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Archive for the ‘Coups de coeur’

Un petit livre troublant et perturbant

March 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on Un petit livre troublant et perturbant

Il y a longtemps que je n’ai pas eu entre les main un vrai livre sérieux, profond, qui fait réfléchir et qui pose de vraies questions sur de vrais problèmes.

LE PHILOSOPHE ET LE DJIHADISTE” de Jean-Yves LE LOUP, paru en mai 2016 chez les Presses du Châtelet, aborde en effet la question fondamentale que se posent les personnes sensées en cette période difficile que traverse le monde : “QUE FAIRE FACE A LA VIOLENCE?“.

PHILOSOPHE

Jean-Yves LELOUP, prêtre orthodoxe, philosophe et théologien, est l’auteur d’une quantité impressionnante d’ouvrages – plus de soixante si l’on compte les publications collectives – qui traitent essentiellement de la spiritualité au quotidien et de l’approfondissement des textes sacrés chrétiens.

A partir de faits réels, il nous entraîne dans un dialogue vain destiné à dissuader un jeune marocain, convaincu d’être commandité par Allah, de détruire la Chapelle Sixtine, signe suprême de l’idolâtrie et de provoquer ainsi la mort de dizaines d’innocents.

Le philosophe, connaissant aussi bien que le djihadiste les textes sacrés des musulmans, essaie sans succès de donner à son interlocuteur une interprétation plus “apaisante” à la notion de djihad, en démontrant que Allah prône le “djihad majeur”, celui que l’homme doit entreprendre en premier lieu sur soi-même.

La lecture de ce petit ouvrage nous met en prise directe avec le terrorisme religieux qui finalement n’est qu’une sorte de nihilisme dans lequel “le goût du néant l’emporte sur la saveur de la vie”.

En fait, le livre est l’occasion pour l’auteur de nous réfléchir sur la violence et le chemin à suivre pour parvenir vers la paix.

CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

March 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Général Comments Off on CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MARS.

Depuis que je tiens ce blog – et j’espère que je continuerai à le faire longtemps encore, même si la mode de ce genre de médias ou réseau social est passée – je participe chaque 8 mars à la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

Pour moi, cela constitue un geste normal, car je le fais en pensant à ma mère, Allalh Yarhamha, à ma sœur qui fut rebelle à sa manière jusqu’au dernier jour de sa vie, à mon épouse bien sûr qui m’accompagne depuis bientôt un demi-siècle, à mes filles battantes et combattantes, à mes petites nièces que j’ai vu grandir et devenir de belles et brillantes jeunes filles, à d’autres plus petites nièces qui prennent leur place dans la vie avec brio.

Pour toutes ces femmes de ma vie, la célébration du 8 Mars est un plaisir et un honneur !

Pour ce 8 mars 2017, je reprends ici les différents billets que j’ai publiés dans ce blog à cette occasion.

2006 Nous sommes tous mariés à des militantes

2007 : la parole est la marocaine lambda

2008 : la parole est à mes invitées

2009 : Hommage poétique à la femme

2010 : Et en plus, mesdames, vous nous faites si bien rire

2011 : Les marocaines sont aussi de grands peitres

2012 : Lectures croisées à l’occasion du 8 mars

2013 : Ces dames qui ont honoré la radio marocaine

2014 : Et si les femmes dirigeaient le monde

2015 : Un 8 mars bien rempli : entre deux livres et une marche

2016 : De Bassima Hakaoui à Malika Maledk

femmes

Actrices, chanteuses, femmes politiques, sportives, femmes d’affaires, humanitaires, femmes de lettres, membres de la société civile, mais aussi à toutes les autres femmes au foyer, femmes travailleuses, vendeuses de pain ou de msemen, femmes dont les maris sont chômeurs et les enfants en échec scolaire, femmes qui suivent les cours d’alphabétisation pendant que leurs époux perdent leur temps au café ou devant un damier, femmes qui prennent chaque jour une heure de leur temps le matin pour faire de la marche et lutter contre leur diabète ou leur cholestérol, à toutes les femmes je dis ce cette journée qui leur est réservée : RESPECT, MESDAMES ET MERCI POUR TOUT !

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on 125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

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Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

“CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

December 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on “CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

Quand j’ai entendu, il y a quelques semaines, que le prix GONCOURT 2016 a été attribué après seulement quelques minutes de délibération et au premier tour à CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI paru chez GALLIMARD, honnêtement je me souviens avoir haussé les épaules en me pensant que le jury réuni au restaurant Drouant a couronné une franco-marocaine – lauréate du prix Mamounia 2015 pour son sulfureux “Dans le jardin de l’ogre” – pour se faire pardonner d’avoir snobé en 2014 “Les Tribulations du dernier Sijilmassi ” du marocain Fouad LAROUI.

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Je me suis lourdement trompé !

CHANSON DOUCE n’est pas le roman d’un auteur marocain ni de culture marocaine!

CHANSON DOUCE n’a rien à voir avec le Maroc, les marocains, les marocaines, avec cet exotisme que les critiques français aiment tant à retrouver dans les romans d’auteurs francophones, africains, notamment maghrébisn et surtout marocains.

Pour une fois, je partage totalement l’idée de Tahar Bejelloun, juré du prix Goncourt, quand il déclare au micro de Figaro.fr :

Elle (Leila Slimani) n’a pas fait le roman maghrébin que l’on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore“.

A part deux très vagues allusions, l’une sur l’origine de Maryem, l’un des personnages-clé que l’on devine être marocaine et l’autre sur une pâle personnage faisant de la figuration dans une scène au milieu d’u jardin public, Leila SLIMANI a écrit un roman qu’une française de souche aurait écrit!

D’abord dans une langue parfaite, tranchante, acérée.

Ensuite, dans un cadre parfaitement maîtrise : un jeune couple parisien, bobo à en mourir, ambitieux, dévoré par son travail et son désir de réussite, fait face au problème de la garde de ses deux enfants.

Enfin, dans une histoire absolument hallucinante où une nounou, parfaite, consciencieuse jusqu’à l’excès de zèle, devient peu à peu un personnage trouble, glauque, et même inquiétant pour finir en infanticide sans cœur!

Leila SLIMANI a très bien su rendre cette ambiance où le suspens s’installe peu à peu, sur fonds de choc des classes sociales et de tensions intimes.

Si l’auteure a été primée alors que les quatre deniers romans en course pour le prix Goncourt étaient tous inscrits dans le registre noir sinon morbide ( infanticide pour elle, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye), c’est que vraiment elle a su aller au plus profond de l’âme de ses personnages, que ce soit les parents bobos irresponsables et leurs enfants gâtes et déboussolés que la nounou énigmatique à souhait et finalement meurtrière.

Dès la première ligne du roman, j’ai fait le lien avec “L’étranger” d’Albert Camus qui commence avec la phrase-culte : “Aujourd’hui, maman est morte”.

Leila Slimani entame son récit par ces mots terribles : “Le bébé est mort”!

Le décor est planté, l’histoire peut commencer, tortueuse, compliquée, et finalement morbide! Sans le style vif et le talent de conteuse de Leila Slimani le roman aurait pu être simplement glauque!

Non, ce texte est splendide, car il ne se contente pas de raconter, il analyse, décortique et explique!

Bravo, Leila SLIMANI! Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière!

HABIB MAZINI NOUS PARLE DU MAROC ET DES MAROCAINS

November 18, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 1 Comment →

Habib MAZINI, économiste, professeur universitaire, auteur prolixe et éclectique qui a déjà publié neuf romans et six livres pour la jeunesse ou contes pour enfants, n’est pas un inconnu sur la scène culturelle nationalee .

Il est donc tout à fait légitime dans sa publication, en 2014, de son dernier ouvrage chez les Editions de la Croisée des Chemins sous le titre “LE PATRIOTE IRRÉVÉRENCIEUX“, suivi d’un sous-titre qui nous guide un peu vers le dessein de l’auteur “Dictionnaire impertinent“.

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Habib MAZINI a donc choisi cette formule assez originale dans le monde littéraire marocaine pour évoquer en plus de cinquante entrées, classées par ordre alphabétique, un large spectre de le vie du Maroc et des marocain(e)s.

Les thèmes sont abordés d’une manière très objective, mais teintée d’une ironie et d’une empathie qui donne à chaque élément un éclairage suffisant qui en souligne les défauts sans les exagérer ni les stigmatiser systématiquement.

Habib MAZINI connait son sujet : ses affirmations, même formulées dans un style léger, parfois acerbe mais toujours juste, sont étayées par les références sérieuses et fiables. Cela donne aux remarques de l’auteur une pertinence notable.

Vous ouvrez ce “Dictionnaire impertinent” à n’importe quel article et vous découvrirez que Habib MAZINI, qui se déclare dans le titre de son ouvrage “patriote” donc quelqu’un qui aime son pays et ses compatriotes, semble lire dans nos pensées.En effet, il dit ce que vous et moi pensons de la justice, de lacorruption, de l’enseignement, aussi de sujets moins graves comme le café ou le sport, ou encore de problèmes essentiels comme la langue, les valeurs et la santé.

Quelques néologismes permettent à l’auteur de faire référence à des problèmes spécifiquement marocains comme les “basritudes” ( léguées par feu Driss BASRI, ministre de l’intérieur de sinistre mémoire) ou les “khadafiades” (en souvenir des abus de feu Maamar KHADAFFI, le dictateur libyen) ou encore les “soixante-dixards“, nos soixante-huitars à nous, ceux qui avaient vingt ans lors de années de plomb, qui ont surtout vécu le bouillonnement culturel de l’époque et qui en gardent une nostalgie impérrissable.

J’imagine très bien ce livre sur la table de chevet de chacun d’entre nous : nous pouvons l’ouvrir à n’importe quelle page, le feuilleter le sourire ou une légère grimace aux lèvres en nous disant : “nous sommes un sacré peuple!”

Bonne lecture!

AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

October 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Histoire, Livres Comments Off on AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

Le climat presque malsain qui prévaut dans ces jours qui précédent le scrutin législatif au Maroc ne m’empêche pas de lire et de trouver dans mes lectures une échappatoire à mes réelles préoccupations et un exutoire à mes craintes que j’espère infondées.

Je viens de finir UN FAUTEUIL SUR LA SEINE- Quatre siècles d’histoire de France publié chez Grasset en 2016 par Amine MAALOUF, le libanais élu à l’Académie Française.

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Il faut bien reconnaître que cet auteur a un talent exceptionnel de conteur mais aussi d’analyste, en plus de sa maîtrise parfaite de la langue de Molière !

Dans cet ouvrage, Amine MAALOUF a eu l’idée géniale de nous parler de tous les académiciens qui l’ont procédé dans le vingt-neuvième fauteuil de la docte Assemblée. Je ne crois, sauf erreur de ma part bien compréhensible, qu’il y ait un précédent de ce genre.

Ce livre a été l’occasion pour Amine MAALOUF de montrer qu’il était digne – s’il fallait qu’il y soit contraint – de succéder, à ce fauteuil, non seulement à Claude Lévy-Strauss mais aussi aux dix-sept autres académiciens qui ont s’y sont installés depuis la création de l’Académie Française.

A travers les dix-huit portraits des académiciens qui l’ont précédé, Amine MAALOUF, en chercheur confirmé, nous permet de découvrir la vie de certains honorables inconnus qui ont siégé à l’Académie Française à la suite de circonstances parfois assez spéciales.

Comme le premier à occuper ce 29ème fauteuil, Pierre BARDIN, aujourd’hui totalement effacé de la mémoire littéraire française ou son successeur Nicolas BOURBON, latiniste reconnu mais besogneux auteur de langue française.

Amine MAALOUF a su mettre en exergue ces académiciens dont personne n’attendait l’élection, tant leurs concurrents étaient plus connus, plus talentueux mais aussi moins en phase avec le pouvoir de l’époque : Paul d’Albert de Luynes préféré à VOLTAIRE, et Pierre Flourens élu contre Victor HUGO, pourtant candidat pour la troisième fois.

Le fauteuil dont a hérité Amine MALOUF a accueilli par ailleurs des personnalités immenses de la pensée française : Claude BERNRD, l’homme qui a voulu réinventer la médecine, le très contreversé historien Ernest RENAN et bien sûr son prédecesseur immédiat l’éthnologue Claude LEVY-STRAUSS.

En tous cas, la découverte de ces dix-huit personnalités, couvrant quatre siècles de l’histoire de France, est l‘oeuvre d’un intellectuel qui a choisi la France, qui la connait, qui connait son histoire, ses hommes, et dont les ancêtres, phéniciens ou arabes, sont tout sauf gaulois.

ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : mon choix, le rêve pour mon petit-fils !

October 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Politique intérieure Comments Off on ELECTIONS LÉGISLATIVES 2016 : mon choix, le rêve pour mon petit-fils !

Je vote depuis déjà un demi-siècle ! J’ai voté quand les dés étaient pipés mais quelques voix discordantes avaient leur importance, même si souvent elle n’était que psychologique.

J’ai toujours voté pour ce qui me faisait rêver, ce qui laissait espérer pour mes enfants un avenir meilleur, des lendemains qui chantent!

Bien sûr j’ai souvent déchanté, mais je tenais à mes rêves et je crois les avoir transmis à mes enfants qui les interprètent, chacun et chacune, à sa manière, parfois bien différente de la mienne…Heureusement d’ailleurs! Je n’aurais pas voulu que mes enfants reproduisent le modèle que j’ai connu ni que moi-même j’essaie de copier leur modèle.
Par ailleurs, j’ai toujours été pour que les citoyen/nes votent, peu importe pour qui, mais qu’ils s’expriment, qu’ils ne s’abstiennent pas, qu’ils ne laissent d’autres décider à leur place.

Mais déjà lors des élections communales et régionales de septembre 2015, pour la première fois de ma vie, j’ai hésité d’abord à voter et ensuite à décider du choix de mon candidat!.

Pour les élections de ce vendredi, mon doute s’est accentué!

Je ne veux pas voter contre ….Mais je n’ai pas trouvé pour qui voter!

Puis mon fils m’a dit que la solution serait d’expliquer mon vote à mon petit-fils !

Et là, la lumière fut ….Personne ni aucun parti ne fait plus rêver mais pourtant le rêve n’est pourtant pas enterré!
La Fédération de la Gauche Démocratique est aussi critiquable que les autres partis : Omar Balafrej est surement en train de se construire une carrière, Nabila Mounib se verra très bien dans un rôle de représentation à la hauteur de ses ambitions!

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Certes!

Mais, je sais bien que rien n’est gratuit dans la vie : le rêve vendu par la FDG a un prix mais c’est un rêve! Et c’est le seul sur le marché politique actuel !

Ce n’est ni une promesse de paradis ni une poignée de poussière jetée dans les yeux des électeurs!
Il reste dans ce rêve proposé un je ne sais quoi dont on peut espérer que la jeunesse s’emparera et en fera une réalité.
Cela nécessitera beaucoup de pragmatisme, énormément de patience, une bonne dose de modestie et de courage, des années de militantisme actif par de ce militantisme virtuel, non ce militantisme qui consiste à aller chez M’hand l’épicier et Aicha la vendeuse pain, de contacter Jawad le fonctionnaire et Boutaine la directrice de com, de discuter avec Mustapha le garariste et Daouya la femme de ménage, de comprendre Soussou l’exclu et Chouchou la marginale, d’écouter Sidi Abdelbaqi l’étudiant en Sciencs Po et Kouider le machrmel! Et des milliers d’autres!
Cela nécessitera une connaissance parfaite de l’histoire de ce pays, de ces institutions, de sa société, de ses habitudes, de ses traditions, de sa religion!

Oui, le rêve est encore possible : mon petit-fils y a droit!

C’est cette part de rêve encore envisageable qui déterminera mon choix!

Les désorientés ou ceux qui ont perdu l’Orient ?

August 01, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 3 Comments →

Amine MAALOUF, de l’Académie Française, n’a jamais oublié qu’il était avant tout libanais, fils de cet orient compliqué où tout se mêle, s’imbrique, s’enchevêtre pour former une population d’un genre unique au monde, vivant dans un environnement social, politique et même géopolitique unique au monde!

Dans son oeuvre littéraire, Amine MAALOUF semble réécrire le même livre de cents et une manière différente pour raconter et expliquer, autant que faire se peut, ce maelstrom que le monde a renoncé à comprendre.

Dans “LES DÉSORIENTÉS”, paru chez GRASSET EN 2012 et en LIVRES DE POCHE EN AVRIL 2014, l’auteur nous invite encore fois à un voyage initiatique avec la rencontre ou plutôt les rencontres d’un groupe d’amis qui sortaient de l’adolescence et entraient de bien pied dans la jeunesse au début de la guerre civile qui a ravagé le Liban à partir de 1975.

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J’ai mis plusieurs jours pour finir et ouvrage et pour venir au bout de cet incessant aller-retour entre le présent des années 2010 et le passé de ces jeunes libanais, qui en 1975 étaient une bande d’étudiants insouciants et pleins d’espoir.

La mort d’un des leurs a été l’occasion de ces retrouvailles!

Le narrateur revient au pays qu’il a quitté dès le début de la guerre civile pour ne plus y revenir! Ces autres amis ont réagi à la guerre civile, chacun à sa manière : celui-là en restant sur place et en y plongeant dans tout ce qu’il y a de plus sordide et de plus malsain: celui-là en fuyant pour ne pas en être la victime innocente, l’autre en s’éloignant et en apportant avec lui ses secrets intimes : celle-là en traversant cette sombre période en passant sans dommages à travers les gouttes belliqueuses.

Ces amis sont musulmans, chrétiens, juifs; arabes, non croyants, riches, très riches,écrivains, ruinés, journalistes, Ils ont quitté leur Liban meurtri pour la France, les USA, le Brésil et simplement pour un monastère en pleine montagne libanaise.

Il faut lire ce livre – l’auteur parle de roman, mais c’est autant une autobiographie qu’une biographie des autres personnages, qui sont autant de personnes ayant réellement existé – pour avoir une idée sur la difficulté d’être libanais et peut-être aussi celle d’appartenir à ce Moyen Orient déchiré actuellement par une guerre sans fin!

Attendez-vous à une lecture âpre, dure, douloureuse, car l’auteur y a mis beaucoup de lui même, deses souffrances, , de ses souvenirs, de ses espoirs aussi! Mais comme MAALOUF a la plume (ou le clavier) alerte, cette lecture reste cependant agréable.

UN POLAR POUR LA PLAGE MAIS AUSSI POUR EN SAVOIR PLUS SUR CERTAINS SUJETS

July 26, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on UN POLAR POUR LA PLAGE MAIS AUSSI POUR EN SAVOIR PLUS SUR CERTAINS SUJETS

Des commissaires de police qui se lancent dans l’écriture ne sont pas légion : on peut citer notamment Olovier NORECK et son “CODE 93” ou Laurent BRUNEAU et ses thrillers historiques “LE RITUEL DU NORD” et “LES RELIQUES DU DIABLES”. Ils puisent en générl dans leur vie professionnelle les sujets de leurs romans.

Jean-Marc SOUVIRA – commissaire divisionnaire à la P.J. – connait parfaitement de part son expérience le monde glauque et interlope du crime en France.

Dans son troisième roman “LES SIRÈNES NOIRES” paru en 2O15 chez les éditions FLEUVE NOIR, le commissaire-écrivain fait preuve d’une très grande maîtrise dans la construction de son intrigue et d’une facilité d’écriture qui rend la lecture du roman facile et attachante.

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Tout au long de ses 44O pages, Jean-Marc Souvira nous entraîne dans la vie quotidienne d’une équipe de la Brigade criminelle qui doit démêler simultanément plusieurs affaires, allant de la rcherche d’un tueur en série qui traque ses victimes féminines dans les parkings de Paris, aux meurtres inexpliqués d’albinos africains dans les squats de la capitale, aux réseaux de prostitution de jeunes nigérianes, le tout sur fond de magie et de sorcellerie couvrant un trafic d’êtres humains!

Il faut ajouter à tout cela les problèmes personnels du commissaire chargé des enquêtes, ses souvenirs d’enfance, ses amitiés trahies et sa collaboratrice venant des Iles et très portée sur les rituels vaudou.outissa

Je reconnais que ce roman policier m’a procuré un plaisir un intense par le suspens qu’il entretient, le style très agréable de son auteur et la diversité des personnages et des situations.

Mais j’en ai retenu aussi que l’arrivée massive des africains en France s’est accompagnée aussi de l’arrivée de toute une culture à laquelle les français sont totalement hermétiques, par ignorance plus que par négligence ou par arrogance.

Le commissaire Mistral, héros de ce thriller, n’a pu dénouer les différentes affaires qu’il avait à traiter qu’en comprenant enfin les tenants et les aboutissants des liens tissés par les trafiquants et leurs collaborateurs sorciers et magiciens pour dominer la masse des immigrés en situation irrégulière.

A lire sur la plage, mais en gardant en tête certains aspects occultes de la galère des sans-papiers que ce roman nous fait découvrir!

ENCORE UNE FOIS BRAVO POUR LES SUJETS DE PHILO DU BAC FRANCAIS

June 15, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement 4 Comments →

Tous les ans, je reconnais la pertinence et la profondeur des sujets de philosophie proposés aux candidats au baccalauréat français!

Cette année encore, je ne peux que dire mon admiration pour ces enseignants français qui proposent à leurs élèves de réfléchir sur des sujets aussi difficiles que les convictions morales ou le désir, sur l’histoire ou le travail, sur la loi ou les croyances!

Pour information, voilà la liste complète des sujets proposés cette année :

http://www.leparisien.fr/societe/bac-2016-decouvrez-les-sujets-de-l-epreuve-de-philosophie-15-06-2016-5886073.php

Quand dans notre pays, les jeunes pourront disserté en toute liberté, en toute connaissance et en toute consience sur de tels sujets, nous pourrons dire que l’enseignement est sauvé!

Ce n’est pas demain l’éveil …..Je crois avoir déjà utilisé cette formule chère à Too Banal pour le même sujet !

Le printemps arabe à la manière de Y.-A. ELALAMY

May 25, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 2 Comments →

On a plutôt envie de parler de “drôle de livre” en évoquant le dernier opus de Youssouf Amine ELALAMY paru en 2015 chez les éditions La Croisées des Chemins sosus le titre “DROLE DE PRINTEMPS suivi de Miniatures

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Ce n’est pas un roman, ni un recueil de nouvelles, ni une séries de chroniques ou de billets d’humeur, ni une somme de poèmes en prose, ni des notes personnelles!

L’opus de Y.-A. Elalamy est constitué dans une première partie de 333 paragraphes – oui exactement 333 dixit l’auteur lui-même – indépendants, sans rapport évident et censés nous “raconter le printemps arabe”.

Heureusement, l’auteur nous donne dès la première page la clé de lecture et partant de compréhension de “ces micros-récits écrits à la première et qui se tiennent la main”; Vous avouerez avec moi que l’exercice peut sembler inhabituel ! Il s’agit en fait d’appliqer au récit la construction de la chanson d’enfants connue sous le nom de “trois p’titis chats”.

Rappelez-vous :

“Trois p’tits chats, chats , chats….
Chapeau de paille, paille, paille…..
Paillason, son, son
Somnanbule, bule, bule…..
Bulletin, tin, tin….
Rtc….etc….etc….

Ouvrons au hasard le livre de Elalamy :

Page 12 : un paragraphe se termine par “Tout le monde serait bientôt en rouge” et le suivant commence par “Je lui ai dit que je serais en rouge”.

Page 41 : un paragraphe se termine par “Toutes nos viandes sont hallal” et le suivant commence par “je suis omnivore”.

Page 82 : un paragraphe se termine par “Il se fait canarder” et le suivant commence par ” La ville entière est blessée”.

Page 95 : un paragraphe se termine par “J”au d^crier très fort pour qu’elle m’entende” et le suivant commence par “Je dormais et je rêvais”.

Au bout du 333ème paragraphe, le lecteur est supposé avoir survolé les principaux évènements qui ont marqué le printemps arabe de 2011 : il aura croisé Ben Ali et Kaddafi, l’islamiste terroriste et le manifestant pacifiste, le policier bête et méchant, l’immigré qui a tout raté et qui survit à un attentat, et…

L’un des derniers paragraphes de cet étrange récit mérite que le cite intégralement :

Bonjour la révolution ! Je suis descendu dans la rue et j’ai risqué ma vie à 18 ans pour faire élire un président de 88 ans. J’espère au moins qu’il se souvient de son nom.”

Mais Youssouf-Amine ELALAMY a dû se rendre compte que les 333 paragraphes ne pouvaient faire l’objet d’une publication digne de son stabnding. Il a donc ajouté aux 100 pages formant “ce “Drôle de printemps”, cinquante – pas un de plus – portraits parfaitement croqués, chacun en une vingtaine de lignes.

Dans “MINIATURES” l’auteur passe en revue toute la société marocaine : des enfants jouant ans la rue, à la dactylo fonctionnaire à la Préfecture “payée pour tricoter, feuileter les magazines et commenter les feuilletons égyptiens”, de la bourgeoise qui se gave toute la semaine des mets les plus succulents pour jeûner le jeudi en solidarité avec les pauvres à Itto la petite bonne de 14 ans au service de la maitresse de maison et bien sûr de son jeune fils, de l’ingénieur staticien au chomage depuis sa sortie de l’INSEA à Abdelhay apprenti-kamikaze au bidonville de Sidi Moumen.

Le portrait qui m’a le plus marqué est celui de Moulay L’Mamoun “descendant du Prophète, chérif de père en fils”, qui explique à son ami français qu’il ne mange pas le porc, parce que “le porc altère le goût du rosé”.

Comme toujours, le livre de Youssouf-Amine ELALAMY est écrit dans une langue très fine, très élaborée, percutante, truculente parfois mais toujours juste. Ce qui est rare chez les écrivains francophones marocains et mérite d’être souligné.

LA NOUVELLE, un genre littéraire qui réussit aux écrivains francophones marocains.

March 04, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 3 Comments →

Nadia CHAFIK, professeur de Langue et Littérature françaises, semble être une enseignante-chercheuse très active : elle a publié des études, des articles, des contributions à des ouvrages collectifs, des chroiques avant de se lancer dans l’écriture de fiction.

Sa dernière publication “TETE DE POIVRE”, parue en 2012 chez les éditions “La Croisée des Chemins, est un recueil de treize nouvelles qui vient confirmer le goût de l’auteur pour ce genre littéraire.

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En effet après s’être essayée au roman, en publiant trois titres – À l’ombre de Jugurtha, roman (Eddif / Paris-Méditerranée, 2000), Le Secret des djinns, roman (Eddif, 1998) et Filles du vent, roman (L’Harmattan, 1995) – elle continue son expérience de nouvelliste commencée en 2005 avec Nos jours aveugles, nouvelles (Éditions des Femmes).

Dans ce recueil, Nadia CHAFIK nous raconte plusieurs petites histoires, dans une belle langue française, légère et épurée, mettant en scène des personnages divers et variés, intervenant dans des univers tout aussi divers et aussi variés, construisant des situations aussi diverses et aussi variées.

L’auteur nous plonge dans une ambiance purement marocaine, comme dans “Justes noces“, où un mariage arrangé entre un jeune homme travaillant à l’étranger et une jeunee fille que ses parents veulent absolument caser, quitte à la mettre pratiquement au service de sa belle-mère et de son beau-frère, finit par une fugue pour le moins inattendue.

Dans “Molécule particulière“, l’auteur nous invite à une enquête policière à la suite de la mort suspecte d’une vieille dame, accueillie de manière inexpliquée par un couple très louche.

Le premier texte intitulé “Zéro” met en scène un élève pas spécialement doué que son professeur a sauvé en lui collant une cinglante note éliminatoire, provocant ainsi un sursaut d’orgueil chez l’adolescent qui a préféré fuguer et s’en aller chercher et trouver son destin meilleur sous d’autres cieux.

Pourtant, je me dois d’émettre une réserve ! A force de changer d’ambiances, Nadia CHAFIK finit par manquer de rigueur dans ses descriptions, à tel point que parfois le lecteur a du mal à localiser les situations! Mettons cela sur le compte du désir de l’auteur d’atteindre un certain universalisme.

A la lecture de ces nouvelles, et de bien d’autres écrites par d’autres auteurs, je suis enclin à penser que nos auteurs francophones sont plutôt bien inspirés quand ils choisissent ce genre littéraire.

Un roman suppose plus de travail de préparation, des recherches, une intrigue qui s’étale dans le temps et aussi dans l’espace, des personnages avec leur complexité psychologique et leurs interférences! La nouvelle semble, par contre, plus aisée à concevoir et réaliser, bien que les contraintes littéraires soient aussi exigeantes. Mais les auteurs marocains francophones contemporains manient plus aisément la nouvelle que le roman!

Ne nous en plaignons pas et encourageons-les en les lisant !

Un auteur marocain qui parle de son pays autrement….

February 22, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société 27 Comments →

Enfin, un auteur francophone marocain qui écrit correctement la langue de Molière : c’est le moins qu’on puisse exiger d’un professeur de littérature française, me diriez-vous! Certes!

Les premières pages du recueil de nouvelles “RIRES ET INSIGNIFIANCE A CASABLANCA” de Issam-Eddine TBEUR, paru chez Virgule Editions en mai 2015, m’ont effet captivité et la lecture de la dizaine de textes ne m’a pas déçu.

RIRES

Il faut reconnaître d’emblée que Issam-Eddine TBEUR a la plume (ou plutôt le clavier) alerte, qu’il manie avec aisance l’imparfait du subjonctif et que son vocabulaire foisonnant flirte parfois avec un certain maniérisme. En effet, pourquoi recourir à des vocables comme “haridelle”, “dysphorique”, “méphitique” , utiliser ce mot si laid de “vastitude” et “imbitable” ou bien qualifier la peau d’une jeune fille de “lactescente” ou encore parler d’ “onomastique”, d’e “homoncules” ou de “essartage”?

Il faut aussi reconnaître qu’il situe ses nouvelles dans des décors assez insolites que beaucoup voudraient occulter : il nous entraine souvent dans des bars malfamés, devant des bières, des entraîneuses et des clients tout aussi maléfiques. Glauque et déprimant, mais son regard sur ce monde est très juste, sans concession, sans mépris, sans jugement moral.

Une des nouvelles a pour cadre un élément essentiel de la vie urbaine : le taxi, sauf que le chauffeur ici est un doctorant en sociologie qui prépare une thèse sur comportement des travailleurs soumis au stress occasionné par la navette ferroviaire entre casa et Rabat. Original, c’est le moins que l’on puisse dire!

Forcément, l’auteur parle de tourisme et même qu’il s’y prend de façon fort intelligente : dans Marrocan Gigolo, on retrouve les “touristes séxuels” dont font la principale source de devises de ce pays et dans “Seul émerveillement compte….”, le tourisme est abordé du point de vue des autorités responsables! Mais l’auteur a eu l’idée de génie de mêler au problème du tourisme une question bien plus délicate : celle du protocole des cérémonies officielles et des contraintes qui y sont liées. Des pages délicieuses et absolument inattendues de la aprt d’un auteur marocain.

Je ne vais faire le tour des autres textes ….Si quand même, il faut que je m’arrête sur le texte le plus long intitulé “Les hirondelles de Casablanca” où une fameuse réplique de “Hamlet” de William Shakespeare (acte 1 scène 4) joue un rôle central entre des “révolutionnaires fumeux” et un commissaire de police nostalgique de ses années d’études le littérature anglaise, sur un fond de derby casablancais qui tourne très mal:

Something is rotten in the state of Danmark!”

Le héros de cette nouvelle l’a reprise pour son compte pour une manifestation qu’il a organisé avec une dizaine de ses amis pour scander : “Il y a quelque chose de pourri dans le royaume….“!

Décidément, Issan-Eddine Tbeur n’est pas un auteur marocain comme nous avons l’habitude d’en lire! Et c’est tant mieux !

COMMENT NOUS VIVONS ENSEMBLE AU MAROC ?

February 20, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres, Société 29 Comments →

En ce jour anniversaire d’un événement qui était supposé marquer de manière indélébile l’histoire présente et à a venir de notre pays et de notre peuple, j’ai choisi de ne pas revenir sur le Mouvement du 20 février et sur ce qu’il en reste cinq ans après ! Je crois que quelques mots auraient suffi pour marquer cette journée : chacun choisira les siens! Personnellement, je pense à “soulagement et espoir“!

J’ai préféré plutôt vous présenter un ouvrage qui vient d’être publié dans les premiers jours de de février 2016 par les éditions “En toutes lettres” sous le titre “LE TISSU DE NOS SINGULARITÉS – Vivre ensemble au Maroc” : il s’agit d’un ouvrage collectif réalisé avec le concours de la fondation HEM Busines School sous la direction de Fadna AIT MOUS, professeur-chercheur à la Faculté de lettres et de sciences humaines de Ain-Chock, Casablanca et de Driss KSIKESS, ancien journaliste actuellement enseignant et directeur du Centre de recherche de HEM.

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Cet ouvrage rend compte des travaux du collectif VIVRE ENSEMBLE mis en place par feue la regrettée Fatema MERNISSI en novembre 2012 pour tenter de trouver les réponses aux mutations des liens sociaux au Maroc.

Dix-huit intellectuels – venus de tous les horizons : philosophes, anthropologues, architectes, psychanalystes, sociologues, chirurgiens, ingénieurs, portant des noms connus comme Asma Lamrabet ou Mohamed Tozy, des personnalités plus discrètes et moins médiatisées ou même de simples citoyens responsables ou engagés – se penchés pendant trois années sur des clés de lecture que leur a fixé feu Fatema MERNISSI pour étudier les liens sociaux au Maroc qui s’articulent autour d’une double problématique :

– l’individualité, avec les émancipations et excès qui en découlent

– le déni de la collectivité et les injustices qui en résultent.

Les clés de lecture de cette double problématique recouvrent l’ensemble du spectre de l’activité sociale de nos compatriotes et sa relation avec le savoir, la langue, la religion, l’égalité des sexes, la figure du père, l’étranger, l’espace, le travail et le virtuel.

Il est impossible de résumer en quelques phrases cette somme de travaux, qui ont nécessité enquêtes, réflexion, échanges, interrogations, entretiens et de contextualisation.

En fait, le sous-titre de cet ouvrage peut éventuellement en cristalliser l’idée centrale : comment VIVRE ENSEMBLE AU MAROC. Cette expression n’est pas en définitive un simple slogan mais une vraie question sur l’empathie sociale, c’est-à-dire “la capacité de vivre ensemble et non pas les uns à coté des autres”.

Je ne saurais trop vous recommander l’acquisition de cet ouvrage, certes ardu mais rendu accessible tant par sa présentation et que par son graphisme et aussi par son prix.

MEILLEURS POUR 2016

December 31, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur 4 Comments →

A tous ceux qui passent par ce blog, qui s’y arrêtent, qui lisent, qui commentent, qui laissent une trace ou pas, je souhaite que la nouvelle quii s’annonce soit meilleure que la précédenter!

Qu’elle nous apporte la paix, la santé, le bonheur, la volonté de vivre ensemble!

Bonnée et heureuse année à tous et à toutes !

  • Quelques citations

    'Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs.'

    Alphonse Karr
    « L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit. »
    Victor Hugo
    "La guerre, l'art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, conduit à la potence".
    Jean Henri Fabre
    'De tout temps la politique a été la science de l'absurdité.'




    Stefan Zweig
    "Etre ignorant n'est pas honteux. Ne pas vouloir apprendre l'est".
    Benjamin Franklin
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