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Chroniques d'un citoyen Lambda
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Refaire l’histoire n’est pas facile, même pour des historiens !

October 27, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de griffes, Histoire, livres

si on refaisaitJe viens de lire avec un intérêt très mitigé “ET SI ON REFAISAIT L’HISTOIRE” de Anthony ROWLEY et Fabrice D’ALMEIDA, publié en juin 2009 par les éditions Odile JACOB.

Mitigé pourquoi, alors que je suis un passionné d’histoire?

Les auteurs ont fait le pari dans ce petit livre de réécrire certains moments de l’histoire en imaginant que “la décision d’un homme, le sort d’une bataille, la découverte ou l’accident imprévu” feront que” l’histoire d’un peuple, voire du monde, prend une direction précise“.

Il se trouve peut-être que les cas choisis par ROWLEY et D’ALMEIDA ne m’ont pas spécialement intéressé, soit par ce qu’ils sont très fortement improbables (les arabes triomphent à Poitiers ou la guerre de 1870  n’a pas eu lieu) ou qu’ils sont présentés de manière un peu trop compliquée ( (Napoléon battu à Austerlitz ou ET si Luther avait vraiment réformé l’histoire) ou qu’ils soient l’expression de l’ethnocentrisme des auteurs ( Et si nous ne descendions pas des Grecs, comme si cette filiation était l’évidence même de l’humanité) ou leur peur panique de voir Israël disparaître (1973 :Israël rayé d la carte).

Bref, cette tentative de contribuer à une “histoire potentielle” ne m’a pas convaincu!

Dans un autre registre, j’avais pu lire dans la rubrique intitulée “ET SI……” de la revue marocaine spécialisée dans l’histoire Zamane, quelques papiers où les auteurs tentaient d’imaginer ce qu’aurait pu être l’histoire “si……” tel ou tel événement se serait produit ou pas!

Les articles de Zamane - peut-être parce qu’ils touchaient des sujets plus proche de notre propre histoire - m’avaient paru plus intéressants que  les textes réunis dans “Et si l’on refaisait l’histoire”.

P.S. En tous cas, cette lecture m’a rappelé un post qui trainait dans les “frigo” de ce blog depuis plusieurs mois et dans lequel je tentais d’imaginer ce qui serait advenu du Maroc si le Mouvement du 20 Février avait réussi son coup!

Je le reprendrais éventuellement  un jour, pour  le compléter et le peaufiner avant de le mettre en ligne.

 

 

 

 

 

 

 

HEURE D’HIVER? HEURE D’ETE?

October 26, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de griffes, société

heure d'été

Dans un article au titre accrocheur, le quotidien français LIBERATION du 24 octobre 2014 proclamait que : “le changement d”heure tue“!

Il semblerait que, en France, le changement d’heure, selon cet article,  serait la cause directe au mois d’octobre  de la montée en flèche du nombre de piétons écrasés et  au mois d’avril celle des infarctus.

Si le phénomène s’avérait, nous autres marocains devrions réfléchir à deux fois au système qui préside à l’heure légale dans notre pays!

Nous ne changeons pas deux fois d’heure en 12 mois mais QUATRE fois et chaque année les dates de deux changements est décalée de 12 ou 13 jours pour la période qui couvre le mois de Ramadan!

Enregistrons-nous donc deux pics de piétons écrasés et deux pics d’infarctus dans la même année civile “à l’insu de notre plein gré”?

La question mérite d’être étudiée et les réponses portées à la connaissance des citoyen(ne)s.

Dans un autre article paru dans LE MONDE  du 25 octobre 2014, dans la rubrique “Les décodeurs”, le journaliste Alexandre POUCHARD réalise une synthèse assez intéressante du problème de changement d’heure, en France et dans le monde!

Le motif principal de ce changement serait la réalisation d’économie d’énergie, ce qui finalement ne serait pas réellement prouvé.

Dans notre société, ces économies seraient en toute vraisemblance totalement illusoires, la plupart des marocain(e)s continuant à vivre sous le régime de “assa3a al kdima” (l’ancienne heure)!

Là aussi, il serait utile que les autorités trouvent des arguments plus sérieux que “la nécessité de permettre aux entreprises marocaines d’être en phase avec leurs clients européens” pour convaincre définitivement nos concitoyens!

En attendant, le Maroc est revenu à l’heure d’hiver depuis ce dimanche, nous sommes revenus à notre chère GMT!

Personnellement, j’aimais bien ces après-midi interminables qui nous permettaient de profiter largement de nos belles journées et notre soleil!

Tout le monde n’est pas du même avis!

Mais pour une fois que le gouvernement a pris une décision – même s’il y a eu quelques cafouillages – et qu’il s’y tient, nous n’allons lui gâcher son plaisir!

On se souviendra de ce gouvernement comme celui qui, à défaut de changer la situation, a décidé du changement définitif  d’heure.

 

 

سنة هجرية 1436 سعيدة ٠

October 25, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de coeur, général

سنة سعيدة لكل المسلمين عبر العالم

متمنيا

للجميع أن ينتصر العقل

 

Bonne année à tous les musulmans

à travers le monde en souhaitant à tous que triomphe la raison!

Feliz Año Nuevo a todos los musulmanes

en todo el mundo deseando a todos el triunfo de la razón!

Happy New Year to all Muslims,

worldwide wishing all the triumph of reason!

Seuls qui ont connu Venise sauront apprécier….

October 22, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coup de blues, coups de coeur, livres

Voilà un petit recueil de nouvelles d’une auteure inconnue du grand public, publié par une maison d’édition presque confidentielle spécialisée dans les auteurs méritant d’être encouragés.

venise

 

L’auteure - Dominique PARAVEL – française installée à Venise depuis bientôt trois décennies a voué sa carrière à la Cité des Doges où elle enseigne tout en participant à faire connaitre la ville, son histoire et sa civilisation.

Le recueil “NOUVELLES VÉNITIENNES“  paru en avril 2011 chez l’éditeur Serge SAFRAN nous entraîne dans l’histoire complexe et compliquée de cette cité qui a tour à tour été surnommée, chaque fois à bon escient,  « Sérénissime », « Reine de l’Adriatique », « Cité des Eaux »,  « Cité des Masques »,  « Cité des Ponts » ou simplement « Cité flottante ».

Les sept nouvelles composant ce recueil peuvent paraitre pour le lecteur lambda sans intérêt spécial : en effet, l’un des éléments fondamentaux de la nouvelle, à savoir la chute, est escamoté  dans la plupart de ces textes. Souvent, l’intrigue est pratiquement inconsistante!

En fait, c’est comme si l’auteure n’accordait pas à ces composantes une importance primordiale.

Dominique PARAVEL a surtout focalisé sur l’ambiance très particulière qui a régné sur Venise, durant toute son histoire et qui continue à y régner!

C’est pour cette raison que j’ai donné à mon billet ce titre sibyllin :  “Seuls qui ont connu Venise sauront apprécier….”. Je suis sûr qu’un lecteur napolitain ou génois, romain ou florentin, milanais ou sicilien, trouvera que l’auteure de ces nouvelles donne trop d’importance aux mystères qui entoure cette ville! Que dire alors d’un lecteur non italien!

Mais quand vous avez visité Venise, quand vous avez respiré  l’air très spécial de cette ville, quand votre regard se sera arrêté sur les murs de ces palais délabrés, quand vos pieds auront pataugé dans l’eau glauque de la superbe place San Marco après le retrait de la marée, quand vos narines auront frémi à l’odeur des algues, de la mer, du mazout, des poissons, quand votre mémoire aura remonté entre deux ponts des siècles d’histoire, quand vous aurez marché des heures le long des murs en ruine sans avoir à éviter une automobile, quand vous serez passé en gondole sous le Pont des Soupirs, quand vous aurez vu les pompiers, les policiers, les ambulanciers les taxis circuler en “vaporeto”, quand vous serez sorti de la gare de Venezia-Santa Lucia et que vous vous serez trouvé en face du Grand Canal,  peut-être alors vous pouvez comprendre le sens profond des nouvelles que Dominique PARAVEL a concocté pour ses lecteurs!

Les sept récits balaient l’histoire de Venise : du XIIème siècle quand la Cité, au sommet de sa gloire et de sa puissance, abritait  les aventures de ce téméraire et imprévoyant joueur de dés   jusq’au XXème  où elle n’est plus qu’une destination touristique pour gogos en croisières lowcost dans laquelle un photographe d’agence cherche à réaliser des prises de vues originales.

Il faut lire  ces récits en se rappelant tout ce  que Venise a inspiré aux poètes, aux romanciers, aux cinéastes, aux artistes de tous genres, chanteurs, peintres, artisans, orfèvres, verriers, sculpteurs!

Vous comprendrez alors la finesse de la nouvelle intitulée “Le goût du chocolat” qui évoque les tourments d’une jeune et très laide  cantatrice mezzo-soprano, orpheline dont la vie est dédiée à Dieu et au chant mais qui ne veut pas “mourir sans qu’un homme lui ait caressé les seins”.

Vous pouvez aussi apprécier ….Non, je ne vous en dirais pas plus ….Il n’y a que sept textes!

A vous de les découvrir et de les déguster comme une glace préparée par le maitre-glacier de la Gelateria Alaska ou de les siroter comme un café à la terrasse du Florian.

 

P.S. : Je parle de Venise avec une énorme nostalgie : j’y étais en 1979 et j’en garde le souvenir “d’une très belle dame infirme“, comme je l’ai écrit dans une lettre adressée alors à CitoyennHmidette.

 

 

 

Une dictature reste une dictature, même quand elle est exercée par les femmes

October 19, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de coeur, livres

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de cet auteur à deux reprises en des termes très élogieux, ici et ici dans la dernière partie du billet.

Cet belge m’avait bluffé par sa manière d’aborder l’art de la nouvelle où il sait allier le fantastique et l’humour, la maitrise de la langue à l’imagination.

Pour son premier roman, Bernard QUIRINY  passe à la vitesse supérieure.

Dans “LES ASSOIFFEES“, paru chez les Editions du  SEUIL en août 2010, l’auteur nous offre un voyage absolument incroyable dans un état imaginaire dominé et dirigée par les femmes., mais fermé au reste du monde.

les assoiffées

De quoi donner faire fondre leur réserve de testostérone  à tous les machos de la terre!

De quoi réjouir toutes les féministes  pures et dures et à  toutes les adeptes de la théorie du genre!

De quoi donner l’urticaire à Eric ZEMMOUR pour le restant de ses jours !

De quoi rendre aphones les prédicateurs misogynes qui pullulent sur les chaines satellitaires des pays du Golfe!

En deux mots, les femmes ont pris le pouvoir par la force en plein  milieu de l’Europe occidentale et ont transformé le Bénelux en “Empire des femmes” où les hommes n’ont plus aucun droit, sinon celui de d’être de simples fournisseurs de sperme en attendant que les laboratoires de l’Empire trouvent le moyen de s’en passer!

Le pouvoir est confié à “La Bergère“, qui en devient très vite l’unique détentrice, avec toutes les dérives qui accompagnent ce genre de gouvernance.

Seule une lecture  de ce livre peut vous faire découvrir les aberrations, parfois ubuesques, parfois kafkaïennes, parfois simplement ridicules, mais souvent tragiques, de l’exercice d’un pouvoir dictatorial.

L’art de Bernard QUIRINY consiste à nous monter tout cela à travers un triple prisme :

  • celui d’un groupe de journalistes français admis, de manière exceptionnelle, à visiter l’Empire.
  • celui d’une ”femme” sujette de la “Bergère” qui passe du statut de simple infirmière à celui de favorite .
  • celui bien sûr de la “Bergère” que l’on suit dans le labyrinthe de ses délires, jusqu’à sa chute.

Et il en profite pour dresser la catalogue de toutes les formes que peut prendre un pouvoir dictatorial ;   il récence donc, en l’adaptant à l’Empire des femmes pratiquement, tout ce que les dictateurs  africains ou sud-américains et même européens (certaines scènes font penser à Hitler) ont pu faire subir à leurs peuples sous le regard souvent complaisant des médias étrangers et des militants de certains droits.

Grosse farce ou livre de combat idéologique?

Peu importe, l’ouvrage de Bernard Quiriny consiste finalement  en une plaidoirie  pour la liberté de penser et  l’égalité entre les citoyens.

Il reste aussi un appel à notre vigilance  face au pouvoir sans contrôle des politiques qui se prétendent idéologues.

A lire absolument!

 

 

 

 

“FIER D’ETRE MAROCAIN!”

October 16, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de coeur, Culture et arts

Ce sont ces quelques mots qui me sont venus spontanément à l’esprit au terme de la  visite du MUSEE MOHAMED VI D’ART ET CONTEMPORAIN de RABAT.

Je les ai inscrits sur le livre mis à la disposition des visiteurs : je n’y ai pas réfléchi une seconde, ils sont venus de fin fonds de ma marocanité.

Oui, ce musée que l’on appellera bientôt tout simplement  le MMVI a de quoi nous donner à montrer notre fierté d’être marocain!

Je ne suis pas un zélateur effrénée ni un  laudateur patenté, mais après avoir passé quelques heures dans ce très beau bâtiment, j’en suis sorti avec la conviction confirmée  que le Maroc est un grand pays et qu’il fait bon y appartenir.

Ce musée manquait au Maroc,  il a été réalisé, c’est très bien d’autant qu’il aurait dû l’être depuis belle lurette! Mais la culture n’a pas été la priorité de nos gouvernants, on ne va pas refaire l’histoire!

Elle est devenue et c’est très bien!

Que dire du musée en tant que tel?  Tout a été dit et redit cent fois dans les médias! Une belle réalisation architectural due à un architecte marocain, jugez-en vous-même :

MMVIcliquer pour agrandir

Mais, ce qui a faitg ma fierté de marocain ce n’est pas tant cette réalisation que ce qui nous est donné à voir à l’intérieur!

D’abord, un public enthousiaste, varié, nombreux!

Les grincheux diront que l’entrée est gratuite durant les premières semaines : mais pour faire connaitre ce MMVI, cette gratuité était nécessaire et indispensable!

Beaucoup de visiteurs reviendront pour découvrir ce qu’ils n’ont pas eu le temps de voir! Quitte à payer un billet d’entrée!

Ces familles avec des enfants, ces couples de vieux retraités, ces groupes de jeunes, ce vieux monsieur seul en djellaba, ces dames BCBG, ces touristes, ces amateurs d’arts avisés, reviendront, pour en savoir plus sur les “Cent ans de création” qui constituent le thème de cette première exposition soit pour d’autres prochaines expositions!

Ensuite, les oeuvres exposées : 400 œuvres de 150 artistes marocains!

De Farid Belkahia, décédé le mois derner,  au pionnier de l’art plastique marocain  Ben Ali R’Bati, de Mohamed Chabaa à Mohamed Kacimi, de Chaïbia Tallal à  Hassan  El Glaoui, de Jiali Gharbaoui à Ahmed Cherkaoui, d’André El Baz à Leila Meziane, de Fqhi Regragui à Mahi Binebine, en passsant par d’autres noms moins connus , cette première expostion proposée par le MMVI – qui va durer six mois – nous ouvre la voie de la découverte de cent ans de c éation artistique marocaine.

A voir absolument, pour ceux qui ont la chance d’être au fait de l’art pictural marocain contemporain car c’est la première fois que certains peintres sont présents sur les mêmes cimaises et pour ceux qui veulent découvrir un aspect  du Maroc qui est surement plus connu et plus apprécié à l’étranger que chez nous!