Si nous voulons connaître la vie dans Bagdad, suivons Anne Nivat, dans ce BAGDAD, ZONE ROUGE.

 

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Suivons-la dans Bagdad, la vraie, la réelle, celle des irakiens ! Pas la Bagdad des journalistes embedded, celle de la fameuse « zone verte », celle qui est sécurisée, contrôlée, américanisée !

 

Non ! Suivons Anne Nivat dans « les rues de ce Bagdad, où le temps de survie d’un occidental lâché sans protection est de 12 ..oui …douze minutes ».

 

Là, je ne peux m’empêcher d’avoir  une pensée émue, et combien impuissante,  pour le sort de nos deux compatriotes disparus là-bas. Ils n’avaient rien d’occidental, certes, mais il y a deux ans, être étranger à Bagdad, signifiait être l’ennemi !

 

Suivons Anne Nivat, journaliste de terrain courageuse, sans peur et sans concession, qui a déjà sillonné la Tchétchénie et l’Afghanistan ! Suivons-la dans ce Bagdad décomposé,   au milieu de ces irakiens « que l’on n’entend jamais ».

 

Suivons Anne Nivat à travers Bagdad, dans ses périples en voiture. Roulons avec elle pour découvrir cette mégapole morte ! Roulons avec elle pour découvrir les murs en béton qui stigmatisent cette ville !

 

Suivons Anne Nivat pour découvrir ce qui semble quand même fonctionner normalement, comme par miracle. Ainsi par exemple,  la télévision ! Ainsi par exemple, des petites pizzerias où l’on peut connaître un moment de détente ! Ainsi par exemple, un simulacre de vie artistique dans cette ville qui fut le berceau de la civilisation arabe.

 

Suivons aussi  Anne Nivat en dehors de cette Bagdad de mort, de privation et de peur, pour la Bagdad de la zone verte, celle où il faut subir plus de quinze contrôles avant d’arriver au bureau de le responsable avec lequel le rendez-vous est pris.

 

La lecture de long reportage est très prenante d’autant que l’auteur s’adresse à elle-même tout au long du récit par un très curieux tutoiement qui donne une vie très spéciale à ce récit.

 

De la première page : « le muezzin de la première prière de la journée te rappelle crûment la réalité ».

 

A la dernière : «  Bagdad est désormais derrière toi ».

2 Comments on BAGDAD, ZONE ROUGE

  1. Aïcha Q. says:

    “Bagdad est désormais derrière toi”. Car Baghdad est morte, assassinée, saccagée dans le silence lâche ou complice.

  2. MG says:

    Bagdad ne mérite plus son nom, elle sombre dans la salissure secrétée par une histoire de décadence fabriquée par des hommes qui ont étteint ses lumiéres, des hommes sombres, rétrogrades qui ont brisé l’élan d’une civilisation innovente, précurseur des temps modernes tous domaines confondus. son histoire a été arretée et contrainte à la marche arrière pour plaire aux attardés de l’histoire qui avaient pour seul souci de défendre leurs dynasties ou plus récemment leurs dictatures.

    Bagdad ne mérite que le sort qu’elle a bien voulu choisir.

    Renaitera-elle de ses cendres? rien n’est moins certain, la réalité sur le terrain ne plaide que pour le septissisme.

    Bagdad est un dinausaure. Bagdad est l’éxtinction.

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