2017 ….je ferme les yeux et je me souviens.

Encore une année qui s’achève et qui va nous laisser des stigmates qui devraient être inoubliables, mais que le temps effacera forcément et que d’autres stigmates viendront recouvrir et faire disparaître!

Dans le monde, une litanie d’attentats qui endeuillé pratiquement tous les pays.

D’Istanbul à Gao, de Bagdad à Kaboul, de Damas au Sinaï, de Mogadiscio à Azaz (et je dois en oublier malheureusement), des dizaines de victimes tombent innocentes tombent sous les balles,, les explosions de voitures pièges et autres engins meurtriers. Dans l’indifférence la plus totale.

Ailleurs, quelques victimes, par ci par là, font pourtant les unes des médias occidentaux, ces medias qui comptent : un policier sur les Champs Elysées, 7 morts à Londres, 16 morts à Barcelone, 8 morts à New Yord, ces trois derniers attentats ayant été exécutés selon le même opératoire : un véhicule qqui fonce dans la foule. Gros émois dans les monde occidental, bien entendu!

Cette année a été également marqué, notamment en France, par la disparition des grands noms de la culture et du spectacle comme Emmanuelle RIVA (rappelons-nous HIROCHIMA MON AMOUR), Claude RICH, Jeanne MOREAU, Mireille Darc, Simone VEIL, et tout récemment Jean d’ORMESSON et Johnny HALLYDAY.

Au Maroc, nous avons perdu de grandes figures de notre culture : à coté des très médiatiques Abdellah CHAKROUN, écrivain-journaliste, et Mohamed Hassan AL JOUNDI,l’acteur à la voix si particulière, on déplore la disprition de figures moins connues : l’artiste peintre et écrivaine Zahra ZIRAOUI et l’acteur Larbi EL SASSI.

Le monde politique national en pleine déconfiture à perdu l’une de ses icônes emblématiques avec la disparition de Si M’hammed BOUCETTA, l’un des derniers dinosaures de parti de l’Istiqlal.

A travers le monde, nous avons assisté à l’arrivée tonitruante à la tête des USA de Donald TRUMP et de ses décrets, plus décriés les uns que les autres (immigration, climat,Jérusalem, etc..) et au départ discret mais attendu ear ses pairs et espéré par ses compatriotes du prédisent du Zimbabwe Robert MUGABE, avec l’apparition d’un OVNI comme président de la République française avec Emmanuel MACRON que personne ne connaissait il y a quelques années.

Entre tremblements de terre< , ouragans et inondations, qui ont ravagé le monde, nous nous souviendrons des frémissements sociaux qui ont marqué quelques pays..

Le Mroc a connu le “Hirak” mouvement soco-politique qui a secoué le Rif durant tout le premier semestre de l’année et l’Espagne a traversé une crise qui n’est pas prête d’oublier : le “Process” qui aurait pu mener ce pays à l’éclatement avec la sécession avortée de la Catalogne!

L’Europe d’une part et l’Angleterre d’autre part continuent d’être ébranlées par le “Brexit” et par les modalités de sa mise en oeuvre.

Le Maroc a finalement – après six mois de blocage politique dont personne n’a voulu assumer la responsabilité – pu se doter d’un gouvernement, bancal certes et rendu encore plus bancal par le coup de balai royal suite au rapport de la Cour des Comptes.

Et enfin, un événement – qui aurait dû être un non-événement en fait – s’est produit le weend-dernier : Abdelillah BENKIRANE n’est plus patron du P.J.D. et ses alliés mis au ban des instances du parti!

Pourtant, quelques moments de joie dans cette grisaille sont venus nous redonner esopoir !

La qualification de l’Equipe Nationale de foot-ball à la Coupe du Monde Russia2011 a donné lieu à des scènes de liesse populaire à travers tous le pays, comme seuls les marocains savent les vivre! Tout comme la victoire du WAC en finale de la Ligue des Champions d’Afrique. mais malheureusement le club casablancais est vite redescendu sur terre après sa petite prestation au récent “Mudialito” de Abou Dabi où il a montré ses vraies limites tactiques, techniques et physiques! Espérons que les Lions de l’Atlas s’en sortiront mieux que les prétendus Winners!

Mais avec cela, je n’oublierai ni l’élu et ses 147 milliards de Had Soualem ni le fiqh des quartiers chics de Casablanca et les 15 malheureuses victimes venues chercher un panier de denrées de première nécessité au prix de leur vie

Pendant ce temps, à travers le monde, des peuples continuent à vivre dans la guerre ou dans l’exil qu’ils n’ont pas cherché : le Yémen par exemple dont presque personne ne parle, les Rohingihas de Birmanie qu’on a vite fait d’oublier, certaines zones de l’Afrique que les groupes terroristes se disputent et qu’ils disputent aux autorités centrales!

Encore quelques jours avant de voir 2017 disparaître des radars de nos préoccupations !

VIVEMENT 2018 !

AL HOCEIMA a eu aussi un film éponyme …

Il n’y a pas que Casablanca à avoir donné son nom à un film, juste son nom, sans ajout, sans fioriture, sans enjolivement.

Le monde entier connait le film “CASABLANCA” de Michael CURTIZ avec Humphrey BOGARD et Ingrid BERGMAN. On se souvient de la réplique culte lancée au pianiste noir par Humpreey Bogard : “Play it, Sam”. On se rappelle du Rick’s qui existe encore et fait partie des hauts lieux à visiter de Casablanca.

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Aucune autre ville ne semble avoir lié son nom et seul son nom à un film aussi fortement et aussi intimement que Casablanca…Ni Paris (Un américain à Paris), ni Rome (Rome …ville ouverte), ni New York (New-York-Miami), ni Tobrouk (Un taxi pour Toubrouk), ni Boston (L’étrangleur de Boston), ni Dublin (Les gens de Dublin)! chaque fois le nom de la ville était accolé à un autre mot …

Aucune? Rien n’est moins sûr !

AL HOCEIMA, la capitale du Rif, le centre névralgique de l’histoire récente du Rif, le noyau dur des revendications sociales, économiques et même politiques de ces derniers mois, a donné elle aussi son nom à un film…

Juste son nom, sans ajout, sans fioriture, sans enjolivement. Exactement comme Casablanca et le “CASABLANCA” de Michael CURTIZ.

En 1948, le metteur en scène espagnol Jose LOPEZ RUBIO avait réalisé “ALHUCEMAS” avec des acteurs peut-être moins connus que les interprètes de “CASABLANCA” mais qui étaient de grosses vedettes de l’Espagne franquiste de l’époque, notamment la star Sara MONTIEL, à la carrière impressionnante.

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Bien sûr “ALHUCEMAS” n’a pas eu le succès phénoménale de “CASABLANCA” : le cinéma espagnol de l’époque n’avait rien à voir avec le rouleau compresseur cinématographique de Hollywood!

Le sujet du sujet de “ALHUCEIMAS” tournait autour d’un concept hispano-espagnol : l’histoire d’un capitaine d’infanterie de l’armée franquiste, novice et un peu maladroit, qui parvient à devenir en un officier répondant au modèle martial de l’époque.

Film de propagande, bien sûr, de propagande franquiste, tourné dans le décors naturels des environs de Al Hoceima, “ALHOCEMAS” n’a bien sûr accordé aucun regard aux rifains, tout comme CASABLANCA n’avait prêté le moindre intérêt aux marocains de la ville de Casablanca!

Cinéma des vainqueurs, bien sûr …

C’est à nous de réaliser des films sur nos villes, pour les glorifier ou du moins les immortaliser …Nous n’avons eu droit qu’à “CASANEGRA“!

Comme nous serions fiers de voir un film simplement intitulé “TANJA”, ou “ESSAOUIRA”, ou “MARRAKECH” réalisé par un(e) marocain(e) rien que pour les marocains et les marocain(e)s, et pour le reste du monde éventuellement!

P.S. : j’ai découvert l’affiche du film “ALHOCEMAS” en feuilletant “مقتطفات من حديث مستمر عن الحسيمة“, traduction en langue arabe par Abdellah JERMOUNI de l’ ouvrage de Juan ROMAN, artiste et écrivain espagnol né à Al Hoceima : “Fragmentos de una conversacion continua sobre Al Hoceima“, dont je parlerai quand j’en aurais fini la lecture.

P.S. 1 (le 13 décembre 2017) : après la lecture du livre en question, il ne m’a pas paru nécessaire de vous faire part de mon sentiment, car ces “fragmlents” ne présentent aucun intérêt particulier, sauf quelques anecdotes croustillantes et quelques photos sur l’histoire de la ville de Al Hoceima durant la présence espagnole.

Une jeune institutrice raconte son enfer, ses espoirs, sa vie quoi …

Un titre fort sympathique “LES ATTACHANTS” …Une écrivaine que je ne connais pas : Rachel COREMBLIT…Un éditeur plutôt discret “Les Editions du Rouergue” Mais un sujet qui me passionne : l’enseignement, la vie des enseignants, leurs problèmes! Et c’est normal : je partage la vie d’une enseignante depuis plus de quatre décennies.

les attachants

J’ai donc tout de suite été intéressé par cette nouveauté de la rentrée littéraire 2017, dont je doute fort qu’elle intéresse les jurys des grands prix! Mais peu importe : le roman est une petite merveille.

Dans ce livre, Rachel Coremblit – enseignante dans le primaire puis formatrice – fait appel à sa mémoire pour nous raconter le quotidien d’une jeune institutrice dans un quartier périphérique de Toulouse, ville où les difficultés de la vie normle se conjuguent à celles nées de la diversité et de la crise.

Le témoignage de l’auteur est authentique et parfaitement rendu : elle ne peut pas avoir inventé tous les petits élèves

Le petit Rémy, le transparent Michel, les gros bagarreurs comme Allan ou Abdel, la coquette Karima, le malfrat en puissance Emir, Yaël le gamin de dix ans qui s’oublie et se salit encore en pleine classe, tous ces gosses et les autres ont dû exister dans la vie réelle de Rachel et Emma l’héroïne du livre les évoque avec amour, tendresse, nostalgie et pourquoi pas une certaine appréhension parfois :

“Emma les a regardés, ses élèves, ses enfants, sa troupe, ses mômes, ses monstres, ses pourritures,ses petits loups, ses horreurs, ses gamins, ses grands morveux, ses mignons. ses attachants, ses chiants. Ses attachiants. Sa classe”.

Quelques moments forts de ce livre sont à retenir. Ainsi, le calvaire de la nouvelle institutrice obligée d’assurer son horaire au gré des remplacements qu’elle effectue relève du cauchemar:

Le lundi, la première école se trouvait sur les coteaux ; petites sections ; des minus qui se mouchaient sur ses jambes du mois de septembre – premiers rhumes – au mois de juin – allergies… le mardi, grand écart. Une classe unique dans un petit village que même le GPS ne semblait pas connaître. Le jeudi, c’était juste l’horreur, un CP dans la banlieue nord

Mais parfois la tendresse l’emporte, souvent le doute, la colère en quelques occasions. Bref la vie d’une institutrice dans toute sa vérité!

Un témoignage authentique poignant de crudité et de sincérité, sans complaisance mais sans surenchère, d’une justesse à vous glacer le sang parfois.

En fait, un hommage aux enseignants qui ont choisi ce métier.

Le livre que Leila SLIMANI aurait dû s’abstenir de publier!

On ne peut pas prétendre que je ne reconnais pas le grand talent d’écrivain de Leila SLIMANI !

Je l’ai dit à propos de son premier roman, “DANS LE JARDIN DE L’OGRE” qui ne m’avait pas intéressé en tant que lecteur lambda mais qui laissait prévoir un bel avenir littéraire pour l’auteur.

Son second ouvrage, “DOUCE CHANSON“, m’avait impressionné ! La preuve en est que j’avais conclu mon billet par une vraie déclaration d’admiration : “Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière”!

Mais quand j’ai lu son dernier opus “SEXE ET MENSONGES – La vie sexuelle au Maroc” paru il y a quelques mois chez ARENES EDITIONS, puis en édition pour le Maroc et l’Algérie, chez LEFENNEC, je me suis dit deux choses.

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La première est j’a bien fait d’attendre l’édition marocaine à 25 dirhams plutôt que l’édition française à 230 dirhams car c’est le juste prix, à mon sens, pour ce livre. Et en prime les éditions Le Fennec ont réussi une couverture génialement artistique.

La seconde est que Leila SLIMANI aurait été plus inspirée de laisser à Tahar BENJELLOUN le soin de faire de l’argent sur les malheurs psychosociologiques de ses compatriotes : il en a plus l’habitude et elle a beaucoup trop de talent pour le gaspiller dans ce genre d’écriture.

Leila SLIMANI a voulu donner la voix aux prétendues sans-voix marocaines : elle a réussi surtout à ouvrir la voie aux poncifs les plus éculés que les critiques français attendent chaque fois qu’il est question de sexuelle dans un pays arabe, musulman et notamment au Maroc.

Leila SLIMANI n’est pas une quelconque “Madame TAAAZI”, héroine de Gad EL MALEH : il s’agit d’une écrivain pleine d’imagination et de talent, qui connait mille fois mieux le monde parisien que les dédales des sociétés marocaines !

Le titre de son livre est assez surprenant : “SEXE ET MENSONGES” ! Elle ne s’est même pas donné la peine de s’éloigner du titre du film de Steven Soderbergh qui raconte l’histoire d’un homme qui “collectionne les interviews vidéo de femmes qui racontent sans ambages leur vie sexuelle”.

Le sous-titre en est presque grotesque par la charge de prétention qu’il porte : “La vie sexuelle au Maroc”. Même Soumaya NAAMANE-GUESSOUS, éminente sociologue et spécialiste émérite de ce sujet tabou s’il en est – n’a pas osé donner à l’une de ses publications – autrement plus nombreuses, plus sérieuses et plus documentés que le “livricule” de Leila SLIMANI – un sous-titre aussi ronflant.

Je ne parlerai pas du contenu du livre : vous en jugerez par vous-mêmes, mais je crois qu’il peut irriter certains par sa crudité tout comme en ébahir d’autres par son audace. A mes yeux, il ne présente qu’un intérêt tout relatif tant les évidences qui y figurent sont évidentes, tant les clichés sont rabâchés et tant les formules relèvent du lieu commun mille fois répétés, et ce malgré l’apport de certains noms censés donner du crédit intellectuel au reste des témoignages.

Bref Leila SLIMANI, par la publication de cet opus, a gagné certes son pari commercial mais elle a perdu son crédit littéraire gagné haut la main par ses deux précédents romans!

Attendons donc sa prochaine livraison en espérant y retrouver la véritable Leila SLIMANI mais non pas la beurette de service qu’elle n’est absolument pas!

Ma deuxième rencontre fortuite avec Guillaume MUSSO

Comme je l’écrivais il y a quelques années, les romans de Guillaume MUSSO, l’auteur français le plus lu, ne sont pas ma tasse de thé ni mon verre de café…..

Mais un trajet par train Rabat-Casa et retour peut très bien convenir à la lecture d’une des productions de Guillaume MUSSO – je ne trouve pas de mots plus juste pour qualifier ce que nous vend ce monsieur.

Cette fois, je me suis laissé piéger par “L’INSTANT PRÉSENT” publié chez les Editions XO en 2015.

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Pour ne pas vexer Guillaume MUSSO et ses lecteurs, je ne dirais que ce roman est un “roman de gare”….quoiqu’il ait été acheté dans ue gare mais que ce serait plutôt un “roman de train

En effet, une fois embarqué dans le train et dans le roman, c’est bien plus le roman qui vous accapare!

Le style est alerte!

Les ambiances sont formidablement bien rendues, surtout pour un français qui nous parle de New-York des années 90 avec une aisance et une précision remarquables.

Les personnages sont crédibles.

Reste la trame du roman …

Soit on y adhère au genre et on accepte le jeu et alors on est entraîné dans un tourbillon fou mais pas désagréable.

Soit le lecteur est moins réceptif – comme c’est le cas pour moi – et il ne croit à un seul moment aux aventures complètement alambiquées que connait le héros!

Jouer avec le temps relève de la science-fiction et je me suis pas un fanatique de ce genre! Mais s’il peut me faire oublier les deux fois 70 minutes que dure le trajet aller-retour en train entre Casa et Rabat, je peux dire que Guillaume MUSSO a réussi son pari!

J’vais qualifié le seul roman de Musso que j’ai lu de “roman de salle d’attente chez un concessionnaire automobile“. Entre une salle d’attente et un train-navette, il n’y a pas une très grande différence!

Un 25 NOVEMBRE plus triste que les précédents…

Depuis que je tiens ce blog, j’ai toujours veillé, à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, à exprimer ma solidarité avec les femmes victimes de comportements violents de la part des hommes et parfois, malheureusement, des institutions.

Ma solidarité n’avait et n’a toujours été motivée que par le respect tout à fait normal que je dois à la femme, aux femmes : j’ai eu une mère d’un courage inouï, j’ai une épouse d’une droiture exemplaire, mes filles sont ma fierté tout autant que mon fils.

Je ne comprends pas donc, je ne conçois pas donc qu’un homme puisse porter la main sur une femme, qu’il puisse lui manquer de respect, qu’il se croit supérieur à elle, qu’il lui porte atteinte de n’importe quelle manière!

Pour moi, la violence faite aux femmes n’est pas un comportement humain normal ..

Or malheureusement, cette violence est chose courante chez nos congénères à tel point que l’anthropologue Françoise HERITIER, disparue il y a quelques jours, n’hésite pas à affirmer que : “l’Homme est la seule espèce où les mâles tuent les femelles de leur espèce”.

Comment faire pour changer cette situation?

Changer les mentalités, changer les données socio-économiques, changer les lois, changer le monde en quelque sorte!

Mais il faut aussi et surtout que les femmes réagissent, qu’elles se battent, toutes, même celles qui ne sont pas victimes de violences, contre cet état de fait!

J’ai dit en titre de ce billet que ce 25 novembre est plus triste que les précédents…Oui, parce que certaines femmes qui ont toutes les raisons de mener cette bataille, parce qu’elles sont libres rt indépendantes, rechignent à mener ce combat et que d’autres tout aussi libres et tout aussi indépendantes se complaisent dans leur situation de victimes.

Oui, je suis cynique dans cette affirmation mais malheureusement elle est véridique et bien plus réelle qu’on ne le croit!

La violence faite aux femmes est le combat de tous et de toutes : quiconque y renonce – même pour des raisons de convenance ou de conviction personnelle – se comporte à mon sens en complice de crime contre les femmes, contre LA FEMME!

P.S. 1 : j’ai souvent dédié mon billet du 25 novembre à quelqu’un qui m’est proche, pour qui cette date est importante et qui m’a très douloureusement ouvert les yeux sur le renoncement de certaines femmes à défendre leur propre cause quand elles ne se complaisent pas dans leur situation de victimes, qu’elles ne la justifient pas ou pire qu’elles subliment leurs bourreaux!

P.S. 2 : La récente lecture d’un petit recueil de textes – on ne peut parler de nouvelles, ce serait plutôt des confessions intimes déguisées et très élégamment rédigées – publié par Imane NACIRI chez La Croisée des Chemins en 2012 sous le titre NE ME JUGEZ PAS n’a pas arrangé les choses : elle a contribué à renforcer le sentiment assez désagréable que j’ai exprimé dans ce billet. Un conseil : ne lisez pas la prose dépressive et déprimante de cette femme.

ne me jugez ps

Décidément, ce 25 novembre recèle une tristesse infinie…

AVOIR UN AVIS SUR TOUT ….

Peut-on avoir un avis sur tout ? Et surtout doit-on l’exprimer à tout prix?

Les questions que je pose n’ont rien à voir avec la liberté de penser ou la liberté d’expression : c’est juste une question d’opportunité et de pertinence. Que l’on soit bien d’accord!

L’actualité est très riche et les internautes réagissent bien évidement selon leur feeling. Mais honnêtement, un internaute lambda assis devant o PC ou tripotant son smartphone, peut-il avoir un avis digne exprimé sur tous les problèmes qu’il voit défiler sur son écran?

Comme une affaire aussi grave que le drame d’Essaouira, dont on sait rien sinon que 15 femmes perdu la vie dans des circonstances troubles?

Comme les accusations de complot contre la monarchie proférées contre Illyas Omari et qui risquent de déstabiliser le Maroc et ses institutions?

Comme l’éventuelle sélection en EN de Munir El Hadaddi, ce joueur qui avait opté pour la Roja et qui se découvre soudain un amour sans limite pour les Lions de l’Atlas qui iront défendre le couleur du Maroc en Russie, après une campagne africaine épuisante et finalement triomphale?

Comme l’interdiction par les autorités monétaires marocaine de l’usage des monnaies virtuelles plus connues sous le vocables de “bitcoins”?

Comme les conséquences du retard ds pluies qui troublent même le plus citadins d’entre les marocains mais qui ne semblent pas inquiéter M. Aziz Akhenouch, ministre de l’Agriculture et de bien d’autres choses?

Comme la situation dans cet établissement de préparations aux Grandes Ecoles de Taza qui a connu concomitamment une intoxication alimentaire massive et un suicide?

Comme cette association dont le but est de faire aimer la lecture aux petits et qui se voit boutée hors de la Bibliothèque Nationale de Rabat pour des motifs pour le moins fallacieux?

Comme le chaos le plus total qui a suivi la finale de la Coupe du Trône entre le RAJA et le DHJ et qui a provoqué des débats matériels très importants sur les biens des particuliers qui n’ont rien à voir avec le foot et des blessés chez les forces de l’ordre, contre quelques arrestations sans itérêt.

J’en passe et des meilleures : peut-être es affaires plus importantes, des sujets plus compliqués, des plus informations plus graves.

Non, un internaute normalement constitué ne peut avoir un avis clair et circonstancié surtout ce qui se passe autour de lui. Et il n’est pas, à mon sens, obligé d’exprimer à chaque fois son sentiment sur tel ou tel événement, sur telle ou telle information et très souvent sur juste une rumeur non fondée!

Ai-je tort?
Ai-je raison?
Je n’en sais rien mais la question m’a semblé importante et je la soumets à votre appréciation..

SI COMME MOI, VOUS AIMEZ LES MATHS, TOUT EN N’Y COMPRENANT RIEN….

Si comme moi vous avez eu un jour l’intention d’entamer des études scientifiques et que la vie en a décidé autrement, si comme moi il vous rester un amour nostalgique des mathématiques et surtout une incompréhension quasi totale de certaines notions qui se soient noyées dans le brune de vos souvenirs, si comme moi, il vous reste de bagues souvenirs des cours de mathématiques où ils était question de logarithmes, de fonctions, de dérivées, ou de sinus et cosinus, ou de nombres réels ou irrationnels (je ne demande encore aujourd’hui comment un nombre peut-être irrationnel), je vous conseille de feuilleter le petit livre de Lionel SALEM, Frédéric TESTARD et Coralie SALEM paru en 1990 chez les éditions CASSINI – collection Le Sel et le Fer – sous le titre alléchant: LES PLUS BELLES FORMULES MATHÉMATIQUES“.

MATHS

Vous serez épaté de comprendre très vite le pourquoi du comment des formules qui nous donnent la surface du rectangle et celle du triangle, celle d’un cercle et avec les intégrales celle de n’importe quelle surface! Eh oui, n’importe quelle surface quelque soit sa forme…

Vous verrez d’un autre oeil les mystérieux sinus et cosinus, ou bien les nombres bizarres que tout le monde connait mais dont peu de monde comprend comme PI (le fameux et mystérieux 3,141592653589793238462643383279……. et l’on peut aller jusqu’à plus soif sans espoir de trouver la dernière décimale) ) ou le nombre d’or que certains ont croisé dans les cours de dessin au lycée s’ils ont eu la chance d’avoir eu un prof de dessin compétent et qui nous permet de réaliser, spontanément, de belles photos ou des bouquets agréables à regarder.

Vous y trouverez l’explication relativement simple du nombre e à laquelle je n’ai jamais rien compris, et le rappel d’un certain nombre de théorèmes qui sont enfouis dans nos mémoires comme le théorème de Pythagore bien sûr.

Faites ce petit voyage dans les méandres de votre mémoire et de vos connaissances et vous vous rendrez compte que, scientifiques ou pas, férus de maths ou pas, nous avons en nous-même un fonds de mathématicien qui s’ignore!

Amusez-vous bien !

CE BLOG EXISTE DEPUIS LE 18 NOVEMBRE 2005 ET CONTINUERA A EXISTER

Le billet inaugurant ce blog date du 18 novembre 2005.

De leau a coulé sous les ponts depuis cette date, des sujets ont défilé sur cet espace, des commentaires y ont été postés, des échanges s’y sont construits, des belles amitiés en sont nées et des malheureuses inimités se sont installées!

Et pourtant, citoyenhima.org a continue sont chemin cahin-caha, avec des périodes de création euphorique et des moments de lassitude et de repli sur soi.

Mais ce qui qu’il y a de sûr c’est que je tenterai de faire vivre et peut-être juste survivre cet espace, qui fait partie de ma vie maintenant.

Ce sera toujours le réceptacle de mes réflexions personnelles sur les problèmes qui m’interpellent et qui n’intéressent pas forcément les autres.

Bien que les commentaires soient bloqués pour des raisons techniques que je ne suis pas arrivés à résoudre, je sais que une partie de mes lecteurs me suivent sur ma page Face Book ou sur mon blog miroir.

Je le remercie de leur fidélité et leur assure mon amitié et mon respect.

MAINTENANT QUE LA FÊTE EST FINIE …

Maintenant que la fête footballistique, que les fêtes footballistiques, devrais-je dire, sont finies, qu’allons-nous faire?

Maintenant que les drapeaux rouges des supporters du Widad de Casablanca sont rangés, une fois que ce club est déclaré “champion d’Afrique des Clubs”, qu’allons-nous faire?

Attendre le prochain “Mundialito” et espérer bien entendu avoir quelques moments d’espoir, de joie, de bonheur, de fièvre, de fierté….A moins que l’on tombe de haut et que les résultats sous le soleil des Emirats ne soient pas aussi brillants que sous celui de Casablanca.

Mais bon c’est un jeu, le foot, un jeu et rien d’autre!

Maintenant que l’Equipe Nationale de football est qualifiée pour la Coupe du Monde 2018, que Hervé Renard et ses poulains auront encaissé les chèques qu’ils ont ont largement mérité pour voir redonner au pays un beau moment de rêve, de bonheur, de fierté et d’espoir, qu’allons-nous faire?

Attendre le 1er décembre prochain pour savoir à quelle sauce nous serons mangés l’été prochain, car nous serons mangés, dévorés, il ne faut pas se leurrer, car la Coupe du Monde est une affaire de très grandes équipes, de gros sous et d’intérêts énormes qui nous dépassent de loin!

Ni le titre africain du Widad ni la qualification des Lions de l’Atlas ne changeront d’un iota la situation du citoyen de base marocain, qui aura à affronter les mêmes problèmes qu’il y a deux semaines, la même administration, la même police, la même justice, les mêmes prix affichés ou pas dans les marchés, le même enseignement, la même santé publique, les mêmes transports en commun.

Pourtant pendant quelques heures, rien de tout cela n’avait d’importance…Juste pendant quelques heures, de Tanger à Layoune, de Casablanca à Oujda, de Fez à Agadir et de Kenitra à Errahidia, les marocains et les marocaines ont été comme sur un nuage!

Etait-ce pour oublier leur problèmes ou les avaient-ils réellement oublié durant cette folle nuit de samedi dernier?

Le football est l’opium moderne des peuples même les plus modernes, les plus riches : demandez aux Brésiliens, demandez aux Italiens, demandez aux Espagnols.

Depuis notre atterrissage sur le terrain de la réalité, le Maroc a retrouvé ses mêmes problèmes avec un gouvernement qui n’en est pas pas un : les ministres limogés ne sont pas encore remplacés et leur remplacement n’est pas pour bientôt à ce que l’on voit!

Le stress hydrique menace très sérieusement le pays et rien ne semble avoir été mis en place pour y faire face ou du moins pour le limiter.

Difficile de lister tous les problèmes que nous connaissons, et que nous avons oublié l’espace d’une soirée, l’espace de deux soirées, après deux victoires en football, réalisées grâce à la sueur de deux bandes de joyeux lurons emmenés par deux entraîneurs, meneurs d’hommes formidables et peut-être grands stratèges en leur matière.

On peut retenir comme gros problème qui est aussi le syndrome de la maladie chronique que notre scène politique vit depuis des années : le PJD parti majoritaire au parlement, parti dirigeant le parlement, va peut-être se livré poings et mains liés pour les quatre prochaines années à son actuel S.G. et devenir ainsi le parti qui combat l’acutel gouvernement! N’avons-nous pas assez de ^problèmes pour que cette situation ubuesque ou kafkaïenne ou tout simplement “johaienne”, ridicule et dangereuse, se produise.

Ne l’oublions pas, c’est autrement plus important que notre qualification à n’import quelle compétition sportive, à tous les succès sportifs du monde!

Soyons er restons réalistes! IL Y A DES CHOSES PLUS IMPORTANTES QUE LE FOOTBALL !

Du temps des romains, la règle pour maintenir la paix sociale était : “PANEM ET CIRCENSES” (du pain et des jeux)..Mais nous ne sommes plus au temps de César!

Du temps de Franco, les espagnols disaient “HOY PAN Y VINO, MANANA SERA OTRO DIA” (aujourd’hui du pain et vin, demain sera un autre jour)! Franco a disparu et l’Espagne a évolué.

Actuellement, LE FOOTBALL EST L’OPIUM DES PEUPLES : beaucoup le pensent avec raison, du simple citoyen lambda comme moi au politicien aguerri comme Jean-Luc Mélenchon, en passant par beaucoup d’internautes sérieux et engagés, et en faisant un crochet par des poètes comme l’algérien Sadek BELHAMISSI qui affirme que “quand la démocratie est absente, le foot ball est l’opium du peuple” et en s’arrêtant sur l’ouvrage de Jean-Marie BROHM et Marc PERELRMAN intitulé “LE FOOTBALL, UNE PESTE ÉMOTIONNELLE” paru chez Gallimard en 2006.

Il nous faut donc nous méfier de ce truc-là, ne pas lui donner plus d’importance qu’il n’a, c’est à dire le maintenir à la place qui est la sienne dans la société : UN SIMPLE JEU et nous concentrer sur l’essentiel de la vie : le travail, la préparation des générations futures et la sauvegarde de la planète.

APPLAUDIR UN BUT OU UNE VICTOIRE est la chose la plus facile à faire …Mais le rôle du citoyen est plein plus compliqué que cela!

Ne l’oublions pas !

UN ROMAN N ‘EST PAS QU’UNE SUITE D’OBSCÉNITÉS.

La découverte d’auteurs marocains francophones que je ne connais pas a toujours était pour moi un plaisir ; j’aime saluer leur travail quand, à mon humble avis de lecteur lambda, il le mérite. Mais je n’hésite à dire crûment ma éception quand elle doit être exprimée.

Je ne connaissais pas Karim NASSSERI, je ne connaissais pas son roman “LE MARIN DE MOGADOR” publié en 2008 aux Editions LE MANUNISCRIT que je connaissais pas non plus.

MOGADOR

C’est donc avec une curiosité certaine et même bienveillante que j’ai ouvert ce livre.

Mais dès la première phrase j’ai été choqué par la crudité de l’expression : “j’ai longtemps rêvé de me faire baiser dans le lit conjigal de mes parents“!

Après tout, pourquoi pas! Chacun son trip et chacun ses fantasmes! Mais moi, lecteur lambda, je tiens à ce que un roman m’embarque dans un voyage intéressant, inédit, qui me fasse rêver, qui chatouille mon émotion ou ma curiosité.

Les pages qui suivent s’inscrivent dans le même registre de langue et le même champ sémantique : Karim NASSERI y évoque des putains, les cuisses de sa mère, les dérives sexuelles de son père; il parle de ses “jolies fesses fermes.

Honnêtement, ce n’est pas ce que je recherche dans un roman, surtout que ce genre de “littérature” n’apporte aucun éclairage spécial sur les personnages, ni sur l’intrigue ni sur les dialogues.

On a l’impression de Kaim NASSERI est frappé par le syndrome de Gilles de La Tourette et qu’il ne peut se retenir d’écrire de mots choquants, crus, sans raison, juste pour se défouler.

Dommage parce ce que l’auteur a une aisance et une fluidité dans son écriture assez remarquables. Normal pour quelqu’un qui a choisi de vivre depuis une quarantaine d’année.

Dommage par ailleurs que l’éditeur ait laissé passé des dizaines de coquilles qui ne sont surement pas dues à l’auteur mais à des correcteurs négligents : comme une troisième personne du verbe “rire” au pasé simple qui donne un lamentable : “L’amiral ria au nez du vieux” ou un “feignant” qui sonne comme “fainéant” mais qui n’est qu’un affreux barbarisme ; sans parler de “une cordeS” qui se serait biuen passée de cet “s” inutile.

Karim NASSERI, comme un certain nombre d’écrivains francophones marocains, semble écrire pour le lecteur français, friand de sexe et d’exotisme et lui vend donc un Maroc miséreux et des marocains et des marocaines misérables, baignant dans la misère, mais pratiquant allègrement le sexe et s’adonnant aux drogues.

Très peu pour moi!

SEISME POLITIQUE ou SIMPLE SECOUSSE TELLURIQUE MANAGERIALE ?

Depuis quelques jours, le Maroc dans son ensemble parle de “séisme politique” – ZILZAL SIYASSI – après d’abord le limogeage de quelques ministres, dont l’un figure parmi les plus grands, les plus fidèles et peut-être les meilleurs serviteurs de l’état et ensuite l’éviction de la vie publique à venir de plusieurs autres hauts responsables.

Tout cela intervient après les résultats de l’enquête menée par la Cour des Comptes, qui a recoupé, repris et surement approfondi les investigations menées, sous le direction de Madame la Wali Zineb EL ADAOUI, par l’Inspection Générale des Finances (jadis un corps d’une compétence reconnue par tous, mis qu’en reste-t-il actuellement) et par l’Inspection Générale du Ministère de l’Intérieur (redoutée par les élus locaux et par les agents d’autorité en place).

Des conclusions ont été tirées dont la première et non la moindre est que “l’examen des documents et des informations disponibles à ce jour n’a pas révélé de malversations ou de détournements”

Par contre, le rapport de la Cour des Comptes relève “des dysfonctionnements, à la fois dans la phase préparatoire du programme AL HOCEIMA MAMARAT AL MOTAWASSIT, dans l’élaboration de la Convention-cadre qui le régit et dans sa mise en œuvre”.

A la suite de ce rapport, des décisions sont immédiatement tombées, qui ont ont fait les choux gras de la presse et ont alimenté les discussions de salon.

Des ministres négligents ont été limogés! Des administrateurs connaîtront le même sort pour les mêmes raisons!

Oui, et alors ?

Est-ce assez pour parler de séisme politique? CE N’EST PAS UN SEISME POLITIQUE, mais la simple conséquence d’un comportement anormalement négligent de la part de hauts responsables!

Pour qu’il y ait “séisme politique”, il faut que, au mieux, l’on bouleverse l’architecture du gouvernement, et, au pire, que l’on touche aux institutions du pays!

Pour que l’on puisse parler de “seisme politique”, il faut que les équilibres existants à un moment donné soit rompus et remplacés par un nouvel ajustement des forces politiques en présence !

Or, rien de tout cela ne semble s’être produit ni se profiler à l’horizon, ni à court, ni à moyen ni à long terme!

Il n’est pas question d’élections anticipées, ni de démission du gouvernement, ni de changement de majorité malgré les rumeurs insistantes et surtout fantaisistes.

Seule change la manière d’évaluer l’action des gouvernements et de redresser les dysfonctionnements constatées! Mais dans le cadre d’une structure constitutionnelle et légale qui réunit l’unanimité du pays, qui découle du titre XII de la constitution de 2011 traitant de “LA BONNE GOUVERNANCE“.

Alors séisme politique, ravageur peut-être mais aussi refondateur ou simple secousse tellurique qui replace les plaques tectoniques de la vie publique à leur juste place?

La réponse semble évidente malgré l’unanimité de façade que l’on retrouve dans la classe politique et dans les médias qui on perdu l’habitude de voir la loi s’appliquer et les bonnes pratiques mises en ouvre selon le bon vieux dicton populaire : “LI FARET Y KARET“.

“ARTICLE 353 DU CODE PENAL”

Non, ce n’est pas un sujet d’examen d’une quelconque faculté de droit française!

ARTICLE 353 DU CODE PÉNAL” est bien le titre, pour le moins bizarre, du dernier opus de Tanguy VEIL paru en 2017 chez “Les Editions de Minuit“.

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Ce roman m’a étrangement rappelé les ouvrages de Georges Simenon de la belle époque, avec ses héros qui sont en fait de véritables anti-héros.

Notre Martial Kerlmeur n’a rien de martial malgré son prénom, chômeur paumé, père désabusé, mari abandonné et surtout petit épargnant floué et arnaqué .

Avec ses décors qui suintent l’ennui et la désolation, avec une petite bourgade de la côte bretonne, rongée par la pluie et la crise.

Avec ses protagonistes sans relief, mais attachants, comme le maire de la commune, le juge d’instruction.

Mais aussi avec un personnage-clé sur lequel repose toute l’intrigue : le promoteur immobilier, escroc sans état d’âme, qui n’hésite pas à narguer ses victimes jusqu’à ce que le drame survienne.

On peut apprécier ce genre de roman, si l’écriture est soignée, et pour celui-ci elle l’est, si le récit est bien mené, et pour celui-ci le lecteur est tout de suite pris, si les personnages sont crédibles et pour celui-ci tous les personnages sont parfaitement cernés, si le décor est est bien planté et pour celui-ci la Bretagne bruineuse et humide mais belle et attachante est particulièrement bien dépeinte par l’auteur lui-même breton pur jus.

Mais au fait pourquoi, ce titre assez technique : il s’agit de l’article du code de procédure pénala français qui demande aux juges de ne se référer qu’à “leur intime conviction” quand ils jugent.

Cette intime conviction du juge d’instruction est la clé de ce roman. Et elle pose en effet un certain nombre de questions que le lecteur aura à cœur de découvrir tout au long du roman.

Ce roman dur, sombre, glauque et noir respire pourtant une humanité particulière.

Pour ma part, je retiendrai une phrase de cet ouvrage où l’auteur évoque la manière dont le promoteur immobilier, escroc véreux et cynique, envisage le projet immobilier qu’il fait miroiter aux yeux de ses clients : cette phrase me fait penser aux projets immobiliers qui poussent comme des champignons dans nos villes et qui restent longtemps de tristes barres de béton inhabitées, dans l’espoir d’une éventuelle plus-value à venir :

“Il n’a jamais présenté la chose comme un endroit fait pour habiter, il a parlé d’investissement et de rendement, mais jamais d’habiter.”

“TAZMAMORT” : un livre acheté en février 2009 et enfin lu en octobre 2017

“TAZMAMAORT, dix-huit ans dans le bagne de Hassan II” de Aziz BINE BINE paru chez DENOËL en janvier 2009 était sur les étagères du Salon du Livre de Casablanca quelques semaines plus tard : j’ai acheté le livre mais pour je ne sais quelle raison je ne l’ai pas ouvert!

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Ou peut-être avais-je été dégoûté par l’opération ridicule, et criminelle à mes yeux, de récupération qu’avait entreprise Tahar BENJELLOUN en s’appropriant le récit de Aziz Binebine pour en faire un énième “ouvrage” intitulé – admirons au passage l’oxymore – : ” Cette aveuglante absence de lumière ” paru aux Editions du Seuil.

Ou est-ce le sous-titre accrocheur à souhait qui m’en avait dissuadé : “dix-ans dans le bagne de Hassan II” ?

Toujours est-il que le livre est resté fermé, classé dans ma bibliothèque, alors que, par ailleurs, j’ai eu l’occasion de m’intéresser de près à ce qu’on appelait à l’époque la “littérature carcérale”.

Puis, il y a quelques jours, un petit livre, avec une couverture blanche comme un linceul, paru chez LE FENNEC-Poche en octobre 2015, intitulé “TAZMAMORT, récit de vie” et signé Aziz BINEBINE.

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J’avais complètement oublié que j’avais acquis la première édition et c’est CitoyenneHmidette, qui partage mes lectures bien entendu qui me l’a rappelé!

C’est ainsi que j’au pu enfin lire l’ouvrage de Aziz BENBINE, peut-ête en ayant à l’esprit LE FOU DU ROI, le livre de son frère Mahi BINBINE.

Mais revenons à TAZMAMORT : je zappe le sous-titre que l’autyeur (ou l’éiditeur) a changé d’une édition à l’aute.

TAZMAMORT : ce titre – résultat d’un jeu de mots macabre et terriblement efficace – résume l’ouvrage qui, en plus de décrire les conditions abominables vécues par les prisonniers du bagne de Tazmamart, est une longue litanie des morts qui ont égrené, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, les dix-ans années qu’a duré le sinistre voyage de ces jeunes militaires, désignés par le destin comme mutins, condamnés par la justice et jetés aux oubliettes par le régime.

En effet, Aziz BINEBINE a voulu évidemment dans ce livre parler de lui-même, de ses souffrances, physiques et morales, de sa lutte pour survivre, mais aussi et surtout évoquer ses compagnons de malheur, dont certains n’ont pas pu résister à la machine infernale qui a été inventée pour en faire des morts-vivants et qui ont fini par rejoindre le monde des morts, se libérant ainsi de la douleur, de la folie.

De la mort de Benchemsi, première victime expiratoire de Tazmamart, (page 67 et suivantes) à celle de Bendourou, dernier soldat tombé au champ d’horreur (page 218), les morts marquent les pages de ce témoignage du sceau de la folie, la bestialité des gardes, de la dignité des survivants : je ne citerai pas tous, mais tous méritent notre humble souvenir (pages 72, 78, 86, 89;101, 103, 106, 107, 116, 136,138, 145, 165, 178, 203, 206, 209)

Ainsi au fil des pages, nous assisterons, nous participerons devrais-je dire à la mort de trente-cinq des ces “oubliés” de l’histoire et de la justice, dans des conditions plus terribles les unes que les autres!

Aziz BINEBINE a attendu deux décennies pour écrire son livre : libéré de l’enfer de Tazmamart en 1991, il ne publiera TAZMAMORT qu’en 2009.

Pourtant le temps n’a rien effacé de ses souvenirs, de l’acuité de ses observations, de la justesse de ses ressentis : il évoque chaque moment de son calvaire sobrement, sans haine pour personne et il rappelle la disparition de ses compagnons d’infortune comme autant de moments de déchirement personnels.

TAZMAMORT n’est pas une oeuvre littéraire (Binebine a laissé le soin à Tahar Benjelloun et à ses équipes de faire de ces 18 ans de malheurs un roman dans lequel “il mêle à son tragique récit des éléments de poésie et d’humour”).

Aziz BINEBINE se contente de témoigner et son témoignage est encore terriblement efficace, même quand on le lit en 2017.

Conseils de lecture à Madame LE PEN et pourquoi pas à ses électeurs.

Madame LE PEN, apôtre de la lutte contre l’immigration en France, devrait consacrer quelques moments de sa vie à consulter les ouvrages édités par la maison AUTREMENT et réunis dans la collection “FRANÇAIS D’AILLEURS, PEUPLE D’ICI“.

Pour reprendre les intentions de l’éditeur, ces ouvrages suivent “les trajectoires de l’immigration en France et tracent une véritable cartographie de leur leur mémoire par rues, quartiers et villes”. On y retrouve “des histoires inscrites dans l’espace et dans le temps, de ces français venus d’ailleurs dans une France-monde“.

Madame LE PEN et ses amis découvriront le long des ouvrages réunis dans cette collection “la première saga de l’immigration en France“, qui ne date pas de l’arrivée des nord-africains et de musulmans, comme elle semble le croire ou du moins elle veut le faire croire!

Madame LE PEN pourrait ainsi se documenter sur “LES RUSSES A PARIS – 1919/1939” et se rendre compte que les russes dits blancs sot arrivés en masse en France et ont été une des pierres sur lesquelles s’est construite une partie de la société française actuelle.

La chef du Front National pourrait aussi s’arrêter sur “LE NOGENT DES ITALIENS” ou sur “LES POLONAIS DU NORD, ou la mémoire des corons” ou encore sur “LES PORTUGAIS A CHAMPIGNY, le temps des baraques“, pour se rendre compte que la France n’a pas attendu les accords de Bruxelles et autres pour être européenne.

Au cours de sa découverte de cette collection, Madame LE PEN pourrait se rappeler que les espagnols fuyant le franquisme ont été hébergés dans “LES CAMPS DE LA PLAGE – un exil espagnol“.

La France pure et immaculée, si chère à Madame LE PEN n’existe pas et la fille de Jean-Marie LE PEN devrait se souvenir que son pays est le creuset où se sont installés “LES ARMINIENS et leurs territoires” et que les asiatiques ont aussi leur part dans l’histoire récente de la France racontée dans “PARIS – XIII°, LUMIERES D’ASIE“.

Enfin, Madame LE PEN devrait se remémorer que la France actuelle est aussi constituée de français venus d’ailleurs comme les corses, réunis dans “LE PANIER, VILLAGE CORSE DE MARSEILLE” , de pieds-noirs, ces français ayant quitté l’Algérie évoqués dans “1962 : L’ARRIVÉE DES PIEDS-NOIRS“.

Mais mes coneils les plus vifs à Madame LE PEN portent sutr la lecture de ouvrages de cette collection qui s’intéressent aux juifs : “LA BELLE VILLE ES JUIFS TUNISIENS” et “RUE DES ROSIERS, une manière d’être juif”” et surtout ceux qui traitent de l’rrivée des algériens en France : “UN NANTERRE ALGÉRIEN, terre de bidonvilles” et “PLACE DU PONT ou la médina de Lyon” sans omettre “LES HARKIS, une mémoire enfouie“.

Enfin, Madame LE PEN decrait s’arrêter longuement sur la lecture de “MARSEILLE TRANSIT : les passagers de Belsunce” qui est le point de rencontre de tous les arrivés d’ailleurs qui feront la France.

Bonne lecture, Marine ! Je suis sûr que tu en sortiras différente, si tu te donne la peine de tout lire!