2017 année d’abondance …

Nous voilà la veille d’une nouvelle année …

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2017…avec un mois de février spécial ….Avec un président des USA très spécial…Avec un chef de gouvernement marocain totalement spécial …Avec un agenda diplomatique spécial pour le monde en général et notre pays en particulier…Avec en France un nouveau président qui risque d’être une présidente et quelle présidente …Avec etc….etc…..etc…..

Bref, ne retenons de cette année nouvelle que le coté anecdotique : ce mois de février très spécial qui serait selon la légende un signe d’abondance …

En tous cas, je veux par ce billet promettre que je n’abandonnerai pas ce blog qui m’a donné tant de plaisirs malgré parfois quelques crises d’urticaire !

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUS CEUX QUI PASSENT ENCORE PAR CET ESPACE ET QUI S’Y ARRËTENT!

ADIEU 2016……..je ne t’ai pas bien aimé finalement …

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Depuis plus de dix ans que j’ai ouverT ce blog, il ne passe passe un mois de décembre sans que je n’écrive un ou parfois deux ou plus de billets sur les événements qui m’ont marqué durant l’année.

Je viens de relire ces billets et j’en retiens un grand pessimisme..Pourtant, je me croyais plus sensible aux bonnes nouvelles qu’aux mauvaises! Cela ne doit concerner que le coté personnel de ma vie. Pour ce qui qui de l’ambiance générale dans laquelle je vis, je note que les drames et les désillusions me touchent énormément.

Pour ce qui est de l’année qui est en train de nous quitter, j’ai l’amer sentiment d’un mal-être sans fin !

Que dire d’une année où l’on voit un Donald TRUMP prendre les rennes du pays le plus puissant du monde?

Que penser d’une année où le premier ministre d’une grande puissance comme la Grande-Bretagne jette son pays et le vieux continent dans le doute le plus total avec ce qu’on a appelé le BRIXIT, juste parce qu’il s’est trompé dans l’évoalution de la situation de son électorat?

Que retenir de cette année où les morts dûs au terrorisme se compte par centaines à travers le monde et rien ne semble arrêter ce fléau?

Comment qualifier cette année où nos compatriotes se sont rendus aux urnes pur réélire assez confortablement un parti dont les pontes n’ont cessé de créer scandale après scandale et dont le chef a menacé de mettre le pays à feu et sang le pays s’il ne gagnait pas les élections?

Pourquoi se souvenir d’une année qui a vu disparaître David Bowie et Léornard Cohen, Mohamed Ali et Leila Alaoui, de Michel Delpech et Tayeb Seddiki, de Abdellatif Zine et de Michel Galabru, de Michèle Morgan et Miloud Chaabi, ainsi que la mort dizaines de personnes dans les accidents de la route, sous les bombardements aveugles des uns et des autres, dans les attentats ?

Laissera-t-elle une trace cette année 2016 où l’on voit un président de la république française sortant renoncer à se représenter parce qu’il se sait battu d’avance et des présidents africains s’accrocher à leur fauteuil alors que leurs peuples demandent leur départ après des lustres de pouvoir?

Que trier parmi les nouvelles nationales les plus marquantes de 2016 : les élections législatives vec le PJD qui arrive premier et croit qu’il a gagné les élections, la tournée africaine du souverain ou le blocage inexplicable dans la formation du gouvernement!

Quel souvenir sportif nous laissera cette année 2016, celui d’une flopée d’athlètes qui ont été se promener à Rio à l’occasion des JO d’été ou celui bien plus noble et combien honorable des médailles remportées par les véritables athlètes qui ont tenu leur rôle de dignes représentants de leur pays lors des Jeux Paralympiques?

J’arrête ici cette triste litanie….L’année 2016 n’a plus que quelques jours à vivre…

Vivement 2017 !

ISRAEL ENCORE UNE FOIS DÉFIE LE MONDE

On se moque de qui?

L’ONU exhorte l’état d’Israël à cesser la colonisation des territoires occupés!

Et le monde s’enthousiasme…

Victoire, crient les palestiniens !

Camouflet pour Israël, avancent d’autres!

Résolution historique, affirment certains!

Alors que le Conseil de Sécurité n’a rien fait d’autre que “exhorter” et si l’on se réfère à la plupart des dictionnaires dans le mot “exhorter”, on trouve la notion de “tenter de convaincre” !

Il n’est nullement fait état d’obligation impérative, juste une exhortation, basée sur le disocurs!

Et pourtant ISRAEL a très mal pris la chose et l’état hévbreu est tout de suite monté sur ses grands chevaux!

Avec convocation des ambassadeurs des pays qui ont voté cette “résolution”! Même l’ambassadeur des USA – allié traditionnel et inconditionnel d’Israël – a été prié de venir s’expliquer devant Natanyahou de l’abstention de son pays, comme un vulgaire fonctionnaire tenu de se justifier devant son supérieur hiérarchique!

Avec rappel de quelques ambassadeurs et avec des sanctions diplomatiques!

Et comble de l’effronterie en droit international, l’état d’Isra¨Pel déclare haut et fort qu’il rejette la décision du Conseil de sécurité et qu’il ne s’y conformerait pas!

On peut donc se demander à quoi sert l’O.N.U? On peut s’interroger à quoi sert le Conseil de Sécurité? On est en droit de se poser la question sur la suite éventuelle de ce nouveau défi lancé par Israël à la communauté internationale et à ses plus hautes instances!

Obama a-t-il voulu tirer une dernière salve avant de disparaître des radars de la politique américaine? Il n’ se serait pas pris autrement!

A-t-il voulu planter un clou empoissonné dans le pied de son successeur en le laissant revenir à la case départ avec les risques, fussent-ils minimes, que cela comporte?

En tous cas, cette résolution va rejoindre la pléthore de décisions de l’ONU – Assemblée Générale ou Conseil de Sécurité – que l’état d’Israël ignore superbement depuis des lustres sans qu’auncune sanction d’aucune soerte ne vienne sanctionner ce comportement de “enfant gâté”!

DÉMOCRATIE DE FACADE ET OLIGARCHIE DE FAIT

S’il a un concept cher à nos politiciens “dial jouz franks” pour expliquer leur incompétence à régler les problèmes de ce pays, leur incurie à gérer convenablement même les affaires courantes ou les petites crises passagères et leur impuissance à construire ds programmes de gouvernements rigoureux, c’est celui de “ta7akoum” !

Le “ta7akoum” est selon eux lié à la place centrale de la monarchie dans notre système politique et économique qui donnerait lieu à l’existence d’un “gouvernement invisible“, ou même selon les termes de Abdelillah BENKIRANE, alors en pleine compagne électorale, d’un “état profond” (ad-daoula al-3amiqa) qui serait au-dessus du gouvernement normal, issu des élections et nommé dans un cadre constitutionnel ayant fait l’unanimité!

Cette notion de “gouvernement invisible” existe bien dans d’autres pays, même ceux qui ont une tradition démocratique bien ancrée, comme la France par exemple.

Laurent JOFFRIN, à l’époque directeur de la rédaction du NOUVEL OBSERVATEUR, l’a étudiée dans un essai publié en décembre 2001 chez les éditions ARLEA, sous le titre “LE GOUVERNEMENT INVISIBLE – Naissance d’une démocratie sans le peuple”.

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Bien sûr le “gouvernement invisible” dont fait état Laurent Joffrin n’a rien à voir avec ce que nous appelons chez nous le “ta7akoum” mais l’auteur met en évidence la perte du pouvoir et de la souveraineté du peuple au profit d’une nébuleuse comprenant les principales forces économiques et financières du pays.

En effet, Laurent JOFFRIN démontre que les marchés l’emportent sur la volonté du peuple et que s’est installée “une démocratie d’apparence” dominée par “une oligarchie de fait”

Nos politiciens, en plus de procéder à une autocritique objective et profonde, devraient bien cibler leurs critiques et mieux définir les obstacles qui peuvent entraver le lien qui doit exister entre eux et le peuple qu’ils sont sensés représenter.

Au Maroc, comme partout dans le monde, il existe bien un “gouvernement invisible” qui est constitué de lobbies, qui est soumis à la pression des institutions financières internationales, qui est le bras invisible de la mondialisation économique mais aussi politique et religieuse!

Laurent JOFFRIN évoque tout au long de son essai des marchés et de l’oligarchie, qui mènent en fin de compte à “une démocratie sans le peuple” où les libertés individuelles sont certes protégées mais où les libertés publqiues sont de plus en plus contrôlées et limitées.

Essai à lire, bien qu’il date un peu mais les quinze qui sont passées depuis sa opublication n’ont fait qu’en conforter les observations de l’auteur!

“CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

Quand j’ai entendu, il y a quelques semaines, que le prix GONCOURT 2016 a été attribué après seulement quelques minutes de délibération et au premier tour à CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI paru chez GALLIMARD, honnêtement je me souviens avoir haussé les épaules en me pensant que le jury réuni au restaurant Drouant a couronné une franco-marocaine – lauréate du prix Mamounia 2015 pour son sulfureux “Dans le jardin de l’ogre” – pour se faire pardonner d’avoir snobé en 2014 “Les Tribulations du dernier Sijilmassi ” du marocain Fouad LAROUI.

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Je me suis lourdement trompé !

CHANSON DOUCE n’est pas le roman d’un auteur marocain ni de culture marocaine!

CHANSON DOUCE n’a rien à voir avec le Maroc, les marocains, les marocaines, avec cet exotisme que les critiques français aiment tant à retrouver dans les romans d’auteurs francophones, africains, notamment maghrébisn et surtout marocains.

Pour une fois, je partage totalement l’idée de Tahar Bejelloun, juré du prix Goncourt, quand il déclare au micro de Figaro.fr :

Elle (Leila Slimani) n’a pas fait le roman maghrébin que l’on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore“.

A part deux très vagues allusions, l’une sur l’origine de Maryem, l’un des personnages-clé que l’on devine être marocaine et l’autre sur une pâle personnage faisant de la figuration dans une scène au milieu d’u jardin public, Leila SLIMANI a écrit un roman qu’une française de souche aurait écrit!

D’abord dans une langue parfaite, tranchante, acérée.

Ensuite, dans un cadre parfaitement maîtrise : un jeune couple parisien, bobo à en mourir, ambitieux, dévoré par son travail et son désir de réussite, fait face au problème de la garde de ses deux enfants.

Enfin, dans une histoire absolument hallucinante où une nounou, parfaite, consciencieuse jusqu’à l’excès de zèle, devient peu à peu un personnage trouble, glauque, et même inquiétant pour finir en infanticide sans cœur!

Leila SLIMANI a très bien su rendre cette ambiance où le suspens s’installe peu à peu, sur fonds de choc des classes sociales et de tensions intimes.

Si l’auteure a été primée alors que les quatre deniers romans en course pour le prix Goncourt étaient tous inscrits dans le registre noir sinon morbide ( infanticide pour elle, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye), c’est que vraiment elle a su aller au plus profond de l’âme de ses personnages, que ce soit les parents bobos irresponsables et leurs enfants gâtes et déboussolés que la nounou énigmatique à souhait et finalement meurtrière.

Dès la première ligne du roman, j’ai fait le lien avec “L’étranger” d’Albert Camus qui commence avec la phrase-culte : “Aujourd’hui, maman est morte”.

Leila Slimani entame son récit par ces mots terribles : “Le bébé est mort”!

Le décor est planté, l’histoire peut commencer, tortueuse, compliquée, et finalement morbide! Sans le style vif et le talent de conteuse de Leila Slimani le roman aurait pu être simplement glauque!

Non, ce texte est splendide, car il ne se contente pas de raconter, il analyse, décortique et explique!

Bravo, Leila SLIMANI! Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière!

CONSEILS A ABDELILLAH BENKIRANE, CHEF DE GOUVERNEMENT PRESSENTI

Désigné chef de gouvernement par le Souverain depuis deux mois, Monsieur Abdelillah BENKIRANE semble être dans l’incapacité de réunir une équipe gouvernementale.

Deux longs mois ont assé et rien ne semble se pointer à l’horizon gouvernemental.

Paraphrasant les personnages du célèbre conte “LA BARBE BLEUE” de Charles Perrault (rien à voir avec les barbus qui veulent nous gouverner), Les marocains peuvent à leur chef de gouvernement pressenti poser la question fatidique !

Abdelillah, frère Abdelillah, ne vois-tu rien venir ?

Et notre chef de gouvernement, incapable d’apporter une réponse claire, logique et convaincante, leur donnerait cette explication, sibylline à souhait et hautement malhonnête !

Je ne vois rien que les autres partis qui louvoient et le P.J.D. qui verdoie!

Devant les questions insistantes des marocains sur le même sujet concernant ce gouvernement qui ne veut pas naître, frère Abdelillah pourrait répondre, à l’instar de l’héroïne du conte de Perrault :

– Je vois une grosse poussière qui vient de ce côté-ci ! Hélas! non mes frères : c’est un troupeau de moutons …

Mais tout cela n’est qu’imagination de ma part …Dans le conte tout se termine bien, mais la réalité politique n’est pas un conte et on ne peut prévoir la suite des événements, par ces temps troubles!

Abdelillah BENKIRANE ne semble pas près de former son gouvernement pour une raison très simple : il n’a aucun projet à projet économique, social, éducatif, sanitaire, fiscal, diplomatique ….Rien autour de quoi il puisse fédérer une équipe gouvernementale!

Je ne suis pas le seul à constater le manque de projet du chef du PJD : un modeste petit sondage au sein de la communauté de twittos que je fréquente me l’a confirmé :

Je crois bien que Abdelillah BENKIRANE n’a que des postes à proposer et un butin à partager!

Je lui conseillerai donc de réécouter le discours prononcé par le Souverain le 6 novembre dernier à Dakar et de méditer profondément cette phrase :

“Le Maroc a besoin d’un gouvernement sérieux et responsable. Toutefois, la formation du prochain gouvernement ne doit pas être une affaire d’arithmétique, où il s’agit de satisfaire les desideratas de partis politiques et de constituer une majorité numérique, comme s’il était question de partager un butin électoral”.

Tout est dit là…

LA PLAISANTERIE A ASSEZ DURE……! باركة من المزاح

Le 7 octobre 2016 est déjà bien loin ….. ! و شي برلمان ما شوفنا

Deux longs mois se sont écoulés depuis les élections législatives et depuis la victoire du PJD à ces élections!

Une victoire relative, certes, mais une victoire!

En toute logique démocratique et constitutionnelle, le P.J.D. en la personne de son S.G. Abdelillah BENKIRANE a été chargé par le souverain de former le gouvernement!

Deux long mois sont passés …. ! و شي حكومة ما شوفنا

Deux longs mois se sont écoulés depuis cette nomination, politiquement légitime et constitutionnellement incontestable!

Mais on a l’impression bizarre que la gestation de ce prochain gouvernement ne se déroule pas de façon politiquement correcte!

Les choses paraissaient simples au départ : on reprend les mêmes, en y ajoutant l’U.C. et le tour est joué !

(125 PJD + 37 RNI + 27 MP + 12 PPS) + 19 UC = une majorité confortable et stable de 220 sièges sur 395 !

! هذا كان هو المعقول و هو المنطقي

Le PJD serait le parti fort entouré de ses anciens alliés, qui tous ont perdu des sièges!

C’était compter sans le machiavélisme de Si Abdellilah BENKIRANE ! Je préfère utiliser le mot “machiavélisme” pur rester dans le lexique politique plutôt que d’un autre mot qui relèverait du manque de respect pour la fonction de chef de gouvernement et je l’aisse à chacun le soin de choisir le vocable qui lui semblerait le plus adéquat pour cette situation.

Benkirnes’est alors lancé dans, finalement, on ne sait trop dans quoi ….Peut-être que lui-même ne le sait pas ou le sait plus ou fait semblant de ne pas le savoir!

Cela lui donne l’occasion de se plaindre, d’accuser les autres, de tergiverser et surtout d’éviter de présenter un programme de gouvernement dont il n’a pas la moindre idée!

! زدقنا في مهزلة ما عندها لا راس و لا أساس

Deux mois sont passés, le souverain a inauguré le parlement puis a donné ses directives générales pour que soit évités les petits calculs politiciens mesquins !

Pourtant rien ne pointe à l’horizon !

Il est temps que Monsieur Benkirane nous dise exactement ce qui se passe et ce qu’il a l’intention de faire!

! المغاربة ناس ملاح و ضراف و بعقلهم و لكن للصبر حدود ! و حتى الناس ألِّي صوتوا على بنكيران و حزبه ما فهمين والو

Alors, de grâce, arrêtons ce cirque et repartons vers l’avant ! راه المغرب ضياع بزاف ديال الوقث

EDUCATION FAMILIALE ET ENSEIGNEMENT PUBLIC

L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la doit“.

Cette phrase est attribuée à Victor HUGO mais il faudra bien reconnaître que l’évidente clarté de la citation du poète français a bien du mal à être appliquée à la situation actuelle de notre pays,

La famille marocaine actuelle donne-t-elle à ses enfants l’éducation dont ils sont besoin?

Permettez-moi d’en douter très fortement! Et mon doute est de mise pour toutes les couches de la population!

Nos familles bobos des quartiers huppés, héritières de parents soixante-huitards ou elles-mêmes formées de “soixante-dizards” nationaux (comme les qualifie Habib Mazini dans “Le Patriote irrévérencieux), élèvent des “enfants-rois” qu’ils ne faut ni corriger, ni engueuler, de peur de les traumatiser.

Cela donne des petits morveux insupportables, croyant tout savoir!

Avec leur tablettes branchées sur le net, ces gamins et gamines connectés n’ont plus aucune considération ni pour leurs enseignants ni pour leurs parents, qu’ils traitent de ringards et dont attendent qu’ils satisfassent tous leurs petits caprices!

Nos familles moins favorisées par le sort, héritières des années difficiles et victimes des vagues successives de l’obscurantisme, véhiculées par les télévisions satellitaires et relayées par les professeurs d’éducation islamique en mal de reconnaissance sociale, se volient confrontées à des enfants qui leur renient toute autorité : n’ayant ni les moyens financiers de s’occuper de leur progéniture ni les moyens intellectuels d’imposer leur autorités, ils ont vite fait de démissionner du rôle qui est en principe le leur.

Entre les deux, les familles des classes moyennes naviguent difficilement entre une génération d’adolescents avides de savoir et pleins d’espoir dans l’ascension sociale et des parents littéralement dépassées par les problèmes quotidiens et submergées par les difficultés de tous ordres (transport, augmentation du coût de la vie, santé, loisirs, etc…). Les enfants sont ce cas sont souvent livrés à eux-mêmes, sans repères et sans garde-fou, confrontés aux tentations et aux dérives.

Bien sûr, ce schéma peut sembler réducteur mais il correspond à la trame de la société marocaine actuelle !

Ce n’est pas en 2016, qu’une maman analphabète pourra exiger de ses enfants qu’ils fassent leurs devoirs ou qu’ils lui montrent les cahiers ou leur carnet ou bulletins de notes.

Donc, l’éducation qui est du ressort de la famille est déjà en faillite, de par la démission volontaire ou involontaire, consciente ou inconsciente, justifiée ou non, des parents

Sera-t-elle compensée par l’apport de l’école?

Sûrement pas, car ce n’est pas le rôle prioritaire de l’école que d’éduquer les enfants! Malgré le titre ronflant et prétentieux porté par le ministère de l’ Education Nationale…

Le voudrait-elle qu’elle ne pourrait pas!

Par contre, l’école, donc l’état, ont pour rôle de d’instruire les générations à venir ! Donc en premier lieu alphabétiser, puis inculquer les bases de la langue, de la lecture, du calcul, avant d’initier à l’histoire et à la géographie, à la vie en société et enfin à préparer le jeune au raisonnement et à la critique! Voilà le premier de l’école, de l’instruction et c’est à l’état en tant que pouvoir régalien de l’assurer pour l’ensemble des citoyens suir tout le territoire !

L’école publique est une obligation pour l’état au même titre que la santé publique, de la sécurité publique, que la justice et la défense nationale!

Les agents de l’état chargés de cette mission nationale qui ne l’accomplissent pas avec dévouent devraient être passibles d’une accusation d’atteinte à l’état et à ses missions. Ils doivent être sanctionnés, comme le serait un déserteur qui fuit le champ de bataille ou un médecin qui refuse de soigner un malade!

Or, depuis des années, les enseignants ont rejoint les colonnes des fonctionnaires dont le seul but est l’avancement et dont l’unique préoccupation est d’amasser de l’argent, en donnant des cours particuliers, en assurant des heures dans établissements privés. L’absentéisme dans ce secteur est un vrai fléau, que ce soit pour cause de maladies grâce aux certificats médicaux de complaisance soit suite aux grèves lancées par la kyrielle de syndicats!

Et c’est à ce niveau que l’état est défaillant : les enseignants sont dans un mode d’impunité totale! Aucune sanction n’est prise contre les instituteurs défaillants, contre les professeurs incompétents, contre les enseignants de tous les niveaux qui délaissent les élèves et étudiants du public pour aller “se prostituer” dans les établissements privés! Oui je dis bien “se prostituer” !

Que pouvons-nous attendre de notre jeunesse qui ne reçoit ni l’éducation que sa famille est en devoir de lui donner ni l’instruction que l’état est en devoir de lui assurer !