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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”.

November 28, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Société

Les marches et les sit-in sont devenus un mode d’expression tout à fait normaux et sont acceptés par les autorités quand ces événements se déroulent dans le calme et sans violence!

Il s’agit en effet de modes d’expression populaires, légaux et reconnus dans tous les pays à vocation démocratique!

Encore faut-il que le but de ces marches et ces sit-in ait un sens !

On peut être d’accord avec ces événements ou ne pas l’être! Dans chacun des cas de figure, il faut absolument respecter la position de l’autre, ce qui n’enlève pas le droit de dire ce qu’on en pense!

Pour ma part, j’ai relevé deux événements qui me paraissent caractéristiques de la situation actuelle. Et c’est là, où je reiviens à la phrase que l’on prête à AlBert Camus : “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.”

La mort tragique de Mouhcine FIKRI à Al Hoceima est quelque chose d’absolument inacceptable, injustifiable et donc condamnable.

L’organisation de sit-in et de marches suite à cette tragédie personnelle peut se justifier pour exprimer la colère face à la mort d’un citoyen dans des conditions horribles.

Mais ….

Mais, car il y a un gros “mais” ….Parler de “hogra” en l’occurrence est pour le moins inattendu et inexplicable! Feu Mouhcine FIKRI n’aurait jamais dû mourir ce jour, il n’aurait jamais dû décéder dans ces conditions mais il n’a jamais été victime de la “hogra”!

Aurait-il été un petit marchand ambulant, transportant sur sa bicyclette une caisse de sardines qu’il vendrait au détail dans les rues d’Al Hoceima, le mot “hogra” conviendrait parfaitement.

Aurait-il été un pêcheur à la ligne qui aurait ramené quelques malheureux mulets qui traînaient dans les eaux troubles du port ou celles plus sales à la sortie des égouts, le mot “hogra” serait tout à fait adéquat.

Aurait-il été u marin-pêcheur remontant du port avec sa part de pêche, quelques kilos de poissons divers et sans intérêts, destinés à nourrir sa famille, le mot “hogra” aurait pris tout son sens!

Mais feu Mouhcine FIFRI n’est rien de tout cela et cela ne justifie en rien sa mort, mais cela ne justifie pas plus l’emploi du mot “hogra” pour instrumentaliser sa mort!

En écrivant cela, je sais que je risque de m’attirer les foudres de militants des droits de l’homme, des activistes amazigh et beaucoup d’autres : mais un citoyen qui manipule des dizaines de milliers de dirhams et qui fraie avec les services administratifs dans des conditions pour le moins “anormales” ne peut être victime de “hogra”.

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde, en effet!

On oublie la mort de l’homme, du fils, du père, que rien ne justifie en aucune manière pour ne retenir que la mort de la victime d’une prétendue “hogra”!

Autre exemple, moins tragique, mais pathétique pourtant !

Le cas de la star de la variété marocaine Saad LAMJARED, mis en examen pour “viol et de violences aggravées” à la suite d’une plainte déposée contre lui devant la justice française.

Fait divers presque ordinaire dans le monde du show-bizz où le sexe, l’alcool, les drogues sont monnaie courante et où les moindres faits et gestes de telle ou telle star sont sous la loupe des paparazzis et autres journalistes pas toujours recommendables!

Peut-on dire que Saad LMJARED est la victime d’une machination ? Est-il tombé dans un piège tissé dans des desseins crapuleux? A-t-il agi sous l’effet de substances spéciales, prises en conscience ou “à l’insu de son plein gré? S’agit-il tout simplement d’une histoire d’alcôve qui a mal tourné?

Personne ne peut le dire et personne à part les parties concernées, l’accusé et son accusatrice, ne peut prétendre connaitre la vérité! Et seule la justice française est habilitée à tirer cette affaire au clair.

Et c’est encore que je reviens à la citation de Camus : “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”.

Organiser des sit-in de soutien à Saad LMJARAD est-ce approprié?

Soutenir un homme accusé de viol et de violences aggravées, est-ce bien raisonnable fût-il une star nationale qui fait honneur à la chanson marocaine, qui porte haut fort et loin la darija nationale en l’enrobant de musique khalijie, qui enregistré des centaines de millions de vues sur You Tube.

Omar REDDAD a été accusé de la mort de son employeuse et un quart de siècle plus tard, son innocence qu’il a toujours clamée n’a pas encore été reconnue. Je n’ai pas souvenir que des sit-uns ou des marches aient été organisées pour le soutenir!

Omar REDDAD n’était qu’un pauvre jardinier!

Saad LMJARED est peut-être innocent, il est peut-être coupable, ce n’st ni à moi, ni à vous, ni à des marcheurs ou des sit-ineurs de trancher en la matière! Hurler devant les représatins diplomatiques françaises “Saad MJARED….INOCENT” n’est en rien la preuve de son éventuelle innocence! Cela relève plus de l’hystérie de fans que d’une démarche sensée et réfléchie.

Mouhcine FIKRI est mort ….Et son nom sert de slogan à on ne sait trop quelles revendications!

Saad MJARED est en instance de jugement ….Et son nom sert à on sait trop quoi exactement !

Appelons-les choses par leur nom et nous éviterons beaucoup de malentendus et surtout d’instrumentalisation malintentionnées!

Triste jour ….juste bon pour un triste “Café frappé”

November 25, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général

Depuis que je tiens ce blog, c’est à dire depuis novembre 2005, j’ai toujours tenu à mettre en ligne le 25 novembre un billet consacré à la journée contre pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes !

Je ne le fais pas par militantisme féministe! Les femmes sont assez fortes pour se défendre elles-même ! Je le fais parce que je trouve qu’il est de la plus basse bassesse qu’un homme lève la main sur une femme, pour la simple raison qu’il est un homme et que c’est une femme!

Je le fais aussi en pensant à quelqu’un qui m’est proche et pour qui j’ai une énorme sympathie et qui a souffert de ce problème et continue d’en souffrir de manière plus insidieuse mais non moins cruelle!

Est-il suffisant que une fois par an un certain n ombre d’ente nous se soulèvent, se rebiffent, dénoncent, s’insurgent, condamnent, fustigent les actes de violences que de pauvres types se permettent d’exercer contre les femmes! En usant de tous les moyens en leur pouvoir : physiques bien sûr, mais aussi et peut-être plus dévastateurs des moyens psychologiques, financiers, moraux, familiaux !

Non bien sûr, il faudrait que ce soit une action de tout le monde, de tous les instants, de tous les hommes !

En attendant cette prise conscience collective et les réactions saines qui devraient découler, il ne faut pas oublier que des millions de femmes à travers le monde, de notre rue jusqu’au quartiers très chics des grandes villes européennes, des villages de la brousse aux palais orientaux, des bidonvilles aux HLM, des bureaux climatisés aux ateliers sordides des usines clandestines, des écoles aux universités, la violence à l’encontre des femmes existe et qu’elle est intolérable!

Pour nous le rappeler, voilà une petite chanson créée par la classe de 5éme au collège Revesz-Long ( Crest – Grenoble – France) en 2012 :

https://www.youtube.com/watch?v=PYO4syzPkNw

HABIB MAZINI NOUS PARLE DU MAROC ET DES MAROCAINS

November 18, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Habib MAZINI, économiste, professeur universitaire, auteur prolixe et éclectique qui a déjà publié neuf romans et six livres pour la jeunesse ou contes pour enfants, n’est pas un inconnu sur la scène culturelle nationalee .

Il est donc tout à fait légitime dans sa publication, en 2014, de son dernier ouvrage chez les Editions de la Croisée des Chemins sous le titre “LE PATRIOTE IRRÉVÉRENCIEUX“, suivi d’un sous-titre qui nous guide un peu vers le dessein de l’auteur “Dictionnaire impertinent“.

patriote

Habib MAZINI a donc choisi cette formule assez originale dans le monde littéraire marocaine pour évoquer en plus de cinquante entrées, classées par ordre alphabétique, un large spectre de le vie du Maroc et des marocain(e)s.

Les thèmes sont abordés d’une manière très objective, mais teintée d’une ironie et d’une empathie qui donne à chaque élément un éclairage suffisant qui en souligne les défauts sans les exagérer ni les stigmatiser systématiquement.

Habib MAZINI connait son sujet : ses affirmations, même formulées dans un style léger, parfois acerbe mais toujours juste, sont étayées par les références sérieuses et fiables. Cela donne aux remarques de l’auteur une pertinence notable.

Vous ouvrez ce “Dictionnaire impertinent” à n’importe quel article et vous découvrirez que Habib MAZINI, qui se déclare dans le titre de son ouvrage “patriote” donc quelqu’un qui aime son pays et ses compatriotes, semble lire dans nos pensées.En effet, il dit ce que vous et moi pensons de la justice, de lacorruption, de l’enseignement, aussi de sujets moins graves comme le café ou le sport, ou encore de problèmes essentiels comme la langue, les valeurs et la santé.

Quelques néologismes permettent à l’auteur de faire référence à des problèmes spécifiquement marocains comme les “basritudes” ( léguées par feu Driss BASRI, ministre de l’intérieur de sinistre mémoire) ou les “khadafiades” (en souvenir des abus de feu Maamar KHADAFFI, le dictateur libyen) ou encore les “soixante-dixards“, nos soixante-huitars à nous, ceux qui avaient vingt ans lors de années de plomb, qui ont surtout vécu le bouillonnement culturel de l’époque et qui en gardent une nostalgie impérrissable.

J’imagine très bien ce livre sur la table de chevet de chacun d’entre nous : nous pouvons l’ouvrir à n’importe quelle page, le feuilleter le sourire ou une légère grimace aux lèvres en nous disant : “nous sommes un sacré peuple!”

Bonne lecture!

TEHERAN ….dans les yeux de JIHANE

November 13, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Mes invités

J’ai reçu ce petit billet écrit par une jeune marocaine qui m’est très chère, à la suite d’une brève mais très instructive visite qu’elle a effectué à Téhéran!

Elle a pu voir, durant quelques jours, la vie des habitants de cette ville de l’intérieur, dans l’intimité de leur quotidien, ce qui rend son témoignage bien plus intéressant que les articles stéréotypés écrits par des journalistes occidentaux en visite dans les pays musulmans qui, très souvent, s’installent dans des hôtels de luxe et ne font que répéter ce que certains veulent bien leur communiquer!

Je vous livre donc, brut de coffrage, le témoignage de JIHANE :

Je n’ai jamais aussi bien porté mon prénom, Jihane … Un prénom perse qui a pris toute sa valeur lors de ma récente visite à Téhéran … Pourquoi, parce que aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une certaine fierté à raconter que mon nom n’est pas arabe, mais d’origine perse… Pourquoi fierté ? Je pense que j’ai eu ma réponse lors de mon voyage en Iran… Un voyage dont je n’ai jamais voulu rêver …

La nature de mon travail depuis plus d’une décennie veut que je dois être au plus proche des gens … ou comment on les appelle dans notre jargon professionnel « Les consommateurs » … Aussi capitaliste que cela puisse paraitre, je me suis toujours sentie privilégiée que mon travail me fasse entrer dans les demeures des gens du pays que je visite… Du Maroc a l’Arabie saoudite ( dans ce cas, juste par camera, car toujours pas droit à un visa ), en passant par le Soudan ou encore la Lybie… Des pays qui ne sont sur la check-list d’aucun globe-trotter (euse), mais que j’ai eu la chance de découvrir, pas à travers un documentaire ni d’une prestation PowerPoint…

Mais en passant des journées chez l’habitant, en leur parlant et en m’intéressant à ce qu’ils sont et à ce qu’ils consomment… Une anthropologue (avec un très petit a) capitaliste en quelque sorte … Mais je ne suis pas là pour parler de mon travail… Je suis là pour parler de Téhéran, des Iraniens et Iraniennes que j’ai rencontré… sans filtre, à part ce lui de ma propre perception et surtout de mes préjuges…

Le jour où j’ai réservé mon billet pour Téhéran, j’avoue que j’ai eu un instant d’inquiétude… Ce qui m’inquiétait le plus : combien et comment ce fameux tampon sur mon passeport allait affecter mes prochaines demandes de visa pour l’Europe et les Etats Unis … J’avoue qu’à aucun moment l’inquiétude a été liée à ma sécurité ou aux risques d’attentats

En y repensant, l’Iran reste un pays très sûr sous cet angle-là …
Mais mon inquiétude persistait … C’est l’Iran quand même !!! Le grand méchant anti-américain, le pays qui déteste les sunnites (dont je fais apparemment partie), le pays qui ne donne aucun droit aux femmes et leur impose toutes les ignominies du monde, le pays qui rêve de détruire toute forme de modernité et imposer le Chiisme au reste du monde, le pays derrière la crise au Moyen Orient …

Mais les collègues qui ont visité avant moi, tous des homme n’ont pas cessé de me rassurer… tout en insistant que je devais m’assurer que ma tenue vestimentaire devait être « réglementaire »…

Quelque part, je pensais que leur « quiétude » venait du fait que ce sont des hommes et que de facto, ils n’allaient pas ressentir la répression, étant donné que ce n’est qu’aux femmes qu’elle est imposée … Comme si un homme était incapable de ressentir la pression exercée sur les femmes dans un pays … Encore une « croyance » féministe dont je dois me débarrasser…

Téhéran… Comme si je t’avais rêvé …

Je ne me suis jamais imaginé découvrir Téhéran, admirer la mosquée Imam Khomaini avec ses minarets et sa coupole en or… tout en écoutant de la deep-house que notre chauffeur – qui fait aussi office de DJ le soir – a bien voulu nous faire découvrir … J’imaginais qu’ils écoutaient des chants chiite à longueur de journée… Qu’au lieu de danser, ils s’auto-flagellaient …. Enfin, vous me comprenez !

Je n’ai jamais cru que j’allais me retrouver chez une Iranienne, coiffeuse de profession mais qui adore la peinture…l’écriture… qui m’a montré ses tableaux, certains accrochés aux murs, d’autres qui n’ont pas trouvé leur place ou pas encore finis sont par terre… Elle prépare sa prochaine exposition privée dans la galerie d’un ami a son mari … Je croyais que les iraniennes était opprimées, mais finalement …

J’ai réalisé que Téhéran est une ville propre… bien organisée même si les conducteurs ET LES CONDUCTRICES ne respectent pas vraiment le code de la route… Une ville avec de jolis immeubles… Des immeubles gais …Des maisons agréables où il fait bon vivre avec beaucoup de verdure autour… Moi qui pensais qu’ils vivaient dans des tours grises, avec des barreaux…

Etre reçue par une jeune maman, qui a eu la magnifique idée de se faire tatouer la paume de son nouveau-né sur le dos… qui me montre tous ses tatouages, qu’elle a fait à Téhéran… qui m’explique qu’on peut tout faire en Iran à condition de ne pas se faire arrêter … Alors que moi-même, j’ai encore du mal avec mon tatouage dans ma propre famille…

J’ai fume ma cigarette dans les rues de Téhéran… avec mes collègues iraniennes … en pleine rue, sans devoir nous cacher… Yes we can! … Personne ne nous a regardées de travers, aucun homme ne nous a insultées ou manqué de respect… En vérité, quand on marche dans la rue, les hommes ne vous regardent pas de travers, ne vous insultent pas, ne vous approchent pas … ils font leur vie sans se soucier de la vôtre tout simplement … Je croyais que … Je ne crois plus en rien au fait …

Le directeur d’une agence partenaire m’a fait le tour de son entreprise … Plus de 70% de ses employées sont des femmes… Il me l’a dit avec une certaine fierté et un sourire moqueur qui voulait gentiment dire « Avoue que cela te surprends ! » … Oui je trouvais cela impressionnant… Il m’a expliqué qu’a CV égal, il optera toujours pour une femme, surtout pour un poste de Directeur ou de manager … « Les femmes ont la niaque, elles veulent toujours prouver qu’elles sont meilleurs que les hommes … et donc elles font du meilleurs travail… Pour le salaire ? Bien sûr que je ne fais pas la différence entre un homme et une femme … Pourquoi ? Est-ce que je ferais à une autre femme ce que je trouverai injuste pour mon épouse ou ma sœur ??!!.. ». Je ne comprends plus rien …

Je commence à comprendre que ce peuple est « normal’ » … Mais alors pourquoi restent-ils ici ? Pourquoi ne se révoltent-il pas ?

Les Iraniens… Merci pour cette leçon !

A ma question très stupide : « Mais pourquoi vous ne partez pas ailleurs », j’ai eu des réponses spontanées assez claires : « Pourquoi je quitterai mon pays ? J’aime mon pays… Je n’aime pas le gouvernement mais qui aujourd’hui aime son gouvernement ? Même en Europe et aux USA … ».

Pourquoi quitteraient-ils leurs pays ? Ce pays avec une histoire qui n’a rien à envier aux autres pays de la région, dont certains n’ont presque pas d’histoire… Pourquoi quitteraient-ils leurs pays et leurs familles ? A cause d’un gouvernent qui au final leur impose un foulard sur la tête mais leur assure une liberté privée qu’ils savent gérer et dont ils profitent ?

Est-ce que moi en tant que marocaine je me sens plus libre dans mon pays? Dans un sens oui mais pas c’est relatif … Est-ce que moi en tant que résidente aux E.A.U. me sens plus libre ? Dans un sens, oui encore une fois mais c’est aussi relatif…

Est-ce que le fait de devoir me couvrir la tête vaut en contrepartie un salaire égal entre hommes et femmes ? Pourquoi pas …

Est-ce que le fait que les libertés individuelles sont remises en question par la loi, que cela soit au Maroc ou en Iran, fait du Maroc un pays plus « moderne » en comparaison a l’Iran ? Je ne pense pas …

Est-ce que les Iraniens sont profondément plus « modernes » dans leur tête et leur espace privé qu’au Maroc ? Oui sans aucun doute …

JE ME SUIS “TRUMPE” !

November 10, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Etranger

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L’élection présidentielle américaine 2016 avait pour moi un goût de papier mâché !

Le résultat m’en paraissait tellement évident que chaque article que je lisais sur le sujet me semblait fade, ou téléphoné, ou biaisé !

D’un coté, on avait dès les primaires, des professionnels de la politique, de Hillary Clinton à Ted Cruz en passant par Bernie Sanders : ils se sont tous fait leurs armes devant les électeurs, exercé des fonctions publiques ou électives! Tous sans exception!

Et en face, se dressait – chaque jour plus déterminé – une espèce de trublion, venu de nulle part, ne se réclamant d’aucune chapelle politique, ne demandant aucune aide financière spéciale au parti qu’il voulait représenter!

Donald TRUMP, homme d’affaires et milliardaire, a décidé à 70 ans de se lancer en politique et il a réussi à se faire élire à la magistrature suprême de la nation la plus puissante du monde!

A mon échelle personnelle, je n’ai jamais pensé un moment que Donald TRUMP gagnerait son pari : car il s’agit bien d’un pari, d’un challenge personnel que d’une conquête politique du pouvoir!

Chaque fois que TRUMP réussissait à passer avec succès une épreuve qui le rapprochait de son but,j’étais convaincu qu’un événement inopiné viendra le priver de ce “plaisir”, car je reste convaincu que l’élection à la présidentielle américaine est plus pour TRUMP la réalisation d’un “plaisir personnel” que l’aboutissement d’un “cheminement politique”!

J’étais convaincu qu’il exploserait en cours de sa route vers la Convention républicaine!

J’étais sûr que durant la Convention, le parti et ses caciques reprendront les rennes et désigneront un vrai politicien, quelqu’un qui aurait été gouverneur ou sénateur!

Durant la suite de la campagne, j’étais intimement certain qu’un scandale quelconque viendrait briser la tentative de Trump d’accéder à la Maison Blanche !

A un moment donné, je m’attendais à ce que un événement dramatique mettrait fin à cette course folle : à 70 ans un malaise cardiaque est vite arrivé, le crash d’un avion privé peut survenir lors des très nombreux déplacements de ce candidat très spécial, un dérangé mental avec une arme à feu à la main aurait pu être faire son oeuvre !

Autant dire que je me suis “trumpé” : c’est finalement Hillary Clinton qui a dû faire face à de multiples menaces de scandales orchestrées par le FBI au sujet de ses fameux émails!

C’est Hillary Clinton qui, en femme politique sûre de son savoir-faire, de son charisme, de ses relations, de son expérience, a finalement raté son rendez-vous avec l’Histoire.

Hillay Clinton suivait les sondages : 332 sondages l’ont donnée gagnante ces dernières semaines!

Daniel Trump suivait son felling : et dérapa après dérapage, provocation après provocation, bêtise après bêtise, le milliardaire traçait son sillon dans le monde ouvrier, chez les chômeurs, chez les marginaux, capitalisant la colère des délaissés!

Aujourd’hui les experts en politique essaient de expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas hier !

Donald TRUMP est le président élu des USA, malgré les manifestations de quelques intellectuels à New York ou Chicago!

Sera-t-il le président effectif de la nation la plus riche et la plus puissante du monde : le 20 janvier 2017 nous le dira et les quatres années à venir nous le confirmeront peut-être c

BIEN SÛR QUE J’AI PEUR POUR MON PAYS !

November 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure, Société

Bien sûr que j’ai peur pour mon pays! Pour sa sécurité, pour sa stabilité, pour sa paix intérieure, pour son équilibre, pour son unité, pour son intégrité!

J’ai peur de la voir basculer dans le chaos où beaucoup voudraient l’entraîner! Et je ne parle pas de complot extérieur, ni d’intervention d’une main étrangère occulte! Non, juste de ce que nous mêmes sommes capables de faire comme mal à ce pays, en prétendant lui vouliur du bien !

J’ai légitimement peur de ce que certains appellent “fitna”!

Il y a quelques semaines, j’avais peur que les élections du 7 octobre dernier ne débouchent sur je ne savais trop quoi au cas où le PJD n’aurait remporté la première place. Monsieur BENKIRANE nous avait clairement annoncé que lui et les siens portaient “le paradis dans leur coeur” et que la mort ne leur faisait pas peur!

Moi, la mort me fait peur ! Surtout celles des innncents qui sont sacrifiés par les puissants et les ambitieux!

Ensuite j’ai eu peur que le souverain désigne comme chef de gouvernement quelqu’un d’autre que Abdelillah BENKIRANE : le choix aurait pu être porté sur un autre PJDiste moins colérique, moins sanguin, moins émotif, plus posé, plus diplomate, plus cultivé peut-être, ayant de l’entregent, sachant tenir son rôle national sans le confondre avec celui de chef de son parti! J’avais peur de la réaction de Benkirane et de ses partisans, car beaucoup de marocain/es ont voté pour l’homme et pour le tribun avant de choisir le parti.

Après la désignation de Benkirane pour former le prochain gouvernment, j’ai eu peur que son seul et unique objectif soit de contrer par tous les moyens possibles la PASM, au détriment d’une majorité stable et logique!

Ma peur se confirme au fur et à mesure de l’avancement des consultations! Bientôt un mois que le pays est sans gouvernement pratiquement et rien ne pointe à l’horizon!

Avec la tragique mort de Mouhsine FIKRI, j’ai eu peur que la ville d’Al Hoceima ne bascule dans la folie , entrainant avec elle le reste du pays!

Le drame humain était terrible, il ne fallait pas le doubler d’un drame national! Ce ne fut pas le cas et ce ne sera pas le cas : la manifestation de ce vendredi 4 novembre à Al Hoceima nous l’a démontré!

Mais je continue à avoir peur pour mon pays !

J’ai peur que ce cri lancé après ce tragique événement ne soit pas entendu par ceux contre qui il a été lancé : il a été lancé par une ville que je connais bien pour y avoir vécu, pour en connaitre l’histoire et l’économie, pour en avoir apprécié les habitants, pour en avoir compris la mentalité,

Ce cri a besoin d’une réponse rapide et efficace, d’une suite énergique et rationnelle : les responsables du drame qui a broyé Mouhsine FIKRI doivent être désignés, jugés et sanctionnés!

Mais pas qu’eux seulement !

Le souverain a donné le signal lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de l’actuelle sessions parlementaire : il a fait ce qu’il avait à faire!

C’est au gouvernement, à ses administrations, à ses services extérieurs, aux agents d’autorité sur place, aux élus locaux, régionaux et nationaux, aux syndicats, aux partis, aux juges, aux gendarmes, policiers, douaniers, à toute personne ayant choisi Le service public comme métier de faire ce qu’il y a lieu de faire, c’st à dire de LEUR DEVOIR, celui de servir le citoyen dans le cadre de la loi.

Et c’est là que encore une fois, j’ai peur pour mon pays : le peuple ne peut se contenter de discours, de réactions ponctuelles de tel sercice ou de telle administration! Le peuple a besoin de faits réels, de justice, d’égalité de traitement, de respect, de considération!

La fitna n’est pas dans nos habitudes ni dans nos gènes : le marocain est sage et patient! Il l’a démontré quand il a rejeté – après les avoir essayé – les exemples venus d’ailleurs et voués à l’échec! Mais ce peuple est également un peuple digne et fier! Les habitants d’Al Hoceima n’ont pas le monopole de la dignité et de fierté pas plus qu’il ne sont la cible privilégiée et unique de la “hogra”!

Enfin, j‘ai peur pour mon pays face à ce que Internet peut nous produire comme dégats ! N’importe qui peut à n’importe moment et à partir de n’importe quel point du monde, prendre la parole et semer la zizanie ! Rien ne peut arrêter la vague qui déferle sur nos écrans, rien ne permet de filtrer le bon grain de l’vraie! Certains au nom de la liberté d’expression prennent la liberté d’insulter, d’invectiver, d’attiser la haine, de souffler le vent de la discorde, sans risque, sans responsabilité, sans aucune conscience!

Tout cela me fait peur, je le dis sans honte mais avec une grande peine et un lourd sentiment d’impuissance!

LA SANCTION SERAIT-ELLE LA SOLUTION ?

November 03, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Société

Mouhcine FIKRI est mort broyé dans une benne à ordures !

Incompréhensible, inacceptable, intolérable ! C’est à la justice de déterminer les causes de ce drame et les tenants et aboutissants de cette tragédie qui a ébranlé la conscience du Maroc et non pas Le Maroc en tant qu’état comme certains l’auraient voulu.

Pourquoi ce drame ? Telle est la question à résoudre!

Et surtout comment faire pour qu’une telle tragédie ne ne reproduise pas ailleurs!

Peu importe que feu Mouhcine FIKRI ait violé la loi ou la réglementation sur le commerce du poisson ! S’il l’a fait c’est que certains le lui ont permis ! Je n’ai pas à dire qui sont-ils, je ne sais pas et je n’ai pas à le savoir!

Ce sont ces personnes qui doivent passer devant la justice et être sanctionnées de la manière la plus exemplaire !

La sanction, voilà le maitre-mot !

On aura beau jeu de dénoncer la corruption, l’incompétence, la gabegie, les détournements, l’incurie de l’administration, les abus de pouvoirs!

Tant que chaque fautif n’est pas sanctionné justement mais sévèrement, rien ne changera ! L’impunité assurée est la source de tous les excès et tous les dérapages !

Aucun discours même de la plus haute autorité de l’état, aucune action de la société civile, aucune campagne de sensibilisation dans les médias, aucune dénonciation sur Face Bokk par la voie de vidéos souvent authentiques et parfois douteuses, ne permettra de mettre fin à la situation actuelle!

Seule une JUSTICE – juste et équitable, la même pour tous, riches et pauvres, faibles et puissants – pourra sauver ce pays !

Le pourra-t-elle ? Le voudra-t-elle?

C’est aux juges de répondre, en leur âme et conscience !

Ecrire un roman n’est pas un sinécure !

October 31, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres

Lire un ouvrage dont on connait – même assez peu ou de loin – l’auteur s’avère toujours un exercice difficile. En parler devient encore plus délicat et rester objectif dans son jugement représente alors un véritable travail d’équilibriste!

Quand on m’a signalé la publication par Mohamemed ALLAOUI, ancien haut cadre de la grande maison où j’ai travaillé, je me suis précipité pour l’acheter.

Il s’agit de d’un roman intitulé “DES VOIX ET DES OMBRES” paru en 2014 chez les Editions AÏNI BENNAÏ – collection “Fictions”.

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L’auteur, spécialiste reconnu de la numismatique, aurait-il découvert l’écriture durant sa vie de jeune retraité? D’autres ont bien découvert d’autres passions, loin de leurs préoccupations professionnelles, dans ce qu’on peut appeler leur deuxième vie! Avait-il une envie secrète de s’éloigner de l’histoire des monnaies anciennes pour écrire une histoire moderne et contemporaine !

Mais peut-on passer aisément de la numismatique à la littérature ou du moins à l’écriture ? Je crois bien que Mohammed ALLAOUI n’y soit pas parvenu avec son ouvrage.

N’est pas Stieg LARSON qui veut! Quand on veut mêler à une enquête populacière une jeune informaticienne géniale et délurée, on doit se souvenir que des millions de personnes ont lu MILLENIUM et connaissent Lisbeth Salander.

Les histoires d’amour contrarié entre fille de colon et garçon du “bled” ont par ailleurs été maintes fois relatées, parfois avec talent.

Les personnages qui accrochent le lecteur sont ceux qui ont du volume, de la présence réelle et vraisemblable, sinon on n’y croit pas ou on ne comprend pas leur comportement, comme c’est le cas de ce banquier – le personnage du roman pas l’auteur bien sûr – qu’on n’arrive pas à imaginer dans un vie réelle.

Les intrigues policières nécessitent une maîtrise parfaite dans la construction de l’intrigue, dans le montage des dialogues, leur spontanéité et leur pertinence. Tout cela manque à ce roman.

Mais bon, cela aurait pu passer si le récit était fluide et agréable! Or, la lecture de ce roman est pénible et elle est rendue encore plus pénible par la composition graphique presque artisanale du livre.

Bref, près de 240 pages assez indigestes! Dommage, car j’aurais voulu tant dire du bien du roman de Mohammed LAALLOUI. J’espère qu’il ne m’en voudra pas trop.

BENKIRANE and compagny : saison II

October 24, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

Les résultats du scrutin du 7 octobre sont là et il faut bien en tirer les conclusions :

1/ Deux partis sortent gagnants, chacun à sa manière :

a) le PJD est en tête avec 125 députés et donc un apport de 18 nouveaux sièges.

b) le PAM est en seconde position avec 102 sièges et surtout 55 nouveaux élus, soit une augmentation relative de plus de 100% .

2/ Tous les autres partis, sans exception, ont été laminés, qu’ils appartiennent à la majorité sortante ou à l’opposition.

Ainsi du coté de la majorité sortante on note que :

a)le RNI perd 15 sièges et plafonne à 37 élus

b) le PPS voit disparaître le 1/3 de ses troupes et se retrouve avec 12 sièges

c) le MP n’a reculé que de 5 sièges sur les 32 qu’il détenait.

Pour ce qui est de l’opposition, la situation est la suivante :

a) le PI de Chabbat, avec ses 46 députés, paie le prix de ses dissensions internes en perdant 14 sièges.

b) l’USFP, malgré les fanfaronnades de son SG, a perdu la moitié de ses représentants et avec 19 élus elle ne pourra même pas former un groupe à elle-seule.

e) l’UC n’a finalement pas été aussi malmenée que les autres : elle ne perd que 4 élus sur 23.

La logique voudrait donc que le PJD renforcé reconduise la même majorité, avec l’appui du parti qui est le plus proche de ce puzzle sortant à savoir l’UC et ses 19 élus!

Mathématiquement, la gouvernement aurait donc sa majorité : (125 + 37 + 27 + 12) + 19 = 220 / 198

Politiquement, la cohérence aurait été préservée, des islamistes libéraux s’alliant à des libéraux modernistes n’a rien de choquant.

La logique au niveau de l’opposition aurait été que autour du PAM, adversaire déclaré du PJD, se retrouvent les adversaires de Abdelhillah Benkirane : le PI qui a quitté le gouvernement alors qu’il était en position de force pour incompatibilité d’humeur avec le chef du gouvernement et l’USFP pour d’évidentes raisons idéologiques.

Mais, la politique au Maroc nest ni cohérente, ni logique, ni réfléchie, ni même politique : elle est juste politicienne!

C’est ainsi que l’on a vu le PI faire les yeux doux au PJD et accepter les retrouvailles, l’USFP flirter avec ce même PJD pour quelques strapontins ministériels! Les adversaires d’hier se révèlent les meilleurs amis.

Oubliées les anathèmes, les insultes, les accusations! La politique n’a pas de mémoire, parait-il!

Mais les marocain/es en ont !

Les citoyen/nes ne comprendraient pas que le PI, avant-hier allié du PJD et hier son ennemi, se retrouve demain dans même lit que les barbus et les voilées. Et pourtant c’est ce qui semble se profiler

Les marocain/es n’admettront pas que le parti de feu Bouabid se fourvoie avec des personnes dont l’idéologie est aux antipodes de celles de socialistes. Et pourtant c’est ce qui semble se produire.

Les gouvernements formés autour de la personne de Abdellilah BENKIRANE n’ont jamais brillé par leur cohérence : cette saison de Benkirane and Compagny risque de nous surprendre avec encore moins de cohérence, de stabilité et de réalisme!

Attendons-nous donc à un maelstrom sans tête ni queue, sans problème, sans vision, sans souffle sinon celui d’assouvir les désirs personnels.

Cette situation trouble, illogique et à la limite ubuesque se traduit très bien dans les divers mini-sondages que j’ai lancés dans la journée de dimanche dans la petite communauté de TWITTER à laquelle j’ai le plaisir d’appartenir!

Je vous livre ici le résulats de ces sondages, qui n’ont que la valeur que je veux bien leur accorder et qui est très grande à mes yeux eu égard aux personnes que je croise sur ledit réseau social.

Premier sondage : le prochain gouvernement Benkrane sera une “karira 7amda”

Deuxième sondage : l’alliance du PJD et ddu PI est vouée à la crise à court terme

Troisième sondage : le PI prendrait les ministères économiques

Quatrième sondage : L’Education Nationale reviendrait à un technocrate

Cinquième sondage : Le PJD et le PI se partageront les A.E. et la Justice.

Sixième sondage : l’Intérieur reviendra à un technocrate.

Je ne sais pas si mes amis twttos auront raison …Attendons encore quelques jours .Peut-être après la COP22…

Mais je me pose des questions sur ce que feront les Akhenouch, Bousaïd, Mezouar, Alami ! Je mense qu’il mèneront la vie dure à l’équipe Benkirane et ses alliés se proposent de former!

Quand une femme raconte la vie d’un homme…

October 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Saoud JAMAI, cardiologue installée à Rabat, nous raconte dans UN TOUBIB DANS LA VILLE les débuts professionnels d’un jeune médecin, qui vient de rentrer au pays.

Le livre, paru il y a quelques mois chez les éditions AFRIQUE ORIENT, présenté comme un roman, pourrait connaître un joli succès de librairie : il décrit le quotidien de ce praticien nouvellement installé, à travers les patients qui défilent dans son cabinet.

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Très bien écrit, d’un style alerte et sans aucune prétention, le roman nous permet de voir la schizophrénie qui marque notre société,; partagée entre tradition et modernité, entre religiosité et sécularité, entre morale stricte et magouilles inattendues.

Il faut signaler la performance de l’auteure Souad JAMAI qui parvient à rendre totalement crédible le narrateur homme, le docteur ALI? tant dans ses relations avec sa mère, qu’avec les femmes en général et bien sûr ses patients en particulier.

Les patients et patientes choisis sont particulièrement bien décrits, dans leur diversité et leurs particularismes!

Quelques moments du livre sont d’un réalisme qui relève du documentaire, mais la langue utilisée, douce et légèrement ironique, rend la lecture agréable. Je pense à la visite du jeune praticien à l’hôpital public, qui se transforme en un véritable réquisitoire contre la médecine à deux vitesses qui est pratiquée au Maroc : une médecine des riches et une médecine des pauvres!

Mais dommage, Souad JAMAI a cédé à la tentation d’un certain romantisme ou sentimentalisme en nous entraînant dans une histoire d’amour très “eau de rose”, inutile à mon sens dans cet ouvrage qui relève plus du témoignage social que du roman d’amour!

S’agissant d’un premier opus, fort bien écrit, j’insiste sur ce point, car souvent les éditeurs ne prennent pas soin de prendre en compte cet élément, LE TOUBIB DANS LA VILLE peut laisser promettre une belle carrière littéraire à Souad JAMAI!

Se perdre sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

October 16, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres

Le problème, pour un lecteur impénitent et vorace comme je le suis, est que parfois on ne prend pas ses précautions avant de commencer une lecture!

C’est ce qui m’est advenu en ce qui concerne les deux derniers livres que j’ai commencé à lire et fini par en feuilleter les pages, en sautant allègrement de larges passages.

Je connaissais Guillaume JOBIN : j’ai lu LE RESIDENT qui ne m’avait pas laisser un souvenir impérissable!

Ce journaliste-médecin-directeur d’école de journaliste – et peut-être bien autre chose – qui partage sa vie entre le Maroc et la France a voulu cette nous “raconter” la vie dans les hautes sphères marocaines en nous proposant deux romans.

Le premier ouvrage, estampillé ESPIONNAGE, a été publié en mars 2015 chez ÉDITEUR DE TALENTS sous le titre : “ROUTE DE ZAËRS“.

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Le second livre dont je vous parlerai est annoncé par l’éditeur comme “la suite du beste-seller Route des Zaërs” : encore faut-il préciser ce qu’est un best-seller dans le contexte de la littérature marocaine francophone! Il s’agit de “ROUTE D’ANFA” sorti chez les Editions CASAPRESS en août 2016.

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L’auteur s’est proposé dans ces deux romans de nous présenter la vie dans les arcanes des chancelleries étrangères au Maroc, dans le monde des journalistes étrangers installés dans notre pays, dans les dédales des services secrets étrangers sévissant dans le plus beau pays du monde et aussi entreprendre une description critique de la frange de la société marocaine contrôlant les pouvoirs économique et politique du pays;

Vaste programme qui nécessiterait des talents particuliers de romancier !

Guillaume JOBIN connait certes le Maroc, du moins un certain Maroc, les marocains, du moins certains marocains!

Il a pu ainsi accumuler toute une masse d’informations plus ou moins crédibles, du genre de celles que l’on trouvait jadis dans LA JOURNAL Hebdo ou dans certains numéros de TEL QUEL.

Il a certes un talent particulier d’écrivain : celui de donner l’impression de maîtriser le sujet par le recours à un style rapide, haché, entre la dépêche journalistique et la photographie.

Une fois avoir refermé le premier puis le second roman – qui auraient largement pu n’en constituer qu’un seul – le lecteur se demandera : “et alors ?” …”et après ?”!

Je conçois parfaitement qu’un certain public soit séduit par l’écriture de G. JOBIN : nous sommes à l’époque de la facilité!

Je comprends que ce même public soit pris par le récit de G. JOBIN : nous vivons à l’heure de la théorie du complot.

Mais cela ne suffit pas à faire de ces deux romans des œuvres incontournables de la littérature contemporaine, ni française ni francophone.

Si vous avez quelques moments à perdre, prenez donc la “Route de Zaërs” ou la “Route d’Anfa” : vous aurez vite envie de revenir chez vous!

ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : premières impressions face aux résultats presque définitifs

October 08, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure

ALEA JACTA EST !

Les jeux sont faits, le peuple marocain a dit son choix : le Parti de la Justice et du développement arrive en tête des élections législatives d’hier vendredi 7 octobre 2016.

Le Ministre de l’intérieur l’a annoncé au milieu de la nuit :

Dont acte !

Ces résultats doivent encore tenir compte du dépouillement des listes nationales qui prendra un peu plus de temps : mais la tendance ne sera pas changée!

Considérons donc le P.J.D. comme le vainqueur de ces élections et posons-nous quelques quelqtions!

D’abord, et à titre d’anecdote, je tiens à signaler à ce twett que j’ai relevé hier :

Le PJD serait, avec un humour rare chez notre twitoma, un parti “DURABLE” ….Pour ma part, je dirais que c’est un parti DUR A AVALER !

Mais nous sommes en démocratie, le peuple a tranché! Donc assumons !

Ces élections ont encore une fois été marquées par une abstention très importante : il ne faut pas en formaliser! Vu l’état de délabrement des grands partis “historiques” qui savaient mobiliser les foules, en l’absence de grands leaders charismatiques dans ces formations, il est tout à fait normal que le peuple n’adhère plus à leurs programmes qui n’en sont pas et ne croit plus à leurs promesses qui sont autant de mensonges! Reste donc le PJD, grand rassembleur de foules et d’électeur/trices devant l’Éternel (et je le dis sans aucun jeu de mots) : encadrement et discipline sont les maîtres-mots de ce parti.

Donc question existentielle : avec une participation plus conséquente, les résultats auraient-ils été différents? Tout porte à le croire : le PJD a déjà fait le plein de ses électeurs depuis plusieurs années et il profite de la défection des électerus qui boudent le reste de l’offre politique!

Ici aussi, je voudrais signaler qu’un face-booker a évoqué, en parlant de l’abstention, du syndrome NOLA que je vous laisse le plaisir de découvrir ici!

Autre fait notable : la FGD – groupe hétéroclitique de gauchistes ayant longtemps prôné le boycott des élections et ayant même refusé de participer aux consultations qui ont précédé la Constitution de juillet 2011 – aura au moins deux représentants au parlement, loin de pouvoir constituer un groupe comme elle l’espérait avec une certaine naïveté. Mauvaise estimation pour des nouveaux venus sur la scène parlementaire ou simple méconnaissance de la réalité marocaine?

j’attendrais donc les résultats définitifs avant de conclure ces réflexions à l’emporte-pièce et de consigner mes craintes – bien plus nombreuses que mes espoirs – dans cette nouvelle législature !

AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

October 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Histoire, Livres

Le climat presque malsain qui prévaut dans ces jours qui précédent le scrutin législatif au Maroc ne m’empêche pas de lire et de trouver dans mes lectures une échappatoire à mes réelles préoccupations et un exutoire à mes craintes que j’espère infondées.

Je viens de finir UN FAUTEUIL SUR LA SEINE- Quatre siècles d’histoire de France publié chez Grasset en 2016 par Amine MAALOUF, le libanais élu à l’Académie Française.

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Il faut bien reconnaître que cet auteur a un talent exceptionnel de conteur mais aussi d’analyste, en plus de sa maîtrise parfaite de la langue de Molière !

Dans cet ouvrage, Amine MAALOUF a eu l’idée géniale de nous parler de tous les académiciens qui l’ont procédé dans le vingt-neuvième fauteuil de la docte Assemblée. Je ne crois, sauf erreur de ma part bien compréhensible, qu’il y ait un précédent de ce genre.

Ce livre a été l’occasion pour Amine MAALOUF de montrer qu’il était digne – s’il fallait qu’il y soit contraint – de succéder, à ce fauteuil, non seulement à Claude Lévy-Strauss mais aussi aux dix-sept autres académiciens qui ont s’y sont installés depuis la création de l’Académie Française.

A travers les dix-huit portraits des académiciens qui l’ont précédé, Amine MAALOUF, en chercheur confirmé, nous permet de découvrir la vie de certains honorables inconnus qui ont siégé à l’Académie Française à la suite de circonstances parfois assez spéciales.

Comme le premier à occuper ce 29ème fauteuil, Pierre BARDIN, aujourd’hui totalement effacé de la mémoire littéraire française ou son successeur Nicolas BOURBON, latiniste reconnu mais besogneux auteur de langue française.

Amine MAALOUF a su mettre en exergue ces académiciens dont personne n’attendait l’élection, tant leurs concurrents étaient plus connus, plus talentueux mais aussi moins en phase avec le pouvoir de l’époque : Paul d’Albert de Luynes préféré à VOLTAIRE, et Pierre Flourens élu contre Victor HUGO, pourtant candidat pour la troisième fois.

Le fauteuil dont a hérité Amine MALOUF a accueilli par ailleurs des personnalités immenses de la pensée française : Claude BERNRD, l’homme qui a voulu réinventer la médecine, le très contreversé historien Ernest RENAN et bien sûr son prédecesseur immédiat l’éthnologue Claude LEVY-STRAUSS.

En tous cas, la découverte de ces dix-huit personnalités, couvrant quatre siècles de l’histoire de France, est l‘oeuvre d’un intellectuel qui a choisi la France, qui la connait, qui connait son histoire, ses hommes, et dont les ancêtres, phéniciens ou arabes, sont tout sauf gaulois.

ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : mon choix, le rêve pour mon petit-fils !

October 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Politique intérieure

Je vote depuis déjà un demi-siècle ! J’ai voté quand les dés étaient pipés mais quelques voix discordantes avaient leur importance, même si souvent elle n’était que psychologique.

J’ai toujours voté pour ce qui me faisait rêver, ce qui laissait espérer pour mes enfants un avenir meilleur, des lendemains qui chantent!

Bien sûr j’ai souvent déchanté, mais je tenais à mes rêves et je crois les avoir transmis à mes enfants qui les interprètent, chacun et chacune, à sa manière, parfois bien différente de la mienne…Heureusement d’ailleurs! Je n’aurais pas voulu que mes enfants reproduisent le modèle que j’ai connu ni que moi-même j’essaie de copier leur modèle.
Par ailleurs, j’ai toujours été pour que les citoyen/nes votent, peu importe pour qui, mais qu’ils s’expriment, qu’ils ne s’abstiennent pas, qu’ils ne laissent d’autres décider à leur place.

Mais déjà lors des élections communales et régionales de septembre 2015, pour la première fois de ma vie, j’ai hésité d’abord à voter et ensuite à décider du choix de mon candidat!.

Pour les élections de ce vendredi, mon doute s’est accentué!

Je ne veux pas voter contre ….Mais je n’ai pas trouvé pour qui voter!

Puis mon fils m’a dit que la solution serait d’expliquer mon vote à mon petit-fils !

Et là, la lumière fut ….Personne ni aucun parti ne fait plus rêver mais pourtant le rêve n’est pourtant pas enterré!
La Fédération de la Gauche Démocratique est aussi critiquable que les autres partis : Omar Balafrej est surement en train de se construire une carrière, Nabila Mounib se verra très bien dans un rôle de représentation à la hauteur de ses ambitions!

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Certes!

Mais, je sais bien que rien n’est gratuit dans la vie : le rêve vendu par la FDG a un prix mais c’est un rêve! Et c’est le seul sur le marché politique actuel !

Ce n’est ni une promesse de paradis ni une poignée de poussière jetée dans les yeux des électeurs!
Il reste dans ce rêve proposé un je ne sais quoi dont on peut espérer que la jeunesse s’emparera et en fera une réalité.
Cela nécessitera beaucoup de pragmatisme, énormément de patience, une bonne dose de modestie et de courage, des années de militantisme actif par de ce militantisme virtuel, non ce militantisme qui consiste à aller chez M’hand l’épicier et Aicha la vendeuse pain, de contacter Jawad le fonctionnaire et Boutaine la directrice de com, de discuter avec Mustapha le garariste et Daouya la femme de ménage, de comprendre Soussou l’exclu et Chouchou la marginale, d’écouter Sidi Abdelbaqi l’étudiant en Sciencs Po et Kouider le machrmel! Et des milliers d’autres!
Cela nécessitera une connaissance parfaite de l’histoire de ce pays, de ces institutions, de sa société, de ses habitudes, de ses traditions, de sa religion!

Oui, le rêve est encore possible : mon petit-fils y a droit!

C’est cette part de rêve encore envisageable qui déterminera mon choix!

ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : Ce dimanche, nous avons raté un grand moment de démocratie !

October 03, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure

La chaîne de télé MEDI 1 TV avait programmé pour la soirée du dimanche 2 octobre un grand débat entre les huit formations politiques les plus représentées au parlement!

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Cela représentait une première dans le paysage télévisuel national : réunir sur un même plateau, à la veille d’élections législatives cruciales, les secrétaires généraux des princales formtions politiques représentait une initiative fort louable et représentait un défi formidable.

Les marocaines et les marocains allaient enfin pouvoir juger, calmement sans stress, les déclarations d’intention des uns et des autres, sans la pression qu’il y avoir dans un meeting, sans l’emportement qui peut les influencer lors d’une réunion publique! Ils allaient pour écouter les uns et les autres, en sachant que chacun disposerait d’un temps strictement distribué et contrôlé par des journalistes!

Bref, le Maroc allait vivre un moment de démocratie comme ceux que connaissent les autres pays démocratiques !Nous allions avoir notre GRAND DEBAT !

Et là….Pchiiiit…Hélas, mille fois hélas !!!!La baudruche s’est dégonflée ..

Plus exactement le Secrétaire Général du P.J.D., le parti majoritaire depuis novembre 2011, s’est dégonflé et a entrainé avec lui ses alliés du R.N.I. et du M.P.

Seul le S.G. du P.P.S., l’ex-camarade Hadj Nabil Benabdellah, a relevé le défi et est venu dire ce qu’il avait à dire : peu nous importe ses motivations, mais il a osé jouer le jeu et il faut l’en féliciter!

Donc, trois pupitres vides, sur les huit préparés!

Pas de BENKIRANE qui parait-il ne veut pas “voir” certaines personnalités politiques : c’est une conception pour le moins bizarre de la démocratie et du débat démocratique! S’il ne fallait voir que les gens qu’on veut voir, il n’y aurait pas de vie politique ou alors il n’y aurait que UNE SEULE VIE POLITIQUE, celle que si Benkirane voudrait nous faire vivre!

Pas de Laensar ou de Mezouar! Pourquoi ? On n’en trop rien …Mais ni l’un ni l’uatre n’aurait ajouté plus de lumières à ce débat!

Seul Adelillah BENKIRANE, secrétaire génral du P.J.D. et accessoirement chef du gouvernement, était attendu : il nous aurait expliqué ce qu’il voulait faire de ce pays dans les cinq prochaines années et qu’il n’a pas pu faire durant ces cinq dernières années!

Il faut reconnaître que l’exercice s’avérait difficile, acrobatique même et on aurait espéré voir et entendre Si Benkirane partir dans les envolées lyriques et théâtrales dont il a le secret. Il aurait peut-être même éclaté en sanglots comme il sait le faire de manière si spontanée quand il est à court d’arguments.

Abdelillah BENKIRANE nous a privé d’un grand moment de démocratie et surtout d’un grand numéro de spectacle qui aurait donné à cette campagne électorale une autre dimension!

Le débat a donc tourné court, se limitant à une suite d’interventions plus ou moins plates, sans envergure, et surtout sans réelle confrontation : ce ne fut pas le débat que les marocaies et les marocains étaient endroit d’attendre!

La désinvolture de Monsieur BENKIRANE est un signe flagrant du mépris dans lequel il tient tous ceux et celles qui ne sont pas de son coté et de son camp!

Je ne jugerai pas l’absence de ces deux acolytes : ils ne représentent pas grand chose, l’un plus personne et l’autre sa propre personne.

P.S. : j’en profite ^pour souhaiter une bonne et heureuse année hégirienne 1438 pour tous ceux passent pas ici!

  • Quelques citations

    Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.


    Jen-Paul Sartre
    'A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire'



    Pierre Corneille
    'Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.'

    Voltaire
    Ne faites pas rire au point de prêter à rire.
    Héraclite d'E^hèse
    'Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi, tu seras un étranger.'


    Roger Ikor
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