CETTE EQUIPE NATIONALE DE FOOT QUE JE NE CONNAIS PAS …..

Je dois préciser que j’ai écrit ce billet après la défaite contre le Togo lors du premier match de la CAN 2017! Les bons résultats qui ont suivi et qui ont abouti à la qualification de l’Equipe Nationale aux quarts-de-finale ne change rien au fonds du problème!

Le Maroc participe actuellement à une compétition africaine…La CAN 2017 …OK, moi, je veux bien suporter l’équipe nationale, même si elle n’est pas au top niveau …Mais, Bon Dieu, encore faut-il que je connaisse les joueurs qui forment cette équipe !

ATLAS

Qui sont-ils?

D’où viennent-ils?

Où jouent-ils?

Je vous livre la liste de nos 23 représentants :

Gardiens de but:

Munir Mohand Mohamedi El Kajoui (Numancia/Espagne),
Yassine Bounou (Girona/Espagne),
Yassine El Kharroubi (Lokomotiv Plovdiv/Bulgarie)

Défenseurs :

Mehdi Benatia (Juventus Turin/Italie),
Manuel Da Costa (Olympiakos/Grèce),
Amine Attouchi (Wydad Casablanca/Maroc),
Hamza Mendyl (Lille/France),
Fouad Chafik (FC Dijon/France)

Milieux de terrain :

Romain Saïss (Wolverhampton/Angleterre),
Youssef Aït Bennasser (AS Nancy/France),
Mounir Obbadi (Lille/France),
Karim El Ahmadi (Feyenoord Rotterdam/Pays-Bas),
Fayçal Fajr (Deportivo La Corogne/Espagne),
Mbark Boussoufa (Al Jazira/Emirats arabes unis),
Fayçal Rherras (Hearts/Ecosse),
Mehdi Carcela (Grenada/Espagne),
Aziz Bouhaddouz (Sankt Pauli/Allemagne),
Nabil Dirar (AS Monaco/France),
Omar El Kaddouri (Naples/Italie)

Attaquants :

Rachid Alioui (Nîmes Olympique/France),
Youssef El Arabi (Lekhwiya/Qatar),
Khalid Boutaib (RC Strasbourg/France),
Youssef Ennesyri (Malaga/Espagne)

Sur ces 23 valeureux jeunes hommes censés défendre les couleurs de notre pays, il n’y a qu’un seul qui foule régulièrement les pelouses du plus beau pays du monde et qui affronte courageusement le public local.

Les autres? Ce sont les autres, tout simplement ….

Commençons par les gardiens de but.

Manque-t-on dans le pays de Hazzaz, Beggar et autres Allal à ce point de gardiens de but pour ête obligés de faire appel à des keppers qui jouent à Soria ou à Girona, en Espagne ou Plovdiv en Bulgarie? Qui peut situer ces localités sur une carte ? Qui peut nous préciser les palmarès obtenus par ces équipes pour que leur gardien de but soit digne de représenter le Maroc ?

Je n’ai rien contre les joueurs qui évoluent à l’étranger, l’important est qu’ils soient meilleurs que nos locaux!

Dans le cas des gardiens, n’aurait-il pas été plus judicieux de choisir des gardiens de la Botola qui ont à affronter des équipes africaines, sur les stades africains, sous le soleil africain, face à des publics africains?

Quelques séances de formation et de coachiong intensif en aurait fait d’excellents éléments et les résulats positifs obtenus lors des compétitions africaines les auraient préparé de devenir des gardiens de but convoités par les grands clubs européens!

Par ailleurs, cela aurait coûté beaucoup moins cher à la FRMF que d’envoyer des observateurs sillonner les obscurs championnats de deuxième zone à travers l’Europe pour dénicher.

Le même raisonnement peut-être tenu pour les autres postes, sauf très rares exceptions!

Ce n’est pas parce qu’un joueur figure dans l’effectif d’un grand club européen qu’l est au meilleur de sa forme! On peut citer le cas de Mehdi BENATIA qui a donné ce qu’il a pu donner et à ses clubs employeurs et à l’Equipe Nationale, mais qui est en fin de carrière, blessé, fatigué, hors course!

Par ailleurs, comment veut-on former un groupe homogène, humainement et sportivement, quand on réunit une grosse vingtaine de jeunes hommes qui n’ont ni la même culture, ni les mêmes ambitions, ni les mêmes préoccupations quotidiennes, ni le même régime alimentaire, ni le même style de jeu?

Pour diriger tel groupe, ce n’est pas un entraîneur qu’il faut, mais un psychologue très hautement qualifié, ce qui est loin d ‘être le cas de Hervé RENARD : cet homme n’est ni fin ni spécialement intelligent, si l’on tient compte de ses déclarations à la presse au sujet du groupe qu’il dirige!

Alors, comment voulez-vous que moi citoyen lambda, puisse supporter sans préjugé de l’équipe nationale, puisse être avec des joueurs que je ne connais pas ou que je connais NE plus – je pense à Mehdi CARCELA!

La FMRF nous a encore floué dans cette CAN 2017 en canalisant nos déceptions et notre frustration vers les joueurs, que nous ne connaissons pas! Elle croit s’éviter les foudres du public marocain…peut-être mais jusqu’à quand va-t-elle jouir de l’impunité due à ses carences et son incompétence!

P.S. : Heureusement que cette équipe a pu se qualifier pour la suite de la compétition en élinant de belle manière le tenant du titre la Cote d’Ivoire. Cette qualification va donner un moment de répit à Lakjâa et son staff qui auront l’occasion de justifier leur existence et leur incompétence!

UNE FEMME…UNE GUERRE …DES AVENTURES !

En général, quand mes filles me recommandent un livre, je sais que je ne serais pas déçu. Effectivement, chaque fois c’est une découverte, soit d’un auteur, soit d’un style, soit d’un genre.

Mon aînée m’a initié à la littérature contemporaine suédoise, avec l’incontournable “MILLÉNIUM” de Stieg Larsson et l’étonnant Jonas JONASSON et “Le vieux qui ne voulait pas feter son anniversaire” et ma cadette m’a guidé parmi les fourmis chères Bernard WERBER.

Imaginez-vous mon intérêt lorsque mon aînée m’a proposé de lire “L’ESPIONNE DE TANGER” de l’espagnole Maria DUENAS paru, dans sa traduction française, en mai 2012 chez les éditions Robert Laffont.

l espionne

Le roman, dans sa version originale sous le titre “El tiempo entre costuras” avait connu un énorme succès; il a été traduit en 25 langues et a été adapté en mini-série pour la chaîne de télévision Antena 3 en 2013.

Alors quid de cette espionne de Tanger?

Je ne cache pas le sentiment mitigé qui m’a guidé lors de la lecture de 600 pages de ce roman d’aventure, car il s’agit bien d’un roman d’aventure, qui se déroule dans l’Espagne pendant les années qui ont précédé et suivi la Guerre civile.

Dans ce cadre historique dramatique se déroule une aventure humaine, mitonnée d’un peu d’espionnage, saupoudrée de beaucoup d’exotisme, émaillée d’une dose d’action, avec beaucoup de glamour, et pour faire bonne mesure enrobé d’une légère couche de bons sentiments et d’un peu de morale politique où les gentils sont les anglais et les méchants les allemands nazis et leurs sbires espagnols franquestes.

J’ai eu beaucoup de peine à entrer dans le roman : peut-être que la traduction en français n’a pas facilité cette prise de contact immédiate avec les personnages et l’ambiance générale.

Ensuite, le coté “exotique” du Maroc sous protectorat espagnol et de Tanger, ville internationle, ne m’a pas du tout intéressé tant l’aueure ne s’est donné la peine de prendre de la distance avec des clichés et les lieux communs concernant le sujet.

Mais finalement, la trame du roman a fini par me prendre et c’est avec un grand plaisir que j’ai suivi les tribulations de cette jeune madrilène, petite main dans un atelier de couture devenue grande couturière, introduite dans les milieux huppés de Tétouan, capitale du Maroc dit “espagnol”, puis de Madrid de l’après guerre civile et transformée en espionne au service des britanniques.

Le récit mené tambour battant est truffé de rebondissements mais reste très crédible, tant les personnages sont bien brossés et les situations bien construites.

L’ESPIONNE DE TANGER est finalement une bonne lecture pour ces longues nuits d’hiver ou pour vos prochaines vacances au bord de la mer.

Ce n’est pas un chef-d’oeuvre mais du travail d’artisan réussi, d’autant qu’il s’agit d’un premier roman.

OU S’ARRÊTERA LA VAGUE OBSCURANTISTE ?

Récemment, nous avons perdu un proche parent.

Quand il a fallu construire sa tombe, les avis les plus divers ont commencé à fuser de la bouche de personnes plus ou moins – je dirais plutôt à mon avis pas du tout – qualifiées pour s’exprimer sur le sujet.

Les uns prétendaient qu’il ne fallait absolument pas “construire” un tombeau sur le lieu où le défunt avait été enterré! Cet acte constituerait, à leur sens, une “bid3a” et que toute “bid3a” vouerait bien sûr son auteur à l’enfer!

Combien de nos coreligionnaires sont donc candidats à l’enfer, si l’on jette un coup d’œil dans nos cimetières!

Et si je me trompe pas le prophète Sidna Mohamed repose en paix depuis des siècles sous un tombeau dont la visite serait recommandée et comblerait le vœu de tous les musulmans.

Après d’âpres discussions et surtout à la suite des dernières pluies qui ont failli emporter toute trace de la tombe, la famille a enfin décidé de construire un tombeau sobre avec une plaque portant l’identification du disparu et l’inscription d’un verset du Livre Saint rappelant l’inanité de la vie humaine.

Nouvelle polémique : toute mention coranique sur une tombe serait “bid3a” si l’on en croit nos nouveaux “oulémas du vendredi” (comme il existe des peintres du dimanche).

Depuis quand et selon qui et quoi, la citation du texte coranique serait “bid3a” ?

Cet exemple n’est un parmi des dizaines d’autres qui envahissent chaque jour d’avantage nos habitudes séculaires, nos rites les plus simples et finalement notre vie quotidienne!

Pourquoi ces nouveautés?

Qui en a décidé ainsi ?

Que veulent ces prétendus docteurs de la foi, ces ouléma autoproclamés, ces analphabètes de la religion, en tentant d’imposer chaque mois, chaque,semaine, chaque jour, à chaque émission de télévision émise on ne sait d’où et par on ne sait qui, à chaque fatwa énoncée par d’obscurs et de dangereux prédicateurs?

Que cherchent-ils ?

Et surtout pourquoi certains de nos compatriotes sont si prompts à les suivre, sans réfléchir, sans se référer à notre histoire, à notre civilisation, à l’islam tel qu’il nous a été légué par nos ancêtres?

Qu’existeraient-ils de nous demain, ces chantres de l’intolérance et de l’exclusion si nous continuons à les suivre bêtement et aveuglement!

Il est grand temps de nous reprendre en main, de revenir à notre islam et d’envoyer paître les charlatans et les fauteurs de troubles !

MUSTAFA ALAOUI : LE JOURNALISTE ATYPIQUE SE RACONTE

Toutes les personnes de ma génération se souviennent du journaliste Mustafa ALAOUI! Je parle là non pas de Mustafa ALAOUI, l’inénarrable présentateur-vedette du JT de la RTM, mais du vrai journaliste, celui de la presse écrite et ses publications dont “Al Kawaliss”, “Akhbar Dounia” et “Al Ousboue Assahafi“!

Nous nous rappelons de ces journaux, imprimés sur du papier de mauvaise qualité, avec les titres accrocheurs à souhait et à la limite de la provocation pour l’époque, avec des caricatures, avec des sujets qu’aucune autre publication n’osait aborder!

Nous avons encore en tête que ces hebdomadaires étaient souvent saisis, parfois interdits puis ré-autorisés à paraître, ou bien réapparaissant sous un autre titre, à tel point que beacuoup de marocains pensaient que Mustafa ALAOUI était de connivence avec le pouvoir de l’époque, que ce soit Oufkir, Dlimi ou Basri.

Beaucoup d’entre nous étaient convaincus que ce journaliste servait aux gouvernants à lancer des “ballons d’essais” pour tester l’opinion publique!

Bref, pour un journaliste, on peut dire, en usant d’un jeu de mots facile, que Mustafa ALOUI n’avait pas bonne presse.

Ce journaliste atypique a décidé en 2011 de publier ses mémoires en arabe. Le livre, fruit d’entretiens entre Mustapfa ALOUI et son confrère arabophone Younes MESKINE, a été traduit en français par Mohamed BOUDERHAM, collaborateur de TEL QUEL et publié sous le titre “LE JOURNALISTE ET LES TROIS ROIS”par les éditions CASA EXPRESS – MAGELLAN & Cie en 2012.

aloaui

Que dire donc de ces mémoires ?

D’abord quelques remarques sur la forme!

Peut-être fallait-il les lire dans la version arabe? Le texte en français est en effet très mal rendu et ne permets pas une lecture agréable.

Quant au contenu de ces mémoires, il m’a laissé l’impression que Mustafa ALAOUI se prend au minimum pour un Albert LONDRES pour qui un bon journaliste se doit de « porter la plume dans la plaie ».

Je reconnais que l’auteur n’a jamais formulé expressément cette comparaison mais le recit qu’il donne de ses différentes “misions” donne la pénible impression que’il s’attribue des rôles, une présence, des relations et à la limite une importance bien loin de la réalité.

Mais bon, il n’est pas totalement dénoué d’intérêt de lire ce petit livre du premier “ véritable journaliste marocain indépendant“, du temps où l’indépendance se payait à coup de passage à tabac et de séjours en taule!