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Archive for February, 2017

Abderrahman MEDJDOUB : le sage qui a survécu à l’histoire

February 27, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on Abderrahman MEDJDOUB : le sage qui a survécu à l’histoire

Voilà un livre que chacun de nous devrait avoir sous la main. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et en tirer profit ou du moins y prendre un plaisir lût-il fugace!

En effet, il ne faut pas laisser l’occasion lire dans le texte en arabe l’oeuvre du poète maghrébin Abderrahman MEJDOUB, qui consiste totalement en des quatrains, réunis, classés, traduits et commentés pat J. SCELLES-MILLIE et Boukhari KHELIFA, dans un ouvrage intitulé “LES QUATRAINS DE MEJDOUB LE SARCASTIQUE – poète maghrébin du XVI+ siècle“, paru d’abord en 1966 chez les éditions MAISONNEUVE ET LAROSE, PARIS en 1966 et récemment réédité par DAR AMAN RABAT.

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Nous connaissons tous au moins quelques vers de ce poète, qui n’a pourtant laissé aucune oeuvre écrite. Ses quatrains se sont transmis de bouche à oreille à travers les siècles, sans perdre une once de leur contenu ni de leur rythme. ls ont traversé les périodes les plus diverses de l’histoire de l’Afrique du Nord et gardent en ce début du vingt-et-unième sicle toute leur actualité, sociale, morale, et même politique.

Par un sens de la formule incomparable, et dans une langue populaire mais affinée, Abdeerrahman MAJDOUB a su exprimer les idées les plus diverses qui sont encore à l’odre du jour dans ces temps modernes.

Les 339 quatrains recensés par les auteurs, après des recherches approfondies, recouvrent les domaines les plus divers de la vie quotidienne : ils ont été catalogués par les auteurs autour de la religion, la morale, les relations humaines et notamment les relations avec la femme.

Quelques exemples, pris au hasard, pourront surement vous rafraîchir la mémoire et vous inciter à une lecture plus approfondie :

sur la santé

صــحــتي يــــا صحــتي صـحــتي يـا مـالي
إذا مشات لي صحتي آش من حبيب يبقى لي

(Ô ma santé !Ô ma santé ! / Ô ma santé, tu est ma richesse // Situ me laissais en détresse / Quela mi pourrait me rester)

sur les cancans et la médisance
الصمت الدهب المسجّر الكلام يفــــسّـــد المســــألة
إذا شــفـــت لا تخـــــبّـــــر و إذا سألوك قول لا لا

(Le silence est semblable à l’or qui festonne / alors que la parole avilit tout sujet // Si tui vopis une chose gardes-en le secret / refuse de répondre à ceux qui te questionnent)

sur les conseils aux jeunes

يا ألّي تعشق النساء لا يــغويك اـلـزيــــن
الزين كـنوار الدفلـــــة في الفم عروقه مرّين

(Ô vous dont la passion pour les femmes exagère / Point ne vous laisserez par la beauté rallier // Car la beauté ressemble à ces fleurs de lauriers / Qui, si on les mastique, ont racines amères).

sur les gouvernants

تخلطت و لا بغات تصفى و لعب خزها فوق ماها
ريّـاس عـــلى مــرتبــة هــــــــــما ســـبــب خـلاها

(La mare est trouble sans pouvoir s’éclaircir / Voici la pourriture qui monte à sa surface // Lorsque les gouvenants ne sont pas à leur place / Ils amènent les peuples jusqu’à s’anéantir.)

Vous aurez donc largement le choix de piocher à votre convenance dans les dires de ce grand sage, pour trouver le quatrain qui correspondra à votre humeur du moment, tout en découvrant la genèse de chaque quatrain, et une foule de renseignements sur le style et le talent du poète.

LECTURES DE CETTE FIN DE SEMAINE

February 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on LECTURES DE CETTE FIN DE SEMAINE

Je suis plongé dans un roman écrit en espagnol par une auteur de la Guinée Equatoriale dont je vous rendrais compte bientôt !

La lecture est ardue, l’espagnol n’étant pas – tant s’en faut – une langue écrite aisée mais le roman est intéressant et je le finirai bientôt!

Pour me délasser de cet exercice assez inhabituel , j’ai feuilleté un vieux livre qui traînait sur mes étagères depuis des années : “QUE PERSONNE NE RIGOLE ! ” de Mohamed LAROUSSI, paru en 2005 chez les éditions Publiday-Multidia.

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Dix ans après l’avoir feuilleté une première fois, mon impression sur le livre n’a pas changé : je suis entièrement d’accord Mohamed LAROUSSI sur le choix de son titre : personne ne doit rigoler à la lecture de ces “chroniques, articles et autres textes inédits pour un Maroc encore beaucoup plus meilleur” comme le précise le sous-titre de cette compilation.

“Encore beaucoup plus meilleur” (sic) : cette formule me renvoie à l’anecdote de “Kafani fika yakfouni”!

Il y a dix ans, je n’ai pas ri à ces chroniques et ce week-end je n’en pas du tout rigolé.

L’humour ne se sert pas à la pelle. On ne gave pas son lecteur d’humour comme on gave les oies. L’humour se déguste.

Allons donc, ces chroniques – finalement très prétentieuses – d’un temps passé ont passé leur temps et finalement ne m’ont pas fait rire!

Ce livre rejoindra gentiment mes étagères et je continuerai la lecture du roman équato-guinéen!

TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

February 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

Je ne pense qu’il y ait une personne de ma génération, celle qui a ouvert le yeux de jeune dans les années 60, qui ne connaisse pas Tayeb SADDIKI.

Nous avons tous eu l’occasion de voir une de ses pièces, soit sur une scène pour les plus chanceux, soit à la télévision pour la majorité d’entre nous.

Des titres comme AL HARRAZ ou AL MAJDOUB sont ancrés dans la mémoire collective marocaine, comme MAQAMAT BADIE AZZANAME AL HAMADANI.

Beaucoup d’entre nous fredonnent encore les airs chantés dans telle ou telle pièce, ou se souviennent des costumes extravagants portés par tel ou tel personnage.

Nous connaissons tous le visage, tellement expressif, avec ce regard noir accentué d’un trait de khol qui ne dérangeant personne, entre une tignasse savamment ébouriffée et une barbe élégament entretenue.

Tayeb SADDIKI fait parti du Maroc des quarante dernières années du siècle passé, au même titre que Hassan II dont il a été un laudateur patenté par l’entremise de fresques historiques généralissimes à la gloire de lma dysntie alaouite.

Nous soupçonnions que Tayeb SADDIKI n’était pas un homme tout à fait comme les autres.

Le livre que lui consacre Ahmed MASSAIA lève justement une partie du voile sur la vraie personnalité de Tayeb SADDIKI.

Dans “TAYEB SADDIKI – le bon, la brute et le théâtre – Portrait“, paru en novembre 2016 chez une nouvelle maison installée à Tanger VIRGULE-EDITIONS, l’ancien directeur de l’ISADAC brosse un portrait sans conssession du monstre sacré que fut SADDIKI.

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Personnage hors norme, il fut aussi une personne hors norme qui a fini par se confondre avec son oeuvre, qui est immense, unique et inégalée à ce jour.

Tayeb SADDIKI était aimé et craint, jalousé et admiré, recherché et rejeté, aussi bien par ses pairs que par la critique et le simple public. Mais il ne laissait et ne pouvait laisser personne indifférent.

Le livre de Ahmed MASSAIA manque-t-il d’une certaine rigueur dans la présentation de la démarche intellectuelle de SADDIKI? Surement, mais si l’on accepte que l’objectif de l’auteur était de dresser le portrait de l’homme, je crois que l’on lire cet ouvrage, avec beaucoup d’intérêt et de curiosité : mais il reconnaître que, fin de compte, en Tayeb SADDIKKI, l’homme et le théâtre étaient en totale et perpétuelle osmose.

AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

February 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure, Société Comments Off on AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

Les événements qui se déroulent à AL Hoceima depuis quelques semaines ne nous font-ils pas l’effet de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu, déjà oublié et puis soudain remémoré.

Si on reprend la chronologie des événements, on peut se poser des questions auxquelles personne se semble être en mesure, ou plus exactement ne semble vouloir apporter une réponse satisfaisante.

Certains veulent en chercher la cause dans l’histoire, en remontant à Abdeklkrim KHATTABI, à son soulèvement contre la domination espagnole, à sa guerre héroïque contre les armées coalisées français et espagnoles.

Mais en même temps, ils veulent oublier tout cela et ne retenir que les rancœurs ultérieures et les frictions personnelles entre des égos surdimensionnés des uns et des autres. D’un coté, le jeune grand combattant Abdelkirm Khattabi et le vieil exilé du Caire devenu un amer opposant. De l’autre coté, un jeune prince pétri d’ambition et imbu d’autocratisme préparerant sa succession à un roi sage et plein d’humanité.

Cela se passait il y a bientôt 60 ans! Beaucoup de rifains n’ont de cette période qu’une relation orale, tronquée, biaisée, exagérée ou tempérée, selon les sources, où les fantasmes se mêlent souvent à la vérité, où les chimères l’emportent parfois sur la réalité, mais où les blessures sont soigneusement entretenues et même parfois douloureusement réouvertures.

D’autres se prétendant héritiers d’une culture rifaine ancestrale tentent de trouver la racine profonde du mal dans l’anéantissement voulu de la civilisation ancienne locale et dans le délitement organisé de l’anthropologie du peuple amazigh..

Soit ! Mais ils oublient que les peuples, tous les peuples du monde, constituent des mélanges patiemment travaillés dans le creuset de la vie de tous les jours, dans le meilleurs des cas par des mariages, dans d’autres cas plus dramatiques par des invasions, des immigrations, et le souvent par les hasards de la vie!

Combien de rifains sont-ils les descendants directs d’un hypothétique ancestral amazigh, qui en serait le père unique? Ibn Badis était-il riffain ou arabe? Khattabi n’a jamais prôné l’usage écrit de l’amazigh et il maniait l’arabe avec talent!

Bien sûr, les habitants d’Al Hoceima parlent encore – et heureusement d’ailleurs – le rifain : mais la langue (pour ma part, je ne dirais= pas le dialecte) parlée aujourd’hui est en fait un mélange d’arabe et d’espagnol bien loin du rifain original. Une toute petite enquête linguistique permettrait de mettre en lumière ce phénomène, très normal dans l’évolution d’une langue non écrite.

D’aucuns enfin ont trouvé l’occasion inespérée de rallumer le feu de la discorde dans la mort tragique de Mouhcine FIKIR : cette mort atroce est inacceptable, intolérable et les responsables, tous les responsables doivent rendre à la justice des comptes au sujet de ce drame affreux.

Mais cet événement – dont je réitère le caractère absolument tragique – ne doit pas être détourné et instrumentalisé : feu Mouhcine FIKIR n’a rien de comparable avec le jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed BOUAZIZI, immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le tunisien n’avait que sa charrette de légumes et le marocain était un mareyeur prospère, qui se fournissait dns des conditions pour le moins troubles en poissons de qualité destinés à des clients partout dans le nord du pays.

Mouhcine FIKRI est mort d’une mort atroce dont il faut élucider les causes et punir les coupables mais il n’est en rien le symbole pur et immaculé et de la HOGRA.

Enfin, quelques exaltés veulent complètement travestir la réalité en exigeant “la non-militarisation du Rif” : jamais au Maroc, une ville ou une province n’a été “militarisée et le pouvoir n’a aucune raison ni surtout aucune intention de militariser le Rif?

Pourquoi le ferait-il ? La sécurité intérieure du pays est-elle en danger pour qu’une telle mesure soit prise? Sérieusement, peut-on envisager qu’une bande de jeunes qui manifestent pacifiquement nécessite “la militarisation d’une ville” ? Même au moment les plus intenses des manifestations provoquées par l’éphémère Mouvement du 20 février, le pouvoir n’a pas eu recours, ni surtout besoiN, de militariser la moindre partie du territoire : les forces de police traditionnelle ont suffi à contrôler la situation. A aucun moment, il n’a été fait appel à des militaires. Pour en serait-il autrement face à quelques dizaines ou de centaines de manifestants rifains?

Mais ce slogan porte bien, surtout à l’étranger, surtout quand il est véhiculé par les journaux espagnols ou hollandais, surtout quand il est repris par des associations droit-de-lhommiste toujours promptes à prendre le contre-pied du pouvoir en place.

En fait, les observateurs oublient certains éléments de cette situation, trouble et troublante à la fois, trouble parce qu’on n’en connait pas les véritables leviers et les vraies raisons, troublante parce qu’elle risque d’entraîner le pays vers les rivages dangereux du séparatisme alors que la nation a plus que jamais besoin de cohésion et d’unité.

Souvenons-nous, le 17 octobre 2015, il y a quand m^me plus de DEUX ANS, était lancé en grande pompe et sous la présidence effective du souverain un programme ambitieux “AL HOCEIMA, VILLE PHARE DE LA MEDITERANEE” destiné à promouvoir “le développement des milieux rural et urbain de la province”!

Quid de ce programme à ce jour ? Voilà une vraie question qui exige une vraie réponse !

Quid des promesses formulées par le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, enfant du Rif et porte-drapeau de la régionalisation avancée? Voilà une autre question qui reste sans réponse et il est normal que la population d’Al Hoceima s’interroge à ce sujet, au lieu de se braquer sur la ridicule idée de la “militarisation du Rif”!

Pour terminer ma réflexion, je crois qu’il est absolument nécessaire de bien connaitre les acteurs et les “héros” de ce mouvement qui secoue la ville d’Al Hoceima.

Qui est Nasser FARZAZY, ce personnage surgi de nulle part, sorti comme par magie du chapeau d’un prestidigitateur et lancé sur les places et les rues d’Al Hoceima pour parler face aux caméras et aux micros au nom de la population?

Quel est son parcours politique ? Quel est son cursus dans l’enseignement qui lui permet de manier avec cette parfaite aisance l’arabe classique qui serait, par ailleurs et selon lui, la langue du pouvoir oppresseur? Où donc a-t-il appris à organiser des manifestations, à en choisir le timing, à les contrôler, à les canaliser, à les attiser, à les filmer et à en diffuser les images sur les réseaux sociaux et auprès des médias étrangers.

Tout cela nécessite une technique et un savoir-faire qui rappellent les méthodes du mouvement serbe OTROP,reprises par les instigateurs du “printemps arabe”.

On peut se poser la même question au sujet d’un nouvel intervenant sur le scène hoceimi, qui veut lui aussi se faire une place au soleil du mouvement rifain :un certain Nasser LARI ! Qui est-il ? D’où vient-il? Que veut-il?

Et pour clore définitivement ce tour d’horizon de la situation à Al Hocaima, il n’est pas sans intérêt de s’interroger sur le rôle joué par certains secteurs de la vie politique locale : on a vu l’ancienne députée PJDiste Souad CHIKHI prendre fait et cause pour les manifestants. Ensuite, le mouvement islamiste radical ADL WA ISSHAN, bientôt suivi des autres islamistes du minuscule parti de la Renaissance et de la Vertu ont rejoint les gauchistes de NAHJ DEMOCRATI pour participer à la protestation.

Cette succession de ralliements improbables nous rappelle ce qui s’est produit en 2011 quand on a vu le PJD soutenir, mais sans grande conviction, le M20F et où les gauchistes du PSU ont fait cause commune avec les islamistes de Adl Wa Ihsane!

L’histoire politique et contestataire du Maroc se répète au risque de bégayer car les protagonistes ne veulent pas tenir compte des changements que la véritable histoire impose.

P.S. 1 : Il ne sera pas dit que j’ai oublié le rôle du gouvernement dans toute cette histoire : a-t-il fait son travail? A-t-il tenu ses promesses? A-t-il correctement réagi, ou a-t-il réagi avec la célérité et efficacité voulue? Des semaines de protestations n’ont donné lieu qu’à de rares débordements de part et d’autre : bien sûr, seules les bavures de la police sont reprises sur les réseaux sociaux et c’est normal.

P.S. 2 : Peut-on parler de Al Hoceima et de sa région sans évoquer ce qui en constitue le problème central, socialement et économiquement parlant, c’est-à-dire le problème du kif. Quelle est la part du kif dans ce qui advient dan scette région? Je ne saurais, je ne pouraais le dire et bien malin celui qui pourrait prétendre donner la réponse à cette question, pourtant essentielle!

ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

February 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

Il est impossible d’avoir la moindre sympatrie pour la politique de colonisation menée par l’état hébreu d’Israël sur les territoires palestiniens de Cisjordonnie.

Le seul sentiment légitime que l’on peut éprouver c’est le rejet total et inconditionnel et si on se laisse aller à de l’émotion, la colère s’installe vite et la détestation n’est très loin!

Le livre de Sylvain CYPEL, paru en 2006 chez les éditions LA DECOUVERTE. sous le titre “LES EMMURES – La société israelienne dans l’impasse” peut se targuer de participer, en lesexpliquant sans les justifier pour autant, à ce rejet, cette colère et détestation.

les emmurés

Il convient en premier lieu de savoir qui en est l’auteur.

Sylvain CYPEL est un journaliste, fils du directeur du dernier quotidien yiddich au monde, qui a passé sa jeunesse en Israël où il a étudié à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a effectué de nombreux reportages en Israël pour le compte du COURRIER INTERNATIONAL puis du quotidien LE MONDE et il a notamment enquêté sur les accords de CAMP DAVID et sur la seconde INDIFADA palestinienne. il s’agit donc d’un homme qui connait bien son sujet et qu’on ne peut taxer d’avoir des préjugés anti-israéliens ni d’a-priori anti-juifs.

Et pourtant, son ouvrage, un pavé de 450 pages, écrites en petits caractères, est un véritable réquisitoire contre la société israélienne, qui à travers toutes ses composantes – armée, système scolaire, institutions politiques, intellectuels, presse – n’a cessé depuis la création de l’état hébreu en 1948 et après l’occupation des territoires palestiniens en 1967, de nier l’existence du peuple palestinien, et de justifier la “supériorité morale” des israliens.

Il est impossible de résumer cet ouvrage qui constitue, comme le signale une critique du COURRIER INTERNATIONAL, “à la fois une histoire d’Israël depuis 1947, une remarquable analyse de l’état d’esprit des israéliens aujourd’hui et une critique lucide de la politique israélienne à l’égard es Palestiniens”.

L’auteur n’hésite pas à parler de la “brutalisation” de la société israélienne à l’égard des palestiniens, qu’ils soient restés en Israël ou qu’ils soient installés dans les territoires occupés de la Cisjordanie. Il évoque une sorte de “pied-noirisation” des colons israéliens qui sont convaincus de la “nature animalière les arabes”. Cette “algérisation” de la mentalité des israéliens a fini par ancrer dans les esprits une double certitude, celle de “l’annulation de l’autre” qui conduit irrémédiablement à la conviction que “il n’y a pas d’interlocuteur“.

La lecture de cet ouvrage nécessite beaucoup de concentration et d’esprit critique pour ne pas se laisser entraîner dans une haine inutile de tout ce qui est juif : mais il est certain que les éléments présentés par Sylvain CYPEL justifient largement le titre que j’ai donné à ce billet : “ZID KERAHNI FIK!” (fais-toi détester davantage).

Il est bien entendu que ce “FIK” – ce “toi” – se rapporte aux dirigeants israéliens, aux leaders sionistes, aux colons racistes et fanatiques et non pas aux juifs en tant que tels.

P.S. : il faut noter le silence et l’indifférence quasi unanimes de la presse française au sujet de cet ouvrage! Cela démontre bien que Sylvan CYPEL a su appuyer là où cela faisait mal à la bonne conscience des dirigeants de l’état hébreu.

LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

February 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure Comments Off on LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

Le vendredi 7 octobre 2016 a été un jour historique dans l’histoire politique de notre pays!

Ce jour-là se sont déroulées les deux deuxièmes élections législatives de la nouvelle ère, celle de la constitution du 1er juillet 2011, cette constitution qui a donné au Maroc son premier chef de gouvernement, choisi CONSTITUTIONNELLEMENT parmi le parti arrivé en tête des élections.

Ce vendredi 7 octobre 2016 devait, après une campagne électorale plutôt mouvementée, soit reconduire le PJD et son patron à la tête du gouvernement soit permettre une alternance non plus consensuelle, comme le fut celle de 1998, mais voulue par le peuple et imposée par son choix!

Le résultat a été clair et net : le PJD a raflé 125 sièges, loin devant tous ses autres concurrents dont le plus direct à savoir le PAM qui a reconnu tout de suite sa défaite et qui a choisi d’emblée de se positionner dans l’opposition!

Dès lors, la route était ouverte à la reconduction du gouvernement Benkirane, avec la majorité sortante, à laquelle pourrait s’adjoindre un autre parti comme l’UC pour la conforter du point de vue arithmétique.

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Cela, c’était au lendemain du 7 octobre 2016! Cela fait si longtemps …tellement longtemps …

Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Hassan II parce que le leader islamiste a choisi la voie de la difficulté politique, le chemin escarpé des alliances improbables, l’iténérire le plus improbable pour arriver à une majorité et il a opté pour le sentier de l’affrontement avec ses anciens alliés, celui de refus de la discussion avec ses anciens amis.

Il a voulu revenir à ses anciennes amours istiqlaliennes, contre toute logique politique, malgré la trahison de Hamid Chabat et en dépit des insultes et des invectives échangées.

Abelillah BENKIRANE voulait absolument s’accoquiner avec Hamid CHABAT !

Pourquoi ?

Depuis les jours qui ont suivi 7 octobre 2016, tout le Maroc s’interroge sur ce choix!

L’Istiqlal a perdu une bonne partie de son électorat et de ses sièges, c’est un parti en crise intérieure profonde, c’est un parti divisé, en mutation et pourtant le PJD et son secrétaire général tenaient à la coalition avec lui!

Pourquoi?

Le dirigeant du parti de la Balance a failli provoqué une énorme crise diplomatique au moment où le Maroc avait besoin de tous les appuis possibles : Benkirane n’en a cure, il continue à vouloir Chabbat comme allié au gouvernement!

Pourquoi.

Le 7 octobre 2016 le peuple avait choisi le PJD comme premier parti et le PAM comme second : les autres formations ont été rejetées, reniées, certaines jetées aux oubliettes malgré l’abaissement du seuil de représentativité proportionnelle à 3%, d’autres sanctionnées! Mais Benkirane a continué à s’accrocher au fantasque CHABBAT.

Pourquoi?

Depuis le 7 octobre, le Maroc a continué son chemin, il a réuni le monde entier à Marrakech pour la COP, il a intégré l’Union Africaine dont plusieurs pays voulaient nous fermer la porte!

Pendant ce temps, Benkirane a boudé, il s’est fâché, il s’est enfermé chez lui, il a lancé des déclarations à l’emporte-pièces devant ses ouilles ou devant les micros de sites d’information insignifiants : il n’a pas tenu compte des conseils du souverain qui l’orientaient vers une vision globale de la situation dépassant les petits calculs arithmétiques; il ne s’est jamais adressé à la nation pour lui expliqué clairement la situation.

Pourquoi ?

Pourquoi ce retard qui dure depuis QUATRE MOIS …Cela fait très longtemps qu’il dure, trop longtemps!

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on 125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

la pluie

Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

  • Quelques citations

    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
    Georges Orwell
    "La guerre, l'art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, conduit à la potence".
    Jean Henri Fabre
    'Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.'

    Voltaire
    “On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix.”
    Joseph O’Connor
    'Si jeunesse savait, si viellesse pouvait.'

    Henri Estienne.
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