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 Depuis une semaine, les médias ressassent la même information concernant les 700 milliards de dollars que Georges Bush veut mettre sur le tapis pour assainir le système financier américain.

 

Mais en fait de quoi s’agit-il ?  LES ECHOS, le quotidien financier, dans son édition du 26 septembre 2008 donne un début d’explication cohérente. « Le gouvernement américain demande au Congrès l’autorisation de récupérer des créances douteuses pour apurer les comptes des banques et relancer le crédit. L’administration pourra se livrer à ces rachats pendant deux ans, et les garder sans limitation de durée. D’autres pays auraient été exhortés à mettre en oeuvre des dispositifs similaires.    L’administration américaine met 700 milliards de dollars sur la table pour enrayer la grave crise de confiance des marchés financiers, demandant au Congrès de la laisser récupérer des créances douteuses pour apurer les comptes des banques et relancer la machine du crédit ».  Mais le plan présenté par le secrétaire d’état ne semble pas recueillir auprès des congressistes la même unanimité qu’il a connue auprès des milieux financiers. Ceux-ci  ont, dès  son annonce, repris du poil de la bête en amorçant une reprise des cours alors que la catastrophe avait été évitée d’un cheveu.  Les avis des experts divergent également sur l’efficacité de ce plan. « Comment le gouvernement va fixer le prix des créances empoisonnées dont il entend soulager les banques », se demande  Mary Ann Hurley, analyste chez DA Davidson & Co.   Le prix Nobel d’économie 2001 Joseph Stiglitz  est plus net dans ses critiques : « comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, on les colle au contribuable, c’est monstrueux”.  Pour Brian Bethune, économiste de Global Insight un certain optimisme peut être observé : « le coût final pour les contribuables devrait être bien inférieur, si on considère que l’économie et le marché immobilier pourraient se redresser peut-être au deuxième trimestre 2009 et en 2010 ».  Pour les politiques, en cette période délicate de campagne électorale, les prises de positions sont très nuancées. « Ce qu’ils nous ont soumis est inacceptable », a déclaré sans ambages  le sénateur Christopher Dodd, président démocrate de la commission bancaire. Le sénateur républicain Richard Shelby a estimé pour sa part que « le Sénat ne devrait pas approuver le plan les yeux fermés », mais il ne s’y est pas opposé catégoriquement.Il a émis des doutes sur l’efficience de ce plan : « Ce qui m’inquiète le plus, c’est que nous n’avons reçu aucune assurance crédible de ce que ce plan fonctionnera. Nous pourrions très bien dépenser 700 milliards de dollars sans résoudre la crise ».   Ce plan pèche également par l’élasticité de la fourchette  concernant le montant nécessaire à cette opération d’assainissement.  Certains spécialistes chiffrent les besoins en financement de ce programme à deux fois, sinon trois  fois le montant initialement annoncé par le gouvernement américain. Et pour finir, l’efficacité de ce plan de sauvetage et d’assainissement du secteur financier n’est absolument pas assurée car « le plan ne précise pas ce qu’obtiendrait le gouvernement de la part des firmes financières, en contrepartie de l’aide fédérale ».  Par ailleurs, il ne prévoit aucune aide spécifique aux petits propriétaires. Le parti démocrate souhaite que le plan de sauvetage prévoit une aide aux propriétaires – certes très réduite, autour de 55 milliards de dollars –  qui ne peuvent payer le crédit de leur maison, et ce afin d’éviter les saisies. 

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Devant la complexité de la situation, la réunion organisée hier par Georges Bush en présence des deux candidats à sa succession n’a apporté aucune réponse, alors que la colère des américains commence à se faire entendre, depuis que l’on a chiffré à plus de 3.500 dollars par américain le coût de ce plan destiné à sauver un secteur dont le système de fonctionnement a créé le chaos actuel. Cependant, une solution DOIT être trouvée. Mais quelque soit cette solution, de très nombreuses questions resteront posées.  

35 Comments on 700 milliards de dollars, pour en faire quoi?

  1. agharass says:

    je sais pas compter !!
    700 Milliards de dollars, elle fait combien de millions de nos dirhams ???

  2. hmida says:

    @ agharass

    BEZZZZZZZZZZAAAAAAAAFFFFFFFFFFFFFFFFFF……

  3. agharass says:

    @ hmida : ma réponse serait rapide pour ne pas flooder, mais aussi ne pas devier du sujet :) dans ton BEZZAF j’ai senti un cri de cœur §

  4. hmida says:

    @ agharass

    Oui…surtout que ces sommes astronomiques vont aller vers quelques entreprises mal gérées alors que des millions de petits américains vont continuer à perdre leurs économies et pire être expulsés ..

    Et dire que cela se passe dans le pays le plus riche du monde !

  5. agharass says:

    @ Hmida : je ne suis pas un expert ou même un fanatique de l’économie américaine; mais je pense que aux USA tant que les ricains votent pour les cowboys la situation n’est pas pour changer :) ))
    Bill Clinton est ce que j’ai toujours considéré comme l’exception américaine, dommage il n’avait pas le droit pour un troisième mandat !!

  6. Kamel says:

    au dernières nouvelles ils comptent aussi sur la rente petrolière des pays du golf persique pour redresser la barre et cela grace à leurs fonds souverains pleins a craquer en milliards…..
    c’est peut etre le tourant du rapport de force economique et la fin d’un episode du capitalisme ….. bientot le triomphe de la finance Chari3a et pourquoi pas Alkaradaoui président de la reserve federal !!!

  7. hmida says:

    @ Kamal

    En effet, c’est plus qu’une éventualité….D’ailleurs, Bush a déjà demandé à l’Europe de réagir….Demain, il exigera des arabes de sortir leurs chéquiers!

  8. Les nouvelles que j’entends concernant cette crise me font de plus en plus froid dans le dois. Ca va en s’aggravant.
    Depuis une semaine que je voulais écrire dessus il faudra que je m’y mette.
    On a laissé trop faire des irresponsables et mt le contribuable devra payer les pots cassés. On marche sur la tête.

  9. hmida says:

    @ une marocaine

    Qui est responsable dans cette histoire? Les dirigeants qui ont mal géré leurs boites? Les actionaires qui exigent du rpfit et rien que du profit? L’état qui n’attend que de percevoir les impots sur les bénfices et qui ne dit rien tant que cela marche? Est-ce le système lui-même qui est à changer?

    Vaste problème ..Et ce nest pas les aboiements riducles de Sarkozy dans son discours de Toulon hier qui t’aideront à y voir clair…..

  10. @ hmida,
    Mais j’y vois clair tu sais :) le dernier qui m’aurait aidé c’est Sarko :D
    Je ferai un billet la dessus qui reprendra l’historique de cette crise. Il ne sera tardé :)

  11. PHILCO says:

    Qui est responsable? Mais le système tout simplement. Toute l’histoire du capitalisme est une succession de période d’expansion entrecoupée de crises qui ont une fonction corrective des déviances de règles d’un système qui n’est plus adapté à l’évolution de la réalité économique. Cette crise, très sévère, n’en constitue qu’une étape de plus. C’est ce pragmatisme qui fait la pérennité du capitalisme depuis son instauration à la Renaissance par les banquiers italiens.
    Dans la crise actuelle, c’est le contrôle de la qualité des crédits qui a fait défaut et une course à la rentabilité financière envers et contre toute évidence d’une escalade suicidaire.
    Comme l’explique Aglietta, la crise, on le sait, vient du secteur immobilier. Ici, des courtiers sans scrupule ont accordé des prêts léonins à des ménages qui n’avaient pas les moyens de devenir propriétaires de leurs maisons.

    Ce système a été non seulement toléré, mais encouragé par l’administration américaine, via un ensemble de subventions et de garanties apportées aux emprunteurs. Citons, pêle-mêle: la détaxation des intérêts d’emprunt, la détaxation des plus-values immobilières, une garantie d’Etat apportée aux emprunteurs fournissant un apport personnel trop faible, ainsi que la suppression de toutes les régulations dans le secteur du crédit immobilier.
    Tout allait très bien, tant que les prix de l’immobilier montaient, et que tout le monde anticipait leur hausse. Les ménages propriétaires pouvaient alors faire valoir auprès de leur banquier que la valeur de leur habitation s’accroissait, donc que leur richesse augmentait, donc qu’ils pouvaient emprunter davantage. C’est ainsi qu’ils contractaient de nouveaux prêts gagés sur la valeur de leur maison pour consommer, ou tout simplement pour s’acquitter des mensualités de leurs autres crédits. Le mécanisme de la bulle spéculative était en marche.

    Facteur aggravant, un verrou technique a sauté qui aurait dû s’apercevoir que ces crédits étaient non sécurisés et auraient dû être notés CCC et non AAA : les agences de notation.
    Maintenant on en est à la purge des bilans, purge suffisamment amère pour précipiter à la faillite quelques organismes financiers majeurs américains qui rend urgent l’intervention publique. Urgent et indispensable, Hmida, parce que sa non intervention pourrait avoir des conséquences terribles pour l’américain moyen ! On n’en est plus à apprécier le côté moral de la question, il faut éteindre le feu. On analysera après et cela conduira à un renforcement de la mondialisation car on instaurera des règles de contrôle planétaire d’un système planétaire. Un système de sanction financière sera probablement établi contre les (ir)responsables d’une politique uniquement dictée par le profit immédiat qui pourraient être des pénalisations sur résultat à la hauteur des émoluments et autres « parachutes dorés » aux responsables financiers.
    Mais attention, l’économie et la croissance en avait bien profité depuis que la notion de subprime a été créée en 1993 après que des organisations de “civils rights” se soient plaintes que les gens les plus défavorisès n’avaient pas accès a la propriété parce que les Banques “discriminaient” contre eux, soit sous … Clinton.

  12. La période de «récession» à cause des subprimes que personne n’avait prévu va s’étendre de partout ! D’où l’utilité de l’intervention de tous.
    Les banques américaines ont bien intérêt de réagir et c’est bien au profit de tous car sans crédit aucune chance pour le développement.

  13. hmida says:

    @ Philco

    Comme le disait Elie Cohen sur le plateau de “C dans l’air” tout à l’heure, ce fameux plan d’assainissement est :

    1/ absolument nécessaire sinon c’est la débacle toitale du système financier amériacain avec son cortège de faillites, la crach boursier, etc…etc.

    2/ absolument opaque parce personne ne peut prévoir ce qui peut en sortir !

    C’est le dileme posé à l’administration Bush!

  14. PHILCO says:

    Le dilemme des républicains est de choisir entre éviter une catastrophe sociale de première ampleur et le respect des principes économiques du libéralisme de non intervention de l’Etat pour laisser la “main invisible” chère à Adam Smith agir.

    Pour ce qui est de ce qui en sortira, on ignore où s’arrêtera le désastre, l’étendue des ramifications des participations « pourries ». Par exemple, est-ce que les fonds de retraite seront touchés et à quel degré ? Ensuite, va-t-on vers une plus grande pénétration de fonds souverains dans la finance américaine qui pourraient profiter de la chute des cours pour racheter à bas prix des actions dans des organismes financiers importants du système ? Lesquels ? Fonds arabes ? Chinois ? Russes ? Enfin, quelles mesures de régulation et de contrôle seront-elles mises en place ? Ces mesures ne pourront être que des règles d’application internationale et acceptées par le G7 comme par les pays émergents pour être efficaces. Seront-elles le commencement d’un new deal avec le début de la montée en puissance sur le plan de l’édiction des règles du jeu des émergents ? Cette crise marquera-t-elle plus seulement dans les faits mais dans l’élaboration des lois financières la montée des émergents et le début du basculement à leur avantage du pouvoir d’imposer les règles de fonctionnement de l’économie mondiale ? Le colosse américain a un genou à terre. Les émergents en profiteront-ils pour asseoir un peu plus leur montée en puissance dans l’économie mondiale ?

  15. hmida says:

    @philco

    Je ne suis un fan absolu du modèle économico-financier américain mais je n’irai pas jusqu’à dire que “LE COLOSSE AMERICAIN A UN GENOU A TERRE”!

    Il a connu pire que cette situation et s’en est toujours sorti!

    Cela ne tient pas je crois au modèle ou au sytème en lui-même mais bien plus à la mentalité des américains!

    Seuls eux – en tant qu’individus pas en tant que peuple ou état – peuvent toucher le fond du fond puis rebondir!

    Tu parles des émergeants….Sont-ils capables de prendre la place qui est la leur dans l’éonomie mondiale?

    Je ne pense pas, en tous cas pas tant que les individus dans ces pays ne changent de mentalité!

    Mais le monde est en effet à un moment Tzéro de son histoire : comment basculera-til? basculera-t-il même?

    Je crois que nous ne poiuvons qu’observer et attendre …en disant “allah ya7fad” (que dieu nous protège!)

  16. PHILCO says:

    Les faits sont là: une vraie révolution de laquelle personne ne parle: c’est la première fois dans l’histoire économique depuis la Renaissance qu’une zone géographique échange plus entre elle qu’avec l’Occident. Je parle, bien sûr, des cotes asiatiques du Pacifique. Cela veut dire que ces pays échappent à la dépendance technologique et commerciale de l’Occident. Le discrédit du FMI, l’inefficacité de l’OTAN, la dépendance de l’Amérique envers les financiers de sa dette que sont la Chine ou le Japon, la position défensive de l’Occident dans le respect des règles édictées par lui-même dans le cadre de l’OMC (demande à la Chine de maintenir les quotas sur le textile pour éviter de sinistrer cette activité, remise en place de taxes douanières pour l’acier par Bush…), rattrapage en une quinzaine d’années par certains émergents des niveaux de vie européens, montée en puissance de la technologie asiatique dans les domaines les plus pointus .
    Cette crise risque de traduire ce basculement progressif (mais rapide) de l’économique vers le politique. Je veux dire que les émergents risquent fort de revendiquer leur droit de regard sur les règles du jeu économique du monde plutôt que de laisser l’Occident, les Etats Unis en tête en décider unilatéralement.
    Lorsque je dis que le colosse américain a un genou à terre, je veux seulement dire que, si je n’ai aucun doute qu’il se remettra de cette crise, sa puissance en ressortira sapée. Ce ne sera plus l’hyper puissance que l’on connaît même si elle restera la première du monde.
    Puis, par la suite, ce mouvement de bascule se poursuivra: par exemple une étude de Morgan Stanley prévoit que d’ici une dizaine d’années, les fonds souverains pourraient représenter une force de frappe de 12000 milliards de $. A titre de comparaison, la capitalisation globale des bourses européennes est actuellement de l’ordre de 10 000 milliards de $.
    De toutes façons, cette crise marquera la fin des intégristes du libéralisme qui avait commencé avec Thatcher et Reagan et qui s’achève avec la faillite buschienne. Ce sera toujours cela de gagner.

  17. @ philco,
    C’est cette main invisible de Adam Smith qui est en partie responsable de cette crise. Je m’explique dans les années 80, Reagan a décrété que le marché pour se réguler tout seul alors il a décidé de mettre en place la dérégulation et la déréglementation. Les autorités monétaires étasuniens ont laissé faire depuis sans intervenir dans le jeu financier qui devenait de plus en plus fou. Rajouter à cela les suites de la chute du WTC : la politique monétaire poursuivie par le gouverneur de la Fed et voilà tous les ingrédients étaient là pour que cette crise aient lieu.

    Mt les autorités américaines (financières et politiques) est tiraillé entre l’écroulement de tout un système battu comme un château de cartes et son sauvetage qui sera effectué sur le dos du contibuable américain et à l’encontre de tous les principes du capitalisme défendu par les USA. Sans oublier que en sauvant ce système les autorités américains envoient un message dangereux celui de dire aux spéculateurs et autres fous furieux allez y jouez avec l’argent des épargnants et si jamais ça tourne mal on est là pour vous sauver !
    Un vrai casse-tête chinois.

  18. PHILCO says:

    “Mt les autorités américaines (financières et politiques) est tiraillé entre l’écroulement de tout un système battu comme un château de cartes et son sauvetage qui sera effectué sur le dos du contibuable américain et à l’encontre de tous les principes du capitalisme défendu par les USA.”
    Ce n’est pas forcément le contribuable qui paiera en dernière instance: cela peut être les bons du Trésor, c’est-à-dire les chinois, japonais ou arabes du Golf, ou des fonds souverains. Au cas où ce soit l’Administration, une fois assainies et la crise passée, ces participations pourront être revendues sur le marché financier.

    Lorsque vous dites “à l’encontre de tous les principes du capitalisme défendu par les USA”, ce n’est pas tout-à-fait exact car si les Républicains affichent des principes libéraux cela n’a pas toujours été le cas de l’Administration US qui a privilégié le jeu de la concurrence avant le principe libéral. Je rappelerai juste le Sherman Act, fin XIXème, loi anti trust, destiné à casser la tendance monopolistique de la Standard oil.
    Plus tard on assista au démantèlement d’ITT dans les années 80, toujours au nom de la loi anti trust. Récemment Microsoft faillit faire les frais de cette loi.
    Enfin, les USA sortirent de la crise de 29 grâce au New deal avec Roosevelt dans lequel l’Etat fédéral joua un rôle important.
    Ce qui caractérise avant tout la politique américaine est son caractère pragmatique. C’est aussi ce qui fait sa force. C’est ce qui fait aussi qu’elle soit très mal perçue par les autres pays car ils n’hésitent pas à trahir les règles qu’ils imposent aux autres si cela fait le jeu de leurs intérêts. Un exemple: la mise en place de taxe de 8 à 30% sur les importations d’acier par Bush en violation des règles de l’OMC en 2002 et bien que l’industrie de l’acier ait perçu ces entreprises ont touché ces vingt-cinq dernières années quelque 17 milliards de dollars de subventions!

    “Sans oublier que en sauvant ce système les autorités américains envoient un message dangereux celui de dire aux spéculateurs et autres fous furieux allez y jouez avec l’argent des épargnants et si jamais ça tourne mal on est là pour vous sauver !”
    Là je ne vous suis pas car les américains peuvent commettre des erreurs mais ont beaucoup de respect pour l’argent de leurs contribuables même si cela peut faire sourire d’affirmer cela en ce moment. Je suis persuadé qu’ils sanctioneront les responsables autant que la loi le leur permettra. Ils ont déjà mobilisé le FBI pour enquêter sur les fraudes possibles. N’oublions pas que les dirgeants d’Enron avaient écopé de lourdes peines de prison malgré leurs liens privilégiés avec l’Administration Bush dont ils avaient financé ses campagnes politiques. Les PDG de Worldcom et de Tyco, deux autres faillites retentissantes de cette même époque, sont sous les verrous pour 25 ans.
    C’est toute la différence avec l’Europe pour laquelle votre commentaire aurait été justifié.

  19. hmida says:

    @ philco

    Crois-moi, les chinois ne mettront jamais le gouvernement en difficulté. Ils ont trop besoin de la bénidiction américaine pour encore plusieurs décénies!

    Ce sera le contribuable américain moyen qui réglera la facture, à moins que l’Europe dans une moindre mesure ou les pétro-monarchies plus sûrement mettent la main à la pcohe!

  20. PHILCO says:

    “Crois-moi, les chinois ne mettront jamais le gouvernement en difficulté. Ils ont trop besoin de la bénidiction américaine pour encore plusieurs décénies!”
    Je suis d’un avis complètement contraire. Les chinois ont une grande confiance en eux-même. Si, demain, leurs intérêts geo stratégiques se heurtaient à ceux des américains tu verras s’ils hésiteront une seconde à les mettre en difficulté!

    “Ce sera le contribuable américain moyen qui réglera la facture, à moins que l’Europe dans une moindre mesure ou les pétro-monarchies plus sûrement mettent la main à la pcohe!”
    L’Europe, sûrement pas, elle n’en a pas les moyens. Les chinois sont déjà les premiers financiers de la dette extérieure US et ils disposent de réservent monétaires gigantesques! Pour t’en donner une idée elles s’élèveraient à plus de 1000 milliards de $!!! Pour t’en préciser l’importance, ces réserves correspondent à peu près à la capitalisation boursière des trois premières firmes américaines : Exxon Mobil, General Electric et Microsoft. L’augmentation de ces réserves en 2007-2008 pourrait correspondre à la capitalisation des quatrième et cinquième valeurs américaines : Citigroup et Bank of America! Tu n’as pas le vertige? Moi, si.
    Ils peuvent donc parfaitement acheter les bons du Trésor nécessaires à l’engagement public américain.
    Même si c’était l’Etat qui finançait ses acquisitions, une fois la situation assainie, ils les revendra et récupèrera ce financement. Ce ne serait ainsi qu’une avance de trésorerie à laquelle procèderait le contribuable. Il est même possible qu’il réalise un bénéfice…

  21. iblogyou says:


    Bill Clinton est ce que j’ai toujours considéré comme l’exception américaine, dommage il n’avait pas le droit pour un troisième mandat !!

    tu veux dire pour une troisième femme…

  22. iblogyou says:

    c’est bizarre que l’on entend plus parler de la thèse de S. Huntington pourtant il y a du cla$h dans l’air…

  23. hmida says:

    @ iblogyou

    S. Huntington parlait de choc de civilisations par de crash financier …… Ce n’est pas la même “sauce” ni la même chose…

  24. iblogyou says:

    # 17 une marocaine

    La régulation par le marché est loin d’être la cause de ce marasme économique, c’est tout simplement l’absence de contrôle et la qualité des transaction certifié qui a massivement dégénéré… C’est bizarre de parler de subprime car suivant le modèle bengalis de micro-crédit les populations pauvres apparaissent comme solvables. A mon avis, il s’agit d’une crise de riche pour preuve ils sont les premiers à pleurer et s’il vous plaît à mendier auprès des pauvres… Qui l’aurait cru…

  25. iblogyou says:

    j’ajouterai que les américains avait très bien prévu ce qui nous paraît aujourd’hui comme une crise financière car en dévaluant progressivement le dollar face à l’euro depuis ces quatre dernière années ils étaient entrain de poursuivre en douce une politique monétaire d’afflux de capitaux étrangers (Euro et Yen) du coup c’est l’UE qui va souffrir car les marges de manœuvres deviennent étroite : ajustement par le marché du travail en contradiction avec la hausse du coût de la vie et la raréfaction de l’octroi de crédit. Les sermons de N. Sarkozy et son disciple F. Fillon ne doivent pas être pris à la légère. Par conséquent, les entrée de devise au Maroc ne suivront plus la tendance folle de ces dernières années, le Maroc et les pays capteurs de fonds n’échapperont pas aux effet de cette crise du coup systémique.

  26. PHILCO says:

    @iblogyou
    “c’est bizarre que l’on entend plus parler de la thèse de S. Huntington pourtant il y a du cla$h dans l’air…”
    Entre qui et qui? Pour l’instant la Chine est solidaire de l’Amérique leurs avoirs financiers étant en dollar. Pareil pour les arabes du Golf.

    “C’est bizarre de parler de subprime car suivant le modèle bengalis de micro-crédit les populations pauvres apparaissent comme solvables”
    Les créances des microcrédits ne sont intégrées dans aucun bilan de banque et ne font l’objet d’aucune spéculation. Il n’y a donc aucune tromperie sur la marchandise contrairement aux subprimes.

    “A mon avis, il s’agit d’une crise de riche pour preuve ils sont les premiers à pleurer et s’il vous plaît à mendier auprès des pauvres… Qui l’aurait cru…”
    Ce n’est pas nouveau les “pauvres” finançant la dette américaine depuis quelques années déjà en ce qui concerne la Chine, les japonais et arabes n’appartenant pas vraiment à la catégorie de pauvres.

    “j’ajouterai que les américains avait très bien prévu ce qui nous paraît aujourd’hui comme une crise financière ”
    Seraient-ils masochistes à ce point? Dans quel but l’auraient-ils fait?

    “Par conséquent, les entrée de devise au Maroc ne suivront plus la tendance folle de ces dernières années”
    Beaucoup de capitaux alimentant le Maroc viennent du Golf. Même s’il y a ralentissement ils continueront à venir car leurs réserves sont énormes et les marchés occidentaux paraissent beaucoup moins sûrs dans l’immédiat.

  27. bouanezi says:

    C’est que les établissements de crédits ont donné des crédits aux citoyens, aux entreprises et sociétés éléphantesques exagérer pour l’achat et construction des maisons.

    Mais à quoi sont dues ces erreurs flagrantes que nous sommes convaincus que les responsables sont tellement expérimentés de tomber dans un telle piège.
    Le problème résulte dans l’inflation du prix immobiliers qui est arrivé à des prix irréels, et il donne l’impression d’augmenter de plus en plus. Le banquier est truqué par l’extension du prix et il remet des crédits sur la base du prix actuelle avec des gonflements plus ou moins importante étant donné que le prix est en évolution croissante. après la suspension de l’inflation par des intervenants spécialisé dans ce domaine est qui tire des grandes profits dans un minimum du temps . le prix de l’immobilier est revenu à son état ordinaire même plus il a diminué d’un certains pourcentage qui arrive à 20% . les bénéficiaires n’ont pas pu acquitter leur traite étant donné qu’il est à une somme qui dépasse leur capacité financière ainsi que le produit qu’ils ont acquis sa valeur a diminué d’une manière farouche. C’est dernier préfère que les établissements saisissent ces immeubles qui sont des garanties ce que les établissements ont commencé à faire mais ils sont rendu compte que les pertes sont gigantesque par conséquent la banque a déclaré faillite. Ainsi la crise est déclenchée en Amérique ;

    Je crois que d’autres éléments qui ont agit sur la crise par exemple on a l’habitude que si le prix du pétrole augmente on aura automatiquement l’augmentation de la valeur du dollars actuellement nous constatons le contraire le prix du pétrole qui a augmenté et la diminution de la valeur du dollars l’analyse de ce dilemme est tout simplement avant l’excèdent réalisé par les pays exportateurs du pétrole est posté à l’état unit qui aura des conséquences positifs sur son économie ; actuellement le manque de confiance envers les états unis surtout sont entrés dans deux guerres en Irak et Afghanistan où il dépense des sommes cyclopéen sans atteindre leurs objectifs d’arriver aux sources du pétrole .

    Je reviens à la solution proposé par bush qui est basés sur l’achat des créances douteuses de ces établissements à fin de mettre ces établissent sur pied personnellement je crois que c’est la solution unique à ce problème

  28. @ philco,
    Je suis d’accord avec certaines choses que tu dis et pas avec d’autres. Je compte écrire sur cette crise en détails car c’est un peu long.

    @ iblogyou,
    Les crédits ont été donnés à des populations non solvables avec des taux d’intérêt variables partant du postulat idiot certes mais adopté par bp de monde selon lequel le prix de l’immobiler augmentera indéfiniment ! Ensuite, ces crédits ont été mis dans des packages hétéroclites et vendus, par voie de titrisation, à des banques d’investissement qui les ont acheté sans savoir ce qu’il y a dedans. Ce banques ont mis ces titres hors bilan et états de synthèse. Les assureurs pour ne pas être en dehors de la partie ont assuré ces packages. Quand la bulle immobilière a éclaté, les emprunteurs n’ont pu remboursé, les titres achetés par les banques d’investissement ne valaient plus rien et les assureurs sont passés à la caisse. En gros le chateau de cartes s’est écroulé.

    Les micro-crédits c’est une autre logique et une gestion du risque qui n’a rien à voir avec les folies furieuses des spéculateurs financiers assoifés de gain à très très court terme.

  29. alibaba says:

    Je partage le Com 18 dans ses grandes lignes sauf l’affirmation relative au New Deal de F. Roosevelt.
    Car, selon plusieurs historiens /économistes (dont Schumpeter) c’est l’entrée en guerre des USA qui a permis à ce pays de sortir définitivement de la crise de 29, bien plus que le ND.

    Par ailleurs, il y a fort à parier que, comme le dit hmida, c’est bien le contribuable US qui passera à la Caisse …

    Enfin, je pense qu’il n’a aucun rapprochement à faire entre la micro finance (ou micros crédits ) et le “subprime market” (marché du crédits à haut risque) qui est systématiquement “adossé” au marché de l’immobilier .

    De mon point de vue, le subprime market …..c’est pratiquement le marché de l’usure.
    Et généralement, l’usurier finit mal … à cause de sa cupidité.

  30. iblogyou says:

    # # 26 PHILCO Says:
    Beaucoup de capitaux alimentant le Maroc viennent du Golf. Même s’il y a ralentissement ils continueront à venir car leurs réserves sont énormes et les marchés occidentaux paraissent beaucoup moins sûrs dans l’immédiat.

    Dans ce cas c’est pire… cf. le syndrôme hollandais…
    d’ailleurs il est observer dans bon nombre de pays
    d’amérique latine et même chez nous cf le prix des
    denrées qui explose…
    Le Maroc est loin d’être une place financière comme
    NYC, Paris et la City et d’ailleurs au milieu des années
    90 nous avons déjà expérimenter notre “Enron” avec la
    crise du CIH…
    Je faisais principalement référence aux capitaux issu du
    salariat et transféré par les agents économique marocains
    (RME ne veux rien dire…) et non des investissement
    plus que douteux où le blanchiment trouve toute sa place.

  31. iblogyou says:

    # 28 une marocaine (valable aussi pour PHILCO)

    S’agissant du cycle de la monnaie je ne vois pas comment
    les transactions du micro-crédit échappe à la comptabilité
    nationale??
    La Gramen Bank fonctionne suivant la règle des dépôts
    qui produisent des crédits c’est-à-dire comme toute banque
    commerciales… Aussi à la différence des problèmes en vogue
    le micro-crédit se déroule dans le cadre de l’économie réelle
    et non de l’économie financière qui semble maintenant atteindre
    ses limites…
    En montrant l’exemple des micro-crédits je voulais simplement
    prouver la chose suivante : contrairement au fameux ” les banques
    ne prêtent qu’aux riches” et bien les emprunteurs pauvres
    sont solvables. Ils remboursent tous leur micro-crédits. Ceci est un fait.
    A présent, avec cette crise dite de subprime, l’on dirait que se sont
    les pauvres emprunteurs US qui sont coupable de la défaillance
    d’un système voué dès le début à son échec inéluctable. Autrement
    dit, ils désignent un coupable idéal alors que la faille est
    bien ailleurs : Le taux d’intérêt.
    Soyons clair…

  32. hmida says:

    @ iblogyou

    Grssoe cponfusion…Le microcrédit n’est pas financé par des dépots de particuliers….ce nest pas du tout le mêmesystème que le crédit classique : dépots>>>>crédits>>>>>>dépots……

    Par ailleurs, le taux de remboursements des microcrédits garentit leperrenité du sytème ..

    Et la faiblesse des sommes en jeu ne présente aucun risque pour l’économie d’un pays….

    Ce système joue juste le rôle de soupape de sécurité pour une frange de la poupulation…

  33. alibaba says:

    Com 32

    Tout à fait hmida : les Stés de micro crédit (type Zakoura, Fondep etc..) n’ont pas le statut de banques commerciales et ne peuvent donc pas collecter de dépôts.

    Leurs ressources proviennent pour l’essentiel des apports de leurs actionnaires, un petit peu de subventions étatiques mais surtout de prêts bancaires (locaux et internationaux) à long terme souvent assortis de garanties ….et rémunérés à des taux bonifiés certes mais rémunérés quand même (les banques et le fisc …se fichent du rôle de soupape de sécurité ou de filet social que jouent ces Stés).

    Sans entrer dans le détail, je dirai que la probabilité de défaillance d’une Sté de micro crédits est faible dés lors que, d’abord elle ne court aucun risque de “transformation”, et, ensuite, son risque de contrepartie est trés dilué sur une clientèle nombreuse (ménages à faible revenus, “rejetés” par les banques classiques), bien identifiée …et généralement solvable !

    Bref, le secteur du micro crédit est bien verrouillé …et bien sécurisée !

    Rien à voir avec les “subprime”!

  34. hmida says:

    @ tous

    Le plan “700MM $” est approuvé certes, mais il y a des phrases à retenir :

    Bush déclare : “Ce projet de loi apporte les outils et les financements nécessaires pour contribuer à la protection de NOTRE économie contre une panne de l’ensemble du système”….Retenons NOTRE ECONOMIE..

    Henry Paulson dit plus nettement : “un signal aux investisseurs petits et grands, ici et A L’ETRANGER, que nous sommes engagés pour prendre les mesures nécessaires à la protection de notre système financier et de notre économie”….Retenons A L’ETRANGER …etencore une fois NOTRE ECONOMIE…

    Nancy Pelosi, la présidente délmocrates de le Chambre des Représentants se veut plus menaçante pour les spéculateurs : “Ce n’est pas venir à la rescousse de Wall Street (…) c’est un message pour dire à Wall Street que la fête est terminée”.

    Mac Cain et les républicains ne sont pas très convaincus de ce plan mais ils ne peuvent faire autrement que de l’accepter : c’est quelque chose que nous allons tous devoir AVALER et avec lequel nous allons pouvoir avancer. Mais l’option de ne rien faire n’est tout simplement pas acceptable”.

    Même son de cloche chez les démocrates et chez Obama : Quand on demande aux contribuables de prendre des mesures extraordinaires à cause de l’irresponsabilité de certains, IL N’Y A PAS DE QUOI SE FELICITER. Mais ces mesures sont nécessaires”.

    Nous verrons bien à l’usage ce que deviendra et ce que donnera ce plan de sauvetage!

  35. hmida says:

    @ tous

    LUNDI 18 H 15 GTM……

    LE PLAN DE SAUVETAGE EST REFUSE PAR LES PARLEMENTAIRES AMERICAINS QUI N’ONT PAS SUIVI LES INSTRUCTIONS DE LEUR DIRIGEANTS!

    QUE VA-T-IL SE PASSER?

    COMMENT VA REAGIR LA BOURSE DEMAIN?