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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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FRANCE 3 avait tout faux dans son “Docs Interdits”

May 27, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Presse, audiovisuel, NTC

Annoncé à grands coups de média, avec un teasing bien orchestré, le documentaire de France 3 sur “Le règne secret de Mohamed VI” était supposé provoquer un séisme dans le Maroc profond.

J’ai déjà dit ce que je pensais de ce documentaire avant même sa diffusion dans un billet publié sur Face Book et je crois que mon analyse n’était pas erronée.

La première phrase prononcée dans ce documentaire est une ERREUR FONDAMENTALE qui enlève toute crédibilité à la suite du texte et qui donne une idée sur l’orientation biaisée de ce travail prétendument journalistique.

D’après Jean-Louis PEREZ, le Maroc serait une monarchie de droit divin!

Cette affirmation péremptoire suppose que Monsieur Perez ignore ce qu’est une monarchie de droit divin ou il ignore le régime politique du Maroc .

Il devrait savoir que la monarchie marocaine a connu mille et cent évolutions pendant les siècles de son histoire et que en 2016, le souverain qui règne sur le Maroc n’est pas un “roi de droit divin” et que son rôle de “Amine Al Mounine” ne lui confère pas le statut de représentant de Dieu sur terre. Le Maroc est régi, depuis 1962, par une constitution qui connait de perpétuelles réformes et mêmes des refontes profondes, la dernière datant de 2011.

Monsieur Perez devrait donc rafraîchir un peu ses connaissances en droit constitutionnel et en histoire des instituons, pour autant qu’eil en ait jamais eu auparavant.

Tout le documentaire étant basé sur cette contrevérité historique, juridique, politique et sociale, il n’était pas utile d’écouter le reste d’autant que les intervenants ont, dès leurs premières déclarations, montré que la vérité et l’impartialité n’étaient pas leur priorité.

Le prince rouge, comme toujours, parle de son cousin avec son arrogance habituelle et aussi un gros zeste d’amertume mal digérée.

Boubker Jamaï évoque son exil à la suite d’une condamnation pour diffamation, sans préciser la personne qu’il a diffamée, laissant ainsi planer un doute qui en ferait un héros.

La bay3a, présentée comme une cérémonie d’humiliation collective, est commentée par un intervenant, dont on n’a pas jugé utile de préciser l’identité, en des termes indignes d’une enquête sérieuse.

Catherine Grasset dont le sort judiciaire n’a pas encore été tranché après sa tentative de chantage sur la personne du Souverain marocain a eu le culot de parler du Maroc.

Tout cela ne m’a pas donné envie de continuer à regarder un programme qui n’a eu q’un seul intérêt, celui de servir de véritable thérapie de groupe pour une poignée de personnages aigris, déçus, mal dans leur peau.

Ce “Docs Interdits” aurait dû être interdit de diffution par lz direction de France 3 pour médiocrité et manque d’intérêt avéré.

P.S. : Personne ne semble avoir relevé la perversité de la programmation dans cette même émission “Docs Interdits” d’un vieux documentaire datant de 1986 sur Silvio Berlusconi et la mafia. Coïncidence ou gros clin d’œil malveillant! Pauvre télévision française, que ne ferais-tu pour l’audimat en ces temps de crise!

Le printemps arabe à la manière de Y.-A. ELALAMY

May 25, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

On a plutôt envie de parler de “drôle de livre” en évoquant le dernier opus de Youssouf Amine ELALAMY paru en 2015 chez les éditions La Croisées des Chemins sosus le titre “DROLE DE PRINTEMPS suivi de Miniatures

téléchargement

Ce n’est pas un roman, ni un recueil de nouvelles, ni une séries de chroniques ou de billets d’humeur, ni une somme de poèmes en prose, ni des notes personnelles!

L’opus de Y.-A. Elalamy est constitué dans une première partie de 333 paragraphes – oui exactement 333 dixit l’auteur lui-même – indépendants, sans rapport évident et censés nous “raconter le printemps arabe”.

Heureusement, l’auteur nous donne dès la première page la clé de lecture et partant de compréhension de “ces micros-récits écrits à la première et qui se tiennent la main”; Vous avouerez avec moi que l’exercice peut sembler inhabituel ! Il s’agit en fait d’appliqer au récit la construction de la chanson d’enfants connue sous le nom de “trois p’titis chats”.

Rappelez-vous :

“Trois p’tits chats, chats , chats….
Chapeau de paille, paille, paille…..
Paillason, son, son
Somnanbule, bule, bule…..
Bulletin, tin, tin….
Rtc….etc….etc….

Ouvrons au hasard le livre de Elalamy :

Page 12 : un paragraphe se termine par “Tout le monde serait bientôt en rouge” et le suivant commence par “Je lui ai dit que je serais en rouge”.

Page 41 : un paragraphe se termine par “Toutes nos viandes sont hallal” et le suivant commence par “je suis omnivore”.

Page 82 : un paragraphe se termine par “Il se fait canarder” et le suivant commence par ” La ville entière est blessée”.

Page 95 : un paragraphe se termine par “J”au d^crier très fort pour qu’elle m’entende” et le suivant commence par “Je dormais et je rêvais”.

Au bout du 333ème paragraphe, le lecteur est supposé avoir survolé les principaux évènements qui ont marqué le printemps arabe de 2011 : il aura croisé Ben Ali et Kaddafi, l’islamiste terroriste et le manifestant pacifiste, le policier bête et méchant, l’immigré qui a tout raté et qui survit à un attentat, et…

L’un des derniers paragraphes de cet étrange récit mérite que le cite intégralement :

Bonjour la révolution ! Je suis descendu dans la rue et j’ai risqué ma vie à 18 ans pour faire élire un président de 88 ans. J’espère au moins qu’il se souvient de son nom.”

Mais Youssouf-Amine ELALAMY a dû se rendre compte que les 333 paragraphes ne pouvaient faire l’objet d’une publication digne de son stabnding. Il a donc ajouté aux 100 pages formant “ce “Drôle de printemps”, cinquante – pas un de plus – portraits parfaitement croqués, chacun en une vingtaine de lignes.

Dans “MINIATURES” l’auteur passe en revue toute la société marocaine : des enfants jouant ans la rue, à la dactylo fonctionnaire à la Préfecture “payée pour tricoter, feuileter les magazines et commenter les feuilletons égyptiens”, de la bourgeoise qui se gave toute la semaine des mets les plus succulents pour jeûner le jeudi en solidarité avec les pauvres à Itto la petite bonne de 14 ans au service de la maitresse de maison et bien sûr de son jeune fils, de l’ingénieur staticien au chomage depuis sa sortie de l’INSEA à Abdelhay apprenti-kamikaze au bidonville de Sidi Moumen.

Le portrait qui m’a le plus marqué est celui de Moulay L’Mamoun “descendant du Prophète, chérif de père en fils”, qui explique à son ami français qu’il ne mange pas le porc, parce que “le porc altère le goût du rosé”.

Comme toujours, le livre de Youssouf-Amine ELALAMY est écrit dans une langue très fine, très élaborée, percutante, truculente parfois mais toujours juste. Ce qui est rare chez les écrivains francophones marocains et mérite d’être souligné.

Omar MOUNIR et les attentats de Casablanca

May 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Histoire, Livres, Politique intérieure, Société

N’en déplaise à certains Citoyen Hmida, le blogueur n’est pas mort : il est là, plus déterminé que jamais, plus solide que l’ennui que peuvent provoquer certains fâcheux! Il continue à lire, à écrire, à partager, ailleurs et avec d’autres d’autres centres d’intérêts mais il n’abandonne pas son blog pour autant. La preuve c’est que j’ai décidé de vous faire part ici de mes lectures et pour l’instant rien que mes lectures!

Et je vous préviens, dorénavant, je ne discute plus avec les intrus, je ne réponds plus aux imbéciles, je ne réagis plus aux provocateurs! Celui qui a quelque chose à me dire sur ce que j’écris ici sera le bienvenu et je suis comme toujours ouvert au débat et à la discussion.

Les interventions bêtes et inutiles continueront à figurer sur cet espace comme exemples de la bêtise et de l’inutilité de certains.

Hugh, j’ai dit !

A l’occasion de l’anniversaire douloureux du 16 mai 2003, je vous propose ce billet et je vous rappelle la gravité du sujet et le respect de nous devons aux morts. Ceci pour dissuader d’éventuels intervenants qui voudraient se faire distinguer par les commentaires inappropriés.

Omar MOUNIR a publié en 2004 chez les éditions MARSAM un essai intitulé LES ATTENTATS DE CASABLANCA ET LE COMPLOT DU 11 SEPTEMBRE dans lequel il tente une approche particulière entre les deux événements.

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J’ai déjà eu l’occasion de lire d’autres ouvrages de Omar MOUNIR et même d’évoquer ici-même un de ses essais LES COLONISATEURS :

Que dire de cet ouvrage et surtout qu’en dire en toute honnêteté intellectuelle?
Il faut dire que Omar MOUIR ne laisse pas le choix au lecteur ! Dès les premiers mots de son ouvrage, il pose les règles du jeu, le lecteur se trouvant ainsi prévenu : j’en reprends ici textuellement les trois premières lignes :

“PLUTÔT QUE DES ATTENTATS, UN COMPLOT
Disons-le, au risque de choquer, le “terrorisme islamiste” n’existe pas à l’échelle où Washington le prétend. Ce terrorisme prétendument “islamiste” est un bluff, un complot de ce qu’il convient d’appeler, toute observation faite : le fascisme américain”.

Ainsi Omar MOUNIR va au fil des 2010 pages de son travail égrener toutes une série d’arguments, d’explications, de relations, d’exemples, de citations, non pas pour DÉMONTRER l’existence de ce complot mais pour la MONTRER.
Cette démarche, peut-être militante, n’a rien de scientifique et elle peut même provoquer sur le lecteur l’effet inverse de celui voulu par l’auteur.

Certaines pages de ce livre – écrit je le rappelle juste après les attentats de Casablanca – se sont avérées en contradiction avec la réalité.

Quand Omar MOUNIR affirme que “il est impossible de trouver parmi la population quatorze jeunes gens prêts à jouer les kamikazes sur commande”, il totalement en décalage avec la réalité telle que nous la vivons actuellement, avec les milliers de jeunes qui rejoingent les rangs de l’EI sans espoir de retour!

Quand il assène comme une évidence que ”l’expérience montre que de par le monde et les guerres, sur dix volontaires à kla mot, huit à neuf se dégonflent une fois à pied d’oeuvre”, il est contredit par les derniers actes terroristes enregistrés un peu partout dans le monde et notamment en Europe. Les candidats-kamikazes de Paris et de Bruxelles qui se sont “dégonflés” l’ont fait pour des raisons plus stratégiques que psychologiques.

Le travail de Omar MOUNIR est ainsi émaillé d’affirmations à l’emporte-pièces, souvent puisées à la même source – l’hebdomadaire marocain TEL QUEL – et il perd une grande partie de sa pertinence.
Omar MOUNIR est un militant, je suppose, un militant de je ne sais quelle cause, car seul le militantisme peut pousser un intellectuel à de telles positions.

Pourtant, la lecture de son essai est intéressante : si l’on sait se prémunir contre la “théorie du complot”, on peut y trouver matière à réflexion, même treize ans après les faits.

Ouvrage à lire donc, avec les précautions d’usage, comme pour les ouvrages engagés!

Un mois après…….

April 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Dans la blogama, Personnel

Depuis que j’ai décidé de passer à autre chose, j’ai abandonné cet espace à ceux qui n’ont à voir avec le bloging, avec l’échange et le partage, avec l’effort et le plaisir d’écrire et celui de lire!

Je reviens et je découvre ce que je redoutais forcément : les mouchess sont là, tournant et bourdonnant bêtement, se cognant la tête contre la vitre pourtant claire de leur propre bêtise! Mais malheureusement, personne n’a pu transformer une mouche en papillon. Que faire alors des mouches? Il faut les chasser d’une pichenette, en l’occurrence d’un simple clic. Je ne l’ai pas fait en temps utile car je me suis laissé prendre au piège : les mouches n’en voulaient pas à cet espace “ad nomine” mais elles fuyaient l’odeur nauséabonde de la censure qui sévit ailleurs.

Ceci étant, je ne suis pas obligé de me plier aux caprices des uns et des autres : encore une fois, je suis ici chez moi ! C’est mon territoire, offert par mes enfants et je serai lâche de l’abandonner aux charognards, parasites et autres timbrés de la virtualité!

Pour les lecteurs qui m’ont fait l’immense honneur de me lire depuis des années, pour les AHMED, dont je ne partageais pas souvent la vision du monde, pour les JOACHIM que j’ai croisés ici, les les MA_ROCK_AINE installée loin du bled, pour les FAT OWL, pour tous les autres avec lesquels j’ai croisé le fer, je me dois de revenir et je reviendrai, peut-être de manière moins fréquente et faisant en sorte que les mouches ne tournent plus autour de nos échanges!

Ceci dit, je continue à m’exprimer ailleurs, à échanger, à m’ouvrir sur de nouveaux horizons : je suis heureux de constater que, même à 72 ans, la vie est pleine de possibilités intellectuelles!

IL EST TEMPS QUE JE PASSE A AUTRE CHOSE…..

March 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Dans la blogama, Personnel

Depuis un bon moment, j’y pense et je n’arrive pas à me décider !

Tenir ce blog a été pour moi un plaisir et j’ai toujours dit que tant que j’éprouverai du plaisir je continuerais à bloguer:

En dix ans, beaucoup de choses ont changé….Moi-même, j’ai forcément changé. Ce serait me mentir à moi-même que dire que le Citoyen Hmida des années 2006 à 2010 est le même que celui de ces dernières années.

L’âge, les petites et un peu moins petites défaillances de la santé, ont fini par gagné et mon enthousiasme n’est plus le même. Et reconnaissez-le avec moi, vous ne n’avez pas aider à entretenir cet enthousiasme.

Aussi ai-je décidé de suspendre la publication de mes billets sur ce blog et de passer à autre chose. Je vais reprendre la publication d’un autre genre de prose : des contes pour enfants.

Je me lancerai peut-être dans un autre projet où l’écriture sera moins importante et où l’image prendra le pas !

Et il n’est pas du tout exclu que je continue à faire connaitre mes points de vue sur l’actualité sur un autre support où je croiserai d’autres lecteurs, d’autres commentateurs ….Ou pas !

Il se peut que je revienne à ce blog de manière épisodique parce que je ne voudrais pas qu’il meurt définitivement comme certains l’ont espéré.

En attendant, je ne vous dis pas “adieu” parce que je reviendrais ! Je ne vous dis pas “au revoir” parce que je voudrais revoir sur ce blog les bêtises que les uns et les autres y ont laissées.

Quand j’y reviendrais, ce sera pour mon plaisir personnel : ce plaisir a disparu pour le moment, étouffé par le manque d’intérêt que mes billets suscitent et aussi par l’inanité de la plupart des commentaires, qui quelque soit le sujet proposé ou le débat ouvert, se focalisent sur des questions totalement hors sujet.

C’est un moment très pénible pour moi ….Mais comme je l’ai toujours dit “je m’intéresse à tout et je ne passionne pour rien”! Ce blog a fait partie de ma vie : je m’y suis investi mais il y a autre chose dans la vie!

Alors, trêve de tergiversation ……A un de ces jours, peut-être !

Si j’étais le Secrétaire Général de l’O.NU…..

March 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Diplomatie

Si j’étais le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies et si j’avais visité les camps du Polisario, je me serais peut-être autant indigné que Ban Ki Moon!

J’aurais été également “très attristé de voir autant de réfugiés et, particulièrement, les jeunes qui y sont nés” : ce sont les propres paroles du S.G. de l’O.N.U.

Et j’aurais tout autant que Ban Ki Moon “voulu vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux” : encore une fois ce sont les termes utilisés par ce haut fonctionnaire international.

C’est tout à son honneur d’homme d’être boulversé par la situation désastreuse de ces populations qu’on lui montrées et présentées comme des “refugiés”.

Mais Ban Ki Moon n’est pas un homme comme les autres : il exerce un “métier unique au monde”, ainsi qu’avait défini cette mission l’autrichien Kurt WALDHEIM, secrétariat général de l’O.N.U. entre 1972 et 1981.

Et à ce titre, Ban Kimoon aurait dû dépasser le simple stade de l’émotion personnelle, ainsi qu’il le fait avec raison devant plusieurs situations : son rôle n’est pas de s’émouvoir et de s’épancher mais de résoudre les problèmes ou du moins de proposer les solutions à ces problèmes!

Rappelons les cas où Ban Ki Moon a su faire montre de la légendaire impassibilité des hommes du “pays du matin calme” :

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle devant les dizaines de milliers de refugiés qui sont aux portes de l’Europe et demain risquent de se voir refouler comme du vulgaire bétail malade.

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle devant les bombardements de civils à Gaza par l’armée d’un pays créé ex-nihilo par l’organisation dont il assure le secrétariat.

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle lors des scènes de désolation de la guerre civile en Syrie, ni lors des attentats suicides ici et là à travers le monde.

Le monde ne demande pas au Secrétaire Général de l’O.N.U. de l’émotion, ni des sentiments, ni de la compassion, ni de l’empathie, ni des larmes. Ce haut fonctionnaire international doit être un homme de dossiers et non un homme de sentiments.

Si j’étais Secrétaire Général de l’O.N.U., face à ce que j’aurais vu ou pkutôt à ce que on aurait bien voulu me montrer, j’aurais posé une série de questions en exigeant des réponses claires, nettes, précises et circonstanciées :

1/ Combien y a-t-il EXACTEMENT de personnes dans ces camps et pourquoi n’ont-elles jamais été RECENSÉES par les service du Haut Commissariat aux réfugies?

2/ Pourquoi ces camps sont établis sur le territoire ALGÉRIEN et non pas dans une zône relevant de ce que l’on appelait le Rio de Oro, lors de l’occupation espagnole?

3/ De quoi vivent ces populations? Quelles sont les SOURCES exactes du financement du fonctionnement de ces camps?

4/ Quels sont les représentants légitimes de ces populations et comment cette légitimité a-t-elle était établie : par des élections? Si oui, quand ont-elles eu lieu? Dans quelles conditions ?

5/ Pourquoi ces populations n’ont pas répondu aux divers appels du Maroc à rejoindre la mère-patrie lancés déjà par Hassan II avec l’historique “La patrie est clémente et miséricordieuse” et réitérés de manière moins emphatique mais plus réaliste par l’actuel souverain? Ne seraient-elles pas retenues dans ces camps ? Ces populations auraient-elles donc en toute conscience et en toute liberté choisi la misère et la précarité?

6/ Et enfin, quelques questions d’ordre pratique, très terre-à-terre : QUI a organisé ce déplacement, QUI l’a fiancé, QUI en a assuré la sécurité, QUI a permis le survol de son territoire pour permettre l’accès aux camps visité?

Voilà quelques questions que je me serais posées si j’étais à la place de Ban Ki Moon ! Mais, il faut dire qu’il a d’autres préoccupations en tête en ce moment, l’actuel secrétaire général de l’O.N.U.

Il est en fin de mandat et aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à se faire élire à ce poste trois fois de suite! Et cette fois, l’Europe aimerait bien voir un des siens occuper ce fauteuil, dont elle est écartée depuis 1982.

Les américains voudraient peut-être voir un canadien ou un australien à ce poste!

En attendant, le Maroc doit mettre en branle sa diplomatie, l’officielle avec ses ambassadeurs et ses divers représentants, la parlementaire avec députés et conseillers qui font partie de tous les groupements de parlements à travers le monde, la partisane avec les relais des partis politiques auprès des familles politiques qui leur sont proches, la syndicale avec les contacts que nos syndicats ont à travers le monde, sans oublier la diplomatie informelle représentée par la société civile et aussi par chacun de nous à travers ses réseaux personnels.

PS : Si j’étais Ban Ki Moon, je crois que je me dirais : “Oh zut ! j’ai fait une boulette!

LE GRAND MACHIN EST PILOTE PAR UN GRAND BENÊT

March 12, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Etranger

Le respect des institutions et de ceux qui les représentent est une nécessité qui s’impose à nous sauf quand ces institutions et ceux qui les représentent ne se respectent pas et qu’ils ne nous respectent plus.

Peut-on se plier au devoir de respect d’une institution internationale dont le Secrétaire général prend à contre-pied toutes les décisions entérinées par les plus hautes instances de cette institution?

La réponse est à mon sens : “non” et en tant que simple citoyen lambda, n’ayant ni pouvoir de décision ni possibilité d’action mais juste une opinion que je suis libre d’émettre, je pense que la récente saillie de Monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est l’exemple type de cette situation.

UN Secretary General Ban Ki-moon participates in a news conference about climate change meeting

Libre à ce monsieur de visiter les pays au’il veut, d’aller où il veut, de rencontrer qui il veut, dans le cadre de son travail !

Libre à lui par ailleurs d’avoir une vision personnelle des problèmes dont il est supposé s’occuper : ses idées personnelles doivent disparaître dès lors qu’il agit et qu’il parle “es qualité”.

En utilisant le vocable “OCCUPATION” au sujet du Sahara marocain – vocable que l’on ne retrouve dans aucun document de l’ONU depuis que cette instance s’occupe du problème – Monsieur Ban Ki Moon commet au mieux un “lapsus” et au pire “une faute”!

Est-ce acceptable ?

Non et mille fois non ! Par ce qu’il ne s’agit pas d’occupation mais de “récupération” !

Si Monsieur Ben KiMoon veut un exemple concret et surtout meurtrier d”occupation ,il devrait se tourner vers la Cisjordanie et vers les “territoires occupés” faisant l’objet de la résolution 242 du Conseil de Sécurité votée le 22 novembre 1967 et qui exige “le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit”, à savoir le Sinaï jusqu’au canal de Suez, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et du plateau du Golan.

Un demi-siècle après, à part le Sinaï et la bande de Gaza, évacuée mais mise sous embargo total et régulièrement bombardée par l’état hébreu, cette résolution surt les territoires occupées est restée lettre morte!

Qu’a fait Monsieur Ben Ki Moon pour faire appliquer cette résolution ? A-t-il seulement consacré une heure de son temps depuis dix ans à ce problème ?

On peut chercher les raisons de cette malheureuse sortie du Secrétaire Général de l’ONU :

– l’émotion, peut-être devant la situation humanitaire désastreuse dans les camps qu’il a visités?

– le sentiment de culpabilité face à la petite fille sahraouie que son convoi a fauchée?

– le désir de se venger de la fermeté marocaine face aux tergiversations de son représentant personnel.

– l’influence de ce représentant justement, ce qui serait inconvenant à ce niveau de responsabilité.

– l’énervement face à la nouvelle situation créée par la mise en place de la régionalisation avancée telle que
promise, ce qui va vider de son sens toute critique envers le le Maroc qui tient sa parole et ses promesses.

– les préoccupations égoïstes pour son propre avenir ?

En tous cas, cette déclaration – à la limite irresponsable – pourrait avoir des conséquences historiques si jamais elle a un impact sur les futures prises de position du Conseil de sécurité !

La région est suffisamment instable pour qu’il soit envisageable d’ajouter de nouveaux éléments d’instabilité.

Monsieur Ben Ki Moon a bien tenté de rétro-pédaler par la voix de son porte-parole qui a déclaré que “le secrétaire général est convaincu que lui et les Nations Unies sont neutres sur le dossier du Sahara occidental”!

Soit !

Mais pourquoi ne pas l’avoir été quand vous étiez sur place, Monsieur Ban Ki Moon?

Et pourquoi ne pas avoir dénoncé les détournements des dons qui devaient bénéficier à ces malheureux? Pourquoi ne pas avoir remis en cause un pouvoir sans aucune représentativité ni légitimité en place depuis 40 ans ? Pourquoi ne pas avoir fustiger les violations des droits de ces gens parqués dans des camps en plein territoire algérien? Pourquoi ne pas avoir exiger d’en connaitre le nombre exact et l’idendité si vous voulez qu’ils participent à une hypothétique consultation?

Non, Monsieur Ban Ki Moon, vous avez perdu l’occasion de parler des vrais problèmes !

Ce n’est pas étonnant : vous gérez une institution inutile !

Il faut dire que depuis sa création “Le machin” – si bien nommé par le Général De Gaule – n’a jamais rien réglé ! Ce n’est pas maintenant qu’il le fera sous l’impulsion d’un grand benêt!

En effet, monsieur Ban Kimoon, comparé aux divers secrétaires généraux de l’ONU, n’a rien d’une grande personnalité : juste pour l’exemple, je pense au suédois Dag Hammarskjold, mort dans l’exercice de ses fonctions dans le conflit congolais et à l’égyptien Boutos Boutros Ghali, grand diplomate, grand intellectuel, qui a tenu la dragée haute aux américains au point de se voir refuser par leur opposition un second mandat.

8 MARS : de Bassima HAKAOUI à Malika MALEK

March 08, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Société

Hier soir, sur le plateau du JT de 2M, Bassima HAKAOUI, notre ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social. déclarait avec un aplomb assez étonnant sa fierté pour le travail en faveur de la femme marocaine réalisée par son ministère et par le gouvernement auquel elle appartient.

bassima

Ce fut un bel exercice de langue de bois, effectué avec brio, par une femme dont les convictions antiféministes sont de notoriété publique : Jeune Afrique du 19 mars 2015 conclut, dans un article sur “l’antiféministe devenue ministre” qu’ elle a pleuré semble-t-il lors du vote de la famille.

Ce matin avant 7 eures, lors d’un flash-info sur une radio, j’apprends le décès de Madame Malika MALAK, grande journaliste, qui avait travaillé entre autres sur cette même chaîne 2M et sur d’autres médias nationaux et internationaux.

MALIKA-MALAK

La journaliste, atteinte d’une grave maladie, avait dû subir plusieurs opérations avant de succomber à des complications due, semble-t-il, à une grossière erreur médicale, malgré les efforts de l’équipe médicale de l’Hôpital Militaire de Rabat, intervenant sur instructions royales.

Ainsi en quelques heures, on a fait le tour de la situation de la femme dans ce pays !

D’un coté, une PJDiste pure et dure, ministre au portefeuille à rallonge mais sans piouvoir ni surtout sans réelle volonté politique de faire évoluer les choses, qui se pavane devant les caméras de télévision !

De l’autre, une journaliste qui a dédié sa vie à son métier, qui disparait dans des conditions très difficiles, n’ayant bénéficié durant durant sa vie ni de couverture médicale ni sociale, mais de la seule sollicitude roayle!

C’est bien triste à constater….J’aurais voulu écrire un autre billet plus optimiste à l’occasion de ce 8 MARS.

DEPUIS TROIS SEMAINES, J’AI REPRIS LE CHEMIN DE L’ECOLE ….

March 07, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Personnel, Photographies

Depuis trois semaines, je suis des cours …J’apprends des tas de choses, que je savais par expérience, de façon pragmatique, par l’exercice et la la pratique .

Depuis trois semaines, je suis plongé dans des tas de notes, de références, de tableaux, de mots nouveaux qui me ramènent à des concepts qui m’étaient familiers mais que je savais pas nommer de leur juste dénomination.

Depuis trois semaines, je suis des cours de photographie!

Eh oui, moi qui ai pratiqué la photo depuis des lustres, que dis-je depuis des décénies, je suis en train d’apprendre ce qu’est une focale, ce que représente la sensibilité d’un capteur, ce que peut changer la vitesse d’ouverture d’un diaphragme.

Je viens de découvrir que la sensibilité d’un capteur se mesure en ISO, moi qui pendant des années ai entendu parlé de ASA sans savoir exactement ce que c’était.

Des photographies, j’en ai pris avec vieil appareil doté d’un ridicule soufflet qui se refermait pour prendre place dans un boiier noir !

Des photos, j’en ai pris avec des “instamatics” et leurs fameux flachs cubiques jetables! A propos de jetables, j’ai même utilisé des appareils jetables, utilisables une seule et unique fois, on retirait la pellicule et on jetait le reste.

Cela coûtait cher, je ratais beaucoup de photos, à cause de mauvais réglages, mais le plaisir restait intact!

Plus tard, avec les appareils plus modernes, plus question de régler quoi que ce soit : et là, on croit vite être devenu
photographe; On mitraille tout ce qui bouge et forcément, quelques photos, très rares, sont vraiment réussies;

J’en ai partagé avec vous ici même dans mes billets classés dans la catégorie “PHOTOGRAPHIES” . Par les mystères de la technique qui m’échappent complètement, certaines de ces photographies ont disparu et ne sont plus accessibles ! Dommage!

Mais depuis trois semaines, je suis en train de découvrir vraiment la photographie : comme je l’ai dit à mes jeunes – parfois très jeunes camarades de “classe ” – j’ai l’impression que je parlais assez couramment une langue apprise dans la rue et que maintenant je suis en train d’en apprendre la grammaire et la syntaxe!

Mon présent billet étant librement indépendant de toute publicité :) , je peux dire que je suis les cours proposés par PHOTO ACADEMY

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Sous la direction de Illyas et de ses amis Amine et Youssef, nous nous retrouvons donc, depuis trois semaines et pour deux mois, tous les dimanches, parfois pour la journée entière pour écouter leurs explications techniques et passer ensuite à la pratique.

Je me retrouve donc au milieu d’un groupe de jeunes et de moins jeunes, tous intéressés bien sûr sinon passionnés, de photographie!

Une belle expérience !

ELECTIONS LEGISLATIVES 2016 : comme toujours, les règles ne sont pas encore fixées

March 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Politique intérieure

La date des prochaines élections marocaines est fixée au 7 octobre 2016, pile poil avant le second vendredi d’octobre prévu par l’article 65 de la Constitution du 1er Juillet 2011 comme l’ouverture de la première session de la représentation nationale, sous la présidence du souverain.

Fixer cette date n’a pas été une mince affaire, chaque parti ayant un intérêt quelconque à l’avancer ou à la reculer, pour des raisons purement internes d’organisation, de préparation ou de logistique électorale. En fait, rien de vraiment hautement important pour la nation, pour les électeurs ou pour l’avenir du pays!

Bref, les prochaines élections législatives auront donc lieu le vendredi 7 octobre prochain!

Mais comme toujours avant chaque élection législative, nos grands cerveaux politiciens vont encore une fois poser le problème de la loi électorale!

Dans les démocraties qui se respectent, le code électoral est un ensemble de normes fixes, pratiquement immuable, qui règle une fois pour toutes le déroulement des opérations électorales. Seul le découpage des circonscriptions électorales est laissé en général à la discrétion des autorités gouvernementales qui peuvent les changer en fonction notamment de l’évolution démographique du pays.

Le Maroc a la particularité de remettre tous les cinq ans sur le tapis cette fameuse loi électorale : on ajoute un quota de femmes par ici, puis un quota de jeunes, on estime que les jeunes n’ont rien apporté de positif, on veut diminuer ou supprimer le quota qu’on leur a attribué hier!

La rumeur parle d’un changement du seuil de représentativité pour permettre aux petits partis de figurer ou non sous la coupole du Parlement ! Hier, l’USFP, parti encore fort et bien installé dans la société marocaine, donc surement de sa représentativité, défendait un seuil haut ; aujourd’hui, l’USFP, parti exsangue, miné par la dissidence et vidé de ses militants, se positionne pour la baisse de ce seuil, seul moyen pour que l’ex-grand parti ait une chance d’avoir des représentants au parlement!

Ainsi, on arrive à la veille des élections et les électeurs ne sont pas totalement et convenablement informés du déroulement des opérations électorales!

Et l’on s’étonne du taux d’abstention!

Pendant ce temps, personne ne semble pressé d’introduire dans cette loi électorale l’obligation de communiquer officiellement le nombre de voix obtenues par chaque élu, avec le détail des voix recueillies par bureau de vote et par circonscription.

Encore une fois, le Maroc va donc s’engager dans une campagne électorale puis dans une opération électorale proprement dite avec surement de nouvelles modifications, qui auront été décidées pour plaire ou complaire aux dirigeants des partis politiques.

Dans quelques mois, les marocain(e)s iront aux urnes et encore une fois, on regrettera un taux de participation plus que moyen!

Encore une fois, de ces élections sortira un parlement balkanisé, éclaté, atomisé qui donnera naissance à un gouvernement-mosaïque qui vu de loin à l’air d’un vrai gouvernement mais qui ne résistera pas à un examen de près!

La démocratie est dure à apprendre, encore plus dure à assimiler et extrêmement dure à mettre en oeuvre! Le Maroc s’y applique depuis l’indépendance ! Heureusement qu’il n’y pas de date de péremption !

LA NOUVELLE, un genre littéraire qui réussit aux écrivains francophones marocains.

March 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Nadia CHAFIK, professeur de Langue et Littérature françaises, semble être une enseignante-chercheuse très active : elle a publié des études, des articles, des contributions à des ouvrages collectifs, des chroiques avant de se lancer dans l’écriture de fiction.

Sa dernière publication “TETE DE POIVRE”, parue en 2012 chez les éditions “La Croisée des Chemins, est un recueil de treize nouvelles qui vient confirmer le goût de l’auteur pour ce genre littéraire.

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En effet après s’être essayée au roman, en publiant trois titres – À l’ombre de Jugurtha, roman (Eddif / Paris-Méditerranée, 2000), Le Secret des djinns, roman (Eddif, 1998) et Filles du vent, roman (L’Harmattan, 1995) – elle continue son expérience de nouvelliste commencée en 2005 avec Nos jours aveugles, nouvelles (Éditions des Femmes).

Dans ce recueil, Nadia CHAFIK nous raconte plusieurs petites histoires, dans une belle langue française, légère et épurée, mettant en scène des personnages divers et variés, intervenant dans des univers tout aussi divers et aussi variés, construisant des situations aussi diverses et aussi variées.

L’auteur nous plonge dans une ambiance purement marocaine, comme dans “Justes noces“, où un mariage arrangé entre un jeune homme travaillant à l’étranger et une jeunee fille que ses parents veulent absolument caser, quitte à la mettre pratiquement au service de sa belle-mère et de son beau-frère, finit par une fugue pour le moins inattendue.

Dans “Molécule particulière“, l’auteur nous invite à une enquête policière à la suite de la mort suspecte d’une vieille dame, accueillie de manière inexpliquée par un couple très louche.

Le premier texte intitulé “Zéro” met en scène un élève pas spécialement doué que son professeur a sauvé en lui collant une cinglante note éliminatoire, provocant ainsi un sursaut d’orgueil chez l’adolescent qui a préféré fuguer et s’en aller chercher et trouver son destin meilleur sous d’autres cieux.

Pourtant, je me dois d’émettre une réserve ! A force de changer d’ambiances, Nadia CHAFIK finit par manquer de rigueur dans ses descriptions, à tel point que parfois le lecteur a du mal à localiser les situations! Mettons cela sur le compte du désir de l’auteur d’atteindre un certain universalisme.

A la lecture de ces nouvelles, et de bien d’autres écrites par d’autres auteurs, je suis enclin à penser que nos auteurs francophones sont plutôt bien inspirés quand ils choisissent ce genre littéraire.

Un roman suppose plus de travail de préparation, des recherches, une intrigue qui s’étale dans le temps et aussi dans l’espace, des personnages avec leur complexité psychologique et leurs interférences! La nouvelle semble, par contre, plus aisée à concevoir et réaliser, bien que les contraintes littéraires soient aussi exigeantes. Mais les auteurs marocains francophones contemporains manient plus aisément la nouvelle que le roman!

Ne nous en plaignons pas et encourageons-les en les lisant !

INFO ou INTOX : la Chabiba Ittihadia et son vote au congrès de l’UIJS.

February 29, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure

Depuis hier circule sur certains sites d’information, notamment Le 360.ma et MEDIA24.com, une nouvelle qui, si elle s’avérait constituerait un vrai scandale en effet.

Il semblerait que les représentants de la Chabiba Ittihadia, présents en Albanie au congrès de l’Union internationale des Jeunes socialistes (IUSY), auraient permis par leur vote à une entité séparatiste sahraouie d’accéder au statut d’observateurs au sein de cette instance internationale.

La chose est suffisamment énorme pour attirer l’attention du citoyen lambda que je suis !

Est-il possible que des jeunes marocains, patriotes par définition, militants par choix, se soient acoquinés avec les adversaires de notre intégrité territorialité ?

Qu’ils aient participé à mettre en avant une entité dont le rôle est de toucher à ce que les marocain(e)s ont de plus sacré et à ce qui constitue l’une des ciment de ce pays ?

Ce genre d’info peut relever de l’intox la plus basique à laquelle nos adversaires ont souvent recouru : lancer une fausse information pour semer le trouble et provoquer la zizanie entre les marocains!

Je veux bien le croire !

Mais alors aux intéressés, en l’occurrence les premiers responsables de l’U.SF.P. – le secrétaire général et celui de la Chabiba Ittihadia – de monter au créneau et d’aborder la preuve que la délégation itthihadie est hors de cause.

La lecture des deux articles que j’ai cités plus haut semble montrer plutôt l’embarras des uns et des autres parmi les dirigeants de l’ex grand parti de gauche et aussi le manque total de maîtrise de la situation.

Si l’information s’avère, je ne sais pas qu’elle doit être la décision des instances du parti de feu Bouabid, qui doit se retourner comme un damné dans sa tombe!

Je me demande ce que devrait être la position des autorités publiques, d’ailleurs ?

Si la preuve du contraire est apportée, il faudrait que les médias qui ont lancé ce faux scoop fassent leur mea-culpa publique et présentent des excuses publiques à l’USFP, à la jeunesse de ce parti et à tous ses militants et pourquoi pas à tous les marocain(e)s.

Le moment est trop important pour laisser soit une bande de jeunes faire n’importe quoi, soit une bande de “journalistes” diffuser n’importe quoi!

L’U.E. et le MAROC : jusqu’où ira ce petit jeu !

February 26, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Economie et finances, Etranger, Politique intérieure

Entre le Maroc et l’U.E., on a l’impression que l’on joue à petit jeu de gosses : “je te tiens, tu me tiens par la barbichette!”

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Sauf que la politique et l’économie ne sont pas un jeu !

Et pourtant, l’Union Européenne, ses instances, son conseil, son parlement, ses dirigeants croient bien qu’ils peuvent jouer avec le Maroc pour lui faire lâcher prise sur un problème fondamental pour le pays, pour l’état marocain, pour les marocaines et les marocains!

L’U.E. joue avec le Maroc et veut absolument le faire plier sur son intégralité territoriale !

Et cette insisstance à faire plier le Maroc, état souverain, millénaire, état constitué dans les régles les plus strictes de la définition d’un état, telles qu’elles sont enseignées dans toutes les facultés de droit du monde, est le fruit de pression venues d’un mouvement auto-procalmé de libération, n’ayant aucune légitimité, aucune représentativité, aucune base juridique.

Et pourtant, le POLISARIO et son allié, son sponsor financier, son parrain diplomatique, à savoir l’Algérie, n’a pas cessé de donner de véritables bras d’honneur à l’Europe, dans toutes ses composante, Union Européenne, partis politiques, organisations non gouvernementales et associations humanitaires qui le soutiennent !

Depuis le début de ce conflit, créé de toutes pièces, jamais personne n’a pu accèder aux fameux camps de Tindouf, situé sur le territoire algérien, pour recenser le nombre exact de personnes qui s’y trouvent, pour relever leur identité et leur nombre, afin de calibrer l’aide à apporter!

Cette aberration n’a jamais élmu quiconque dans les couloirs et dans les bureaux de l’Union Européenne !

Si quand même, un député socialiste avait relevé que l’aide de l’U.E. disparaissait mystérieusement avant d’arriver à ces fameux camps et qu’elle se retrouvait sur les marchés algériens !

Son observation fut classée sans suite pendant des années ! Le rapport qu’il a exigé a été enterré dans les tiroirs des responsables européens durant des mois ! Et une fois publié, il a vite oublié et ne donna lieu à aucune décision!

Mais cette même U.E. par l’entremise d’un vague tribunal européen en mal de publicité a décidé d’annuler l’accord commercial sur les produits agricoles conclu en 2012 avec le royaume du Maroc.

Rien que cela ! Et tout cela à la demande du Polisario !

Le Maroc en assez de ce petit jeu de dupes, il a donc décidé qu’il suspendait ses contacts avec les institutions européennes.

Beaucoup diront que cette décision est dangereuse et peut entraîner le Maroc vers une situation qu’il ne pourra pas contrôler !

D’autres affirmeront que ce n’est un coup d’épée dans l’eau qui ne changera rien à la situation, une “tbourida” pour amuser la galerie.

Le fait est là : “il y a quelque chose de changé dans le royaume du Maroc!” qui ne se laisse plus marcher sur les pieds par le premier technocrate européen venu, fût juge ou parlementaire!

En tous cas, le Maroc et les marocain(e)s sûrs de leurs droit ne vont pas se laisser tenir par la barbichette par quelques juges et quelques parlementaires qui préfèrent les chimères à la réalité!

Aux états européns de prendre leur responsabilités et de décider s’ils préfèrent traiter avec un état constitué et souverain ou avec une bande de mercenaires!

Un auteur marocain qui parle de son pays autrement….

February 22, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société

Enfin, un auteur francophone marocain qui écrit correctement la langue de Molière : c’est le moins qu’on puisse exiger d’un professeur de littérature française, me diriez-vous! Certes!

Les premières pages du recueil de nouvelles “RIRES ET INSIGNIFIANCE A CASABLANCA” de Issam-Eddine TBEUR, paru chez Virgule Editions en mai 2015, m’ont effet captivité et la lecture de la dizaine de textes ne m’a pas déçu.

RIRES

Il faut reconnaître d’emblée que Issam-Eddine TBEUR a la plume (ou plutôt le clavier) alerte, qu’il manie avec aisance l’imparfait du subjonctif et que son vocabulaire foisonnant flirte parfois avec un certain maniérisme. En effet, pourquoi recourir à des vocables comme “haridelle”, “dysphorique”, “méphitique” , utiliser ce mot si laid de “vastitude” et “imbitable” ou bien qualifier la peau d’une jeune fille de “lactescente” ou encore parler d’ “onomastique”, d’e “homoncules” ou de “essartage”?

Il faut aussi reconnaître qu’il situe ses nouvelles dans des décors assez insolites que beaucoup voudraient occulter : il nous entraine souvent dans des bars malfamés, devant des bières, des entraîneuses et des clients tout aussi maléfiques. Glauque et déprimant, mais son regard sur ce monde est très juste, sans concession, sans mépris, sans jugement moral.

Une des nouvelles a pour cadre un élément essentiel de la vie urbaine : le taxi, sauf que le chauffeur ici est un doctorant en sociologie qui prépare une thèse sur comportement des travailleurs soumis au stress occasionné par la navette ferroviaire entre casa et Rabat. Original, c’est le moins que l’on puisse dire!

Forcément, l’auteur parle de tourisme et même qu’il s’y prend de façon fort intelligente : dans Marrocan Gigolo, on retrouve les “touristes séxuels” dont font la principale source de devises de ce pays et dans “Seul émerveillement compte….”, le tourisme est abordé du point de vue des autorités responsables! Mais l’auteur a eu l’idée de génie de mêler au problème du tourisme une question bien plus délicate : celle du protocole des cérémonies officielles et des contraintes qui y sont liées. Des pages délicieuses et absolument inattendues de la aprt d’un auteur marocain.

Je ne vais faire le tour des autres textes ….Si quand même, il faut que je m’arrête sur le texte le plus long intitulé “Les hirondelles de Casablanca” où une fameuse réplique de “Hamlet” de William Shakespeare (acte 1 scène 4) joue un rôle central entre des “révolutionnaires fumeux” et un commissaire de police nostalgique de ses années d’études le littérature anglaise, sur un fond de derby casablancais qui tourne très mal:

Something is rotten in the state of Danmark!”

Le héros de cette nouvelle l’a reprise pour son compte pour une manifestation qu’il a organisé avec une dizaine de ses amis pour scander : “Il y a quelque chose de pourri dans le royaume….“!

Décidément, Issan-Eddine Tbeur n’est pas un auteur marocain comme nous avons l’habitude d’en lire! Et c’est tant mieux !

COMMENT NOUS VIVONS ENSEMBLE AU MAROC ?

February 20, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société

En ce jour anniversaire d’un événement qui était supposé marquer de manière indélébile l’histoire présente et à a venir de notre pays et de notre peuple, j’ai choisi de ne pas revenir sur le Mouvement du 20 février et sur ce qu’il en reste cinq ans après ! Je crois que quelques mots auraient suffi pour marquer cette journée : chacun choisira les siens! Personnellement, je pense à “soulagement et espoir“!

J’ai préféré plutôt vous présenter un ouvrage qui vient d’être publié dans les premiers jours de de février 2016 par les éditions “En toutes lettres” sous le titre “LE TISSU DE NOS SINGULARITÉS – Vivre ensemble au Maroc” : il s’agit d’un ouvrage collectif réalisé avec le concours de la fondation HEM Busines School sous la direction de Fadna AIT MOUS, professeur-chercheur à la Faculté de lettres et de sciences humaines de Ain-Chock, Casablanca et de Driss KSIKESS, ancien journaliste actuellement enseignant et directeur du Centre de recherche de HEM.

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Cet ouvrage rend compte des travaux du collectif VIVRE ENSEMBLE mis en place par feue la regrettée Fatema MERNISSI en novembre 2012 pour tenter de trouver les réponses aux mutations des liens sociaux au Maroc.

Dix-huit intellectuels – venus de tous les horizons : philosophes, anthropologues, architectes, psychanalystes, sociologues, chirurgiens, ingénieurs, portant des noms connus comme Asma Lamrabet ou Mohamed Tozy, des personnalités plus discrètes et moins médiatisées ou même de simples citoyens responsables ou engagés – se penchés pendant trois années sur des clés de lecture que leur a fixé feu Fatema MERNISSI pour étudier les liens sociaux au Maroc qui s’articulent autour d’une double problématique :

– l’individualité, avec les émancipations et excès qui en découlent

– le déni de la collectivité et les injustices qui en résultent.

Les clés de lecture de cette double problématique recouvrent l’ensemble du spectre de l’activité sociale de nos compatriotes et sa relation avec le savoir, la langue, la religion, l’égalité des sexes, la figure du père, l’étranger, l’espace, le travail et le virtuel.

Il est impossible de résumer en quelques phrases cette somme de travaux, qui ont nécessité enquêtes, réflexion, échanges, interrogations, entretiens et de contextualisation.

En fait, le sous-titre de cet ouvrage peut éventuellement en cristalliser l’idée centrale : comment VIVRE ENSEMBLE AU MAROC. Cette expression n’est pas en définitive un simple slogan mais une vraie question sur l’empathie sociale, c’est-à-dire “la capacité de vivre ensemble et non pas les uns à coté des autres”.

Je ne saurais trop vous recommander l’acquisition de cet ouvrage, certes ardu mais rendu accessible tant par sa présentation et que par son graphisme et aussi par son prix.

  • Quelques citations

    Tout homme va au-delà de son pouvoir jsuqu'à ce qu'il ait un contre-pouvoir dressé face à lui.


    THUCUDIDE
    ' Nous ne pouvons donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes '


    inconnnu
    "Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs."
    Alphonse Karr
    'La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.'


    Paul Valéry.
    « Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance. »
    Karl POPPER
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