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Archive for the ‘Coups de coeur’

Bel ouvrage collectif sur les femmes et les religions

September 18, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société No Comments →

Si vous avez l’occasion de tomber sur “FEMMES ET RELIGIONS – Points de vue de femmes du Maroc“, paru fin 2014 chez les éditions LA CROISÉE DES CHEMINS, en collaboration avec FAN-DOK, galerie d’art, ne le lâchez surtout pas!

femmes religions

Cet ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Hakima LEBBAR, psychanalyste et galeriste, est une petit monument dédié à “la cohabitation entre les religions au Maroc, et la discrimination de la femme dans les différentes religions.”

Plus d’une soixantaine de femmes d’horizons très divers, a participé à cet ouvrage par des textes, en français, en arabe et même en amazigh, ou par des réalisations artisitiques (photographie, peinture).

Ce travail collectif a débuté par une exposition et des débats dans plusieurs villes avant d’être réuni dans cet ouvrage.

Vous pouvez l’ouvrir à n’importe quelle page, vous aurez toutes chances de tomber sur un texte intéressant, qui pose débat, qui ouvre une fenêtre sur un horizon nouveau, qui raconte une émotion, qui apporte une information, qui nous interpelle sur un sujet tabou.

Vous aurez aussi la chance de voir des tableaux ou des photographies inédits, qui n’ont peut-être pas eu l’occasion d’être accrochés aux cimaises de grandes galeries, mais qui montrent et démontrent les capacités artistiques des femmes.

Le thème général de l’ouvrage s’articule autour de la relation entre les femmes et les religions : ces pluriels sont particulièrement intéressants.

En effet, parmi les intervenantes, nous trouvons des marocaines, des arabes, syrienne et égyptienne, des méditerranéennes, des européennes, françaises, italiennes, suisse, des américaines.

Et par ailleurs, les religions abordées sont bien entendu les trois religions monothéistes, mais l’agnosticisme et même le manque de croyance ne sont pas négligés, et chacune des participantes appartient à l’une ou à l’autre de ces croyances.

Quelque soient vos convictions personnelles, je vous conseille de feuilleter cet ouvrage et d’en méditer les pages car comme le dit la phrase du poète mexicain Octavio PAZ choisie comme exergue : “Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs“.

Merci, mesdames pour ce travail !

P.S. : je ne cite aucune des participantes à cet ouvrage parce qu’il me faudrait les citer toutes!

Moi, lire un livre voué exclusivement aux chats!?!?!?

September 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres No Comments →

J’ai dû déjà l’avouer, soit sur ce blog sur sur ma page Face Book, je n’aime pas les chats!

Je ne saurais le dire autrement : peut-être que je suis allergique à cet animal, mais je ne prendrais jamais un chat dans mes bras!

Pourtant, je viens de lire ou plutôt de parcourir, de feuilleter et pourquoi le nier de déguster, de savourer un gros pavé de 720 pages consacré aux chats : il s’agit du “DICTIONNAIRE AMOUREUX DES CHATS” publié en 2008 chez les éditions Plon par l’académicien français Fréderic VITOUX, avec des illustrations de Alain BOULDOUYRE.

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L’auteur nous explique dès la première page son propos : dictionnaire amoureux donc “d’un coté, la flegmatique rigueur de l’ordre alphabétique ; de l’autre, le libre vagabondage dans le domaine de passion”, en l’occurrence le monde des chats.

L’ouvrage ne se lit donc pas d’un trait, mais se laisse feuilleter, découvrir, savourer au gré de l’humour du lecteur, qui peut puiser dans la table des matière le sujet qui l’interpelle!

Pour ma part, je me suis précipité sur POMPONNETTE : la scène mythique de La Femme du Boulanger ne pouvait manquer à ce dictionnaire et elle y est traitée de manière magistrale !

J’ai appris par exemple que l’Egypte antique est la première civilisation à avoir garder des traces historiques du chat et chez les Égyptiens de l’époque, ente autres attentions porté aux chats, cet animal était protégé par des lois très sévères!

Des personnages très connus et très importants ont eu, un ou parfois plusieurs chats comme compagnons durant de longues années. On peut citer Newton, André Malraux, Richelieu et même Winston Churchill

A la rubrique “Ethymologie”, l’auteur rappelle que le chat dans la plupart des langues européennes se reportent pratiquement à la même origine latine “cattus” avant d’évoquer une éventuelle racine syrienne ou même nubienne ou pourquoi pas berbère!

Rappelons-nous les anglais disent CAT, les italiens GATTO, les allemands KATZE, les bulgares KOTKA les polonais KOT et les arabophones QAT.

Evidemment, Frédéric VITOUX n’a pas omis de citer le dessin animé TOM ET JERRY ni la comédie musicale à grand succès CATS, ni les publicités fort connues qui ont mis en scène les chats …

J’allais oublier, entre toutes les entrées proposées ce dictionnaire, de parler de celle concernant les CHUTES : nous savons tous ou croyons savoir qu’un chat qui tombe du deuxième ou troisième étage retombe toujours sur ses pattes et en sus sans dégâts! Est-ce un mythe ? Est-ce une réalité? Frédéric VITROUX nous explique ce phénomène!

Bref, Frédéric VITOUX semble en effet porter un amour infini aux félins, il en parle avec subtilité, avec talent, parfois avec érudition mais sans affectation.

En tous cas, il aura réussi à m’intéresser aux chats….Quant à me les faire aimer, je ne crois pas qu’il y parviendra !

Asma MRABET poses les bonnes questions

August 22, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société Comments Off on Asma MRABET poses les bonnes questions

Le dernier livre, “ISLAM ET FEMMES, les questions qui fâchent” publié en janvier 2017 chez “les Editions en toutes lettres“, de la médecin biologiste et membre de la Rabita des Oulema du Maroc Asma MRABET s’inscrit dans la continuité du combat de l’auteure pour la véritable place de la femme dansa l’islam.

questions

Commencé dans les années 2000, et vraiment engagé avec la publication en 2007 de LE CORAN ET LES FEMMES“, le combat de Asma MRABET se précise dans cet ouvrage car non seulement elle pose les questions qui fâchent mais elle apporte aussi les questions qui risquent de fâcher encore plus.

De manière très méthodique – n’oublions qu’elle est formation scientifique – elle aborde les principales questions qui touchent à la femme et sa place dans la société musulmane, elle expose le point du vue du texte sacré de l’islam en la matière avant de détailler les interprétations et les les applications qu’en ont faites les exégètes et les docteurs de la loi au fil du temps.

De la femme créature subalterne, source de tentations, qui doit être mise sous tutelle et soumise à son mari, en passant par la polygamie et la répudiation qui semblent des droits naturels de l’homme, de la lapidation et de la violence autorisée envers les femmes aux “houris” qui viendraient récompenser les bons musulmans au paradis, Asma MRABET n’oublie aucun aspect de la vie de la femme au sein de la société : elle évoque le problème du témoignage, celui de l’héritage, de l’accès à certaines hautes fonctions dont l’imamat et du mariage avec des non-musulmans. Elle n’oublie évidemment pas la problématique du voile avant de conclure sur le corps des femmes en général..

D’entrée de jeu, Asma MRABET précise sa démarche qui consiste à :

> clarifier la confusion entre le message spirituel du Texte sacré et l’orthodoxie interprétative institutionnalisée.

> rectifier le grand nombre de opréjugés sexistes et parfois diffamatoires transcrits dans la tradition musulmane au nom de préceptes divis.

> dénoncer ce qu’une culture patriarcale a forgé dans l’esprit des musulmans : la dévalorisation des femmes.

Pour ce faire, pour chaque sujet abordé, l’auteur se réfère en premier lieu au texte coranique, puis aux sources fondamentales de l’islam qui forment la sunna et les hadiths confirmés pour faire ressortir les interprétations – parfois contradictoires avec l’esprit sinon la lettre du texte sacré et des pratiques du prophète Mohamed – sur lesquelles s’accordent les docteurs de la lois et autres exégètes dans le but de maintenir la femme dans un état d’infériorité et de soumission.

La démarche de Asma MRABET n’a rien de révolutionnaire ni de subversif car l’auteure se déclare et se revendique musulmane.

Mais cette musulmane a eu la chance de connaitre et d’affronter d’autres horizons intellectuels, sociaux et religieux lors de ses longs séjours en Espagne, au Mexique et au Chili.

Si elle pose les bonnes questions, certains peuvent douter de la justesse des réponses qu’elle y apporte : en effet, le système patriarcal de nos sociétés arabo-usulmanes et les intérêts en jeu par son éventuelle mise en cause, sont des freis terriblement efficaces contre toute velléité de révision de la vision traditionnelle de la femme en islam.

Ce livre écrit en français n’aura peut-ête pas la portée qu’il aurait eu s’il avait été publié en arabe : les francophones sont en général plus facilement accessibles au mode de raisonnement suivi par Asma MRABET et elle peut sembler prêcher des convertis, sans jeu de mots.

Mais il a l’avantage et le mérite d’exister et former une de pièces du puzzle qui finira par laisser découvrir que, patriarcat ou pas, la femme est l’avenir de l’homme arabe et musulman, n’en déplaise à beaucoup, même parmi les consœurs de Asma MRABET.

UN LIVRE SUR L’ISLAM DANS SA PREMIERE GRANDEUR

August 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Histoire, Livres Comments Off on UN LIVRE SUR L’ISLAM DANS SA PREMIERE GRANDEUR

Ce petit livre posthume de Maurice LOMBARD, historien et professeur à l’Ecole Pratiques des hautes Etudes, Paris et à l’ Ecole Normale Supérieure de Paris, est assez étonnant car il traite de l’islam et la civilisation qui accompagné d’une manière tout à fait originale.

En effet, L’ISLAM DANS SA PREMIÈRE GRANDEUR – paru chez Flammarion en 1971, soit six ans après la disparition de l’auteur, aborde la période glorieuse de l’islam en mettant en exergue les aspects économiques et culturels.

ISLAM

La période étudiée par Maurice LOMBARTD couvre trois siècles qui ont marqué l’apogée du monde musulman , c’est à dire de la moitié du VIIIème siècle au milieu du XIème).

Et ce qu’il y a de remarquable dans cet ouvrage, c’est que dans son approche de l’histoire de l’âge d’or de l’islam, Maurice LOMBARD évoque l’espace où évolue la nouvelle religion, du monde iranien à l’émirat de Cordoue, il décrit les réseaux qui le cimentent par l’entremise de la langue arabe et les différentes parlers vernaculaires.

Il soulève la problématique de la puissance monétaire et de celle de l’espace urbain, et touche même l’organisation du travail.

Il conclut par l’importance des échanges, de leur objet et des circuits qu’ils empruntent.

Jamais il n’est question dans le travail de l’auteur de guerres et de conquêtes sanglantes, ni de batailles, ni de massacres : l’auteur établit juste le lien entre ce qu’était le monde avant l’islam et ce qu’il est devenu après la révélation de la religion de Mohamed.

Cet ouvrage nous apporte donc une nouvelle vision de ce fut le monde et la civilisation musulmane du temps de sa vraie splendeur !

A lire et à méditer.

DES ROMANS QUI SONT FAITS POUR MOI ….

July 31, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on DES ROMANS QUI SONT FAITS POUR MOI ….

Après mes déceptions extrêmes orientales, je me suis tourné vers des lectures moins exotiques, du moins en apparence !

Du Japon et de Chine, j’ai glissé vers l’Afghanistan contemporain dont les médias nous rabâchent les oreilles sans nous en parler vraiment, sans nous éclairer sur les afghans en fait. J’ai choisi de lire (ou de relire) “LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL” de Khaled HOSSEINI, paru chez BELFOND 10/18 en mars 2014.

Les-cerfs-volants-de-Kaboul

Et comme toujours, j’ai appliqué ma manière lire en me lançant dans la découverte simultanée d’un autre roman : “L’ARRACHEUSE DE DENTS” de Fanz-Olivier GIESBERT, paru chez les éditions Gallimerd en avril 2016.

ARRACHEUSE

Comment résister à un titre comme celui-ci, à une jaquette aussi inattendue et aussi à un auteur que je n’aime pas du tout dans son rôle de journaliste mais que j’ai voulu découvrir en tnt qu’auteur.

Je ne fus pas déçu : F.O.G. m’a promené dans une période de l’histoire de France que je croyais connaitre – la Révolution de 1789, la Terreur, la répression des royaliste en Vendée, avec les grands personnages de l’époque – Louis VXI, Danton, Robespierre, La Fayette, et autres Marivaux et Charlotte de Corday, et même Napoléon Bonaparte.

L’auteur, par un tour de passe-passe assez bien réussi, m’ emmené aussi dans les Etats Unis des années qui ont suivi la guerre de Sécession, avec un détour sur l’Atlantique avec une cargaison d’esclaves et tous les problèmes et péripéties que cela suppose.

Il m’a fait connaitre ou redécouvrir les chefs indiens comme Sitting Bull ou Crazy Horse les héros de la lutte des indiens d’Amérique contre les envahisseurs blancs, qui leur ont pris leurs terres, leurs richesses et même leur âme, en les massacrant et surtout en les humiliant, comme le firent ces généraux américains génocidaires, devenus des héros de la mythologie américaine blanche, comme Custer, Sheridan et même le futur président Grant.

Bref, L’ARRACHEUSE DE DENTS – dentiste artisanale de son état, mais grande aventurière devant l’éternel et surtout devant les hommes – est un excellent roman pour les vacances, mené tambour battant, à la hussarde!

Entre deux aventures palpitantes et particulières de Moïzette – surnom de l’héroïne de F.O.G. – je revenais au récit de Khaled HOSSINI.

Impossible de résumer ce livre assez étrange, où le récit d’un Afghanistan d’une autre éposque se mêle à la description d’un pays dévasté par l’intégrisme et l’obscurantisme, où l’amitié est entre deux enfants est au centre de l’intrigue.

Roman dense et pesant à la fois : le sentiment de culpabilité du narrateur vis à vis de son ami laisse un arrière-goût d’inachevé pour le lecteur qui peut trouver la construction de récit très bien menée ou complètement mièvre. On peut s’attacher aux différents personnages ou pas du tout : mais le fond du décor où se déroule le récit, donc l’Afghanistan avant l’invasion russe, pendant cette occupation et après la prise du pouvoir des Talibans est remarquablement reproduit.

Personnellement, je me suis laissé entraîné dans cet Afghanistan, même si l’histoire est parfois assez invraisemblable.

Mais peut pardonner à l’auteur ses insuffisances narratives à la lecture de ses descriptions d’une précision et d’une émotion remarquables.

Pour clore ces lectures exotiques, il me fallait un roman historique : j’apprécie ce genre car il instruit et divertit à la fois. Documentaire et fiction, il suffit d’y croire, de ne pas trop en demander en ce qui concerne la réalité des dialogues et parfois des situations et vous voilà embarqués pour un voyage, utile et agréable dans le passé.

J’ai donc choisi une vieille parution : “MOI ZENOBIE, REINE DE PALMYRE” de Bernard SIMIOT, édité par Albin Michel en 1978.

ZENOBIE

PALMYRE …Cette ville dont on a tellement entendu parler, ces derniers mois, à l’occasion de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis bientôt sept ans!

Palmyre, merveille architecturale perdue dans le désert syrien et que les fous d’Allah de DAECH ont voulu rayer de la carte de la civilisation humaine!

Lire l’histoire de Palmyre raconté par Bernard SIMIOT, c’est comme regarder un excellent peplum, tourné avec tous les accessoires nécessaires, tous les décors fidèlement reconstitués, tous les dialogues bien écrits, tous les personnages parfaitement joués.

ZENOBIE, petite fille de l’aristocratie palmyrienne assujettie à Rome, rêvant de devenir reine, deviendra reine et défiera et Rome et les Perses.

Ce n’est pas de la grande littérature, je vous l’accorde, c’est de la lecture pour les vacances et c’en est une excellente!

Ainsi donc, mon voyage dans cet orient qui m’est plus proche s’est achevé avec le mois de Juillet.

Bon été à ceux qui ne sont pas encore partis en vacances! Bonnes lectures surtout!

Un petit livre troublant et perturbant

March 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on Un petit livre troublant et perturbant

Il y a longtemps que je n’ai pas eu entre les main un vrai livre sérieux, profond, qui fait réfléchir et qui pose de vraies questions sur de vrais problèmes.

LE PHILOSOPHE ET LE DJIHADISTE” de Jean-Yves LE LOUP, paru en mai 2016 chez les Presses du Châtelet, aborde en effet la question fondamentale que se posent les personnes sensées en cette période difficile que traverse le monde : “QUE FAIRE FACE A LA VIOLENCE?“.

PHILOSOPHE

Jean-Yves LELOUP, prêtre orthodoxe, philosophe et théologien, est l’auteur d’une quantité impressionnante d’ouvrages – plus de soixante si l’on compte les publications collectives – qui traitent essentiellement de la spiritualité au quotidien et de l’approfondissement des textes sacrés chrétiens.

A partir de faits réels, il nous entraîne dans un dialogue vain destiné à dissuader un jeune marocain, convaincu d’être commandité par Allah, de détruire la Chapelle Sixtine, signe suprême de l’idolâtrie et de provoquer ainsi la mort de dizaines d’innocents.

Le philosophe, connaissant aussi bien que le djihadiste les textes sacrés des musulmans, essaie sans succès de donner à son interlocuteur une interprétation plus “apaisante” à la notion de djihad, en démontrant que Allah prône le “djihad majeur”, celui que l’homme doit entreprendre en premier lieu sur soi-même.

La lecture de ce petit ouvrage nous met en prise directe avec le terrorisme religieux qui finalement n’est qu’une sorte de nihilisme dans lequel “le goût du néant l’emporte sur la saveur de la vie”.

En fait, le livre est l’occasion pour l’auteur de nous réfléchir sur la violence et le chemin à suivre pour parvenir vers la paix.

CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

March 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Général Comments Off on CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

Depuis que je tiens ce blog – et j’espère que je continuerai à le faire longtemps encore, même si la mode de ce genre de médias ou réseau social est passée – je participe chaque 8 mars à la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

Pour moi, cela constitue un geste normal, car je le fais en pensant à ma mère, Allalh Yarhamha, à ma sœur qui fut rebelle à sa manière jusqu’au dernier jour de sa vie, à mon épouse bien sûr qui m’accompagne depuis bientôt un demi-siècle, à mes filles battantes et combattantes, à mes petites nièces que j’ai vu grandir et devenir de belles et brillantes jeunes filles, à d’autres plus petites nièces qui prennent leur place dans la vie avec brio.

Pour toutes ces femmes de ma vie, la célébration du 8 Mars est un plaisir et un honneur !

Pour ce 8 mars 2017, je reprends ici les différents billets que j’ai publiés dans ce blog à cette occasion.

2006 Nous sommes tous mariés à des militantes

2007 : la parole est la marocaine lambda

2008 : la parole est à mes invitées

2009 : Hommage poétique à la femme

2010 : Et en plus, mesdames, vous nous faites si bien rire

2011 : Les marocaines sont aussi de grands peitres

2012 : Lectures croisées à l’occasion du 8 mars

2013 : Ces dames qui ont honoré la radio marocaine

2014 : Et si les femmes dirigeaient le monde

2015 : Un 8 mars bien rempli : entre deux livres et une marche

2016 : De Bassima Hakaoui à Malika Maledk

femmes

Actrices, chanteuses, femmes politiques, sportives, femmes d’affaires, humanitaires, femmes de lettres, membres de la société civile, mais aussi à toutes les autres femmes au foyer, femmes travailleuses, vendeuses de pain ou de msemen, femmes dont les maris sont chômeurs et les enfants en échec scolaire, femmes qui suivent les cours d’alphabétisation pendant que leurs époux perdent leur temps au café ou devant un damier, femmes qui prennent chaque jour une heure de leur temps le matin pour faire de la marche et lutter contre leur diabète ou leur cholestérol, à toutes les femmes je dis ce cette journée qui leur est réservée : RESPECT, MESDAMES ET MERCI POUR TOUT !

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on 125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

la pluie

Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

“CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

December 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on “CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

Quand j’ai entendu, il y a quelques semaines, que le prix GONCOURT 2016 a été attribué après seulement quelques minutes de délibération et au premier tour à CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI paru chez GALLIMARD, honnêtement je me souviens avoir haussé les épaules en me pensant que le jury réuni au restaurant Drouant a couronné une franco-marocaine – lauréate du prix Mamounia 2015 pour son sulfureux “Dans le jardin de l’ogre” – pour se faire pardonner d’avoir snobé en 2014 “Les Tribulations du dernier Sijilmassi ” du marocain Fouad LAROUI.

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Je me suis lourdement trompé !

CHANSON DOUCE n’est pas le roman d’un auteur marocain ni de culture marocaine!

CHANSON DOUCE n’a rien à voir avec le Maroc, les marocains, les marocaines, avec cet exotisme que les critiques français aiment tant à retrouver dans les romans d’auteurs francophones, africains, notamment maghrébisn et surtout marocains.

Pour une fois, je partage totalement l’idée de Tahar Bejelloun, juré du prix Goncourt, quand il déclare au micro de Figaro.fr :

Elle (Leila Slimani) n’a pas fait le roman maghrébin que l’on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore“.

A part deux très vagues allusions, l’une sur l’origine de Maryem, l’un des personnages-clé que l’on devine être marocaine et l’autre sur une pâle personnage faisant de la figuration dans une scène au milieu d’u jardin public, Leila SLIMANI a écrit un roman qu’une française de souche aurait écrit!

D’abord dans une langue parfaite, tranchante, acérée.

Ensuite, dans un cadre parfaitement maîtrise : un jeune couple parisien, bobo à en mourir, ambitieux, dévoré par son travail et son désir de réussite, fait face au problème de la garde de ses deux enfants.

Enfin, dans une histoire absolument hallucinante où une nounou, parfaite, consciencieuse jusqu’à l’excès de zèle, devient peu à peu un personnage trouble, glauque, et même inquiétant pour finir en infanticide sans cœur!

Leila SLIMANI a très bien su rendre cette ambiance où le suspens s’installe peu à peu, sur fonds de choc des classes sociales et de tensions intimes.

Si l’auteure a été primée alors que les quatre deniers romans en course pour le prix Goncourt étaient tous inscrits dans le registre noir sinon morbide ( infanticide pour elle, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye), c’est que vraiment elle a su aller au plus profond de l’âme de ses personnages, que ce soit les parents bobos irresponsables et leurs enfants gâtes et déboussolés que la nounou énigmatique à souhait et finalement meurtrière.

Dès la première ligne du roman, j’ai fait le lien avec “L’étranger” d’Albert Camus qui commence avec la phrase-culte : “Aujourd’hui, maman est morte”.

Leila Slimani entame son récit par ces mots terribles : “Le bébé est mort”!

Le décor est planté, l’histoire peut commencer, tortueuse, compliquée, et finalement morbide! Sans le style vif et le talent de conteuse de Leila Slimani le roman aurait pu être simplement glauque!

Non, ce texte est splendide, car il ne se contente pas de raconter, il analyse, décortique et explique!

Bravo, Leila SLIMANI! Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière!

HABIB MAZINI NOUS PARLE DU MAROC ET DES MAROCAINS

November 18, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 1 Comment →

Habib MAZINI, économiste, professeur universitaire, auteur prolixe et éclectique qui a déjà publié neuf romans et six livres pour la jeunesse ou contes pour enfants, n’est pas un inconnu sur la scène culturelle nationalee .

Il est donc tout à fait légitime dans sa publication, en 2014, de son dernier ouvrage chez les Editions de la Croisée des Chemins sous le titre “LE PATRIOTE IRRÉVÉRENCIEUX“, suivi d’un sous-titre qui nous guide un peu vers le dessein de l’auteur “Dictionnaire impertinent“.

patriote

Habib MAZINI a donc choisi cette formule assez originale dans le monde littéraire marocaine pour évoquer en plus de cinquante entrées, classées par ordre alphabétique, un large spectre de le vie du Maroc et des marocain(e)s.

Les thèmes sont abordés d’une manière très objective, mais teintée d’une ironie et d’une empathie qui donne à chaque élément un éclairage suffisant qui en souligne les défauts sans les exagérer ni les stigmatiser systématiquement.

Habib MAZINI connait son sujet : ses affirmations, même formulées dans un style léger, parfois acerbe mais toujours juste, sont étayées par les références sérieuses et fiables. Cela donne aux remarques de l’auteur une pertinence notable.

Vous ouvrez ce “Dictionnaire impertinent” à n’importe quel article et vous découvrirez que Habib MAZINI, qui se déclare dans le titre de son ouvrage “patriote” donc quelqu’un qui aime son pays et ses compatriotes, semble lire dans nos pensées.En effet, il dit ce que vous et moi pensons de la justice, de lacorruption, de l’enseignement, aussi de sujets moins graves comme le café ou le sport, ou encore de problèmes essentiels comme la langue, les valeurs et la santé.

Quelques néologismes permettent à l’auteur de faire référence à des problèmes spécifiquement marocains comme les “basritudes” ( léguées par feu Driss BASRI, ministre de l’intérieur de sinistre mémoire) ou les “khadafiades” (en souvenir des abus de feu Maamar KHADAFFI, le dictateur libyen) ou encore les “soixante-dixards“, nos soixante-huitars à nous, ceux qui avaient vingt ans lors de années de plomb, qui ont surtout vécu le bouillonnement culturel de l’époque et qui en gardent une nostalgie impérrissable.

J’imagine très bien ce livre sur la table de chevet de chacun d’entre nous : nous pouvons l’ouvrir à n’importe quelle page, le feuilleter le sourire ou une légère grimace aux lèvres en nous disant : “nous sommes un sacré peuple!”

Bonne lecture!

AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

October 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Histoire, Livres Comments Off on AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

Le climat presque malsain qui prévaut dans ces jours qui précédent le scrutin législatif au Maroc ne m’empêche pas de lire et de trouver dans mes lectures une échappatoire à mes réelles préoccupations et un exutoire à mes craintes que j’espère infondées.

Je viens de finir UN FAUTEUIL SUR LA SEINE- Quatre siècles d’histoire de France publié chez Grasset en 2016 par Amine MAALOUF, le libanais élu à l’Académie Française.

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Il faut bien reconnaître que cet auteur a un talent exceptionnel de conteur mais aussi d’analyste, en plus de sa maîtrise parfaite de la langue de Molière !

Dans cet ouvrage, Amine MAALOUF a eu l’idée géniale de nous parler de tous les académiciens qui l’ont procédé dans le vingt-neuvième fauteuil de la docte Assemblée. Je ne crois, sauf erreur de ma part bien compréhensible, qu’il y ait un précédent de ce genre.

Ce livre a été l’occasion pour Amine MAALOUF de montrer qu’il était digne – s’il fallait qu’il y soit contraint – de succéder, à ce fauteuil, non seulement à Claude Lévy-Strauss mais aussi aux dix-sept autres académiciens qui ont s’y sont installés depuis la création de l’Académie Française.

A travers les dix-huit portraits des académiciens qui l’ont précédé, Amine MAALOUF, en chercheur confirmé, nous permet de découvrir la vie de certains honorables inconnus qui ont siégé à l’Académie Française à la suite de circonstances parfois assez spéciales.

Comme le premier à occuper ce 29ème fauteuil, Pierre BARDIN, aujourd’hui totalement effacé de la mémoire littéraire française ou son successeur Nicolas BOURBON, latiniste reconnu mais besogneux auteur de langue française.

Amine MAALOUF a su mettre en exergue ces académiciens dont personne n’attendait l’élection, tant leurs concurrents étaient plus connus, plus talentueux mais aussi moins en phase avec le pouvoir de l’époque : Paul d’Albert de Luynes préféré à VOLTAIRE, et Pierre Flourens élu contre Victor HUGO, pourtant candidat pour la troisième fois.

Le fauteuil dont a hérité Amine MALOUF a accueilli par ailleurs des personnalités immenses de la pensée française : Claude BERNRD, l’homme qui a voulu réinventer la médecine, le très contreversé historien Ernest RENAN et bien sûr son prédecesseur immédiat l’éthnologue Claude LEVY-STRAUSS.

En tous cas, la découverte de ces dix-huit personnalités, couvrant quatre siècles de l’histoire de France, est l‘oeuvre d’un intellectuel qui a choisi la France, qui la connait, qui connait son histoire, ses hommes, et dont les ancêtres, phéniciens ou arabes, sont tout sauf gaulois.

ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : mon choix, le rêve pour mon petit-fils !

October 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Politique intérieure Comments Off on ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : mon choix, le rêve pour mon petit-fils !

Je vote depuis déjà un demi-siècle ! J’ai voté quand les dés étaient pipés mais quelques voix discordantes avaient leur importance, même si souvent elle n’était que psychologique.

J’ai toujours voté pour ce qui me faisait rêver, ce qui laissait espérer pour mes enfants un avenir meilleur, des lendemains qui chantent!

Bien sûr j’ai souvent déchanté, mais je tenais à mes rêves et je crois les avoir transmis à mes enfants qui les interprètent, chacun et chacune, à sa manière, parfois bien différente de la mienne…Heureusement d’ailleurs! Je n’aurais pas voulu que mes enfants reproduisent le modèle que j’ai connu ni que moi-même j’essaie de copier leur modèle.
Par ailleurs, j’ai toujours été pour que les citoyen/nes votent, peu importe pour qui, mais qu’ils s’expriment, qu’ils ne s’abstiennent pas, qu’ils ne laissent d’autres décider à leur place.

Mais déjà lors des élections communales et régionales de septembre 2015, pour la première fois de ma vie, j’ai hésité d’abord à voter et ensuite à décider du choix de mon candidat!.

Pour les élections de ce vendredi, mon doute s’est accentué!

Je ne veux pas voter contre ….Mais je n’ai pas trouvé pour qui voter!

Puis mon fils m’a dit que la solution serait d’expliquer mon vote à mon petit-fils !

Et là, la lumière fut ….Personne ni aucun parti ne fait plus rêver mais pourtant le rêve n’est pourtant pas enterré!
La Fédération de la Gauche Démocratique est aussi critiquable que les autres partis : Omar Balafrej est surement en train de se construire une carrière, Nabila Mounib se verra très bien dans un rôle de représentation à la hauteur de ses ambitions!

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Certes!

Mais, je sais bien que rien n’est gratuit dans la vie : le rêve vendu par la FDG a un prix mais c’est un rêve! Et c’est le seul sur le marché politique actuel !

Ce n’est ni une promesse de paradis ni une poignée de poussière jetée dans les yeux des électeurs!
Il reste dans ce rêve proposé un je ne sais quoi dont on peut espérer que la jeunesse s’emparera et en fera une réalité.
Cela nécessitera beaucoup de pragmatisme, énormément de patience, une bonne dose de modestie et de courage, des années de militantisme actif par de ce militantisme virtuel, non ce militantisme qui consiste à aller chez M’hand l’épicier et Aicha la vendeuse pain, de contacter Jawad le fonctionnaire et Boutaine la directrice de com, de discuter avec Mustapha le garariste et Daouya la femme de ménage, de comprendre Soussou l’exclu et Chouchou la marginale, d’écouter Sidi Abdelbaqi l’étudiant en Sciencs Po et Kouider le machrmel! Et des milliers d’autres!
Cela nécessitera une connaissance parfaite de l’histoire de ce pays, de ces institutions, de sa société, de ses habitudes, de ses traditions, de sa religion!

Oui, le rêve est encore possible : mon petit-fils y a droit!

C’est cette part de rêve encore envisageable qui déterminera mon choix!

Les désorientés ou ceux qui ont perdu l’Orient ?

August 01, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 3 Comments →

Amine MAALOUF, de l’Académie Française, n’a jamais oublié qu’il était avant tout libanais, fils de cet orient compliqué où tout se mêle, s’imbrique, s’enchevêtre pour former une population d’un genre unique au monde, vivant dans un environnement social, politique et même géopolitique unique au monde!

Dans son oeuvre littéraire, Amine MAALOUF semble réécrire le même livre de cents et une manière différente pour raconter et expliquer, autant que faire se peut, ce maelstrom que le monde a renoncé à comprendre.

Dans “LES DÉSORIENTÉS”, paru chez GRASSET EN 2012 et en LIVRES DE POCHE EN AVRIL 2014, l’auteur nous invite encore fois à un voyage initiatique avec la rencontre ou plutôt les rencontres d’un groupe d’amis qui sortaient de l’adolescence et entraient de bien pied dans la jeunesse au début de la guerre civile qui a ravagé le Liban à partir de 1975.

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J’ai mis plusieurs jours pour finir et ouvrage et pour venir au bout de cet incessant aller-retour entre le présent des années 2010 et le passé de ces jeunes libanais, qui en 1975 étaient une bande d’étudiants insouciants et pleins d’espoir.

La mort d’un des leurs a été l’occasion de ces retrouvailles!

Le narrateur revient au pays qu’il a quitté dès le début de la guerre civile pour ne plus y revenir! Ces autres amis ont réagi à la guerre civile, chacun à sa manière : celui-là en restant sur place et en y plongeant dans tout ce qu’il y a de plus sordide et de plus malsain: celui-là en fuyant pour ne pas en être la victime innocente, l’autre en s’éloignant et en apportant avec lui ses secrets intimes : celle-là en traversant cette sombre période en passant sans dommages à travers les gouttes belliqueuses.

Ces amis sont musulmans, chrétiens, juifs; arabes, non croyants, riches, très riches,écrivains, ruinés, journalistes, Ils ont quitté leur Liban meurtri pour la France, les USA, le Brésil et simplement pour un monastère en pleine montagne libanaise.

Il faut lire ce livre – l’auteur parle de roman, mais c’est autant une autobiographie qu’une biographie des autres personnages, qui sont autant de personnes ayant réellement existé – pour avoir une idée sur la difficulté d’être libanais et peut-être aussi celle d’appartenir à ce Moyen Orient déchiré actuellement par une guerre sans fin!

Attendez-vous à une lecture âpre, dure, douloureuse, car l’auteur y a mis beaucoup de lui même, deses souffrances, , de ses souvenirs, de ses espoirs aussi! Mais comme MAALOUF a la plume (ou le clavier) alerte, cette lecture reste cependant agréable.

UN POLAR POUR LA PLAGE MAIS AUSSI POUR EN SAVOIR PLUS SUR CERTAINS SUJETS

July 26, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on UN POLAR POUR LA PLAGE MAIS AUSSI POUR EN SAVOIR PLUS SUR CERTAINS SUJETS

Des commissaires de police qui se lancent dans l’écriture ne sont pas légion : on peut citer notamment Olovier NORECK et son “CODE 93” ou Laurent BRUNEAU et ses thrillers historiques “LE RITUEL DU NORD” et “LES RELIQUES DU DIABLES”. Ils puisent en générl dans leur vie professionnelle les sujets de leurs romans.

Jean-Marc SOUVIRA – commissaire divisionnaire à la P.J. – connait parfaitement de part son expérience le monde glauque et interlope du crime en France.

Dans son troisième roman “LES SIRÈNES NOIRES” paru en 2O15 chez les éditions FLEUVE NOIR, le commissaire-écrivain fait preuve d’une très grande maîtrise dans la construction de son intrigue et d’une facilité d’écriture qui rend la lecture du roman facile et attachante.

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Tout au long de ses 44O pages, Jean-Marc Souvira nous entraîne dans la vie quotidienne d’une équipe de la Brigade criminelle qui doit démêler simultanément plusieurs affaires, allant de la rcherche d’un tueur en série qui traque ses victimes féminines dans les parkings de Paris, aux meurtres inexpliqués d’albinos africains dans les squats de la capitale, aux réseaux de prostitution de jeunes nigérianes, le tout sur fond de magie et de sorcellerie couvrant un trafic d’êtres humains!

Il faut ajouter à tout cela les problèmes personnels du commissaire chargé des enquêtes, ses souvenirs d’enfance, ses amitiés trahies et sa collaboratrice venant des Iles et très portée sur les rituels vaudou.outissa

Je reconnais que ce roman policier m’a procuré un plaisir un intense par le suspens qu’il entretient, le style très agréable de son auteur et la diversité des personnages et des situations.

Mais j’en ai retenu aussi que l’arrivée massive des africains en France s’est accompagnée aussi de l’arrivée de toute une culture à laquelle les français sont totalement hermétiques, par ignorance plus que par négligence ou par arrogance.

Le commissaire Mistral, héros de ce thriller, n’a pu dénouer les différentes affaires qu’il avait à traiter qu’en comprenant enfin les tenants et les aboutissants des liens tissés par les trafiquants et leurs collaborateurs sorciers et magiciens pour dominer la masse des immigrés en situation irrégulière.

A lire sur la plage, mais en gardant en tête certains aspects occultes de la galère des sans-papiers que ce roman nous fait découvrir!

ENCORE UNE FOIS BRAVO POUR LES SUJETS DE PHILO DU BAC FRANCAIS

June 15, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement 4 Comments →

Tous les ans, je reconnais la pertinence et la profondeur des sujets de philosophie proposés aux candidats au baccalauréat français!

Cette année encore, je ne peux que dire mon admiration pour ces enseignants français qui proposent à leurs élèves de réfléchir sur des sujets aussi difficiles que les convictions morales ou le désir, sur l’histoire ou le travail, sur la loi ou les croyances!

Pour information, voilà la liste complète des sujets proposés cette année :

http://www.leparisien.fr/societe/bac-2016-decouvrez-les-sujets-de-l-epreuve-de-philosophie-15-06-2016-5886073.php

Quand dans notre pays, les jeunes pourront disserté en toute liberté, en toute connaissance et en toute consience sur de tels sujets, nous pourrons dire que l’enseignement est sauvé!

Ce n’est pas demain l’éveil …..Je crois avoir déjà utilisé cette formule chère à Too Banal pour le même sujet !

  • Quelques citations

    "L’espoir est la seule chose plus forte que la peur." -
    Hunger Games
    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
    Georges Orwell
    Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.


    Jen-Paul Sartre
    'Penser, c'est dire non.'
    Alain
    'Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances'.


    Conficius
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