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Archive for May, 2017

ETAT D’EXCEPTION ? MAIS POURQUOI DONC …

May 29, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure No Comments →

J’ai lu avec intérêt mais aussi avec effarement le billet sur Face Book, rédigé par notre ami Mohamed TAKADOUM, dans lequel l’auteur demande l’établissement de l’état d’exception prévu par la constitution de 2011.

Il prétend que toutes les conditions sont réunies pour la mise ne oeuvre de l’article 59 de ce texte qui prévoit cette possibilité “lorsque l’intégrité du territoire national est menacée ou que se produisent des événements qui entravent le fonctionnement réguliers des institutions constitutionnelles”.

Peut-on dire objectivement que aujourd’hui en cette fin mai 2017, l’intégrité de notre territoire national soit menacée plus qu’hier ou plus qu’il y a un an ?

Nous avons une armée qui défend nos frontières et qui est la garante de cette intégrité territoriale. Et je ne pense pas la menace soit plus forte ou moins forte que depuis des années.

Nous avons des services qui veillent à la sécurité des citoyens et la sûreté de l’état : leur tâche est difficile, compliquée et elle se réalise dans la discrétion et l’efficacité.

Peut-on prétendre que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles soient entravés par des événements quelconques ?

Le parlement dans ses deux chambres se réunit, ses commissions fonctionnent, les élus de la nation votent des textes, avec un absentéisme condamnable mais qui n’entravent aucunement le fonctionnement de institution parlementaire.

Le gouvernement gouverne et gère les problèmes quotidiens du pays : jusqu’à présent .aucun événement n’est venu perturber ou entraver l’action gouvernementale. Cette action pouvrrait et devrait être plus efficace, plus efficiente, plus visible, peut-être mieux expliquée, certes mais elle n’est pas entravée par quoique ce soit!

Le pays fonctionne : l’eau et l’électricité sont distribuées, les trains circulent avec du retard mais ils circulent, les écoles accueillent les élèves, les hôpitaux ne désemplissent pas même si les malades ne sont pas traités de la manière la plus convenable, les gens paient leurs impôts et les fonctionnaires sont payés, le pain ne manque pas, bien au contraire chaque jour des tonnes de pain rassis finissent des les entrepôts en vue d’être transformés en aliments pour le bétail, les voitures roulent sur les routes et autoroutes provoquant autant d’accidents que d’habitude, les aéroports sont ouverts, les autocars transportent toujours autant de voyageurs avec autant de légèreté dans le respect du code de la route, les tribunaux jugent même si les jugements ont toutes les difficultés du monde à être exécutés. Les banques sont ouvertes et de nouvelles instituions financières s’installent dans le pays!

Les partis politiques même s’ils ne sont plus crédibles tiennent leur congrès et élisent leurs dirigeants qui espèrent un jour devenir ministres, car c’est entre autre une de leurs priorités.

Les élus locaux se réussissent, délibèrent, se partagent le gâteau communal ou municipal comme ils l’ont fait depuis que l’administration locale existe au Maroc : ils s’arrangent pour être réélus malgré tout ce qu’on peut leur reprocher!

Bien sûr rien n’est parfait dans ce pays, et rien ne le sera jamais mais de là à dire que la seule solution srait l’état d’exception, il y a un pas que je n’envisage pas.

Justifier l’état d’exception par les événements récents d’Al Hoceima, car c’est de cela dont il s’agit, reviendrait à considérer que UNE PERSONNE ET UNE SEULE peut entraver le fonctionnement de notre pays!

Bien sûr que mon propos n’est pas minimiser ou de mépriser ce qui se passe dans la région du Rif, que je connais parfaitement et pour laquelle j’ai une estime et tendresse particulières.

Il convient de reconnaître que ce qui arrive à Al Hoceima est la conséquence d’une mauvaise gestion d’une situation relativement délicate donnée.

Le gouvernement a manqué de savoir-faire dans le domaine de communication!

Les élus ont failli à leur devoir en evitant de se mouiller face à un problème où ils sont partie prenante.

Les partis politiques étaient trop occupés à se partager la galette héritée des élections d’octobre 2011.

Tout cela relève d’une mauvaise gouvernance et n’entrave en rien le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles.

Que le roi intervienne en tant qu’arbitraire suprême, soit !

Mais qu’il suspende la constitution, ce n’est ni le moment ni l’occasion ! Ce serait céder à la tentation de l’autoritarisme et ouvrir la voie aux critiques les plus vives et qui seraient dans ce cas justifiées!

L’état d’exception n’a pas été envisagé durant les premiers mois de l’année 2011 : la réponse au mouvement dit du 20 Février qui a touché une grande parti du pays a été donnée dans le calme et la continuité de ce qu’est le Maroc.

L’état d’exception n’a pas été évoqué durant les longs mois qu’a duré la difficile et presque impossible gestation du gouvernement Benkirane, suite aux législatives d’octobre dernier. L’impossibilité du chef du P.J.D. à former un gouvernement – je n’entre pas ici dans la responsabilité de tel ou tel dans ce blocage – a laissé le pays sans réelle autorité centrale, le parlement au chômage technique et le pays face à une grave crise institutionnelle.

Cette situation aurait pu faire capoter les efforts de notre diplomatie, menée tambour battant et sur le terrain par le souverain, si un compromis “historique” n’avait pas été été trouvé pour faire fonctionner le parlement dans les délais en vue de se prononcer sur le retour au sein de l’U.E.

Ce n’est donc pas les manifestations de Al Hoceima et des villages qui l’entourent, ni les sit-ins organisés à Tanger, Rabat et Casablanca aux cris de “Makhzen dégage, Rif dignité” qui entraveront le fonctionnement normal des institutions constitutionnelles!

Mais si nos hommes politiques continuent leur action nombriliste, consistant à s’assurer une place au soleil au détriment de leur vraie mission qui est d’encadrer le peuple et de le mobiliser, oui…..le fonctionnement des institutions constitutionnelles sera entravé.

L’absentéisme éhonté des parlementaires et leur déconnexion totale avec leur base finiront par entraver le fonctionnement de la représentation nationale.

L’incurie de certains ministres, leurs déclarations à l’emporte-pièces, le manque total et incompréhensible de toute politique de communication, le comportement de certains agents d’autorité qui encore aujourd’hui n’ont rien compris au “nouveau concept de l’autorité” peuvent contribuer au blocage de l’action gouvernementale.

Tant que des juges seront soupçonnés et d’autres arrêtés pour des faits de corruption, l’institution judiciaire – érigée en pouvoir au même titre que le pouvoir exécutif et dotée de son indépendance – risque en effet de voir son fonctionnement normal entravé.

Les collectivités locales, communes, municipalités, pourtant rompues à l’exercice du pouvoir semblent tournéer en rond non pas par manque de moyens mais par manque de sérieux des élus, plus intéressés par leurs propres intérêts que par celui de leurs électeurs! Pourtant, ce secteur public fonctionne cahin-cahin, selon le sens de la responsabilité et le degré d’abnégation et de dévouement au peuple de beaucoup d’élus.

Les régions, crées et mises en place en 2015, semblent ne pas être encore en mesure de fonctionner normalement : elles ne sont pas bloquées, leur fonctionnement n’est pas entravé, il est juste retardé. Le gouvernement n’a pas encore pris les décrets d’application de la loi sur la régionalisation. Ce n’est pas normal mais cela ne constitue pas un motif valable pour évoquer l’état d’exception.

Alors pourquoi nous embarquer dans un état d’exception, dont le souvenir est encore douloureux dans la mémoire de ceux qui ont vécu le précédent décrété en 1965 et qui a duré jusqu’en 1972.

Ce n’est pas l’état d’exception qu’il faut à ce pays, mais juste UN FONCTIONNEMENT NORMAL ET SÉRIEUX de ses institutions, donc avant tout UN COMPORTEMENT NORMAL ET SÉRIEUX DE TOUS SES RESPONSABLES, POLITIQUES, GOUVERNEMENTAUX, ADMINISTRATIFS, JUDICIAIRES, ELUS LOCAUX, PROFESSIONNELS et NATIONAUX.

UNE NYMPHOMANE QUI NE M’A PAS INTÉRESSÉ, MAIS …

May 26, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UNE NYMPHOMANE QUI NE M’A PAS INTÉRESSÉ, MAIS …

DANS LE JARDIN DE L’OGRE“, le premier roman de Leïla SLIMANI, paru en 2014 chez les éditions GALLIMARD, a connu un certain succès d’estime auprès de la critique parisienne et laissait prévoir que l’auteure avait de l’avenir.

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Cela n’a pas été démenti : deux ans plus tard, elle recevait le rpix Goncourt pour son second ouvrage “CHANSON DOUCE” que j’avais évoqué ici même il y a quelques mois.

Que dire du premier roman de Leila SLIMANI?

Pour ma part, pas grand chose! L’histoire de cette nymphomane parisienne ne m’a pas intéressé, je ne suis pas senti concerné par ses problèmes personnels.

Cela ne signifie pas que le livre soit inintéressant : il est très bien écrit et comme dit le critique BILLOT dans STYLIST : “Leila Slimani fait grimper la température et signe un premier livre étourdissant”.

Leila SLIMANI a donc choisi sa voie et elle tient le cap : parisienne d’adoption, elle connait bien sa ville et ses habitants et en parle avec beaucoup de talent. Bravo donc !

Espérons qu’elle continue dans cette veine-là et qu’il ne lui vienne pas à l’esprit d’aborder les problèmes de la femme marocaine : ce qu’elle écrit à ce jour est très bon, elle a son public, nombreux et fidèle et c’est très bien ainsi.

UN ROMAN FÉMINISTE QUI NE DIT PAS SON NOM …

May 19, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UN ROMAN FÉMINISTE QUI NE DIT PAS SON NOM …

Khadija MENEBHI n’est pas une inconnue dans la sphère publique marocaine : acteure de la société civile, chercheuse, professeur, doublement compétente en des matières aussi diverses que la philosophie et les mathématiques, elle vient de signer son premier roman : “LES DÉDALES DE LA MÉDINA” paru en mars 2017 aux éditions AKHIR-SAA.

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Après ses deux premières parutions, (MORCEAUX CHOISIS DU LIVRE DE L’OPPRESSION EN 2003 et RECIT DE FEMMES EN 2013), qui sont avant tout des témoignages, Khadija MENEBHI s’essaie à la fiction mais sans s’éloigner de ce qu’elle sait faire le mieux : témoigner, dénoncer et militer.

L’héroïne – ou plutôt les héroïnes – de son roman sont des femmes de caractère, fortes : Lla Fatna véritable chef de famille, ses filles auxquelles elle a transmis les genes de sa force, ses futures brus victimes de la vie mais pas victimes immolées sans défense, Mahjouba, la marieuse, celle qui tire les ficelles de la vie sociale d’une partie de la médina. Les autres femmes du derb, pour analphabètes qu’elles soient, ne manquaient pas de culture, parfois musicale souvent religieuse. Le récit a pour cadre la médina de Marrakech dans la période qui a suivi immédiatement l’indépendance.

Les hommes traversent le récit comme des ombres, “qu’on ne voyait pas”, à l’instar du mari de Lla Fatna, “totalement sous sa coupe” ou de ses fils qui ne contestaient jamais les décisions de leur mère.

Khadija MENEBHI nous présente donc – même si c’est à travers des clichés éculés et de lieux communs mille fois repris dans la littérature francophone marocaine – un roman qui se veut engagé, le roman d’une femme qui a pris en main son destin et celui de sa famille

Cette oeuvre se lit avec intérêt et un certain plaisir jusqu’à la page 97 où une regrettable et malencontreuse erreur technique nous prive de la lecture de 16 pages (pp. 98-99, 102-103, 106-17, 110-111, 114-115, 117-119, 122-123 et 126-127). Seize pages sur 142, cela rend toute lecture de la suite absolument incompréhensible.

Faut-il le regretter ? Certainement, car un livre est un objet sacré, comme toute création intllectuelle et il ne doit pas être mutilé!

Ces seize pages manquantes auraient-elles rendu meilleure l’oeuvre de Khadija MNEBHI ? Je ne peux en juger et c’est dommage.

Ce genre d’incident porte préjudice à l’auteure et à son effort; il montre les carences du monde de l’édition et ne contribue pas la promotion de la lecture dans notre pays.

LECTURES ………..pour relever un défi lancé par ma cadette!

May 15, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on LECTURES ………..pour relever un défi lancé par ma cadette!

Dernièrement, ma fille cadette m’a reproché la dureté de mon appréciation de l’oeuvre littéraire de notre ancien prix Goncourt national Tahar BENJELLOUN. En effet, le travail de cet auteur n’est pas ma tasse de thé et je le fais savoir quand j’en ai l’occasion.

Elle m’a même lancé un défi : elle se proposait de me présenter “sous couvert d’anonymat” un texte de Tahar Benjelloun, me laissant le soin de porter un jugement disons….”à l’aveugle“. Un peu comme un juré de “THE VOICE” !

Mais j’ai préféré choisir moi-même deux livres de l’écrivain marocain, j’ai opté pour deux titres assez anciens qui m’étaient complètement inconnus et dont je n’avais par conséquece la moindre idée. Il s’agit de “L’ANGE AVEUGLE“, un recueil de nouvelles ayant pour thème central la mafia sicilienne, paru aux éditions du Seuil en 1992 et de “LES RAISINS DE LA GALÈRE“, un roman sur les immigrés algériens en France et leurs difficultés, publié en 1996 par les éditions Fayard -Libres.

ange aveugle

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Premier constat que je veux objectif mais sans aucune réserve : notre auteur sait écrire et il domine à la perfection la langue écrite française. . Cela semble évident pour un écrivain, conu et reconnu, mais ce nest pas toujours le cas! Alors, j’en donne ici acte, pour ce que vaut mon constat : Tahar Benjelloun est un grand écrivain, si l’on retient une des acceptions de ce mot retenue par le C.N.R.T.L. En effet, c’est “une personne habile dans l’art d’écrire “.

Dans ces deux ouvrages, très différents dans le genre, très éloignés dans le sujet, le lecteur éprouve un plaisir certain à dérouler les pages, tant la fluidité et le justesse de la langue sont présentes.

La petite beurette, ambitieuse et battante, héroïne de LES RAISINS DE LA GALÈRE, est très convaincante et presque attendrissante.

Le recueil de nouvelles sur la mafia, s’il se laisse lire, ne laisse par contre aucune trace affective : cet ouvrage de commande, malgré une interlocution bien pompeuse, reste lisse et sans intérêt.

Deuxième constat, moins enthousiaste, et qui est constitue la pierre d’achoppement de ma froideur pour ne pas dire maon inimité envers l’oeuvre de Tahar Benjelloun dans son ensemble : dans ces deux livres que j’ai choisis totalement au hasard – le seul critère étant que je ne ne les connaissais pas – Tahar BENJELLOUN exploite le travail des autres pour produire et signer ses œuvres.

LES RAISINS DE LA GALÈRE reprend la galère des enfants d’immigrés que lui a lui racontée SAADIA et qu’un rapport de chercheurs sur le terrain a consigné dans un rapport éponyme. L’auteur le reconnait en quelques lignes à la fin du livre.

L’ANGE AVEUGLE pour sa part compile de manière “littéraire” – puisque c’est ainsi qu’un faut qualifier le travail d’un écrivain – des témoignages, des articles de presse, ou des déclarations.

Il faut se rendre à l’évidence que Tahar BENJELLOUN a très souvent procédé de la sorte : il a toujours su raconter (ou parfois juste re-conter) ce que l’on lui a conté, parfois sous le sceau de la confidence, d’autre fois sous le sceau du secret, souvent sous celui de l’amitié, de la confiance ou de la tendresse. On peut apprécier l’exercice, mais sa répétition devient gênante.

Ceux qui connaissent bien l’oeuvre de Tahar Benjelloun et sa genèse ne me contrediront pas.

Je n’ai jamais pu apprécier cette manière de procéder : bien écrire ne suffit pas à faire un grand écrivain, bien que Tahar Bejelloun prétende que “la fonction principale de la littérature est de cambrioler le réel apparent”.

FAMINE ..MISÈRE..HIER OU AUJOURD’HUI ?

May 12, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on FAMINE ..MISÈRE..HIER OU AUJOURD’HUI ?

Soufiane MARSNI, après avoir publié deux recueils de nouvelles en 2003 et 2009, signe son premier roman “LA GRANDE FAMINE” publié en ce début 2017 chez les éditions MARSAM.

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D’emblée, l’auteur plante le décor de son roman par cette la première phrase : “La grande famine qui frappa le Maroc dans les années quarante provoqua une émigration massive vers les villes“.

Cette période de l’histoire de notre pays est assez mal connue de nos concitoyens, les plus âgés préférant l’oublier, les plus jeunes l’ignorant complètement. Qu’un romancier s’y intéresse est tout à son honneur car c’est un moyen intelligent et peut-être ludique de revisiter notre passé somme toute récent mais occulté.

Le roman relate l’histoire d’une famille de paysans du Maroc profond, chassée de son douar à la suite de la famine provoquée par la réquisition des récoltes par l’occupant français. Ces paysans déracinés vont tenter de s’installer dans la périphérie de Casablanca où le père croit pouvoir trouver du travail.

Dépendant des “bons” donnant droit à de misérables rations alimentaires, cette famille connaîtra l’enfer de la faim et de l’humiliation. La mère restée seule avec ses filles, après la mort accidentelle du père dans un chantier où il était employé comme journalier, usera de tous moyens et de tous les stratagèmes pour subvenir aux besoins de sa progéniture. L’auteur a su rendre, avec un certain talent, toute la misère qui écrase ses personnages.

Ainsi, certains passages du roman rappellent-ils très vaguement quelques pages de “LES RAISINS DE LA COLÈRE” de John STEINBECK, sans en atteindre ni l’intensité ni le pathétisme, notamment celles où l’auteur décrit le voyage de la famille vers la grande métropole.

Mais la technique narrative choisie par l’auteur finit par montrer ses limites : en nous décrivant le Maroc “dial 3am al boun”, Soufiane MARSNI nous parle en fait du Maroc d’aujourd’hui, de ses bidonvilles, des ses moqaddems qui y font la loi, des distributions de denrées de première nécessité lors des campagnes caritatives ramadanesques, des écoles publiques en déliquescence, du travail au noir, de l’exploitation des petites bonnes, bref des maux qui minent encore actuellement notre société.

Pourquoi alors évoquer ce Maroc des années quarante qui mérite d’être décrit, étudié, analysé, en calquant des situations actuelles : la misère d’hier est-elle plus acceptable de celle d’aujourd’hui?

Malgré son style fluide et précis, j’ai le sentiment que Soufiane MERSNI nous a un peu floués, surtout que son récit se perd, dans les derniers pages, dans un dédale assez confus de situations intemporelles qui n’ont qu’un rapport tout relatif avec le Maroc des années noires ! Mais son roman a le mérite d’ouvrir la voie de l’imagination vers ce Maroc occulté officiellement et oublié individuellement.

Emmanuel MACRON, nouveau président de la République Française.

May 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique française Comments Off on Emmanuel MACRON, nouveau président de la République Française.

Ce dimanche 7 mai 2017 restera gravé ans l’histoire de la république française pour plusieurs raisons! Emmanuel MACRON est élu président de la républiique franse contre Marine Le Pen avec un score clair et net 65.5 % des voix, malgré une très forte abstention et un paquet de bulletins nuls ou blancs.

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D’abord, depuis aujourd’hui la France aura le plus jeune président de la république depuis que la république existe en France.

Ensuite, Macron est à ce jour le plus jeune président d’une grande grande puissance mondiale!

Et surtout, le nouveau président n’a pas de passé politique : s’il a été très proche d’un président socialiste, avant d’être son ministre, il n’a jamais été encarté au parti socialiste.

Donc, on peut se poser la question de savoir si la France a un président “apolitique” ou au-dessus de la politique politicienne habituelle? C’st à lui de le démontrer dans les jours, les semaines à venir à l’occasion de la désignation de son premier ministre et de la préparation des législatives.

Mais il faut surtout ne pas oublier la genèse du mouvement “En Marche” qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir suprême.

Il y a quelques temps le nouveau président français était un total et parfait inconnu même pour les personnes les plus au fait de la politique française.

Et c’est autour de sa personne et non pas autour de so programme – on lui assez reproché de ne pas en avoir – qu’il a pu réunir les votes.

En plus d’être un inconnu, il n’est pas un tribun particulièrement doué, comme l’est Jean-Luc Mélanchon par exemple: la seule fois où il s’est laissé aller sur une tribune face à un public acquis, il a frisé le ridicule.

Si Emmanuel Macron a réussi son coup, ce n’est pas parce qu”‘il était soutenu par telles ou telles personnalités, par tel ou tel lobbie, par telle banque ou telle média!

Emmanuel MACRON a réussi son pari parce la France a besoin et envie de changement !

Marine LE PEN représente en partie le changement voulu par les français, mais elle n’a ni le talent, ni la classe, ni la formation, ni la personnalité de Emmanuel MACRON.

Ce changement se réaliser-t-il?

Les partis politiques se relèveropnt-ils de leur désastre actuel?

Verra-t-on un nouvaeu paysage politiquer français?

Autant de questions qui raveveront mon intérêt pour la politique intétrieure frnçaise!

  • Quelques citations

    ' Nous ne pouvons donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes '


    inconnnu
    L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit.




    Victor HUGO
    "Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs."
    Alphonse Karr
    'La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.'


    Paul Valéry.
    Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.


    Jen-Paul Sartre
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