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Chroniques d'un citoyen Lambda
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NATENYAHOU va-t-il museler les parlementaires français?

November 24, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Etranger

Plusieurs parlements européens ont voté des motions appelant leur gouvernement respectifs à reconnaitre la Palestine en tant que “ÉTAT”.  La portée de ces différentes motions votés par les représentations nationale de la Grande-Bretagne, de l’Irlande  et  de l’Espagne restent symboliques et leur portée est tout relative!

Même le Parlement européen doit voter une motion dans ce sens dans les jours prochains.

Pour sa part, le gouvernement suédois se déclare prêt à cette reconnaissance, en se passant de l’aval du Parlement.

Ces prises de position  traduisent bien la nouvelle tendance qui se dessine dans les opinions publiques occidentales, notamment après les opérations militaires totalement injustifiées et insensées menées par le gouvernement israélien contre les populations civiles de Gaza!

Chacune de ces initiatives ont suscité les réactions “indignées” des autorités israéliennes, exprimées par les voix plus ou moins autorisées du gouvernement de Bibi le Fou et aussitôt relayées par leurs alliés inconditionnels d’Outre-Atlantique.

Le parlement français devrait se prononcer à son tour sur le sujet au début du mois de décembre prochain!

Et là, Benjamin Natanyaou n’a pas pou se retenir et monte lui-même au front : Bibi le Fou  met carrément en garde la France contre toute éventuellement reconnaissance de l’état palestinien.

bibi le fou

En avançant des arguments aussi farfelus les uns que les autres! Mais le problème n’est pas dans les arguments de Bibi Le Fou, mais dans son immixtion dans la souveraineté d’un pays!

On savait qu’Israël à ce jour faisait ce qu’il voulait quand il voulait et où il voulait! Mais cela c’était avant….

Le froncement de sourcil et le haussement de voix de Benjamin Natanyaou arrivera-t-il à impressionner les parlementaires français?

Il n’est pas exclus qu’une bonne centaine d’entre eux vont se ranger en file d’oignons derrière le député Meyer HABIB, le représentant quasi officiel du Likoud au parlement français.

La représentation nationale compte 577 élus : quelle sera leur position finale?

Céderont-ils aux injonctions de Benyamin Netanyahou? Le CRIF aura-t-il assez d’influence pour faire basculer le parlement français dans le camp de ceux qui considèrent que les palestiniens ne sont que des terroristes et n’ont pas vocation a forme un état?

La politique intérieure française est ^plongée depuis quelque temps dans un climat délétère sinon déliquescent! Seules quelques initiatives en politique étrangère  permettent à ce pays d’exister   dans le concert des grandes nations!

La mise en garde de Bibi le Fou arrivera-t-elle à museler les parlementaires français! Ce serait la fin définitive d’une France souveraine.

 

 

Le nouveau Mohamed NEDALI est arrivé!

November 21, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

JARDINcliquer pour agrandir

 

Mohamed NEDALI nous revient en cette fin d’année 2014 avec un nouveau roman : “LE JARDIN DES PLEURS” , publié comme les précédents par les éditions LE FENNEC.

Un retour réussi, qui va nous faire oublier son dernier roman dont j’ai parlé ici avec une grosse sévérité.

Mohamed NEDALI revient à ce Marrakech qu’il connait bien, il revient à son petit peuple qu’il décrit sans concession, à ses petits fonctionnaires dont il décortique les pratiques souvent inavouables. Il n’oublie ni les combines pour survivre ni les difficultés quotidiennes, sans les caricaturer, ni les grossir ni les éluder.Bref, encore un e fois, Mohamed Nedali évoque le Maroc et les marocain (e)s que nous croisons tous les jours à chaque coin de rue.

Il nous revient pour nous parler encore une fois, avec justesse mais sans haine ni rancœur ni rancune, des difficultés que connaissent les citoyens et les citoyennes de ce pays face aux agents d’autorité.

Dans LE JARDIN DES PLEURS, nous assistons à la lutte devant les tribunaux entre un couple de marocains “normaux – un infirmier et une employée dans un grand hôtel  – et un commissaire de police. Affrontement inégal,  lutte déséquilibrée et  combat perdu d’avance, que je vous laisse découvrir à la lecture de ce roman.

Mohamed Nedali nous donne encore ici la preuve de sa liberté de ton et de la justesse de ses observations : il n’épargne personne mais il fait avec l’élégance du romancier qui maitrise son style et son art de conteur.

P.S. : Il faudrait qu’un jour les textes de Mohamed Nedali soient traduits en arabe, mais en arabe “marocain” : il faudrait que la langue arabe de ces récits sache restituer les accents, les subtilités, les sonorités des héros populaires qu’il a su si bien faire vivre en franàais!

 

J’AI FINI PAR TROUVER “LE JOB” !

November 20, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Livres

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Cela fait des semaines que je le cherche, que je le traque, “LE JOB” !

J’ai fouiné dans toutes les bonnes adresses de Rabat et de Casablanca! Rien! Toujours la même réponse : “Nous ne l’avons plus”. J’ai voulu lire ce roman de Réda DALIL, bien avant qu’il ne soit affublé du Prix littéraire de la Mamounia!

Le bouche à oreille avait joué à fond  et dès sa parution chez LE FENNEC en février 2014, l’ouvrage a été très accueilli tant par la critique – on peut penser qu’il y avait là un effet corporatiste, Réda DALIL étant journaliste – que par le public! La preuve est que la première édition édition a été épuisée en quelques semaines, phénomène rarissime dans la production littéraire marocaine et que LE FENNEC a dû procéder à une seconde édition au début de ce mois de novembre!

J’ai donc pu enfin me procurer le livre.

C’est  avec une curiosité immense que j’ai plongé dans “LE JOB”! En effet, un roman marocain qui traite du chômage doit être forcément intéressant! Le problème concerne des milliers de jeunes gens et de jeunes filles, de toutes les catégories sociales, de toutes les villes, de toutes les filières universitaires. Le chômage est pour certains une véritable tragédie personnelle, familiale et sociale!

Pourtant, dans le “LE JOB”, le chômeur est tout sauf un personnage tragique!

Je n’ai pas pu ou su communier avec Ghali Habchi, ce chômeur casablancais, victime de la crise américaine des subprimes!

Ses problèmes, sa quête et ses états d’âme me sont restés totalement étrangers : il faut dire que ce Casablanca et les casablancais  d’entre Maarif , la place des Sports et le boulevard Zerktouni ne m’impressionnent pas du tout! Tout y est trop factice, trop bling-bling, trop m’as-tu vu,  que même le chômage de cet ancien cadre d’une multinationale n’est jamais  tout à fait crédible!

Pourtant, le roman de Reda DALIL est bien écrit! Les personnages sont croqués avec une certaine vérité! Mais, je crois que seuls s’y reconnaitront une certaine frange de casablancais, qui vivent dans leur bulle.

Cela n’enlève rien à la valeur littéraire de ce roman : après tout, il n’est pas donné à n’importe qui d’écrire plus de 200 pages dans une langue alerte, sans faute et d’essayer d’entrainer le lecteur dans les méandres de l’esprit d’un personnage plutôt complexe!

On peut aimer ou pas! Personnellement, je n’ai pas aimé! Je le dis avec une certaine amertume, car je m’attendais à mieux, à autre chose en fait!

 

NEUF ANS DANS LA BLOGOMA…ET TOUJOURS L’ENVIE DE CONTINUER!

November 18, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Dans la blogama

Aujourd’hui, cet espace fêtera ses NEUF années d’existence!

Quand j’ai commencé à bloguer, il était d’usage de considérer que la durée de vie moyenne d’un blog ne dépassait pas  les dix huit mois!

Il faut reconnaitre qu’à l’époque – je peux utiliser cette formule  pleine de nostalgie, car 2005 constituait la préhistoire pour les réseaux sociaux marocains – les blogs naissaient comme des champignons après une averse et vivaient ce que vivent les roses l’espace d’un matin.

Tout le monde avait quelque chose à dire et pouvait enfin le dire librement!

Les années qui ont suivi ont vu prospérer de façon vertigineuse cette activité virtuelle où la créativité rencontrait  la liberté, où l’échange permettait le partage, où la compétence complétait l’imagination!

Ce tsumani de blogs charriait aussi ses inconvénients : les dérapages survenaient, des sanctions tombaient, la liberté n’est jamais facile à acquérir ni à assumer!

Neuf années sont passées depuis mon premier post!

Neuf années où j’ai eu le plaisir, l’honneur et l’avantage de croiser, en plus de visiteurs aussi anonymes que moi-même,  des personnages mythiques, des blogueurs qui m’ont apporté beaucoup plus que bien des auteurs connus et reconnus!

Neuf années durant lesquelles j’ai eu enfin le loisir de m’exprimer librement, sur les sujets qui m’intéressaient et auxquels j’ai tenté d’intéresser mes lecteurs!

Neuf années de présence sur la blogoma : je m’arrête ici pour rendre hommage au créateur de ce mot qui identifie si bien la communauté des bloggeurs marocains.

La blogoma – cet espace ouvert, divers, multiple – a été l’agora où pendant neuf années j’ai parlé haut et fort, où j’ai débattu parfois de manière parfois virulente mais le souvent respectueuse, où j’ai découvert et fait découvrir mille et un aspect de la vie de nos concitoyen(ne)s, de leurs préoccupations, de leurs espérances, de leurs désaveux, de leurs colères et de leurs fiertés!

Avec le temps, les nouvelles technologies aidant, les blogs sont tombés peu à peu en désuétude !

Et c’est bien dommage !

Seuls hantent encore la blogoma quelques fossiles comme Citoyen Hmida, qui, s’il a cédé aux sirènes twitter,  refuse cependant de se “facebooker”!

Durant ces neuf années de présence, j’ai tenu le cap de blogueur, par une présence régulière et une production que je voulais  diversifiée!

Je ne résiste pas au plaisir et aussi à la fierté  d’un petit bilan :

  • presque 1.500 billets mis en ligne
  • plus de 480 billets consacrés aux problèmes de société et à la politique marocaine , mes  préoccupations principales
  • plus de 300 posts réservés aux livres, ma passion
  • plus 270 évocations de la politique française et des affaires internationales
  • des sujets  relevant de la culture, de la presse, du sport, de l’économie, de la justice, de l’enseignement, de l’histoire et même du simple divertissement, de la photographie à l’humour en passant par la fiction
  • quelques lecteurs fidèles depuis le premier jour, d’autres plus fugaces,  plus volatiles, d’autres que je qualifierai d’intermittents, beaucoup très critiques, quelques uns plus compréhensifs
  • près de 22.000 commentaires échangés, la plupart enrichissants intellectuellement, d’autres constructifs, quelques uns désobligeants, certains très  pertinents et même impertinents  et  d’autres  juste indélicats et sans hauteur (j’avais écrit valeur)
  • des visiteurs venus d’un peu partout, souvent des proches, parfois de parfaits inconnus, quelques fois des noms prestigieux, en tous cas toujours les bienvenus.

Après neuf années de bloging, il m’arrive  de me poser la question “existentielles” : suis-je encore un blogueur? Puis-je encore prétendre que je blogue alors que l’audience des blogs se rétrécit comme peau de chagrin, alors que les lecteurs que je touche se raréfient!

Il m’arrive d’avoir des pensées émues pour mes anciens confrères blogueurs, qui ont fait vivre la blogoma :  pour ne vexer personne, je ne citerai pas de noms, mais s’ils passent par ici ils se reconnaitront et les inconditionnels des blogs les reconnaitront également!

Et pour ne rien cacher, j’en veux à certains d’avoir abandonné la blogoma qu’ils ont contribué à construire et à faire vivre! Je pense à…..Non, après tout, chacun fait ce qu’il veut.

Bref, j’engage ma dixième année de bloging, sans trop d’illusions mais avec la même détermination à continuer à dire ce que j’ai à dire, à partager ce que j’estime utile de partager, à ouvrir les débats que je considère nécessaires.

Bref, à écrire! Vieux rêve enfin réalisé!

MERCI A VOUS TOUS DE M’AVOIR PERMIS DE LE RÉALISER!

P.S. : pour  donner un petit air de nouveauté à ce espace, j’y apporte quelques aménagements et je dépoussière ma liste de liens! Inutile de continuer d’y faire figurer des blogs disparus, en déshérence  ou simplement abandonnés par leurs propriétaires pour des raisons qu’eux seuls connaissent!

CAN 2015 : QUAND LE BUSINESS PRIME ……

November 16, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Sport

On le savait depuis quelques temps déjà!

Le football n’est plus un jeu comme il l’était ! Les équipes ne sont des clubs mais des sociétés anonymes avec comme objectif non plus le spectacle et le résultats sportif mais de la rentabilité et des résultats financiers!

Les joueurs ne choisissent plus un “club” mais ils sont recrutés dans des ”écuries”  destinées à faire entrer de l’argent . Tous les moyens sont bons : publicité, produits dérivées, plans médias!

On retrouve le même système aux niveaux des équipes nationales!

Un joueur négocie sa naturalisation comme il négocierait son recrutement : on voit ainsi des équipes qui n’ont de national que le nom.

Le psychodrame qui s’est joué entre le Maroc et la CAF – cet appendice de la FIFA, qui fonctionne selon le même modèle, avec juste les tares africaines en plus – en est une nouvelle preuve flagrante!

Le Maroc, qui avait demandé et obtenu l’organisation de la CAN 2015 et qui a tout entrepris pour être prêt à temps, s’est trouvé dans l’obligation d’en demander le report pour cause de l’épidémie EBOLA.

Il a demandé ce report au moment où cette épidémie prenait une courbe ascendante inquiétante et que l’OMS prévoyait pour le mois de décembre 2015 environ 10.000 victimes dans les trois pays les plus touchés!

Le Maroc, état souverain et responsable, est  dans son droit et dans son devoir d’une part de protéger sa population et d’autre part, de ne pas participer au risque de propagation de l’épidémie!

Le football reprend dans ce cas sa place normal dans l’échelle des priorités et des valeurs : le football est un jeu, la CAN est un événement sportif et ni un jeu ni un événement sportif  ne doit porter atteinte à la santé du peuple marocain ni à celle des personnes qui visitent notre pays!

Or, pour la CAF, rien de tout cela ne compte : Missié Hayatou, patron de cette honorable institution depuis 1987 (tiens, cela me fait penser à certains chefs d’états africains qui ne veulent  pas  lâcher leur fauteuil), reconnait dans un entretien à l’équipe que “NOS ENJEUX FINANCIERS SONT ÉNORMES” !

Peu chaut au sieur Hayatou les risques courus par le Maroc, par les marocains, par les joueurs, par les journalistes, par les visiteurs du Royaume!

Ce qui l’intéresse au premier lieu  c’est l’équilibre de son bilan financier avec un poste “bénéfices” le plus fourni possible.

Et pour l’élève de Blatter, ce n’est pas un état qui va lui mettre les batons dans la roue de la fortune, et encore moins un simple virus aussi dangereux soit-il!

Même s’il faut composer avec la morale!

La Guinée Équatoriale a été disqualifiée pour tricherie: Qu’importe, on lui fait réintégrer  la compétition, sans état d’âme, puisque qu’elle permet à Messié Hayatou de sauver son business!

Même s’il faut composer avec les règlements!

La Guinée Équatoriale ne dispose que de deux stades conformes aux normes de la CAF!  Rappelons qu’en 2012 ce pays était co-orgonisateur de la CAN avec le Gabon : il n’a que la moitié des stades requis! Qu’importe, la CAF lui confie l’organisation de la CAN, puisque qu’elle permet à Messié Hayatou de sauver son business!!

Même s’il faut composer avec les principes!

La CAF  – tout comme la FIFA – prétend que les gouvernements n’ont pas de droit de regard sur les événements footballistiques : la CAF n’a pas tari de remerciements envers le président équato-guinéen qu’il permet à Messié Hayatou de sauver son business!

Même s’il faut prendre des risques avec la santé des joueurs, des délégations et des populations locales!

Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques mois la Guinée Équatoriale avait fermé ses frontières avec le Cameroun par crainte de la propagation de l’épidémie EBOLA!

Elle les a rouvertes et elle permet ainsi à Messié Hayatou de sauver son business!!

Finalement, la CAN 2015 se déroulera comme prévu : Messié Hayatou  sauvera son business, BeIn Sports vendra ses images télé, Nissan fera sa pub et vendra ses voitures.

Finalement, le football dans tout cela, ne représente pas grand-chose! Ni la morale, ni les réglementes, ni les principes!

Ni surtout les hommes et les femmes africaines, dont la santé n’a aucune espèce d’importance face aux “enjeux financiers énormes”! N’est-ce pas, Missié Hayatou?

 

Fouad LAROUI dans ce qu’il fait de mieux ….

November 14, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société

Je viens de finir la lecture “DES BÉDOUINS DANS LE POLDER”  du marocain Fouad LAROUI, édité en 2010 chez les éditions LE  FENEC.

bédouins

Découvrant sur la quatrième de couverture que l’auteur avait l’intention  ” d’esquisser un portrait de cet animal élusif qui en intrigue plus d’un : le Marocain des polders“, j’ai failli y renoncer  à cause de quelques petits problèmes sémantiques qui m’ont interpellés.

Fouad Laroui parlerait donc de ses compatriotes en les traitant de “animal“?

Qui plus est d’animal “élusif”! Le terme n’est pas courant, je reconnais avoir eu recours aux dictionnaires et le résultat n’a pas été très flatteur pour mes concitoyens et ceux de Fouad Laroui.

Le marocain serait donc selon l’auteur quelqu’un  “qui maitrise l’art de ne pas se confronter de manière directe en fuyant avec astuce les situations ou les conversations génantes” ou au mieux “qui détourne avec adresse”, en tous cas quelqu’un “qui évite avec adresse, qui esquive ou escamote”

Cet “animal élusif“  vivant dans les polders, qui se situent si mes souvenirs sont exacts en Hollande est affublé par notre Laroui national de “bédouin“. Or, il est de notoriété publique au Maroc que les marocain(e)s émigrés aux Pays-Bas sont essentiellement des rifains et des nordistes!

Il y en même quelques uns originaire d’Azemour, n’est-ce pas Si Fouad, mais des bédouins, que nenni!

Notre ami Laroaui n’est pas sans savoir que les bédouins sont des “arabes nomades, vivant dans le désert”.

Cette triple constatation m’a incité à ouvrir ce petit livre et je ne l’ai pas regretté!

Malgré l’erreur sémantique dans le titre et en dépit de l’aspect forcément  accrocheur de la page de couverture, ce petit livre représente  ce que Fouad LAROUI sait faire de mieux en matière d’écriture!

Il sait observer ses concitoyens, consigner ses observations dans un style alerte, parfois ironique, parfois plein de tendresse.

Ses observations sont d’autant plus justes qu’il connait bien les Marocain(e)s, leurs petits défauts qu’il sait mettre en évidence sans les caricaturer,.

Ce petit livre est un répertoire de scènes vécues et réelles qui nous permettent de voir comment les marocain(e)s vivent leur insertion dans la vie néerlandaise.

Ces anecdotes nous donnent aussi un aperçu de l’idée que les néerlandais se font de ces marocains qui vivent parmi eux, mais qui désertent la Hollande durant le mois d’août, “partis au pays, à Nador ou El Jadida, frimer sur le boulevard au volant d’une Mercédes datant des débuts de Marlene Dietrich“.

Fouad Laroui nous relate quelques anecdotes sur le “choc des cultures” ou sur  la “fierté d’être marocain ….ou néerlandais, d’ailleurs”!

Il nous parle aussi de la montée de l’islamisme sans oublier de rappeler la schizophrénie qui peut s’installer chez les jeunes de la deuxième génération.

Le tout est traité de manière légère, dans un style agréable et enlevé! Les anecdotes, souvent savoureuses, n’en sont que plus crédibles.

A lire donc! C’est du Laroui garanti pur jus, sans additif!