BONJOUR PARESSE Corinne MAIER

Editions MICHALON – 2004

 

bonjourparesse1.jpg  

J’avais déjà feuilleté, sans m’y intéresser, cet opuscule lors de sa parution. Je l’ai retrouvé par hasard sur une étagère et l’ennui aidant, je l’ai lu.

 

Le livre mérite son titre : « Bonjour paresse ». Corinne MAIER ne s’est pas foulée le poignet en le rédigeant. A peine 119 pages…Et encore, le texte de l’introduction ne commence qu’à la page 9; la bibliographie et la table des matières occupent les pages 113 à 119.

 Donc  moins de 100 pages de format 13 cm x 20 cm pour nous exposer  « l’art et la manière d’en faire le moins possible en entreprise ». 

L’auteur nous bassine avec sa conception de l’entreprise qui serait  un vase clos :

 

  • Où sévit une no man’s langue faite d’un charabia à base d’acronymes et d’anglicismes.
  • les dés sont pipés à cause des réseaux.
  • l’arnaque est de mise pour exploiter les cadres.
  • les collègues sont tous nuls, soumis ou glandeurs du cadre au manager, de l’ingénieur au commercial, sans oublier le consultant.
  • les contradictions sont la règle, de la flexibilité  à la mondialisation.
  • règne l’anarchie : « plus de métiers, plus d’autorité, plus de travail non plus ».

Corinne MAIER, cadre à temps partiel chez EDF, finit par cracher dans la soupe qui la nourrit en concluant son « ephlet » (essai-pamphlet) par un tonitruant « DISSIDENTS EN COL BLANC, DESENGAGEZ-VOUS ».   N’ayant pas connu ce genre d’ambiance de travail dans ma carrière professionnelle, je demande aux « jeunes cadres dynamiques » de passage sur cet espace de m’éclairer sur l’éventuelle véracité des propos de Corinne MAIER.

  

35 Comments on BONJOUR PARESSE

  1. agharass says:

    wa rien que le titre te donne envie de pas lire ! je comprend pas le choix de ce genre de titre mais bon tant que j’ai pas lu je peux pas me prononcer !!!! mais comme je suis paresseux, je tend vite dans les solutions et conclusions de paresseux ;)

  2. too banal says:

    En général, ce ne sont pas les bourreaux de travail qui font l’éloge de la paresse!
    Ce fut en son temps, un autre livre dans la même veine mais plus subtil : Eloge de la paresse (écrit par un certain LECLERCQ JACQUES )…
    C’est vital un peu de paresse de temps en temps mais de là à en faire une arme pour saper les fondements de l’entreprise je pense que tout le monde va se retrouver au chômage garanti 100% paresse…

  3. hmida says:

    @ too banal

    C’est ce que je n’ai pas du tout aprécié ni compris : ce désir de scier la branche sur laquelle on est assis…..

  4. houdac says:

    Je n’aime pas d’emblée parce qu’elle se sert de Sagan pour vendre son livre.
    Et puis franchement non!! C’est pas vrai tout ça…ou du moins les contres exemples sont légion.

  5. alibaba says:

    @hmida

    Je n’ai pas lu l’opuscule de Mme MAIER, mais travers ce que tu en dis et à partir de mon expérience professionnelle, je dirai qu’au Maroc, ce qu’énonce Corinne MAIER reflète grosso modo la situation dans les entreprises publiques, l’Administration et les Offices … voire même dans de grandes Sociétés privés marocaines .
    C’est malheureux à dire mais cela n’est pas le cas dans les multinationales : là il y a un peu plus de sérieux mais surtout une ambiance et un rythme de travail infernal avec un contrôle de la productivité tel que le cadre n’a pas le temps de “paresser” ou de se « poser trop de questions existentialiste » .
    Bref, c’est : travaille et réalise tes objectifs …..ou cède ta place !

  6. hmida says:

    @ houdac

    C’est vrai qu’lle a poussé la paresse jusqu’à plagier le titre mythique de Sagan..

    @ ali baba

    J’ai travaillé longtemps dans un établissement public et l’ambiance n’était en rien semblable à celle décrite par l’auteur de ce petit bidule! Je ne dirais pas que c’était “marche ou crève” mais il ne serait venu à l’idée de personne de “saper la boîte de l’intérieur”!

  7. Quand je travaillais au Maroc, je faisais des semaines de 56 heures. Inclus deux jours en semaine des formations qui se terminaient à 22h00. Et le samedi formation jusqu’au 15h00 puis boulot jusqu’à 18h00. Je n’avais que le dimanche pour moi.

    En France ça dépend des missions. L’an dernier pendant 6 mois (ramadan inclus) j’avais un rythme de dingue pendant la semaine et je ramenais du boulot chez moi le WE.

    Ce que j’ai fini par surnommé l’esclavagisme des temps modernes !

    La paresse, je dirai ça dépend du boulot qu’on fait et l’environnement où on est public ou privé. Quand on veut rien faire, il y a 1000 moyens d’atteindre cet objectif…

  8. alibaba says:

    @ hmida-@marocaine

    C’était….il y a quelques années.
    Moi-même, dans le cadre de ma vie professionnelle, j’ai du passer plus de 25 ans loin de ma ville (Mhdia), déménageant à travers le pays au gré de mes affectations ….et cela sans jamais rechigner même si ma vie privé et la scolarisation de mes enfants ont en pâti.

    Et c’est le cas générale de tous les cadres de ma génération : l’intérêt de notre employeur, son devenir, ses succés, ses échecs,etc…étaient les notres
    Mais les temps ont changé : aujourd’hui les cadres, à quelques exceptions prés et sans éxagération, sont “déresponsabilisés”, se fichent royalement de leur Employeur (Etat, entreprise publique ou privée) quand ils ne lui font pas de “la résistance sournoise et passive”, …et, sans une contrepartie “décisive”, il est hors de question qu’ils aillent travailler dans un coin perdu là où leur employeur a besoin d’eux !

  9. hmida says:

    @ ali baba

    Je ne suis pas pour les généralisations , très souvent abusives …Mais je crois que tout dépend de la mentalité du cadre, de l’éducation qu’il a reçu et de l’exemple qu’il a eu dans sa jeunesse.

  10. 7didane says:

    Ca dépend.

    Si on a un bon post, genre qualifié d’indispensable. Alors on peut rien foutre, genre déléguer à une marocaine.

    Comment à votre avis les wall de facebook se remplissent et les billets sur la blogosphère mondiale se remplissent ?

    Et puis vous avez vu les boutiques parisiennes comment elles sont pleines toutes la semaines entre 14h-18h. Qui les remplissent ?

  11. al-Maghribi says:

    Cette dame qui a écrit ce pamphlet n’est ni sociologue des organisations ni sociologue tout court. C’est une employé d’une grande entreprise nationale française (EDF).
    Il n’est pas un chef d’oeuvre. Il n’y a aucune analyse mais juste des observations d’une salariée démotivée et deçue par les pratiques inhummaines d’une certaine forme de management.

    Cependant, je partage son diagnostic. L’idée qui sous tend sa diatribe contre une certaine forme de management, est partagé par la plupart des petits et moyens cadres sans parler des employers lambda qui souffrent au travail. N’oublions pas que l’etypologie du terme TRAVAIL est TRIPALIUM, qui est un instrument de torture.
    Tant que le management est organisé sous forme pyramidale, trop hierarchisée, il y aura des injustices, des chantages et des harcelements dans le monde du travail.
    Je comprends parfaitement cette employée qui fait l’éloge de la paresse. C’est un cri contre le monde cruel de l’entreprise en France qui doit changer pour une nouvelle forme plus humaniste. Je suis surpris que dans la présentation de Hmida, il a omis sciemment l’introduction de ce petit livre où elle plaise pour une entreprise plus humaniste.

    L’esclavage salarial existe ! Et beaucoup, sinon la majorité des salariés l’ont rencontré.

    Il vaut mieux que cette slariée prenne la plume et couche ses idées. Ca lui a fait une bonne thérapie pour se soigner des séquelles du management humiliant aui écrase l’individu au lieu de l’aider à s’épanouir dans son travail.

    Il si elle avait craché dans la soupe, c’est tout simplement, parcequ’elle lui provoqué la nausée au point de la gerber dans les bureaux feutrés des dirigeants méprisants de son entreprise.

    Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

  12. iblogyou says:

    en dehors de Sagan l’auteur à aussi “plagié” Marx & Engels… Sûrement une camarade de la CGT cette fofolle…

  13. iblogyou says:

    # # 11 al-Maghribi Says:

    L’esclavage salarial existe !

    —-
    Cette “exclamation” est contradictoire. Le salariat est un rapport marchand formalisé par un contrat au travers duquel le candidat au travail échange sa force de travail contre un pécule monétaire (au pire le métayage) tandis que l’esclavage est un rapport de domination qui transcende le contrat (au mieux le fermage).
    C’est le market bargaining qui existe !

  14. al-Maghribi says:

    @blogayou

    l”esclavage salarial” n’est pas à moi mais à Bakounine. Ce concept est partagé par tous les courants libertaires.

    ps: une erreur s’est glisée dans mon commentaire
    lire etymologie et non pas etypologie a propos de tripalium (travail)

  15. iblogyou says:

    # # 7 une marocaine Says:

    Ce que j’ai fini par surnommé l’esclavagisme des temps modernes !
    —-

    Seul les opportunistes sont aptent à “balancer” ce genre de phrase… L’esclage est un rapport de domination où l’absence de liberté conditionne la liberté du choix. Ce rapport de domination ne donne droit à aucun revenu, cotisation, assurance or dans votre situation où le marché du travail possède un minimum de réglementation vous avez l’opportunité de choisir à la différence des esclaves proprement dit.
    En résumé, appelons un chat, un chat ce qui évitera des caricature de l’histoire…

  16. Zfazef says:

    @ hmida
    “salariée démotivée et deçue par les pratiques inhummaines d’une certaine forme de management”
    Dommage c’est le cas de pas mal d’administrations au Maroc. L’administration a assisté à un arrivage de diplômés qui ne se prennent pas pour de la …….humiliant les plus anciens voire les marginalisant et pourtant, ce sont ces anciens là qui ont bâti les fondements et les bases de l’administration. à suivre

  17. hmida says:

    @ zfazef

    En plein dans la ligne de notre discussion du jour de l’aid ….A suivre en effet …..

  18. alibaba says:

    @zfazef

    Tout à fait ….surtout si ces diplomés ont été parachutés par leur famille politique ou par leur famille “tout court” !

  19. @ al-maghribi,
    C’est plus compliqué que ce que tu as dit. Tu te bases dans ton com sur la métaphore de la prison qui décrit les rapports dans le milieu professionnel par des termes durs.

    Toutefois, depuis une trentaine d’années une certaine forme de management a vu le jour dans certains types d’E/ses basée sur les résultats à court terme. La crise financière qu’on connait actuellement est l’une des manifestations de cette course vers le gain dans les plus courts délais.

    Si certains sont intéressés par le sujet, je vous recommande le bouquin de Henri Mintzberg “Des managers des vrais ! Pas des MBA”.

    @ 7didane,
    :) ))))))))))))))))) Apparemment, tu ne peux pas t’en empêcher…
    Makhelitiche ! Sebereti bezafe…

    @ iblogyou,
    Toi et certains d’autres vous oubliez de prendre vos médicaments avant de vous connecter ou quoi ?! Ou est-ce un kif d’insulter les autres ?!!!

  20. @ alibaba,
    Je ne suis pas de la même génération que hmida ! :D
    Ce n’est pas une question de génération mais de type de poste et d’environnement de travail.

  21. MG says:

    J’allai réagir à la façon d’al-maghribi, je me contente d’ajouter que cet essai peut etre qualifié de révolutionnaire dans la mesure ou il incite à se soulever contre ceux qui qui détiennent la mine du travail au dépend des travailleurs.
    Je mettrai un bémol en ajoutant qu’il vaut mieux démissionner que de paresser en n’accomplissant pas un travail pour lequel on est payé!

  22. iblogyou says:

    # 19 une marocaine

    Une marocaine, tu confonds insulte préméditée et remarque à médité…

    # 14 al-Maghribi

    Les communistes, f…….. them all…

  23. iblogyou says:

    # # 16 Zfazef Says:
    pourtant, ce sont ces anciens là qui ont bâti les fondements et les bases de l’administration. à suivre
    —-

    Tu rigoles? Les fondements et les bases de l’administration c’est Lyautey. Les anciens c’est de la m…. qui est entrain de pourrir… Et quand aux pseudo-réformistes islamistes on peut remarquer qu’ils sentent fort…

  24. iblogyou says:

    une marocaine, est-tu consolée maintenant?

  25. hmida says:

    @ iblogyou

    1/ ton com n° 22

    Tu peux être spirituel et juste après obscène ….L’esprit a sa place ici pas l’obscénité ……D’où les ………… que j’ai mis.

    2/ ton com n° 23
    “Les fondements et les bases de l’administration c’est Lyautey”….Mais tu crois que tu es un département d’outre mer ici?

    La haute administration c’est Plytechnique et Centrale dont les lauréats sont issus pour la plupart de lycées marocains!

    L’administration courante c’est des gens qui ne connaissent n Lyautey ni Descartes…..

  26. alibaba says:

    @hmida – Com 25

    Tu dis :
    “L’administration courante c’est des gens qui ne connaissent ni Lyautey ni Descartes ..”

    C’est quoi l’Administration courante et est ce que tu veux dire qu’il n’ y a aucun ancien élève de Lyautey ni de Descartes ni de Victor Hugo ni de Paul Valéry ….dans l’encadrement moyen de notre Administration ?

    @ marocaine

    Où ai je écrit que tu étais de la génération de notre cher hmida !

  27. hmida says:

    @ alibaba

    Je ne dis pas qu’il n’ya AUCUN ancien de la la mission française ….Mais il faut reconnaitre que entre l’échelle 8 et 10, il n’y a pas des masses…Dans le privé je ne dis pas …..mais l’administration publique est très “marocaine”….

  28. iblogyou says:

    Hmida,
    je crois qu’il y a confusion… je parle de Lyautey au sens de l’administration sous le protectorat… et non des rejetons du lycée Lyautey…

    Petite devinnette…
    Quel est l’intru parmi ces trois personnages : platini, benhima et pelé?
    hahahahahaha

  29. iblogyou says:

    # # 25 hmida Says:

    La haute administration c’est Plytechnique et Centrale dont les lauréats sont issus pour la plupart de lycées marocains!
    —-

    dans les temps qui courent on dit immigration choisie…
    hahahahahaha

    salut les p’tit loups…

  30. Pour moi le travail que ce soit dans le secteur publique ou privé n’est que prostitution.
    La/le dit’e’ prostitué’e’ donne sons corps pour l’argent,
    L’employé’e’ aussi donne son âme et vend toute son entité pour de l’argent.

  31. hmida says:

    @ ibn nietszche

    Serais-tu en train d’insulter tous les travailleurs de la terre, ceux qui n’ont que leurs bras ou leur tête pour vivre?

    Serais-tu en train de faire l’apologie du Capital?

    Du commerce? Du mercantilisme?

    C’est ton droit, bien sûr…Mais les travailleurs et les travailleuses de toutes les catégories – de l’évoueur à l’ingénieur, de la prof de fac à la petite bonne exploitée – apprécieront….

  32. iblogyou says:

    # 30 IBN NIETZSCHE Says:

    Pour moi le travail que ce soit dans le secteur publique ou privé n’est que prostitution.

    pas du tout… hormis aux actionnaires, le patron (dominant) n’a de compte à rendre à aucun de ses employées (dominés) en revanche une p……. (la dominée) est en droit d’exiger de son client (le dominant) le “port” d’une capote, tu vois le truc?

  33. @ HMIDA,
    1: pourquoi ne pas plutôt songer que Prostitution n’est nullement insulte ?
    2: Je ne fais l’apologie de rien, juste que je constate.
    3: Là ceux qui n’apprécieront pas, peut-être qu’ils verront d’un autre regard ceux qu’ils considèrent péjorativement prostitués tout en les méprisant !!!
    Serais-je alors en train de faire l’apologie de la débauche ? Laquelle ?

    Franchement, c’est à méditer…!

    @ IBLOGYOU,
    donc les «p****» ont plus de dignité par rapport aux «emp*****» ?

  34. iblogyou says:

    # 33 IBN NIETZSCHE

    partant du constant que les syndicats sont des proxénètes, les employés syndiqués sont évidemment leurs p……… Pour le reste, ça reste ce n’est pas une question de dignité mais de paroles et d’actes… comme les préliminaires… :)

  35. hmida says:

    @ iblogyou

    Décidément, tu n’as pas saisi que sur cet espace les OBSCENITES ET LES GROS MOTS n’ont pas leur place….

    On peut ici dire ce que l’on veut à condition de pas choquer les autres ( quelques points suspension suffisent parfois largement …)e ne pas insulter (cen’est pas ton cas) et ne pas violer la loi (ce n’est pas ton cas).