Ma deuxième rencontre fortuite avec Guillaume MUSSO

Comme je l’écrivais il y a quelques années, les romans de Guillaume MUSSO, l’auteur français le plus lu, ne sont pas ma tasse de thé ni mon verre de café…..

Mais un trajet par train Rabat-Casa et retour peut très bien convenir à la lecture d’une des productions de Guillaume MUSSO – je ne trouve pas de mots plus juste pour qualifier ce que nous vend ce monsieur.

Cette fois, je me suis laissé piéger par “L’INSTANT PRÉSENT” publié chez les Editions XO en 2015.

Linstant-présent-collector

Pour ne pas vexer Guillaume MUSSO et ses lecteurs, je ne dirais que ce roman est un “roman de gare”….quoiqu’il ait été acheté dans ue gare mais que ce serait plutôt un “roman de train

En effet, une fois embarqué dans le train et dans le roman, c’est bien plus le roman qui vous accapare!

Le style est alerte!

Les ambiances sont formidablement bien rendues, surtout pour un français qui nous parle de New-York des années 90 avec une aisance et une précision remarquables.

Les personnages sont crédibles.

Reste la trame du roman …

Soit on y adhère au genre et on accepte le jeu et alors on est entraîné dans un tourbillon fou mais pas désagréable.

Soit le lecteur est moins réceptif – comme c’est le cas pour moi – et il ne croit à un seul moment aux aventures complètement alambiquées que connait le héros!

Jouer avec le temps relève de la science-fiction et je me suis pas un fanatique de ce genre! Mais s’il peut me faire oublier les deux fois 70 minutes que dure le trajet aller-retour en train entre Casa et Rabat, je peux dire que Guillaume MUSSO a réussi son pari!

J’vais qualifié le seul roman de Musso que j’ai lu de “roman de salle d’attente chez un concessionnaire automobile“. Entre une salle d’attente et un train-navette, il n’y a pas une très grande différence!

Un 25 NOVEMBRE plus triste que les précédents…

Depuis que je tiens ce blog, j’ai toujours veillé, à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, à exprimer ma solidarité avec les femmes victimes de comportements violents de la part des hommes et parfois, malheureusement, des institutions.

Ma solidarité n’avait et n’a toujours été motivée que par le respect tout à fait normal que je dois à la femme, aux femmes : j’ai eu une mère d’un courage inouï, j’ai une épouse d’une droiture exemplaire, mes filles sont ma fierté tout autant que mon fils.

Je ne comprends pas donc, je ne conçois pas donc qu’un homme puisse porter la main sur une femme, qu’il puisse lui manquer de respect, qu’il se croit supérieur à elle, qu’il lui porte atteinte de n’importe quelle manière!

Pour moi, la violence faite aux femmes n’est pas un comportement humain normal ..

Or malheureusement, cette violence est chose courante chez nos congénères à tel point que l’anthropologue Françoise HERITIER, disparue il y a quelques jours, n’hésite pas à affirmer que : “l’Homme est la seule espèce où les mâles tuent les femelles de leur espèce”.

Comment faire pour changer cette situation?

Changer les mentalités, changer les données socio-économiques, changer les lois, changer le monde en quelque sorte!

Mais il faut aussi et surtout que les femmes réagissent, qu’elles se battent, toutes, même celles qui ne sont pas victimes de violences, contre cet état de fait!

J’ai dit en titre de ce billet que ce 25 novembre est plus triste que les précédents…Oui, parce que certaines femmes qui ont toutes les raisons de mener cette bataille, parce qu’elles sont libres rt indépendantes, rechignent à mener ce combat et que d’autres tout aussi libres et tout aussi indépendantes se complaisent dans leur situation de victimes.

Oui, je suis cynique dans cette affirmation mais malheureusement elle est véridique et bien plus réelle qu’on ne le croit!

La violence faite aux femmes est le combat de tous et de toutes : quiconque y renonce – même pour des raisons de convenance ou de conviction personnelle – se comporte à mon sens en complice de crime contre les femmes, contre LA FEMME!

P.S. 1 : j’ai souvent dédié mon billet du 25 novembre à quelqu’un qui m’est proche, pour qui cette date est importante et qui m’a très douloureusement ouvert les yeux sur le renoncement de certaines femmes à défendre leur propre cause quand elles ne se complaisent pas dans leur situation de victimes, qu’elles ne la justifient pas ou pire qu’elles subliment leurs bourreaux!

P.S. 2 : La récente lecture d’un petit recueil de textes – on ne peut parler de nouvelles, ce serait plutôt des confessions intimes déguisées et très élégamment rédigées – publié par Imane NACIRI chez La Croisée des Chemins en 2012 sous le titre NE ME JUGEZ PAS n’a pas arrangé les choses : elle a contribué à renforcer le sentiment assez désagréable que j’ai exprimé dans ce billet. Un conseil : ne lisez pas la prose dépressive et déprimante de cette femme.

ne me jugez ps

Décidément, ce 25 novembre recèle une tristesse infinie…

AVOIR UN AVIS SUR TOUT ….

Peut-on avoir un avis sur tout ? Et surtout doit-on l’exprimer à tout prix?

Les questions que je pose n’ont rien à voir avec la liberté de penser ou la liberté d’expression : c’est juste une question d’opportunité et de pertinence. Que l’on soit bien d’accord!

L’actualité est très riche et les internautes réagissent bien évidement selon leur feeling. Mais honnêtement, un internaute lambda assis devant o PC ou tripotant son smartphone, peut-il avoir un avis digne exprimé sur tous les problèmes qu’il voit défiler sur son écran?

Comme une affaire aussi grave que le drame d’Essaouira, dont on sait rien sinon que 15 femmes perdu la vie dans des circonstances troubles?

Comme les accusations de complot contre la monarchie proférées contre Illyas Omari et qui risquent de déstabiliser le Maroc et ses institutions?

Comme l’éventuelle sélection en EN de Munir El Hadaddi, ce joueur qui avait opté pour la Roja et qui se découvre soudain un amour sans limite pour les Lions de l’Atlas qui iront défendre le couleur du Maroc en Russie, après une campagne africaine épuisante et finalement triomphale?

Comme l’interdiction par les autorités monétaires marocaine de l’usage des monnaies virtuelles plus connues sous le vocables de “bitcoins”?

Comme les conséquences du retard ds pluies qui troublent même le plus citadins d’entre les marocains mais qui ne semblent pas inquiéter M. Aziz Akhenouch, ministre de l’Agriculture et de bien d’autres choses?

Comme la situation dans cet établissement de préparations aux Grandes Ecoles de Taza qui a connu concomitamment une intoxication alimentaire massive et un suicide?

Comme cette association dont le but est de faire aimer la lecture aux petits et qui se voit boutée hors de la Bibliothèque Nationale de Rabat pour des motifs pour le moins fallacieux?

Comme le chaos le plus total qui a suivi la finale de la Coupe du Trône entre le RAJA et le DHJ et qui a provoqué des débats matériels très importants sur les biens des particuliers qui n’ont rien à voir avec le foot et des blessés chez les forces de l’ordre, contre quelques arrestations sans itérêt.

J’en passe et des meilleures : peut-être es affaires plus importantes, des sujets plus compliqués, des plus informations plus graves.

Non, un internaute normalement constitué ne peut avoir un avis clair et circonstancié surtout ce qui se passe autour de lui. Et il n’est pas, à mon sens, obligé d’exprimer à chaque fois son sentiment sur tel ou tel événement, sur telle ou telle information et très souvent sur juste une rumeur non fondée!

Ai-je tort?
Ai-je raison?
Je n’en sais rien mais la question m’a semblé importante et je la soumets à votre appréciation..

SI COMME MOI, VOUS AIMEZ LES MATHS, TOUT EN N’Y COMPRENANT RIEN….

Si comme moi vous avez eu un jour l’intention d’entamer des études scientifiques et que la vie en a décidé autrement, si comme moi il vous rester un amour nostalgique des mathématiques et surtout une incompréhension quasi totale de certaines notions qui se soient noyées dans le brune de vos souvenirs, si comme moi, il vous reste de bagues souvenirs des cours de mathématiques où ils était question de logarithmes, de fonctions, de dérivées, ou de sinus et cosinus, ou de nombres réels ou irrationnels (je ne demande encore aujourd’hui comment un nombre peut-être irrationnel), je vous conseille de feuilleter le petit livre de Lionel SALEM, Frédéric TESTARD et Coralie SALEM paru en 1990 chez les éditions CASSINI – collection Le Sel et le Fer – sous le titre alléchant: LES PLUS BELLES FORMULES MATHÉMATIQUES“.

MATHS

Vous serez épaté de comprendre très vite le pourquoi du comment des formules qui nous donnent la surface du rectangle et celle du triangle, celle d’un cercle et avec les intégrales celle de n’importe quelle surface! Eh oui, n’importe quelle surface quelque soit sa forme…

Vous verrez d’un autre oeil les mystérieux sinus et cosinus, ou bien les nombres bizarres que tout le monde connait mais dont peu de monde comprend comme PI (le fameux et mystérieux 3,141592653589793238462643383279……. et l’on peut aller jusqu’à plus soif sans espoir de trouver la dernière décimale) ) ou le nombre d’or que certains ont croisé dans les cours de dessin au lycée s’ils ont eu la chance d’avoir eu un prof de dessin compétent et qui nous permet de réaliser, spontanément, de belles photos ou des bouquets agréables à regarder.

Vous y trouverez l’explication relativement simple du nombre e à laquelle je n’ai jamais rien compris, et le rappel d’un certain nombre de théorèmes qui sont enfouis dans nos mémoires comme le théorème de Pythagore bien sûr.

Faites ce petit voyage dans les méandres de votre mémoire et de vos connaissances et vous vous rendrez compte que, scientifiques ou pas, férus de maths ou pas, nous avons en nous-même un fonds de mathématicien qui s’ignore!

Amusez-vous bien !

CE BLOG EXISTE DEPUIS LE 18 NOVEMBRE 2005 ET CONTINUERA A EXISTER

Le billet inaugurant ce blog date du 18 novembre 2005.

De leau a coulé sous les ponts depuis cette date, des sujets ont défilé sur cet espace, des commentaires y ont été postés, des échanges s’y sont construits, des belles amitiés en sont nées et des malheureuses inimités se sont installées!

Et pourtant, citoyenhima.org a continue sont chemin cahin-caha, avec des périodes de création euphorique et des moments de lassitude et de repli sur soi.

Mais ce qui qu’il y a de sûr c’est que je tenterai de faire vivre et peut-être juste survivre cet espace, qui fait partie de ma vie maintenant.

Ce sera toujours le réceptacle de mes réflexions personnelles sur les problèmes qui m’interpellent et qui n’intéressent pas forcément les autres.

Bien que les commentaires soient bloqués pour des raisons techniques que je ne suis pas arrivés à résoudre, je sais que une partie de mes lecteurs me suivent sur ma page Face Book ou sur mon blog miroir.

Je le remercie de leur fidélité et leur assure mon amitié et mon respect.

MAINTENANT QUE LA FÊTE EST FINIE …

Maintenant que la fête footballistique, que les fêtes footballistiques, devrais-je dire, sont finies, qu’allons-nous faire?

Maintenant que les drapeaux rouges des supporters du Widad de Casablanca sont rangés, une fois que ce club est déclaré “champion d’Afrique des Clubs”, qu’allons-nous faire?

Attendre le prochain “Mundialito” et espérer bien entendu avoir quelques moments d’espoir, de joie, de bonheur, de fièvre, de fierté….A moins que l’on tombe de haut et que les résultats sous le soleil des Emirats ne soient pas aussi brillants que sous celui de Casablanca.

Mais bon c’est un jeu, le foot, un jeu et rien d’autre!

Maintenant que l’Equipe Nationale de football est qualifiée pour la Coupe du Monde 2018, que Hervé Renard et ses poulains auront encaissé les chèques qu’ils ont ont largement mérité pour voir redonner au pays un beau moment de rêve, de bonheur, de fierté et d’espoir, qu’allons-nous faire?

Attendre le 1er décembre prochain pour savoir à quelle sauce nous serons mangés l’été prochain, car nous serons mangés, dévorés, il ne faut pas se leurrer, car la Coupe du Monde est une affaire de très grandes équipes, de gros sous et d’intérêts énormes qui nous dépassent de loin!

Ni le titre africain du Widad ni la qualification des Lions de l’Atlas ne changeront d’un iota la situation du citoyen de base marocain, qui aura à affronter les mêmes problèmes qu’il y a deux semaines, la même administration, la même police, la même justice, les mêmes prix affichés ou pas dans les marchés, le même enseignement, la même santé publique, les mêmes transports en commun.

Pourtant pendant quelques heures, rien de tout cela n’avait d’importance…Juste pendant quelques heures, de Tanger à Layoune, de Casablanca à Oujda, de Fez à Agadir et de Kenitra à Errahidia, les marocains et les marocaines ont été comme sur un nuage!

Etait-ce pour oublier leur problèmes ou les avaient-ils réellement oublié durant cette folle nuit de samedi dernier?

Le football est l’opium moderne des peuples même les plus modernes, les plus riches : demandez aux Brésiliens, demandez aux Italiens, demandez aux Espagnols.

Depuis notre atterrissage sur le terrain de la réalité, le Maroc a retrouvé ses mêmes problèmes avec un gouvernement qui n’en est pas pas un : les ministres limogés ne sont pas encore remplacés et leur remplacement n’est pas pour bientôt à ce que l’on voit!

Le stress hydrique menace très sérieusement le pays et rien ne semble avoir été mis en place pour y faire face ou du moins pour le limiter.

Difficile de lister tous les problèmes que nous connaissons, et que nous avons oublié l’espace d’une soirée, l’espace de deux soirées, après deux victoires en football, réalisées grâce à la sueur de deux bandes de joyeux lurons emmenés par deux entraîneurs, meneurs d’hommes formidables et peut-être grands stratèges en leur matière.

On peut retenir comme gros problème qui est aussi le syndrome de la maladie chronique que notre scène politique vit depuis des années : le PJD parti majoritaire au parlement, parti dirigeant le parlement, va peut-être se livré poings et mains liés pour les quatre prochaines années à son actuel S.G. et devenir ainsi le parti qui combat l’acutel gouvernement! N’avons-nous pas assez de ^problèmes pour que cette situation ubuesque ou kafkaïenne ou tout simplement “johaienne”, ridicule et dangereuse, se produise.

Ne l’oublions pas, c’est autrement plus important que notre qualification à n’import quelle compétition sportive, à tous les succès sportifs du monde!

Soyons er restons réalistes! IL Y A DES CHOSES PLUS IMPORTANTES QUE LE FOOTBALL !

Du temps des romains, la règle pour maintenir la paix sociale était : “PANEM ET CIRCENSES” (du pain et des jeux)..Mais nous ne sommes plus au temps de César!

Du temps de Franco, les espagnols disaient “HOY PAN Y VINO, MANANA SERA OTRO DIA” (aujourd’hui du pain et vin, demain sera un autre jour)! Franco a disparu et l’Espagne a évolué.

Actuellement, LE FOOTBALL EST L’OPIUM DES PEUPLES : beaucoup le pensent avec raison, du simple citoyen lambda comme moi au politicien aguerri comme Jean-Luc Mélenchon, en passant par beaucoup d’internautes sérieux et engagés, et en faisant un crochet par des poètes comme l’algérien Sadek BELHAMISSI qui affirme que “quand la démocratie est absente, le foot ball est l’opium du peuple” et en s’arrêtant sur l’ouvrage de Jean-Marie BROHM et Marc PERELRMAN intitulé “LE FOOTBALL, UNE PESTE ÉMOTIONNELLE” paru chez Gallimard en 2006.

Il nous faut donc nous méfier de ce truc-là, ne pas lui donner plus d’importance qu’il n’a, c’est à dire le maintenir à la place qui est la sienne dans la société : UN SIMPLE JEU et nous concentrer sur l’essentiel de la vie : le travail, la préparation des générations futures et la sauvegarde de la planète.

APPLAUDIR UN BUT OU UNE VICTOIRE est la chose la plus facile à faire …Mais le rôle du citoyen est plein plus compliqué que cela!

Ne l’oublions pas !