Ou quand le peuple français se réveille d’une séance d’hypnose 
Le deuxième tour des législatives françaises donne l’impression que les français se sont « réveillés », qu’ils sont sortis de l’hypnose sous laquelle Nicolas Sarkozy les avait placés avec un art consommé de l’esbroufe et de la communication. Qui aurait parié, au soir du premier tour, que les députés de la droite – toujours majoritaires après ce scrutin – seraient moins nombreux sous la coupole qu’en 2002 ? Et pourtant c’est ce qui arrivera ! Malgré une abstention de près de 40 %. Le sens à donner à ce scrutin est multiple : 1/ Les français ont compris que la « rupture » prônée par Nicolas Sarkozy était en fait une vaste plaisanterie. Le vote de ce dimanche est un coup de semonce au délire de rupture de Sarkozy ! 2/ Les abstentionnistes peuvent donner à un scrutin le sens que la majorité démocratique ne veut lui accorder. Et à cette occasion, je reviens sur la nécessité absolue de tout citoyen de VOTER pour être entendu. 3/ La politique et les projets politiques bâtis et basés uniquement sur l’image ne sont pas susceptibles d’entraîner l’adhésion populaire. Ainsi on a vu la bulle « Sarkozy » se dégonfler très vite, tout comme la bulle « Royal » se dégonflera, les deux personnalités politiques ayant misé tout sur leur image. D’ailleurs, Ségolène Royal a commencé dès ce dimanche soir à travailler sa nouvelle icône, en se débarrassant de son gêneur de François. 4/ La politique demeure un jeu extrêmement malsain où tous les coups sont permis : Alain JUPPE – « le meilleur d’entre nous » selon Jacques Chirac et le seul à pouvoir tenir tête à Nicolas Sarkozy – vient d’être éliminé de la députation certes, mais du gouvernement et surtout de la prochaine présidentielle. Je ne pense pas que cette défaite de Juppé ait été « organisée » (il a été battu par moins de 500 voix), mais elle a sûrement été espérée par les sakorzystes.
