Quand j’ai choisi comme « homme de l’année », lors de mon entretien avec policonaute, BOUCHAIB, le marocain lambda, j’avais en tête une série  de marocains, de citoyens honnêtes, travailleurs, qui aiment leur pays, qui sont au service de leurs compatriotes.

 

Des personnages essentiels à la société, mais qui restent dans l’ombre ! Depuis un certain temps, j’avais le projet de réserver un billet à chacun d’entre eux, pas à titre personnel mais en tant que représentant de sa corporation.

 

Il m’aurait fallu un livre et je n’ai ni la capacité ni le talent d’écrire ce livre. Je me permets donc de leur rendre hommage en réitérant mon choix de l’homme de l’année, l’année qui vient de s’écouler, les précédentes et celles à venir : ce sera BOUCHAIB, le marocain lambda.

 

Mon choix sera forcément partial et partiel. Certains me le reprocheront, trouveront toujours matière à dénigrer cette sélection, la trouvant trop citadine ou pas assez populaire. D’aucuns la qualifieront de fantaisiste. Et alors ? Je ne suis pas sociologue,  ni expert en quoi de soi.

 

Je veux juste rendre hommage à une dizaine de marocains, parmi des millions,  qui méritent à mes yeux, d’être désigné « homme de l’année ».

 

Ce marocain lambda pourrait être l’épicier de mon quartier !

 

Oui, pourquoi pas Si Abdellah ! Ou plutôt Lahcen comme tout le monde l’appelle. Si Abdellah qui ouvre son épicerie dès 7 heures du matin, pour servir ses premiers clients. Leur présenter du pain frais, du lait. Du beurre au détail, des morceaux de Vache qui rit à l’unité ! Si Abdellah disponible durant toute la journée, sans irruption, jusqu’à 22 heures ou m^me plus tard en été !

 

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Vous avez besoin d’un sachet de shampoing à 1 DH ou d’une bonbonne de gaz butane,  vous la trouverez chez Si Abellah !

 

Il est là pour vous servir 50 grammes de cumin ou encore un sac de riz de 5 kg.

 

Vous n’avez pas besoin d’avoir de l’argent sur vous pour vous faire servir par Si Abdellah. C’est mieux que le sef-service : c’est Si Abellah qui vous sert, avec le sourire, qui emballe votre commande, vous prenez et vous partez. Si Abdellah, grâce à sa mémoire phénoménale, inscrira scrupuleusement vos achats, sur son petit carnet, à la page portant votre nom, sans jamais se tromper, sans jamais rien oublier, sans jamais rien ajouter.

 

Ce marocain lambda pourrait être mon mécanicien !

 

Je devrais  « mes » mécaniciens, parce qu’ils sont deux et que nous avions un jour lancé, en plaisantant,  l’idée chimérique de monter un  grand garage ! L’idée ne s’est pas réalisée, et Kadour et Hamid continuent à tenir leur petit atelier de mécanique générale, l’un s’occupant des voitures « essences », l’autre étant plutôt « diéséliste ».

 

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Les moteurs n’ont aucun mystère pour eux. Mais ces deux compères n’ont aucune prétention. Ils démontent et montent les systèmes les plus compliqués, dans la bonne humeur, et surtout sans aucune envie de se faire de l’agent sur le dos de  leurs clients. Des mécaniciens honnêtes ? Cela existe, et je vous assure que ce sont Kadour et Hamid.

 

Ce marocain lambda pourrait tout aussi bien être notre poissonnier !

 

Aziz, le poissonnier qui a choisi de s’installer non pas dans le marché central, mais en plein quartier résidentiel. Avec les risque que cela comporte. Il l’a fait avec un esprit entrepreneur, sûr de son coup. Et il a réussi ! Tout simplement, parce Aziz n’est pas que poissonnier : il aime son métier, il aime la matière qu’il manipule, il aime le contact avec ses clients et ses clients.

 

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Il faut voir Aziz préparer son étalage, quand il reçoit sa livraison de produits de la mer. Il dispose ses poissons avec l’art consommé d’un grand étalagiste.

 

Il faut voir Aziz débiter un thon …Un véritable travail d’artiste chirurgien ! Ou bien l’admirer quand il taille en filet les merlans. Le voir manipuler une ombrine, la nettoyer, lui retirer l’arête centrale, la débarrasser des toutes  les petites arêtes piquantes parce qu’une cliente lui a précisé que ses gosses adoraient le poisson mais qu’elle craignait les arêtes !

 

Aziz sert ses clients et ses clientes avec le sourire et en gratifiant chacun et chacune d’un conseil pour préparer tel poisson, d’une nouvelle recette plus légère que les recettes traditionnelles, d’une petite astuce pour que la chair reste ferme.

 

Aziz le poissonnier est aussi un  homme d’affaire. Il fait travailler quatre ou cinq personnes dans sa poissonnerie. Il a le projet de monter un restaurant  spécialisé. Toujours avec le sourire !

 

Ce marocain lambda pourrait aussi être ce jeune « professeur de math à domicile » !

 

Hassan est un licencié en mathématiques, qui n’a pas trouvé de poste dans l’Education Nationale ! Qu’à cela ne tienne, il sera « professeur à domicile » ! Au lieu de se vendre à vil prix à un établissement privé qui l’exploitera, il a préféré offrir ses services pour des cours de soutien à domicile !

 

 

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Chevauchant sa bicyclette, il passe sa journée à sillonner la ville allant d’une famille à l’autre, prodiguant son savoir mathématique à des élèves sérieux, dont les parents ont choisi cette formule car elle semble la plus appropriée. Leurs  gosses ont besoin d’un coup de main en math, ils le recevront donc d’un prof indépendant, n’ayant aucun lien avec leur établissement. Un prof qui sera lié par une obligation de résultat !

 

Et Hassan assume son rôle en pleine conscience et en toute compétence, depuis des années. IL a déjà une réputation bien établie et surtout bien

 

Je lui ai demandé un jour s’il avait déjà participé à un sit-in devant le parlement. Sa réponse fut nette : «Le  but que je poursuis  n’est pas de trouver un poste dans l’Education Publique mais de trouver du travail ».

 

Ce marocain lambda pourrait être aussi Si Mohamed « moul al honda ».

 

Longtemps homme à tout faire dans un établissement public pour un salaire de misère, tantôt chaouch, tantôt chauffeur, tantôt  homme de peine, tantôt  serveur, Si Mohamed a profité d’une campagne de départ volontaire pour  prendre ses cliques et ses claques, ainsi que le  petit pactole auquel il avait droit, et s’installer à son compte. Il a acheté un petit  utilitaire HONDA et s’est lacé dans le transport de marchandises.

 

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Il a commencé par s’installer dans les longues files d’attente devant les grands fournisseurs de matériaux de construction. Profitant de son petit réseau  de connaissance qu’il a hérité de son ancien travail, il a pu varié les services qu’il proposait.

 

Il a vite étendu son champ d’action. Après transporter les marchandises d’un coin de la vile à l’autre, il a organisé de petits déménagements. Puis il a essayé et réussi le transport interurbain.

 

Toujours disponible, Si Mohamed est prêt à vous livrer à Mohammedia,  Agadir, Had Kurt ou  Oujda tout ce que vous confierez. Il le fera dans les délais et avec tout le soin nécessaire.

 

Quand il pense à sa période « fonctionnaire », il part dans un grand éclat de rire ! Et en haussant les épaules,  il démarre sa Honda en murmurant : « Dire que pendant des années, je me suis laissé berné par soi-disant un salaire fixe et régulier ».

 

A SUIVRE …….

20 Responses to “BOUCHAIB, LE MAROCAIN HOMME DE L’ANNEE”

  1. too banal says:

    Les gens simples et honnêtes sont nombreux. Heureusement. Mais, il n’y a aucun politicien homme de l’année dans ta galerie de portraits.
    Cela ne m’étonne pas mais me rassure. Cela me confirme dans ma vision de notre sphère des politicards…
    A croire que l’honnêteté et le dévouement sont inversement proportionnels avec la hiérarchie sociale: plus on grimpe, moins il y a d’hommes dévoués à la patrie dignes de ce nom…
    Bonne journée!

  2. Ahmed says:

    Joli galerie de portraits tès attachants. De petites gens, de grands coeurs et un courage ENORME. Droits, honnêtes, généreux, ils sont nos voisins, nos pères, nos amis, nos frères, … ou tout simplement nos compatriotes.

    Ce que j’apprécie par dessus tout dans toutes ces attitudes et visages souriants, c’est leur dévoeuement pour et dans ce qu’ils font et leur sacrifice pour des familles nombreuses qu’ils portent à bout de bras. Normalement, naturellement.

    Deux petites remarques:

    Absentes de ces portraits sont Hlima qui vend du coriandre, du persil, des navets, des carottes, quelques courgettes, de la menthe, de l’absynthe, … tout cela BIO à Bab el Ouqla. Elle est voisine de Khdija qui, elle, vend plutôt des tomates, de la salade, des pommes de terre, du lait caillé ou battu et parfois l’un ou l’autre poulet de ferme …

    Egalement absents, les professionnels de l’éducation, du barreau, de la médecine, de l’ingeneering, … mais sont-ils dignes de figurer en lettres d’or dans la même galerie que toutes ces honnêtes petites gens?

    PS Hmida, je suis convaincu que tu as Et les compétences Et le coeur Et le matériel … Et surtout ce regard aimant pour nous livrer un recueil passionnant à lire.

  3. hmida says:

    @ ahmed

    Tu es mezroub, ya sahbi…..Je n’ai pas fini ma galeries de portraits des hommes qui pourraient prétendre au tire de “homme de l’année”…

    Je prévois aussi une série de femmes dignes d’âtre déclarées “femme de l’année”…

    Mais, je doute fort que je retiendrais des gens de la “haute”…Ceux-là vivent dans un autre Maroc que les personnages que je décris.

    P.S. : merci pour ton PS ….j’en suis très touché!

  4. Ahmed says:

    @ Hmida

    Désolé de t’être apparu un peu pressé, mais j’ai été victime de mon éducation où “ladies first” occupe une place prépondérante.

    Puis, il y a cette affection sans limite qu’on projette de maman vers les mamans des autres, avec ce qu’il faut de respect, de priorité et … de lumière dans le regard.

    J’ai vu ton A SUIVRE …. après avoir posté mon COM, mais j’imaginais bien qu’elles étaient encore … hamam à se faire jolies pour un prochain billet. Aussi, Bouchaïb sans Hlima, c’est Qays sans Layla, impensable!

  5. zalamite says:

    raconter le quotidien est le talent des ecrivains
    beau billet…

  6. richard says:

    Quel bonheur Hmida, aprés une dure journée de travail de lire ton post….

    Avec une simplicité pleine de finesse, tu as su me faire rêver pendant le temps de la lecture…je suis parti dans ton pays et j’étais face à ces gens, simples peut être, mais si vivants et si humains.

    Tu peux continuer ainsi, je ne me lasserais pas de lire des pages et des pages écrites avec un tel style et donnant une telle aisance de lecture. La qualité de la description tient à la qualité du regard que tu portes sur les personnes. Il existe mille et une façon de faire un portrait, celle que tu as choisie permet d’imaginer un univers où pour moi le rêve peut trouver une part bien belle.

    Tu as l’art dans ce post, comme dans d’autre d’ailleurs,d’écrire en peintre et ton langage pictural est inventeur de formes,de couleurs, d’odeurs autour de ces “hommes de l’ombre”….Tu nous donnes à lire la réalité, non pas telle que nous nous la représentons, mais plutôt telle qu’elle apparaît vraiment.

    Merci et bravo pour cette lecture savoureuse !!

  7. lixy says:

    @Too banal a dit: “A croire que l’honnêteté et le dévouement sont inversement proportionnels avec la hiérarchie sociale”

    Qui se trouve a la tête de la “hiérarchie sociale” au Maroc?

  8. Abdel says:

    @Hmida

    Quitte à bousculer un consensus établi, y compris dans les commentaires relatifs à ce billet, j’avoues ne pas avoir l’impression que tu parles du Maroc ! Je n’ai reconnu aucun des prortraits que tu as brossé, sinon l’aspect visuel que chacun d’entre nous peut constater de loin ou celui des cartes postales. C’est une vision un peu angélique, romancée . La réalité profonde, cher hmida, est tout autre.
    En te lisant, j’avais l’impression que tu brosses un autre pays que le Maroc. J’ai fait un petit écrit hier, des portraits tels que je les vis au Maroc, en guise de commentaire , mais j’ai annulé sa publication, attendant d’abord de voir la réaction de tes lecteurs, mais surtout, je ne l’ai pas publié car il peut déclecher bcp de commentaires hostiles auxquels je ne peux répondre faute de temps.
    L’occasion sera, sans doute, renouvelée pour y revenir .

    bonne journée

  9. hmida says:

    @ Abdel

    Bien sûr qu’il y a la réalité, dure, très dure….Dramatique…Une réalité que ne peuvent connaitre que ceux qui la subissent….

    La réalité des bidons-villes, la réalité de la misère, la réalité du manque de tout, même d’un morceau de pain, de trois olives et d’un verre de thé!

    La réalité du travail impossible à trouver…La réalité des mendiants qui hantent nos rues…La réalité des enfants de la rue, du mou9af, des chiffonniers qui fouillent dans NOS poubelles pour se nourir….

    Il y a aussi réalité aussi des gens qui vivent comme tu n’as aucune idée, Abdel! Des gens qui vivent dans une réalité LUXUEUSE que les films de Boodywood ne peuvent pas retracer….Des gens qui mangent que des produits importés de chez Fauchon….Des gens qui ne savent pas que d’autres marocains existent , qui triment dur,qui suent sang et eau pour vivre au jour le jour..

    Moi j’ai choisi de décrire des marocains qui me ressemblent, ni trop miséreux, mais courageux et travailleurs, ni trop honteusement aisés au point de na pas appartenir à ce pays.

    C’est un choix délibéré…Je ne supporte pas le misérabilisme tout en sachant que la misère existe.

    Mais moi, je crois que l’on peut se sortir de la misère!

    Décrire la misère ne la fera pas disparaitre! Parler de ceux qui en sortent peut – je dis bien PEUT – donner de l’espoir!

  10. Abdel says:

    @hmida
    il y a un malentendu. Ce sont les descriptions faites des BOUCHAIBS qui sont l’objet de mon commentaire. Je n’ai pas vécu de telles descriptions des Mécaniciens, moul honda , si abdellah …

    Quant à “Il y a aussi réalité aussi des gens qui vivent comme tu n’as aucune idée, …”; je ne le sais que trop bien cher Hmida. Je n’ai rien contre leur luxe, bien au contraire j’ai une certaine admiration pour les réussites de Bill Gates, Warren Buffet , Jobs et j’en passe. Mais au Maroc la façon dont certains se sont enrichis en moins de 10 ans , ne donne aucune envie de leur ressembler, et m’a enlevé le reste de mes illusions. Je ne vais pas m’y étendre maintenant, mais pour en donner un aperçu : la plus part de ceux que j’ai vu sont des minables, incultes à souhait , agitent leur titre ou fonction à tout bout de champs – Ca marche enore ce truc au Maroc – et connaissent une seule option, celle du clientélisme et l’infraction au droit . Certains ce sont enrôlés dans la politique au niveau locale ou national alors que ” la politique” ils n’ont fait qu’en entendre parler . 2 ans au Maroc et certaines circonstances m’ont permis de voir que le Maroc de la surface que je croyais est différent du Maroc des faits .

  11. hmida says:

    @ abdel

    Je ne considère pas que l’aisance ni même la richesse ou le luxe soient une tare si la cause en est le TRAVAIL et la COMPÉTENCE.

    Il doit exister au Maroc des cas qui toutes proportions gardées sont similaires aux noms que tu cites.

    Mais il faut bien reconnaître que chez nous, la richesse est bien souvent “sans cause”… Ce qui la rend douteuse et parfois coupable.

  12. Aïsha Q. says:

    Dites-moi les gars, une petite question comme ça, en passant :
    Pourquoi l’homme de l’année ne serait pas….une femme???

  13. hmida says:

    @aicha q.

    Très bonne remarque…Mais en désignant UNE FEMMME comme étant “homme de l’année” les “risques” sont énormes….

    Veux-tu que nous ameutions si Abdelilah et ses compagnons “moralisateurs” de la société?

    Voudrais-tu que mon blog soit montré du doigt accusateur d’un certain fquih qui veut rétablir la morale millénaire que notre société aurait perdu?

    Plaisanterie mise à part, je suis profondément convaincu qu’un certain nombre de nos CONCITOYENNES méritent largement le titre de “RAJOUL AS-SANA” avec mention “très bien”!

    P.S. : Lis mon prochain post..tu verras que j’ai une admiration sans fin pour “Fatima, la marocaine de l’année” !

  14. @ hmida,
    Moi je retiens moul l’7nout mais il s’appelle Si Brahim et je l’adore :)
    Je l’appelle Bba Brahim. Il est adorable comme tout.

    “P.S. : Lis mon prochain post..tu verras que j’ai une admiration sans fin pour “Fatima, la marocaine de l’année” !”
    De qui tu parles là ?! :) ))))))))))))))))))))))

  15. Ahmed says:

    @ Aïcha Q

    Cf mon COM 3 avec réponse de Hmida en 4 et re-COM 5!

    Hmida, Abdelilah est bien placé pour savoir où traditionnellement, nous situons le paradis!!! Et j’attends avec impatience notre “Fatima, la marocaine de l’année”, tu peux même dire du siècle, … c’est le prénom de ma ma…!

  16. Aïsha Q. says:

    Mea culpa, avec toutes ces pensées pour les Khdija, Hlima, Fatima…vous ne pouvez être que des hommes de bien.
    Au fait, je trouvais marrant de caser une femme dans la dénomination “homme de l’année”. Après tout, la femme est un homme comme les autres, si ce n’est l’attribut physique de la virilité. Par la grâce du progrès, j’ai même dans mon quartier une moul-chettaba femme. Tu parles d’un progrès!!

  17. MG says:

    L’Homme de l’année celui qui marque la différence, n’est pas toujours celui de tout le monde il est beau, tout le mode il est gentil. Les citoyens qui défraient la chronique ne sont pas que anges, il faut être juste et mettre de la place pour quelques démons !

  18. hmida says:

    @ Aicha Q.

    Si demain je casa un homme parmi mes marocaines préférées, tu hurlerais au machisme honteux!

  19. Aïsha Q. says:

    C’est surtout l’homme qui va hurler d’être rangé avec des femmes!
    C’est l’inverse que je proposais : une femme “homme de l’année”!
    Mais tu sais bien Hmida que j’aime te taquiner avec mon esprit de contradiction.

  20. hmida says:

    @ Aicha Q.

    Il ne faut pas oublier que l’Homme avec un grand H “embrasse” la femme ::::))))