URGENT : INSCRIVONS-NOUS SUR LES LISTES ELECTORALES !

Les quelques semaines qui viennent doivent nous servir à nous mettre en règle avec les listes électorales, en vue des élections législatives du 7 Octobre 2016.

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Si nous ne voulons pas nous faire avoir encore une fois, il faut que nous soyons prêts : ne laissons pas ceux qui n’ont à apporter au Maroc envahir les urnes et faire croire qu’ils sont majoritaires dans ce pays!

Pour cela, les premières démarches consistent à :

1/ nous assurer de la présence de notre noms sur les listes électorales, si nous sommes déjà inscrits.

2/ soit de procéder au changement administratif nécessaire au cas où, déjà inscrits sur une liste, nous aurions changé de domicile.

3/ soit enfin nous inscrire si nous ne le sommes pas déjà : tous les marocain/es de plus de 18 ans révolus ont le droit de voter mais ils doivent pour l’exercer s’inscrire sur les listes électorales.

Une fois inscrits, nous pourrons voter : cela est une autre étape! Mais l’inscription seule permettra d’y participer !

Alors inscrivons-nous, donnons-nous le droit de voter! Ensuite, le 7 octobre 2016 nous serons à même de choisir une nouvelle majorité, de renvoyer à leurs mensonges et à leurs démagogie ceux qui depuis 5 ans remuent de l’air chaud pour faire croire qu’ils sont là pour sauver le pays!

Il ne faut pas rater encore une fois le coche : étant donné la conjoncture mondiale, l’histoire ne nous le pardonnera pas !

Pour entreprendre les démarches nécessaires, consultez les sites

https://www.listeselectorales.ma/ (en arabe)

ou

https://www.listeselectorales.ma/fr/ (en français)

Alors, prenons nos responsabilités et commençons dès aujourd’hui le combat pour des élections législatives enfin libres, transparentes et surtout utiles pour le pays !

UN MOMENT DE FIERTÉ D’ÊTRE MAROCAIN !

Quand je vois que quelque chose de bien a été réalisé dans mon pays, je me peux m’empêcher d’exprimer ma fierté d’être marocain !

Bien sûr tant de réalisations restent encore à concrétiser! Mais chaque fois qu’une pierre est apportée à l’édifice “Maroc”, il faut le dire, en être content et demander que cela continue!

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller découvrir le PONT A HAUBANS érigé sur la nouvelle autoroute de contournement de Rabat-Salé!

En plus de l’utilité évidente de cette nouvelle voie que les automobilistes, surtout les professionnels, attendaient depuis des années, ce pont est en soi une véritable merveille .

Cet ouvrage d’art est en fait une véritable oeuvre d’art qui nous donne envie de proclamer haut et fort notre fierté d’être marocains.

Voilà quelques photos prises à partir de mon véhicule :

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AUTOPSIE DU JOURNAL D’UN PRINCE QUI SE DIT BANNI (1/x)

journal photoJ’ai commencé la lecture du « JOURNAL D’UN PRINCE BANNI » que Hicham Alaoui vient de publier chez GRASSET, avec une  campagne de promotion menée tambour battant dans les médias français.

Ce livre mérite une lecture attentive et personnelle, afin d’éviter toute interférence extérieure venue, avant même sa publication, soit des laudateurs qui l’ont encensé soit des contempteurs qui l’ont dénigré, comme je l’ai déjà écrit dans un billet précédent.

Je note avec intérêt que l’ouvrage est dédicacé à « Tous les marocains, sans distinction ».

Très belle attention, sauf que l’auteur devrait  se douter que la majorité écrasante des marocain(e)s ne lira son livre pour diverses raisons. Entre autre, il est écrit en français et il coûte  DH 180,00.

Dès les premières lignes de l’avant-propos, le lecteur est averti : dans ce livre, « on cherchera en vain des petites phrases, des attaques ad hominem ». L’auteur prétend que « avoir trop subi de pareilles bassesses pour s’y prêter à son tour ».

Très belle démarche, sauf que quelques lignes plus loin, il affirme que « il n’est pas davantage le prince rouge que Mohamed Vi n’est le roi des pauvres » en ajoutant une petite phrase assassine sous forme d’attaque ad hominem, « en ce qui le concerne, quinze ans de règne devraient suffire à convaincre le plus jobard d’entre nous ».

Mais il ne faut pas s’arrêter à ces petits détails qui présagent d’emblée de bien d’autres contradictions.

Dans la suite de  l’avant-propos, le lecteur est conditionné part une triple affirmation : le prince a été « éjecté du sanctuaire du pouvoir », qu’il a une « vérité » à transmettre et que «contrairement à tant de figures de notre  histoire et de grands commis de l’état qui nous ont quitté sans léguer à la mémoire collective leurs expériences et réflexions » il veut   « laisser une trace ».

Belle initiative et surtout ambitieuse et peut-être prétentieuse, étant donné qu’il a si peu contribué à la vie du pays.  

Si un auteur rate l’entame de l’ouvrage qui lui tient à cœur depuis des années, il existe de forts risques que la suite soit du même acabit, sinon pire.

 P.S. : Je note avec un certain étonnement que les observateurs avertis n’aient pas relevé que ce livre supposé être le « journal d’un prince», donc un genre de mémoires tourné vers le passé, soit sous-titré « demain, le Maroc ». Hicham Alaoui voudrait-il nous informer de manière grossièrement subliminale qu’il serait l’homme providentiel pour ce pays ?  

 

A suivre……

Guéguerre habituelle ou guerre psychologique contre le Maroc?

Le Maroc et le régime marocain sont dans la ligne de mire des autorités algériennes depuis l’indépendance de ce pays. Le nier c’est nier la réalité historique du  demi-siècle écoulé.

Rappelons que ces décennies  ont enregistré  des moments de conflit armé dès l’accession de l’Algérie à l’indépendance,  de tentative de déstabilisation quand les autorités algériennes soutenaient l’opposition du gauche,  de grande tension avec l’expulsion massive de marocains dans des conditions plus que douteuses du point du vue de la morale et du droit,  , de “chedli n9ta3lak” à l’occasion du faux problème de nos provinces du Sud,

On peut trouver à cette situation mille et une explications, allant de la différence politique fondamentale qui avait marqué l’Algérie socialiste du Maroc monarchique en passant par des approche plus politicienne concernant la recherche du leadership régional, sans oublier une approche plus  psychologique où les responsables algériens n’arrivent pas à intégrer dans leur subconscient l’aide que leur ont fournie le Maroc, le régime et le peuple marocains durant la lutte contre la colonisation française.

Et depuis quelques semaines, il semble que l’Algérie, empêtrée dans les problèmes internes de succession à la tête de l’état et dans les complications sociales dues au chômage endémique, n’ait pas trouvé d’autre échappatoire que s’en prendre encore une fois à son voisin de l’Ouest.

Pendant que le Maroc est en train de reprendre la place qui devrait être la sienne dans le concert africain et notamment au sein  des pays de l’Afrique de l’Ouest, l’Algérie sent son hégémonie et son influence diminuer.

Longtemps adepte de politique de la chaise vide  en ce qui concerne son amis africains, le Maroc sous l’impulsion de Mohamed VI a abandonné la méthode prônée par Hassan II en  s’engageant dans une diplomatie active, axée sur la coopération sud-sud et le règle du gagnant-gagnant.

Il a pu ainsi reconquérir la sympathie puis l’adhésion d’une partie des chefs d’état et des peuples de cette région de l’Afrique que la politique des “valises de pétrodollars” avait longtemps gardés sous la coupe d’Alger.

Le Maroc de Mohamed VI propose des investissements et non pas de dessous-de-table; il propose de la coopération et non  pas de la corruption; il propose de l’aide humanitaire à l’échelle de pays et non plus des enveloppes lors de votes à l’O.N.U. ou à l’U.A. ou à la défunte O.U.A!

Et cela ne plait pas à Alger et aux généraux algériens!

Alors que normalement ils devraient être occupés à démêler les fils de la difficile succession de Abdellaziz BOUTEFLIKA, président moribond depuis des mois mais jusqu’ici irremplaçable, les algériens se sont lancer dans une série de provocations à l’égard du Maroc, les unes plus osées que les autres.

Récapitulons les événements depuis quelques semaines, en fait depuis que le Maroc s’est installé en tant qu’acteur incontournable  de la scène politique et économique  de l’Afrique de l’Ouest :

  • incidents aux frontières terrestres, avec comme victimes des familles syriennes refoulées vers le Maroc, alors qu’elles étaient entrés en Algérie par les frontières libyennes ou par voie aérienne.

 

  • incident frontalier direct, avec des tirs d’arme à feu en provenance de l’Algérie sur un poste frontière marocain .

 

  • incident  évité de justesse quelques heures avant la visite du souverain du Maroc au Mali, du fait de la présence d’une délégation “sahraouie” porteuse de passeports algériens.

 

  • incident avec la France provoqué par l’excès de zèle de la police française à la suite de la demande d’un juge agissant sur la plainte d’une ONG dont le moins qu’on  puisse dire est qu’elle n’est pas neutre.

 

  • incident encore une fois avec la France à la suite de déclarations plus ou moins fantaisistes d’un diplomate français, reprises par un diplomate   acteur espagnol connu pour son soutien inconditionnel aux thèses du Polisario.

Il faut remarquer que ces deux derniers incidents impliquent directement  la France et sa diplomatie. Mais, on peut y voir l’intervention sournoise et en sous mains des services secrets algériens, dont les accointances avec leurs homologues français sont de notoriété publique : on sait que si   les autorités françaises ne se plient pas aux exigences algériennes, les conséquences sécuritaires peuvent être dramatiques. La France n’oubliera pas de sitôt la série d’attentats de 1995. Il s’agit là de réalités historiques irréfragables.

Beaucoup diront que la théorie du complot guide ma vison des choses, mais je n’oublie pas que la diplomatie n’est pas le domaine de la vertu et de la morale!

 

 

 

 

 

 

 

MARRUECOS….una vez mas, tierra de refugio para los espanoles!

J’ai souvenance de mon école primaire, à Tanger!

Sur les photos de classe, je retrouve certains prénoms de mes camarades : entre Lotfi et Gérard, il y avait José!  José, le fils d’un mécanicien espagnol, c’était un grand gaillard, toujours puni par l’instituteur!

Je retrouve aussi certains noms que je n’ai pas oublié : PLANAS, je crois que c’était “le premier de la classe”, toujours bien coiffé, toujours tiré à quatre épingles. Son père était, si je ne m’abuse, un opticien espagnol.

Durant tout mon primaire, les élèves espagnols ont partagé nos jeux, nos bêtises, nos bancs, notre vie de tous les jours!

J’ai souvenance encore de Juanito, le chevrier, qui passait dans le quartier, avec ses quatre ou cinq chèvres, aux pis énormes, gonflés de lait, ce liquide nourricier qu’il vendait directement! Dès qu’elles entendaient le tintement caractéristique des grosses cloches pendues au cou des caprins, les femmes du quartier se pointaient derrière leur porte et tendaient à Juanito le pichet qui remplissait de bon lait frais!

Juanito était espagnol, il portait un béret noir plat, une chemise à carreaux et une longue canne pour guider son petit troupeau! Il ne parlait pas arabe et pourtant tout son lait était vendu exclusivement aux marocains!

J’ai souvenir d’un médecin, un vieux monsieur, très gentil, très serviable, toujours disponible, qui ne se faisait pas payer quand le patient n’avait pas quoi et qui comptait sa consultation à un prix dérisoire pour les autres : c’était un espagnol et sa clientèle était surtout marocaine!

J’ai souvenir d’un autre médecin, Don Carlos! Tout Tanger le connaissait, le respectait et l’admirait : cet espagnol avait su s’imposer au monde cosmopolite de Tanger des années d’antan.

J’ai souvenir des marins-pêcheurs espagnols qui halaient le filet sur la plage, avec leurs collègues marocains, suant sang et eau, les uns fredonnant des airs de leurs pays dont ils apercevaient les côtes à l’horizon, les autres invoquant Allah le tout puissant!

J’ai souvenir aussi du pressing AMAYA, de la mercerie QUINTERO, du glacier de la rue Jeanne d’Arc ou de celui de l’Avenue d’Espagne qui servait cette “horchata” dont je garde le goût à la bouche des décennies après. Ou encore le charcutier du marché central,  ou simplement du rémouleur qui aiguisait les couteaux et attirait la clientèle, en jouant de l’ocarina, appuyé sur sa roue.  Ils étaient tous espagnols.

La plupart étaient nés en Espagne et avaient trouvé refuge à Tanger lors et après la Guerre civile qui avait dévasté leur pays.  Certains étaient venus dans le cadre de l’occupation espagnole du Nord du Maroc; mais ceux-là étaient peu nombreux!

Tanger était pour les “rojos”, les rouges,  les républicains, les anti-franquistes une terre d’accueil, généreuse et hospitalière.

Cinquante ou soixante ans plus tard, les espagnols, les nouveaux riches de l’Europe, les assujettis à Franco qui ont réussi leur passage à la démocratie plus vite que n’importe quel autre pays européen, les espagnols sont rattrapés par la crise et viennent trouver encore une fois refuge chez leurs voisins du Sud.

Il ne faudrait pas qu’ils oublient qu’il y a encore des africains qui croient que l’Espagne est l’Eldorado, et qui sont prêts à sacrifier leur vie pour y arriver.

Il ne faudrait pas qu’ils oublient qu’ici ils sont accueillis, à bras ouverts, sans trop de tracas administratifs.

Il faut surtout qu’ils n’oublient pas que le Maroc est un état indépendant et souverain, qu’il est en droit de faire respecter ses lois et ses règlements sur son territoire!

Le Maroc, terre d’accueil, oui certainement! Terre d’asile, oui, pourquoi pas! Terre de refuge, absolument, noblesse et hospitalité obligent! Mais pas terre à conquérir, ni à reconquérir!

BIENVENIDOS AMIGOS! Pero solo si venis como amigos!

SOMMES-NOUS FAITS POUR LA DEMOCRATIE?

Je pose là la question qui fâche, celle qui tue celui qui la pose et qui surtout met dans l’embarras celui qui prétendrait y répondre!

Ces derniers jours, nous avons assisté à deux événements majeurs de la vie politique de ce pays et qui répondent à ma question par un retentissant “NON! Nous ne sommes pas prêts  ni même faits pour la démocratie!”.

La mort de cheikh Abdeslam Yassine a réuni derrière son cercueil des dizaines de milliers de ses adeptes, qui se sont toujours mobilisés à ses appels, malgré parfois le coté folklorique et onirique de son idéologie.

Abdeslam Yassine a été pendant des années le chef incontesté et incontestable de sa Jammâ  et de Adl wa Al Ihssane, cette association semi-clandistine qui a donné des sueurs froides au pouvoir et qui a permis au mouvement du 20 février de croire à un hypothétique “printemps marocain” que rien ne justifiait par ailleurs.

Mais cheikh Abdeslam Yassine n’est jamais passé par les fourches caudines d’une élection démocratique : ni urnes, ni listes d’électeurs, ni concurrents.

Il était le chef, le guide, le mourchid et celui qui n’était pas content n’avait qu’à quitter le groupe, s’il en avait encore la force intellectuelle  et l’esprit critique  suffisants.

Pendant que les adeptes de cheikh Yassine pleuraient leur disparu, les USFPistes étaient réunis à Bouznika pour choisir DÉMOCRATIQUEMENT le nouveau premier secrétaire de leur parti.

L’U.S.F.P. est censée être un parti moderne, moderniste, dont les responsables et les militants sont rompus au combat pour la liberté, la démocratie, l’égalité, ainsi que mille et cent autres vertus qui en font un parti mythique!

Ce 9ème congrès laissait prévoir toutes les signes de réussite de la démocratie : des congressistes venus de tous les coins du pays, quatre concurrents représentant quatre courants différents, une jeunesse pleine d’enthousiasme  décidée à en découdre avec les caciques du parti et prête à instaurer un “printemps” à l’intérieur de ce parti un peu vieilli, sclérosé par l’exercice imparfait d’un pouvoir partagé!

Durant les travaux du congrès, on a relevé trois incidents qui donnent malheureusement une piètre idée de l’ambiance “démocratique” qui prévalait lors de cette très importante réunion :

  • une interruption de séance de plus de 30 minutes a été nécessaire pour régler un problème posé par le groupe des jeunes Ithihadi du 20 Février concernant le retrait de la tribune de la photographie officielle du roi;
  • de nombreux congressistes ont marqué leur mécontentement de la manière la plus bruyante en ce qui concerne le menu servi lors des repas.
  • les moyens  d’un vote électronique n’ont pas pu être mis en œuvre pour des raisons parait-il techniques.

Entre photos, pannes  et repas, il ne restait pas beaucoup de marge pour pratiquer la démocratie!

Une fois Driss Lachgar élu, au deuxième tour,  avec une majorité confortable, très confortable de près de 200 voix, la contestation fut immédiate. On est très loin de l’esprit démocratique qui reconnait la victoire de la majorité!

Ahmed ZAIDI n’est pas content et l’a fait voir et savoir! Il parle de “pressions extérieures appelant à voter pour son concurrent”.  C’est un bizarre hommage que le perdant rend aux congressistes, qui ne seraient en fait que des pions obéissant à des “pressions extérieures” dont Ahmed Zaidi ne précise ni l’origine ni les motivations.

Ali Bouabid, le fils du leader Abderrahim Bouabid, qui n’hésitait pas il y a quelques mois à essayer de nous croire que l’opposition et ses martyres sont nés avec le 20 Février oubliant ainsi toute une génération de sacrifices, et Mohamed Lahbabi, le vieux militant qui vire irrémédiablement islamiste, décident de quitter le parti, entrainant avec eux d’autres personnalités.

Le 9ème congrès de l’USFP qui devait être celui du renouveau s’avère être celui des “égos”! Je pense à ce qui a frappé l’UMP française dernièrement.

Ainsi, d’un coté, chez les islamistes, nous avions une chefferie personnelle, sans partage  mais unanimement acceptée et reconnue! De l’autre, chez les socialistes, nous avons un simple “premier secrétaire” élu par ses pairs mais immédiatement dénigré et! contesté !

Tout cela n’a rien à voir avec la démocratie!

Ma question trouve donc toute sa raison d’être : les marocains sont-ils faits pour la démocratie?

 

 

 

 

 

M. Rabbah continue à dévoiler ses listes! Et après, on fait quoi?

Le ministère de l’équipement  et  du transport vient de rendre publique la liste complète des bénéficiaires des carrière de sable.

Cette publication s’inscrit exactement dans la même logique que celle qui a prévalu à la publication de la liste des bénéficiaires des agréments de transport interurbain survenue il y a quelques mois.

Les discussions de salon ont été alimentées par l’apparition sur cette liste de noms de personnalités plus ou moins connues. Cela a permis d’exacerber certaines rancœurs,de pointer du doigt un nombre impressionnant de figures du monde sportif, artistique et bien sûr politique.

Puis la chose a fait pschittt…..Les gens ont oublié, les bénéficiaires ont continué à profiter de ces agréments, les accidents ont continué avec la même régularité et la même violence qu’auparavant!

Monsieur Rebah a tenu la promesse électorale de son parti mais il n’a rien réglé de fondamental dans le secteur du transport interurbain.

Aujourd’hui, alors que le problème essentiel est l’élaboration d’une loi de finances 2013 capable de faire face à la situation de crise que vit le pays, le même ministre nous ressort un nouveau jouet : un document de 165 pages avec encore une fois des noms de 1885 personnes physiques et morales exploitant des carrières sur l’ensemble du territoire national.

A part provoquer encore une fois de vaines discussions de salon, quel est donc l’objectif  poursuivi par  M. Rebbah à travers cette publication?

A-t-il une nouvelle politique pour ce secteur?

Ou bien s’agit-il d’un nouvel écran de fumée lancé pour masquer les difficultés du gouvernement de Si Benkirane face à la crise et à la grogne sociale?

Le transport public interurbain, hier! Les carrières, aujourd’hui!

Tout cela reste du domaine de “barak mat9cha3” : les vrais problèmes sont encore là, bien réels et ils demandent des solutions bien réelles.

Les marocains ont besoin d’autre chose que de listes qu’ils connaissaient plus ou moins mais qui ne règlent en rien leurs attentes, certes énormes, sûrement difficiles à satisfaire dans le climat de crise internationale mais ô combien légitimes!

 

 

 

 

ACTUALITE FOISONNANTE, MAIS……

L’actualité de ces derniers temps a été très foisonnante en nouvelles de tous genres! Mais je n’ai pas été très inspiré d’en parler! La fatigue peut-être, la lassitude aussi, l’appréhension aussi de recevoir en retour les genres de commentaires trolliques sans intérêt qui finissent par saper le moral de tout blogueur qui se respecte!

Pourtant ce n’est pas les sujets qui manquent.

D’abord, l’inauguration du MAROCCO MALL. On nous avait tellement rabâché les oreilles avec ce projet que, honnêtement, je me disais qu’il ne fallait pas trop s’attendre à un miracle. Pourtant, le miracle eut lieu. L’endroit est magnifique, un temple de la consommation, mais il a bien été conçu pour cela. Beaucoup trouveront toutes les critiques du monde à porter à ce projet : j’y ai vu des dizaines de centaines de jeunes marocaines et marocains y travailler. J’y ai croisé des centaines de familles de marocains prendre du plaisir à s’y trouver, à y faire des achats à tous les prix, à y gouter des cuisines du monde entier sans s’y ruiner!

Ensuite, des événements malheureux à travers le monde.

La disparition de Césaria EVORA mérite à elle seule un billet : d’abord, j’en garde un souvenir très émouvant de son passage à Mawazine, j’avais assisté à son concert avec ma fille cadette! Ce fut un beau moment , qui m’avait fait apprécié encore plus cette chanteuse atypique.

Le décès de Vadak HAVEL, l’ex-président tchèque, m’a ramené dans la fin des années 1980 : cet homme fut le premier président élu démocratiquement en Europe de l’Est en 1989. Ce fut aussi un grand écrivain-dramaturge que je regrette de ne pas avoir l’occasion de lire.  Je m’en voudrais de ne pas accéder aux livres de celui dont “la vie ressemblait à une oeuvre d’art”, aux dires de son ami l’écrivain Milan Kundera,

La mort de KIM JONG IL, le président de la Corée du Nord, ne m’a pas intéressé plus que cela : les coréens du nord ne sentiront surement pas  beaucoup de changement. Ils sont passés du joug du père KIM IL JUNG à celui de son fils et il passeront du joug de ce fils disparu à celui de son rejeton KIM JOPNG UN.

L’Egypte a été encore une fois au centre de l’actualité : le MAIDANE AT-TAHRIR a encore connu la mort et la désolation au nom de la révolution. L’Egypte a perdu en plus de beaucoup de ses fils un joyau de sa culture et de son histoire : 200.000 ouvrages de l’INSTITUT D’EGYPTE, dont certains rarissimes, sont partis en fumée toujours au nom de la révolution!

Des événements plus ludiques sont aussi survenus : le FOOT BALL CLUB BARCELONA a remporté le fameux “classico” en infligeant au Réal de Madrid et sur son propre terrain une défaite claire et nette : 1-3. Quelques jours plus tard, le même F.C.B. a gagné un nouveau trophée en s’appropriant la Coupe du Monde des clubs champions en écrasant le SANTOS par un cinglant 4-0. Il y a quelque temps ce genre d’informations m’aurait enthousiasme mais depuis que le F.C.B. a vendu son âme au Qatar, je suis plus réservé!

J’allais oublié l’accord signé par les européens le 9 décembre concernant l’euro et la zône euro : Angela Merkel et surtout Nicolas pouvaient enfin crier sur tous les toits qu’ils ont sauver la monnaie unique européenne, qu’ils ont sauvé la zône euro, qu’ils ont sauvé l’Europe et qu’ils sont sauvé le monde. Mais il faudrait qu’ils se retrouvent dès le 30 Janvier prochain pour mettre encore au point d’éventuels ultimes redressements§ Ils ne sont pas encore sortis de l’auberge!

Et pour finir, je reviens au pays.

Si Abdelillah BENKIRANE, chef de gouvernement désigné, semble s’embourber tranquillement et sans état d’âmes dans la formation de son équipe gouvernementale : j’aimerai bien savoir ce qu’il ressent au fond de lui face aux mille difficultés qu’il semble affronter aussi ben dans son camp que chez ses alliés. Il vient passer un premier obstacle avec l’élection mouvementée du président du parlement; qu’en sera-t-il des prochains?

Attendons!

Fallait-il ajouter l’incohérence à la confusion?

La plupart des  journaux d’hier  jeudi 6 octobre  ont consacré leur une à la naissance d’une coalition entre huit partis politiques, créée sous le nom de Alliance pour la Démocratie!

A  la veille des élections législatives du 25 novembre prochain, cela devrait augurer d’une nouvelle approche de la carte politique du pays et j’aurai applaudi des deux mains une telle coalition.

Or, en y regardant de près, on se rend compte que l’alliance entre les huit partis de cette coalition est d’une part caractérisée  par l’incohérence et d’autre part marquée par le sceau de la confusion.

Que le R.N.I. et l’U.C. se retrouvent sous la même bannière, on peut aisément le concevoir et l’accepter! Après tout, le second est le fils naturel du premier et rien en dehors de ambitions personnelles ne les séparent!

Que le P.A.M. se joigne aux deux n’est pas étonnant! Après tout, le libéralisme qui semble inspirer les uns et les autres peut être un ciment pour une éventuelle entente! Quoique l’on ait remarquer que le P.A.M. durant cette législative tronquée avait des attitudes plus qu’équivoques envers le gouvernement où le R.N.I est fortement représenté!

Début de l’incohérence et ébauche de la confusion.

Le M.P. – parti jocker par excellence – forme le quatrième pilier de la C.P.D. La tentation de pouvoir accéder à quelques ministères n’est pas pour déplaire aux harakistes, qui ne se sont jamais embarrassés d’idéologie ni de programme.

Quand l’incohérence est là, la confusion n’est pas bien loin!

Voilà donc un quartet qui, malgré les apparences, pouvait fonctionner pour peu que les velléités personnelles soient contrôlées et que les promesses soient raisonnables pour pouvoir être tenues!

Et là, soudain, sans crier gare, à la surprise générale du microcosme politique, le quartet devint un orchestre : passant de quatre à huit!

A coté des champions du libéralisme effréné, on a vu poser le leader du Parti travailliste, ancien syndicaliste reconverti dans la politique, le représentant du Parti Socialiste, dont le nom même est incompatible avec le libéralisme et le patron de la Gauche Verte, qui par essence n’a aucun atome crochu avec les libéraux!

Enfants naturelle de la gauche traditionnelle,  ce serait vers la Koutla et autour de l’U.S.F.P. que ces trois partis auraient se tourner! Ont-ils été snober par Radi et se amis? Ce n’est pas exclus.

Et c’est là que l’incohérence  atteint son comble et produit la confusion la plus totale!

Qu’un grand parti de droite se lie à un  grand parti de gauche pour sauver e pays, cela s’est déjà produit : rappelons-nous le compromis historique entre la Démocratie  Chrétienne italienne et le Parti Communiste Italien!

Mais que quatre partis de la droite libérale s’encombrent de l’alliance de  trois petits de gauche, cela pourrait sentir la magouille. Mais ce n’est en fait que incohérence et confusion!

Et pour couronner le tout, le Parti du Renouveau et de la Vertu, ramification naturelle et spirituelle du P.J.D., est venu se greffer à cet ensemble hétéroclite! Comment expliquer ce ralliement, sinon par un gage de moralité dont serait porteur la formation islamiste!

Donc, l’incohérence et la confusion qui ont présidé à la naissance de l’A.P.D. ne sont pas le signe d’une ouverture politique espérée par le peuple!

Les déclarations  de Monsieur Mezouar sur le plateau de 2M n’ont rien de rassurant : la C.P.D. n’a ni programme commun, ni candidats communs!

Verra-t-on en face de l’A.P.D. se créer un front ou une coalition  pour la démocratie, constitué de partis aussi antinomiques que d’une part  de l’U.S.F.P. et  le P.P.S. et d’autre part le P.J.D.! Ennemis hier, copains demain!A eux viendrait se greffer le P.I. qui a déjà connu de longue date des relations con trenature avec les deux premiers cités.

Et pour faire bonne figure face à l’A.P.D., seront peut-être conviés les laissés pour compte du M.P. comme le M.S.D. de Mahmoud Harchane, les déçus de l’U.C. regroupés autour du P.L. de Mohamed Ziane, les nostalgiques d’un certain socialisme affiliés au F.F.D. de Thami Khayari!

Pour faire le compte de “huit” ou peut-être le dépasser, le marché politique est assez ouvert et offre une large palette de partis en quête de tuteurs.

Ainsi l’incohérence sera complète et la confusion totale! De quoi dégouter les citoyens de la politique politicienne!

Démocratie, pauvre démocratie, que ne fera-ton pas en ton nom!

 

P.S. : la confusion et l’incohérence de ce “takatoul” se note jusque dans la traduction en français de son nom : les concernés eux-mêmes balancent entre “alliance” et “coalition”! Un détail, mais qui en dit long!

ALORS AINSI, NOUS VOTERONS LE 25 NOVEMBRE PROCHAIN!

Après moult discussions et sans satisfaire tout le monde – mais pouvait-on satisfaire tout le monde -, les marocaines et les marocains sont conviés aux urnes pour élire un nouveau parlement dont sortira peut-être le premier gouvernement conforme aux règles de la constitution new look, plébiscitée le 1er Juillet dernier!

Soit!

Mais des questions essentielles restent encore en suspens et de la réponse à ces questions dépendra la crédibilité du scrutin et partant la légitimité du futur parlement et celle du gouvernement à venir!

 

Première question : comment allons-nous voter? A ce jour, rien ne semble réglé au niveau des listes électorales, des quotas réservés aus femmes, aux jeunes, aux conditions générales d’éligibilité! Bref, le flou est entretenu et personne ne semble en mesure de renseigner efficacement les citoyens!

Deuxième question : pour qui allons-nous voter? Les partis politiques semblent tout aussi hermétiques à l’apport de sang nouveau dans leurs rangs! A part quelques “fils de leur papa”, nous n’entendons pas de voix nouvelles et  nous ne voyons de figures nouvelles! Allons-nous nous retrouver encore une fois face aux caciques et aux fossiles, face aux notables, face aux “moulckhra”? Cela n’encouragerait pas le vote et l’abstention enregistrée en 2007 aura tous les risques d’être battue!

Troisième question : que refont donc les partis politiques et leurs dirigeants? Sauront-ils répondre au besoin de changement qui traverse le pays? Sauront-ils être à l’écoute de jeunes et des moins jeunes, des femmes, des personnes en désespérance? On ne leur demande pas des miracles, mais juste de l’écoute, de la compréhension et de l’accompagnement! Le peuple n’est pas démagogue!

Quatrième qustion : et si le peuple est encore une fois déçu, qu’adviendra-t-il de ce pays? Les déçus iront-ils grossir le rang des mécontents, qui eux sont bien encadrés sinon embrigadés? Les déçus rejoindront-ils le rang des aventuristes qui confondent FaceBook et la réalité sociale du pays?

La responsabilité des caciques des partis politiques est énorme et historique : sosit le Maroc traverse cette échéance électorale avec panache, dans le respect de la volonté du peuple soit l’avenir du pays est compromis!

Les semaines à venir seront déterminantes à cet égard!

CAMPAGNE REFERENDAIRE : ENTRE LE BUZZ ET LE ROULEAU COMPRESSEUR!

En feuilletant le n° 47 de la revue « PHILOSOPHIE Magazine », daté de mars 2011, j’ai découvert un petit article intitulé « BUZZ, beaucoup de bruit pour rien ».

L’auteur, Raphaël ENTHOVEN, philosophe, écrivain, producteur de radio sur France Culture et animateur d’émissions culturelles  sur ARTE, essaie d’analyser  le phénomène du « buzz ».

Pour lui, le buzz n’est que « la métamorphose de la rumeur à l’âge d’internet ».

Les internautes sont attirés la rumeur et le gout de l’insolite ; ils  finissent par négliger l’essentiel  au profit du jetable, donc du consommable, de l’éphémère !

Ainsi, l’auteur cite le cas des lapsus et des gestes anodins des hommes et femmes poltiques qui survivent à leurs  déclarations de fond autrement plus importantes.

Le « buzz » comme le dit si bien Raphaël ENTHOVEN est le « fils du zap », en ce sens qu’il s’alimente par le perpétuel changement des centres d’intérêts : un buz en chasse l’autre.

Cet article m’a interpelé d’autant qu’actuellement sur le net et dans certains médias, nous assistons à une forme de « buzz » autour des positions du Mouvement du 20 Février à propos de la constitution soumise au référundum populaire le 1er juillet prochain.

On remarque ainsi que les déclarations d’une poignée de militants de ce mouvement, dont je ne remets en cause ni la respectabilité ni l’honnêteté intellectuelle et morale mais qui pose un problème certain au niveau de la représentativité nationale, sont reprises avec une force et une insistance assez impressionnant sur le net (blogs, twitt, facebook, sites d’information) et par certains médias (notamment France 24 et quelques chaines sattélitaires d’information).

Autre manière d’entrenir ce buzz, perpétuel et passager à la fois, vantant l’importance supposée de ce mouvement, c’est cette technique d’agit-pro aguerri qui consiste à faire investir une salle meeting par un petit groupe en vue de perturber la réunion : on filme alors la perturbation et on néglige le meeting !

A la longue, le message de ce mouvement, somme toute minoritaire au sein de la société marocaine, finit  par créer un véritable « bourdonnement d’abeilles, un vacarme qui empêche d’entendre », en fait un buzz qui occulte la réalité de la situation politique du Maroc !

Mais en face, que nous offre-t-on ? Comment nous informe-t-on ?

Il faut bien reconnaitre que la lourdeur de la machine médiatique officielle et même partisane contribue à donner une impression de rouleau compresseur qui écraserait tout sous le poids d’un « OUI » massif !

Ce rouleau compresseur finit par être totalement inaudible et surtout dénué de toute crédibilité, tant la redondance de ses propos est surfaite et la spontanéité de ses intervenants est sujette à caution.

Quelle oreille serait prête à écouter quelqu’un qui annonce de façon péremptoire que « la nouvelle constitution va assurer la prospérité du pays et son développement économique » ! Comme dirait bien trivialement le gardien de voiture de mon quartier : « Ach jab toz n’lhamdou liliallh » !

Les petits bourdonnements du « buzz » semblent alors bien sympathiques face à l’ogre médiatique officiel.

La leçon à retenir de cette situation paradoxale est que la communication politique a changé de méthode, de moyens et de cibles : il est temps que les « institutionnels » de la politique dans notre pays s’en rendent compte avant qu’ils ne soient complètement débordés !

Le buzz n’est que du bourdonnement, mais dans la société du jetable et de l’éphémère que nous connaissons actuellement, comme le note l’auteur de l’article qui m’a servi de point de départ pour ce billet, « le nombre de clics est une valeur en soi ; qu’en parle en bien, qu’on parle en mal, l’important c’est qu’on en parle ».

Mais, l’inverse est aussi vrai : l’excessif est souvent insignifiant, dans le sens  où il ne signifie rien!

 

MA LECTURE DE LA CONSTITUTION NEW LOOK

Depuis que le texte du projet de constitution soumis à référendum est connu, je le parcours, en essayant de me faire une idée personnelle.

Je me place hors  du tapage médiatique qui  accole à ce texte  les qualificatifs les plus laudatifs qu’ils en perdent toute crédibilité!

Je me place aussi hors de la vaguelette qui tente de dépouiller ce même texte de toute tentative d’innovation, ce qui est le comble de la mauvaise foi!

Tout ce qui est excessif  étant  insignifiant, je préfère m’en tenir à ma seule évaluation personnelle!

Je me fais donc une obligation de lire chaque article de ce texte, chaque alinéa, chaque ligne, chaque mot et de relever les dispositions que me paraissent intéressantes et novatrices, tout comme celles qui me sembleraient timides ou peut-être rétrogrades!

J’invite tous les marocains et toutes les marocaines à en faire même, soit tout seuls, en leur âme et conscience, soit en famille, soit en groupe autour d’un bon berrad de thé, avant de se prononcer le 1er juillet prochain!

N’écoutons ni le tsunami médiatique ni les mouches du coches : soyons nous-mêmes, soyons responsables et assumons notre destin!

 

 

 

2O FEVRIER : qu’en penser après trois mois d’existence?

Il faut être aveugle et sourd, sinon complètement bouché, pour dire que depuis le 20 février 2011, rien n’a changé au Maroc! Tout comme il faut être d’une grande naïveté et d’une extrême candeur pour croire que tout ce qui arrive est le produit  du seul mouvement du 20 février!

Je sais que mon jugement peut paraitre à certains vicié par ma supposée appartenance à je ne sais quelle caste de ce pays; mais je me “fous” (je m’excuse du terme je n’en trouve pas de plus approprié) de la réputation qui m’est faite sur la blogama : je me connais et cela me suffit!

Je reviens donc à cette date fatidique du 20 février et au mouvement éponyme!

Qui  a lancé cette opération? Personne ne peut le dire, comme personne ne peut dire qui a lancé la révolution du jasmin, ni celle de la place At-Tahrir, ni celle du Yemen, ni celle de Benghazi, ni celle de Daraa, ni celle de Bahraien, ni le mouvement du 15 mai à Madrid, ni demain le prochain mouvement qui apparaitra sur un point point de la planète! Donc personne ne peut se prévaloir de se dire leader de ce mouvement  ni surtout prétendre représenter le peuple marocain!

Quelles sont les revendications de ce mouvement? Comme il existe peu de littérature écrite, à part ce qui traîne à droite et à gauche sur le net, ce qui se scande lors des marches, on peut difficilement faire une liste des revendications! Elles vont de la dissolution des instances politiques qui dirigent le pays (gouvernement, parlement, partis) jusqu’à l’octroi d’un prêt sans intérêt à tous les jeunes en noyant au milieu de ce fatras des demandes absolument légitimes, fondées,  raisonnables, réalisables (indépendance de la justice, respect de la  dignité du citoyen, ou zid ou zid ou zid!)!

Qui a intégré ce mouvement? Au fur et à mesure, ce sont greffés autour du noyau des courants que rien ne rapproche ni idéologiquement,   ni politiquement, ni socialement ni intellectuellement.

Le sentiment de ras-le-bol face à une situation du pays devenue intenable  aurait pu constituer le socle commun des “20 Févrieristes” et représenter un scénario naïf qui suppose que la bonne foi de tout le monde est étable et qu’elle constitue un axiome.

Le sentiment de voir l’occasion rêvée d’être entendu sans aucun risque  parait être un scénario un peu plus machiavélique mais qui peut se comprendre, la politique n’étant pas la plus saine ni la plus morale des activités: il expliquerait l’allaince contre nature entre les gauchistes et les adlistes.

La volonté délibérée d’utiliser des jeunes plein de bonne volonté et plein d’enthousiasme pour parvenir au pouvoir politique, le seul qui échappe encore à une caste de parvenus, capitalistes sauvages dont les ambitions économiques et financières par leur marginalisation politique. Ne trouvant leur place si dans les partis traditionnels – dont la sclérose est la cause principale de l’immobilisme politique du pays – ni dans les partis plus récents qui sont encore plus timorés et sans réelle existence effective!

 

Est-ce à dire que le mouvement du 20 Février est vain et qu’il est à condamner?

Je réponds oui, sans hésitation, s’il persiste dans ce flou, dans cet amalgame et dans cette soumission!

Pourtant, rien n’est perdu : le mouvement a libéré la parole, il a permis une prise de conscience, il a ranimé le feu sacré (rien avoir avec une quelconque sacralité religieuse, soyons clairs et nets : comme disait l’autre, c’est une expression) du débat politique!

Ce serait malheureux que cela disparaisse dans la magouiller politique qui a caractérisé le pays depuis l’indépendance.

Les partis politiques semblent être totalement hermétiques à ce qui se passe autour d’eux : Soit!

Les jeunes de l’USFP ont bien conspué Radi et Cie et les ont invités à “dégager” : ils n’ont qu’à quitter la vieille institution pour un nouveau parti!

Des centaines de jeunes trentenaires, honnêtes, patriotes, travailleurs, compétents, n’ayant rien à attendre de la politique sinon qu’elle leur permette de servir leur pays, sont disponibles et surement  disposés à participer au changement qui s’annonce! Au changement qui est nécessaire et qui est inéluctable!

Le 20 février est une étape et rien qu’une étape : elle peut déboucher sur un échec total, sur l’enlisement de la contestation, sur l’interférence d’intérêts contradictoires!

Je reste convaincu que la politique ne se fait ni sur le net ni dans la rue : elle a ses règles et en les respectant, tout est jouable!

 

 

 

REFORME CONSTITUTIONNELLE : QUELQUES REFLEXIONS PERSONNELLES.

J’ai toujours été très sceptique quant à la nécessité et surtout à l’efficacité d’une révision constitutionnelle dans  notre pays et je m’en suis maintes fois  expliqué !

En effet, je pense très sincèrement que les textes ne règlent pas, comme par magie,  la vie politique d’un état, mais que cela relève  plutôt de  l’interprétation et de l’application  que l’on fait de ces textes !

Mais depuis le 9 mars,  le débat s’est focalisé sur le thème de la révision constitutionnelle et tout un chacun y va de ses propositions. Je me permets à mon tour d’apporter ma modeste contribution.

En tant que citoyen lambda, ce qui peut m’intéresser dans la révision constitutionnelle, ce sernt les dispositions  qui toucheront à ma vie quotidienne !

·    Pour commencer, ma liberté individuelle et sa garantie !

Comment cela sera-t-il exprimé et  inscrit dans le nouveau texte ? Et surtout comment ce nouveau texte m’assurera que ces nouvelles dispositions seront bien appliquées ? Et quels seraient éventuellement les recours ouverts en cas d’infraction à ces dispositions !

·    En second lieu, ma protection en tant qu’individu contre les exactions des pouvoirs publics en général et l’assurance de recourir, en cas de problèmes,  à une  justice juste, équitable et indépendante de toute influence.

Suffira-t-il d’inscrire ces principes dans une constitution, selon la formulation la plus sophistiquée, pour que par exemple  la corruption soit éradiquée, pour que les excès soient éliminés, pour que  la méritocratie prévale lors des recrutements aux emplois publics. Pour que, en un mot, je sois un « citoyen ».

·    Enfin, en tant que citoyen, je suis un acteur politique, et même l’acteur politique tenant le premier rôle. J’estime donc être en droit d’exiger que le jeu politique auquel j’interviens soit transparent et honnête.

Les diverses propositions tendant à renforcer les pouvoirs du premier ministre, à le responsabiliser face une majorité dont il sera issu, à élargir le champ d’action du parlement, ne peuvent que sembler « parfaites », avec les aménagements que l’on peut y apporter par ici ou par là !

Mais si nous continuons à avoir 36 partis, dont la majorité sont nés ex-nihilo, autour d’une personne ou autour d’une ambition personnelle née d’un différent tout aussi personnel, si nous continuons à voir évoluer des partis politiques dirigés par des « fossiles » politiques en place depuis l’indépendance, si nous continuons  à observer sans pouvoir agir nos députés transhumer allégrement d’un groupe à l’autre, bafouant le mandat que les électeurs leur ont confié, si nous continuons à voir les instances de ces partis systématiquement fermées aux jeunes, les dispositions constitutionnelles les plus alambiquées ne changeront rien à la situation !

La constitution ne peut faire changer les mentalités ni  les habitudes !

·    Je me dois de faire ici deux  digressions qui me tiennent à cœur.

En premier lieu,  d’interminables discussions sont engagées sur le rôle du souverain, sa place dans l’échiquier politique, les pouvoirs que la constitution doit lui fixer.

Pourtant, on semble avoir oublié  la  « bay3a » qui unit le peuple marocain  à son souverain et par la même occasion le souverain marocain à son peuple.

En second lieu, la plupart des intervenants évoquent les pouvoirs du parlement et du gouvernement qui en sera issu, mais ils occultent la question du mode de scrutin.

Le scrutin actuel favorise l’atomisation de la carte politique et ne favorise en aucune manière une véritable représentation populaire.

Des conseillers  locaux ou des représentants nationaux  peuvent être avec parfois moins de 10 % des votes exprimés !

Et les élus ainsi retenus sont dans l’incapacité de former des majorités cohérentes et donc efficaces.

Et cela personne n’en parle, parce que le landerneau politique et surtout les notables y trouvent son compte.

Il serait donc temps de revoir le mode de scrutin et de passer à un scrutin à deux tours : des coalitions autour de programmes cohérents apparaitraient.

·    Je ne peux passer sous silence le problème de la « régionalisation ». Il est évident que devant la complexité des problèmes et leur spécificité, les décisions ne peuvent plus rester concentrées entre les mains des technocrates à Rabat et que la « décentralisation » la plus poussée est souhaitable et nécessaire.

Mais quand j’observe les résultats actuels de la décentralisation à l’échelle locale – notamment pour les communes et les  municipalités – je crois que j’ai toutes les raisons de craindre le pire !

La démocratie locale devait être l’école primaire de la démocratie. Malheureusement, à l’instar de l’école publique, elle a échoué dans son double rôle d’éducation et de formation !

Les nouvelles dispositions, qui donneront des pouvoirs jamais confiés auparavant  à des élus locaux, permettront-elles  de circonscrire tous les risques de dérapages ?

La régionalisation représente une chance inespérée de développement de tout le Maroc, mais elle ouvre aussi la voie à toutes les tentations !

Ainsi, la réforme constitutionnelle est engagée et les marocains en débattent, individus, partis, syndicats, associations, médias!

Que sortira-t-il de ces débats ?

Personne ne peut anticiper, ni les zélateurs qui applaudissent déjà des réformes qui, à ce jour, sont  encore en gestation ni les inconditionnels qui font du « non » leur fonds de commerce idéologique !

Le débat est ouvert, comme jamais il ne l’a jamais été et il  n’y a aucun risque pour que ce débat soit  clos ou escamoté, sous peine de faire basculer le Maroc dans ce que d’autres pays ont connu !

Cela vaut toutes les révisions constitutionnelles !

APRES LE 20 FEVRIER… APRES LE 20 MARS…

Entre  le 20 février qui a beaucoup surpris  et le 20 mars que beaucoup de marocains attendaient, le décor est planté.

Le 20 février, dans la mouvance des événements de Tunisie et Égypte, des jeunes ont formulé des demandes.

Le 9 Mars, le souverain a prononcé un discours, attendu depuis bien avant le 20 février, n’en déplaise à beaucoup d’analystes, un discours dont en fin de compte le champ dépasse de loin  les demandes des jeunes.

Le 20 mars, des marocains ont manifesté en  recadrant les demandes des jeunes et en les précisant.

Maintenant, qu’elle sera la réaction des acteurs institutionnels du champ politique ? Attendront-ils un 20 avril, puis un 20 mai, et un 20 Juin pour se manifester ?

Voilà la vraie et seule  question qui se pose !

Les partis traditionnels vont-ils enfin se décider à s’ouvrir à la jeunesse et à se renouveler et comment se feront  cette ouverture et cette rénovation ?

Le gouvernement décidera-t-il de s’ouvrir au peuple, en libérant la parole des médias publics ou par d’autres actions de communication et d’explication de son travail ?

Les parlementaires vont-ils enfin jouer leur rôle de « représentants de la nation » et non point de simples porte-paroles d’intérêts locaux ou pires personnels dans l’arène parlementaire ?

Les élus locaux vont-ils se rendre compte qu’ils sont là où ils sont  au service de leurs électeurs et  non pas pour se servir?

La justice rendra-t-elle enfin la justice au lieu de rendre des services ?

Les syndicats comprendront-ils enfin que les contingences financières dépassant le gouvernement s’opposent à des hausses de salaires inconsidérées ?

Les fonctionnaires, tous les fonctionnaires, se décideront-ils à se mettre au service des marocaines et des marocaines au lieu de croire qu’ils n’ont que le droit de grève et celui d’être augmentés.

La police finira-t-elle, rétablissant l’ordre et la sécurité,  par donner aux citoyens le sentiment qu’elle  les protège plutôt qu’ils ne les rackettent.

Les responsables de la  société civile joueront-t-ils enfin leur rôle de défense du citoyen en abandonnant l’idée que les associations ne sont pas la passerelle pour accéder au pouvoir ?

Après le 20 février, après le 20 mars, vivrons-nous un 20 avril avec marches, manifestations, slogans et tout le ramdam ?

Ce ne serait pas sérieux et les marocains seraient déçus !

Le Maroc mérite mieux que cela : notre pays a besoin d’actes, pas de verbiages stériles !

Sinon, on laissera la porte ouverte à d’autres 13 mars, avec ses provocations programmées  et ses dérapages contrôlés, mais dont personne n’est en mesure de prévoir les conséquences.