Mohamed KENBIB est une sommité reconnue de l’université marocaine. Professeur d’histoire, directeur de recherche, enseignant associé à des universités étrangères, il a voulu céder à un caprice et se donner du plaisir en écrivant un roman ”LES FUMEES DE LA GLOIRE”, publié en 2004 chez les Editions Porte d’Anfa.
Avec ce livre, l’auteur nous montre qu’il maitrise magistralement la langue française. C’est bien la moindre des exigences que l’on peut attendre d’un enseignant du supérieur qui a enseigné et publié dans cette langue.
A travers une galerie de portraits parfaitement crédibles, Mohamed KENBIB nous montre qu‘il connait parfaitement la société marocaine, dans sa diversité et sa complexité. C’est bien aussi une autre exigence que l’on peut attendre d’un professeur d’histoire spécialisé dans les minorités religieuses du Maroc.
Il nous parle de la bourgeoisie urbaine et commerçante de Fes, des bobos casablancais en mal de divertissements et de culture, des femmes exploitées du Maroc profond des campagnes reculées, des couples mixtes et des difficultés d’intégration des épouses européennes, des étudiants marocains en France, des femmes qui ont un compte à régler avec la société, des hommes d’affaires sans scrupule, et j’en passe!
Mais cette série de portraits, brossés avec talent et avec justesse, ne donne pas à “LES FUMEES DE LA GLOIRE” la fluidité ni la continuité nécessaire pour constituer un roman digne d’intérêt.
Pourtant , Mohamed Kenbib aborde des sujets fort intéressants et aussi différents qu les problèmes des couples modernes, la situation de la femme dans la société marocaine, la sorcellerie, la stérilité, etc…
Il manque “un je ne sais quoi” pour faire du livre de Mohamed Kanbib un roman attachant : la lecture de cet opus donne l’impression que l’on feuillette un album de photographies, très réussies, mais sans lien entre elles, même si des visages ou des décors reviennent parfois dans certaines d’entre elles.
A lire, par curiosité et pour certaines pages qui sont particulièrement bien tournées.


@Hmida
C’est un roman qui date de 2003, il ne fut pas du tout une réussite de librairie, en outre il s’agit d’un arabisé,enseignant de l’Histoire, qui veut par force devenir écrivain en langue française.Il n’a pas la Capacité de A.Laroui ou M.kably. Pourquoi cherches tu Hmida à le gonfler?
@ Ramid
Quel est le roman marocain qui fut un succès en librairie, j’aimerais bien le savoir!
Si Mohamed Kembib est un arabisant (et non pas un arabisé), c’est tout à son hmonneur d’avoir écrit son livre dans une autre langue.
Enfin, je te singale que je ne “gonfle” personne : je dis ce que je pense du livre que j’ai lu et qui ne pas spécialement plu.
@ hmida
notre presque-ami ramid n’a pas été initié, malheureusement pour lui, aux joies de la flânerie littéraire et bouquiniste. il ne sait pas ce que c’est de se laisser charmer par le premier livre venu, qu’il s’agisse du dernier traité à la mode ou d’un obscur vieux rossignol niaiseux ou moisi. il perçoit encore moins le plaisir que prennent les adeptes de cet art de lire à partager entre eux leurs émotions, avec les autres aussi, les non-initiés, éventuellement… le plus haut dans cette échelle de valeurs correspondant notamment à la situation où tu réussis à nous donner envie de lire un livre aussi imparfait
NB
pas étonnant que ce livre soit aussi imparfait. le professeur Kenbib est très lié m’a-t(on dit à la librairie Espace Porte d’Anfa dont je suppute que les éditions Porte d’Anfa sont une succursale éditoriale. hélas on ne s’improvise pas éditeur lorsque l’on n’est si j’ose dire que libraire, ce qui expliquerait probablement l’incompétence et la complaisance qui ont procédé à la publication de cet ouvrage ?
vivement une direction du livre digne de ce nom au ministère de la culture ! ne serait-ce qu’au nom du progrès et du socialisme
@ salvadorali
Notre nouvel ami Ramid (excellent pseudo si c’en est un, plein de ous-entendu) semble surtout être un adepte de la “culture mainstram”, cette culture qui plait à tout le monde!
Pour ma part, et je crois l’avoir assez démontré sur ce blog, suivre la foule ne m’a jamais inspiré, ni intéressé! Pas plus en politique qu’en culture : je prèfère me forger ma propre idée u risque de naviguer à contre-courant
Par exemple, ton idée d’une “direction du livre” me parait superflue : une “direction ” est toujours là pour diriger et la lecture n’a surtout pas besoin d’être dirigée!
Une ballade dans les rayons d’une librairie ou dans le fouillis organisé d’un bouquiniste, réserve tellement de bonnes (ou de mauvaises surprises)qu’aucune instruction officielle ne saurait remplacer!
L’intervention de l’administration dans le domaine du livre devrait se limiter à en endiguer les prix pour élargir le nombre de lecteurs par des mesures incitatives dûment contrôlées pour écarter les profiteurs et les chasseurs de subventions!
@ hmida
je ne parlais pas de diriger les lectures des gens, quoique… la fonction et le métier de critique littéraire sont éminemment utile et respectable, respectivement dans la sphère de l’intellectualité et du consumérisme- les critiques littéraires sont techniquement “l’oeil sur le marché” destiné à protéger le consommateur-lecteur des livres frelatés et des intoxications littéraires
de toute façon il existe une direction du livre au sein du ministère en question, qui contribue notamment à organiser le salon du livre. ça ne devrait donc pas être trop difficile pour le nouveau ministre de s’investir dans l’incitation systématique à la lecture. suffira juste d’assumer les générations sacrifiées
mais pour ce qui est de la chasse aux éditeurs prédateurs de subventions et de la moralisation-assainissement du secteur de l’édition je crois vraiment qu’un peu de dirigisme ne devrait pas faire de mal pour commencer. dirigisme, coups de balai et signaux forts de refondation.
ça tombe bien, le symbole électoral du PPS est un livre ouvert
l’idéal serait que le parti de M. Benabdallah ose une sorte de coup d’état culturel, en (re)prenant le pouvoir par le biais de la culture, puisque TOUT EST CULTUREL. à commencer par la culture d’entreprise, qui fait aussi cruellement défaut à nos diplômés chômeurs.
petite suggestion de lecture à ce propos et en souhaitant que l’autodafé de diplômés cesse une fois pour toutes : “Le droit à la paresse” par un certain Paul Lafargue, qui s’étonnait en 1880, date de parution de ce traité anticapitaliste, “de «l’étrange folie » qu’est l’amour que la classe ouvrière porte au travail alors qu’il décrit celui-ci comme « la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique »”.
de là à ce que Benky considère lui aussi que Dieu n’a pas créé l’Homme pour travailler, seulement pour l’adorer en tant que son Créateur, vu que le travail ça serait pas la santé… encore moins quand on prend le risque de laisser l’Argent travailler