AVOIR UN AVIS SUR TOUT ….

Peut-on avoir un avis sur tout ? Et surtout doit-on l’exprimer à tout prix?

Les questions que je pose n’ont rien à voir avec la liberté de penser ou la liberté d’expression : c’est juste une question d’opportunité et de pertinence. Que l’on soit bien d’accord!

L’actualité est très riche et les internautes réagissent bien évidement selon leur feeling. Mais honnêtement, un internaute lambda assis devant o PC ou tripotant son smartphone, peut-il avoir un avis digne exprimé sur tous les problèmes qu’il voit défiler sur son écran?

Comme une affaire aussi grave que le drame d’Essaouira, dont on sait rien sinon que 15 femmes perdu la vie dans des circonstances troubles?

Comme les accusations de complot contre la monarchie proférées contre Illyas Omari et qui risquent de déstabiliser le Maroc et ses institutions?

Comme l’éventuelle sélection en EN de Munir El Hadaddi, ce joueur qui avait opté pour la Roja et qui se découvre soudain un amour sans limite pour les Lions de l’Atlas qui iront défendre le couleur du Maroc en Russie, après une campagne africaine épuisante et finalement triomphale?

Comme l’interdiction par les autorités monétaires marocaine de l’usage des monnaies virtuelles plus connues sous le vocables de “bitcoins”?

Comme les conséquences du retard ds pluies qui troublent même le plus citadins d’entre les marocains mais qui ne semblent pas inquiéter M. Aziz Akhenouch, ministre de l’Agriculture et de bien d’autres choses?

Comme la situation dans cet établissement de préparations aux Grandes Ecoles de Taza qui a connu concomitamment une intoxication alimentaire massive et un suicide?

Comme cette association dont le but est de faire aimer la lecture aux petits et qui se voit boutée hors de la Bibliothèque Nationale de Rabat pour des motifs pour le moins fallacieux?

Comme le chaos le plus total qui a suivi la finale de la Coupe du Trône entre le RAJA et le DHJ et qui a provoqué des débats matériels très importants sur les biens des particuliers qui n’ont rien à voir avec le foot et des blessés chez les forces de l’ordre, contre quelques arrestations sans itérêt.

J’en passe et des meilleures : peut-être es affaires plus importantes, des sujets plus compliqués, des plus informations plus graves.

Non, un internaute normalement constitué ne peut avoir un avis clair et circonstancié surtout ce qui se passe autour de lui. Et il n’est pas, à mon sens, obligé d’exprimer à chaque fois son sentiment sur tel ou tel événement, sur telle ou telle information et très souvent sur juste une rumeur non fondée!

Ai-je tort?
Ai-je raison?
Je n’en sais rien mais la question m’a semblé importante et je la soumets à votre appréciation..

SI COMME MOI, VOUS AIMEZ LES MATHS, TOUT EN N’Y COMPRENANT RIEN….

Si comme moi vous avez eu un jour l’intention d’entamer des études scientifiques et que la vie en a décidé autrement, si comme moi il vous rester un amour nostalgique des mathématiques et surtout une incompréhension quasi totale de certaines notions qui se soient noyées dans le brune de vos souvenirs, si comme moi, il vous reste de bagues souvenirs des cours de mathématiques où ils était question de logarithmes, de fonctions, de dérivées, ou de sinus et cosinus, ou de nombres réels ou irrationnels (je ne demande encore aujourd’hui comment un nombre peut-être irrationnel), je vous conseille de feuilleter le petit livre de Lionel SALEM, Frédéric TESTARD et Coralie SALEM paru en 1990 chez les éditions CASSINI – collection Le Sel et le Fer – sous le titre alléchant: LES PLUS BELLES FORMULES MATHÉMATIQUES“.

MATHS

Vous serez épaté de comprendre très vite le pourquoi du comment des formules qui nous donnent la surface du rectangle et celle du triangle, celle d’un cercle et avec les intégrales celle de n’importe quelle surface! Eh oui, n’importe quelle surface quelque soit sa forme…

Vous verrez d’un autre oeil les mystérieux sinus et cosinus, ou bien les nombres bizarres que tout le monde connait mais dont peu de monde comprend comme PI (le fameux et mystérieux 3,141592653589793238462643383279……. et l’on peut aller jusqu’à plus soif sans espoir de trouver la dernière décimale) ) ou le nombre d’or que certains ont croisé dans les cours de dessin au lycée s’ils ont eu la chance d’avoir eu un prof de dessin compétent et qui nous permet de réaliser, spontanément, de belles photos ou des bouquets agréables à regarder.

Vous y trouverez l’explication relativement simple du nombre e à laquelle je n’ai jamais rien compris, et le rappel d’un certain nombre de théorèmes qui sont enfouis dans nos mémoires comme le théorème de Pythagore bien sûr.

Faites ce petit voyage dans les méandres de votre mémoire et de vos connaissances et vous vous rendrez compte que, scientifiques ou pas, férus de maths ou pas, nous avons en nous-même un fonds de mathématicien qui s’ignore!

Amusez-vous bien !

CE BLOG EXISTE DEPUIS LE 18 NOVEMBRE 2005 ET CONTINUERA A EXISTER

Le billet inaugurant ce blog date du 18 novembre 2005.

De leau a coulé sous les ponts depuis cette date, des sujets ont défilé sur cet espace, des commentaires y ont été postés, des échanges s’y sont construits, des belles amitiés en sont nées et des malheureuses inimités se sont installées!

Et pourtant, citoyenhima.org a continue sont chemin cahin-caha, avec des périodes de création euphorique et des moments de lassitude et de repli sur soi.

Mais ce qui qu’il y a de sûr c’est que je tenterai de faire vivre et peut-être juste survivre cet espace, qui fait partie de ma vie maintenant.

Ce sera toujours le réceptacle de mes réflexions personnelles sur les problèmes qui m’interpellent et qui n’intéressent pas forcément les autres.

Bien que les commentaires soient bloqués pour des raisons techniques que je ne suis pas arrivés à résoudre, je sais que une partie de mes lecteurs me suivent sur ma page Face Book ou sur mon blog miroir.

Je le remercie de leur fidélité et leur assure mon amitié et mon respect.

MAINTENANT QUE LA FÊTE EST FINIE …

Maintenant que la fête footballistique, que les fêtes footballistiques, devrais-je dire, sont finies, qu’allons-nous faire?

Maintenant que les drapeaux rouges des supporters du Widad de Casablanca sont rangés, une fois que ce club est déclaré “champion d’Afrique des Clubs”, qu’allons-nous faire?

Attendre le prochain “Mundialito” et espérer bien entendu avoir quelques moments d’espoir, de joie, de bonheur, de fièvre, de fierté….A moins que l’on tombe de haut et que les résultats sous le soleil des Emirats ne soient pas aussi brillants que sous celui de Casablanca.

Mais bon c’est un jeu, le foot, un jeu et rien d’autre!

Maintenant que l’Equipe Nationale de football est qualifiée pour la Coupe du Monde 2018, que Hervé Renard et ses poulains auront encaissé les chèques qu’ils ont ont largement mérité pour voir redonner au pays un beau moment de rêve, de bonheur, de fierté et d’espoir, qu’allons-nous faire?

Attendre le 1er décembre prochain pour savoir à quelle sauce nous serons mangés l’été prochain, car nous serons mangés, dévorés, il ne faut pas se leurrer, car la Coupe du Monde est une affaire de très grandes équipes, de gros sous et d’intérêts énormes qui nous dépassent de loin!

Ni le titre africain du Widad ni la qualification des Lions de l’Atlas ne changeront d’un iota la situation du citoyen de base marocain, qui aura à affronter les mêmes problèmes qu’il y a deux semaines, la même administration, la même police, la même justice, les mêmes prix affichés ou pas dans les marchés, le même enseignement, la même santé publique, les mêmes transports en commun.

Pourtant pendant quelques heures, rien de tout cela n’avait d’importance…Juste pendant quelques heures, de Tanger à Layoune, de Casablanca à Oujda, de Fez à Agadir et de Kenitra à Errahidia, les marocains et les marocaines ont été comme sur un nuage!

Etait-ce pour oublier leur problèmes ou les avaient-ils réellement oublié durant cette folle nuit de samedi dernier?

Le football est l’opium moderne des peuples même les plus modernes, les plus riches : demandez aux Brésiliens, demandez aux Italiens, demandez aux Espagnols.

Depuis notre atterrissage sur le terrain de la réalité, le Maroc a retrouvé ses mêmes problèmes avec un gouvernement qui n’en est pas pas un : les ministres limogés ne sont pas encore remplacés et leur remplacement n’est pas pour bientôt à ce que l’on voit!

Le stress hydrique menace très sérieusement le pays et rien ne semble avoir été mis en place pour y faire face ou du moins pour le limiter.

Difficile de lister tous les problèmes que nous connaissons, et que nous avons oublié l’espace d’une soirée, l’espace de deux soirées, après deux victoires en football, réalisées grâce à la sueur de deux bandes de joyeux lurons emmenés par deux entraîneurs, meneurs d’hommes formidables et peut-être grands stratèges en leur matière.

On peut retenir comme gros problème qui est aussi le syndrome de la maladie chronique que notre scène politique vit depuis des années : le PJD parti majoritaire au parlement, parti dirigeant le parlement, va peut-être se livré poings et mains liés pour les quatre prochaines années à son actuel S.G. et devenir ainsi le parti qui combat l’acutel gouvernement! N’avons-nous pas assez de ^problèmes pour que cette situation ubuesque ou kafkaïenne ou tout simplement “johaienne”, ridicule et dangereuse, se produise.

Ne l’oublions pas, c’est autrement plus important que notre qualification à n’import quelle compétition sportive, à tous les succès sportifs du monde!

Soyons er restons réalistes! IL Y A DES CHOSES PLUS IMPORTANTES QUE LE FOOTBALL !

Du temps des romains, la règle pour maintenir la paix sociale était : “PANEM ET CIRCENSES” (du pain et des jeux)..Mais nous ne sommes plus au temps de César!

Du temps de Franco, les espagnols disaient “HOY PAN Y VINO, MANANA SERA OTRO DIA” (aujourd’hui du pain et vin, demain sera un autre jour)! Franco a disparu et l’Espagne a évolué.

Actuellement, LE FOOTBALL EST L’OPIUM DES PEUPLES : beaucoup le pensent avec raison, du simple citoyen lambda comme moi au politicien aguerri comme Jean-Luc Mélenchon, en passant par beaucoup d’internautes sérieux et engagés, et en faisant un crochet par des poètes comme l’algérien Sadek BELHAMISSI qui affirme que “quand la démocratie est absente, le foot ball est l’opium du peuple” et en s’arrêtant sur l’ouvrage de Jean-Marie BROHM et Marc PERELRMAN intitulé “LE FOOTBALL, UNE PESTE ÉMOTIONNELLE” paru chez Gallimard en 2006.

Il nous faut donc nous méfier de ce truc-là, ne pas lui donner plus d’importance qu’il n’a, c’est à dire le maintenir à la place qui est la sienne dans la société : UN SIMPLE JEU et nous concentrer sur l’essentiel de la vie : le travail, la préparation des générations futures et la sauvegarde de la planète.

APPLAUDIR UN BUT OU UNE VICTOIRE est la chose la plus facile à faire …Mais le rôle du citoyen est plein plus compliqué que cela!

Ne l’oublions pas !

UN ROMAN N ‘EST PAS QU’UNE SUITE D’OBSCÉNITÉS.

La découverte d’auteurs marocains francophones que je ne connais pas a toujours était pour moi un plaisir ; j’aime saluer leur travail quand, à mon humble avis de lecteur lambda, il le mérite. Mais je n’hésite à dire crûment ma éception quand elle doit être exprimée.

Je ne connaissais pas Karim NASSSERI, je ne connaissais pas son roman “LE MARIN DE MOGADOR” publié en 2008 aux Editions LE MANUNISCRIT que je connaissais pas non plus.

MOGADOR

C’est donc avec une curiosité certaine et même bienveillante que j’ai ouvert ce livre.

Mais dès la première phrase j’ai été choqué par la crudité de l’expression : “j’ai longtemps rêvé de me faire baiser dans le lit conjigal de mes parents“!

Après tout, pourquoi pas! Chacun son trip et chacun ses fantasmes! Mais moi, lecteur lambda, je tiens à ce que un roman m’embarque dans un voyage intéressant, inédit, qui me fasse rêver, qui chatouille mon émotion ou ma curiosité.

Les pages qui suivent s’inscrivent dans le même registre de langue et le même champ sémantique : Karim NASSERI y évoque des putains, les cuisses de sa mère, les dérives sexuelles de son père; il parle de ses “jolies fesses fermes.

Honnêtement, ce n’est pas ce que je recherche dans un roman, surtout que ce genre de “littérature” n’apporte aucun éclairage spécial sur les personnages, ni sur l’intrigue ni sur les dialogues.

On a l’impression de Kaim NASSERI est frappé par le syndrome de Gilles de La Tourette et qu’il ne peut se retenir d’écrire de mots choquants, crus, sans raison, juste pour se défouler.

Dommage parce ce que l’auteur a une aisance et une fluidité dans son écriture assez remarquables. Normal pour quelqu’un qui a choisi de vivre depuis une quarantaine d’année.

Dommage par ailleurs que l’éditeur ait laissé passé des dizaines de coquilles qui ne sont surement pas dues à l’auteur mais à des correcteurs négligents : comme une troisième personne du verbe “rire” au pasé simple qui donne un lamentable : “L’amiral ria au nez du vieux” ou un “feignant” qui sonne comme “fainéant” mais qui n’est qu’un affreux barbarisme ; sans parler de “une cordeS” qui se serait biuen passée de cet “s” inutile.

Karim NASSERI, comme un certain nombre d’écrivains francophones marocains, semble écrire pour le lecteur français, friand de sexe et d’exotisme et lui vend donc un Maroc miséreux et des marocains et des marocaines misérables, baignant dans la misère, mais pratiquant allègrement le sexe et s’adonnant aux drogues.

Très peu pour moi!

SEISME POLITIQUE ou SIMPLE SECOUSSE TELLURIQUE MANAGERIALE ?

Depuis quelques jours, le Maroc dans son ensemble parle de “séisme politique” – ZILZAL SIYASSI – après d’abord le limogeage de quelques ministres, dont l’un figure parmi les plus grands, les plus fidèles et peut-être les meilleurs serviteurs de l’état et ensuite l’éviction de la vie publique à venir de plusieurs autres hauts responsables.

Tout cela intervient après les résultats de l’enquête menée par la Cour des Comptes, qui a recoupé, repris et surement approfondi les investigations menées, sous le direction de Madame la Wali Zineb EL ADAOUI, par l’Inspection Générale des Finances (jadis un corps d’une compétence reconnue par tous, mis qu’en reste-t-il actuellement) et par l’Inspection Générale du Ministère de l’Intérieur (redoutée par les élus locaux et par les agents d’autorité en place).

Des conclusions ont été tirées dont la première et non la moindre est que “l’examen des documents et des informations disponibles à ce jour n’a pas révélé de malversations ou de détournements”

Par contre, le rapport de la Cour des Comptes relève “des dysfonctionnements, à la fois dans la phase préparatoire du programme AL HOCEIMA MAMARAT AL MOTAWASSIT, dans l’élaboration de la Convention-cadre qui le régit et dans sa mise en œuvre”.

A la suite de ce rapport, des décisions sont immédiatement tombées, qui ont ont fait les choux gras de la presse et ont alimenté les discussions de salon.

Des ministres négligents ont été limogés! Des administrateurs connaîtront le même sort pour les mêmes raisons!

Oui, et alors ?

Est-ce assez pour parler de séisme politique? CE N’EST PAS UN SEISME POLITIQUE, mais la simple conséquence d’un comportement anormalement négligent de la part de hauts responsables!

Pour qu’il y ait “séisme politique”, il faut que, au mieux, l’on bouleverse l’architecture du gouvernement, et, au pire, que l’on touche aux institutions du pays!

Pour que l’on puisse parler de “seisme politique”, il faut que les équilibres existants à un moment donné soit rompus et remplacés par un nouvel ajustement des forces politiques en présence !

Or, rien de tout cela ne semble s’être produit ni se profiler à l’horizon, ni à court, ni à moyen ni à long terme!

Il n’est pas question d’élections anticipées, ni de démission du gouvernement, ni de changement de majorité malgré les rumeurs insistantes et surtout fantaisistes.

Seule change la manière d’évaluer l’action des gouvernements et de redresser les dysfonctionnements constatées! Mais dans le cadre d’une structure constitutionnelle et légale qui réunit l’unanimité du pays, qui découle du titre XII de la constitution de 2011 traitant de “LA BONNE GOUVERNANCE“.

Alors séisme politique, ravageur peut-être mais aussi refondateur ou simple secousse tellurique qui replace les plaques tectoniques de la vie publique à leur juste place?

La réponse semble évidente malgré l’unanimité de façade que l’on retrouve dans la classe politique et dans les médias qui on perdu l’habitude de voir la loi s’appliquer et les bonnes pratiques mises en ouvre selon le bon vieux dicton populaire : “LI FARET Y KARET“.

“ARTICLE 353 DU CODE PENAL”

Non, ce n’est pas un sujet d’examen d’une quelconque faculté de droit française!

ARTICLE 353 DU CODE PÉNAL” est bien le titre, pour le moins bizarre, du dernier opus de Tanguy VEIL paru en 2017 chez “Les Editions de Minuit“.

Article-353-du-Code-penal

Ce roman m’a étrangement rappelé les ouvrages de Georges Simenon de la belle époque, avec ses héros qui sont en fait de véritables anti-héros.

Notre Martial Kerlmeur n’a rien de martial malgré son prénom, chômeur paumé, père désabusé, mari abandonné et surtout petit épargnant floué et arnaqué .

Avec ses décors qui suintent l’ennui et la désolation, avec une petite bourgade de la côte bretonne, rongée par la pluie et la crise.

Avec ses protagonistes sans relief, mais attachants, comme le maire de la commune, le juge d’instruction.

Mais aussi avec un personnage-clé sur lequel repose toute l’intrigue : le promoteur immobilier, escroc sans état d’âme, qui n’hésite pas à narguer ses victimes jusqu’à ce que le drame survienne.

On peut apprécier ce genre de roman, si l’écriture est soignée, et pour celui-ci elle l’est, si le récit est bien mené, et pour celui-ci le lecteur est tout de suite pris, si les personnages sont crédibles et pour celui-ci tous les personnages sont parfaitement cernés, si le décor est est bien planté et pour celui-ci la Bretagne bruineuse et humide mais belle et attachante est particulièrement bien dépeinte par l’auteur lui-même breton pur jus.

Mais au fait pourquoi, ce titre assez technique : il s’agit de l’article du code de procédure pénala français qui demande aux juges de ne se référer qu’à “leur intime conviction” quand ils jugent.

Cette intime conviction du juge d’instruction est la clé de ce roman. Et elle pose en effet un certain nombre de questions que le lecteur aura à cœur de découvrir tout au long du roman.

Ce roman dur, sombre, glauque et noir respire pourtant une humanité particulière.

Pour ma part, je retiendrai une phrase de cet ouvrage où l’auteur évoque la manière dont le promoteur immobilier, escroc véreux et cynique, envisage le projet immobilier qu’il fait miroiter aux yeux de ses clients : cette phrase me fait penser aux projets immobiliers qui poussent comme des champignons dans nos villes et qui restent longtemps de tristes barres de béton inhabitées, dans l’espoir d’une éventuelle plus-value à venir :

“Il n’a jamais présenté la chose comme un endroit fait pour habiter, il a parlé d’investissement et de rendement, mais jamais d’habiter.”

“TAZMAMORT” : un livre acheté en février 2009 et enfin lu en octobre 2017

“TAZMAMAORT, dix-huit ans dans le bagne de Hassan II” de Aziz BINE BINE paru chez DENOËL en janvier 2009 était sur les étagères du Salon du Livre de Casablanca quelques semaines plus tard : j’ai acheté le livre mais pour je ne sais quelle raison je ne l’ai pas ouvert!

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Ou peut-être avais-je été dégoûté par l’opération ridicule, et criminelle à mes yeux, de récupération qu’avait entreprise Tahar BENJELLOUN en s’appropriant le récit de Aziz Binebine pour en faire un énième “ouvrage” intitulé – admirons au passage l’oxymore – : ” Cette aveuglante absence de lumière ” paru aux Editions du Seuil.

Ou est-ce le sous-titre accrocheur à souhait qui m’en avait dissuadé : “dix-ans dans le bagne de Hassan II” ?

Toujours est-il que le livre est resté fermé, classé dans ma bibliothèque, alors que, par ailleurs, j’ai eu l’occasion de m’intéresser de près à ce qu’on appelait à l’époque la “littérature carcérale”.

Puis, il y a quelques jours, un petit livre, avec une couverture blanche comme un linceul, paru chez LE FENNEC-Poche en octobre 2015, intitulé “TAZMAMORT, récit de vie” et signé Aziz BINEBINE.

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J’avais complètement oublié que j’avais acquis la première édition et c’est CitoyenneHmidette, qui partage mes lectures bien entendu qui me l’a rappelé!

C’est ainsi que j’au pu enfin lire l’ouvrage de Aziz BENBINE, peut-ête en ayant à l’esprit LE FOU DU ROI, le livre de son frère Mahi BINBINE.

Mais revenons à TAZMAMORT : je zappe le sous-titre que l’autyeur (ou l’éiditeur) a changé d’une édition à l’aute.

TAZMAMORT : ce titre – résultat d’un jeu de mots macabre et terriblement efficace – résume l’ouvrage qui, en plus de décrire les conditions abominables vécues par les prisonniers du bagne de Tazmamart, est une longue litanie des morts qui ont égrené, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, les dix-ans années qu’a duré le sinistre voyage de ces jeunes militaires, désignés par le destin comme mutins, condamnés par la justice et jetés aux oubliettes par le régime.

En effet, Aziz BINEBINE a voulu évidemment dans ce livre parler de lui-même, de ses souffrances, physiques et morales, de sa lutte pour survivre, mais aussi et surtout évoquer ses compagnons de malheur, dont certains n’ont pas pu résister à la machine infernale qui a été inventée pour en faire des morts-vivants et qui ont fini par rejoindre le monde des morts, se libérant ainsi de la douleur, de la folie.

De la mort de Benchemsi, première victime expiratoire de Tazmamart, (page 67 et suivantes) à celle de Bendourou, dernier soldat tombé au champ d’horreur (page 218), les morts marquent les pages de ce témoignage du sceau de la folie, la bestialité des gardes, de la dignité des survivants : je ne citerai pas tous, mais tous méritent notre humble souvenir (pages 72, 78, 86, 89;101, 103, 106, 107, 116, 136,138, 145, 165, 178, 203, 206, 209)

Ainsi au fil des pages, nous assisterons, nous participerons devrais-je dire à la mort de trente-cinq des ces “oubliés” de l’histoire et de la justice, dans des conditions plus terribles les unes que les autres!

Aziz BINEBINE a attendu deux décennies pour écrire son livre : libéré de l’enfer de Tazmamart en 1991, il ne publiera TAZMAMORT qu’en 2009.

Pourtant le temps n’a rien effacé de ses souvenirs, de l’acuité de ses observations, de la justesse de ses ressentis : il évoque chaque moment de son calvaire sobrement, sans haine pour personne et il rappelle la disparition de ses compagnons d’infortune comme autant de moments de déchirement personnels.

TAZMAMORT n’est pas une oeuvre littéraire (Binebine a laissé le soin à Tahar Benjelloun et à ses équipes de faire de ces 18 ans de malheurs un roman dans lequel “il mêle à son tragique récit des éléments de poésie et d’humour”).

Aziz BINEBINE se contente de témoigner et son témoignage est encore terriblement efficace, même quand on le lit en 2017.

Conseils de lecture à Madame LE PEN et pourquoi pas à ses électeurs.

Madame LE PEN, apôtre de la lutte contre l’immigration en France, devrait consacrer quelques moments de sa vie à consulter les ouvrages édités par la maison AUTREMENT et réunis dans la collection “FRANÇAIS D’AILLEURS, PEUPLE D’ICI“.

Pour reprendre les intentions de l’éditeur, ces ouvrages suivent “les trajectoires de l’immigration en France et tracent une véritable cartographie de leur leur mémoire par rues, quartiers et villes”. On y retrouve “des histoires inscrites dans l’espace et dans le temps, de ces français venus d’ailleurs dans une France-monde“.

Madame LE PEN et ses amis découvriront le long des ouvrages réunis dans cette collection “la première saga de l’immigration en France“, qui ne date pas de l’arrivée des nord-africains et de musulmans, comme elle semble le croire ou du moins elle veut le faire croire!

Madame LE PEN pourrait ainsi se documenter sur “LES RUSSES A PARIS – 1919/1939” et se rendre compte que les russes dits blancs sot arrivés en masse en France et ont été une des pierres sur lesquelles s’est construite une partie de la société française actuelle.

La chef du Front National pourrait aussi s’arrêter sur “LE NOGENT DES ITALIENS” ou sur “LES POLONAIS DU NORD, ou la mémoire des corons” ou encore sur “LES PORTUGAIS A CHAMPIGNY, le temps des baraques“, pour se rendre compte que la France n’a pas attendu les accords de Bruxelles et autres pour être européenne.

Au cours de sa découverte de cette collection, Madame LE PEN pourrait se rappeler que les espagnols fuyant le franquisme ont été hébergés dans “LES CAMPS DE LA PLAGE – un exil espagnol“.

La France pure et immaculée, si chère à Madame LE PEN n’existe pas et la fille de Jean-Marie LE PEN devrait se souvenir que son pays est le creuset où se sont installés “LES ARMINIENS et leurs territoires” et que les asiatiques ont aussi leur part dans l’histoire récente de la France racontée dans “PARIS – XIII°, LUMIERES D’ASIE“.

Enfin, Madame LE PEN devrait se remémorer que la France actuelle est aussi constituée de français venus d’ailleurs comme les corses, réunis dans “LE PANIER, VILLAGE CORSE DE MARSEILLE” , de pieds-noirs, ces français ayant quitté l’Algérie évoqués dans “1962 : L’ARRIVÉE DES PIEDS-NOIRS“.

Mais mes coneils les plus vifs à Madame LE PEN portent sutr la lecture de ouvrages de cette collection qui s’intéressent aux juifs : “LA BELLE VILLE ES JUIFS TUNISIENS” et “RUE DES ROSIERS, une manière d’être juif”” et surtout ceux qui traitent de l’rrivée des algériens en France : “UN NANTERRE ALGÉRIEN, terre de bidonvilles” et “PLACE DU PONT ou la médina de Lyon” sans omettre “LES HARKIS, une mémoire enfouie“.

Enfin, Madame LE PEN decrait s’arrêter longuement sur la lecture de “MARSEILLE TRANSIT : les passagers de Belsunce” qui est le point de rencontre de tous les arrivés d’ailleurs qui feront la France.

Bonne lecture, Marine ! Je suis sûr que tu en sortiras différente, si tu te donne la peine de tout lire!

ISTANBUL ….CONSTANTINOPLE …..BYZANCE …..

Une semaine à Istanbul …J’en rêvais depuis très longtemps…Cette ville est le genre de cité qui doit avoir une âme, des siècles d’histoire ne peuvent pas ne pas laisser de traces!

Et ISTANBUL est chargée d’histoire et d’histoires!

A Istanbul, vous êtes accoudés sur le du Bosphore, coté ASIE, et vous voyez l’Europe en face…A quelques encablures et pourtant vous êtes dans la même ville!

Vous avez la Tour de GALATA, vestige du temps des Byzantins, derrière vous et vous pouvez admirer la MOSQUÉE BLEUE, symbole de la l’âge d’or de Sultan Ahmed I ou SAINTE SOPHIE, basilique convertie en mosquée.

A Istnbil, vous piuvez vous perdre dans le GRAND BAZAR, très caractéristique ou dans n’importe quel mall moderne et anonyme que l’on retrouve dans n’importe qu quelle ville du monde.

Vous pouvez manger du KEBAB à satiété, encore du kebab et même une “jarra” qui rappelle curieusement notre tanjia marrackie. Un plaisir culinaire à ne pas rater ! Bien sûr, le poisson n’est pas en reste et on le déguste sous les forme les plus diverses, du simple sandwich à la friture composée, variée, délicieuse mais un peu chère!

Un petit arrêt chez un vieux libraire, bouquiniste à ses heures, s’impose pour trouver de cartes postales de collection, des timbres, des pièces de collection et même si vous avez de la chance des documents authentiques intéressants.

Europe-Asie : entre les deux le détroit du Bosphore vous tend les bras : faites une ballade le jour et refaites-la la uit! Vous vivrez des moments inoubliables!

Et les gens dans tout cela?

Les turcs, chose bizarre pour une ville qui accueille des dizaines de millions de touristes, semblent totalement hermétiques aux langues étrangères! L’afflux des arabes – réfugiés d’une part et visiteurs de l’autre – permet de battre en brèche cette lagune, mais il m’a semblé assez difficile de trouver quelqu’un qui parle correctement anglais, français ou espagnol, même à la réception de l’hôtel où nous étions descendus.

Une semaine n’est pas suffisante pour juger et jauger une ville : mais cela est assez pour se rendre compte que la ville est vivante, travailleuse, très active! Chose étranger pour une ville méditerranéenne, les gens sont très matinaux, les magasins sont ouverts dès 8 heures et demi du matin et le restent tard le soir.

Mais ISTANBUL en 2017 reste une ville du sud, avec ses mendiants, ses cireurs, ses vendeurs à la sauvette, ses rabatteurs devant les restaurants et les magasins, ses pickpocket, sa circulation infernale à certaines heures!

Mais ISTANBUL est tellement belle, tellement attachante…J’en ai ramené de dizaines de souvenirs et des centaines de photos!

Bel ouvrage collectif sur les femmes et les religions

Si vous avez l’occasion de tomber sur “FEMMES ET RELIGIONS – Points de vue de femmes du Maroc“, paru fin 2014 chez les éditions LA CROISÉE DES CHEMINS, en collaboration avec FAN-DOK, galerie d’art, ne le lâchez surtout pas!

femmes religions

Cet ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Hakima LEBBAR, psychanalyste et galeriste, est une petit monument dédié à “la cohabitation entre les religions au Maroc, et la discrimination de la femme dans les différentes religions.”

Plus d’une soixantaine de femmes d’horizons très divers, a participé à cet ouvrage par des textes, en français, en arabe et même en amazigh, ou par des réalisations artisitiques (photographie, peinture).

Ce travail collectif a débuté par une exposition et des débats dans plusieurs villes avant d’être réuni dans cet ouvrage.

Vous pouvez l’ouvrir à n’importe quelle page, vous aurez toutes chances de tomber sur un texte intéressant, qui pose débat, qui ouvre une fenêtre sur un horizon nouveau, qui raconte une émotion, qui apporte une information, qui nous interpelle sur un sujet tabou.

Vous aurez aussi la chance de voir des tableaux ou des photographies inédits, qui n’ont peut-être pas eu l’occasion d’être accrochés aux cimaises de grandes galeries, mais qui montrent et démontrent les capacités artistiques des femmes.

Le thème général de l’ouvrage s’articule autour de la relation entre les femmes et les religions : ces pluriels sont particulièrement intéressants.

En effet, parmi les intervenantes, nous trouvons des marocaines, des arabes, syrienne et égyptienne, des méditerranéennes, des européennes, françaises, italiennes, suisse, des américaines.

Et par ailleurs, les religions abordées sont bien entendu les trois religions monothéistes, mais l’agnosticisme et même le manque de croyance ne sont pas négligés, et chacune des participantes appartient à l’une ou à l’autre de ces croyances.

Quelque soient vos convictions personnelles, je vous conseille de feuilleter cet ouvrage et d’en méditer les pages car comme le dit la phrase du poète mexicain Octavio PAZ choisie comme exergue : “Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs“.

Merci, mesdames pour ce travail !

P.S. : je ne cite aucune des participantes à cet ouvrage parce qu’il me faudrait les citer toutes!

Ecrire, c’est un vocation …Editer, un métier !

Je comprends parfaitement, qu’à un moment de sa vie, l’on soit pris par l’envie irrésistible d’écrire…Ses mémoires…Son autobiographie…Une histoire qu’on aurait voulu vivre….Des aventures auxquelles on aurait rêver…

C’est une envie légitime et pour peu que l’on ait le talent pour cela, je crois qu’écrire peut être une ctivité absolument exaltante et même utile.

Mais si cette envie légitime ne trouve pas de talent pour s’exprimer, le résultat peut se traduire par des mièvreries ou par des banalités, quand ce n’est pas par des lourdeurs ou parfois des incorrections flagrantes, dont est absente toute émotion qui est l’essence même de l’écriture.

C’est là qu’intervient je crois le rôle de l’éditeur !

Un éditeur qui se respecte a le devoir de découvrir des talents et non pas d’imprimer et de distribuer n’importe quel manuscrit qui lui serait présenté.

Un éditeur doit avoir du flair, détecter ce qui peut plaire au lecteur, l’intéresser, le surprendre et surtout le faire lire et partant acheter le produit “livre”!

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas!

Ainsi, j’ai lu récemment un petit roman de Mustapha JMAHRI, paru en 2014, chez les Editions L’HARMATAN – collection “Lettres du Monde Arabe“, sous le titre “LES SENTIERS DE L’ATTENTE“.

les entiers

L’auteur n’est pas un novice en matière d’écriture : il a déjà publié une quinzaine d’ouvrages tous dédiés à la ville de EL JADIDA ex-MAZAGAN, une autobiographie et quelques recueils de nouvelles en arabe.

Il a commis, en publiant ce roman, le livre de trop !ET c’est dommage.

Mustapha JMAHRI manie un style agréable, fluide mais maîtrisé. Pourtant cela ne suffit pas à faire un roman !

Il le reconnait lui-même dans une interview accordée le 7 juillet 2017 au quotidien national LIBERATION qu’il considère cet ouvrage comme “une sorte d’évasion.” et qu’il “ne se sentais pas capable de réaliser une œuvre romanesque de quelque qualité”.

Saluons la franchise de Mustapha JMAHRI mais il aurait pu aller au bout de son raisonnement et ne pas publier “Les sentiers de l’attente” qui n’apporte absolument rien à la littérature marocaine de langue française.

Ce roman, selon l’auteur, devrait ” exalter les petites choses de la vie” ne m’a pas touché, ne m’a pas ému, ne m’a pas intéressé. Je le dis avec une certaine amertume, car l’auteur méritait que son éditeur lui déconseille de publier ce livre ou alors d’en approfondir les contours, de peaufiner la psychologie des personnages et rendre plus crédibles certaines situations.

Dommage !

Moi, lire un livre voué exclusivement aux chats!?!?!?

J’ai dû déjà l’avouer, soit sur ce blog sur sur ma page Face Book, je n’aime pas les chats!

Je ne saurais le dire autrement : peut-être que je suis allergique à cet animal, mais je ne prendrais jamais un chat dans mes bras!

Pourtant, je viens de lire ou plutôt de parcourir, de feuilleter et pourquoi le nier de déguster, de savourer un gros pavé de 720 pages consacré aux chats : il s’agit du “DICTIONNAIRE AMOUREUX DES CHATS” publié en 2008 chez les éditions Plon par l’académicien français Fréderic VITOUX, avec des illustrations de Alain BOULDOUYRE.

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L’auteur nous explique dès la première page son propos : dictionnaire amoureux donc “d’un coté, la flegmatique rigueur de l’ordre alphabétique ; de l’autre, le libre vagabondage dans le domaine de passion”, en l’occurrence le monde des chats.

L’ouvrage ne se lit donc pas d’un trait, mais se laisse feuilleter, découvrir, savourer au gré de l’humour du lecteur, qui peut puiser dans la table des matière le sujet qui l’interpelle!

Pour ma part, je me suis précipité sur POMPONNETTE : la scène mythique de La Femme du Boulanger ne pouvait manquer à ce dictionnaire et elle y est traitée de manière magistrale !

J’ai appris par exemple que l’Egypte antique est la première civilisation à avoir garder des traces historiques du chat et chez les Égyptiens de l’époque, ente autres attentions porté aux chats, cet animal était protégé par des lois très sévères!

Des personnages très connus et très importants ont eu, un ou parfois plusieurs chats comme compagnons durant de longues années. On peut citer Newton, André Malraux, Richelieu et même Winston Churchill

A la rubrique “Ethymologie”, l’auteur rappelle que le chat dans la plupart des langues européennes se reportent pratiquement à la même origine latine “cattus” avant d’évoquer une éventuelle racine syrienne ou même nubienne ou pourquoi pas berbère!

Rappelons-nous les anglais disent CAT, les italiens GATTO, les allemands KATZE, les bulgares KOTKA les polonais KOT et les arabophones QAT.

Evidemment, Frédéric VITOUX n’a pas omis de citer le dessin animé TOM ET JERRY ni la comédie musicale à grand succès CATS, ni les publicités fort connues qui ont mis en scène les chats …

J’allais oublier, entre toutes les entrées proposées ce dictionnaire, de parler de celle concernant les CHUTES : nous savons tous ou croyons savoir qu’un chat qui tombe du deuxième ou troisième étage retombe toujours sur ses pattes et en sus sans dégâts! Est-ce un mythe ? Est-ce une réalité? Frédéric VITROUX nous explique ce phénomène!

Bref, Frédéric VITOUX semble en effet porter un amour infini aux félins, il en parle avec subtilité, avec talent, parfois avec érudition mais sans affectation.

En tous cas, il aura réussi à m’intéresser aux chats….Quant à me les faire aimer, je ne crois pas qu’il y parviendra !

JUSQU’OÙ VONT ALLER LES SITES D’INFORMATION ?

Récemment, LEDESK.MA traitait certains de ces confrères de “putes du clic” : ce n’est pas très glorieux ni pour pour LEDESK.MA de faire la morale à ses confrères ni pour les sites visés par l’article en question.

Si je réprouve l’attaque portée nommément par un média contre un autre, je suis par contre complètement d’accord avec LEDESK.MA dans sa dénonciation de ce phénomène que connait la scène médiatique élctronique nationale.

Des sites prétendument d’information diffusent des énormités totalement aberrantes sans que cela provoque la moindre émotion dans le public qui gobe cela comme des vérités immuables!

Certains internautes inconscients trouvent tout à fait normal de “partager” ce genre de bétises, sans se poser des questions, sans essayer de mesurer la conséquence de ce simple clic0

Les exemples les plus divers peuplent de manière récurrente les pages entières de ces prétendus sites d’information!

Jusqu’où ces médias vont-ils aller?

Informer, ce n’est pas diffuser des sornettes, sans en contrôler les sources, sans les recouper, sans en vérifier l’exactitude.

Je me souviens d’une phrase entendue dans un film USA sur le Watergate. Le journaliste appelait ses informateurs et leur disait : “j’ai une information, et je voudrais que vous la CONFIRMIEZ ou que vous l’INFIRMIEZ”.

Et après croiser plusieurs de ses sources, il publiait ou non son information.

Quel journaliste marocain procède de cette manière ? Notamment, dans les médias électroniques.

Récemment, je ne sais plus qu’l site affirmait qu’on a arrêté un homme “en possession de 145 MILLIARDS“? L’imbécile qui a diffusé ce canular sait-il ce que sont concrètement “145 milliards”! Pourtant, il y a quelques semaines, toute une polémique était née autour des 117 milliards de Had Soualem!

Comme si ce n’était pas assez gros, on est passé de 117 à 145 …La prochaine fois ce sera 200 milliards et nous continuerons à prendre cela pour argent comptant, sans mauvais jeu de mot!

Je vous laisse le choix des âneries diffusées par la presse électronique…

Essayons juste de faire le tri et de ne retenir que ce qui semble sérieux et crédible, c’est à dire pas grand chose!

Asma MRABET poses les bonnes questions

Le dernier livre, “ISLAM ET FEMMES, les questions qui fâchent” publié en janvier 2017 chez “les Editions en toutes lettres“, de la médecin biologiste et membre de la Rabita des Oulema du Maroc Asma MRABET s’inscrit dans la continuité du combat de l’auteure pour la véritable place de la femme dansa l’islam.

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Commencé dans les années 2000, et vraiment engagé avec la publication en 2007 de LE CORAN ET LES FEMMES“, le combat de Asma MRABET se précise dans cet ouvrage car non seulement elle pose les questions qui fâchent mais elle apporte aussi les questions qui risquent de fâcher encore plus.

De manière très méthodique – n’oublions qu’elle est formation scientifique – elle aborde les principales questions qui touchent à la femme et sa place dans la société musulmane, elle expose le point du vue du texte sacré de l’islam en la matière avant de détailler les interprétations et les les applications qu’en ont faites les exégètes et les docteurs de la loi au fil du temps.

De la femme créature subalterne, source de tentations, qui doit être mise sous tutelle et soumise à son mari, en passant par la polygamie et la répudiation qui semblent des droits naturels de l’homme, de la lapidation et de la violence autorisée envers les femmes aux “houris” qui viendraient récompenser les bons musulmans au paradis, Asma MRABET n’oublie aucun aspect de la vie de la femme au sein de la société : elle évoque le problème du témoignage, celui de l’héritage, de l’accès à certaines hautes fonctions dont l’imamat et du mariage avec des non-musulmans. Elle n’oublie évidemment pas la problématique du voile avant de conclure sur le corps des femmes en général..

D’entrée de jeu, Asma MRABET précise sa démarche qui consiste à :

> clarifier la confusion entre le message spirituel du Texte sacré et l’orthodoxie interprétative institutionnalisée.

> rectifier le grand nombre de opréjugés sexistes et parfois diffamatoires transcrits dans la tradition musulmane au nom de préceptes divis.

> dénoncer ce qu’une culture patriarcale a forgé dans l’esprit des musulmans : la dévalorisation des femmes.

Pour ce faire, pour chaque sujet abordé, l’auteur se réfère en premier lieu au texte coranique, puis aux sources fondamentales de l’islam qui forment la sunna et les hadiths confirmés pour faire ressortir les interprétations – parfois contradictoires avec l’esprit sinon la lettre du texte sacré et des pratiques du prophète Mohamed – sur lesquelles s’accordent les docteurs de la lois et autres exégètes dans le but de maintenir la femme dans un état d’infériorité et de soumission.

La démarche de Asma MRABET n’a rien de révolutionnaire ni de subversif car l’auteure se déclare et se revendique musulmane.

Mais cette musulmane a eu la chance de connaitre et d’affronter d’autres horizons intellectuels, sociaux et religieux lors de ses longs séjours en Espagne, au Mexique et au Chili.

Si elle pose les bonnes questions, certains peuvent douter de la justesse des réponses qu’elle y apporte : en effet, le système patriarcal de nos sociétés arabo-usulmanes et les intérêts en jeu par son éventuelle mise en cause, sont des freis terriblement efficaces contre toute velléité de révision de la vision traditionnelle de la femme en islam.

Ce livre écrit en français n’aura peut-ête pas la portée qu’il aurait eu s’il avait été publié en arabe : les francophones sont en général plus facilement accessibles au mode de raisonnement suivi par Asma MRABET et elle peut sembler prêcher des convertis, sans jeu de mots.

Mais il a l’avantage et le mérite d’exister et former une de pièces du puzzle qui finira par laisser découvrir que, patriarcat ou pas, la femme est l’avenir de l’homme arabe et musulman, n’en déplaise à beaucoup, même parmi les consœurs de Asma MRABET.