Quelques citations

"Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs."
Alphonse Karr
'A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire'



Pierre Corneille
Agir en primitif, prévoir en stratège.




René CHAR
'Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances'.


Conficius
"Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups"
Agatha CHRISTIE

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Le Maroc serait-il une société immaculée ?

Le Maroc, les marocains et les marocaines formeraient une société parfaite, saine, sans tares, sans défaut, sans taches!

Nous vivrions donc dans un environnement absolument aseptisé, isolé des maux qui minent le monde et les autres sociétés.

Dire le contraire, écrire le contraire, et surtout montrer le contraire relèverait de l’atteinte à la dignité du pays et l’honneur de ses habitants.

Il faudrait ainsi ne jamais parler de la corruption qui mine notre économie, parce que cela équivaudrait à porter atteinte à l’honneur de nos fonctionnaires et à la réputation de notre pays! Pourtant, tout le monde sait que la corruption existe, qu’elle est endémique, qu’elle est acceptée par les corrupteurs comme par les corrompus!

Les images qui ont circulé ou qui circulent sur le net ne sont qu’une infime partie du scandale de la corruption. La vraie corruption est invisible car discrète et parfois très sophistiquée.

Un film ou un roman sur ce sujet seraient-ils utiles pour lutter contre ce fléau ou seraient-ils interdits par les autorités compétentes?

La pédérastie constitue une constante des sociétés arabes en génral, et de la nôtre en particulier. Nous connaissons tous des dizaines d’anecdotes ou de blagues plus ou moins salaces à ce sujet! . Mohamed Ben Brahim, le poète de la ville ocre, en a été le chantre et beaucoup de nos prestigieux écrivains lui ont consacré des ouvrages édifiants sans qu’ils aient été inquiétés!

Parler, dans un film ou dans un livre, de pédérastie ou de pédophilie en 2015 relèverait-il de l’atteinte à je ne sais quel honneur national, alors que chaque semaine la presse nous met sous le nez des cas d’agressions sexuelles perpétrés sur des mineurs, commises parfois par des personnes dont le rôle serait de guider la société vers le bien et le droit chemin!

Autre tare qui est en train de saper les fondements de notre société : la drogue sous toutes ses formes!

Hier, le kif était consommé au su et au vu de tout le monde! Mais consommé discrètement par une minorité! Aujourd’hui, du karkoubi à la cocaïne, du joint aux psychotropes, du cirage aux mélanges les plus improbables, la drogue fait des ravages dans notre jeunesse! Notre pays est pointé désigné comme étant un des plus importants pourvoyeurs mondiaux de cannabis.

Un film ou un roman ayant pour thème ce fléau constituerait-il une attaque contre le Maroc et les marocain/es? Faut-il fermer les yeux, détourner le regard et se convaincre que chez nous tout va bien dans le meilleur des monde?

Il est de notoriété publique que notre enseignement public touche le fond, que notre justice n’est pas la plus indépendante ni la plus juste et que des réformes de ces deux secteurs sont indispensables et urgentes, que notre police n’est pas un modèle du genre.

Réaliser un film ou écrire un roman sur ces sujets sensibles permettrait-il de faire avancer les choses ou serait-ce considéré comme une atteinte aux institutions de ce pays?

Si demain quelqu’un entreprenait dans un film ou dans un roman de dénoncer la triche et la fraude dans les examens, en en décortiquant les techniques et en mettant en exergue les dangers pour l’avenir de notre jeunesse, sera-t-il pointé du doigt comme étant un chantre de la malhonnêteté ou comme le suppôt de la malversation?

Serait-il accusé de porter atteinte au moral de notre jeunesse, de déconsidérer la fonction d’enseignants et celle d’agents de l’administration des établissements d’enseignement!

Tous les marocain/es connaissent l’étendue des scandales liés à l’immobilier, avec les fortunes énormes accumulées par des promoteurs indélicats, les autorisations administratives délivrées à l’emporte-pièce contre on ne sait trop quelle contrepartie, les notaires véreux, les constructions ne répondant à pratiquement aucune des règles de l’art ni aux exigences légales!

Nous savons tous les magouilles qui entourent l’éradication des bidons-villes et le relogement des leurs occupants.

Si un citoyen se penche sur ces problèmes et décide d’en faire un film ou un roman, sera-t-il poursuivi pour incitation à une quelconque fronde contre le pouvoir en place ou à une atteinte à l’ordre public?

La liste des secteurs sociaux gangrénés par telle ou telle tare est interminable et touche tous les aspects de la vie quotidienne de nos compatriotes! Ce n’est surement pas la censure ou l’interdiction d’en parler ou de les évoquer dans des œuvres artistique qui y remédiera.

Allons, messieurs de la censure, soyons lucides.

Le Maroc n’est pas une société idéale, vivant sous les saintes prescriptions, sans défaut, sans vice, sans tare!

Les scandales existent, même si personne n’en parle ! Et comme le rappelle si bien Etienne PASQUIER, juriste et homme politique français du XVIème siècle : “Le premier scandale provient de celui qui fait le mal, et non de celui qui le raconte”.

Alors rangez vos ciseaux et laissez les uns dire ce qu’ils veulent et les autres regarder et lire ce qu’ils veulent!

Les marocain/s n’ont pas besoin de tuteurs, ni de directeurs de conscience, ni de confesseurs! Nous n’avons besoins ni de mollahs ni d’ayatollahs, ni de muftis! Il en a toujours été ainsi et ce n’est pas maintenant que cela va changer.

Et si l’envie me prenait de devenir un artiste…..

Je n’ai aucune formation ni aucun talent pour cela, mais il n’est pas exclus qu’un jour l’envie me prenne de devenir artiste.

Poète? Pourquoi pas? Chacun de nous est un peu poète “à l’insu de son plein gré”, n’Est-ce-pas?

Ou peintre? Ce serait bien! Un de mes anciens collègues a découvert la peinture une fois à la retraite : il a pris des cours, il s’est payé tout un attirail et il s’éclate devant son chevalet Je crois savoir qu’il arrondit ses fins de mois en vendant ses toiles.

Sculpteur? J’ai toujours été en admiration devant les statues en marbre blanc : que de travail, que de talent, que de patience!

Romancier? Non, c’est trop compliqué : il faut une sacrée imagination, une connaissance parfaite de la langue choisie, une organisation particulière avec des fiches, des prises de notes, des dossiers….

Musicien? Là, je peux assurer que j’y ai renoncé il y plus d’un demi-siècle : j’avais eu l’occasion de devenir bassiste dans un groupe et je n’ai pas franchi le pas! Timidité, manque de confiance en soi, connaissance intime de mes limites? En tous cas, je ne ressens plus cela que comme un léger petit regret.

Acteur? Quand on vu à 15 ans Gérard Philippe jouer “Le Cid” ou quand plus tard, on a applaudi Tayeb Seddiki dans ses œuvres, devenir acteur de théâtre peut créer des vocations. Mais la vraie vie est bien loin des vocations : il ne me reste en tête que quelques vers de la tragédie de Corneille et quelques images de l’ascète Abderrahmane Al Majdoub!

Alors, cinéaste?

Oui, pourquoi pas!

Demain donc, je deviens cinéaste! Réalisateur de films!

Il y en a à la pelle, des bons, des moyens, des nuls, des excellents, des doués, des grandes gueules, des conformistes, des avant-gardistes, des spécialistes de ceci ou de cela!

Si demain, j’ai un projet cinématographie et qu’un producteur fou me fait confiance, je deviendrais cinéaste!

Et cela ne regardera personne, à part d’un côté mon producteur qui aura mis ses sous sur mon projet en espérant les rentabiliser et de l’autre les spectateurs qui auront payé leurs tickets pour voir mon film et les critiques dont c’est le travail.

Toute personne qui parlera, en bien ou en mal, de mon film par simple ouï-dire et sans l’avoir vu, se comportera en zélateur irresponsable ou en censeur indigne.

Je pourrais tenir le même raisonnement toutes les œuvres relevant de la création artistique!

Ostraciser un roman dont on aurait lu quelques pages ou qui aurait fait l’objet d’une cabale dirigée par tel ou tel courant de pensée, relève du même comportement liberticide et surtout anesthésiant.

Pointer d’un doigt accusateur un acteur ou une actrice ayant accepté de tenir un rôle qui pourrait choquer la vertu souvent hypocrite ou la sensibilité parfois surjouée de certains s’inscrit dans le même registre de pensée!

Notre culture, encore empreinte d’oralité, accepte le phénomène de reproduction de ce que nous recevons : nous sommes très à l’aise dans la transmission des messages, sans prendre la peine d’en vérifier la teneur.

Les réseaux sociaux participent à l’encrage de cette tradition!

Dés qu’une page Face Book est ouverte, il faut que l’on y adhère, par peur de ne pas faire partie du groupe : en refusant de nous distinguer, nous adhérons bêtement à la meute.

Alors, mesdames messieurs, si l’envie me prenait de devenir artiste, je vous demanderais de lire mes œuvres, de les regarder, de les voir, de les toucher, avant de donner votre avis!

Si elles ne vous plaisent pas, libre à vous de le dire : mais ayez l’honnêteté morale et intellectuelle de les affronter avant de les juger, de les accepter, de les jeter aux orties ou de les encenser!

Mais rassurons-nous, je ne serai jamais artiste et beaucoup d’entre vous ne seront jamais des critiques d’art crédibles.

Laissons les vrais artistes faire leur métier, il n’est pas aisé et gardons-nous de les juger et surtout de les condamner à mort!

Ce n’est ni intelligent ni moral ni citoyen ni légal !

UN MINISTRE DE LA JEUNESSE, SEPTAGENAIRE ET SURTOUT FOSSILE POLITIQUE

Le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports représente une charge importante mais il en général réservé à permettre à une personnalité en pleine ascension de mettre le pied dans l’étrier de la carrière ministérielle.

Dans l’histoire moderne de notre pays, on a peu vu de ministres de la jeunes et des sports dépassant la cinquantaine et plusieurs d’entre eux étaient de vrais jeunes loups de la politique.

Le dernier en date, notre célébrissime Mohammed OUZZINE tenait plus du jeune premier d’un feuilleton turc que du vieux cacique ayant blanchi sous les harnais. Notez bien que ses résultats furent, pour le moins que l’on puisse dire, décevants pour rester dans un registre sémantique acceptable.

Avant lui, Moncef BENKHAYAT a marqué son passage par sa présence active sur les réseaux sociaux où il n’hésitait pas à polémiquer avec des internautes qui étaient de la même promotion que lui. On pouvait apprécier son action ou pas, mais il faut avouer qu’en bon marketteur à su imposer son style et vendre sa parole.

Plus loin dans le temps, Driss Alaoui M’Daghri ou Abdelouahed Belkeziz venaient de la faculté où ils représentaient la jeune nouvelle vague d’enseignants du supérieur, celle qui a suivi les pionniers de la première heure.

On a pu voir à la tête de ce ministre une championne olympique en la personne de Nawal MOUTAWAKIL, qui a connu une belle ascension dans le monde fermé de l’olympisme international.

Des jeunes personnalités fort sympathiques ont marqué de leur empreinte leur passage dans le fauteuil de la Jeunesse et des sports : on peut citer Mohammed el-Gahs qui a redonner la vie aux colonies de vacances et aux universités populaires.

D’autres n’y ont laissé aucun souvenir spécial ni par leur vision ni par action, comme Ahmed Mezyane et Ahmed Moussaoui.

Mais je crois bien que c’est la première fois que ce ministère est confié à un septuagénaire, un homme politique présent sur le devant de la scène depuis plus de trois décennies, une véritable fossile politique.

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Monsieur Mohand LAENSAR a été ministre de tout et de rien : depuis l’ancestral ministère des Postes – fief des harakis – jusqu’à l’intérieur, en passant par l’agriculture, l’aménagement du territoire!

Il a eu le poste tant convoité de ministre d’état!

Au sein de son propre parti, il règne en chef incontesté depuis des lustres, après avoir sèchement poussé vars la sortie son mentor Mahjoubi Ahardane!

Mohand LAENSAR n’a plus rien à prouver : d’ailleurs a-t-il jamais prouvé quoi que ce soit, sinon son appétit pour le pouvoir et son goût pour son exercice.

Alors pourquoi cet homme âgé de trois-quarts de siècle a-t-il accepté ce poste?

Question plus existentielle que politique! Et lui seul peut y répondre!

Quand le chef de gouvernement s’oublie et oublie sa charge …..

Dans sa chronique parue ce mardi 19 mai 2015 dans le numéro 5596 du quotidien arabophone AL AHDAT AL MAGHRIBIYA, la journaliste Sanaa EL AJI a encore démontré qu’elle n’a pas froid aux yeux et qu’elle n’hésite pas “à porter sa plume dans la plaie“.

Je ne souscris pas à l’ensemble de sa chronique, notamment sur l’approche de l’avortement. Mais le problème n’est pas là : il est dans les questions absolument pertinentes que Sanaa El Aji a adressées au chef de gouvernement et son ministre de la justice et des libertés.

Ces questions me trottaient dans la tête et j’aurais voulu les formuler : mais sachant que ni Monsieur Abdelillah Benkirane ni Monsieur Mustapha Ramid ne lisent mon blog, je les ai ruminées jusqu’à ce je les retrouve formulées de belle manière dans les colonnes de ce quotidien sous la signature d’une professionnelle connue et reconnue.

En effet, le chef de gouvernement n’en est pas a sa première – ni à sa dernière, j’en suis convaincu – saillie vernale exprimée dans des réunions officielles où il est censé parler au nom du pouvoir exécutif de ce pays, avec ce que cela implique comme charge de représentation, de protocole et surtout de responsabilité politique!

Or, encore une fois, nous avons eu droit à une intervention indigne de son rang, indigne de sa fonction, indigne du prestige qui accompagne l’un et l’autre!

Encore une fois, le chef de gouvernement a oublié son rang et sa fonction pour intervenir comme un chef de clan politique, s’adressant à ses ouilles qui sont habituées à son langage populaire (ce qui est un excellent atout pour un chef de parti) et populiste (ce qui est une tare impardonnable pour un chef de gouvernement).

Encore une fois, je ne peux me retenir de vous reprocher non pas votre politique, car vous n’en avez pas ! Mais votre manière de pratiquer la politique !

Vous vous défilez à chaque fois que vous affrontez l’opposition! Je reconnais que débattre avec Chabat, Lachgar ou Benchemach n’est pas un exercice intellectuel d’un haut niveau mais vous contribuez largement à le maintenir au ras des pâquerettes!

Vous aimez rappeler le rôle prépondérant du souverain sans oublier d’étaler, par ailleurs, vou supposées réalisations en tirant la couverture à vous et à vos ministres-PJDistes, et non pas à votre gouvernement!

Vous flirtez avec Al Jazera dont on connait les prises de positions à l’égard de notre pays : vous semblez y être bien plus à l’aise que face à la télévision nationale où vos rares apparitions n’ont pas convaincu grand monde.

Après plusieurs années d’exercice de la fonction de chef de gouvernement, vous n’êtes encore en mesure de vous comporter comme il sied au détenteur de cette fonction revalorisée par les dispositions de la Constitution de 2011.

Vous êtes resté chef de parti, cartes tribun populaire mais populiste, grand agitateur d’idées et de mots, politicien en perpétuelle campagne électorale !

Les marocain/es attendaient un chef de gouvernement enfin digne de ce nom : il aurait fallu que vous ayez le courage de refuser cette fonction et de la confier à l’un de vos partenaires du parti, plus posé, plus serein, plus compétent peut-être!

Le P.J.D. y aurait gagné en crédibilité!

Les prochaines élections trancheront et il n’est pas que l’on vous choisisse de nouveau : vous aurez tout fait pour cela!

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Ils nous ont réconcilié avec le foot-ball…..

Cette semaine m’a réconcilié avec le football, le football spectacle, le football qui fait rêver, le football qu’on a envie d’applaudir, le football qui vous fait vibrer, qui vous fait crier comme un gamin émerveillé par un dribble, ébranlé par un tir foudroyant, béat face au plongeon suicidaire d’un gardien de but qui se sacrifie pour sauver son équipe!

Grâce aux demi-finales de la Champions’League, les quatre équipes en lisse nous ont rappelé ce qu’est le vrai football!

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Nous sommes arrivés à en oublier que sur les terrains de Barcelone, Turin, Madrid et Berlin, évoluaient des stars qui représentent des milliards!

Les quatre équipes nous ont présenté des joueurs de football, des simples hommes dont le destin est d’être des hommes de spectacles, des artistes en quelque sorte, des hommes qui suent pour nous faire rêver!

Que ce soit le Réal Madrid, qui n’est pas mon équipe préféré pour mille et cent raisons ou Le FC Barcelone, qui n’est plus mon équipe de coeur depuis que le club a vendu son âme aux dollars du Qatar, les équipes espagnoles nous ont rappelé que le “balonpie” reste bien le sport roi chez nos voisins!

Bien sûr, ni le Réal ni le Barça ne sont marqués du sceau ibérique en matière de football : la mondialisation a bouleversé le football et on trouve ainsi que les meilleures attaques du monde sont formées d’une part par un trio magique sud-américain (Neymar le brésilien, Messi l’argentin et Suares l’uruguayen) et d’autre part par un autre trio magnifique européen (Benzema le français, Ronaldo le portugais et Bale le Galois).

Bien sûr, la vieille dame du football européen, la Juventus de Turin, malgré l’apport de quelques étrangers comme le JEUNE français POBGA a su préserver son style défensif tellement caractéristique, avec Buffon, le vieux lion qui garde ses bois avec la même rage et le même talent !

Bien sûr, le Bayern de Munich semble un peu perdu entre sa rigueur allemande traditionnelle et la folie que veut lui inculquer le catalan Pep Guardiola!

Toujours est-il qu’en quatre matches, ces quatre matches sont arrivés à nous faire oublier l’aspect mercantiliste du football actuel!

Chacune d’elle a joué crânement et à fond chaque minute des deux fois 90 minutes!

On a pu reprocher au FC Barcelone d’avoir “déjoué” durant la deuxième mi-temps du match retour à Berlin : décision tactique intelligente et éfficace, qui n’enlève rien au mérite des joueurs catalans!

On a pu reprocher au Réal de Madrid son manque d’efficacité hier : cela prouve simplement que les joueurs de football sont des hommes comme les autres et que leur “valeur de marché” n’a rien à voir avec leur intime configuration psychologique! Hier, Bale était trop fébrile et Ronaldo trop éxcité!

Le 6 juin prochain, sur la pelouse de l’Arena de Berlin et devant un public berlinois déçu de pas voir évoluer son équipe, nous assisterons à un match historique!

D’un coté, le FC Barcelone et ses stars et de l’autre la Juventus de Turin et sa discipline, s’affronteront : cette rencontre réussira-t-elle à consolider notre réconciliation avec le football spectacle, le football sport populaire!

Ou bien l’argent, la finance, les sponsors, les équipementiers, sortiront-ils vainqueurs ? Ce serait dommage!

DEUX LIVRES SUR UN ISLAM EN DIFFICULTE

Ces derniers jours, j’ai l’occasion de découvrir deux livres sur le même sujet : l’islam contemporain, plutôt un certain islam contemporain! Ces deux ouvrages bien que relativement anciens gardent toute leur actualité dans le contexte général dans lequel évoluent l’islam et les musulmans, aussi bien en terre d’islam que dans les pays d’accueil de la communauté musulmane.

Il s’agit de deux ouvrages très différents, par la personnalité de leurs auteurs, par leurs contenus, par leurs portées mais qui se rejoignent dans leur sujet : l’islam et le comportement d’une frange de muslmans à travers le monde.

Le premier “PARI DE CIVILISATION” de feu Abdelwahab MEDDEB, universitaire tunisien, publié chez LES ÉDITIONS DU SEUIL en août 2009 s’inscrit dans la série d’ouvrage que le penseur a consacré à l’islam et à l’usage de la violence au nom de Dieu.

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Le second “REVIENS MAHOMET, ils sont devenus fous – Chroniques de la barbarie islamique ordinaire” regroupe une série de témoignages recueillis par Freidoune SAHEBJAN, journaliste d’origine iranienne travaillant en France depuis son exil 1979 et publié chez GRASSET en 2007.

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Commençons par le second, plus accessible: sur plus de 300 pages, Freidoune SAHABJAM a compilé des dizaines sur la barbarie quotidienne vécue par les populations en terre d’islam durant ces dernières décennies.

On aurait pu penser qu’il se contenterait de consigner les cas de victimes du régime des mollahs en Iran, régime qui l’a condamné à mort et forcé à l’exil. Son livre aurait opu être une œuvre de vengeance personnelle ou de règlement de compte.

Or, on retrouve dans cette somme les récits d’exactions subies par les populations victimes de la folie des talibans, d’exécutions en masse de kurdes par les autorités de Bagdag du temps du sunnite Saddam Hussein, des décisions ubuesques des petits dignitaires religieux dans les régions les reculés de l’Afghanistan et des sanction terribles infligées aux villageois qui ne les comprenaient pas.

Ce constat terrifiant peut sembler, pour certains, tendancieux ou biaisé : mais au vu de ce que le monde sait, les faits rapportés, même si les preuves manquent et si la relation est souvent trop diluée dans des dialogues imaginaires, représentent quand même une partie de la vérité des conséquence de la dérive mortifère d’une minorité des musulmans.

Le premier ouvrage que j’ai présenté s’inscrit dans l’œuvre structurée d’un penseur qui a tenté, dans ses livres, de répondre à “des questions récurrentes mais non résolues” sur l’islam, sa compatibilité avec la modernité, sur la violence générée en son nom et l’exclusion qui découle!

Le livre de Abdelwahab MEDDEB commence par ce constat froid sans concession : “L’islam ne va pas bien. De fait, il est malade”.

Et l’auteur enchaine immédiatement en affirmant que “cette maladie se résume par l’usage de la violence au nom de Dieu“.

Écrites par un musulman élevé dans la plus grande tradition et ouvert à la pensée moderne, auteur de quatre ouvrages consacrés à la même problématique (La maladie de l’islam, SEUIL, 2002 – Face à l’islam, TEXTUEL, 2004 – Contres-prêches, SEUIL, 2006 et Sortir de la malédiction, SEUIL, 2008), les analyses de Abdewahab MEDDEB ne peuvent être soupçonnées de déni de soi, ni de refus de sa propre culture ni de modernisme débridé mal assimilé.

L’auteur aborde avec rigueur, parfois avec un élitisme assumé de spécialiste ayant une connaissance “intime” de l’islam et du Coran qu’il a commencé à éutider dès l’âge de quatre ans.

Ses prises de position, originales et courageuses pour un musulman, ont été mal acceptées par la communauté musulmane noamment dans son refus de l’islamisme radical; il faut rappeler qu’il a défendu CHARLIE HEBDO lors du procès de 2009 intenté par les instances musulmanes de France.

Au vu de ce qui ce passe dans les territoires sous contrôle du groupe DAECH, de ce que nous observons en Syrie, en Libye et tout récemment au Yémen et maintenant au Soudan, on ne peut pas taire l’idée que l’islam est mal compris, mal interprété et mal appliqué!

Ce que vit le monde musulman n’est surement ce que le prophète Mohamed prévoyait!

Ces deux livres le disent, chacun à sa façon! Cela peut choquer certains mais ce n’est pas taisant le mal qui ronge le monde musulman qu’on l’aidera à s’en sortir!