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Chroniques d'un citoyen Lambda
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L’OCCIDENT ET SA CRASSE HYPOCRISIE DEMOCRATIQUE

April 21, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de griffes, étranger

Hassi MessaoudL’Algérie vient de clore un processus électoral présidentiel tout à fait inédit et hors de toutes les normes démocratiques généralement reconnues par les spécialistes!

Mais comme dirait l’autre,  ”cela ne nous regarde pas!”. Cela regarde le peuple algérien, qui est majeur et vacciné. Mon propos n’est pas de juger du choix de nos voisins : après tout, choisir entre la peste et le choléra n’est pas facile, pas plus que choisir entre le statuquo et le chaos!

Le problème n’est pas là!

Je veux attirer l’attention sur les réactions des “grandes puissances occidentales” face à la farce électorale algérienne.

Ni les médias occidentaux, notamment français, ni les autorités publiques, n’ont émis la moindre critique sur la méthode utilisée par le pouvoir algérien pour faire maintenir au pouvoir un homme malade, impotent, aphone, incapable de se tenir debout!

Pas un soupçon de réprobation, sauf peut-être du bout des lèvres de quelques journalistes et d’une émission de télévision française spécialisée dans la dérision, sur le fait qu’un président soit ré-ré-ré-élu à un score qui, sous d’autres cieux aurait été qualifié de tous les noms d’oiseaux!

Pas un début de doute et pas un froncement de sourcil face à cette élection étrangement kafkaïenne, où l’heureux élu ne s’est jamais présenté devant ses électeurs et ne leur a jamais parlé directement!

Encore une fois, ce n’est pas la méthode utilisée par “les pouvoirs algériens” (je mets le pluriel car le pouvoir en algérien est multiple et diffus, mais bien installé) que je critique, mais l’inertie et la crasse hypocrisie de l’Occident.

Robert Mugabe est traité de dictateur, il est mis au ban de la communauté internationale!

Teodoro Obiang Nguema bénéficie du même qualificatif.

Housni Moubarek et Zine El Abidine ben Ali n’ont pas échappé aux foudres occidentales, une fois qu’ils avaient été ébranlés par leurs peuples respectifs. Sans parler de Bachar Al Assad, traité d’ignoble boucher.

Même Vladimir Poutine est qualifié de “tsar”, avec toutes les connotations péjoratives que ce mot peut contenir dans l’imaginaire occidental.

La liste est longue et certains noms y ont leur place de la manière la plus méritée, comme Kim Jong-Un.

Mais personne en Occident n’ose associer le nom de Abdelaziz Bouteflika à une quelconque approche “dictatoriale” du pouvoir.

Même les américains ont cru devoir faire un genre d’allégeance à ce candidat fantôme en lui mandatant un John Kerry qui a joué le jeu en écoutant (?) les doléances fantaisistes d’un Bouteflika qui faisait pitié à voir.

Les espagnols n’ont pas été en reste en lui envoyant leur ministre des affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo qui a eu droit à des confidences présidentielles  relevant de la politique intérieure : cela aurait suffi à ce diplomate pour se rendre compte que Bouteflika n’avait pas toute sa tête, car un président n’aborde pas ce genre de sujet avec le représentant d’un  autre état.

Qu’importe!

L’Algérie est un très grand producteur de PETROLE et de GAZ : elle compte sur le marché, elle fournit l’Europe!

Elle a des réserves sûres et surtout énormes, en GAZ!

Tout cela compte et que le régime politique  algérien soit “dictororial” ou pas, qu’il soit vicié ou pas, qu’il soit militaire ou civil, n’a aucune espèce d’importance! Il faut qu’il soit stable!

Ce qui compte pour les occidentaux c’est que leur approvisionnement en PETROLE et en GAZ soit assuré, de manière continue et AU DIABLE LA DEMOCRATIE!

Les occidentaux s’offusquent du résultat des élections dans les pays du sud quand ces résultats ne leur conviennent pas  et peuvent nuire à leurs intérêts : rappelons-nous les élections en Palestine qui avaient porté Hamas au pouvoir! Elles avaient été libres, transparentes et honnêtes : elles ont provoqué quand même  l’ire des occidentaux!

L’Occident et sa crasse hypocrisie démocratique se sont encore une fois manifesté avec le résultat de l’élection présidentielle algérienne!

 

P.S. : On a remarqué cette soumission de l’Occident à l’Algérie  lors de l’attaque de In Amenas. David Cameron, après avoir critiqué vivement la méthode utilisée par les autrorités algériennes dans la gestion de cette affaire, est venu précipitamment à Alger faire acte de contrition. A noter que c’était la première visite d’un premier ministre britanique en Algérie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RAPIDE TOUR D’HORIZON SUR LE PAYSAGE POLITIQUE MAROCAIN A MI-MANDAT 2012-2017

April 16, 2014 By: Citoyen Hmida Category: politique intérieure

Deux ans et demi se sont écoulés depuis les élections législatives du 25 novembre 2011 qui avaient donné une légère avance au P.J.D. et par là-même avaient permis à son secrétaire général d’accéder au nouvelle fonction de “chef de gouvernement”!

Deux ans et demi nous séparent des prochaines élections législatives, avec éventuellement des élections locales, communales et municipales, peut-être régionales à tenir dansd les mois qui viennent.

Que dire du paysage politique marocain en cette période précise?

Tout d’abord, il faut rappeler que nous sommes bien loin de la configuration issue des élections de 2011 : la majorité PJD-PI-MP-PPS a volé en éclats à la suite de la sortie tonitruante de parti de la Balance . Une nouvelle majorité s’est formée où le RNI, hier ennemi juré du PJD, fait figure de locomotive et au sein du parlement et au sein du gouvernement.

Au parlement, Rachid Talbi Alami, cador du RNI, a été porté au perchoir : cet ancien ministre  n’avait pas laissé de souvenirs impérissables dans la mémoire collective nationale à l’occasion de son passage dans le gouvernement Jettou.

Mais au fond, qui se soucie au Maroc de la personne qui préside le Parlement, sauf  quand il s’agit de s’en gausser lors des clashs à répétition qui secouent la Coupole.

Autre élément plus dramatique du paysage politique nationale : la situation de l’U.S.F.P.!

Moribonde sous feu Abderrahim Bouabid, mais encore debout grâce à l’énergie cynétique qui l’avait portée durant les années de plomb, morte sous Abderrahim Youssefi, sarcophagée par Mhamed El Yaghzi  et enterrée par Abelwahid Radi , elle est profanée par leurs indignes successeurs  Driss Lachgar et son complice-ennemi Ahmed Zaidi.

L’extrême-gauche pour sa part tente un regroupement très improbable : ce qui n’a pas fonctionné dans d’autres pays, comme la France par exemple, n’a aucune chance de réussir chez nous! Une idéologie complétement dépassée conjuguée à un manque de vision réaliste de la situation du pays ne saurait produire une gauche efficace, ni même crédible.

Les autres partis sont-ils présents dans ce paysage politique?

Le P.I., après une période d’agitation proche de l’hystérie semble revenu à plus de pondération : il est vrai que Hamid Chabatt a réalisé que son emprise sur les militants n’est pas aussi forte qu’il ne croyait et que l’UGTM n’est pas le bras armé de son parti aussi efficace qu’il l’imaginait.

Donc grand flou artistique dans ce paysage!

Et du coté du gouvernement?

Si Abdelilah Benkirane n’accuse plus les “crocodiles” et les “diables” de l’empêcher de faire son travail, il n’en continue pas néanmoins à ne rien faire.

Même le dialogue social attendu depuis de mois n’a eu lieu que parce la menace des syndicats s’est faite plus ferme : mais est-ce un dialogue social qui est entamé ou bien juste un écran de fumée lancé pour calmer les esprits avant le 1er mai qui s’annonçait très chaud pour les oreilles u chef de gouvernement?

Et  cerise sur le gâteau de l’action du gouvernement, la petite  saillie du ministre chargée des Relations avec le parlement qui aurait  interpellé une dame journaliste à propos de sa tenue vestimentaire!

Incident réel, vérifiable, authentique? Si la chose s’avère – et le ministre n’a pas démenti les allégations de  la collaboratrice du quotidien Al Assima – il faut croire que rien n’a changé dans la mentalité des gens du PJD : rappelons-nous que Benkirane avait sermonné une camérawoman pour le même motif.

A relever aussi dans cette mi-mandat : un souffle nouveau de démocratie souffle, malgré les attaques sournoises et mêmes frontales : la mise en vente livre du “Journal d’un prince banni” dément les affirmations péremptoires de son auteur qui était sûr que son opus serait interdit sur le territoire national.

Pendant ce temps, le pays continue son bonhomme de chemin, des projets sont menés à terme, d’autres sont lancés! Loin de la politique politicienne!

 

 

 

 

 

 

AUTOPSIE DU JOURNAL D’UN PRINCE QUI SE DIT BANNI (2/x)

April 15, 2014 By: Citoyen Hmida Category: livres, politique intérieure, société

 D’entrée de jeu, le Prince qui se dit prétend « banni » se place en porte à faux avec  sa filiation paternelle, la plus importante dans la société marocaine, avec tous le respect que ‘l’on doit à la mère en tant que telle.

L’admiration immense qu’il porte à son grand-père maternel qu’il n’a pas connu parait  sans limites : après tout, il a le droit de fantasmer sur un aïeul qui a eu ses heures de gloire mais aussi  ses  heures d’ombre.

En tous cas, il en a hérité le goût de la communication et celui du bon commerce avec les journalistes : le bloggueur libanais Fares Sassine nous rappelle que « Ryad Solh découvre découvre très l’importance de l’opinion publique et noue avec ses faiseurs (principalement les journalistes) des liens d’amitié ».

Ne pouvant zapper son identité marocaine, princière et chérifienne, il nous présente son père, le Prince Moulay Abdellah, sous les apparences les plus diverses, comme s’il n’arrivait pas  trouver le « la » pour donner le ton à sa description. Grand homme politique méconnu ou jet-setteur jouisseur ?  Victime martyrisée par son frère ainé ou époux dominée par se femme ?

Signalant que son géniteur avait obtenu son baccalauréat dans une institution privée à Paris et sa licence en droit en Suisse, ne voudrait-il insinuer (lui qui se défend de recourir aux petites phrases)  son inconsistance intellectuelle ?

Il propose même une explication psychanalytique du mariage de ses parents, qui rejoint sous certains aspects sa propre démarche :

« Mon père a déjà besoin d’un ballon d’oxygène ; c’est une question de survie ».

La lecture de ce « journal » m’a fait découvrir un art nouveau : l’art de faire parler les morts !

Il est absolument remarquable comment Hicham Alaoui a le don de rapporter des faits et de citer des échanges verbaux de personnalités disparues depuis des années !

Des événements survenus quand il avait entre 7 et 8 ans sont par aileurs relatés avec une précision quasi « journalistique ».

On peut aisément comprendre que le coup d’état avorté du 10 Juillet 1971 et l’attentat contre le Boeing royal du 17 août 1972 aient laissé dans la mémoire de l’enfant qu’était Hicham à l’époque des traces indélébiles. Mais l’évocation qu’il en fait relève d’une approche   incompatible avec un enfant, fût-il prince de sang !

Le récit de Hicham Alaoui, qui se voudrait historique, est en fait entaché par un péché originel qui marque  chaque évocation : un égocentrisme effréné.

On a l’impression que toute l’histoire du règne de Hassan II n’a comme première et ultime préoccupation que la personne du petit prince Hicham et éventuellement celle de sa mère.

Par exemple la colère du roi contre Yasser Arafet, qui avait apporté son soutien au Polisario  par une ostentatoire accolode au chef de ce mouvement à Alger, serait due non pas à l’attitude « politique » du chef  de l’O.L.P. mais au fait que ce dernier ait rendu visite à la mère du prince, alors en délicatesse avec son oncle.

Je ne peux pas ne pas m’arrêter sur ce détail : le prince dans sa manie de faire parler les morts, rapporte avec un aplomb surprenant le prétendu conseil que lui aurait donné Lalla Abla, la mère de Hassan II : «  Ne montre pas trop ton intelligence ».

Cela a suffit pour que referme le livre, en me promettant de le rouvrir plus tard, quand j’aurais digéré le fait que le Hicham Alaoui doit souffrir d’un problème d’égo incommensurable.

Y aura-t-il une suite à mes commentaires  sur ce livre ?

Honnêtement, je ne sais pas !

Hicham Alaoui a procédé à une thérapie en l’écrivant, c’est évident ! Je ne suis pas qualifié pour juger du cas personnel de l’intéressé.

En tous cas, en tant que citoyen marocain,  je ne sens absolument pas concerné par ses problèmes d’égo, d’héritage, de fortune personnelle et surtout d’état d’âme.

 

A suivre……peut-être……..

AUTOPSIE DU JOURNAL D’UN PRINCE QUI SE DIT BANNI (1/x)

April 14, 2014 By: Citoyen Hmida Category: actualité nationale, livres, politique intérieure

journal photoJ’ai commencé la lecture du « JOURNAL D’UN PRINCE BANNI » que Hicham Alaoui vient de publier chez GRASSET, avec une  campagne de promotion menée tambour battant dans les médias français.

Ce livre mérite une lecture attentive et personnelle, afin d’éviter toute interférence extérieure venue, avant même sa publication, soit des laudateurs qui l’ont encensé soit des contempteurs qui l’ont dénigré, comme je l’ai déjà écrit dans un billet précédent.

Je note avec intérêt que l’ouvrage est dédicacé à « Tous les marocains, sans distinction ».

Très belle attention, sauf que l’auteur devrait  se douter que la majorité écrasante des marocain(e)s ne lira son livre pour diverses raisons. Entre autre, il est écrit en français et il coûte  DH 180,00.

Dès les premières lignes de l’avant-propos, le lecteur est averti : dans ce livre, « on cherchera en vain des petites phrases, des attaques ad hominem ». L’auteur prétend que « avoir trop subi de pareilles bassesses pour s’y prêter à son tour ».

Très belle démarche, sauf que quelques lignes plus loin, il affirme que « il n’est pas davantage le prince rouge que Mohamed Vi n’est le roi des pauvres » en ajoutant une petite phrase assassine sous forme d’attaque ad hominem, « en ce qui le concerne, quinze ans de règne devraient suffire à convaincre le plus jobard d’entre nous ».

Mais il ne faut pas s’arrêter à ces petits détails qui présagent d’emblée de bien d’autres contradictions.

Dans la suite de  l’avant-propos, le lecteur est conditionné part une triple affirmation : le prince a été « éjecté du sanctuaire du pouvoir », qu’il a une « vérité » à transmettre et que «contrairement à tant de figures de notre  histoire et de grands commis de l’état qui nous ont quitté sans léguer à la mémoire collective leurs expériences et réflexions » il veut   « laisser une trace ».

Belle initiative et surtout ambitieuse et peut-être prétentieuse, étant donné qu’il a si peu contribué à la vie du pays.  

Si un auteur rate l’entame de l’ouvrage qui lui tient à cœur depuis des années, il existe de forts risques que la suite soit du même acabit, sinon pire.

 P.S. : Je note avec un certain étonnement que les observateurs avertis n’aient pas relevé que ce livre supposé être le « journal d’un prince», donc un genre de mémoires tourné vers le passé, soit sous-titré « demain, le Maroc ». Hicham Alaoui voudrait-il nous informer de manière grossièrement subliminale qu’il serait l’homme providentiel pour ce pays ?  

 

A suivre……

Un livre loin des sentiers actuellement battus.

April 12, 2014 By: Citoyen Hmida Category: coups de coeur, livres

monsieur aliAlors que tout le monde se bouscule pour lire, décortiquer, s’extasier ou  démolir le “Journal d’un prince banni” – que je lirai et décortiquerai quand j’en aurai envie mais pas sous le feu du buzz actuel – je viens de finir un roman  assez surprenant.

Il s’agit de “LE BUREAU DE MARIAGE DE M. ALI” de Farahad ZAMA, premier roman d’un jeune  banquier indien installé à Londres, publié dans sa version française en 2010 par les Editions JC Lattès.

Le couverture de ce roman est fraiche, gaie, presque enfantine, bref sympathique, tout à fait en phase avec la quatrième de couverture où l’éditeur présente l’ouvrage comme “une comédie tendre et joyeuse sur le mariage et l’amour dans l’Inde d’aujourd’hui“.

En fait, le roman est bien plus que cela.

L’auteur nous introduit dans un monde totalement mystérieux et incompréhensible, pour nous autres qui sommes de culture arabo-occidentale.

Le mariage en Inde est une véritable entreprise socio-économique où l’amour et les sentiments personnels sont les derniers éléments à être pris en compte.

Je ne vous raconterai pas le roman  mais certaines scènes où les clients venus déposer leurs annonces pour chercher une fiancée ou un fiancé destiné à leur fils ou à leur fille sont absolues délirantes : pourtant, elles se seraient pas très éloignées de la vraisemblance, sinon de la réalité quotidienne des indiens.

Les castes, la religion, la couleur de la peau des un(e)s et des autres ont souvent beaucoup plus  d’importance dans le choix d’un partenaire pour la vie que le patrimoine familial ou les revenus professionnels.

Je reviens ici à une réflexion de ma fille ainée qui m’a fait remarqué que si les films indiens traitent souvent d’histoires d’amour c’est que cet élément  sentimental manque cruellement à la société indienne.

A lire donc, pour découvrir un monde du quel nous sommes bien éloignés!!

 

 

 

 

 

LE LIVRE QUE JE VOUDRAIS LIRE POUR POUVOIR LE CRITIQUER EN TOUTE LIBERTE

April 10, 2014 By: Citoyen Hmida Category: livres, politique intérieure

Ces derniers jours, un nouveau sujet fait le buzz dans une certaine presse : la sortie chez la maison d’édition Grasset, d’un livre autobiographique intitulé ” JOURNAL D’UN PRINCE BANNI” et signé du prince Moulay Hicham, cousin germain du roi du Maroc.

Plusieurs articles dans divers médias participent à la promotion de ce livre, qui selon certains “ne passera pas inaperçu”, selon d’autres “fera mal au palais”.

D’autres médias par contre ont pris le parti de critiquer le livre!

Moi, simple citoyen lambda habitué à lire tout ce qui me tombe sous la main et à donner mon avis sur ces lectures, me sentirais particulièrement frustré si je ne pouvais lire ce livre.

L’auteur, prince, homme d’affaires, fonctionnaire international à ses heures perdues, chercheur universitaire à la mode américaine avec ce que cela implique comme subventions et dons à l’université qui le parraine, est une personnalité intéressante et disons-le atypique dans le paysage marocain.

Un livre signé d’un  prince est un événement suffisamment rare pour que des citoyens responsables de leurs actes, de leurs lectures et de leurs opinions soient intéressés par sa publication.

Personnellement, je ne fierai ni aux laudateurs (ceux qui font des éloges) ni aux contempteurs (ceux dénigrent) du “JOURNAL D’UN PRINCE BANNI”.

J’aimerai juste lire ce livre pour savoir pourquoi ce prince se dit “BANNI” , c’est-à-dire “expulsé de sa patrie, proscrit, exilé”. Je ne sache pas qu’une mesure officielle de ce genre ait été prise à son encontre.

J’aimerai juste lire ce livre pour savoir pourquoi ce prince de sang qui a signé l’acte de la Bay3a à son cousin, se rétracte quelques temps après  et renie sa signature. On ne se rappelle pas d’une quelconque action coercitive menée contre lui pour l’obliger à acter son allégeance au nouveau souverain.

J’aimerai juste lire ce livre pour savoir pourquoi ce prince de sang,  qui déclare à qui veut l’entendre qu’il n’a pas d’ambition personnelle ni de visée particulière sur le trône marocain, entreprend un travail de sape systématique contre le pouvoir de ce pays! Il avait même prévu une date pour la chute du régime marocain : 2018, autant dire demain, et ce devant les  coups de boutoir de mouvements l’un que sa genèse  même avait condamné à une disparition précoce  (le 20 Février) et l’autre  en processus  de disparition près la disparition de son gourou-rêveur (le AWI).

J’aimerai lire ce livre pour tenter de mesurer  l’influence moyenne-orientale a pu avoir sur ce maghrébin imbue de culture occidentale !  N’oublions pas les gènes libanais qu’il partage avec sa mère, n’oublions pas les relations privilégiées qu’il entretient avec les dignitaires des pays du Golfe.

Il existe mille et cent raisons qui me donnent envie de lire ce livre pour en découvrir les contradictions et en dénoncer les incohérences.

Mais pour cela, il me faudra lire ce livre : il circule déjà sous les claviers des internautes, mais je suis un “ringard”, je préfère les vrais livres, en papier, ceux sur lesquels je peux passer mon fluo ou sur la marges desquels je peux écrire mes observations.

Une éventuelle interdiction ou une hypothétique censure participeront à auréoler ce livre d’un prestige et à lui tresser des lauriers qu’il ne mérite peut-être pas.

Mais si je ne lis pas, ce ne sera pas une grande  perte : le livre a souvent servi d’exutoire aux frustrations personnelles, toutes princières qu’elles soient! Et les états d’âme d’un prince qui s’ennuie, entre ses affaires et ses fantasmes, peuvent n’avoir pas le moindre intérêt pour le citoyen lamda que je suis.