande-Bretagne, et de découvrir que cette reine qui siégea sur le trône britannique durant près de 65 ans, s’était mariée au début de son règne sur un coup de foudre!

Ce fut un cours de science politique que de se remémorer comment Isabelle La Catholique a accédé au trône d’Espagne, en fait de Castille et de Léon, après moult péripéties, alliances et revirements et comment elle a su, d’une main de fer, reconquérir l’Espagne dans son ensemble et la ramener dans le giron de la chrétienneté.

Tout ce fut une sue suite de découverte que parcourir la vie de Catherine II de Russie, cette grande tsarine qui a construit sa vie autour de trois axes qui semblent inconciliables mais qu’elle a maitrisé jusqu’à sa mort : le pouvoir politique le plus implacable, la culture dans le sens le plus large et les secrets d’alcôve souvent étalés au grand jour.

Parmi les douze reines retenues par l’auteur, il s’en trouve quelques unes qui ne jouissent pas d’une renommée historique – comme
Mathilde, qui a régné sur une partie de l’Italie au début du XIIème siècle.

Mais qui ne connait pas Marie Tudor, la reine d’Angleterre et les milles et une diffucltés de son régne ou Anne d’Aurriche, régente de France, épouse Louis XIII et mère de Louis XIV.

Puis en ce dimanche 8 mars, je suis revenu très vite à la réalité de notre pays en suivant la marche organisée par le collectif EGALITE ET DEMOCRATIE afin de dénoncer l’occultation de la question de la femme dans l’agenda gouvernemental;

Ce fut un bel événement dont la Femme fut le centre!

marche 8mars2015

Elles sont venues de tout le Maroc, elles ont représenté toutes les marocaines et même les étrangères qui travaillent au Maroc, comme les philippines et les subsahariennes.

Des slogans, des banderoles, des chansons, réclamaient l’égalité hommes-femmes ce qui tout à fait normal, la parité entre les deux sexes ce qui l’est moins étant donné l’état actuel de notre société!

L’unanimité autour du respect dû aux femmes et contre le harcèlement et les violences dont elles sont victimes a été totale et ce n’est que justice!

Bref, une belle matinée en faveur d’une belle cause!

Pourtant, nos hommes politiques n’ont pas pu s’empêcher de faire de cette journée une jouréne de grosse, de grasse et de crasse récupération politicienne!

Attaquer le gouvernement Benkirane, ils avaient cent raisons de le faire en dehors de la cause féminine : c’est dommage de voir, en cette journée consacrée à l’échelle internationale à célébrer la femme, un Chabbat et un Lachgar défiler la main dans la main en cautionnant des slogans du genre : “Gouvernement Benkirane = Gouvernement Maffia”!

Récupération

Ce n’était le jour ni l’occasion de tels débordements ! Mais on ne se refait pas ….

J’ai parlé d’unanimité…..Je n’aurais pas dû : je n’ai pas repéré le moindre groupuscule de marcheurs ou de marcheuses se réclamant ni du P.J.D. ni d’un parti ou d’un groupement de même obédience! Forcément, on ne manifeste pas contre soi-même !

Finalement, ce fut quand même une belle matinée…Bonne fête, mesdames!

Radars fixes et rétroactivité de la loi au Maroc

Le code de la route marocain, après une difficile gestation, a vu les textes d’application concernant sa mise en service s’égrainer tout au long des dernières années :

> loi n° 52-05 du 11 février 2010
> décret n° 2-10-419 du 29 septembre 2010
> décret n° 2-13-828 du 21 novembre 2013
> arrêté du Ministre de l’équipement, du transport et de la logistique n° 3878-13 du 13 janvier 2014
> arrêté du même ministère n° 214-15 du 27 janvier 2015 publié au Bulletin Officiel du Royaume n° 6336 du 19 février 2015.

Ce dernier texte fixe les lieux d’installation des radars fixes de contrôle automatique de la vitesse dans les agglomérations.

Donc c’est à partir de la publication de ce texte que les citoyens en sont informés de manière légale et qu’ils sont susceptibles d’être verbalisés pour excès de vitesse sur les axes signalés dans l’arrêté.

Selon les principes généraux de droit retenus dans le royaume dans le cadre de la publication des normes juridiques et de la non-rétroactivité de la loi, consacrées dans la Constitution du 1er juillet 2011 dans son article 6, les citoyens ne devraient être sanctionnés pour violation des limitations de vitesse relevées par les radars fixes AVANT la publication de l’arrêté fixant les lieux d’installation desdits radars.

Or, les services compétents de la police ont dressé une contravention pour dépassement de vitesse constatée par un radar automatique installée sur l’avenue Annasr à Rabat, le 7 décembre 2014, soit près de deux mois avant la publication au B.O. de l’arrêté ministériel fixant les lieux d’installation de ces appareils.

Ladite contravention a été verbalisée par les services de police en date du 15 Janvier 2015, toujours la publication du texte de référence.

Ainsi, on constate que l’application de la législation sur les radars fixes a été, dans ce cas précis, en contradiction flagrante avec les principes généraux de droits reconnus!

Le cas d’espèce ne semble pas être une exception : d’autres citoyen/nes ont été “victimes” de ces contraventions, constatées sur des sites dont la liste officielle n’avait pas encore été publiée et donc portée à la connaissance du public.

Les radars fixes sont d’excellents moyens de juguler les infractions aux limitations de vitesse, qui sont sources d’accidents de la circulation grave et souvent mortels!

Telle est leur destination première et elle ne peut être atteinte que si les citoyen/nes ont et font pleinement confiance dans le dispositif!