Encore une fois, un quotidien national a maille à partir avec la justice…Et encore une fois, le problème de la liberté d’information et de la liberté de la presse va se poser….Et encore une fois, le problème sera biaisé….

Cette  fois, un journal estenvoyé devant la justice parce qu’il est n’a fait  pas du journalisme mais de l’Histoire, avec un H  majuscule…Publier des documents d’archives ne relève pas du journalisme!

Je ne sais pas si AL JARIDA AL OULA avait le droit ou pas de publier ce genre de document, mon propos n’est pas d’ordre juridique mais concerne le rôle du journaliste dans la société.

Nous sommes en 2008, le Maroc connait des problèmes d’une très grande complexité, notre société traverse des zônes de trubulences qui demandent un éclairage précis sur ce qui  se passe ICI ET MAINTENANT!

Notre société a besoin de suivre au jour le jour les développements politiques et économiques qui conditionnent notre quotidien : la hausse des prix, le chômage, l’avenir de nos bacheliers, la sécurité dans nos rues, les grèves à répétitiondans les services publics et j’en passe….

Le rôle du journaliste relève de ce quotidien là : si nos journalistes avaient fait correctement leur travail en suivant l’actualité,  les événements d’Ifni n’auraient pas pris la tournure dramatique qu’ils ont connue.

Remuer les fantômes de l’histoire ne concerne pas les journalistes. A chacun sa spécialité.

Si les personnalités dont les témoignages ont été publiés par AL JARIDA AL OULA avaient eu le courage intellectuel et politique de leurs actes, ils l’auraient assumé publiquement, en publiant leurs mémoires.  C’est la pratique courante dans le monde démocratique et l’apprentissage démocratique passe aussi par là!

Un journal, même de bonne foi, ne doit pas servir d’exutoire pour la conscience malmenée de quiconque.

Je reviens à la fameuse phrase de Huebert BEUVE-MERY, fondateur du quotidien (longtemps de référence) LE MONDE : “Il n’y a pas d’information sans manipulation”.

Si AL JARRIDA AL OULA – ou tout autre publication – entre en possession d’un document qu’ elle n’est pas censée détenir dans des conditions légales ou déontologiques – cela suppose une manipulation quelque part!

Quand donc nos patrons de presse feront-ils enfin du journalisme et non plus du simple commerce!

27 Responses to “AL JARIDA AL OULA, LES ARCHIVES ET LE RESTE …..”

  1. al-Maghribi says:

    Histoire et journalisme.

    Le problème n’est pas là. Un journal peut avoir une approche historique en faisant appel à des historiens qui peuvent y contribuer. un journal peut sortir du factuel et des informations au quotidien.

    Il s’agit là de publications in extenso de témoignages dans le cadre de l’IER et non pas une analyse historique sur cette période.

    Comment al jarida al Oula a-t-elle récupéré ces auditions ? Qui est derrière cette opération de “tasrib” de ces informations bien choisies, notamment, parait-il l’audition de khali henna Ould Rachid ? Déjà la presse algéro-séparatiste s’empare de ses informations dans leurs torchons pour renforcer leur propagande.

    Pourquoi l’IER ne prend pas en charge la publication des auditions dans leur intégralité et ainsi couper l’herbe à tout manipulateur qui peut nous faire croire qu’il a des scoop, alors que ses autions sont sensées être publiques ?
    Il y a dans cette histoire comme un goût inachevé de cette formidable initiative qui aurait pu concilier une fois pour toute la société avec l’etat et repartir sur de nouvelles bases saines.

  2. Tahtaoui says:

    بعض الملاحظات :
    جل الشهود قبلوا الإدلاء بشهاداتهم مقابل أن الهيئة ستضمن سرية تلك المقابلات
    جل الشهادات يغلب عليها الطابع الداتي
    الشهادات تعتمد ذاكرة شفوية ولا أحد ينكر محدودية تلك الذاكرة
    أظن أن ادريس بنزكري كان يود أن توضع تلك الشهادات رهن الباحثين للاشتغال عليها وفق معايير يتم تحديدها لذلك ليتستفيد منها كل المغاربة
    الجريدة الأولى لم تحدد بدقة الأهذاف من نشر تلك الشهادات في هذا الوقت بالدات و لم تقم بإي مجهود إضافي لحث الباحثين للتعليق على تلك الشهادات

    الجريدة الأولى بنشرها لتلك الشهادات كما هي أبانت عن عمى سياسي وفكري

  3. hmida says:

    @ al maghribi

    je ne remets pas en cause l’approche “historique” que peut s’autoriser une publication à condition qu’elle assume les conséquences intellectuelles et morales qui en découlent ….

    Là c’est bien plus une approche “scoopique”….qui tend à dire : “voilà, je suis le premier à …..”.

  4. al-Maghribi says:

    @ Hmida

    Nous sommes d’accord

  5. hmida says:

    @ tahtaoui

    فعلا هذا التصرف يدل على عدم المهنية من طرف الجريدة الاولئ

  6. Moul says:

    Toujours l’approche frileuse d’une certaine arrière-garde qui politise aussi bien l’Histoire que la mémoire et qui semble décidée à ce que cette assymétrie de l’information, source de pouvoir incontestable, soit toujours du côté de l’État qui dispose ainsi du moyen de contrôler la société et ses choix. Sur le plan juridique, le tribunal tranchera et ça ouvrira j’espére un vrai débat sur la nécessité d’une loi d’accès à l’information publique (qui comme son nom l’indique appartient à l’ensemble du public et non pas exclusivement à l’État). Sur le plan éthique, l’initiative d’Al Jarida Aloula est à saluer, ne serait-ce que parce que les citoyens, les contribuables, ont le droit de savoir ce que le financement de cette initiative de réconciliation(que je qualifies sans excès de superchérie qui a trompé ceux qui voulaient bien l’être) a produit comme résultats. Je ne connais (m’ayant un peu intéressé au sujet) aucune approche de justice transitoire de par le monde où les témoignanges des victimes et des acteurs ont rejoints les tirroires des archives secrétes. Cela serait absurde et irait même à l’encontre de la volonté de réconciliation qui exige minimalement une pleine information. Et Monsieur Hmida, publier des auditions n’est pas faire de l’Histoire, c’est simplement informer; les chercheurs et les historiens prenderons le relais pour analyser et commenter les données que le journal, en les publiant, fait oeuvre d’utilité publique remédiant à la frilosité de l’État toujours prisonnier de sa conception conflictuelle vis à vis de la société et qui considère que le contrôle de l’information est un atout que l’on ne pourrait facilement abondonner..

  7. Moul says:

    فعلا هذا التصرف يدل على عدم المهنية من طرف الجريدة الاولئ” Un jugement pour le moins expéditif. En quelle qualité vous vous pernettez de distribuer les bons et les mauvais points. Seymour Hirsh en publiant les photos des tortures d’Abu Gharib ou le récit du massacre de May Lai était-il non professionnel alors que son cas est enseigné dans toutes les écoles de journalisme au monde et sachant qu’il s’agissait de varies informations secrétes que la hiérarchie militaire et politique essayaient d’étouffer.
    ”Pourquoi l’IER ne prend pas en charge la publication des auditions dans leur intégralité et ainsi couper l’herbe à tout manipulateur qui peut nous faire croire qu’il a des scoop, alors que ses autions sont sensées être publiques ?” Donc le problème pour vous c’est que l’information (car c’est de l’Information) soit publiée par un journal auquel vous déniez le droit d’informer le public, ce qui est sa mission. Une logique bien biaisée et qui dénote une prise de position bien subjective. Je gage que si cela avait été fait par Le Matin ou Aujourd’hui le Maroc et avec la bénédiction du Makhzen, cela ne vous dérangerait pas et vous applaudirez même l’initiative. Votre position n’est ni juste ni démocratique, mais, comme cela est votre habitude, de défendre le Makhzen (et son symbole du moment Herzenni) et trouver à la presse indépendante (du Makhzen) des pous là où il n’y en a point.. Keep the good work..

  8. al-Maghribi says:

    @ Moule

    A khouya baz ! Je suis vraiment désolé de te dire que tu as tout faux d’affirmer bla hechma que herzenni est le symbôle du Makhzen, alors qu’il a passé une bonne quinzaine d’années derrière les barreaux.
    C’est quoi pour toi le Makhzen ? Tout qui n’est pas d’accord avec une vision prônant l’autoflagellation et les pleurnicheries à la longueur de l’année est un makhzenien en puissance. Mais arrête de te faire du mal et sors un peu de ton masochisme aigü en abordant une vision objective sur ton pays.

    Ceci dit, Tu mélanges dans ton post plusieurs choses.
    1. D’abord, les historiens ne vont pas aller piocher dans un journal des informations de seconde, voir de Nième main pour en faire des analyses sur ces auditions. Ils vont aller directement à la source et c’est la condition pour tout historien ou chercheur qui se respecte.
    2. les auditions qui ont été publiées par cette Jarida sont classées “internes” sous un une catégorie bien spéciale des grands témoins qui n’ataient pas partie prenante de ces années de plomb. Ils étaient ni victimes ni en poste de responsabilité directe liées à ces tristes événements. Ils ont posé une condition prélable que leurs témoignages ne seraient pas divulguées à tout va, mais uniquement pour éclaircir les conditions et le contexte dans lesquels ces événements se sont déroulés pour aider à comprendre l’ambiance générale.

    3. Ces témoignages oraux ne sont pas des paroles sacrées et fiables qu’il faut croire sans prendre des précautions de les confronter et les mettre en série pour en tirer quelque chose de valable. D’où’intérêt des chercheurs qui peuvent utiliser ces paroles brutes et les analyser, tamiser et comparer etc..

  9. hmida says:

    @ moul

    Mrhabik ..Il y a bien longtemps que tu ne pas fait l’honneur d’un commentaire…Je reconnais que les sujets que j’ai abordé ne donnaient pas lieu à une critique sytématique du makhzen …..

    Pour revenir à AL JARIDA AL OULA – journal fort sympatique par ailleurs – je trouve qu’elle ne fait pas oeuvre de journalisme dans le cas d’espèce.

    Car dans le choix même des témoignages diffusés, ce journal est dans la subjuctivité.

    Je reconnais pourtant que ce journal qui dans son deuxième mois d’existence prend position dans la scène madiatique nationale, a réalisé un bon coup commercial…..

    On fait le journalisme que l’on peut ……

  10. Moul says:

    @makhzani: Si l’information n’est pas si importante que ça pourquoi tout ce brouhaha sur sa diffusion. En l’occurrence (et c’est à l’origine de la poursuite) il s’agit d’une information de première source dont le CCDH n’a pas contesté la véracité et qu’il s’emploi à censurer parce qu’elle est justement originale. Elle pourrait dès lors être exploitée par ”tout chercheur qui se respecte” sans oublier qu’elle l’aurait tout autant été si elle était une nième source. Quant à mon masochisme, je te laisse l’honneur de nous bassiner avec le discours béat qui pérrore jusqu’à dégoût que le maroc a changé, que la démocratie et en route, que le Makhzen c’est du passé, etc..Les suppliciés du post-IER, et les victimes de Sidi-Ifni, Sefrou, 1er mai et autres sont mieux placé que moi pour te répondre..Une belle époque que celle où les démocrates-modernistes autoproclamés défendent la censure, l’atteinte aux libertés publiques et la repression…Sur ce, je te laisse vaquer à ta mission de propagande et jouer des épaules pour te créer une petite place, qui sied parfaitement à ta petite personne, dans ce mouvement messianique de ”tous (à l’exception des masochistes auto-flagellateurs) les démocrates”..Ce que nous ne serons pas devenus sans vous, je me le demande..

  11. hmida says:

    @ moul

    Je suppose en t’adressant à “makhzani” c’est “citoyenhmida ” que tu vises.

    Oui, l’humour peut être de mise dans une discussion…

    Mais pas l’insulte…quand tu parles de propagande….ni le mépris ….quand tu parles de petite palce et petite personne….

    Je te dirais juste une chose : on écrit les commentaires que l’on peut !

    La démocratie n’est pas encore une denrée de consomation courante chez nous, je le savais!

  12. le passant ordinaire says:

    Hmida, je te cite
    “Si AL JARRIDA AL OULA – ou tout autre publication – entre en possession d’un document qu’ elle n’est pas censée détenir dans des conditions légales ou déontologiques – cela suppose une manipulation quelque part!”

    C’est quoi le journalisme alors ? une publication pour communiqués et infos officiellement fournies dans des conférences de presse ? où placer le journalisme d’investigation ?
    Prenons pour une fois l’exemple de la “plus grande démocratie au monde”, et passons en revue les scandales des différents administrations américaines, les différents institutions officielles, les multinationales, etc et vous allez voir que toutes ces informations sont non autorisées de publication. Et pourtant dans certains cas ca a changé le visage du monde.
    le journaliste a LE DROIT ET L’OBLIGATION de fouiller, dans un objectif de vérité, là où on l’y autorise pas, c’est son métier.
    Sinon la presse devient des bulletins officiels.

  13. Emomo says:

    J’ai eu vent de ce conflit CCDH-Al Jarida Al Oukhra par le biais de la télé.
    Je ne sais pas si les témoignages des victimes des années de plomb devant l’IER sont confidentiels ou bien sont disponibles seulement auprès des chercheurs. Et le “road-show” (Je n’ai pas trouvé d’équivalent) que l’IER faisait dans certaines villes et où des personnes témoignaient devant les caméras de la Aoula sur les sévices qu’ils ont souffert, c’était quoi ? En tout cas, le nouveau quotidien a réussi à faire de la pub grâce à cette affaire à ses risques et périls. Bien que la démarche qu’il a suivi est plus ou moins tordu, en attendant l’éclaircissement de l’affaire, cela a au moins permis les lecteurs d’être informés sur les détails des témoignages, chose que normalement le CCDH devait le faire en mettant à la disposition de tout le monde (chercheur, étudiant et même citoyen lambda) ces documents dans son centre de documentations ou même sur Internet après le dépassement de la durée de classement s’ils sont confidentiels.

    Sinon, c’est pour quand une loi sur le droit d’accès à l’information ? Cela va permettre de mettre fin à certaines pratiques comme la pseudo-confidentialité d’informations plutôt normales.

  14. abou jaafar says:

    @ tous

    cette discussion, comme souvent les discussions sur les blogs marocains, tourne au réglement de compte personnelou du moins personnalisé.

    j’aimerai savoir si – contrairement à Emomo qui a eu le courage intellectuel de reconnaitre “qu’il a eu vent de ce conflit par le biais de la télé” – les autres intervenants ont lu ces fameux documents publiés par AlJarida Oula.

    et dans l’afffrimative, qu’ils nous disent – en toute conscience – ce que cette lecture leur a apporté ! Qu’ils nous expliqent l’intérêt de ces déclarations pour le marocain de base qui n’arrive pas à joindre les deux bouts!

    Alors, Moul….et toi le passant ordinnaire…A vos claviers …éclairez le peuple!

  15. le passant ordinaire says:

    Abou Jaafar

    Je n’ai eu ni vent ni marré de cette affaire.
    Si tu lis bien mon com, j’ai pris une citation du post de citoyenhmida, et j’ai commenté le contenu qui, vous pouvez aisément le remarquer, ne concene pas exclusivement cette affaire mais la pratique journalistique en régle général.
    J’ai envie (et je suis pas le seul) de lire une presse qui secoue la marmite mais dans un sens constructiviste mais pas de jeter des pavés dans la marre pour la rendre encore plus trouble sans éclairer nos lanternes.
    J’ai une position claire par rapport à la presse marocaine : la recherche de la vérité n’est pas inscrite dans leur ordre du jour, les infos scandales, c’est plus pour “tirer par le bout du nez” un lectorat qui veut pas venir de “son plein gré”.
    Et c’est la recette miracle pour assoeir la notoriété d’un support, faut publier un doc scandale ou sensationnel.

  16. Moul says:

    La ‘’subtilité” du pseudo n’a pas dû t’échapper cher citoyen. Je m’adressais au sieur qui se fait appeler al-maghribi, et qui n’a pas hésité à commencer à verser dans l’insulte. Je suis certes masochiste mais pas au point de me faire insulter sans rendre la pareille. Relis son commentaire no 8 et tu t’en renderas comptes..

  17. too banal says:

    Y’en a marr-ocain!
    Faut-il toujours et encore que nos journaux aient l’aval et la bénédiction de l’intérieur ?
    Que se passera-t-il quand nous aurons une vraie presse d’investigation, de vrais limiers de la vie politique …mais, il est vrai qu’il y a encore trop de sujets tabous…qui handicapent l’émancipation de la presse nationale…
    Pour cela, je ne peux que constater l’absence de la liberté de la presse dans le plus bo bo pays du monde…

  18. hmida says:

    @ too banal

    La liberté de la presse comme toute liberté se mérite …Et nos journalistes ont tendance à croire que tout leur est permis ….Ils ne sont pas audessus de tout, les journalistes….

    Ce nest pas parce quelqu’un a une carte de presse qu’ilest en droit de dire et de diffusuer ce qu’il veut.

    Sinon, c’est la foire, le bazar, le souk, pour rester poli…

    Nos journalistes (ou plutot nos patrons de presse) n’ont qu’une et unique MOTIFATION : faire du chiffe pour mille raisons (de la puplicité commerciale aux annonces légales en passant par les subventions publiques)…

    Tout le reste n’est qu’un moyen pour arriver à drainer de l’argent!

    La presse marocaine a été grande, intelligente, courageuse, militante quand publier un article relevait de l’acte de foi ……Depuis 1930…..La presse nationale n’a pas attendu les journalistes de la 25ème heure pour exister, se manifester et payer pour cela!

  19. Moony says:

    le travail d’un journaliste justement est d’essayer de trouver des vérités par ses propres moyens et ses propres sources, pour informer, faire éclater des vérités, ou juste rappeler des faits.
    pour ce qui est de ce dossier, je pense que normalement c’était à l’IER de les publier il y’a déjà très longtemps, pour la mémoire, pour en tirer des leçons aussi. le dossier du Sahara par exemple, j’ai eu l’occasion d’entendre en privé des témoignages de séniors qui ont été en rapport direct avec le dossier, et j’avoue que ça m’a aidé à y voir plus clair, à mieux comprendre, à térasser les quelques doutes… beaucoup de gens ne connaîssent pas tous les détails, on y gagnerait certainement si plus de témoignages et de rapports sont rendus publics.
    y’a pas de mal à vouloir vendre, à condition de vendre un produit de qualité, en respectant bien sûr l’éthique et la morale.

  20. Amina says:

    Hmida,

    Dans ces “affaires” de presse je suis d’avis qu’il faut clarifier les choses. Car il y a incontestablement des incohérences patentes. Le journal en question publie des témoignages, dont celui du président du Corcas à un moment où le Maroc défend un projet d’autonomie des provinces du sud devant la communauté internationale. C’est effectivement sensible.

    Toutefois un hébdo -que j’apprécie-vient de faire l’évènement en interviewant Mohamed Abdelaziz, le leader du mouvement séparatiste (Polisario) à Tindouf.
    Que faire? Comment les autorités vont-elles réagir? Le journal a-t-il respecté ou non le code de la presse?

    Franchement Hmida, je ne sais pas. L’on ne peut pas constamment avancer dans le brouillard. L’on reproche aux partis de refuser des clarifications pourtant essentielles à leur survie, mais quand il s’agit de presse on prèfère avancer dans le brouillard: ce qui est toléré aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. Et ça vois-tu c’est de l’ordre de l’insupportable pour une profession dont le rôle supposé consiste à dire les choses peu importe que cela plaise ou non.

    Ce qui nous manque terribelemnt aujourd’hui c’est plus de cohérence et de clarté.

  21. hmida says:

    @ amina

    Justement, il faut beaucoup de discernement quand on aborde certains problèmes ….

    Le témoignage de Khali Henna, par exemple? Pourquoi le publier justement lui et pas un autre ….Durant les années de plomb, la responsabilité de ce monsieur étaiut bien moindre que d’autre..Pourquoi donc spécialement lui?

    Une explication du journal serait la bienvenue, quicontribuerait à la clarté ..

    La loi ne peut pas tout régler…Nous avons déjà une pléthore de lois : notre J.O. est une véritable jungle où aiment à se perdre les juges et où les avocats se complaisent à noyer leurs clients!

    La justice ne peut rien règler ….Elle ne règle pas déjà les problèmes qui sont codifiés depuis 1913 …alors penses-tu, les affaires de presse……

    Reste la conscience et l’intelligence des journalistes et celles des patrons de presse!

    En ce qui concerne le rôle de la presse, il n’est pas en rpirité de dire les CHOSES peu importe importe que cela laise ou non….Il a pour rôle d’INFORMER et d’aider à COMPRENDRE….pas juste de DIRE …..

    @ moony

    j’ai entre les mains un livre : “NUNCA MAS” (Informe de la Comision Nacional sobre la Disparicion de Personas) – Edicion Eudeba 2006.4

    Il s’agit du rapport final de la commission chargée des personnes disparues durant la dictature en ARGENTINE.

    J’y consacrerai un post bientôt par sa lecture est ardue et profondément douloureuse …Mais au moins, pour les Argentins, l’affaire est réglée définitivement : ILS SAVENT TOUT CE QU’IL ETAIT POSSIBLE DE SAVOIR!

    Ils ont tourné la page et entrepris une nouvelle histoire de leur pays!

    C’est ce qu’il nous manque et ce n’est pas des témoignages partiels et choisis par un journaliste qui nous permettre d’y voir clair!

    Ce n’est pas au directeur de AL JARIDDA AL OULA de jouer ce rôle…

  22. Moony says:

    c’est ce que je disais: les rapports de l’IER aurait dû être publiés par eux mêmes, mais la réaction normal de harzenni aurait dû être de réagir en publiant la totalité des rapports au lieu d’aller devant la justice, de créer une polimique supplémentaire donnant plus de crédibilité à ce que publie aljarida aloula. d’une pierre deux coups, annuler le fait scoop des témoignages publiés, et publier toute la vérité, et par la même occasion tourner définitivement la page en laissant le passé au passé et en exorcisant ses démons pour mieux se libèrer et avancer.

  23. Tahtaoui says:

    Certains victimes ont témoigné des sévices subis lors de la détention secrète, lors desquels ils ont été victimes de viol (quelques femmes et des hommes) ils ne veulent absolument pas que leur noms soient cités un jour et ils ne veulent pas que leur petits enfants sachent un jour qu’ils ont été victimes de viol. Dans ce cas peut-on publier leur témoignages parce que le peuple marocain à le droit de savoir ?

    Sous la torture certains ont avouer leurs relations dans la clandestinité et ont délivré des noms et aujourd’hui ils ne veulent pas qu’ils soient traités de “traitres”.

    Des victimes ont subis des humiliations atroces et refusent que le grand public en prennent connaissances.

    Toutes ces questions nous interpellent sur le droit de savoir et les limites à observer lors de la publication d’un témoignage.

  24. hmida says:

    @ tahtaoui

    en effet, je persiste à croire que ce n’est pas le rôle d’un journaliste ou d’un patron de presse de dire l’histoire…Il existe des spécialistes pour ce genre d’exercie qui nécessite une formation, une technqiue, un savoir-faire et une démarche que seuls les historiens possèdent !

    que le journal quotidien nous présente l’actualité et nous aide à la décoder, ce serait déjà très bien…..

  25. abou jaafar says:

    @ tous

    J’avais demandé des éclaircissements sur ce que ces fameuses publications avaient apporté au marocain de base, celui qui se débat dans les problèmes quotidiens.

    Je n’ai pas eu de réponse…….

    La preuve que le marocain moyen se fout complètement de ces prétendues vérités que l’on voudrait lui cacher et que Al Jarida Al Oula croit devoir publier….

  26. Fils du peuple says:

    Abou Jaafar
    Qu’est-ce que ca peut rapporter les infos sur la guerre en iraq, le tsunami en asie du sud est, le tremblement de terre en chine, la coupe d’Europe, le mariage de sarkozy, la défaite du Maroc au Burundi, sarko en Israel, Hamas au pouvoir, le nucleaire iranien….
    Et pourtant les médias marocains en parlent !

    Ne vous étonnez pas s’il n’y a pas eu d’echo puisque la question est mal posée.
    Fallait la voir sous un autre angle !

    Et pour votre information, le peuple, le marocain de base ne lit pas la presse. Ne lit pas tout court ! Ne vous tracassez pas trop pour lui !

  27. abou jaafar says:

    @ fils du peuple

    Les infos que vous citez permettent au citoyen de base de savoir ce qui se passe autour de lui…Les médias font là leur boulot d’information…

    Ma question était claire : qu’apportent au marocain le fait de lire ces documents “confidentiels”?

    Votre réponse est claire en partie : RIEN puisque le marocain ne lit pas la presse…..

    Alors pourquoi les publier? QUEL INERET? Ou plus exactement DANS L INTERET DE QUI ?