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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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Un mois après…….

April 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Dans la blogama, Personnel

Depuis que j’ai décidé de passer à autre chose, j’ai abandonné cet espace à ceux qui n’ont à voir avec le bloging, avec l’échange et le partage, avec l’effort et le plaisir d’écrire et celui de lire!

Je reviens et je découvre ce que je redoutais forcément : les mouchess sont là, tournant et bourdonnant bêtement, se cognant la tête contre la vitre pourtant claire de leur propre bêtise! Mais malheureusement, personne n’a pu transformer une mouche en papillon. Que faire alors des mouches? Il faut les chasser d’une pichenette, en l’occurrence d’un simple clic. Je ne l’ai pas fait en temps utile car je me suis laissé prendre au piège : les mouches n’en voulaient pas à cet espace “ad nomine” mais elles fuyaient l’odeur nauséabonde de la censure qui sévit ailleurs.

Ceci étant, je ne suis pas obligé de me plier aux caprices des uns et des autres : encore une fois, je suis ici chez moi ! C’est mon territoire, offert par mes enfants et je serai lâche de l’abandonner aux charognards, parasites et autres timbrés de la virtualité!

Pour les lecteurs qui m’ont fait l’immense honneur de me lire depuis des années, pour les AHMED, dont je ne partageais pas souvent la vision du monde, pour les JOACHIM que j’ai croisés ici, les les MA_ROCK_AINE installée loin du bled, pour les FAT OWL, pour tous les autres avec lesquels j’ai croisé le fer, je me dois de revenir et je reviendrai, peut-être de manière moins fréquente et faisant en sorte que les mouches ne tournent plus autour de nos échanges!

Ceci dit, je continue à m’exprimer ailleurs, à échanger, à m’ouvrir sur de nouveaux horizons : je suis heureux de constater que, même à 72 ans, la vie est pleine de possibilités intellectuelles!

IL EST TEMPS QUE JE PASSE A AUTRE CHOSE…..

March 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Dans la blogama, Personnel

Depuis un bon moment, j’y pense et je n’arrive pas à me décider !

Tenir ce blog a été pour moi un plaisir et j’ai toujours dit que tant que j’éprouverai du plaisir je continuerais à bloguer:

En dix ans, beaucoup de choses ont changé….Moi-même, j’ai forcément changé. Ce serait me mentir à moi-même que dire que le Citoyen Hmida des années 2006 à 2010 est le même que celui de ces dernières années.

L’âge, les petites et un peu moins petites défaillances de la santé, ont fini par gagné et mon enthousiasme n’est plus le même. Et reconnaissez-le avec moi, vous ne n’avez pas aider à entretenir cet enthousiasme.

Aussi ai-je décidé de suspendre la publication de mes billets sur ce blog et de passer à autre chose. Je vais reprendre la publication d’un autre genre de prose : des contes pour enfants.

Je me lancerai peut-être dans un autre projet où l’écriture sera moins importante et où l’image prendra le pas !

Et il n’est pas du tout exclu que je continue à faire connaitre mes points de vue sur l’actualité sur un autre support où je croiserai d’autres lecteurs, d’autres commentateurs ….Ou pas !

Il se peut que je revienne à ce blog de manière épisodique parce que je ne voudrais pas qu’il meurt définitivement comme certains l’ont espéré.

En attendant, je ne vous dis pas “adieu” parce que je reviendrais ! Je ne vous dis pas “au revoir” parce que je voudrais revoir sur ce blog les bêtises que les uns et les autres y ont laissées.

Quand j’y reviendrais, ce sera pour mon plaisir personnel : ce plaisir a disparu pour le moment, étouffé par le manque d’intérêt que mes billets suscitent et aussi par l’inanité de la plupart des commentaires, qui quelque soit le sujet proposé ou le débat ouvert, se focalisent sur des questions totalement hors sujet.

C’est un moment très pénible pour moi ….Mais comme je l’ai toujours dit “je m’intéresse à tout et je ne passionne pour rien”! Ce blog a fait partie de ma vie : je m’y suis investi mais il y a autre chose dans la vie!

Alors, trêve de tergiversation ……A un de ces jours, peut-être !

Si j’étais le Secrétaire Général de l’O.NU…..

March 14, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Diplomatie

Si j’étais le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies et si j’avais visité les camps du Polisario, je me serais peut-être autant indigné que Ban Ki Moon!

J’aurais été également “très attristé de voir autant de réfugiés et, particulièrement, les jeunes qui y sont nés” : ce sont les propres paroles du S.G. de l’O.N.U.

Et j’aurais tout autant que Ban Ki Moon “voulu vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux” : encore une fois ce sont les termes utilisés par ce haut fonctionnaire international.

C’est tout à son honneur d’homme d’être boulversé par la situation désastreuse de ces populations qu’on lui montrées et présentées comme des “refugiés”.

Mais Ban Ki Moon n’est pas un homme comme les autres : il exerce un “métier unique au monde”, ainsi qu’avait défini cette mission l’autrichien Kurt WALDHEIM, secrétariat général de l’O.N.U. entre 1972 et 1981.

Et à ce titre, Ban Kimoon aurait dû dépasser le simple stade de l’émotion personnelle, ainsi qu’il le fait avec raison devant plusieurs situations : son rôle n’est pas de s’émouvoir et de s’épancher mais de résoudre les problèmes ou du moins de proposer les solutions à ces problèmes!

Rappelons les cas où Ban Ki Moon a su faire montre de la légendaire impassibilité des hommes du “pays du matin calme” :

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle devant les dizaines de milliers de refugiés qui sont aux portes de l’Europe et demain risquent de se voir refouler comme du vulgaire bétail malade.

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle devant les bombardements de civils à Gaza par l’armée d’un pays créé ex-nihilo par l’organisation dont il assure le secrétariat.

– il n’a pas laissé paraître son émotion personnelle lors des scènes de désolation de la guerre civile en Syrie, ni lors des attentats suicides ici et là à travers le monde.

Le monde ne demande pas au Secrétaire Général de l’O.N.U. de l’émotion, ni des sentiments, ni de la compassion, ni de l’empathie, ni des larmes. Ce haut fonctionnaire international doit être un homme de dossiers et non un homme de sentiments.

Si j’étais Secrétaire Général de l’O.N.U., face à ce que j’aurais vu ou pkutôt à ce que on aurait bien voulu me montrer, j’aurais posé une série de questions en exigeant des réponses claires, nettes, précises et circonstanciées :

1/ Combien y a-t-il EXACTEMENT de personnes dans ces camps et pourquoi n’ont-elles jamais été RECENSÉES par les service du Haut Commissariat aux réfugies?

2/ Pourquoi ces camps sont établis sur le territoire ALGÉRIEN et non pas dans une zône relevant de ce que l’on appelait le Rio de Oro, lors de l’occupation espagnole?

3/ De quoi vivent ces populations? Quelles sont les SOURCES exactes du financement du fonctionnement de ces camps?

4/ Quels sont les représentants légitimes de ces populations et comment cette légitimité a-t-elle était établie : par des élections? Si oui, quand ont-elles eu lieu? Dans quelles conditions ?

5/ Pourquoi ces populations n’ont pas répondu aux divers appels du Maroc à rejoindre la mère-patrie lancés déjà par Hassan II avec l’historique “La patrie est clémente et miséricordieuse” et réitérés de manière moins emphatique mais plus réaliste par l’actuel souverain? Ne seraient-elles pas retenues dans ces camps ? Ces populations auraient-elles donc en toute conscience et en toute liberté choisi la misère et la précarité?

6/ Et enfin, quelques questions d’ordre pratique, très terre-à-terre : QUI a organisé ce déplacement, QUI l’a fiancé, QUI en a assuré la sécurité, QUI a permis le survol de son territoire pour permettre l’accès aux camps visité?

Voilà quelques questions que je me serais posées si j’étais à la place de Ban Ki Moon ! Mais, il faut dire qu’il a d’autres préoccupations en tête en ce moment, l’actuel secrétaire général de l’O.N.U.

Il est en fin de mandat et aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à se faire élire à ce poste trois fois de suite! Et cette fois, l’Europe aimerait bien voir un des siens occuper ce fauteuil, dont elle est écartée depuis 1982.

Les américains voudraient peut-être voir un canadien ou un australien à ce poste!

En attendant, le Maroc doit mettre en branle sa diplomatie, l’officielle avec ses ambassadeurs et ses divers représentants, la parlementaire avec députés et conseillers qui font partie de tous les groupements de parlements à travers le monde, la partisane avec les relais des partis politiques auprès des familles politiques qui leur sont proches, la syndicale avec les contacts que nos syndicats ont à travers le monde, sans oublier la diplomatie informelle représentée par la société civile et aussi par chacun de nous à travers ses réseaux personnels.

PS : Si j’étais Ban Ki Moon, je crois que je me dirais : “Oh zut ! j’ai fait une boulette!

LE GRAND MACHIN EST PILOTE PAR UN GRAND BENÊT

March 12, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Etranger

Le respect des institutions et de ceux qui les représentent est une nécessité qui s’impose à nous sauf quand ces institutions et ceux qui les représentent ne se respectent pas et qu’ils ne nous respectent plus.

Peut-on se plier au devoir de respect d’une institution internationale dont le Secrétaire général prend à contre-pied toutes les décisions entérinées par les plus hautes instances de cette institution?

La réponse est à mon sens : “non” et en tant que simple citoyen lambda, n’ayant ni pouvoir de décision ni possibilité d’action mais juste une opinion que je suis libre d’émettre, je pense que la récente saillie de Monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est l’exemple type de cette situation.

UN Secretary General Ban Ki-moon participates in a news conference about climate change meeting

Libre à ce monsieur de visiter les pays au’il veut, d’aller où il veut, de rencontrer qui il veut, dans le cadre de son travail !

Libre à lui par ailleurs d’avoir une vision personnelle des problèmes dont il est supposé s’occuper : ses idées personnelles doivent disparaître dès lors qu’il agit et qu’il parle “es qualité”.

En utilisant le vocable “OCCUPATION” au sujet du Sahara marocain – vocable que l’on ne retrouve dans aucun document de l’ONU depuis que cette instance s’occupe du problème – Monsieur Ban Ki Moon commet au mieux un “lapsus” et au pire “une faute”!

Est-ce acceptable ?

Non et mille fois non ! Par ce qu’il ne s’agit pas d’occupation mais de “récupération” !

Si Monsieur Ben KiMoon veut un exemple concret et surtout meurtrier d”occupation ,il devrait se tourner vers la Cisjordanie et vers les “territoires occupés” faisant l’objet de la résolution 242 du Conseil de Sécurité votée le 22 novembre 1967 et qui exige “le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit”, à savoir le Sinaï jusqu’au canal de Suez, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et du plateau du Golan.

Un demi-siècle après, à part le Sinaï et la bande de Gaza, évacuée mais mise sous embargo total et régulièrement bombardée par l’état hébreu, cette résolution surt les territoires occupées est restée lettre morte!

Qu’a fait Monsieur Ben Ki Moon pour faire appliquer cette résolution ? A-t-il seulement consacré une heure de son temps depuis dix ans à ce problème ?

On peut chercher les raisons de cette malheureuse sortie du Secrétaire Général de l’ONU :

– l’émotion, peut-être devant la situation humanitaire désastreuse dans les camps qu’il a visités?

– le sentiment de culpabilité face à la petite fille sahraouie que son convoi a fauchée?

– le désir de se venger de la fermeté marocaine face aux tergiversations de son représentant personnel.

– l’influence de ce représentant justement, ce qui serait inconvenant à ce niveau de responsabilité.

– l’énervement face à la nouvelle situation créée par la mise en place de la régionalisation avancée telle que
promise, ce qui va vider de son sens toute critique envers le le Maroc qui tient sa parole et ses promesses.

– les préoccupations égoïstes pour son propre avenir ?

En tous cas, cette déclaration – à la limite irresponsable – pourrait avoir des conséquences historiques si jamais elle a un impact sur les futures prises de position du Conseil de sécurité !

La région est suffisamment instable pour qu’il soit envisageable d’ajouter de nouveaux éléments d’instabilité.

Monsieur Ben Ki Moon a bien tenté de rétro-pédaler par la voix de son porte-parole qui a déclaré que “le secrétaire général est convaincu que lui et les Nations Unies sont neutres sur le dossier du Sahara occidental”!

Soit !

Mais pourquoi ne pas l’avoir été quand vous étiez sur place, Monsieur Ban Ki Moon?

Et pourquoi ne pas avoir dénoncé les détournements des dons qui devaient bénéficier à ces malheureux? Pourquoi ne pas avoir remis en cause un pouvoir sans aucune représentativité ni légitimité en place depuis 40 ans ? Pourquoi ne pas avoir fustiger les violations des droits de ces gens parqués dans des camps en plein territoire algérien? Pourquoi ne pas avoir exiger d’en connaitre le nombre exact et l’idendité si vous voulez qu’ils participent à une hypothétique consultation?

Non, Monsieur Ban Ki Moon, vous avez perdu l’occasion de parler des vrais problèmes !

Ce n’est pas étonnant : vous gérez une institution inutile !

Il faut dire que depuis sa création “Le machin” – si bien nommé par le Général De Gaule – n’a jamais rien réglé ! Ce n’est pas maintenant qu’il le fera sous l’impulsion d’un grand benêt!

En effet, monsieur Ban Kimoon, comparé aux divers secrétaires généraux de l’ONU, n’a rien d’une grande personnalité : juste pour l’exemple, je pense au suédois Dag Hammarskjold, mort dans l’exercice de ses fonctions dans le conflit congolais et à l’égyptien Boutos Boutros Ghali, grand diplomate, grand intellectuel, qui a tenu la dragée haute aux américains au point de se voir refuser par leur opposition un second mandat.

8 MARS : de Bassima HAKAOUI à Malika MALEK

March 08, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Société

Hier soir, sur le plateau du JT de 2M, Bassima HAKAOUI, notre ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social. déclarait avec un aplomb assez étonnant sa fierté pour le travail en faveur de la femme marocaine réalisée par son ministère et par le gouvernement auquel elle appartient.

bassima

Ce fut un bel exercice de langue de bois, effectué avec brio, par une femme dont les convictions antiféministes sont de notoriété publique : Jeune Afrique du 19 mars 2015 conclut, dans un article sur “l’antiféministe devenue ministre” qu’ elle a pleuré semble-t-il lors du vote de la famille.

Ce matin avant 7 eures, lors d’un flash-info sur une radio, j’apprends le décès de Madame Malika MALAK, grande journaliste, qui avait travaillé entre autres sur cette même chaîne 2M et sur d’autres médias nationaux et internationaux.

MALIKA-MALAK

La journaliste, atteinte d’une grave maladie, avait dû subir plusieurs opérations avant de succomber à des complications due, semble-t-il, à une grossière erreur médicale, malgré les efforts de l’équipe médicale de l’Hôpital Militaire de Rabat, intervenant sur instructions royales.

Ainsi en quelques heures, on a fait le tour de la situation de la femme dans ce pays !

D’un coté, une PJDiste pure et dure, ministre au portefeuille à rallonge mais sans piouvoir ni surtout sans réelle volonté politique de faire évoluer les choses, qui se pavane devant les caméras de télévision !

De l’autre, une journaliste qui a dédié sa vie à son métier, qui disparait dans des conditions très difficiles, n’ayant bénéficié durant durant sa vie ni de couverture médicale ni sociale, mais de la seule sollicitude roayle!

C’est bien triste à constater….J’aurais voulu écrire un autre billet plus optimiste à l’occasion de ce 8 MARS.

DEPUIS TROIS SEMAINES, J’AI REPRIS LE CHEMIN DE L’ECOLE ….

March 07, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Personnel, Photographies

Depuis trois semaines, je suis des cours …J’apprends des tas de choses, que je savais par expérience, de façon pragmatique, par l’exercice et la la pratique .

Depuis trois semaines, je suis plongé dans des tas de notes, de références, de tableaux, de mots nouveaux qui me ramènent à des concepts qui m’étaient familiers mais que je savais pas nommer de leur juste dénomination.

Depuis trois semaines, je suis des cours de photographie!

Eh oui, moi qui ai pratiqué la photo depuis des lustres, que dis-je depuis des décénies, je suis en train d’apprendre ce qu’est une focale, ce que représente la sensibilité d’un capteur, ce que peut changer la vitesse d’ouverture d’un diaphragme.

Je viens de découvrir que la sensibilité d’un capteur se mesure en ISO, moi qui pendant des années ai entendu parlé de ASA sans savoir exactement ce que c’était.

Des photographies, j’en ai pris avec vieil appareil doté d’un ridicule soufflet qui se refermait pour prendre place dans un boiier noir !

Des photos, j’en ai pris avec des “instamatics” et leurs fameux flachs cubiques jetables! A propos de jetables, j’ai même utilisé des appareils jetables, utilisables une seule et unique fois, on retirait la pellicule et on jetait le reste.

Cela coûtait cher, je ratais beaucoup de photos, à cause de mauvais réglages, mais le plaisir restait intact!

Plus tard, avec les appareils plus modernes, plus question de régler quoi que ce soit : et là, on croit vite être devenu
photographe; On mitraille tout ce qui bouge et forcément, quelques photos, très rares, sont vraiment réussies;

J’en ai partagé avec vous ici même dans mes billets classés dans la catégorie “PHOTOGRAPHIES” . Par les mystères de la technique qui m’échappent complètement, certaines de ces photographies ont disparu et ne sont plus accessibles ! Dommage!

Mais depuis trois semaines, je suis en train de découvrir vraiment la photographie : comme je l’ai dit à mes jeunes – parfois très jeunes camarades de “classe ” – j’ai l’impression que je parlais assez couramment une langue apprise dans la rue et que maintenant je suis en train d’en apprendre la grammaire et la syntaxe!

Mon présent billet étant librement indépendant de toute publicité :) , je peux dire que je suis les cours proposés par PHOTO ACADEMY

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Sous la direction de Illyas et de ses amis Amine et Youssef, nous nous retrouvons donc, depuis trois semaines et pour deux mois, tous les dimanches, parfois pour la journée entière pour écouter leurs explications techniques et passer ensuite à la pratique.

Je me retrouve donc au milieu d’un groupe de jeunes et de moins jeunes, tous intéressés bien sûr sinon passionnés, de photographie!

Une belle expérience !

ELECTIONS LEGISLATIVES 2016 : comme toujours, les règles ne sont pas encore fixées

March 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de blues, Politique intérieure

La date des prochaines élections marocaines est fixée au 7 octobre 2016, pile poil avant le second vendredi d’octobre prévu par l’article 65 de la Constitution du 1er Juillet 2011 comme l’ouverture de la première session de la représentation nationale, sous la présidence du souverain.

Fixer cette date n’a pas été une mince affaire, chaque parti ayant un intérêt quelconque à l’avancer ou à la reculer, pour des raisons purement internes d’organisation, de préparation ou de logistique électorale. En fait, rien de vraiment hautement important pour la nation, pour les électeurs ou pour l’avenir du pays!

Bref, les prochaines élections législatives auront donc lieu le vendredi 7 octobre prochain!

Mais comme toujours avant chaque élection législative, nos grands cerveaux politiciens vont encore une fois poser le problème de la loi électorale!

Dans les démocraties qui se respectent, le code électoral est un ensemble de normes fixes, pratiquement immuable, qui règle une fois pour toutes le déroulement des opérations électorales. Seul le découpage des circonscriptions électorales est laissé en général à la discrétion des autorités gouvernementales qui peuvent les changer en fonction notamment de l’évolution démographique du pays.

Le Maroc a la particularité de remettre tous les cinq ans sur le tapis cette fameuse loi électorale : on ajoute un quota de femmes par ici, puis un quota de jeunes, on estime que les jeunes n’ont rien apporté de positif, on veut diminuer ou supprimer le quota qu’on leur a attribué hier!

La rumeur parle d’un changement du seuil de représentativité pour permettre aux petits partis de figurer ou non sous la coupole du Parlement ! Hier, l’USFP, parti encore fort et bien installé dans la société marocaine, donc surement de sa représentativité, défendait un seuil haut ; aujourd’hui, l’USFP, parti exsangue, miné par la dissidence et vidé de ses militants, se positionne pour la baisse de ce seuil, seul moyen pour que l’ex-grand parti ait une chance d’avoir des représentants au parlement!

Ainsi, on arrive à la veille des élections et les électeurs ne sont pas totalement et convenablement informés du déroulement des opérations électorales!

Et l’on s’étonne du taux d’abstention!

Pendant ce temps, personne ne semble pressé d’introduire dans cette loi électorale l’obligation de communiquer officiellement le nombre de voix obtenues par chaque élu, avec le détail des voix recueillies par bureau de vote et par circonscription.

Encore une fois, le Maroc va donc s’engager dans une campagne électorale puis dans une opération électorale proprement dite avec surement de nouvelles modifications, qui auront été décidées pour plaire ou complaire aux dirigeants des partis politiques.

Dans quelques mois, les marocain(e)s iront aux urnes et encore une fois, on regrettera un taux de participation plus que moyen!

Encore une fois, de ces élections sortira un parlement balkanisé, éclaté, atomisé qui donnera naissance à un gouvernement-mosaïque qui vu de loin à l’air d’un vrai gouvernement mais qui ne résistera pas à un examen de près!

La démocratie est dure à apprendre, encore plus dure à assimiler et extrêmement dure à mettre en oeuvre! Le Maroc s’y applique depuis l’indépendance ! Heureusement qu’il n’y pas de date de péremption !

LA NOUVELLE, un genre littéraire qui réussit aux écrivains francophones marocains.

March 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Nadia CHAFIK, professeur de Langue et Littérature françaises, semble être une enseignante-chercheuse très active : elle a publié des études, des articles, des contributions à des ouvrages collectifs, des chroiques avant de se lancer dans l’écriture de fiction.

Sa dernière publication “TETE DE POIVRE”, parue en 2012 chez les éditions “La Croisée des Chemins, est un recueil de treize nouvelles qui vient confirmer le goût de l’auteur pour ce genre littéraire.

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En effet après s’être essayée au roman, en publiant trois titres – À l’ombre de Jugurtha, roman (Eddif / Paris-Méditerranée, 2000), Le Secret des djinns, roman (Eddif, 1998) et Filles du vent, roman (L’Harmattan, 1995) – elle continue son expérience de nouvelliste commencée en 2005 avec Nos jours aveugles, nouvelles (Éditions des Femmes).

Dans ce recueil, Nadia CHAFIK nous raconte plusieurs petites histoires, dans une belle langue française, légère et épurée, mettant en scène des personnages divers et variés, intervenant dans des univers tout aussi divers et aussi variés, construisant des situations aussi diverses et aussi variées.

L’auteur nous plonge dans une ambiance purement marocaine, comme dans “Justes noces“, où un mariage arrangé entre un jeune homme travaillant à l’étranger et une jeunee fille que ses parents veulent absolument caser, quitte à la mettre pratiquement au service de sa belle-mère et de son beau-frère, finit par une fugue pour le moins inattendue.

Dans “Molécule particulière“, l’auteur nous invite à une enquête policière à la suite de la mort suspecte d’une vieille dame, accueillie de manière inexpliquée par un couple très louche.

Le premier texte intitulé “Zéro” met en scène un élève pas spécialement doué que son professeur a sauvé en lui collant une cinglante note éliminatoire, provocant ainsi un sursaut d’orgueil chez l’adolescent qui a préféré fuguer et s’en aller chercher et trouver son destin meilleur sous d’autres cieux.

Pourtant, je me dois d’émettre une réserve ! A force de changer d’ambiances, Nadia CHAFIK finit par manquer de rigueur dans ses descriptions, à tel point que parfois le lecteur a du mal à localiser les situations! Mettons cela sur le compte du désir de l’auteur d’atteindre un certain universalisme.

A la lecture de ces nouvelles, et de bien d’autres écrites par d’autres auteurs, je suis enclin à penser que nos auteurs francophones sont plutôt bien inspirés quand ils choisissent ce genre littéraire.

Un roman suppose plus de travail de préparation, des recherches, une intrigue qui s’étale dans le temps et aussi dans l’espace, des personnages avec leur complexité psychologique et leurs interférences! La nouvelle semble, par contre, plus aisée à concevoir et réaliser, bien que les contraintes littéraires soient aussi exigeantes. Mais les auteurs marocains francophones contemporains manient plus aisément la nouvelle que le roman!

Ne nous en plaignons pas et encourageons-les en les lisant !

INFO ou INTOX : la Chabiba Ittihadia et son vote au congrès de l’UIJS.

February 29, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure

Depuis hier circule sur certains sites d’information, notamment Le 360.ma et MEDIA24.com, une nouvelle qui, si elle s’avérait constituerait un vrai scandale en effet.

Il semblerait que les représentants de la Chabiba Ittihadia, présents en Albanie au congrès de l’Union internationale des Jeunes socialistes (IUSY), auraient permis par leur vote à une entité séparatiste sahraouie d’accéder au statut d’observateurs au sein de cette instance internationale.

La chose est suffisamment énorme pour attirer l’attention du citoyen lambda que je suis !

Est-il possible que des jeunes marocains, patriotes par définition, militants par choix, se soient acoquinés avec les adversaires de notre intégrité territorialité ?

Qu’ils aient participé à mettre en avant une entité dont le rôle est de toucher à ce que les marocain(e)s ont de plus sacré et à ce qui constitue l’une des ciment de ce pays ?

Ce genre d’info peut relever de l’intox la plus basique à laquelle nos adversaires ont souvent recouru : lancer une fausse information pour semer le trouble et provoquer la zizanie entre les marocains!

Je veux bien le croire !

Mais alors aux intéressés, en l’occurrence les premiers responsables de l’U.SF.P. – le secrétaire général et celui de la Chabiba Ittihadia – de monter au créneau et d’aborder la preuve que la délégation itthihadie est hors de cause.

La lecture des deux articles que j’ai cités plus haut semble montrer plutôt l’embarras des uns et des autres parmi les dirigeants de l’ex grand parti de gauche et aussi le manque total de maîtrise de la situation.

Si l’information s’avère, je ne sais pas qu’elle doit être la décision des instances du parti de feu Bouabid, qui doit se retourner comme un damné dans sa tombe!

Je me demande ce que devrait être la position des autorités publiques, d’ailleurs ?

Si la preuve du contraire est apportée, il faudrait que les médias qui ont lancé ce faux scoop fassent leur mea-culpa publique et présentent des excuses publiques à l’USFP, à la jeunesse de ce parti et à tous ses militants et pourquoi pas à tous les marocain(e)s.

Le moment est trop important pour laisser soit une bande de jeunes faire n’importe quoi, soit une bande de “journalistes” diffuser n’importe quoi!

L’U.E. et le MAROC : jusqu’où ira ce petit jeu !

February 26, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Economie et finances, Etranger, Politique intérieure

Entre le Maroc et l’U.E., on a l’impression que l’on joue à petit jeu de gosses : “je te tiens, tu me tiens par la barbichette!”

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Sauf que la politique et l’économie ne sont pas un jeu !

Et pourtant, l’Union Européenne, ses instances, son conseil, son parlement, ses dirigeants croient bien qu’ils peuvent jouer avec le Maroc pour lui faire lâcher prise sur un problème fondamental pour le pays, pour l’état marocain, pour les marocaines et les marocains!

L’U.E. joue avec le Maroc et veut absolument le faire plier sur son intégralité territoriale !

Et cette insisstance à faire plier le Maroc, état souverain, millénaire, état constitué dans les régles les plus strictes de la définition d’un état, telles qu’elles sont enseignées dans toutes les facultés de droit du monde, est le fruit de pression venues d’un mouvement auto-procalmé de libération, n’ayant aucune légitimité, aucune représentativité, aucune base juridique.

Et pourtant, le POLISARIO et son allié, son sponsor financier, son parrain diplomatique, à savoir l’Algérie, n’a pas cessé de donner de véritables bras d’honneur à l’Europe, dans toutes ses composante, Union Européenne, partis politiques, organisations non gouvernementales et associations humanitaires qui le soutiennent !

Depuis le début de ce conflit, créé de toutes pièces, jamais personne n’a pu accèder aux fameux camps de Tindouf, situé sur le territoire algérien, pour recenser le nombre exact de personnes qui s’y trouvent, pour relever leur identité et leur nombre, afin de calibrer l’aide à apporter!

Cette aberration n’a jamais élmu quiconque dans les couloirs et dans les bureaux de l’Union Européenne !

Si quand même, un député socialiste avait relevé que l’aide de l’U.E. disparaissait mystérieusement avant d’arriver à ces fameux camps et qu’elle se retrouvait sur les marchés algériens !

Son observation fut classée sans suite pendant des années ! Le rapport qu’il a exigé a été enterré dans les tiroirs des responsables européens durant des mois ! Et une fois publié, il a vite oublié et ne donna lieu à aucune décision!

Mais cette même U.E. par l’entremise d’un vague tribunal européen en mal de publicité a décidé d’annuler l’accord commercial sur les produits agricoles conclu en 2012 avec le royaume du Maroc.

Rien que cela ! Et tout cela à la demande du Polisario !

Le Maroc en assez de ce petit jeu de dupes, il a donc décidé qu’il suspendait ses contacts avec les institutions européennes.

Beaucoup diront que cette décision est dangereuse et peut entraîner le Maroc vers une situation qu’il ne pourra pas contrôler !

D’autres affirmeront que ce n’est un coup d’épée dans l’eau qui ne changera rien à la situation, une “tbourida” pour amuser la galerie.

Le fait est là : “il y a quelque chose de changé dans le royaume du Maroc!” qui ne se laisse plus marcher sur les pieds par le premier technocrate européen venu, fût juge ou parlementaire!

En tous cas, le Maroc et les marocain(e)s sûrs de leurs droit ne vont pas se laisser tenir par la barbichette par quelques juges et quelques parlementaires qui préfèrent les chimères à la réalité!

Aux états européns de prendre leur responsabilités et de décider s’ils préfèrent traiter avec un état constitué et souverain ou avec une bande de mercenaires!

Un auteur marocain qui parle de son pays autrement….

February 22, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société

Enfin, un auteur francophone marocain qui écrit correctement la langue de Molière : c’est le moins qu’on puisse exiger d’un professeur de littérature française, me diriez-vous! Certes!

Les premières pages du recueil de nouvelles “RIRES ET INSIGNIFIANCE A CASABLANCA” de Issam-Eddine TBEUR, paru chez Virgule Editions en mai 2015, m’ont effet captivité et la lecture de la dizaine de textes ne m’a pas déçu.

RIRES

Il faut reconnaître d’emblée que Issam-Eddine TBEUR a la plume (ou plutôt le clavier) alerte, qu’il manie avec aisance l’imparfait du subjonctif et que son vocabulaire foisonnant flirte parfois avec un certain maniérisme. En effet, pourquoi recourir à des vocables comme “haridelle”, “dysphorique”, “méphitique” , utiliser ce mot si laid de “vastitude” et “imbitable” ou bien qualifier la peau d’une jeune fille de “lactescente” ou encore parler d’ “onomastique”, d’e “homoncules” ou de “essartage”?

Il faut aussi reconnaître qu’il situe ses nouvelles dans des décors assez insolites que beaucoup voudraient occulter : il nous entraine souvent dans des bars malfamés, devant des bières, des entraîneuses et des clients tout aussi maléfiques. Glauque et déprimant, mais son regard sur ce monde est très juste, sans concession, sans mépris, sans jugement moral.

Une des nouvelles a pour cadre un élément essentiel de la vie urbaine : le taxi, sauf que le chauffeur ici est un doctorant en sociologie qui prépare une thèse sur comportement des travailleurs soumis au stress occasionné par la navette ferroviaire entre casa et Rabat. Original, c’est le moins que l’on puisse dire!

Forcément, l’auteur parle de tourisme et même qu’il s’y prend de façon fort intelligente : dans Marrocan Gigolo, on retrouve les “touristes séxuels” dont font la principale source de devises de ce pays et dans “Seul émerveillement compte….”, le tourisme est abordé du point de vue des autorités responsables! Mais l’auteur a eu l’idée de génie de mêler au problème du tourisme une question bien plus délicate : celle du protocole des cérémonies officielles et des contraintes qui y sont liées. Des pages délicieuses et absolument inattendues de la aprt d’un auteur marocain.

Je ne vais faire le tour des autres textes ….Si quand même, il faut que je m’arrête sur le texte le plus long intitulé “Les hirondelles de Casablanca” où une fameuse réplique de “Hamlet” de William Shakespeare (acte 1 scène 4) joue un rôle central entre des “révolutionnaires fumeux” et un commissaire de police nostalgique de ses années d’études le littérature anglaise, sur un fond de derby casablancais qui tourne très mal:

Something is rotten in the state of Danmark!”

Le héros de cette nouvelle l’a reprise pour son compte pour une manifestation qu’il a organisé avec une dizaine de ses amis pour scander : “Il y a quelque chose de pourri dans le royaume….“!

Décidément, Issan-Eddine Tbeur n’est pas un auteur marocain comme nous avons l’habitude d’en lire! Et c’est tant mieux !

COMMENT NOUS VIVONS ENSEMBLE AU MAROC ?

February 20, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société

En ce jour anniversaire d’un événement qui était supposé marquer de manière indélébile l’histoire présente et à a venir de notre pays et de notre peuple, j’ai choisi de ne pas revenir sur le Mouvement du 20 février et sur ce qu’il en reste cinq ans après ! Je crois que quelques mots auraient suffi pour marquer cette journée : chacun choisira les siens! Personnellement, je pense à “soulagement et espoir“!

J’ai préféré plutôt vous présenter un ouvrage qui vient d’être publié dans les premiers jours de de février 2016 par les éditions “En toutes lettres” sous le titre “LE TISSU DE NOS SINGULARITÉS – Vivre ensemble au Maroc” : il s’agit d’un ouvrage collectif réalisé avec le concours de la fondation HEM Busines School sous la direction de Fadna AIT MOUS, professeur-chercheur à la Faculté de lettres et de sciences humaines de Ain-Chock, Casablanca et de Driss KSIKESS, ancien journaliste actuellement enseignant et directeur du Centre de recherche de HEM.

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Cet ouvrage rend compte des travaux du collectif VIVRE ENSEMBLE mis en place par feue la regrettée Fatema MERNISSI en novembre 2012 pour tenter de trouver les réponses aux mutations des liens sociaux au Maroc.

Dix-huit intellectuels – venus de tous les horizons : philosophes, anthropologues, architectes, psychanalystes, sociologues, chirurgiens, ingénieurs, portant des noms connus comme Asma Lamrabet ou Mohamed Tozy, des personnalités plus discrètes et moins médiatisées ou même de simples citoyens responsables ou engagés – se penchés pendant trois années sur des clés de lecture que leur a fixé feu Fatema MERNISSI pour étudier les liens sociaux au Maroc qui s’articulent autour d’une double problématique :

– l’individualité, avec les émancipations et excès qui en découlent

– le déni de la collectivité et les injustices qui en résultent.

Les clés de lecture de cette double problématique recouvrent l’ensemble du spectre de l’activité sociale de nos compatriotes et sa relation avec le savoir, la langue, la religion, l’égalité des sexes, la figure du père, l’étranger, l’espace, le travail et le virtuel.

Il est impossible de résumer en quelques phrases cette somme de travaux, qui ont nécessité enquêtes, réflexion, échanges, interrogations, entretiens et de contextualisation.

En fait, le sous-titre de cet ouvrage peut éventuellement en cristalliser l’idée centrale : comment VIVRE ENSEMBLE AU MAROC. Cette expression n’est pas en définitive un simple slogan mais une vraie question sur l’empathie sociale, c’est-à-dire “la capacité de vivre ensemble et non pas les uns à coté des autres”.

Je ne saurais trop vous recommander l’acquisition de cet ouvrage, certes ardu mais rendu accessible tant par sa présentation et que par son graphisme et aussi par son prix.

Consommateurs à respecter ou cobayes à expérimenter ?

February 17, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres, Société

Nous savons depuis un bon moment que les grands laboratoires pharmaceutiques internationaux sont plus préoccupés par leurs résultats financiers, les profits qu’ils réalisent et les dividendes qu’ils versent à leurs actionnaires que par la santé des quidams qui leur servent de clients et de vaches à lait.

J’avais abordé la question ici-même dans un post daté de plus de cinq ans . où je rendais compte d’un livre intitulé “CES MÉDICAMENT QUI NOUS RENDENT MALADES”.

Plus récemment, j’ai lu “OMERTA SUR LA VIANDE” de Pierre HINARD, paru chez Grasset en septembre 2014 : le sujet m’avait tellement troublé que j’ai hésité à partger avec vous cette lecture! On y découvre en effet les dessous “des usines à viande“. rapportés par un spécialiste qui a travaillé dans le secteur pendant des années avant de se décider à lancer une alerte contre ce système mafieux.

Et là, je tombe sur un ouvrage au titre terrifiant : “TOUS COBAYES ! OGM, pesticides, produits chimiques” de Gilles-Eric SERALINI, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, publié en 2012 chez FLAMARION-Documents.

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L”intérêt de ce livre est qu’il décrit une expérience scientifique, menée entre 2008 et 2011, visant à étudier sur le long terme les effets toxiques d’un OGM alimentaire majeur ety du pesticide le plus utilisé dans le monde..

Cette expérience de salut public et de santé publique aurait dû être menée par les producteurs de l’OMG en cause et du pesticide incriminé, sans compter sur les réticences des grandes firmes d’une part et de la collusion des agences sanitaires publiques.

L’auteur explique dans le détail “comment la sous-évaluation sanitaire a été organisée” ; en fait, il nous montre comment lesd intérêts privés des éntreprises productioces d’OMG et de pesticides passent pour l’intérêt public et celui des consommateurs, comment les agences sanitaires publiques, censées défendre les intérêts des citoyens, organisent l’opacité et la collusion autour des productions éminemment toxiques et comment des accommodements coupables du monde scientifique étouffent le débat à ce sujet extrêmement sensible.

La lecture de cet ouvrage, parfois ardue et souvent rébarbative, est cependant éclairante et participe à la prise de conscience du problème de la consommation inconsidérée des OMG eu autres produits agricoles traités par les pesticides.

Je regrette cependant, mais je comprends parfaitement que cela ne soit pas le souci premier d’un européen, que le sujet ne soit abordé que par le coté des grands pays occidentaux !

Dans nos contrées, que savons-nous exactement de ce que l’on fait avaler? Que savons-nous exactement des produits chimiques et autres pesticides qui sont importés? A quels contrôles sont-ils soumis et ces contrôles sont-ils mêmes prévus? Et quand ils le sont, comment-ils sont-ils exercés?

Si dans dans les sociétés occidentales où le consommateur est défendu par la loi et représenté par des associations extrêmement puissantes, où la justice a derrière elle une jurisprudence variée et diverse pour traquée la fraude alimentaire, on observe encore des aberrations et des anomalies comme celles décrites par le professeur Pierre HINARD, la crainte est très grande – que nos sociétés sous-développées, où la norme quand elle existe se négocie, où les moyens techniques de contrôle sont déficients, où les associations de consommateurs sont inexistantes, où la justice a d’autres priorités, – de voir l’intérêt du consommateur passé par pertes et profits.

Allah ya7fad ou safi !

Lecture croisée : entre le maroco-canadien et le franco-marocain amazigh.

February 15, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres

Quand j’ai vu ces deux romans, l’idée de les lire “simultanément’, selon ma méthode personnelle de ‘lecture croisée”, m’est apparue comme une évidence.

Un jeune marocco-canadien qui entreprend son retour au pays natal après huit années d’exil volontaire au Canada et un autre jeune franco-marocain amazigh qui vit une espèce d’exil dans son propre pays pouvaient être les deux faces d’une même pièce!

LE PAIN DES CORBEAUX” de Lhoussine AZENGUI, paru chez la même maison d’édition Casa Press en 2013 est présenté par son éditeur comme le “premier roman traduit de l’amazigh” et son auteur est clasé en décembre 2010 par l’hebdomadaire TEL QUEL parmi “les 100 qui font bouger le Maroc“.

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LES RUELLES DES PIEDS NUSé de Hicham TAHIR, publié chez Casa Express en août 2015 est le second roman d’un jeune journaliste auteur de nouvelles, installé en France. Pour information, ce roman a reçu une mention spéciale du Jury de Festival du roman gay pour l’année 2015. Serions-nous donc face à un nouveau Abdellah TAIA ?

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Donc promesse d’une double lecture, sinon enrichissante, pour le moins intéressante.

Malheureusement, cette promesse n’est pas tenue ni par le premier ni par second!

J’ai entamé, avec un intérêt très particulier, les cinquante premières pages de “AGHRUM N IHHAQAREN” (titre originakl en amazigh de “Le pain des corbeaux”.

Très attiré par la situation du Rif marocain, son histoire depuis la fin du XIXème et le début du XXème, les péripéties de son passé récent dans l’immédiate pos-indépendance, par la situation économique qui y prévaut, je lis avec avidité tout ce que je peux trouver à ce sujet.

Le livre de Lhoussain AZERGUI autait dû m’enthousiasmer ! Dommage, je n’ai pas pas suivre l’auteur des ses digressions concernant la dictature que subtirait selon lui le peuple amazigh : je n’ai pas pas situé les événements ni dans un Maroc actuel, dans dans une de ces régions de culture et de tradition amazigh. J’ai vainement tenté de replacer le roman dans la cadre du printemps kabyle ou des faits qui ont marqué le nord du Maroc en 1984.

Mais la difficulté de l’auteur de mener un récit cohérent a vite fait d’enlever tout charme à la lecture de roman, bien rendu en français et d’un graphisme particulièrement soigné.

Je pense très honnêtement que le roman de Lhoussaain AZERGUI n’a pas été d’un grand apport pour les siens : le lecteur, même le plus empathique comme moi, n’adhère pas au récit de l’auteur.

Pa railleurs, le roman de Hicham TAHIR représente à mes yeux le type même d’ouvrage que le critiques européens attendent d’un auteur maghrébin. un roman où il est question, comme le signale presque avec délectation son éditeur en page quatre de couverture, “d’amour et magie, d’alcool et de radicalisme, de drogue et de pauvreté, de sexualité et de conformisme” avec “des citadins qui survivent plus qu’ils ne vivent“.

L’auteur de retour au pays après huit ans d’absence découvre que “rien ne semble devoir jamais changerr”. Par contre lui qui a été chez les canadiens puis chez européens a changé, il a évolué, il est devenu meilleur, alors que “ses anciens amis et voisins paraissent stagner dans misère et train-train quotidien“.

Non, ya wildi Hicham ! Durant le absence, le Maroc a changé! Il change chaque jour, les marocains changent! Le pays subit les chocs des crises, des défis, des dangers qui le menacent, des espoirs qu’il entrevoit!

Ton pessimisme, si doux aux oreilles des occidentaux, n’est pas de mise dans le bled, malgré les difficultés, malgré les barbus, malgré la corruption.

J’ai alors repris la lecture de LE PAIN DES CORBEAUX mais un arrière-goût de manque de sincérité m’a empêché de le terminer comme il m’a empêché de lire jusqu’au bout le livre de Hicham TAHIR.

Le Maroc et les marocain méritent d’autres écrivains que ceux qui se délectent à les traîner dans la boue, en les humiliant.

AMUSONS-NOUS AVEC LES MOTS ….

February 13, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général, Livres

Quand j’affirmais dernièrement à notre ami Salvadorali, que ce blog survivra aux enfantillages de certains de ses commentateurs, je savais ce que je disais!

Ce blog continue donc sa vie et vous propose une série de petits tests amusants concernant la langue française. les divers intervenants maîtrisent ou s’intéressent à la langue de Molière et pourtant, je suis certain, que certains pièges vous seront tendus dans les questions que je vous propose.

Je n’ai aucun mérite spécial à cela, je ne fais que puiser les items de ce quiz dans “VOCABULAIRE FRANÇAIS – Trouver et choisir le mot juste” de Paul THIRY, Jean-Jacques DIDIER, Philippe MOREAU et Michel SERON publié en 2000 par l’éditeur belge DUCOLOT dans la collection “Entre guillemets“.

vocabulaire

Donc à vos claviers pour trouver les bonnes réponses à cette séries de questions choisies au hasard : l’intérêt du jeu consiste en des réponses spontanées, sans recours ni au dictionnaire ni à Google ou à Wikipédia! Comme un petit défi personnel pour vérifier l’éat de nos connaissances (j’ai moi-même dibi les épreuves que je vous propose)!

1 – Donnez la définition des mots suivants :

le sot-l’y-laisse, une mezzanine, spécieux, le crachin, un chiropracteur, ombrageux, un ruffian, capiteux, une écoutille, recuser.

2 – Ces couple de mots sonnent presque de manière identique mais leur sens est très différents. Trouvez-le :

effraction / infraction – conjoncture / conjecture – amoral / immoral – imminent / éminent – collision / collusion – oiseux / oisif – abjurer / adjurer – infecter / infester – rallier / railler –
enfantin / infantile.

3/ Vous avez surement entendu et utilisé les mots suivants : pouvez-nous les définir de manière simple :

métaphore – anaphore – néologisme – allégorie – métonymie –
litote – parodie – périphrase – euphémisme – mot-valise.

4/ Je me souviens d’une professeur de français qui nous conseiller d’écrire nos dissertations au fil du sytlo, puis de la relire en éliminant les “verbes passe-partout”, comme “il y a “, “faire”, “mettre”, “donner”, etc… Pouvez-vous procéder à cette élimination dans les phrases suivantes :

– Au pied d’une colline, il y a une source.

– Voici dix ans qu’il a le pouvoir .

– Le malade ne peut avoir aucune visite.

– Le bureau faisait plus de quatre mètres de long.

– On a mis son nom sur la liste des suspects.

– Le médecin m’a donné une traitement efficace.

– N’hésitez pas à dire votre avis.

– Les experts ne voient aucune solution.

– Avant de sortir, elle a mis un pull.

5/ De nombreuses expressions latines sont courantes dans le langage parlé français moderne! En connaissez-vus le sens exact?

– ex libris – ad hoc – de visu – ipso facto – factotum
– hic – dixit – nec plus ultra – sic – sine die.

Voilà donc de quoi meubler votre week-end ! Rendez-vous lundi pour vérifier vos réponses, pour autant que vous ayez envie de participer à ce petit jeu.

P.S. : dans le livre cité plus haut, les auteurs ont recensé “556 exercices pour enrichir son stylke et améliorer son style” en fournissant les réponses idoines.

  • Quelques citations

    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
    Georges Orwell
    "Malheur au pays dont les juges méritent d'être jugés"
    Talmud
    'Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés'.
    Conficius
    Ne faites pas rire au point de prêter à rire.
    Héraclite d'E^hèse
    "L’espoir est la seule chose plus forte que la peur." -
    Hunger Games
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