Ce petit livre de 80 pages avait tout du conte pour enfants : le format, la typographie, l’iconographie…
La surprise promise depuis quelques jours à notre ami blogueur 7didane était toute trouvée. Je tenais donc l’histoire de l’alter-égo de notre 7didane à nous, le blogueur revenant !
Or non ! Grosse déception et en fait gros soulagement !
La lecture de ce « Hdidane Lahrami » nous place sans forfaiture face à un phénomène extrêmement grave : la pédophilie !
Fouzia ALAMI, artiste dotée de divers talents – elle est entre autres photographe plasticienne, artiste peintre, auteur, inventeur et poète - a écrit ce conte pour dénoncer à sa manière cette terrible tare qui mine notre société et que l’on préfère occulter, ou au mieux, quand on la dénonce, en rendre responsables les touristes étrangers.
L’auteur veut aussi mettre en garde directement les enfants eux-mêmes, qui en sont les victimes inconscientes de ce dévoiement de certains adultes.
Le personnage de Hdidane Lahrami, connu dans la tradition marocaine par sa malice et ses embrouilles, est utilisé ici par Fouzia ALAMI pour la bonne cause, car comme elle dit dans son introduction : « Les problèmes de pédophilie nécessitent un « as » pour les résoudre. »
Il faut lire ce petit ouvrage, le faire lire autour de vous, surtout le faire lire aux enfants, en leur expliquant les dangers qu’ils peuvent courir face à certains adultes, prédateurs sans morale ni scrupules.
P.S. : Pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser de la façon la plus nette à notre ami le blogueur « 7dinane » (ex-l7rami) , qu’il ne doit voir aucune malice ni aucune arrière-pensée de ma part dans ce post. C’est un peu pour fêter son retour sur la blogoma que je mets en ligne ce post!
“HDIDANE LAHRAMI”
Fouzia ALAMI
Chez Imprimerie Najah El Jadida – Casablanca (2002)
Je suis tombé sur le bouquin en mesurant mon aura sur google.
Je ne l’ai pas encore lu, je ne sais pas si je vais le faire, mais une chose est sûre : il embrouilles ma brand image
Et moi qui m’attendais à pire :p
La pédophilie est hélas un fléau national et international. Mais tout le monde ou presque ferme les yeux et comme tu le relèves si bien, le bouc émissaire est tout trouvé dans le touriste étranger! C’est toujours la faute aux autres! Les marocains sont un modèle de vertu! Normal, ils ont la baraka!
Le livre de Fouzia Alami arrive à point nommé mais encore faut-il le lire et le faire lire!
Mais là on soulève un autre problème crucial : qui lit encore des livres dans le “plus in-culte pays du monde” ?
@too banal
Moi je suis en France, et j’aime pas livre.
A vrai dire, je ne lis jamais. Je trouve que c’est une perte de temps que de lire 100pages. Je trouve ça ennuyeux.
tout compte fait, ça devrait raconter l’histoire cachée jusqu’à présent de 7didane ^^
@ too banal
C’est facile de parler du “pays le plus inculte du monde”tout comme il est ussi facile de parler du “plusbopaysdumonde”.
Le Maroc est ce qu’il est, ni plus inculte ni plus cultivé qu’un autre. Crois-tu que certains pays qui se prétendent maitres du monde soient peuplés de personnes plus cultivés que le marocain moen?
Quand je pense entre autre chose que des millions d’américains ne savaient pas situer l’Irak sur une carte et pourtant approuver aveuglément la guerre de Bush contre ce pays?
@ 7didane
Si tu ne lisais pas, tu n’aurais surement pas envie d’écrire….
7didane est utilisé à bon essient, donc on n’a pas à s’inquiéter pour l’image de notre 7didane
le sujet, tu as raison est très important. souvent on a envie de parler à nos enfants de ça, de les prévenir, mais on a peur de mal choisir les mots, alors le bouquin c’est une bonne idée, merci d’en parler, et merci à l’auteure d’en faire à ce sujet, j’espère que d’autres suiveront.
@ moony et @ too banal
Un sujet comme celui-ci devrait en principe attirer plus de commentaires, plus de réactions.
Mais allah yahdi na, tout ce qui n’est pas politique n’intéresse pas grand monde.
Cela ne doit nous empêcher de soulever ce genre de problématique sociale qui existe mais que l’on ne met à jour que lors d’un scandale qui éclate.
La blogoma doit être active sur tous les fronts, si elle veut continuer à exister.
tu as bien fait hmida de proposer ce sujet aussi bien ancien que d’actualité surtout avec le risque que courent nos enfants aujourdhuis avec l’arrivé en masse de ces nouvelles technologies ,le portable ,le numerique,et l’internet .certe ces trois outils mal exploités et mal gerés font des degats enormes dans notre société surtout chez nos jeunes …un jeune enfant seul devant un poste télé avec une télécomande du numerique a la main peut zaper si bien qu’il tombera sur un x; l’internet de meme surtout avec le tchatche .ce qui banalisera ces actes dans son petit esprit qui peut facilement devier et tenter” l’experience”.
ce sujet nous emmenera a un autre .psychologiquement parlant un adulte pedophile ou homo a surement subit de tels actes horribles et condamnables, dans son enfance.ce sont des personnages malades recidivistes et trés trés dangereux pour la société.
@ hssi mssi
Le danger de pédophilie est bien plus proche de notre société qu’on le croit. Pas besoin d’internet ni de télé numérique, ni de touristes! Des affaires récentes l’ont prouvé!
A cet égard, je tiens à signaler l’action menée par l’association “TOUCHE PAS A MON ENFANTS” dont l’action tourne autour du thème suivant :
“ABUSER SEXUELLEMENT D’UN ENFANT EST UN CRIME,
L’IGNORER EST UN SACRILÈGE”
Voici le lien pour le site de cette ONG :
http://www.touchepasamonenfant.org/
c’est un sérieux problème, je suis incapable de perdre de vue ma fille une seconde, elle est toujours près de moi, souvent c’est les gens qu’on ne soupçonnerait jamais qui abusent d’un enfant. et donc finalement, on est tout le temps en train de faire le gendarme, de surveiller, et c’est pénible. le jour où l’enfant est capable de comprendre le message pour le mettre en garde, on hésite, on ne trouve pas les mots, on a peur de créer une peur irrationnelle chez lui, d’en faire un agoraphobe, ou une personne asociable…on n’est pas aidé dans ce sens, parce qu’on connaît peu de choses sur le bon moyen de soulever le sujet, et la manière de le traiter.
au fait ce qui en fait une obsession pour moi, c’est que à Rabat, il y’a eu dernièrement des abus dans deux crèches ( vous vous rendez compte?) dans l’une le gardien était responsable, et dans l’autre c’était carrément le Directeur. ce qui me fait flipper, c’est que l’une d’elle est juste en face de chez moi, j’aurais inscrit ma fille là-bas sans hésiter une seconde !!!
j’ai mis ma fille dans une crèche à l’autre bout de la ville ( à 1 heure de chez moi) mais justement parce qu’il n’y'a que des femmes dans le staff pour commencer, ensuite tous les gamins ne dépassent pas 3 ans ( il n’y'a pas d’enfants un peu plus adultes) et en plus, elle a une très bonne réputation. ce qui ne m’empêche pas de surveiller le comportement de ma fille, de la scruter de près chaque soir quand elle prend son bain.
@ moony
je comprends parfaitement ce que tu appelles ton “obsession” pourtant je crois que en chaque chose il faut savoir raison garder!
Mais quand il s’agit de son propre enfant, j’avoue qu’il est difficile de rester “raisonnable” et c’est tant mieux ainsi …
@hmida
Ton post a amené des commentaires sur un sujet autour duquel j’exerce mon travail.
De la lecture des commentaires et de celui Moony en particulier,se dégage une certaine inquiétude .J’aurai souhaité lui apporter mon modeste éclairage. Ceci dit je n’ai pas été capable de faire un commentaire plus court …alors si cela prend trop de place, je comprendrais que tu ne veuilles pas le publier.
@Moony
Je voudrais simplement vous dire que les pédophiles existent depuis presque toujours. Il n’y en a pas forcément, plus ou moins qu’avant. Simplement, seulement depuis ces dernières années la Société s’est émue de quelques affaires sordides et immondes, et l’opinion publique est davantage sensibilisée à ce problème, que ce soit dans votre pays ou dans le mien… Ce qui se taisait autrefois, se parle donc davantage aujourd’hui, décuplant ainsi la vigilance et la peur des parents …..
Je rencontre en consultation des enfants et des adolescents dont certains ont été victimes de pédophiles ou d’abuseurs sexuels.
Alors si je peux me permettre, je voudrais partager avec vous quelques éléments de base que ma pratique professionnelle depuis bientôt deux décennies m’emmène à poser comme éléments pouvant entrer dans la protection des enfants,de nos enfants, dans ce type de risque
La protection en matière d’abus sexuel se situe à deux niveaux : préventif et curatif.
Pour ce qui est du préventif,
- protéger son enfant c’est lui expliquer simplement et calmement qu’il ne doit pas suivre une personne qu’il ne connaît pas sous quelque prétexte que ce soit…le prévenir que c’est vous ,ou son autre parent, ou X, ou Y qui viendra le chercher à l’école,au club de sport ….. et si ce n’est pas la personne prévue qui vient, il vous aura entendu lui donner la consigne de ne pas suivre ….tant pis si cela parfois peut créer des petits problèmes parce qu’il y a changement au dernier moment…….
- ensuite, comme vous apprenez à votre enfant à faire attention en traversant la rue, il faut lui expliquer qu’IL A LE DROIT DE DIRE NON si un jour, quelqu’un d’inconnu mais aussi de connu veut faire avec son corps quelque chose que lui ne désire pas, qui le dérange, qui le gène…… Vous pouvez et devez lui dire que son corps lui appartient (un enfant même jeune comprend bien cela « c’est à lui et pas à quelqu’un d’autre, ».)
Pourquoi ? Parce que les adultes qui abusent des enfants usent justement de ce pouvoir d’adulte qui met l’enfant dans une position de dominé qui doit l’écouter, obéir .Ce n’est pas apprendre à votre enfant à ne pas respecter un adulte, c’est apprendre à votre enfant que …le grand doit aussi le respecter !
– enfin dire à son enfant que, si quelqu’un utilise ou veut utiliser son corps et que cela l’embête il faut que, même si cette personne lui dit de ne pas en parler, lui fait promettre de garder le secret…..il en parle quand même et tout de suite avec une grande personne en qui il a confiance. Vous lui donnez ainsi l’autorisation d’ouvrir sa parole, vous l’autorisez à se délier du secret demandé ce qui est très important…cela permet à l’enfant de dénoncer rapidement un processus d’abus qui pourrait continuer autrement sans se sentir coupable.
Pour ce qui est du curatif :
-il me semble qu’il est important d’offrir à l’enfant qui a été abusé la possibilité d’avoir, rien que pour lui, une personne de préférence professionnelle (psychologue, médecin, éducateur….) avec qui il pourra échanger et réfléchir sur ce qu’il a subi et sur ce qu’il ressent. L’objectif étant, de lui permettre de trouver, au milieu des sentiments et des émotions que déchaînent chez lui et les adultes qui l’entourent un tel acte et l’horreur d’un tel acte , un équilibre psychologique qui l’aidera à poursuivre et vivre sa vie le mieux possible avec cette blessure grave..
- dans le curatif je mettrais aussi une autre dimension importante. Celle de poursuivre au pénal en déposant une plainte contre la personne qui a commis de la violence envers l’enfant. Cette dimension là n’est pas évidente lorsqu’il s’agit d’une personne connue de la famille, parfois un membre proche… !!!!
Elle a cependant le mérite d’envoyer comme message à l’enfant que sa parole a été entendue,qu’elle peut être reconnue et que la Loi que l’abuseur a enfreint est posée : elle punit l’acte interdit commis……. «comme un enfant qui fait une grosse bêtise peut être puni, un adulte qui fait une grosse bêtise est puni aussi ».
La sanction posée est pour l’enfant, dans le moment mais surtout dans le moyen ou long terme de son existence, la reconnaissance de la culpabilité de l’autre, ce qui permet à sa propre culpabilité qui souvent est grande et constitue un des éléments majeurs du traumatisme, d’être très grandement soulagée même si elle ne peut être totalement effacée
Ceci dit Moony je voudrais vous dire deux choses :
- votre souci de protéger votre enfant est très touchant et montre combien votre enfant est précieuse pour vous …
Je me permets cependant, de vous engager à réfléchir dans le sens ou la protection que vous posez semble très angoissante pour vous-même .Que peut il en être alors pour votre enfant ? Le risque étant que si un jour votre enfant avait un souci de cet ordre là, elle ne vous en parle pas du tout parce qu’elle perçoit que votre angoisse est trop forte et elle voudra alors, vous protéger d’une douleur qu’elle pourrait provoquer.
- votre vigilance me parait aussi assez étouffante pour votre enfant…. Je suis parent et je ne me permettrais pas de vous faire des remarques jugeantes. C’est en tant que spécialiste de ces traumatismes vécus par les enfants et leurs familles, que je me permets d’écrire cela et de vous proposer de vous interroger aussi, sur ce que vous posez à votre fille lorsque que vous dites entre autre « la scruter de près chaque soir quand elle prend son bain ». Avez-vous envisagé un moment que ce comportement pouvait être vécu comme abusif, dans son intimité, pour votre fille ? Est-ce vraiment de la protection ?
Il me semble important plutôt de lui parler avec des mots clairs et simples qui nomment les choses ,un enfant même jeune est capable par exemple de très bien comprendre ce que désigne sur son corps le mot sexe….c’est me semble-t-il souvent l’adulte qui a du mal…gêne ?tabou ?….. à l’employer sereinement devant lui. Un livre peut servir de support à un tel échange verbal .
Il ne faut pas, cela va de soi, la mettre en garde tous les jours non plus, mais l’engager à vous dire le plus vite possible, si quelqu’un touche son corps ou veut lui faire faire des choses avec son sexe qu’elle ne veut pas faire, est un des meilleurs moyens de la protéger.
En faisant cela vous la mettez à une place où vous lui envoyez aussi, comme message, que vous avez confiance en elle : vous lui dites que vous êtes là pour la protéger mais que si cela se produisait à un moment ou elle est seule, vous lui faites confiance pour se protéger elle aussi en sachant dire non, en se défendant et surtout en allant chercher de l’aide !
Parler à son enfant d’un tel sujet tout en étant rassurant et en se situant à une juste place sous entend qu’en tant que père ou mère mais peut être davantage en tant qu’homme ou femme, on est capable de dépasser avec sérénité tout ce qu’une telle violence interpelle de la sexualité en général et de la notre en particulier.
Pour finir j’ai envie de vous dire : qu’un enfant qui a été abusé est comme un enfant qui a subi un traumatisme important à la suite d’un accident….il a besoin de se reconstruire. La « rééducation » peut être longue et ce d’autant plus qu’elle se situe principalement dans le domaine du psychologique qui offre peu de visibilité dans la compréhension des résultats de prime abord.
Cette reconstruction est possible à condition, qu’on aide l’enfant à ne pas s’inscrire toute sa vie à une place de victime. Certes, il a été victime d’un traumatisme mais sa vie continue et il peut et doit être acteur de cette vie qui continue … l’entourage à un rôle important pour le soutenir en cela…c’est souvent lui qui lui donne « sa » place : victime de la vie ou acteur de sa vie ?
Vous avez raison Moony d’être vigilante mais ne gâchez pas votre vie et celle de votre enfant en voyant « le loup » partout….il existe aussi dans la vie des agneaux, et ils sont très nombreux !!!
@ richard
Heureux de revoir, ami!
Je me disais bien que le sujet pouvait t’intéresser…Cela nous ramène à tes interventions fleuves sur la psychanalyse!
Je suis convaincu que Moony – et bien d’autres – lira ton commentaire avec intérêt et qu’un débat riche pourrait suivre …
@Richard: merci de prendre la peine de me répondre, c’est vrai que c’est une vraie angoisse pour moi, j’essaye de l’être discrètement pour ne pas justement faire sentir mon angoisse à ma fille, mais je suis consciente qu’on est transparents pour nos enfants, ils captent toutes nos émotions. j’essayerai de m’améliorer, promis.
pour ce qui est de lui parler, je l’ai déjà fait, en expliquant justement que son corps lui appartient, d’ailleurs je lui ai expliqué que si elle n’a pas envie de faire un calin à maman ou un bisou pour dire bonne nuit, maman peut comprendre, et c’est sa liberté personnelle. seulement souvent, je me pose des questions, je ne suis pas ceratine qu’elle puisse me comprendre, elle aura trois ans en Mai, donc elle est encore très petite. je lui explique comme vous dîtes ( parce que je lis beaucoup de livres spécialisés, et je me renseigne autant que je peux auprès de spécialistes qui peuvent m’aider pour l’éducation et l’épanouissement de ma fille) qu’elle a le droit de s’exprimer, de dire “non”, qu’elle peut faire confiance à papa et maman qui la protègeront en toute circonstance ( on est en période “monstre dans la chambre”).
si vous pouviez me dire si à son âge elle est capable de comprendre et de saisir tout cela, je vous serai reconnaissante, c’est ce qui m’angoisse le plus dans l’histoire, elle ne maîtrise pas encore la parole, pas parfaitement, donc j’ai peur qu’elle n’arrive pas à s’exprimer, à me dire ce qu’elle ressent ( c’est la même chose pour la violence, j’ai peur qu’elle soit violentée par la nurse, ou par la monitrice de sa crèche, donc je suis tout le temps là, pas très loin, je pose des questions, et c’est vrai que c’est un peu pesant, surtout que je suis enceinte de quatre mois, et donc j’aurais deux fois plus de raisons d’angoisser).
d’ailleurs j’ai arrêté de travailler pour rester avec elle, veiller à lui donner une bonne éducation, être là pour elle à tout moment. je sais que je prends très au sérieux mon rôle de “maman”, mais je pense qu’un enfant, c’est une mission de vie. j’ai longtemps hésité, parce que je trouvais injuste de mettre un être pur et innocent dans ce monde un peu cruel, et peuplé de brutes. mais ce qui m’a décidé c’est mes souvenirs d’enfance justement, la beauté du monde et de la vie.
important à signaler: je suis une personne très émotive, il m’arrive de pleurer quand ma fille tombe ( ça lui est arrivé trois ou quatre fois au total) , quand bébé, elle se faisait vacciner, quand elle passe une mauvaise nuit de fièvre, et son papa n’arrange pas les choses, lui, il fait carrément une dépression quand elle est malade, il ne mange plus, ne dort plus.
merci encore, et je vous félicite pour le travil que vous faites, ça ne doit pas être facile tous les jours (surtout pour un papa) heureusement que vous êtes là pour ces enfants.
@Hmida
Je me permets d’utiliser ton espace pour rassurer Moony qui semble être une maman formidable et qui ne le sait pas !!!
@Moony
Vous savez à partir du moment où vous vous interrogez sur votre rôle de maman, en soi, cela est un gage de réflexion qui montre que vous essayez de comprendre les besoins de votre enfant, de parfois les anticiper et toujours d’y répondre au mieux de ce que vous croyez bon pour elle. Votre réflexion semble bien censée et est bien posée.
Faites vous confiance, je crois qu’intuitivement vous savez en tant que maman ce qu’il convient de faire avec votre enfant même si elle ne parle pas encore comme une « grande personne ».Ce ne sont pas tant les mots qui sont importants…c’est que vous lui offriez la possibilité de pouvoir dire quand elle en a besoin ce qui ne va pas
A votre demande : « si vous pouviez me dire si à son âge elle est capable de comprendre et de saisir tout cela », je suis incapable de vous répondre par oui ou par non parce que je ne sais pas.
Ce que je sais, c’est qu’il est important de parler à un enfant de ce qui le concerne parce que même si l’on pense qu’il ne peux tout comprendre de ce qu’on lui dit, il en saisi toujours quelque chose et il l’utilise généralement à bon escient pour lui …. j’ai pu professionnellement, maintes fois en faire le constat y compris avec des bébés naissants!
Je me permet de vous renvoyer une question…. parliez vous à votre petite fille lorsqu’elle était plus jeune ? Parlez vous au petit être que vous portez actuellement ? Avez vous le sentiment en faisant cela que vos enfants né et à naître n’en saisissent vraiment rien ? Alors….. !!!!
Les mots sont certes importants, mais les émotions transmises dans les trémolos de la voix, le temps et la patience donnés, les sentiments exprimés à travers les gestes effectués ou les attitudes sont autant d’éléments qui s’ajoutent au langage verbal et que l’enfant s’approprie et décode très bien.
J’ose vous donner un conseil : ne surprotégez pas votre enfant, vous ne l’aidez pas à affronter toutes les craintes qui l’anime .Il ne s’agit pas de négliger ce qu’il éprouve, ni sa sensibilité il s’agit tout simplement d’essayer d’être une maman rassurante…pour cela il vous faut croire en vos capacités de maman qui sont réelles, elles se lisent à travers ce que vous écrivez. Dans le même temps, faites confiance à votre petite qui même si elle a besoin de vous au regard de son jeune âge, a quand même des capacités pour faire face à ce qui peut l’effrayer et si elle ne les a pas il faut qu’elle les développe.
Vos enfants ont la chance d’avoir une maman qui leur offre ….. Oui peut être dans un monde de brutes…..une enfance aussi belle que celle qu’elle a reçu et dont elle garde de beaux souvenirs. …
Quant aux erreurs, n’ayez crainte, vous allez en faire sûrement, mais ….au lieu de vous y apitoyez dessus, tirez en une force, simplement en ne les reproduisant pas.
Continuez Moony à avancer en ayant présent à l’esprit, même si vous avez un peu peur, que vous êtes une maman formidable. N’oubliez pas de dire au papa que de ne pas manger et ne pas dormir quand sa fille est malade est touchant mais….. ce n’est pas un moyen pour guérir sa petite…elle a besoin d’un papa plutôt fort !!!
@Richard: Merci pour votre générosité, vos mots rassurants et très aimables

au fait, j’ai eu cette semaine la réponse à ma question “est ce qu’elle comprend ce que je lui dis?”
oui, elle comprend tout: pour commencer, elle est venue se plaindre de son camarade qui a tiré sur ses cheveux dans des mots très clairs, en me demandant clairement de lui donner une punition. quand je lui est expliqué qu’à l’école ce n’est pas maman qui punit mais plutôt la maîtresse, elle a clairement demandé qu’on aillent se plaindre, ce qu’elle a fait toute seule comme une grande, sous mes yeux admiratifs, et ça a été réglé
ensuite, quand elle a eu un “break”, quand elle est punie, elle part dans sa chambre et reste assise seule sur une banquette de dix à vignt minutes (selon la bêtise) à méditer ses actes que je lui explique. à un moment, elle sort la tête de la chambre pour me dire : ” maman n’est pas contente, mais maman aime Rita quand même” ce que je lui ai toujours répété sans être certaine qu’elle saisissait le sens de ce que je disais.
me voilà rassurée et oh combien fière de ma tite princesse.
et me voilà ravie de voir qu’il y’a des gens comme vous qui se soucient de la santé morale et l’épanouissement des enfants, et qui ont compris que l’avenir ne se jouera pas sans eux. merci infiniment.
@Hmida: merci à toi aussi, du fonds du coeur, d’être aussi accueillant, aussi compréhensif. mais un bon papa comme toi, peut comprendre mes soucis et tracas
@ moony
permets-moi de dire à à Rita : Allah yarda 3lik ya benti wa khalik lwalidik!
@ richard
chapeau, mon ami!