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Chroniques d'un citoyen Lambda
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UNION EUROPEENNE – ALGERIE – POLISARIO : détournments, magouilles et omerta.

January 27, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Etranger

Une information circule depuis quelques jours sur les médias les plus sérieux : il s’agit d’un rapport officiel de l’Office anti-fraude de l’E.U. accusant l’Algérie de détourner l’aide humanitaire européenne destinée aux réfugiés des camps de Tindouf! Pour ne pas alourdir mon texte, je vous renverrai à deux sources différentes mais fiables  :

 

A première vue, rien de bien spécial ! Que  les autorités algériennes détournent de l’aide humanitaire, il n’y a pas de quoi jouer les vierges effarouchées. Dans la situation de déliquescence que connaissent l’état et l’administration de notre voisin de l’est, un tel comportement n’est  pas particulièrement  inattendu. La corruption est l’un des fléaux les mieux partagés dans les pays sous-développés et l’Algérie, malgré ses réserves de changes plus que confortables, reste un pays sous-developpé. Alors, qu’y a-t-il de spécial dans cette information? Plusieurs éléments doivent interpeller l’observateur neutre :

  1. Le rapport date de 2007.
  2. Ce document se base sur  une étude des faits menée depuis 2003.
  3. L’exécutif de l’UE n’a pas jugé nécessaire de donner une suite à ce rapport.
  4. L’UE a continué à allouer 10 millions d’euros par an  au Polisario.
  5. Il a fallu l’intervention du médiateur européen pour que ce rapport puisse être exhumé, après avoir été “oublié” pendant 7 ans, après  une demande de consultation présentée en 2010 et refusée.

Tout cela n’est rien quand on prend connaissance du contenu du rapport de l’Office Anti-fraude de l’U.E; qui décrit avec force détails les méandres de la magouille montée par les autorités algériennes pour procéder à ces détournements, sous l’œil bienveillant de l’exécutif européen. Rien n’est laissé au hasard et tout suppose une longue et complexe chaîne de complicités aussi bien du coté algérien et polisarien que du coté de l’U.E., comme par exemple :

  1. la surestimation du nombre des réfugiés et donc des aides fournies du fait que ni l’Algérie ni le Polisario n’ont jamais accepté le décompte exact des occupants des camps de Tindouf.
  2. le recours systématique  à des des prisonniers, de guerre ou civils,  pour la manutention de l’aide et la construction de bâtiments financés par l’aide européenne;
  3. le remplacement des denrées de bonne qualité destinés aux réfugiés, comme du blé canadien, par leur équivalent de qualité moindre pour être revendus sur des marchés parallèles hors des camps de réfugiés.
  4.  la vente,  et non pas la distribution pure et simple aux réfugiés, du produit d’un élevage de volailles financé par l’aide internationale.

On peut légitimement se poser quelques questions devant une telle situation.

Sous d’autres cieux, le mot “SCANDALE” aurait été très vite  utilisée et les médias autant que les instances officielles auraient cherché à connaitre les tenants et les aboutissants de l’affaire!

Des sanctions auraient été prises, contre l’autorité bureaucratique européenne qui a occulté ce rapport : en effet, son laxisme, sa complicité devrait-on dire, coûte cher à l’Europe et contribue à entretenir artificiellement un foyer de tension.

Des explications devraient être réclamées à l’Algérie de toute urgence car ce pays, tout en se déclarant officiellement étranger au problème du Sahara, n’hésite pas à intervenir – et de quelle manière ! – dans l’enlisement du processus de son règlement.

Alors, messieurs les donneurs de leçons du parlement européen, si prompts à réagir dès qu’il s’agit de pointer du doigt le Maroc, allez-vous vous manifester ou bien vous plier respectueusement devant les désidérata de l’Algérie et du Polisario!

Un  député européen socialiste – dont les confrères ne sont pas très souples d’habitude avec les positions du Maroc – demande toute la lumière sur cette sombre affaire! Gilles PARGNAUX sera-t-il entendu?

P.S. : je suggérerais à la rédaction de France 24 de lancer une enquête sur ce sujet. Une audience maximale lui serait assurée, surtout si elle filme à Bruxelles, Oran, Alger et Tindouf en camera cachée et sans autorisation!

 

 

 

ΚΑΛΗ ΕΠΙΤΥΧΙΑ, ΣΥΡΙΖΑ (Bonne chance, Syriza) !

January 26, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Etranger

C’est tout ce que l’on peut espérer en cette matinée de liesse populaire en Grèce pour le nouveau parti qui a remporté les législatives  : BONNE CHANCE, SYRIZA!

La victoire de Alexis TSIPRAS et son parti de la gauche radicale  est une véritable bombe politique dont l’importance doit interpeller tous les pays de l’Europe en premier lieu , et même les pays da le rive Sud de la Méditerranée dont la plupart s’empêtrent et s’enlisent dans de vaines  révolutions à n’en plus finir.

En premier lieu, la victoire de SYRIZA est un bras d’honneur donné par le peuple grec à l’Union Européenne, à son exécutif, à sa Banque Centrale et au FMI et aussi à quelques dirigeants européens comme Angéla Merckel!  Cette même U.E. avait tout simplement interdit au gouvernement grec de Georges PAPANDREAOU de recourir au référendum sur le plan anti-crise européen appliqué à la Grèce!

Belle revanche d’un peuple, inventeur de la démocratie, sur la bureaucratie européenne!

En second lieu, le choix du peuple grec est donc un choix économique et social avant d’être un choix politique!

Ce sont les réactions populaires contre  les mesures drastiques d’austérité qui ont permis à SYRIZA d’arriver au pouvoir. Le futur premier ministre a scandé devant ses électeurs, hier soir : «Le mandat donné par le peuple annule les plans d’austérité».

En effet, depuis 2010, la Grèce est sous la joug de pas moins de huit plans d’austérité qui ont bloqué la demandé et étouffé l’action des services publics avec des mesures aussi diverses que exceptionnelles, telles que  :

  • hausses des impôts
  • gel  des salaires et des pensions
  • réduction des effectifs dans la fonction publique
  • privatisations massives

Les résultats de cette politique ne se sont pas attendre :

  • perte d’un million d’emplois en cinq ans
  • diminution de 25% du  PIB
  • chute de tiers de la production industrielle du pays
  • effondrement des investissements

Ce qui a entrainé irrémédiablement :

  • hausse vertigineuse du chômage
  • explosion de la pauvreté et apparition des soupes populaires,
  • faillites, fermeture de commerce, dégradation des conditions de vie des citoyens grecs.

Voilà contre quoi SYRIZA est née et contre quoi elle va devoir lutter!

Est-ce possible?

On ne s’oppose pas impunément aux grands lobbies financiers dans le monde!

On ne remet pas en cause l’autorité des grandes instances internationales dominées par les grands pays qui sont à la botte des grands groupes financiers!

SYRIZA et Alexis TSIPRAS ont un défi à relever avec l’histoire : ils doivent affronter les propres démons intérieurs grecs (les armateurs, richissimes et exempts légalement d’impôts, l’église orthodoxe, énorme propriétaire foncier tout aussi exempt d’impôts, la mentalité grecque, le manque d’esprit d’entreprise) que les dangers venus de l’étranger (les créanciers ne céderont pas ou alors à des conditions exorbitantes).

SYRIZA peut-elle renier ses promesses?

Peut-elle les tenir?

En tous cas, vu de loin , nous ne pouvons que souhaiter bonne chance au peuple grec et à ses nouveaux représentants!

Et au passage avoir une pensée pour les peuples arabes qui eux n’ont pas encore su prendre les bonnes décisions et se convaincre que finalement, les changements ne font pas dans la rue mais par les urnes! Du moins en démocratie!

 

Dernière passe…dernier essai….dernier match….

January 23, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Je me lâche.....

Dans une autre vie, je jouais au rugby! Au poste de demi de mêlée! Je n’étais pas un joueur brillant, mais appliqué, posé, jouant plus pour le plaisir  que par esprit de compétition, je n’avais rien d’un tueur sur le terrain!

Joueur parfaitement fair-play, je ne souviens pas avoir blessé un de mes adversaires ni avoir été agressé de manière volontaire.

Mes dimanches sur le terrain n’avaient rien de glorieux, mais ils m’apportaient beaucoup de bonheur et de satisfaction. J’aimais l’ambiance virile et bourrue d’avant match, je me sentais bien au milieu de mes coéquipiers, la plupart plus grands que moi, plus forts, plus rugueux! Les troisièmes mi-temps étaient souvent sympathiques, même en cas de défaite sévère!

Le fait que le coach et les joueurs  me faisaient confiance me rendait plus sûr de moi : en tant que demi de mêlée, j’avais un certain ascendant sur le paquet d’avants! Les trois-quarts aussi me laissaient carte blanche pour relancer le jeu à la main. Bref, j’avais ma place au sein de l’équipe, je n’étais pas indispensable mais juste un solide maillon de la chaîne!

Cela c’était dans une autre vie ….Avant cette dernière passe, qui m’a permis de marquer le dernier essai de ma courte carrière…..Car, ce dimanche, j’avais joué mon dernier match!

Ce dimanche s’annonçait mal….Il aurait dû pleuvoir, il n’a pas plu mais il faisait un froid qu’on n’aimait pas dans cette ville baignée par l’Atlantique d’un coté et la Méditerranée de l’autre! Ce froid qui arrivait,  poussé par les rafales du vent du nord, doublement chargé des gelées de la Sierra Nevada toute proche et de l’humidité des vagues furieuses du Détroit.

S’il avait plu, la pelouse, même mal entretenue  du  stade municipal, aurait été un excellent terrain pour réaliser un bon match de rugby. Nous en connaissions tous les mètres carrés, toutes les petites bosses et les grands espaces pelés où les flaques se formaient. Mais depuis tôt le matin, une mince plaque de glace recouvrait l’herbe, insidieuse et dangereuse peut-être!

Il nous fallait gagner ce match, il en allait de l’avenir du club et du rugby dans cette ville où le foot-ball était roi et où, depuis quelques années, le basket et le tennis  attiraient de plus en plus de jeunes. Le rugby était considéré comme un sport de vieux intellectuels, qui trempaient encore une culture française dépassée et ringarde! Il nous fallait prouver le contraire!

Mais ce match s’annonçait mal, comme ce dimanche glacial.

L’équipe ne tournait pas comme on aurait voulu, il y avait des blessés, le moral n’y était pas ou plutôt n’y était plus. Les entrainements tournaient vite à des séances d’engueulade parce que personne ne voulait avouer son incapacité à donner le meilleur de lui-même!

Et pourtant, nous savions tous que si nous perdions ce match, nous perdrions tout ce qui faisait de nous un club! Le public, déjà rare et de moins en moins connaisseur, nous laisserait tomber! Les autorités trouveraient là l’occasion de suspendre la subvention qui nous permettait de survivre! Le groupe de joueurs, mal dans leur peau et très peu motivés, éclaterait et tous les efforts fournis durant ces dernières années partiraient à vau-l’eau!

Le match était programmé à 11 heures du matin, une heure ridicule pour entamer une rencontre de rugby! Mais il fallait libérer le stade pour la compétition de foot-ball de 3ème division, qui réunirait dix plus de monde que nous.

L’arbitre donna donc le coup d’envoi, à l’heure  prévue, devant une poignée de supporters, fidèles parmi les fidèles et une rangée de curieux qui se demandaient à quoi jouaient ces trente  débiles, mal engoncés dans leurs tenues martiales.

La première mi-temps fut pénible pour les deux équipes : impossible de jouer à la main, le froid engourdissant le doigts ;  impossible de donner  un coup de pied, le vent soufflant dans tous les sens ; impossible de plaquer un adversaire, aucune phase de jeu ne durant assez de temps pour construire une attaque et monter une défense! Le jeu était haché, l’arbitre courait plus que les joueurs, les phases de jeu statiques n’aboutissait à rien!

L’arbitre, presque soulagé,  délivra les joueurs, qui se regroupèrent au milieu du terrain, tous tête basse, le visage entouré d’un halo de buée, les jambes lourdes de 40 minutes d’efforts inutiles.

A l’époque, le retour au vestiaire à la mi-temps n’était encore de mise et les coaches enguirlandaient leurs joueurs sous le regard des spectateurs et parfois sous leurs quolibets.

Et ce dimanche, ce ne sont les noms d’oiseaux qui ont manqué de voler au-dessus de nos têtes!

La partie reprit, sans conviction, comme une longue formalité ennuyeuse et vaine.

Une pénalité fut sifflée contre nous et malgré le vent, le ballon, après un envol erratique, finit par passer entre es poteaux, après avoir ricoché sur la barre transversale! 0 – 3  et aucune chance, aucune envie de réagir de notre part!

Il ne devait rester que dix minutes à jouer, plutôt à faire semblant de jouer. A tenir!

L’arbitre siffla, suite à un en-avant dû plus au vent qu’à la maladresse,  une mêlée en notre faveur, dans le camp adverse, juste après la ligne médiane, à 15 mètres de la ligne de touche! On récupère la balle, sous la poussée de notre pack, comme  électrifié par une énergie aussi soudaine qu’incompréhensible!

Là, ce fut la fulgurance! La lumière jaillit!

J’avais vu que le  coté fermé, le long de ligne de touche était dégarni et mon ailier placé de manière idéale pour tenter une percée. Une sortie de mêlée spectaculaire, avec un plongeon avec un demi-tour sur moi même, le lança dans le trou béant de la défense adverse, restée comme figée par cette attaque-surprise!

Je l’ai suivi immédiatement en hurlant dans son dos : VINGT-DEUX!!!! C’était le code pour qu’il effectue une chistera,  cette passe très aléatoire  effectuée dans le dos !

Il a saisi, et sans ralentir, il me glissa le ballon vers l’intérieur du terrain, d’une pichenette dans son dos, prenant à contre-pied les défenseurs qui revenaient sur nous.

Autre fulgurance absolument inimaginable!

Je savais qu’à 5 mètres de là où  j’étais, il y avait une petite bosse sur la pelouse et là précisément, la pelouse n’était pas aussi détrempée. Moi, je le savais, les deux troisièmes lignes adverses ne le savaient pas. Je fonçais droit devant et au moment où je posais le pied sur la bosse, j’exécutai un  crochet vers la droite, je savais que je pouvais m’offrir ce luxe, mes crampons étaient bien ancrés dans la pelouse râpée!

J’entendis un “Enfoiré de c…..”! Ces mots sonnent à mes oreilles des décennies après!

Le crochet, élimant deux adversaires,  m’ouvrit un boulevard vers la ligne de but : je posai calmement le ballon à gauche des poteaux, je n’ai pas osé pousser ma course plus loin. Je connaissais mes limites physiques!

Et là je le vis débouler sur moi, comme un taureau furieux! J’ai eu peur, je dois bien le reconnaitre!

Mon essai était marqué, l’arbitre l’avait validé et cette brute voulait me démolir : jamais sur un terrain, je n’ai senti autant de violence dans une charge, d’autant que j’étais vidé de toute mon énergie, après la phase de jeu qui venait de s’achever.

J’ai été débout, les bras ballants et il m’est rentré dedans, l’épaule en plein dans la poitrine! Je n’avais aucun recul, aucune réaction, aucune résistance! C’était une agression pure et simple, un projectile fou lancé contre une cible statique!

Que c’est-il passé ensuite? Je ne me souviens de rien!

Mes coéquipiers ont bien essayé de m’en parler à ma sortie de l’hôpital : la bagarre générale qui avait suivi, ma sortie du terrain sur un brancard, l’expulsion e ce fou furieux blessé dans son amour-propre de vaincu!

Tout cela n’avait laissé aucune trace dans mon esprit et c’est tant mieux, car depuis ce dimanche, je n’ai  jamais pu rejouer une rencontre officielle.

 

 

ET SI LE M20F AVAIT REUSSI SON COUP……(3/3)

January 20, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Général, Histoire

………SUITE

En effet, en quelques jours,  le Maroc est emporté par une tempête qu’il n’a jamais connue jusqu’à présent!

Lors des divers évènements tragiques, qui ont émaillé son histoire récente et dont il garde malgré tout encore les stigmates, le Maroc et les marocains ont toujours vite réagi : sous l’égide d’un Hassan II, ferme et énergique, le calme est toujours revenu, très vite, laissant dans l’ombre les corps des victimes et la culpabilité des bourreaux!

En 2011, la situation ne se présente plus de la même manière!

Partout dans le monde arabe, la rue est à feu et à sang, sous l’œil grossissant des camaras de télévisions et sous le regard déformant à force vérité des téléphones portables.

Le moindre incident est relayé, amplifié, multiplié  et diffusé aux quatre coins du monde.

Même Alger, traumatisée par une décennie de massacres, enregistre des frémissements populaires ! Les quelques dizaines de manifestants algériens ressemblent à de timides sit-ins dominés par les uniformes bleus, les casques et le matraques : ils sont pourtant au sommaire de tous les journaux télévisés.

Enfin, les médias occidentaux et AL JEZERA peuvent parler d’un printemps arbe qui renverse les régimes en place de l’Atlantique au Golfe Persique, de Casablanca à Bagdad, à l’image d’un jeu de dominos. Il peuvent encenser la rue arabe qui ose  se révolter contre ses dirigeants!

Les dictateurs arabes tombent comme des fruits mûrs et  les occidentaux exultent!

La démocratie, LEUR démocratie, triomphe et peu leur chaut la suite des événements! Peu importe ce qu’il en sortira : leur but est que leur idée du monde triomphe!

Durant plusieurs semaines, le Maroc a donc traversé cette zone de turbulences, balloté entre manifestations populaires et répression policière, entre vandalisme incontrôlé et arrestations, tirs à balles réelles, victimes anonymes, entre colère des jeunes face l’immobilisme de la situation et sourde réprobation des moins jeunes face à la dégradation de l’état du pays!

Des imams improvisés enflamment la rue par des sermons sans queue ni tête, des gauchistes essaient de leur prendre la vedette en scandant des slogans éculés qui ont fait leur temps durant les années de plomb, des milices s’organisent pour défendre les quartiers, tous les quartiers, des plus riches aux plus pauvres!

Le commerce chute vertigineusement, les hôtels sont vides, le pays semble en quarantaine, les marocains de l’étranger cessent d’alimenter le pays en devises, l’économie informelle envahit le pays sous l’influence  des organisations islamistes qui en profitent pour tisser leurs réseaux et les ancrer à une société livrée à elle-même!

Tout cela échappe complètement aux jeunes du Mouvement du 20 Février : ils n’ont plus prise sur rien de ce connait le pays!

Ce n’est pas ainsi qu’ils voyaient les choses : ils ont joué à la révolution sans savoir ce que c’était, sans en connaitre les codes, les règles, les conséquences, le prix à payer!

Les semaines passent …Le pays s’enfonce chaque jour d’avantage dans la folie et le chaos…Les morts s’accumulent….Les appels grandes puissances restent sans échos, car personne ne les entend…

Le Mouvement du 20 février a réussi son coup!

 

Heureusement, ce n’est qu’u récit imaginaire, ce n’est que l’histoire potentielle et non pas l’histoire réelle du Maroc dans cette bizarre année 2011.

Que ceux qui s’étaient embarqué dans cette folle aventure aient le courage d’entreprendre leur autocritique et ils réaliseront que ce récit imaginaire n’est que celui du possible!

Le Maroc a besoin de changements profonds, les marocain(e)s ont besoin de changements, dans leur mentalité, dans leurs aspirations, dans leurs rêves, dans leur quotidien!

Jusqu’à présent ceux qui doivent mener ces changements – les partis politiques, leurs dirigeants en premier lieu- ont failli à leur mission!

Ils ont abandonné le pays aux lobbies en tous genres et surtout ils l’ont sacrifié à leurs propres ambitions.

Les jeunes du 20 février auraient dû investir ces partis politiques, en prendre possession, les utiliser comme leviers pour démonter les carcans qui paralysent le pays!

Ils ont voulu faire comme les tunisiens, les égyptiens, comme les autres en un mot! Ils ont raté le coche.

 

 

ET SI LE M20F AVAIT REUSSI SON COUP……(2/3)

January 18, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Histoire, Je me lâche.....

………SUITE.

Et c’est ici que commence l’histoire “potentielle” du Mouvement du 20 Février : c’est à dire ce qui aurait pu se produire si ce mouvement avait réussi son coup!

Il ne s’agit donc pas de réécrire l’histoire, mais juste d’imaginer une autre histoire!

Étant donné les événements de ce printempts 2011,  on peut légitimement se poser la question de savoir ce qui serait advenu de et dans notre pays si les manifestations organisées par le Mouvement du 20 Février avaient abouti à ce qu’avaient espéré les organisateurs!

Question assez vaine,  tant leurs revendications étaient floues, changeantes au gré des dimanches, éclatées entre les idéologies et les aspirations de telle ou telle faction ou fraction de ce mouvement!

Toujours est-il que pendant quelques les Vingt-févriétistes semblaient n’avoir qu’une obsession : voir tomber un martyr pou dorer le blason de leur mouvement, en d’autres termes légitimer la continuation de leur action!

C’était pratiquement la seule constante de leurs manifestations, qui chaque dimanche, allaient marquer le second trimestre 2011.

Car la mort d’un manifestant entraine, dans la logique des protestataires du monde entier, une dose d’émotion compréhensible, une charge de revanche et une volonté encore plus forte d’affrontement avec les forces de l’ordre!

Et le rouleau compresseur des représailles ne tarde pas à s’enclencher!

Si jamais un mort était tombé dans les affrontements de rue entre manifestants et forces de l’ordre, cela aurait entrainé d’autres manifestations plus dures et provoqué d’autres morts!

D’autres pays ont connu ce cycle infernal, quelques jours auparavant!

Imaginons un instant que le Maroc avait lui aussi cédé à cette tentation mortifère !

Le Maroc avait connu ce genre de situations plusieurs fois durant son histoire contemporaine : mais les terribles expériences marocaines précédentes s’étaient déroulées quasi  à huis clos! Les médias et les infos à l’époque des faits (1958, 1965, 1981, 1984, 1991) n’étaient pas ce qu’elles sont devenues en 2011.

Le printemps 2011 n’avait rien d’une scène fermée : les télévisons et les réseaux sociaux avaient transformé le monde arabe en centre du monde sur lequel se focalisaient toutes les attentions!

Une histoire potentielle du 20février  pouvait-elle être différente de ce que son histoire réelle a été?

Nous sommes en pleine fiction historique et il  est permis de penser qu’en ce dimanche 22 mai 2011 dans le quartier populaire de Sbata, la manifestation est soudainement basculée dans l’incontrôlable!

La formule jamais prononcée par les manifestants jusqu’à ce jour fuse :  ”ACH-CHAAB YOURID…ISQAT AL NIDAM!”.

Ce n’est plus de la revendication sociale mais un appel à la révolution : les forces de l’ordre interviennent durement, les manifestants résistent, la tension monte et les tirs à balle réelle partent!

Quelques minutes après, LE PREMIER MARTYR DU 20 FEVRIER TOMBE et l’histoire du Maroc contemporain bascule à cet instant précis!

Quelques jours plus tard, dans la ville de Taza, en effervescence depuis des semaines à causes de revendications justes et légitimes concernant des facture d’eau et d’électricité plus que fantaisistes, des manifestants veulent venger le “martyr de Sbata” et des pancartes “ALLAH, LA PATRIE, LE PEUPLE” sont brandies.

Encore une fois, e n’est plus de la revendication sociale mais un appel à la révolution : les forces de l’ordre interviennent durement, les manifestants résistent, la tension monte et les tirs à balle réelle partent!

Quelques minutes après, les autres MARTYRS DU 20 FEVRIER TOMBENT  et l’histoire du Maroc contemporain plonge dans le chaos le plus total!

Les chaines de télévisions satellitaires, Al Jazera en tête, assoiffées de sang et de sensationnalisme, les chaines d’info en continu françaises, FRANCE 24, terrorisées par la peur de voir un pays si proche de l’Europe basculer dans l’horreur, s’enflamment et enflamment les réseaux sociaux!

Personne ne contrôle rien ni personne!

La police est débordée, les CMI ne savent plus quoi faire, les gendarmes sont appelés en renfort, l’armée est lancée contre les manifestants!

En face, les jeunes du 20 février ne savent plus ce qui leur tombe sur la tête, les quartiers périphériques s’embrasent, les barbus croient que l’heure de le qawma a enfin sonné et que le pouvoir est à portée de main, les gauchistes et les droits-de-l’hommistes se pavanent devant les micros et les caméras des télévision, les cyberactivistes font exploser les réseaux sociaux!

De Tanger à Marrakech, de Oujda à Safi, de Fez à Agadir, les manifestations se répandent comme une trainée de poudre et la répression des forces de l’ordre, toutes catégories confondues,  souffle comme un sinistre ouragan accompagné des éclairs des tirs, des grondements des blindés, des hurlements des ambulances!

PERSONNE NE PEUT EVALUER EXACTEMENT LA SITUATION DU PAYS!

La télévision  publique est muette!

La presse nationale est silencieuse, comme électrocutée par la violence ambiante!

Le gouvernement est absent !

Les partis politiques et les syndicats sont totalement dépassés!

Les forces de l’ordre font leur travail de maintien de l’ordre, sans état d’âme, sans haine.

Le palais attend que le calme revienne, car le calme finit toujours par revenir dans ce pays!

Seules quelques voix et quelques visages plus ou moins connus apparaissent sur les écrans de AL ZAJERA et FRANCE 24 réclamant la fin de la dictature. Mais personne n’a rien à proposer, aucune sortie de crise n’est perceptible parce qu’aucun dialogue n’est engagé!

Voilà ce à quoi aurait pu ressembler le Maroc en cette triste dernière semaine du mois de mai 2011, cette semaine de tous les dangers, de toutes les déchirures, de toutes les rancœurs!

Le Maroc s’installe dans le désordre, le chaos, la peur!

Jusqu’à quand?

Le Mouvement du 20 Février peut crier victoire : il a semé le vent, il récolte la tempête!

 

 

A SUIVRE…….

 

 

 

 

 

ET SI LE M20F AVAIT REUSSI SON COUP…..(1/3)

January 16, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Histoire, Je me lâche.....

Le 20 février 2011 :  cette date, emblématique pour certains,  semble s’être diluée dans notre mémoire collective!

J’en parle souvent avec un fervent partisan de ce mouvement et il me reproche mon manque de bienveillance dans le regard  que je porte sur ce mouvement! Je n’ai jamais compris ce que la bienveillance avait faire là-dedans.

Aujourd’hui, seul subsiste dans le langage de quelques éternels insatisfaits, militants que le web a créés et dont il contribue à entretenir les fantasme, la formule “Mouvement du 20 février”!

Personne ne sait plus exactement ce que recouvrait cette formule, car à l’époque les meneurs eux-mêmes étaient incapables de le déterminer avec précision!

Il ne faut pas pour autant nier l’existence de ce mouvement, son impact relatif et les conséquences qu’auraient pu entrainer la réussite de son action.

Les marocain(e)s sont  en effet tout à fait en droit de s’interroger sur ce qui aurait pu advenir du Maroc, de ses institutions, de son peuple, de son territoire, de son avenir même, si les élucubrations des meneurs du Mouvement du 20 Février avaient été menées jusqu’au bout!

Mais avant de nous engager dans ce travail de fiction historique et nous lancer dans un début d’histoire potentielle – c’est à dire l’histoire qui aurait pu se produire -   il est nécessaire de reconstituer le contexte de l’époque!

Retour donc sur ce  20 Février 2011 et surtout sur les événements qui ont marqué le monde arabe durant les semaines antérieurs:

  • En Tunisie, des manifestations populaires massives après l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi ont conduit le président tunisien à abandonner le pouvoir et à fuir le pays, après un bilan sanglant (environ 340 morts et 2.200 blessés).
  • En Égypte, des mouvements  populaires très violemment réprimés par la police (840 morts et des milliers de blessés) obligent le président égyptien Housni Moubarek doit céder le pouvoir à un Conseil Suprême des Forces armée.
  • Au Yémen, une révolte populaire réunissant étudiants, opposition et tribus et la mort de plus de 6OO manifestants  oblige  le président yéménite Ali Abdellah Salah  à entamer une série de réformes qui aboutiront à son départ un an après le début d événements.
  • En Libye, une insurrection populaire est sauvagement réprimée   par le président Mouamar Kaddafi, ce qui justifiera une intervention militaire étrangère destinée à sauver le peuple libyen de l’extermination “zanga zanga” et la mort du dictateur libyen.
  • A Bahrein, à Oman, en  l’Algérie, en Saoudie,  en Jordanie ou en Syrie ont éclaté  des revendicationss populaires plus ou moins importantes et réprimées de façon plus ou moins brutale  et se sont vite calmées sauf en Syrie où la situation a dramatiquement évolué jusqu’à la guerre civile et le chaos total actuel.

Le Maroc et les marocain(e)s ne pouvaient donc échapper à la vague de ce qu’on a appelé(un tantinet trop vite) le “printemps arabe”!

Les réseaux sociaux et les télévisions satellitaires  ont énormément contribué à la propagation des images des manifestations et de slogans dont les fameux “DEGAGE” et “IR7AL”!

Le mimétisme a fonctionné à fond, comme lors des émeutes en France de novembre 2005

En dehors du coté héroïque et extrêmement honorable que porte toute révolte populaire contre la tyrannie, AL JAZERA et AL ARABIA jouaient au jeu dangereux de montrer les scènes de manifestations les plus dures, les plus violentes, les plus meurtrières!

Le Maroc et les marocain(e)s ne pouvaient échapper au phénomène même si rien de commun ne reliait politiquement les dictatures tunisienne ou égyptienne à la légitimité de la monarchie marocaine, même si rien de semblable aux régimes policiers égyptiens et tunisiens à la fermeté des forces de l’ordre marocaines.

Les marocain(e)s ont donc, comme emportées par une vague partie  du village tunisien  de Sidi Bouzid et passant par la place Tahrir au Caire, décidé de crier haut et fort leurs revendications.

A suivre ……..