citoyenhmida.org

Chroniques d’un citoyen Lambda
Subscribe

LA “GRANDE DAME” CELEBRE SON CINQUANTENAIRE!

July 01, 2009 By: hmida Category: Economie et finances, coups de coeur

L’une des institutions les plus puissantes du pays, mais aussi des plus réservées,  célèbre le cinquantenaire de sa création, sans grande pompe !

« La grande dame », comme on la surnomme dans la profession, porte très bien son demi-siècle d’existence. Elle s’épanouit,  en pleine maturité, traditionnelle et moderne à la fois, prestigieuse dans son rôle  et discrète dans sa communication, fastueuse dans son architecture mais toujours méconnue du grand public.

De Tanger, qui fut le siège de son ancêtre la BANQUE D’ETAT DU MAROC, à Ouarzazate, en passant par Fez ou Safi ou bien Al Hoceima ou Kénitra, à travers tout le pays, se dressent fièrement, dans les points névralgiques des grandes villes, les agences  de Bank Al Maghrib, sans compter bien entendu les immeubles imposants de Rabat et Casablanca.

Mais peu de citoyens et de citoyennes savent exactement ce qui se passe derrière ces façades, jalousement gardées par la police.

Le 2 juillet, BANK AL MAHRIB fêtera donc le cinquantième anniversaire de son inauguration officielle par le roi Mohamed V.

En fait, cette date marque la reprise par le Maroc, nouvellement indépendant,  du privilège d’émettre sa propre monnaie, ce qui représente un des attributs essentiels de sa souveraineté nationale.

Une  nouvelle monnaie, le DIRHAM, sera créé dès octobre 1959, dont la fraction  - au départ dénommée franc -  sera mise en circulation sous l’appellation CENTIME en 1974.

Sans entrer dans les détails techniques du rôle de BANK AL MAGHRIB, on peut les résumer ainsi :

•    Exercer le privilège de l’émission des billets de banque et des pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire du  Royaume.
•    Mettre en oeuvre les instruments de la politique monétaire pour assurer la stabilité des prix.
•    Veiller à la stabilité de la monnaie et à sa convertibilité.
•    Veiller au bon fonctionnement du marché monétaire et à assurer son contrôle.
•    Établir et publier les statistiques sur la monnaie et le crédit.
•    Gérer les réserves publiques de change.
•    S’assurer du bon fonctionnement du système bancaire et veiller à l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de l’activité des établissements de crédit et organismes assimilés.
•    Veiller à la surveillance et à la sécurité des systèmes et moyens de paiement et à la pertinence des normes qui leur sont applicables.
•    Assurer le rôle d’agent financier du Trésor.
•    Conseiller le Gouvernement dans le domaine financier.
•    Représenter le Gouvernement auprès des institutions financières et monétaires internationales créées en vue de promouvoir la coopération dans les domaines monétaire et financier.
•    Participer à la négociation des accords financiers internationaux et à leur exécution.

Depuis 50 ans, l’histoire de BANK AL AMGHRIB  a été émaillée de dates importantes qui ont marqué l’évolution de cette institution vers une plus grande autonomie de cette institution  dans la conduite de sa mission monétaire.
•    1959 : Dahir n° 1.59.233 du 30 juin 1959 portant création de la BANQUE DU MAROC.
•    21 avril 1967 : loi bancaire visant à renforcer le rôle dévolu à la Banque du Maroc par ses statuts, notamment, en matière de contrôle de la profession bancaire.
•    Mars 1987 : la Banque adopte la dénomination « Bank Al-Maghrib »   et lance  « Dar As-Sikkah » dotant ainsi le Maroc de son propre institut de frappe de  monnaie, d’impression des billets et des documents sécurisés.
•    Juillet 1993 : nouvelle loi bancaire  offrant   un cadre plus réglementé au système financier marocain, introduisant  des mesures relatives à la protection des intérêts de la clientèle et conférant à la Banque un pouvoir accru en matière de réglementation et de contrôle de l’activité des établissements de crédit.
•    2002 : inauguration du Musée de la Monnaie, à Rabat.
•    2006 : nouveau statut, conféré par la loi n° 76-03 entrée en vigueur le 20 février 2006, visant à  renforcer l’autonomie de la Banque Centrale en matière de conduite de la politique monétaire et à donner une base légale à sa  mission de surveillance et de sécurisation des systèmes et moyens de paiement.

Pour finir, un rappel historique ne serait pas sans intérêt pour appréhender l’importance de la création de Bank Al Maghrib et de l’évolution de son rôle.
•    7 avril 1906 : Acte de la conférence internationale  d’Algésiras en vue de sauvegarder l’indépendance et l’intégrité du Royaume du Maroc, d’y garantir la liberté commerciale et l’égalité économique entre les puissances étrangères et d’examiner un projet de réforme de son administration et de ses finances.
•    Février 1907 : Institution de la Banque d’Etat du Maroc sous forme de société anonyme dont le siège social était à Tanger. Son capital était réparti entre les pays signataires, à l’exception des Etats-Unis.
•    1911 : la Banque d’Etat du Maroc a  pris en charge la frappe des pièces de monnaie en argent de type « hassani » et l’émission des premiers billets de banque.
•    Octobre 1919 : la Banque d’Etat du Maroc   suspend le régime de parité forcée entre ces deux monnaies.
•    Mars 1920 : démonétisation  les espèces hassani et émission  des billets et pièces en franc marocain dont la parité avec le franc français a été assurée, à compter de décembre 1921, par le biais d’un compte dit « d’opérations ».
•    1946 : Renouvellement, pour une durée de 20 ans, du privilège d’émission accordé à la Banque d’Etat du Maroc.

Je profite de ce billet pour souhaiter à cette honorable maison et à tous ceux qui y ont travaillé et qui y travaillent un bon anniversaire !

site Internet de Bank Al Maghrib

REFLEXIONS DESABUSEES SUR LES COMMUNALES 2009

June 24, 2009 By: hmida Category: coup de blues, politique intérieure

Les élections communales et municipales sont pratiquement bouclées.  Le sort des quelques communes ou municipalités encore en suspens sera  scellé dans les deux jours qui suivent.

Que peut-on dire de ces élections et surtout de leur deuxième phase, la plus importante, celle qui aboutit à la désignation du président ou du maire et à la constitution des bureaux.

En ce qui concerne la première phase, l’abstention reste  toujours la plaie qui enlève à toute élection sa substance et son sens.

•    Un électeur sur deux a préféré s’abstenir et un votant  sur dix a placé dans l’urne un bulletin nul.

•    Les partis les plus importants ont raflé la mise et le P.A.M. s’est imposé comme partenaire incontournable.

•    Les femmes sont entrées en force dans les conseils locaux : en plus des 12 % prévus par le quota légal, des dizaines de femmes ont été élues sur les différentes listes.

Pour ce qui est de la phase décisive de la désignation des présidents et des maires, le constat est amer parfois, souvent décevant et en de rares occasions réjouissant.

•    Réjouissant d’abord ! Soyons bons joueurs en reconnaissant que le P.A.M. a permis l’émergence de nouvelles « têtes », comme à Marrakech, Tanger et Meknes. Ces villes n’auraient jamais été gérées par des trentenaires sans l’apparition dans le champ politique national du P.A.M. Tout comme cette commune rurale de la province de Tata dont la gestion sera confiée à une jeune femme de 21 ans.

•    Décevant ensuite, parce que le grand chamboulement du paysage politique marocain, promis et attendu par les uns  ou craint et vilipendé par les autres, ne s’est pas produit. Le P.A.M. a ajouté le pêché au pêché en ajoutant la division à la division, la zizanie à la zizanie. Les élus de ce nouveau parti ne se sont pas comportés différemment des autres.

•    Amer, enfin, parce que les vieux démons qui ont marqué ce genre d’élections sont encore bien vivants. On a parlé d’achats de voix,  de pressions, d’interventions des autorités locales, d’incidents parfois graves avec voies de fait. Finalement, rien ne semble avoir changé !

Dès lundi matin, les communes et municipalités  à travers le royaume  reprendront leur fonctionnement normal sous la férule de leurs nouveaux gestionnaires.

L’important sera de savoir si quelque chose changera pour le citoyen et la citoyenne de base.

En fait, peu leur chaut que Oualalou, l’emblématique leader d’une U.S.F.P. mythique mais moribonde, soit le maire de Rabat.

Peu importe au citoyen que le président de sa commune soit  « balance » ou « lampe », qu’il soit « rose » ou « tracteur » ! Ce qui l’intéresse c’est que ses problèmes quotidiens sont pris en considération et réglés.

Tout le reste lui est complètement étranger !

P.S. très important : Si l’on en croit certains, les collectivités locales sont étouffées par la tutelle de l’administration et ne disposent que d’un pouvoir marginal. Alors pourquoi tant d’efforts et tant de hargne pour accéder à la présidence ?

ACTUALITE POLITIQUE : DE TEHERAN A PARIS EN PASSANT PAR RABAT

June 22, 2009 By: hmida Category: Politique française, général, politique intérieure, étranger

L’actualité politique apparaît parfois bien ingrate.

Surtout quand on regarde ce qui se passe dans divers pays et différents régimes.

Les iraniennes et les iraniens veulent absolument savoir où sont passées leurs voix qu’ils ont accordées à leur candidat. Pour cela, elles manifestent et se font tirer dessus comme du vulgaire gibier. Pour cela, ils continuent à défier les sbires du régime qui ont carte blanche pour mater toute contestation. Pour cela, ils osent même désobéir au Guide Suprême de la Révolution.

Pendant, ce temps, les quelques 50 % marocains et les marocaines inscrits sur les listes électorales qui se sont déplacer le 7 Juin pour choisir les conseils communaux et municipaux ont complètement oublier ces élections. Les résultats finaux commencent à tomber, de ci, de là. Dans l’indifférence la plus totale !

On apprend que le maire de Kénitra sera Pjdiste ! Et alors ? Celui de Meknes appartenait bien à ce parti ! Et il n’a pas été meilleur que les autres, ni plus honnête, ni moins avide.

Il semblerait – sous toute réserve - que Fath Allah Oualalou voudrait devenir maire de Rabat ! Et alors, cela change quoi à quoi ? Oualalou hériterait d’une ville qui ne se reconnaît pas en lui et dans laquelle il ne doit pas beaucoup se reconnaître. Se rappelle-t-il ou se trouve le quartier de l’Océan et le stade Pex dans l’enceinte duquel son mentor, feu Abedrrahim Bouabid réunissait, du temps des années de plombs, des milliers de militantes et de militants. Combien de dizaines de militants et de militantes l’ex-argentier du royaume a-t-il attiré durant sa campagne électorale. Feu Bouabid aurait-il accepté d’être propulsé maire de Rabat ?

Partout, à travers le pays, les tractations se poursuivent, loin, très loin, des regards des citoyennes et des citoyens qui ont voté le 7 Juin dernier ; les montages les plus surréalistes se font et se défont, loin, très loin de la volonté des citoyens.

En France, Nicolas Sarkozy a finalement réalisé son rêve, ce pour quoi il a voulu devenir président de la République française.

Il a parlé aux représentants de la France réunis en congrès, sagement installés comme des élèves sérieux et attentifs devant leur instituteur.

Il a parlé. Pendant quarante trois minutes, au lieu des soixantes ou plus prévues. Il a dit quoi finalement ? Pas grand-chose de nouveau, sinon que pour tenir la France lancera un emprunt national !

Personne ne semble se poser la question de savoir pourquoi un emprunt interne ? Est-ce que la signature de la France n’a plus de crédit sur les marchés internationaux ?

Encore une fois, je mêle des événements politiques nationaux à ce qui arrive à l’étranger !

Mondialisation oblige ! Quand j’appuie sur le bouton de la télé, les informations qu’elle déverse ne sont pas sélectives.

Elles arrivent en vrac…Parfois, je n’arrive pas à faire le tri. Je n’ai pas envie de faire de tri !

PHILO : L’EPREUVE REINE DU BAC FRANCAIS

June 18, 2009 By: hmida Category: Enseignement, coups de coeur, étranger

Encore une fois, l’épreuve de philo du bac français aura été un grand moment.

Les futurs bacheliers sont été invités à plancher, selon les sections, sur les sujets suivants :

Série S

Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de De la démocratie en Amérique de Tocqueville, sur l’intérêt de l’administration de affaires locales par les citoyens.

Série ES

Que gagne-t-on à échanger ?

Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de Essai sur l’entendement humain de John Locke sur la vérité et la justice.

Série L

L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

Le langage trahit-il la pensée ?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de Le monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer, sur la satisfaction de nos désirs.

Bac technologique (tous sauf TMD)

Peut-on être sûr d’avoir raison?

La technique s’oppose-t-elle à la nature?

Je suis sûr que bien des adultes seraient incapables de construire un raisonnement qui se tienne à propos des différents sujets.

Et comme chaque année, j’ai une pensée bien triste pour nos bacheliers qui, depuis que l’enseignement de la philosophie a hérité de la part congrue, ont perdu l’habitude de réfléchir et surtout de raisonner.

Nous nous en rendons compte chaque jour !

PAM VAINQUEUR? RIEN N’EST MOINS SÛR!

June 17, 2009 By: hmida Category: politique intérieure

Maintenant que les citoyens ont voté, la vraie partie de poker va commencer ! Le véritable suspens va être lancé !

Le vote des citoyens n’était qu’une formalité ! Juste une façon de dire que le Maroc évolue dans un système démocratique !

Conformément à l’article 6 de la chartre communale, les conseils communaux doivent, dans les quinze jours qui suivent le scrutin populaire, élire leur bureau, formé d’un président et de vice-présidents. Cette élection se fera au scrutin uninominal et au vote secret.

La présidence de la commune est le véritable enjeu de ces élections. Elle donne le pouvoir et certains sont prêts à tout pour avoir ce pouvoir, bien maigre compte tenu de la tutelle, mais réel.

Une petite promenade sur le site suivant peut nous donner un avant-goût de ce qui peut se tramer durant cette quinzaine.

http://www.elections2009.ma

A de très rares exceptions comme à Fez ou à Benguérir, rien n’est joué d’avance !

Dans les jours qui viennent, nous allons jauger le véritable poids de chacune des parties (je n’ose pas écrire : chacun des partis) en présence.

Tout le monde scrute les éventuelles performances du fameux tracteur flambant neuf !

tracteur-neuf

Durant les jours qui viennent, nous allons assister….Non le mot n’est pas juste …Il ne faut dire « assister », parce que tout se fera en coulisse, lors de réunions discrètes sinon secrètes, tout se décidera à l’issue de tractations occultes, de négociations sordides, de transactions inavouables, de séances de « ched li ne9ta3lek » personnelles et peut-être aussi de discussions politiques…

Donc durant les jours qui viennent, les présidences de conseils communaux seront mises à l’encan !

Certains ont prétendu que le champ politique marocain était « verrouillé » par la présence du PAM.

Or rien n’est joué ! Le PAM n’est même pas en situation d’arbitre, quand il n’est pas minoritaire face à une coalition « logique », une coalition issue de la Koutla, ou bien basée sur une idéologie commune, fût-elle de droite ou de gauche !

Le PAM peut très bien s’avérer n’être qu’un vulgaire tracteur en paille, juste créé pour la parade et pour brouiller encore plus les cartes et surtout la carte politique du pays.
tracteur-paille1
cliquer pour agrandir

Ce sera encore une fois aux partis de prendre leur responsabilité.

Le PAM est déclaré « infréquentable », alors qu’ils ne le fréquentent pas !

S’ils veulent inverser la tendance voulant faire du PAM la dominante politique du pays, ils peuvent le faire.

Si les partis qui se prétendent historiques, traditionnels, populaires et nationaux savent manœuvrer, ils peuvent très bien envoyer le tracteur du PAM dans le fossé.

tracteur-accidente
cliquer pour agrandir

Sinon, nous serons encore une fois passés à côté de l’histoire !

Et il se trouvera, encore et toujours, d’aucuns qui mettront cet échec sur le compte d’une main invisible qui manipule le Maroc dans de sombres desseins de le dominer !

LA REALITE? QUELLE REALITE?

June 16, 2009 By: hmida Category: photographies

Toutes les photographies que je vous propose aujourd’hui ont saisi à un moment donné une RÉALITÉ : un objet ou un paysage.

Puis au fils des jours, j’ai “traficoté” ces photographies.

Je dis bien “traficoté”, sans y mettre aucun sens esthétique spécial, sans aucun talent particulier et sans aucune volonté d’arriver à quoi que ce soit!

Je me suis rendu compte que l’on pouvait manipuler la réalité, à l’infini, jusqu’à lui faire perdre son essence même!

Les images que je vous invite à regarder ont été tellement “traficotées” que en les revoyant, je n’ai plus le moindre souvenir de ce qu’elles représentaient initialement.

La réalité? Existe-t-elle vraiment?