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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

February 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Je ne pense qu’il y ait une personne de ma génération, celle qui a ouvert le yeux de jeune dans les années 60, qui ne connaisse pas Tayeb SADDIKI.

Nous avons tous eu l’occasion de voir une de ses pièces, soit sur une scène pour les plus chanceux, soit à la télévision pour la majorité d’entre nous.

Des titres comme AL HARRAZ ou AL MAJDOUB sont ancrés dans la mémoire collective marocaine, comme MAQAMAT BADIE AZZANAME AL HAMADANI.

Beaucoup d’entre nous fredonnent encore les airs chantés dans telle ou telle pièce, ou se souviennent des costumes extravagants portés par tel ou tel personnage.

Nous connaissons tous le visage, tellement expressif, avec ce regard noir accentué d’un trait de khol qui ne dérangeant personne, entre une tignasse savamment ébouriffée et une barbe élégament entretenue.

Tayeb SADDIKI fait parti du Maroc des quarante dernières années du siècle passé, au même titre que Hassan II dont il a été un laudateur patenté par l’entremise de fresques historiques généralissimes à la gloire de lma dysntie alaouite.

Nous soupçonnions que Tayeb SADDIKI n’était pas un homme tout à fait comme les autres.

Le livre que lui consacre Ahmed MASSAIA lève justement une partie du voile sur la vraie personnalité de Tayeb SADDIKI.

Dans “TAYEB SADDIKI – le bon, la brute et le théâtre – Portrait“, paru en novembre 2016 chez une nouvelle maison installée à Tanger VIRGULE-EDITIONS, l’ancien directeur de l’ISADAC brosse un portrait sans conssession du monstre sacré que fut SADDIKI.

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Personnage hors norme, il fut aussi une personne hors norme qui a fini par se confondre avec son oeuvre, qui est immense, unique et inégalée à ce jour.

Tayeb SADDIKI était aimé et craint, jalousé et admiré, recherché et rejeté, aussi bien par ses pairs que par la critique et le simple public. Mais il ne laissait et ne pouvait laisser personne indifférent.

Le livre de Ahmed MASSAIA manque-t-il d’une certaine rigueur dans la présentation de la démarche intellectuelle de SADDIKI? Surement, mais si l’on accepte que l’objectif de l’auteur était de dresser le portrait de l’homme, je crois que l’on lire cet ouvrage, avec beaucoup d’intérêt et de curiosité : mais il reconnaître que, fin de compte, en Tayeb SADDIKKI, l’homme et le théâtre étaient en totale et perpétuelle osmose.

AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

February 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure, Société

Les événements qui se déroulent à AL Hoceima depuis quelques semaines ne nous font-ils pas l’effet de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu, déjà oublié et puis soudain remémoré.

Si on reprend la chronologie des événements, on peut se poser des questions auxquelles personne se semble être en mesure, ou plus exactement ne semble vouloir apporter une réponse satisfaisante.

Certains veulent en chercher la cause dans l’histoire, en remontant à Abdeklkrim KHATTABI, à son soulèvement contre la domination espagnole, à sa guerre héroïque contre les armées coalisées français et espagnoles.

Mais en même temps, ils veulent oublier tout cela et ne retenir que les rancœurs ultérieures et les frictions personnelles entre des égos surdimensionnés des uns et des autres. D’un coté, le jeune grand combattant Abdelkirm Khattabi et le vieil exilé du Caire devenu un amer opposant. De l’autre coté, un jeune prince pétri d’ambition et imbu d’autocratisme préparerant sa succession à un roi sage et plein d’humanité.

Cela se passait il y a bientôt 60 ans! Beaucoup de rifains n’ont de cette période qu’une relation orale, tronquée, biaisée, exagérée ou tempérée, selon les sources, où les fantasmes se mêlent souvent à la vérité, où les chimères l’emportent parfois sur la réalité, mais où les blessures sont soigneusement entretenues et même parfois douloureusement réouvertures.

D’autres se prétendant héritiers d’une culture rifaine ancestrale tentent de trouver la racine profonde du mal dans l’anéantissement voulu de la civilisation ancienne locale et dans le délitement organisé de l’anthropologie du peuple amazigh..

Soit ! Mais ils oublient que les peuples, tous les peuples du monde, constituent des mélanges patiemment travaillés dans le creuset de la vie de tous les jours, dans le meilleurs des cas par des mariages, dans d’autres cas plus dramatiques par des invasions, des immigrations, et le souvent par les hasards de la vie!

Combien de rifains sont-ils les descendants directs d’un hypothétique ancestral amazigh, qui en serait le père unique? Ibn Badis était-il riffain ou arabe? Khattabi n’a jamais prôné l’usage écrit de l’amazigh et il maniait l’arabe avec talent!

Bien sûr, les habitants d’Al Hoceima parlent encore – et heureusement d’ailleurs – le rifain : mais la langue (pour ma part, je ne dirais= pas le dialecte) parlée aujourd’hui est en fait un mélange d’arabe et d’espagnol bien loin du rifain original. Une toute petite enquête linguistique permettrait de mettre en lumière ce phénomène, très normal dans l’évolution d’une langue non écrite.

D’aucuns enfin ont trouvé l’occasion inespérée de rallumer le feu de la discorde dans la mort tragique de Mouhcine FIKIR : cette mort atroce est inacceptable, intolérable et les responsables, tous les responsables doivent rendre à la justice des comptes au sujet de ce drame affreux.

Mais cet événement – dont je réitère le caractère absolument tragique – ne doit pas être détourné et instrumentalisé : feu Mouhcine FIKIR n’a rien de comparable avec le jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed BOUAZIZI, immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le tunisien n’avait que sa charrette de légumes et le marocain était un mareyeur prospère, qui se fournissait dns des conditions pour le moins troubles en poissons de qualité destinés à des clients partout dans le nord du pays.

Mouhcine FIKRI est mort d’une mort atroce dont il faut élucider les causes et punir les coupables mais il n’est en rien le symbole pur et immaculé et de la HOGRA.

Enfin, quelques exaltés veulent complètement travestir la réalité en exigeant “la non-militarisation du Rif” : jamais au Maroc, une ville ou une province n’a été “militarisée et le pouvoir n’a aucune raison ni surtout aucune intention de militariser le Rif?

Pourquoi le ferait-il ? La sécurité intérieure du pays est-elle en danger pour qu’une telle mesure soit prise? Sérieusement, peut-on envisager qu’une bande de jeunes qui manifestent pacifiquement nécessite “la militarisation d’une ville” ? Même au moment les plus intenses des manifestations provoquées par l’éphémère Mouvement du 20 février, le pouvoir n’a pas eu recours, ni surtout besoiN, de militariser la moindre partie du territoire : les forces de police traditionnelle ont suffi à contrôler la situation. A aucun moment, il n’a été fait appel à des militaires. Pour en serait-il autrement face à quelques dizaines ou de centaines de manifestants rifains?

Mais ce slogan porte bien, surtout à l’étranger, surtout quand il est véhiculé par les journaux espagnols ou hollandais, surtout quand il est repris par des associations droit-de-lhommiste toujours promptes à prendre le contre-pied du pouvoir en place.

En fait, les observateurs oublient certains éléments de cette situation, trouble et troublante à la fois, trouble parce qu’on n’en connait pas les véritables leviers et les vraies raisons, troublante parce qu’elle risque d’entraîner le pays vers les rivages dangereux du séparatisme alors que la nation a plus que jamais besoin de cohésion et d’unité.

Souvenons-nous, le 17 octobre 2015, il y a quand m^me plus de DEUX ANS, était lancé en grande pompe et sous la présidence effective du souverain un programme ambitieux “AL HOCEIMA, VILLE PHARE DE LA MEDITERANEE” destiné à promouvoir “le développement des milieux rural et urbain de la province”!

Quid de ce programme à ce jour ? Voilà une vraie question qui exige une vraie réponse !

Quid des promesses formulées par le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, enfant du Rif et porte-drapeau de la régionalisation avancée? Voilà une autre question qui reste sans réponse et il est normal que la population d’Al Hoceima s’interroge à ce sujet, au lieu de se braquer sur la ridicule idée de la “militarisation du Rif”!

Pour terminer ma réflexion, je crois qu’il est absolument nécessaire de bien connaitre les acteurs et les “héros” de ce mouvement qui secoue la ville d’Al Hoceima.

Qui est Nasser FARZAZY, ce personnage surgi de nulle part, sorti comme par magie du chapeau d’un prestidigitateur et lancé sur les places et les rues d’Al Hoceima pour parler face aux caméras et aux micros au nom de la population?

Quel est son parcours politique ? Quel est son cursus dans l’enseignement qui lui permet de manier avec cette parfaite aisance l’arabe classique qui serait, par ailleurs et selon lui, la langue du pouvoir oppresseur? Où donc a-t-il appris à organiser des manifestations, à en choisir le timing, à les contrôler, à les canaliser, à les attiser, à les filmer et à en diffuser les images sur les réseaux sociaux et auprès des médias étrangers.

Tout cela nécessite une technique et un savoir-faire qui rappellent les méthodes du mouvement serbe OTROP,reprises par les instigateurs du “printemps arabe”.

On peut se poser la même question au sujet d’un nouvel intervenant sur le scène hoceimi, qui veut lui aussi se faire une place au soleil du mouvement rifain :un certain Nasser LARI ! Qui est-il ? D’où vient-il? Que veut-il?

Et pour clore définitivement ce tour d’horizon de la situation à Al Hocaima, il n’est pas sans intérêt de s’interroger sur le rôle joué par certains secteurs de la vie politique locale : on a vu l’ancienne députée PJDiste Souad CHIKHI prendre fait et cause pour les manifestants. Ensuite, le mouvement islamiste radical ADL WA ISSHAN, bientôt suivi des autres islamistes du minuscule parti de la Renaissance et de la Vertu ont rejoint les gauchistes de NAHJ DEMOCRATI pour participer à la protestation.

Cette succession de ralliements improbables nous rappelle ce qui s’est produit en 2011 quand on a vu le PJD soutenir, mais sans grande conviction, le M20F et où les gauchistes du PSU ont fait cause commune avec les islamistes de Adl Wa Ihsane!

L’histoire politique et contestataire du Maroc se répète au risque de bégayer car les protagonistes ne veulent pas tenir compte des changements que la véritable histoire impose.

P.S. 1 : Il ne sera pas dit que j’ai oublié le rôle du gouvernement dans toute cette histoire : a-t-il fait son travail? A-t-il tenu ses promesses? A-t-il correctement réagi, ou a-t-il réagi avec la célérité et efficacité voulue? Des semaines de protestations n’ont donné lieu qu’à de rares débordements de part et d’autre : bien sûr, seules les bavures de la police sont reprises sur les réseaux sociaux et c’est normal.

P.S. 2 : Peut-on parler de Al Hoceima et de sa région sans évoquer ce qui en constitue le problème central, socialement et économiquement parlant, c’est-à-dire le problème du kif. Quelle est la part du kif dans ce qui advient dan scette région? Je ne saurais, je ne pouraais le dire et bien malin celui qui pourrait prétendre donner la réponse à cette question, pourtant essentielle!

ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

February 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

Il est impossible d’avoir la moindre sympatrie pour la politique de colonisation menée par l’état hébreu d’Israël sur les territoires palestiniens de Cisjordonnie.

Le seul sentiment légitime que l’on peut éprouver c’est le rejet total et inconditionnel et si on se laisse aller à de l’émotion, la colère s’installe vite et la détestation n’est très loin!

Le livre de Sylvain CYPEL, paru en 2006 chez les éditions LA DECOUVERTE. sous le titre “LES EMMURES – La société israelienne dans l’impasse” peut se targuer de participer, en lesexpliquant sans les justifier pour autant, à ce rejet, cette colère et détestation.

les emmurés

Il convient en premier lieu de savoir qui en est l’auteur.

Sylvain CYPEL est un journaliste, fils du directeur du dernier quotidien yiddich au monde, qui a passé sa jeunesse en Israël où il a étudié à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a effectué de nombreux reportages en Israël pour le compte du COURRIER INTERNATIONAL puis du quotidien LE MONDE et il a notamment enquêté sur les accords de CAMP DAVID et sur la seconde INDIFADA palestinienne. il s’agit donc d’un homme qui connait bien son sujet et qu’on ne peut taxer d’avoir des préjugés anti-israéliens ni d’a-priori anti-juifs.

Et pourtant, son ouvrage, un pavé de 450 pages, écrites en petits caractères, est un véritable réquisitoire contre la société israélienne, qui à travers toutes ses composantes – armée, système scolaire, institutions politiques, intellectuels, presse – n’a cessé depuis la création de l’état hébreu en 1948 et après l’occupation des territoires palestiniens en 1967, de nier l’existence du peuple palestinien, et de justifier la “supériorité morale” des israliens.

Il est impossible de résumer cet ouvrage qui constitue, comme le signale une critique du COURRIER INTERNATIONAL, “à la fois une histoire d’Israël depuis 1947, une remarquable analyse de l’état d’esprit des israéliens aujourd’hui et une critique lucide de la politique israélienne à l’égard es Palestiniens”.

L’auteur n’hésite pas à parler de la “brutalisation” de la société israélienne à l’égard des palestiniens, qu’ils soient restés en Israël ou qu’ils soient installés dans les territoires occupés de la Cisjordanie. Il évoque une sorte de “pied-noirisation” des colons israéliens qui sont convaincus de la “nature animalière les arabes”. Cette “algérisation” de la mentalité des israéliens a fini par ancrer dans les esprits une double certitude, celle de “l’annulation de l’autre” qui conduit irrémédiablement à la conviction que “il n’y a pas d’interlocuteur“.

La lecture de cet ouvrage nécessite beaucoup de concentration et d’esprit critique pour ne pas se laisser entraîner dans une haine inutile de tout ce qui est juif : mais il est certain que les éléments présentés par Sylvain CYPEL justifient largement le titre que j’ai donné à ce billet : “ZID KERAHNI FIK!” (fais-toi détester davantage).

Il est bien entendu que ce “FIK” – ce “toi” – se rapporte aux dirigeants israéliens, aux leaders sionistes, aux colons racistes et fanatiques et non pas aux juifs en tant que tels.

P.S. : il faut noter le silence et l’indifférence quasi unanimes de la presse française au sujet de cet ouvrage! Cela démontre bien que Sylvan CYPEL a su appuyer là où cela faisait mal à la bonne conscience des dirigeants de l’état hébreu.

LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

February 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure

Le vendredi 7 octobre 2016 a été un jour historique dans l’histoire politique de notre pays!

Ce jour-là se sont déroulées les deux deuxièmes élections législatives de la nouvelle ère, celle de la constitution du 1er juillet 2011, cette constitution qui a donné au Maroc son premier chef de gouvernement, choisi CONSTITUTIONNELLEMENT parmi le parti arrivé en tête des élections.

Ce vendredi 7 octobre 2016 devait, après une campagne électorale plutôt mouvementée, soit reconduire le PJD et son patron à la tête du gouvernement soit permettre une alternance non plus consensuelle, comme le fut celle de 1998, mais voulue par le peuple et imposée par son choix!

Le résultat a été clair et net : le PJD a raflé 125 sièges, loin devant tous ses autres concurrents dont le plus direct à savoir le PAM qui a reconnu tout de suite sa défaite et qui a choisi d’emblée de se positionner dans l’opposition!

Dès lors, la route était ouverte à la reconduction du gouvernement Benkirane, avec la majorité sortante, à laquelle pourrait s’adjoindre un autre parti comme l’UC pour la conforter du point de vue arithmétique.

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Cela, c’était au lendemain du 7 octobre 2016! Cela fait si longtemps …tellement longtemps …

Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Hassan II parce que le leader islamiste a choisi la voie de la difficulté politique, le chemin escarpé des alliances improbables, l’iténérire le plus improbable pour arriver à une majorité et il a opté pour le sentier de l’affrontement avec ses anciens alliés, celui de refus de la discussion avec ses anciens amis.

Il a voulu revenir à ses anciennes amours istiqlaliennes, contre toute logique politique, malgré la trahison de Hamid Chabat et en dépit des insultes et des invectives échangées.

Abelillah BENKIRANE voulait absolument s’accoquiner avec Hamid CHABAT !

Pourquoi ?

Depuis les jours qui ont suivi 7 octobre 2016, tout le Maroc s’interroge sur ce choix!

L’Istiqlal a perdu une bonne partie de son électorat et de ses sièges, c’est un parti en crise intérieure profonde, c’est un parti divisé, en mutation et pourtant le PJD et son secrétaire général tenaient à la coalition avec lui!

Pourquoi?

Le dirigeant du parti de la Balance a failli provoqué une énorme crise diplomatique au moment où le Maroc avait besoin de tous les appuis possibles : Benkirane n’en a cure, il continue à vouloir Chabbat comme allié au gouvernement!

Pourquoi.

Le 7 octobre 2016 le peuple avait choisi le PJD comme premier parti et le PAM comme second : les autres formations ont été rejetées, reniées, certaines jetées aux oubliettes malgré l’abaissement du seuil de représentativité proportionnelle à 3%, d’autres sanctionnées! Mais Benkirane a continué à s’accrocher au fantasque CHABBAT.

Pourquoi?

Depuis le 7 octobre, le Maroc a continué son chemin, il a réuni le monde entier à Marrakech pour la COP, il a intégré l’Union Africaine dont plusieurs pays voulaient nous fermer la porte!

Pendant ce temps, Benkirane a boudé, il s’est fâché, il s’est enfermé chez lui, il a lancé des déclarations à l’emporte-pièces devant ses ouilles ou devant les micros de sites d’information insignifiants : il n’a pas tenu compte des conseils du souverain qui l’orientaient vers une vision globale de la situation dépassant les petits calculs arithmétiques; il ne s’est jamais adressé à la nation pour lui expliqué clairement la situation.

Pourquoi ?

Pourquoi ce retard qui dure depuis QUATRE MOIS …Cela fait très longtemps qu’il dure, trop longtemps!

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

la pluie

Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

CETTE EQUIPE NATIONALE DE FOOT QUE JE NE CONNAIS PAS …..

January 25, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Sport

Je dois préciser que j’ai écrit ce billet après la défaite contre le Togo lors du premier match de la CAN 2017! Les bons résultats qui ont suivi et qui ont abouti à la qualification de l’Equipe Nationale aux quarts-de-finale ne change rien au fonds du problème!

Le Maroc participe actuellement à une compétition africaine…La CAN 2017 …OK, moi, je veux bien suporter l’équipe nationale, même si elle n’est pas au top niveau …Mais, Bon Dieu, encore faut-il que je connaisse les joueurs qui forment cette équipe !

ATLAS

Qui sont-ils?

D’où viennent-ils?

Où jouent-ils?

Je vous livre la liste de nos 23 représentants :

Gardiens de but:

Munir Mohand Mohamedi El Kajoui (Numancia/Espagne),
Yassine Bounou (Girona/Espagne),
Yassine El Kharroubi (Lokomotiv Plovdiv/Bulgarie)

Défenseurs :

Mehdi Benatia (Juventus Turin/Italie),
Manuel Da Costa (Olympiakos/Grèce),
Amine Attouchi (Wydad Casablanca/Maroc),
Hamza Mendyl (Lille/France),
Fouad Chafik (FC Dijon/France)

Milieux de terrain :

Romain Saïss (Wolverhampton/Angleterre),
Youssef Aït Bennasser (AS Nancy/France),
Mounir Obbadi (Lille/France),
Karim El Ahmadi (Feyenoord Rotterdam/Pays-Bas),
Fayçal Fajr (Deportivo La Corogne/Espagne),
Mbark Boussoufa (Al Jazira/Emirats arabes unis),
Fayçal Rherras (Hearts/Ecosse),
Mehdi Carcela (Grenada/Espagne),
Aziz Bouhaddouz (Sankt Pauli/Allemagne),
Nabil Dirar (AS Monaco/France),
Omar El Kaddouri (Naples/Italie)

Attaquants :

Rachid Alioui (Nîmes Olympique/France),
Youssef El Arabi (Lekhwiya/Qatar),
Khalid Boutaib (RC Strasbourg/France),
Youssef Ennesyri (Malaga/Espagne)

Sur ces 23 valeureux jeunes hommes censés défendre les couleurs de notre pays, il n’y a qu’un seul qui foule régulièrement les pelouses du plus beau pays du monde et qui affronte courageusement le public local.

Les autres? Ce sont les autres, tout simplement ….

Commençons par les gardiens de but.

Manque-t-on dans le pays de Hazzaz, Beggar et autres Allal à ce point de gardiens de but pour ête obligés de faire appel à des keppers qui jouent à Soria ou à Girona, en Espagne ou Plovdiv en Bulgarie? Qui peut situer ces localités sur une carte ? Qui peut nous préciser les palmarès obtenus par ces équipes pour que leur gardien de but soit digne de représenter le Maroc ?

Je n’ai rien contre les joueurs qui évoluent à l’étranger, l’important est qu’ils soient meilleurs que nos locaux!

Dans le cas des gardiens, n’aurait-il pas été plus judicieux de choisir des gardiens de la Botola qui ont à affronter des équipes africaines, sur les stades africains, sous le soleil africain, face à des publics africains?

Quelques séances de formation et de coachiong intensif en aurait fait d’excellents éléments et les résulats positifs obtenus lors des compétitions africaines les auraient préparé de devenir des gardiens de but convoités par les grands clubs européens!

Par ailleurs, cela aurait coûté beaucoup moins cher à la FRMF que d’envoyer des observateurs sillonner les obscurs championnats de deuxième zone à travers l’Europe pour dénicher.

Le même raisonnement peut-être tenu pour les autres postes, sauf très rares exceptions!

Ce n’est pas parce qu’un joueur figure dans l’effectif d’un grand club européen qu’l est au meilleur de sa forme! On peut citer le cas de Mehdi BENATIA qui a donné ce qu’il a pu donner et à ses clubs employeurs et à l’Equipe Nationale, mais qui est en fin de carrière, blessé, fatigué, hors course!

Par ailleurs, comment veut-on former un groupe homogène, humainement et sportivement, quand on réunit une grosse vingtaine de jeunes hommes qui n’ont ni la même culture, ni les mêmes ambitions, ni les mêmes préoccupations quotidiennes, ni le même régime alimentaire, ni le même style de jeu?

Pour diriger tel groupe, ce n’est pas un entraîneur qu’il faut, mais un psychologue très hautement qualifié, ce qui est loin d ‘être le cas de Hervé RENARD : cet homme n’est ni fin ni spécialement intelligent, si l’on tient compte de ses déclarations à la presse au sujet du groupe qu’il dirige!

Alors, comment voulez-vous que moi citoyen lambda, puisse supporter sans préjugé de l’équipe nationale, puisse être avec des joueurs que je ne connais pas ou que je connais NE plus – je pense à Mehdi CARCELA!

La FMRF nous a encore floué dans cette CAN 2017 en canalisant nos déceptions et notre frustration vers les joueurs, que nous ne connaissons pas! Elle croit s’éviter les foudres du public marocain…peut-être mais jusqu’à quand va-t-elle jouir de l’impunité due à ses carences et son incompétence!

P.S. : Heureusement que cette équipe a pu se qualifier pour la suite de la compétition en élinant de belle manière le tenant du titre la Cote d’Ivoire. Cette qualification va donner un moment de répit à Lakjâa et son staff qui auront l’occasion de justifier leur existence et leur incompétence!

UNE FEMME…UNE GUERRE …DES AVENTURES !

January 16, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres

En général, quand mes filles me recommandent un livre, je sais que je ne serais pas déçu. Effectivement, chaque fois c’est une découverte, soit d’un auteur, soit d’un style, soit d’un genre.

Mon aînée m’a initié à la littérature contemporaine suédoise, avec l’incontournable “MILLÉNIUM” de Stieg Larsson et l’étonnant Jonas JONASSON et “Le vieux qui ne voulait pas feter son anniversaire” et ma cadette m’a guidé parmi les fourmis chères Bernard WERBER.

Imaginez-vous mon intérêt lorsque mon aînée m’a proposé de lire “L’ESPIONNE DE TANGER” de l’espagnole Maria DUENAS paru, dans sa traduction française, en mai 2012 chez les éditions Robert Laffont.

l espionne

Le roman, dans sa version originale sous le titre “El tiempo entre costuras” avait connu un énorme succès; il a été traduit en 25 langues et a été adapté en mini-série pour la chaîne de télévision Antena 3 en 2013.

Alors quid de cette espionne de Tanger?

Je ne cache pas le sentiment mitigé qui m’a guidé lors de la lecture de 600 pages de ce roman d’aventure, car il s’agit bien d’un roman d’aventure, qui se déroule dans l’Espagne pendant les années qui ont précédé et suivi la Guerre civile.

Dans ce cadre historique dramatique se déroule une aventure humaine, mitonnée d’un peu d’espionnage, saupoudrée de beaucoup d’exotisme, émaillée d’une dose d’action, avec beaucoup de glamour, et pour faire bonne mesure enrobé d’une légère couche de bons sentiments et d’un peu de morale politique où les gentils sont les anglais et les méchants les allemands nazis et leurs sbires espagnols franquestes.

J’ai eu beaucoup de peine à entrer dans le roman : peut-être que la traduction en français n’a pas facilité cette prise de contact immédiate avec les personnages et l’ambiance générale.

Ensuite, le coté “exotique” du Maroc sous protectorat espagnol et de Tanger, ville internationle, ne m’a pas du tout intéressé tant l’aueure ne s’est donné la peine de prendre de la distance avec des clichés et les lieux communs concernant le sujet.

Mais finalement, la trame du roman a fini par me prendre et c’est avec un grand plaisir que j’ai suivi les tribulations de cette jeune madrilène, petite main dans un atelier de couture devenue grande couturière, introduite dans les milieux huppés de Tétouan, capitale du Maroc dit “espagnol”, puis de Madrid de l’après guerre civile et transformée en espionne au service des britanniques.

Le récit mené tambour battant est truffé de rebondissements mais reste très crédible, tant les personnages sont bien brossés et les situations bien construites.

L’ESPIONNE DE TANGER est finalement une bonne lecture pour ces longues nuits d’hiver ou pour vos prochaines vacances au bord de la mer.

Ce n’est pas un chef-d’oeuvre mais du travail d’artisan réussi, d’autant qu’il s’agit d’un premier roman.

OU S’ARRÊTERA LA VAGUE OBSCURANTISTE ?

January 06, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Société

Récemment, nous avons perdu un proche parent.

Quand il a fallu construire sa tombe, les avis les plus divers ont commencé à fuser de la bouche de personnes plus ou moins – je dirais plutôt à mon avis pas du tout – qualifiées pour s’exprimer sur le sujet.

Les uns prétendaient qu’il ne fallait absolument pas “construire” un tombeau sur le lieu où le défunt avait été enterré! Cet acte constituerait, à leur sens, une “bid3a” et que toute “bid3a” vouerait bien sûr son auteur à l’enfer!

Combien de nos coreligionnaires sont donc candidats à l’enfer, si l’on jette un coup d’œil dans nos cimetières!

Et si je me trompe pas le prophète Sidna Mohamed repose en paix depuis des siècles sous un tombeau dont la visite serait recommandée et comblerait le vœu de tous les musulmans.

Après d’âpres discussions et surtout à la suite des dernières pluies qui ont failli emporter toute trace de la tombe, la famille a enfin décidé de construire un tombeau sobre avec une plaque portant l’identification du disparu et l’inscription d’un verset du Livre Saint rappelant l’inanité de la vie humaine.

Nouvelle polémique : toute mention coranique sur une tombe serait “bid3a” si l’on en croit nos nouveaux “oulémas du vendredi” (comme il existe des peintres du dimanche).

Depuis quand et selon qui et quoi, la citation du texte coranique serait “bid3a” ?

Cet exemple n’est un parmi des dizaines d’autres qui envahissent chaque jour d’avantage nos habitudes séculaires, nos rites les plus simples et finalement notre vie quotidienne!

Pourquoi ces nouveautés?

Qui en a décidé ainsi ?

Que veulent ces prétendus docteurs de la foi, ces ouléma autoproclamés, ces analphabètes de la religion, en tentant d’imposer chaque mois, chaque,semaine, chaque jour, à chaque émission de télévision émise on ne sait d’où et par on ne sait qui, à chaque fatwa énoncée par d’obscurs et de dangereux prédicateurs?

Que cherchent-ils ?

Et surtout pourquoi certains de nos compatriotes sont si prompts à les suivre, sans réfléchir, sans se référer à notre histoire, à notre civilisation, à l’islam tel qu’il nous a été légué par nos ancêtres?

Qu’existeraient-ils de nous demain, ces chantres de l’intolérance et de l’exclusion si nous continuons à les suivre bêtement et aveuglement!

Il est grand temps de nous reprendre en main, de revenir à notre islam et d’envoyer paître les charlatans et les fauteurs de troubles !

MUSTAFA ALAOUI : LE JOURNALISTE ATYPIQUE SE RACONTE

January 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Presse, audiovisuel, NTC

Toutes les personnes de ma génération se souviennent du journaliste Mustafa ALAOUI! Je parle là non pas de Mustafa ALAOUI, l’inénarrable présentateur-vedette du JT de la RTM, mais du vrai journaliste, celui de la presse écrite et ses publications dont “Al Kawaliss”, “Akhbar Dounia” et “Al Ousboue Assahafi“!

Nous nous rappelons de ces journaux, imprimés sur du papier de mauvaise qualité, avec les titres accrocheurs à souhait et à la limite de la provocation pour l’époque, avec des caricatures, avec des sujets qu’aucune autre publication n’osait aborder!

Nous avons encore en tête que ces hebdomadaires étaient souvent saisis, parfois interdits puis ré-autorisés à paraître, ou bien réapparaissant sous un autre titre, à tel point que beacuoup de marocains pensaient que Mustafa ALAOUI était de connivence avec le pouvoir de l’époque, que ce soit Oufkir, Dlimi ou Basri.

Beaucoup d’entre nous étaient convaincus que ce journaliste servait aux gouvernants à lancer des “ballons d’essais” pour tester l’opinion publique!

Bref, pour un journaliste, on peut dire, en usant d’un jeu de mots facile, que Mustafa ALOUI n’avait pas bonne presse.

Ce journaliste atypique a décidé en 2011 de publier ses mémoires en arabe. Le livre, fruit d’entretiens entre Mustapfa ALOUI et son confrère arabophone Younes MESKINE, a été traduit en français par Mohamed BOUDERHAM, collaborateur de TEL QUEL et publié sous le titre “LE JOURNALISTE ET LES TROIS ROIS”par les éditions CASA EXPRESS – MAGELLAN & Cie en 2012.

aloaui

Que dire donc de ces mémoires ?

D’abord quelques remarques sur la forme!

Peut-être fallait-il les lire dans la version arabe? Le texte en français est en effet très mal rendu et ne permets pas une lecture agréable.

Quant au contenu de ces mémoires, il m’a laissé l’impression que Mustafa ALAOUI se prend au minimum pour un Albert LONDRES pour qui un bon journaliste se doit de « porter la plume dans la plaie ».

Je reconnais que l’auteur n’a jamais formulé expressément cette comparaison mais le recit qu’il donne de ses différentes “misions” donne la pénible impression que’il s’attribue des rôles, une présence, des relations et à la limite une importance bien loin de la réalité.

Mais bon, il n’est pas totalement dénoué d’intérêt de lire ce petit livre du premier “ véritable journaliste marocain indépendant“, du temps où l’indépendance se payait à coup de passage à tabac et de séjours en taule!

2017 année d’abondance …

December 31, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général

Nous voilà la veille d’une nouvelle année …

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2017…avec un mois de février spécial ….Avec un président des USA très spécial…Avec un chef de gouvernement marocain totalement spécial …Avec un agenda diplomatique spécial pour le monde en général et notre pays en particulier…Avec en France un nouveau président qui risque d’être une présidente et quelle présidente …Avec etc….etc…..etc…..

Bref, ne retenons de cette année nouvelle que le coté anecdotique : ce mois de février très spécial qui serait selon la légende un signe d’abondance …

En tous cas, je veux par ce billet promettre que je n’abandonnerai pas ce blog qui m’a donné tant de plaisirs malgré parfois quelques crises d’urticaire !

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUS CEUX QUI PASSENT ENCORE PAR CET ESPACE ET QUI S’Y ARRËTENT!

ADIEU 2016……..je ne t’ai pas bien aimé finalement …

December 28, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général

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Depuis plus de dix ans que j’ai ouverT ce blog, il ne passe passe un mois de décembre sans que je n’écrive un ou parfois deux ou plus de billets sur les événements qui m’ont marqué durant l’année.

Je viens de relire ces billets et j’en retiens un grand pessimisme..Pourtant, je me croyais plus sensible aux bonnes nouvelles qu’aux mauvaises! Cela ne doit concerner que le coté personnel de ma vie. Pour ce qui qui de l’ambiance générale dans laquelle je vis, je note que les drames et les désillusions me touchent énormément.

Pour ce qui est de l’année qui est en train de nous quitter, j’ai l’amer sentiment d’un mal-être sans fin !

Que dire d’une année où l’on voit un Donald TRUMP prendre les rennes du pays le plus puissant du monde?

Que penser d’une année où le premier ministre d’une grande puissance comme la Grande-Bretagne jette son pays et le vieux continent dans le doute le plus total avec ce qu’on a appelé le BRIXIT, juste parce qu’il s’est trompé dans l’évoalution de la situation de son électorat?

Que retenir de cette année où les morts dûs au terrorisme se compte par centaines à travers le monde et rien ne semble arrêter ce fléau?

Comment qualifier cette année où nos compatriotes se sont rendus aux urnes pur réélire assez confortablement un parti dont les pontes n’ont cessé de créer scandale après scandale et dont le chef a menacé de mettre le pays à feu et sang le pays s’il ne gagnait pas les élections?

Pourquoi se souvenir d’une année qui a vu disparaître David Bowie et Léornard Cohen, Mohamed Ali et Leila Alaoui, de Michel Delpech et Tayeb Seddiki, de Abdellatif Zine et de Michel Galabru, de Michèle Morgan et Miloud Chaabi, ainsi que la mort dizaines de personnes dans les accidents de la route, sous les bombardements aveugles des uns et des autres, dans les attentats ?

Laissera-t-elle une trace cette année 2016 où l’on voit un président de la république française sortant renoncer à se représenter parce qu’il se sait battu d’avance et des présidents africains s’accrocher à leur fauteuil alors que leurs peuples demandent leur départ après des lustres de pouvoir?

Que trier parmi les nouvelles nationales les plus marquantes de 2016 : les élections législatives vec le PJD qui arrive premier et croit qu’il a gagné les élections, la tournée africaine du souverain ou le blocage inexplicable dans la formation du gouvernement!

Quel souvenir sportif nous laissera cette année 2016, celui d’une flopée d’athlètes qui ont été se promener à Rio à l’occasion des JO d’été ou celui bien plus noble et combien honorable des médailles remportées par les véritables athlètes qui ont tenu leur rôle de dignes représentants de leur pays lors des Jeux Paralympiques?

J’arrête ici cette triste litanie….L’année 2016 n’a plus que quelques jours à vivre…

Vivement 2017 !

ISRAEL ENCORE UNE FOIS DÉFIE LE MONDE

December 26, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Etranger

On se moque de qui?

L’ONU exhorte l’état d’Israël à cesser la colonisation des territoires occupés!

Et le monde s’enthousiasme…

Victoire, crient les palestiniens !

Camouflet pour Israël, avancent d’autres!

Résolution historique, affirment certains!

Alors que le Conseil de Sécurité n’a rien fait d’autre que “exhorter” et si l’on se réfère à la plupart des dictionnaires dans le mot “exhorter”, on trouve la notion de “tenter de convaincre” !

Il n’est nullement fait état d’obligation impérative, juste une exhortation, basée sur le disocurs!

Et pourtant ISRAEL a très mal pris la chose et l’état hévbreu est tout de suite monté sur ses grands chevaux!

Avec convocation des ambassadeurs des pays qui ont voté cette “résolution”! Même l’ambassadeur des USA – allié traditionnel et inconditionnel d’Israël – a été prié de venir s’expliquer devant Natanyahou de l’abstention de son pays, comme un vulgaire fonctionnaire tenu de se justifier devant son supérieur hiérarchique!

Avec rappel de quelques ambassadeurs et avec des sanctions diplomatiques!

Et comble de l’effronterie en droit international, l’état d’Isra¨Pel déclare haut et fort qu’il rejette la décision du Conseil de sécurité et qu’il ne s’y conformerait pas!

On peut donc se demander à quoi sert l’O.N.U? On peut s’interroger à quoi sert le Conseil de Sécurité? On est en droit de se poser la question sur la suite éventuelle de ce nouveau défi lancé par Israël à la communauté internationale et à ses plus hautes instances!

Obama a-t-il voulu tirer une dernière salve avant de disparaître des radars de la politique américaine? Il n’ se serait pas pris autrement!

A-t-il voulu planter un clou empoissonné dans le pied de son successeur en le laissant revenir à la case départ avec les risques, fussent-ils minimes, que cela comporte?

En tous cas, cette résolution va rejoindre la pléthore de décisions de l’ONU – Assemblée Générale ou Conseil de Sécurité – que l’état d’Israël ignore superbement depuis des lustres sans qu’auncune sanction d’aucune soerte ne vienne sanctionner ce comportement de “enfant gâté”!

DÉMOCRATIE DE FACADE ET OLIGARCHIE DE FAIT

December 23, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Livres

S’il a un concept cher à nos politiciens “dial jouz franks” pour expliquer leur incompétence à régler les problèmes de ce pays, leur incurie à gérer convenablement même les affaires courantes ou les petites crises passagères et leur impuissance à construire ds programmes de gouvernements rigoureux, c’est celui de “ta7akoum” !

Le “ta7akoum” est selon eux lié à la place centrale de la monarchie dans notre système politique et économique qui donnerait lieu à l’existence d’un “gouvernement invisible“, ou même selon les termes de Abdelillah BENKIRANE, alors en pleine compagne électorale, d’un “état profond” (ad-daoula al-3amiqa) qui serait au-dessus du gouvernement normal, issu des élections et nommé dans un cadre constitutionnel ayant fait l’unanimité!

Cette notion de “gouvernement invisible” existe bien dans d’autres pays, même ceux qui ont une tradition démocratique bien ancrée, comme la France par exemple.

Laurent JOFFRIN, à l’époque directeur de la rédaction du NOUVEL OBSERVATEUR, l’a étudiée dans un essai publié en décembre 2001 chez les éditions ARLEA, sous le titre “LE GOUVERNEMENT INVISIBLE – Naissance d’une démocratie sans le peuple”.

joffrin

Bien sûr le “gouvernement invisible” dont fait état Laurent Joffrin n’a rien à voir avec ce que nous appelons chez nous le “ta7akoum” mais l’auteur met en évidence la perte du pouvoir et de la souveraineté du peuple au profit d’une nébuleuse comprenant les principales forces économiques et financières du pays.

En effet, Laurent JOFFRIN démontre que les marchés l’emportent sur la volonté du peuple et que s’est installée “une démocratie d’apparence” dominée par “une oligarchie de fait”

Nos politiciens, en plus de procéder à une autocritique objective et profonde, devraient bien cibler leurs critiques et mieux définir les obstacles qui peuvent entraver le lien qui doit exister entre eux et le peuple qu’ils sont sensés représenter.

Au Maroc, comme partout dans le monde, il existe bien un “gouvernement invisible” qui est constitué de lobbies, qui est soumis à la pression des institutions financières internationales, qui est le bras invisible de la mondialisation économique mais aussi politique et religieuse!

Laurent JOFFRIN évoque tout au long de son essai des marchés et de l’oligarchie, qui mènent en fin de compte à “une démocratie sans le peuple” où les libertés individuelles sont certes protégées mais où les libertés publqiues sont de plus en plus contrôlées et limitées.

Essai à lire, bien qu’il date un peu mais les quinze qui sont passées depuis sa opublication n’ont fait qu’en conforter les observations de l’auteur!

“CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

December 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres

Quand j’ai entendu, il y a quelques semaines, que le prix GONCOURT 2016 a été attribué après seulement quelques minutes de délibération et au premier tour à CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI paru chez GALLIMARD, honnêtement je me souviens avoir haussé les épaules en me pensant que le jury réuni au restaurant Drouant a couronné une franco-marocaine – lauréate du prix Mamounia 2015 pour son sulfureux “Dans le jardin de l’ogre” – pour se faire pardonner d’avoir snobé en 2014 “Les Tribulations du dernier Sijilmassi ” du marocain Fouad LAROUI.

chanson-douce

Je me suis lourdement trompé !

CHANSON DOUCE n’est pas le roman d’un auteur marocain ni de culture marocaine!

CHANSON DOUCE n’a rien à voir avec le Maroc, les marocains, les marocaines, avec cet exotisme que les critiques français aiment tant à retrouver dans les romans d’auteurs francophones, africains, notamment maghrébisn et surtout marocains.

Pour une fois, je partage totalement l’idée de Tahar Bejelloun, juré du prix Goncourt, quand il déclare au micro de Figaro.fr :

Elle (Leila Slimani) n’a pas fait le roman maghrébin que l’on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore“.

A part deux très vagues allusions, l’une sur l’origine de Maryem, l’un des personnages-clé que l’on devine être marocaine et l’autre sur une pâle personnage faisant de la figuration dans une scène au milieu d’u jardin public, Leila SLIMANI a écrit un roman qu’une française de souche aurait écrit!

D’abord dans une langue parfaite, tranchante, acérée.

Ensuite, dans un cadre parfaitement maîtrise : un jeune couple parisien, bobo à en mourir, ambitieux, dévoré par son travail et son désir de réussite, fait face au problème de la garde de ses deux enfants.

Enfin, dans une histoire absolument hallucinante où une nounou, parfaite, consciencieuse jusqu’à l’excès de zèle, devient peu à peu un personnage trouble, glauque, et même inquiétant pour finir en infanticide sans cœur!

Leila SLIMANI a très bien su rendre cette ambiance où le suspens s’installe peu à peu, sur fonds de choc des classes sociales et de tensions intimes.

Si l’auteure a été primée alors que les quatre deniers romans en course pour le prix Goncourt étaient tous inscrits dans le registre noir sinon morbide ( infanticide pour elle, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye), c’est que vraiment elle a su aller au plus profond de l’âme de ses personnages, que ce soit les parents bobos irresponsables et leurs enfants gâtes et déboussolés que la nounou énigmatique à souhait et finalement meurtrière.

Dès la première ligne du roman, j’ai fait le lien avec “L’étranger” d’Albert Camus qui commence avec la phrase-culte : “Aujourd’hui, maman est morte”.

Leila Slimani entame son récit par ces mots terribles : “Le bébé est mort”!

Le décor est planté, l’histoire peut commencer, tortueuse, compliquée, et finalement morbide! Sans le style vif et le talent de conteuse de Leila Slimani le roman aurait pu être simplement glauque!

Non, ce texte est splendide, car il ne se contente pas de raconter, il analyse, décortique et explique!

Bravo, Leila SLIMANI! Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière!

CONSEILS A ABDELILLAH BENKIRANE, CHEF DE GOUVERNEMENT PRESSENTI

December 13, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure

Désigné chef de gouvernement par le Souverain depuis deux mois, Monsieur Abdelillah BENKIRANE semble être dans l’incapacité de réunir une équipe gouvernementale.

Deux longs mois ont assé et rien ne semble se pointer à l’horizon gouvernemental.

Paraphrasant les personnages du célèbre conte “LA BARBE BLEUE” de Charles Perrault (rien à voir avec les barbus qui veulent nous gouverner), Les marocains peuvent à leur chef de gouvernement pressenti poser la question fatidique !

Abdelillah, frère Abdelillah, ne vois-tu rien venir ?

Et notre chef de gouvernement, incapable d’apporter une réponse claire, logique et convaincante, leur donnerait cette explication, sibylline à souhait et hautement malhonnête !

Je ne vois rien que les autres partis qui louvoient et le P.J.D. qui verdoie!

Devant les questions insistantes des marocains sur le même sujet concernant ce gouvernement qui ne veut pas naître, frère Abdelillah pourrait répondre, à l’instar de l’héroïne du conte de Perrault :

– Je vois une grosse poussière qui vient de ce côté-ci ! Hélas! non mes frères : c’est un troupeau de moutons …

Mais tout cela n’est qu’imagination de ma part …Dans le conte tout se termine bien, mais la réalité politique n’est pas un conte et on ne peut prévoir la suite des événements, par ces temps troubles!

Abdelillah BENKIRANE ne semble pas près de former son gouvernement pour une raison très simple : il n’a aucun projet à projet économique, social, éducatif, sanitaire, fiscal, diplomatique ….Rien autour de quoi il puisse fédérer une équipe gouvernementale!

Je ne suis pas le seul à constater le manque de projet du chef du PJD : un modeste petit sondage au sein de la communauté de twittos que je fréquente me l’a confirmé :

Je crois bien que Abdelillah BENKIRANE n’a que des postes à proposer et un butin à partager!

Je lui conseillerai donc de réécouter le discours prononcé par le Souverain le 6 novembre dernier à Dakar et de méditer profondément cette phrase :

“Le Maroc a besoin d’un gouvernement sérieux et responsable. Toutefois, la formation du prochain gouvernement ne doit pas être une affaire d’arithmétique, où il s’agit de satisfaire les desideratas de partis politiques et de constituer une majorité numérique, comme s’il était question de partager un butin électoral”.

Tout est dit là…

  • Quelques citations

    "Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups"
    Agatha CHRISTIE
    'De tout temps la politique a été la science de l'absurdité.'




    Stefan Zweig
    La violence, c'est bon pour ceux qui n'ont rien a perdre.


    Jean-Paul Sartre
    'Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés'.
    Conficius
    'Il faut laisser le temps au temps'



    François Mittérand
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