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	<title>citoyenhmida.org &#187; à la manière de&#8230;.</title>
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	<description>Chroniques d&#039;un citoyen Lambda</description>
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		<title>LIBYE : autant en sourire plutôt que d&#8217;en rager ou d&#8217;en pleurer!</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 08:28:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>
		<category><![CDATA[étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président français fut très prompt, un peu trop même, à se lancer au secours des populations civiles libyennes, que leur  &#8221;guide&#8221;  promettait de réduire en bouillie, &#8220;zenga zenga&#8221;! L&#8217;intempestive intervention de Sarkozy en a surpris plus d&#8217;un, et a inspiré les réflexions les plus diverses, allant de l&#8217;adhésion la plus totale à l&#8217;ironie la plus acerbe! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président français fut très prompt, un peu trop même, à se lancer au secours des populations civiles libyennes, que leur  &#8221;guide&#8221;  promettait de réduire en bouillie, &#8220;zenga zenga&#8221;!</p>
<p>L&#8217;intempestive intervention de Sarkozy en a surpris plus d&#8217;un, et a inspiré les réflexions les plus diverses, allant de l&#8217;adhésion la plus totale à l&#8217;ironie la plus acerbe!</p>
<p>Ainsi j&#8217;ai pu découvrir sur le blog français, <strong><a href="http://cuicuifitloiseau.blogspot.com/2011/03/sarkozy-et-sa-campagne-de-libye-odieux.html?showComment=1300811722478#c5052434158088573815">LES DIVIGATIONS NVR DE CUI CUI FIT L&#8217;OISEAU</a></strong>, le texte d&#8217;un pastiche de la célébre fable de Jean de La Fontaine : <strong>LE COCHE ET LA MOUCHE</strong>, que vous pouvez lire <strong><a href="http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_coche_et_la_mouche.html">ici</a></strong>!</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/coche.jpg"></a></p>
<p>Avec l&#8217;autorisation du propriétaire du blog signalé, je vous invite à déguster ce petit bijou d&#8217;humour politique:</p>
<p style="text-align: center;">&#8220;Dans un pays pétrolier, sablonneux, malaisé,<br />
Et de tous les côtés au soleil exposé, <br />
Mouammar Kadhafi tyrannisait la cantonade. </p>
<div style="text-align: center;">Femmes, Enfants, Vieillards, tous étaient martyrisés.</div>
<div style="text-align: center;">La population suait, souffrait, était bouleversée&#8230;</div>
<div style="text-align: center;">Le roitelet de France survint, <a href="http://ruminanc.blogspot.com/2011/03/les-aventures-de-larabie-sarko-au.html">et sur la Libye lance sa croisade</a><br />
Prétend rétablir la démocratie  par ses bombardements ;<br />
<a href="http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/18/rafale-contre-mirage.html">Envoie quinze chasseurs</a>, et pense à tout moment</div>
<div style="text-align: center;">Qu&#8217;il fait aller la machine,<br />
Sur le strapontin d&#8217;Obama, sans pudeur, il s&#8217;assied ;</div>
<div style="text-align: center;">Aussitôt que les deux cents missiles américains fulminent ,</div>
<div style="text-align: center;">Et qu&#8217;il voit les Libyens flageoler,</div>
<div style="text-align: center;">Il s&#8217;en attribue uniquement la gloire ;<br />
<a href="http://nouvelhermes.blogspot.com/2011/03/non-la-guerre-de-libye.html">Va, vient, fait l&#8217;empressé</a> ; il semble que ce soit<br />
Un Maréchal de bataille  allant en chaque endroit<br />
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.</div>
<div style="text-align: center;">Sarkozy en ce commun besoin<br />
Se plaint qu&#8217;il agit seul, et qu&#8217;il a tout le soin ; </div>
<div style="text-align: center;">Qu&#8217;aucun n&#8217;aide sa mission à se tirer d&#8217;affaire.</div>
<div style="text-align: center;">La chancelière disait son Bréviaire ;</div>
<div style="text-align: center;">Elle prenait bien son temps !  Berlusconi  chantait ;<br />
C&#8217;était bien de chansons qu&#8217;alors il s&#8217;agissait !</div>
<div style="text-align: center;">Sire Sarkozy s&#8217;en va chanter à leurs oreilles,</div>
<div style="text-align: center;">Et fait cent sottises pareilles.<br />
Après bien du travail la coalition arrive au haut.<br />
Respirons maintenant, dit Sarkozy aussitôt :<br />
<a href="http://www.blogger.com/%20http://sebmusset.blogspot.com/2011/03/la-guerre-s1e1.html">J&#8217;ai tant fait que nos gens ont enfin vaincu</a>.<br />
Ça, Messieurs les alliés, payez mon écu.</div>
<p>Ainsi certaines gens, faisant les empressés,  </p>
<div style="text-align: center;">S&#8217;introduisent dans les affaires étrangères :</div>
<div style="text-align: center;">Ils font partout les prétendus nécessaires,<br />
Et, partout importuns, devraient être chassés.</div>
<div style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></div>
<p style="text-align: center;"><em>Pcc  Cuicui de La Fontaine des eaux radioactives.&#8221;</em></p>
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		<title>SI&#8230;..</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2007 08:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>

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		<description><![CDATA[Tu seras, mon enfant, un citoyen du monde Je suis tombé lors de la visite sur un blog ami, sur le texte original de « IF » le célébrissime poème de Rudyard KIPLING qui se termine par le non moins célébrissime : « You&#8217;ll be a man, my son! » « Tu seras un homme, mon fils !». La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Tu seras, mon enfant, un citoyen du monde</p>
<p class="post-content">Je suis tombé lors de la visite sur un blog ami, sur le texte original de « IF » le célébrissime poème de Rudyard KIPLING qui se termine par le non moins célébrissime : « You&#8217;ll be a man, my son! » « Tu seras un homme, mon fils !». La version française a bercé mon adolescence. Je l’ai entendue en boucle, bien plus tard, récitée par Bernard Lavilliers. « La personne qui m’est très chère » l’a expliquée à des centaines d’adolescents qui en en ont certainement retenu quelque chose. Alors, me suis-je dis pourquoi, encore une fois ne pas oser et détourner ce texte archiconnu pour l’adapter – et là je sens encore que je vais m’attirer les foudres des puristes – pour donner des conseils, plus actuels peut-être, à un jeune enfant qui sera plus tard un citoyen du monde.</p>
<p>J’ai osé… A vous de juger !</p>
<p>Si tu peux voir détruit un pan de ton Histoire</p>
<p>Et sans dire un seul mot, vouloir le reconstruire,</p>
<p>Si tu ne veux, en un jour, perdre cent ans de paix</p>
<p>Par la faute d’un homme ou la bêtise d’un mot :</p>
<p>Si tu peux être grand sans cesser d&#8217;être humain,</p>
<p>Si tu peux être fort sans cesser d’être juste,</p>
<p>Et te sentant fort, sans mépriser les autres,</p>
<p>Partager ta gorgée d’eau et ton croûton de pain ;</p>
<p>Si tu refuses d’entendre la parole de ton Dieu</p>
<p>Travestie par les nantis pour exciter les pauvres,</p>
<p>Et entendre mentir sur ton Dieu leurs bouches haineuses</p>
<p>Sans mentir à ton tour au nom du même Dieu ;</p>
<p>Si tu peux être croyant en restant tolérant ;</p>
<p>Si tu peux, toi le croyant, respecter ceux qui doutent ;</p>
<p>Si tu peux aimer tous les hommes en frères</p>
<p>Sans que, pour toi, aucun ne soit supérieur aux autres;</p>
<p>Si tu sais écouter, réfléchir, partager,</p>
<p>Penser et accepter ce que les autres pensent,</p>
<p>Sans jamais être sûr d’avoir raison en tout ;</p>
<p>Si tu peux rêver sans te laisser aller;</p>
<p>Si tu sais être dur sans écraser les autres ;</p>
<p>Si tu sais être brave sans défier le monde ;</p>
<p>Si tu peux être bon, si tu sais rester sage</p>
<p>Sans affront, ni dédain ni arrogance ;</p>
<p>Si tu veux croiser la foi et la raison;</p>
<p>Et les concilier dans le même élan ;</p>
<p>Si tu peux contrôler ton esprit et ton cœur</p>
<p>Quand tous les autres rêvent de sang et de folie ;</p>
<p>Alors les hommes, la terre, le savoir et la vie</p>
<p>Seront à tout jamais tes alliés fidèles ;</p>
<p>Et, ce qui vaut bien mieux que la gloire et le pouvoir,</p>
<p>Tu seras, mon enfant, un citoyen du monde !</p>
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		<title>DES MANIFESTANTS D&#8217;UN NOUVEAU GENRE</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Oct 2006 15:01:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Manifestation de force ou manoeuvre stratégique? J’ai eu l’occasion d’assister à des marches populaires organisées notamment en soutien des peuples palestinien ou irakien et qui ont été plus ou moins phagocytées par les courants islamistes, légaux ou pas ! Chaque fois, j’ai été très impressionné par le sens de l’organisation et de la discipline de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">
<p class="post-chapo">Manifestation de force ou manoeuvre stratégique?</p>
<p class="post-content">J’ai eu l’occasion d’assister à des marches populaires organisées notamment en soutien des peuples palestinien ou irakien et qui ont été plus ou moins phagocytées par les courants islamistes, légaux ou pas ! Chaque fois, j’ai été très impressionné par le sens de l’organisation et de la discipline de ces groupes. Mais dernièrement, j’ai été bluffé par la manière dont a été conduit un simulacre d’affrontement entre les forces de l’ordre et des activistes se réclamant d’un soi-disant chef religieux qui voudrait, semble-t-il, pour réaliser un «rêve » devenir « calife » et qui ont tenté une manifestation non autorisée de toute évidence. Le groupe d’activistes se composait d’une bonne centaine de jeunes des deux sexes, des hommes barbus, vêtus de gandoura courtes, des femmes voilées, mais en la plupart en survêtement, comme prêtes à en découdre avec les forces de l’ordre. La mixité la plus totale régnait dans ce groupe de militants et militantes qui auraient rechigné à partager le même banc à la faculté ou le même taxi. Mais ce soir, ils et elles étaient là, coude à coude, épaule contre épaule, décidés à forcer un barrage de police qui leur interdisait l’accès au bâtiment public de la capitale qui focalise l’attention de tous les manifestants, des néophytes aux plus chevronnés. J’avais déjà observé de très près un tel mouvement destiné à rassembler des manifestants ou des participants à des sit-in en cet endroit. Les tactiques varient, allant du contournement par les ruelles adjacentes, à l’infiltration par petits groupes, sinon par unité, en passant par la méthode très efficace qui consiste à s’installer dans les cafés qui font face à ce lieu mythique et à se lever comme un seul homme au signal des organisateurs. Mais les passages en force restent assez rares, car ils impliquent des risques physiques et nécessitent une certaine maîtrise de soi, une confiance aveugle dans ses camarades et un sens de l’obéissance aux ordres quasi militaire. Même les diplômés chômeurs, pourtant très nombreux à manifester depuis des années pour certains, habitués aux affrontements musclés avec les forces de l’ordre, profondément motivés car ils jouent leur avenir matériel, ont très peu utilisé ce genre d’exercice, en fait très risqué. Pourtant, la centaine de manifestants, serrés les uns et les unes contre les autres, formant un bloc compact malgré leur nombre très faible, hurlant à tue-tête des slogans que seuls eux semblaient comprendre mais où l’on reconnaissait le nom de leur chef, a crânement tenté de bousculer le rideau de C.I.M., casqués et armés de matraque, qui les attendait de pied ferme. Le plus extraordinaire de l’affaire est que au moment même où le choc entre les deux groupes allait se produire, les manifestants, se sont arrêtes et ont reculé, comme obéissant à l’ordre d’un metteur en scène invisible. Même les CIM ont été décontenancés par la manœuvre, ne sachant s’il fallait poursuivre leur contre-attaque ou rester sur leurs positions. Les talkies-walkies crépitaient à tout va ! Les officiers donnaient des ordres et des contre-ordres ! Les C.M.I. de base ne savaient plus où donner de la matraque ! Pendant ce temps, les manifestants reculaient, toujours vociférant et en moins de cinq minutes ils étaient complètement hors de portée des matraques et ils se sont littéralement volatilisés. L’important pour eux consistait à démontrer qu’ils étaient présents, qu’ils étaient disciplinés, qu’ils ne craignaient pas le contact physique avec les CMI et qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient quand ils voulaient et comme ils le voulaient. Ce spectacle m’a profondément marqué. Bien plus fort que les manifestations auxquelles nous ont habitués les diplômés chômeurs, usés par des années de manifestation, les handicapés que les forces de l’ordre maîtrisent rapidement ou les « droits-de-l’hommistes » qui aiment manifester mais craignent les coups, il constituait une véritable démonstration de force, une espèce de test pour une éventuelle confrontation à venir, une mise au point tactique et stratégique, bref le début de quelque chose qui provoque la peur ! Et en voyant ce groupe de jeunes, déterminés, fanatisés même, avançant d’un pas décidé, que rien ne semblai pouvoir j’ai pensé au sonnet de Charles Baudelaire « Les aveugles », notamment ce vers dur : « Terribles, singuliers comme les somnambules ».</p>
<p>J’ai pris l’audace de m’en inspirer pour exprimer le sentiment d’étouffement et d’oppression qui m’a envahi à cette occasion. Encore une fois, que Charles Baudelaire et ses admirateurs me pardonnent d’avoir « trituré » son texte original mais lui seul savait décrire les atmosphères glauques et morbides telles que celles que nous avions vécu face à cette situation et que nous risquons de vivre si le « rêve » se réalise !</p>
<p>CES MANIFESTANTS</p>
<p>Regarde-les bien, ami; ils sont vraiment bizarres ! Silhouettes venues d’ailleurs ; ombres orientales ! Terribles, barbus, voilées, la haine dans le regard ; Avançant résolument d’une marche martiale !</p>
<p>Leurs yeux, d’où toute humanité est effacée Comme craignant l’enfer, restent rivés Ailleurs ; on ne les imagine ni penser ni rêver, Juste répéter des phrases mille fois ressassées !</p>
<p>Ils traversent ainsi la ville tels des combattants Mus par les rêves d’un fou au verbe envoûtant ! Pendant qu’autour de nous ils se prosternent,</p>
<p>Pétris de religion jusqu’à l’absurdité Menaçant de mort mon reste de liberté, Je leur dis : Plus de raison et moins de haine !</p>
<p class="post-content"> !</p>
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		<title>HOMMAGE A NOS PREMIERS EMIGRES</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 13:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Partis seuls vers l&#8217;inconnu, en quête de travail La saison estivale tire à sa fin…. Nos villes reprennent peu à peu leur aspect habituel, surtout celles qui ont accueilli un grand nombre de nos compatriotes établis à l’étranger. L’opération « retour » vers les pays d’accueil de nos RME, TME, MRE, de notre « jaliya » a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Partis seuls vers l&#8217;inconnu, en quête de travail</p>
<p class="post-content">La saison estivale tire à sa fin….</p>
<p>Nos villes reprennent peu à peu leur aspect habituel, surtout celles qui ont accueilli un grand nombre de nos compatriotes établis à l’étranger.</p>
<p>L’opération « retour » vers les pays d’accueil de nos RME, TME, MRE, de notre « jaliya » a pris fin. Pendant deux mois, nous avons comme chaque année vu déferler des milliers de belles voitures &#8211; remarquez pas tant que cela cette année, mais on a noté des plateformes portant quad ou jet-ski &#8211; , des centaines de cars ! Nous avons assisté à la farandole sans fin des ferry car. Des allers retour sans fins, jour et nuit entre L’Espagne et le Nord du pays. Comme jamais on ne pouvait même pas en rêvait, il y a des années.</p>
<p>Nos aérogares regorgeaient de nos compatriotes.</p>
<p>Nos villes étaient pleines. Nos plages. Nos restaurants. Nos clubs de vacances. Nos boites….Saidia avait un vaque aspect à Ibiza, parait-il. Des mariages grandioses, avec limounise et même avec fiacre, comme en Sicile…. Tout cela fait chaud au cœur. Tout cela rassure le bon peuple mais aussi les autorités. Le gouverneur de Bank Al Maghrib doit se frotter les mains : l’escarcelle de devises de la &#8220;vieille dame&#8221; doit être pleine à craquer !</p>
<p>Il y a eu aussi le retour de notre « Jalaiya » bon chic bon genre. Ces jeunes hommes et ces jeunes filles, bardés de diplômes, du MBA au PhD, en passant par les DESS les plus pointus, sans oublier les grandes écoles françaises. Ils ont l’air plus marocains que vous et moi, mais au contrôle de police ils sont fiers de présenter leur passeport belge, français, canadien ou le top du top suisse !</p>
<p>Ils ont changé, en deux générations, nos compatriotes de l’étranger ! Bien changé, et c’est tant mieux !</p>
<p>Mais cela ne doit pas nous empêcher de penser aux premiers d’entre eux qui ont osé partir, dans les années 50 et plus souvent dans les années 60 !</p>
<p>Ceux-là étaient partis dans des conditions dramatiques ! Pour vivre « là-bas » dans des conditions inhumaines ! Et quand ceux-la revenaient, ils passaient des heures, parfois une journée ou une nuit entière à la frontière de leur propre pays. Ils devaient déclarer jusqu’au moindre billet de francs français ou de francs belges qu’ils avaient sur eux ! Leurs bagages étaient fouillés sans aucune discrétion ni considération ! A l’époque, pas question d’aires de repos, ni de gentilles assistantes d’une quelconque fondation !</p>
<p>C’est à ces pionniers de la « jaliya al maghribiya fil al kharije », que les européens ont exploités jusqu’à plus soif et que nous avons humiliés et lessivés comme pas permis, que je veux dédier le texte qui suit.</p>
<p>Une fois encore, je me suis laissé tenter par le « détournement » d’un texte que je n’ai jamais oublié depuis le lycée. Il glorifiait ceux qui partaient à la conquête des richesses des Indes.</p>
<p>José Marie de Heredia y célébrait « Les conquérants » ! Ce qui m’a donné l’idée de rendre hommage à ma façon – et avec son aide – à la destinée tragique de nos premiers émigrés, partis juste à la recherche d’un travail. Je sais de quoi je parle, j’ai vu partir en Europe des trains entiers à destination de l’Europe………..</p>
<pre></pre>
<p>A nos premiers émigrés.</p>
<p>Comme une horde de gueux fuyant le sol natal</p>
<p>Fatigués de porter leur misère et leurs peines,</p>
<p>Paysans, sans terre, sans famille, sans haine,</p>
<p>Partaient, ivres d’un rêve sans gloire ni idéal.</p>
<p>Ils allaient chercher les trésors fabuleux</p>
<p>Que cachaient, en Europe, les mines meurtrières,</p>
<p>Et leurs trains, haletants, traînaient avec eux</p>
<p>Leur quête d’une vie sobre mais prospère.</p>
<p>Là-bas, espérant des lendemains moins durs</p>
<p>La cité, sur leurs yeux, refermant ses murs,</p>
<p>Etouffait leurs rêves dans un somme esseulé.</p>
<p>Et, plongés au fonds de leurs noires ruelles,</p>
<p>Ils s’imaginaient construire un pays étoilé</p>
<p>Où vivraient, en paix, des générations nouvelles.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>LA RAISON DU MOINS FORT EST PARFOIS LA MEILLEURE!</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Aug 2006 13:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand quelques miliciens arrêtent toute une armée&#8230;. Encore une fois, j&#8217;ai cédé à la tentation de m&#8217;inspirer d&#8217;un grand auteur pour dire ce que j&#8217;ai sur le coeur! Les événements survenus en terre libaines ces drnières semaines m&#8217;ont fait repenser à la fable de Jean de La Fontaine : &#8220;le loup et l&#8217;agneau&#8221;! Et j&#8217;ai osé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Quand quelques miliciens arrêtent toute une armée&#8230;.</p>
<p class="post-content">Encore une fois, j&#8217;ai cédé à la tentation de m&#8217;inspirer d&#8217;un grand auteur pour dire ce que j&#8217;ai sur le coeur! Les événements survenus en terre libaines ces drnières semaines m&#8217;ont fait repenser à la fable de Jean de La Fontaine : &#8220;le loup et l&#8217;agneau&#8221;! Et j&#8217;ai osé la transformer un peu &#8211; ai-je commis un crime de lèse-fabuliste? &#8211; et de l&#8217;adapter à la cruelle actualité. Que de là où il est, Jean de La Fontaine me pardonne, comme lui a sûrement pardonné Esope&#8230;..Que ses admirateurs ne soient pas choqués par mon &#8220;emprunt&#8221;, car ce n&#8217;est qu&#8217;un emprunt, car mon milicien n&#8217;est pas un agneau et mes militaires sont pire que des loups!</p>
<p>Le milicien et les militaires.</p>
<p>La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure :</p>
<p>Certains, récemment, nous ont montré cette erreur.</p>
<p>Deux soldats israéliens se prélassaient</p>
<p>En terre libanaise, par l’armée délaissée.</p>
<p>Survint un milicien, surveillant sa frontière</p>
<p>Et qu’en ces lieux, la vigilance et la foi appelèrent.</p>
<p>« Qui te donne le droit de troubler notre ballade ?</p>
<p>Crièrent ces soldats venus de laà-bas, de Tibériade</p>
<p>Tu seras châtié de ton acte audacieux !</p>
<p>- Mais, dit le milicien, voyons Messieurs,</p>
<p>Vous mettre en colère à rien ne vous sert !</p>
<p>Concédez plutôt que vous violez ma terre !</p>
<p>Et je suis en droit de vous en extraire !</p>
<p>Retournez en terre hébreue,</p>
<p>Derrière la ligne bleue</p>
<p>Et ainsi, par conséquent, en aucune façon</p>
<p>Je ne viendrais y attaquer votre nation !</p>
<p>- Tu le feras, crièrent les chefs des deux bidasses</p>
<p>Et tes amis voulaient déjà nous attaquer en masse !</p>
<p>- Comment aurions-nous fait, nous pauvres villageois ?</p>
<p>Reprit le miliciens, armé de sa seule foi..</p>
<p>- Si ce n’est vous, ce sont vos amis syriens ou perses!</p>
<p>- Nous n’avons qu’Allah ! – C’est la pire de vos amitiés diverses !</p>
<p>Car vous ne nous épargnez en rien,</p>
<p>Vous, les autres, et les palestiniens !</p>
<p>Bush nous l’a dit ! Israël doit se venger ! »</p>
<p>Aussitôt, soldats, avions et tanks sèment le danger !</p>
<p>Israël bombarde, détruit et croit avoir vaincu,</p>
<p>Sous les yeux du monde, honteux et bouche cousue !</p>
<p>Et après plus d’un mois d’un déluge de fer,</p>
<p>Mais après plus d’un mois pire qu’en enfer,</p>
<p>Malgré un mois de mort venue de mer et de l’air,</p>
<pre></pre>
<p>Les miliciens sont toujours sur leur terre !</p>
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		<title>O RAGE ! O DESESPOIR ! O IMPUISSANCE ENNEMIE !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Aug 2006 13:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais où est donc notre gloire d&#8217;antan ? Comme ceux de ma génération qui sommes passés par le lycée français, j’avais appris par cœur, et pour ma part fortement apprécié, la fameuse tirade de Dom Diègue, objet de la scène 4 acte I du « Cid », tragédie de Corneille créée en 1637. Le vieil hidalgo y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Mais où est donc notre gloire d&#8217;antan ?</p>
<p class="post-content">Comme ceux de ma génération qui sommes passés par le lycée français, j’avais appris par cœur, et pour ma part fortement apprécié, la fameuse tirade de Dom Diègue, objet de la scène 4 acte I du « Cid », tragédie de Corneille créée en 1637.</p>
<p>Le vieil hidalgo y boit sa honte face à l’incapacité à défendre lui-même son honneur bafoué par le comte, lui l’homme qui fut durant des années la terreur des champs de batailles. Le comte &#8211; vexé dans son amour propre de nouvel arrivant sur la scène des grands &#8211; l’a giflé. Dom Diègue, vieux et usé par le temps, n’a pu répondre à cette offense suprême faite à son honneur !</p>
<p>Ce texte a toujours hanté ma mémoire, comme d’autres morceaux du Cid d’ailleurs.</p>
<p>« O rage, ô désespoir, ô vieillisse ennemie N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »</p>
<p>Ces terribles paroles ont immergé de ma mémoire chaque fois que j’ai été confronté à des problèmes qui me dépassaient.</p>
<p>Pensant au déclin que la nation et la civilisation arabe connaissent depuis un certain temps – je ne veux pas remonter dans l’histoire mais je me contente de regarder ce qui m’entoure – j’ai eu l’idée d’adapter la tirade de Don Diègue à ce que pourrait être le discours la nation arabe face à cette situation.</p>
<p>Que Pierre Corneille me pardonne !</p>
<p>Que les spécialistes du théâtre classique français excusent cette &#8220;impertinence&#8221;, mais il fallait qu’un jour cette tirade me serve à évacuer mon indignation, ma colère et aussi ma révolte!</p>
<p>Que mes lecteurs arabes n&#8217;y voient aucune offense &#8211; je sais que notre susceptibilité est à fleur de peau en ces temps difficles &#8211; mais il est bon parfois de se dire la vérité à soit même!</p>
<p>O rage ! O désespoir ! O impuissance ennemie !</p>
<p>Les arabes n’ont tant vécu que pour cette infamie ?</p>
<p>N’ont-ils blanchi dans les travaux de l’esprit</p>
<p>Que pour voir en un siècle se faner leurs écrits ?</p>
<p>Leur esprit qu’avec respect l’Europe a admiré</p>
<p>Leur science, qui tant de fois sauva l’humanité</p>
<p>Tant de fois affermi le trône de la raison,</p>
<p>Trahissent leur cause et leur font défection.</p>
<p>O cruel souvenir de leur faste passé !</p>
<p>Œuvre de cent siècles en cent ans effacée !</p>
<p>Situation fatale qu’en ce siècle ils connaissent !</p>
<p>Piédestal élevé qu’aujourd’hui ils délaissent !</p>
<p>Faut-il dans l’éclat d’autrui voir leur splendeur flétrie,</p>
<p>Mourir sans réaction ou pire, vivre dans le mépris ?</p>
<p>Occident, sois du monde à présent gouverneur !</p>
<p>Ce haut rang n’admet point une nation sans leader.</p>
<p>Et l’orgueil futile de la Oumma blessé,</p>
<p>Malgré le choix du monde, n’a su la relancer !</p>
<p>Et toi, Esprit d’Avicenne, de leur éclat passé témoin avisé,</p>
<p>Mais de leur histoire récente spectateur désabusé,</p>
<p>Toi, Esprit d’Ibn Khaldoun, qui dans cette nouvelle guerre,</p>
<pre></pre>
<p>Leur sert de refuge, et non pas de repère,</p>
<p>Allez, quittez désormais la dernière des nations,</p>
<p>Passez, pour revivre, à de nouvelles générations </p>
]]></content:encoded>
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		<title>CONSEILS D’UN PERE A SES ENFANTS</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2006 18:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>

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		<description><![CDATA[En feuilletant un vieux manuel de français des années 1990, j’ai retrouvé un texte de Rabelais, réécrit en français moderne heureusement, où Gargantua, dans une lettre adressée à son fils Pantagruel, exprime, à travers une série de recommandations, sa conception de l’éducation. Je m’en suis inspiré pour écrire ce texte, qui reprend en fait des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En feuilletant un vieux manuel de français des années 1990, j’ai retrouvé un texte de Rabelais, réécrit en français moderne heureusement, où Gargantua, dans une lettre adressée à son fils Pantagruel, exprime, à travers une série de recommandations, sa conception de l’éducation.</p>
<p>Je m’en suis inspiré pour écrire ce texte, qui reprend en fait des recommandations dont je sais que mes enfants ont déjà suivi un certain nombre.</p>
<p>Le premier conseil que je vous donnerai, mes filles, mon fils, vous semblera bien ringard, un peu vieux jeu mais il est, je crois, d’une grande sagesse. Employez votre énergie, mes enfants, à mieux connaître le monde et à l’aborder dans la vertu.</p>
<p>Pour ce faire, mon fils, mes filles, il vous faudra compléter l’enseignement de vos professeurs par l’observation des hommes, des femmes et du monde, sans craindre de paraître curieux si votre curiosité reste saine.</p>
<p>Tu sais, mon fils, maîtriser les langues étrangères, c’est maîtriser le monde. Mes filles, l’anglais vous semble utile. Certes ! Mais n’oubliez l’arabe, mes enfants, pour sa beauté et pour que personne ne prétende vous dire ce que Allah a voulu dire. Le français vous apportera beaucoup par sa rigueur, l’italien par sa musicalité, l’espagnol par l’usage que vous serez obligés d’en faire par la force de la géographie. Et si vous le pouvez, pourquoi ne pas vos intéresser au chinois, la langue de demain.</p>
<p>Mais mes enfants, maîtriser les langues ne vous suffira pas. Il faudra vous forger un style qui ne soit qu’à vous, qui portera la marque de chacun d’entre vous et vous fera reconnaître comme le meilleur parmi vos pairs.</p>
<p>De nos jours, mon fils, mes filles, le problème ne consiste plus à accumuler le savoir, mais bien de dominer les moyens d’y accéder. Apprenez donc à mener une recherche, apprenez à savoir où trouver les réponses, car toutes les réponses à toutes nos interrogations existent. Encore faut-il savoir les chercher et pouvoir les trouver! Employez votre mémoire non pas à emmagasiner le savoir mais juste à retenir certaines données qui vous ouvriront les portes du vrai savoir ! Et vous avez la chance, mes enfants, que le savoir maintenant ne soit plus l’apanage d’une élite, même s’il n’est pas accessible à tous : il suffit de vouloir et de pouvoir chercher.</p>
<p>Depuis votre jeune âge, j’ai essayé, avec l’aide de votre mère, de vous donner, à vous mes filles et à toi mon garçon, le goût de la musique, de la littérature, du théâtre, du cinéma…Bien sûr, vous préférez Sting à Jaques Brel, Gad El Maleh à Molière, Dan Brown à Balza. Je comprends que vous appréciez plus le festival d’Essaouira à un concert de musique classique. Vous êtes de votre temps, mais n’oubliez jamais de lire, d’écouter la musique, toutes les musiques, de goûter aux joies du théâtre, du spectacle donné par les hommes pour divertir et instruire les hommes. Allez au cinéma, parce le cinéma c’est la vie! Intéressez-vous à toute forme d’art….Toi, ma fille, la peinture sur verre t’avait un moment attirée. L’écriture peut être un exutoire aux moments de solitude. Ta guitare, mon garçon, attend sagement rangée dans un placard que tu te souviennes d’elle.</p>
<p>Dans un autre registre, je ne vous apprendrais rien en vous rappelant que nul n’est censé ignorer la loi. Donc connaissez vos droits et aussi vos devoirs.</p>
<p>N’oubliez jamais, mes enfants, que la loi n’est que ce qu’en font les hommes. Le texte de loi le plus juste, le plus clair, le plus équitable peut devenir un instrument de destruction de la société entre les mains de juges incompétents ou irresponsables.</p>
<p>N’oubliez jamais que tout texte de loi doit être inspiré par la philosophie de la société à laquelle il est censé s’appliquer.</p>
<p>Garde toujours à l’esprit, mon garçon, que la loi doit être au service de la société ! Ayez toujours, mes filles, la conviction que l’application de la loi doit aboutir à l’équilibre de la société !</p>
<p>Vous vivez, mes enfants, grâce à la nature ! C’est l’évidence même de vous le rappeler ! Mais nous avons oublié tellement d’évidences ! Bien sûr, qu’il est impossible de se passer de l’automobile, mais ne l’utilisez qu’à bon escient ! Toi, mon garçon, tâche de ne pas trop fumer….Vous, mes filles, soignez votre alimentation ! Rien ne vaut la bonne cuisine de chez soi, avec les produits choisis, variés, frais…Bien qu’une petite gâterie gastronomique de temps à autre n’a jamais fait de mal à personne.</p>
<p>Vous voilà mes enfants, sur le marché du travail, vous voilà en plein dans la vie. Vous êtes face à des femmes, à des hommes, à des responsabilités, à des missions souvent difficiles, à des objectifs à atteindre, à des décisions à prendre, parfois cruelles.</p>
<p>Ainsi, mes filles, mon fils, devrez-vous vous comporter avant tout en personnes d’honneur. Que chacune de vos actions professionnelles ne soit conduite, suggérée, menée que par l’honneur, l’honnêteté, l’intégrité.</p>
<p>Que votre travail, mes enfants, ne soit pas un simple gagne-pain, mais un apport à la communauté.</p>
<p>Soyez utiles pour votre entourage, soyez au service du faible, du nécessiteux, de la veuve, de l’orphelin.</p>
<p>Je sais, mes enfants, que la politique en général vous déçoit, que les politiciens vous horripilent même ! Mais je ne saurais trop vous rappeler que les « problèmes politiques sont des problèmes de tout le monde et que les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques ». Alors, votez, mes enfants, n’abandonnez jamais ni à personne le droit de choisir pour vous les grandes orientations qui engagent votre pays.</p>
<p>Défendez vos idées et vos idéaux en respectant les idées et les idéaux des autres. Apprenez à argumenter sans mépriser vos contradicteurs, à affirmer sans asséner vos vérités, à batailler pour chaque idée sans chicaner, à contester avant de conclure hâtivement, à construire votre raisonnement dans le respect de celui qui vous écoute. Pour cela, mon fils, sache parler en public. Pour cela, mes filles, sachez convaincre.</p>
<p>J’en arrive à mon dernier conseil. En cette période tourmentée que vivent les musulmans, partout dans le monde, n’oubliez pas, mes petits, que vous avez, que nous avons derrière nous des siècles et des siècles d’histoire, de grandeur, de doute, de réflexion, d’erreurs, d’avancées intellectuelles sans précédent et de périodes noires ! C’est cette riche histoire que fait de nous, de vous, de vos futurs enfants ce que nous sommes, ce que vous êtes, ce qu’ils seront. Ne laissez aucun virus attaquer et détruire ce que nos ancêtres vous ont légué. Pensez à ce que votre grand-mère vous a laissé comme souvenir de piété, retenez ce que votre grand-père vous montre comme tolérance, regardez le monde avec un œil toujours critique. Ajoutez-y votre propre âme et vous vivrez sereins, mes enfants.</p>
<p>Pour finir, je vous citerai une phrase de Rabelais qui a inspiré la façon d’être et de penser de votre mère : « Sagesse n’entre pas en âme malveillante et science sans conscience n’est que ruine de l’âme » !</p>
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		<title>Cyrano disait &#8220;Non, merci&#8221;, je dis &#8220;Non, jamais&#8221;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 May 2006 18:52:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[à la manière de....]]></category>

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		<description><![CDATA[Réponses à la question &#8220;Que faudrait-il faire?&#8221; « Et que faudrait-il faire ? » demandait Cyrano de Bergerac dans la scène VIII &#8211; acte II de la pièce éponyme créée en 1887 par Edmond Rostand. Cette question, anodine en apparence, je me la suis posée et continue à me la poser de façon récurrente, mais lors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Réponses à la question &#8220;Que faudrait-il faire?&#8221;</p>
<p class="post-content">« Et que faudrait-il faire ? » demandait Cyrano de Bergerac dans la scène VIII &#8211; acte II de la pièce éponyme créée en 1887 par Edmond Rostand.</p>
<p>Cette question, anodine en apparence, je me la suis posée et continue à me la poser de façon récurrente, mais lors de circonstances autrement plus dramatiques que celles qu’a connues Cyrano…</p>
<p>En fait, je me suis posé cette lancinante interrogation quand j’ai vu déferler les vagues immenses de barbus et de voilées dans les rues de Rabat à l’occasion de manifestations en faveur de la Palestine, de l’Irak ou de toute autre cause.</p>
<p>Quand les rues de Casablanca ont été submergées d’une foule immense, d’hommes et de femmes, oui de femmes, pour protester contre l’intégration de la femme dans le développement économique du Maroc…</p>
<p>Quand les évènements du 16 mai 2003 ont endeuilli notre pays et que certains ont tenté de justifier ces actes barbares.</p>
<p>Quand mon regard accroche par hasard la « une » de At-Tajdid toujours prêt à fustiger tel créateur artistique, ou tel festival ou tel évènement destiné à divertir le peuple, toujours prêt à souffler sur les braises du racisme, de l’intolérance, toujours prêt à l’insulte, à l’invective de l’autre quel qu’il soit</p>
<p>Quand je vois nos universités paralysées au nom de je ne sais quelle aventureuse idéologie inspirée d’un « islam » qui nous est étranger…</p>
<p>Quand une gamine est tabassée sauvagement parce que sa chaussure a frôlé le tapis de prière de son instituteur, plus préoccupé du salut de sa propre âme que de l’éducation de ses élèves….</p>
<p>Quand je parcours les blogs et les forums où les jeunes s’expriment et où ils semblent ne pas pouvoir ou vouloir ou savoir résister à l’avancée de la vague verte, et ce au nom de la démocratie&#8230;</p>
<p>Quand je lis dans les journaux les interviews des leaders islamistes, où tout et son contraire est avancé avec un cynisme hallucinant..</p>
<p>Quand je vois à la télévision un député islamiste mélanger Mussolini et Staline, envisager qu’un film qu’il n’a pas vu soit interdit ou accepter de tenir un double langage, selon les auditeurs, et cela toujours au nom de la pluralité</p>
<p>Quand je vois ce que l’Algérie a souffert depuis plus quinze ans et continue à souffrir pour avoir cédé à la panique verte instaurée par 3.500.000 votants, pour avoir laissé cette panique s’installer, par la faute de 5.000.000 d’abstentionnistes.</p>
<p>Quand je vois de paisibles et innocents touristes se faire exploser au nom d’un soi disant islam, rigoriste et moralisateur…</p>
<p>Quand je vois ce que l’on a fait de l’Irak , dans une lutte infernale menée au nom de l’islam, mais pas du même islam, un islam qui oublie l’occupant pour s’accrocher aux mythes……</p>
<p>Quand je vois les U.S.A. soutenir Nadia Yassine ou les frères musulmans égyptiens, leurs ennemis jurés mais pour le moment leurs alliés objectifs….</p>
<p>Quand j’entends un imam appeler à la destruction des pays entiers à cause de ridicules stupides petites images, dont personne ne se souvient, si tant est qu’un jour un être intelligent s’y soit intéressé.</p>
<p>Quand je vois tout cela, je me pose la fameuse question :</p>
<p>« Que me faudrait-il faire ? »</p>
<p>Mes réponses sont claires ! Et je vais tenter de les formuler &#8211; bien humblement &#8211; à la manière d’Edmond Rostand :.</p>
<p>« Que me faudrait-il faire ?</p>
<p>Suivre quelque fanatique, obéir à un émir barbu, Et comme un lierre obscur qui entoure un tronc Et s&#8217;en fait un tuteur en lui léchant l&#8217;écorce, Grimper au ciel par la seule prière et non par le bien, Non, jamais !</p>
<p>Dédier, comme tant d’autres le font, Mes fonds aux islamistes ? Me changer en tartuffe Dans l&#8217;espoir de voir sur les lèvres d&#8217;un « abou foulane », Naître un sourire et une promesse de paradis ? Non, jamais !</p>
<p>Déjeuner, chaque jour, de dattes et de lait ? Avoir le front marqué par le sceau de la prière ? Une peau Qui plus vite, à l&#8217;endroit des genoux, devient rugueuse ? Baiser une main qui ne soit celle de mon père ? Non, jamais !</p>
<p>D&#8217;une geste flatter la barbe &#8211; ou arranger un voile &#8211; Cependant que l&#8217;autre inciter à la haine, Teindre ma barbe au hénné et passer mon regard au khol Et avoir une main, toujours, trempée dans la magouille, Non, jamais !</p>
<p>Me montrer de prière en mosquée, Devenir un petit grand barbu dans un quartier perdu, Et naviguer, avec pour rames, des hadiths douteux, Et, dans mes voiles, des souffles de penseurs obscurs ? Non, jamais !</p>
<p>Chez un éditeur venu d’Arabie ou mieux de Perse Faire éditer, en payant, des discours menaçants? Non, jamais !</p>
<p>Me faire appeler « frère » dans des conciles Qu’à l’ombre des minarets tiennent des fanatiques ? Non, jamais !</p>
<p>Travailler à m’assurer une place dans l’au-delà Par la seule prière, en massacrant les miens, Non, jamais !</p>
<p>Ne trouver du talent qu&#8217;à des imams criards ? Être terrorisé par de vagues démocrates, Et me dire sans cesse : &#8220;Oh ! Pourvu que je sois Dans les petits papiers du Cheikh Abou Foulane ? Non, jamais!</p>
<p>Calculer, faire peur, soumettre en aveuglant, Préférer la prière publique à l’action patriote, Rédiger des sentences, me faire déclarer émir ? Non, jamais! Non, jamais ! Non, jamais !</p>
<p>Et à ces réponses tranchées, sans équivoque, j’ajouterai comme le faisait ce rêveur de Cyrano un grand souffle d’espérance, de tolérance et de liberté :</p>
<p>« Mais&#8230;vivre, faire le bien, Rêver, rire, penser, être libre, Avoir l&#8217;œil qui regarde demain, La voix qui vibre à la nation,</p>
<p>Mettre, s’il me plaît, mon tarbouche de travers,</p>
<p>Etre pour ceci, être contre cela, débattre des idées, Ou faire un vers, un dessin, un livre, une chanson !</p>
<p>Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel je pense, A telle mission à laquelle j’aspire !</p>
<p>Ne prononcer jamais rien qui ne sortît de mon coeur</p>
<p>Et me dire : Sois satisfait de tes pensées, de tes vérités, Et même de tes doutes Si c&#8217;est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! »</p>
<p>Et si j’agis ainsi, je crois, Dieu, lui seul, saura me reconnaître et s’il le veut, m’en gratifier.</p>
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		<title>A LA MANIERE DE NICOLAS SARKOZY</title>
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		<pubDate>Wed, 10 May 2006 19:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nicolas Sarkozy a prononcé hier 9 mai 2006, à Nîmes un discours qui ouvre presque de manière officielle la campagne présidentielle française. Cet homme m’est spécialement antipathique à plus d’un égard. Son ambition politique, affichée de manière indécente, son arrogance outrancière envers les humbles et les démunis, son style racoleur, destiné à ratisser le largement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-content">Nicolas Sarkozy a prononcé hier 9 mai 2006, à Nîmes un discours qui ouvre presque de manière officielle la campagne présidentielle française.</p>
<p>Cet homme m’est spécialement antipathique à plus d’un égard. Son ambition politique, affichée de manière indécente, son arrogance outrancière envers les humbles et les démunis, son style racoleur, destiné à ratisser le largement possible dans l’électorat français désemparé ne sont pas pour me le rendre supportable.</p>
<p>Cependant, je crois savoir reconnaître un grand discours politique, et je suis sûr que celui de Nîmes restera dans les annales de la politique française.</p>
<p>C’est pour cela que je me suis « amusé » à reprendre à mon compte la rhétorique de Monsieur Sarkozy et à l’adapter au contexte marocain.</p>
<p>Nicolas Sarkozy affirmait dans son discours :</p>
<p>« Au cours des années récentes, des vertus profondes du peuple français et des piliers séculaires de la France ont été abîmés.</p>
<p>Depuis 25 ans, la France a souvent été prise d&#8217;un vertige destructeur. »</p>
<p>Et il a enchaîné sur une longue tirade construite sur une belle anaphore : Abimé…..</p>
<p>Et voilà le résultat du petit exercice auquel je me suis livré :</p>
<p>« Au cours des années récentes, des vertus profondes du peuple marocain et des piliers séculaires du Maroc ont été abîmés.</p>
<p>Depuis, une dizaine d’années le Maroc a souvent été pris d’un vertige destructeur.</p>
<p>Abîmé le travail, quand on délaisse la terre de ses ancêtres pour aller laver les vitres des voitures sur les ronds-points des métropoles européennes, quand un diplômé ne veut d’avenir que dans la fonction publique</p>
<p>Abîmés l&#8217;économie et l&#8217;esprit d&#8217;entreprise quand on construit pour vendre au lieu de loger, quand on investit un sou pour profiter de cents sous de subventions de l’état</p>
<p>Abîmé l&#8217;Etat quand il organise la richesse d’une classe de dirigeants, quand il protège les délinquants économiques, quand il bafoue la justice</p>
<p>Abîmé le service public quand il se développe sans vergogne au profit de l’intérêt d’une minorité</p>
<p>Abîmée l&#8217;école quand elle forme des illettrés, quand elle oublie d’enseigner le civisme, quand elle participe à l’obscurantisme</p>
<p>Abîmée l&#8217;université quand un docteur présente une thèse constituée à 95 % de « copier-coller », quand une clique de fous exige et obtient une salle de prière à la place d’un laboratoire, quand une faculté enseigne en français des matières que les étudiants ont abordé depuis le CP en arabe.</p>
<p>Abîmée la justice quand elle est lâche face aux puissants, dure aux démunis, ouverte à la tentation, rétive à l’innovation, stérile dans la création de la jurisprudence.</p>
<p>Abîmée la liberté quand elle consiste à dénigrer et uniquement dénigrer, quand on ouvre en son nom la voie à la terreur.</p>
<p>Abîmé l&#8217;esprit des lumières quand on oublie Ibn Khaldoun, Ibn Rouchd et tant d’autres pour se référer à d’obscurs penseurs qui s’arrogent le droit de détenir la vérité.</p>
<p>Abîmée la nation quand elle ne sait plus se faire aimer de ses fils.</p>
<p>Abîmée la politique quand le seul but des politiciens devient, non plus œuvrer pour le bien de la nation, mais de se maintenir aux rennes du pouvoir, quel qu’il soit, à quelque niveau que ce soit. »</p>
]]></content:encoded>
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