<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>citoyenhmida.org &#187; Culture</title>
	<atom:link href="http://www.citoyenhmida.org/category/culture/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.citoyenhmida.org</link>
	<description>Chroniques d&#039;un citoyen Lambda</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 14:58:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1</generator>
		<item>
		<title>MAINSTREAM ou la culture qui plaît à tout le monde?</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/mainstream-ou-la-culture-qui-plait-a-tout-le-monde/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/mainstream-ou-la-culture-qui-plait-a-tout-le-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:29:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4509</guid>
		<description><![CDATA[Depuis quelques temps, le vocabulaire français s&#8217;est enrichi d&#8217;un nouveau mot qui circule dans le microcosme intellectuel et médiatique: MEANSTREAM, littéralement &#8220;courant dominant&#8221;. Ce vocable d&#8217;origine américaine recouvre dans son acception actuelle un sens plus large : on utilise  &#8220;culture mainstream&#8221; pour parler  soit la &#8220;culture pour tous&#8221; soit de la &#8220;culture hégémonique; un&#8221; film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques temps, le vocabulaire français s&#8217;est enrichi d&#8217;un nouveau mot qui circule dans le microcosme intellectuel et médiatique: <strong>MEANSTREAM</strong>, littéralement &#8220;courant dominant&#8221;.</p>
<p>Ce vocable d&#8217;origine américaine recouvre dans son acception actuelle un sens plus large : on utilise  &#8220;<strong>culture mainstream&#8221;</strong> pour parler  soit la &#8220;culture pour tous&#8221; soit de la &#8220;culture hégémonique; un&#8221; <strong>film mainstream</strong>&#8221; vise un large public ; un &#8220;<strong>media mainstream</strong>&#8221; désigne un média de masse ; un &#8220;<strong>produit mainstream</strong>&#8221; se vend massivement et  si &#8220;<strong>quelqu&#8217;unveut être mainstream</strong>&#8221; veut en fait plaire à tout le monde.</p>
<p>Partant de ce constat, <strong>Frédéric MARTEL</strong>, cheurcheur et journaliste, s&#8217;est lancé dans une &#8220;<strong>enquête sur cette culture qui plait à tout le monde&#8221;.</strong></p>
<p>Le résultat de cette recherche qui a duré cinq ans, qui a couvert 150 villes trente pays, qui a nécessité des entretiens individuels avec 1.250 personnes est consigné dans son livre &#8220;<strong>MAINSTREAM</strong>&#8221; publié chez dans en <strong>juillet 2010.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/Mainstream-enquete-sur-cette-culture-qui-plait-a-tout-le-monde_w300.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4515" title="Mainstream-enquete-sur-cette-culture-qui-plait-a-tout-le-monde_w300" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/Mainstream-enquete-sur-cette-culture-qui-plait-a-tout-le-monde_w300-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p>Un pavé de 450 pages, sans compter les sources, les références, les index,  la biographie, les  données statistiques  et les notes qui sont accessibles sur le site de l&#8217;auteur<a href="http://www.fredericmartel.com/"><strong> www.fredericmartel.com.</strong></a></p>
<p>Pour se préparer à la lecture de cet ouvrage, il est impératif, pour les non anglophones ou simplement les non initiés, de consulter au préalable le lexique des termes et expressions techniques  utilisés par l&#8217;auteur.</p>
<p>Une enquête de ce genre et surtout  de cette ampleur ne peut intéresser tous  les lecteurs lambda.</p>
<p>Je me suis perdu &#8211; et j&#8217;ai renoncé à suivre &#8211; les dédales de &#8220;<strong>l&#8217;entertaitement américain</strong>&#8221; qui fait l&#8217;objet de la première partie : je n&#8217;ai vu aucun intérêt dans les développements de Frédéric Martel sur le cinéma américain, ni sur ceux de la musique américaine, sur leurs problèmes de marketing et de distribution à l&#8217;intérieur des USA, pas plus que je n&#8217;ai été attiré les méthodes de formation dans les spécialités du cinéma. Ce monde m&#8217;est complètement étranger et inaccessible.</p>
<p>Par contre, la seconde partie de l&#8217;enquête portant sur le &#8220;<strong>la guerre culturelle mondiale</strong>&#8221; m&#8217;a fortement interpelé.</p>
<p>Frédéric Martel y aborde des problèmes qui me concernent, nous concernent en fait, plus directement.</p>
<p>Il explique comment <strong>la Chine fait face à Hollywood</strong>, avec la complicité active et quelque peu malheureuse du magnat de la presse Rupert Murdoch.</p>
<p>Le succès extraordinaire des films indiens, depuis des décennies dans notre pays, et la folie populaire provoquée à  Marrakech par la présence de l&#8217;acteur indien Shah Rush Khan, m&#8217;ont invité à lire avec intérêt le chapitre sur &#8220;<strong>le nouveau Bollywood</strong>&#8220;.</p>
<p>Les séries, venues soit d&#8217;Amérique latine (<strong>telenovelas</strong>) , soit des pays du Moyen orient (<strong>mousalsalat</strong>), soit même de Corée (<strong>drama</strong>), et la place qu&#8217;elles prennent dans le paysage télévisuel mondial sont également abordées.</p>
<p>Mais la dernière partie du livre qui m&#8217;est apparue la plus attractive, parce qu&#8217;elle décortique la phénoménale expansion des chaines satellitaires arabes, comme d&#8217;une part <strong>AL JAZERA</strong> pour l&#8217;information  et d&#8217;autre part  <strong>ROTANA</strong> pour le divertissement (musique, cinéma et télévision).</p>
<p><strong>La conclusion de Frédéric Martel se révèle d&#8217;un  très grand pessimisme pour l&#8217;Europe</strong> qui &#8220;cumule les problèmes de l&#8217;Asie (langue dominante rejetée), de l&#8217;Amérique latine (faible culture populaire commune) et des pays arabes (vives tensions sur les valeurs communes)&#8221;  sans que cela soit &#8220;compensé par un dynamisme économique et démographique (Brésil, Asie) et des ressources financières inépuisables (Pays du Golfe)&#8221;.</p>
<p>Cet ouvrage n&#8217;est pas à lire d&#8217;un traite : cela est impossible. Mais il est utile de l&#8217;avoir sous la main et de l&#8217;ouvrir, selon l&#8217;intérêt du moment et les événements touchant le monde de la culture et du divertissement  ou plus exactement  ce que les américains appellent <strong>&#8220;entertainement&#8221;.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/mainstream-ou-la-culture-qui-plait-a-tout-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>27</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>GUEMBRI ET LOUTHAR : deux instruments authentiquement marocains mais si différents (2/2)</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-22/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-22/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 21:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[spectacles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4483</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir essayé de présenter le « guembri », instrument associé à la culture gwani, il est utile de parler de l’ « outhar » qui, en plus de sa voix et de ses chansons,  fit la renommée de feu Mohamed Rouicha. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Les différentes définitions de cet instrument s’articulent autour de deux points [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/louthar.jpg"></a>Après avoir essayé de présenter le « guembri », instrument associé à la culture gwani, il est utile de parler de l’ « <strong>outhar</strong> » qui, en plus de sa voix et de ses chansons,  fit la renommée de feu Mohamed Rouicha.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/louthar1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4486" title="louthar" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/louthar1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les différentes définitions de cet instrument s’articulent autour de deux points essentiels.</p>
<p>D’une part, <strong>l’« outhar » appartient à la famille du luth ou « oud </strong>» et d’autre part le « louthar » est <strong>un instrument rustique</strong>, spécifique des zones rurales du Maroc.</p>
<p>Voilà donc une première différence importante avec le guembri.</p>
<p>Si  l’outhar est doté de trois cordes, comme le guembri, sa caisse a une <strong>forme spéciale qui s’inspire de la poire </strong>ou plus exactement d’une poire coupée dans le sens de la longueur.</p>
<p>La table d’harmonie, contrairement à celle du luth qui est confectionnée en bois noble marqueté, est réalisée en <strong>peau tendue</strong>.</p>
<p>Instrument rural, le « loutar » se retrouve  dans la plupart des régions du Maroc, aussi bien en plaine, en zone arabophone qu’en montagne et en pays amazigh.</p>
<p>Le « loutar » est joué en improvisation dans ce que l’on appelle un « <strong>taqsim </strong>» ou comme instrument d’accompagnement d’une chanson.</p>
<p>La grande variété des sons et des tonalités que l’interprète peut obtenir de son instrument permet des performances remarquables: on a pu ainsi dire que certains spécialistes de louthar &#8220;<strong>faisaient parler leur instrument&#8221;.</strong></p>
<p>On peut citer comme grands virtuoses de cet instrument, en plus bien sûr de feu Mohamed ROUICHA qui lui a donné ses lettres de noblesse et surtout la médiatisation qu’il mérite, des noms prestigieux provenant de toutes les régions du pays :</p>
<ul>
<li>Des interprètes classiques, comme <strong>Mohamed Maghni</strong><strong>﻿</strong></li>
</ul>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=pbAhWQHwNt0&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=pbAhWQHwNt0&amp;feature=related</a></p>
<ul>
<li>D’autres occasionnels comme Stati qui ont commencé par le louthar avant de choisir le violon, comme Stati.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5qt1xyS4TtE&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=5qt1xyS4TtE&amp;feature=related</a></p>
<ul>
<li>Certains qui se servent  de louthar comme accessoire à leur véritable art, en l’occurrence l’art de faire rire, comme les sympathiques <strong>Qachbal wa Zeroual</strong>.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6V9p4u93jto&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=6V9p4u93jto&amp;feature=related</a></p>
<p>Je me fais un plaisir de signaler  également ce lien qui m&#8217;a été fourni par <strong><a href="http://c4infinity.wordpress.com/">Abdesselam</a>,</strong> un de nos amis blogueurs, peu connus mais très intéressant:</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;">http://www.settatbladi.org/index.php?option=com_muscol&amp;view=album&amp;id=38&amp;Itemid=60</span></span></p>
<p>Pour finir, il convient de signaler la vitalité des amateurs de l’outhar dans ce pays, malgré le fait que cet instrument ne soit plus confectionné que par très peu de luthiers : le preuve en est cette prouesse technique et artistique que constitue l’interprétation par une trentaine de spécialistes de louthar de la « <strong>Symphonie Fazaz </strong>», dont voici l’ouverture:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aPZ-rmcyAW0&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=aPZ-rmcyAW0&amp;feature=related</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-22/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>GUEMBRI ET LOUTHAR : deux instruments authentiquement marocains mais si différents. (1/2)</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-12/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-12/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 17:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[spectacles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4478</guid>
		<description><![CDATA[La disparition de Mohamed Rouicha a été l’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir, et pour d’autres  de redécouvrir, un instrument de musique qui contribua à sa gloire: louthar.  Rouicha fut un grand chanteur, un grand musicien, un grand artiste mais il était surtout et avant tout un virtuose de louthar. Il en jouait avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La disparition de Mohamed Rouicha a été l’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir, et pour d’autres  de redécouvrir, un instrument de musique qui contribua à sa gloire: l<strong>outhar</strong>.</p>
<p> Rouicha fut un grand chanteur, un grand musicien, un grand artiste mais il était surtout et avant tout un virtuose de louthar. Il en jouait avec un art consommé en mettant dans ses interprétations toute sa personnalité et toute sa sensibilité. Mohamed Rouicha a ajouté une quatrième corde au sien pour en tirer un maximum de sonorités.</p>
<p> J’ai pu  lire ici et là que Mohamed ROUICHA jouait du « guembri ».</p>
<p>Avec tout le respect que je dois, que nous devons tous au « guembri », il ne faut pas confondre ces deux instruments, qui font partie tous les deux  de notre patrimoine musical et culturel.</p>
<p> Mais chacun d’eux répond à des spécificités qui lui sont propres, quant à ses origines, à son rôle, quant à la manière d’en jouer.</p>
<p>Commençons par <strong>le GUEMBRI.</strong></p>
<p> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/guembri.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4479" title="guembri" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/guembri-150x150.gif" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong>Cet instrument est spécifique aux troupes GNAWA.</strong> On ne le retrouve nulle part ailleurs, car il ne s’intègre pas dans les autres harmonies utilisées au Maroc.</p>
<p>Les très rares chanteurs ou troupes, en dehors des Gwana, utilisant le « guembri » dans leur répertoire ou leur orchestration, l’ont fait dans le cadre de leurs travaux de recherche de l’authenticité marocaine.</p>
<p> Ainsi seuls les <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=V8buwZA8M5o&amp;feature=related ">Nass Al Ghiwan</a></strong>, et dans une moindre mesure les <strong>Jil Jilalai </strong>se sont appropriés cet instrument d’origine africaine, et ce dans leur souci de remonter le plus loin possible dans leur quête des origines de notre musique.</p>
<p> Le guembri est doté de <strong>trois cordes </strong>en boyaux de chèvres. Sa <strong>caisse est de forme allongée</strong>,  inspirée des pirogues africaines subsahariennes, et recouverte de peau de dromadaire tannée.</p>
<p>On peut trouver toute une littérature sur le rituel de la facture de cet instrument ancestral, rituel  qui remonterait aux traditions païennes des premiers noirs africains arrivés au Maroc.</p>
<p>Le manche du guembri, long et arrondi, se termine par la <strong>« sersara </strong>», sorte de hochet,  qui est mise en mouvement par les vibrations des cordes et qui produit un bruissement  particulier.</p>
<p> L’usage du guembri consiste à <strong>pincer les  cordes et  à frapper en même temps sur la peau</strong>, en vue d’obtenir un double registre de « <strong>basse</strong> » et de « <strong>percussion</strong> ». On comprend ùmieux ainsi l&#8217;autre appellation de cet instrucment, à savoir le <strong>hajhouj.</strong></p>
<p> Le guembri, par cette double fonction, est essentiel dans l’ambiance très particulière qui prévaut lors des veillées gnawis.</p>
<p> Pour vous  replonger dans le monde du guembri et des gnawa, cliquer sur les liens suivants :</p>
<p> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=j5fzTzi0kf8&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=j5fzTzi0kf8&amp;feature=related</a>   </p>
<p> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=BOzbhIlrQu0&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=BOzbhIlrQu0&amp;feature=related</a>   </p>
<p> Nous sommes très loin de l’inspiration, du style et de l’ambiance musicale de feu Mohamed ROUICHA, qui sera évoquée dans un prochain billet.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/guembri-et-louthar-deux-instruments-authentiquement-marocains-mais-si-differents-12/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>INTOUCHABLES : le film est-il intouchable?</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/intouchables-le-film-est-il-intouchable/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/intouchables-le-film-est-il-intouchable/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 11:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de griffes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[spectacles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4473</guid>
		<description><![CDATA[Le film INTOUCHABLES a fait un carton énorme sur les écrans et dans les critiques en France! Tout le monde a vu le film, ou devait le voir : ils ont été plus de 17 millions à se précipiter dans les salles de cinéma pour se pâmer devant l&#8217;oeuvre des Toledano et Nakache, devant les prouesses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le film INTOUCHABLES a fait un carton énorme sur les écrans et dans les critiques en France!</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/affiche-du-film-intouchables-10548633bnovk.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-4474 aligncenter" title="affiche-du-film-intouchables-10548633bnovk" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/affiche-du-film-intouchables-10548633bnovk-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Tout le monde a vu le film, ou devait le voir : ils ont été plus de 17 millions à se précipiter dans les salles de cinéma pour se pâmer devant l&#8217;oeuvre des Toledano et Nakache, devant les prouesses de Omar Sy et François Cluzet.</p>
<p>Toute la critique n&#8217;est répandue en mille louanges sur le film!</p>
<p>Le film devenait donc &#8220;intouchable&#8221; : il fallait le voir et dire qu&#8217;il était un chef d&#8217;oeuvre!</p>
<p>J&#8217;ai vu le film et je n&#8217;ai pas trouvé que c&#8217;était un chef d&#8217;oeuvre. Et je le dis!</p>
<p>Un bon film, bien tourné, très bien joué, traitant d&#8217;un sujet sensible, très sensible,  abordé avec humour, avec légéreté même, mais aussi infiniment de tendresse et d&#8217;humanité c&#8217;est vrai,  une très belle musique, bien intégrée! Mais de là à crier au chef d&#8217;oeuvre, non!</p>
<p>Je parlerais plutôt de &#8220;<strong>film de la mauvaise conscience</strong>&#8221; d&#8217;une part et de &#8220;<strong>film de la crise</strong>&#8221; d&#8217;autre part.</p>
<p>Film de la mauvaise concience des français envers les minorités, toutes les minorités : les handicapés bien sûr, mais aussi les immigrés, les récupérables  comme les irréductibles, les lesbiennes, les prostituées, les vieilles filles, les bourgeois snobs!</p>
<p>Chacune a eu droit à son petit moment d&#8217;humanité.</p>
<p>Film de  crise des français qui sont rassurés de voir qu&#8217;il y a plus malheureux qu&#8217;eux, plus désespérés qu&#8217;eux, plus misérables qu&#8217;eux et que ces gens-là peuvent s&#8217;en sortir, s&#8217;ils le veulent ou si on  les y aide.</p>
<p>L&#8217;espoir est en fait le tuteur de ce film.</p>
<p>Bien sûr on  rit, on sourit plutôt! Les vannes de Driss  portent plus parce que elles sont  dites  par un Omar Sy au mieux de sa forme.</p>
<p>Je ne reviens pas  sur la génése du film : elle est connue, les faits sont réels, un documentaire en fait état dans l&#8217;indiférence générale, un livre en parle sans avoir connu de succès particulier. Et en 2011, INTOUCHABLES gagne le gros lot!</p>
<p>A voir finalement, si on n&#8217;a pas autre chose à faire!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/intouchables-le-film-est-il-intouchable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>30</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La mort rodait autour de nos artistes populaires</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/la-mort-rodait-autour-de-nos-artistes-populaires/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/la-mort-rodait-autour-de-nos-artistes-populaires/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:24:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4442</guid>
		<description><![CDATA[  La faucheuse, la mort rodait depuis des semaines autour nos artistes populaires, ces artistes nés du peuple, les vrais représentants du peuple et  de sa culture. Depuis des semaines, elle tournait autour de Mohamed ROUICHA. Dix fois, les internautes, toujours prompts à jouer aux journalistes avides de scoop, l&#8217;ont donné pour mort. Et dix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/artistes.jpg"></a></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/artistes1.jpg"><img class="size-full wp-image-4448 aligncenter" title="artistes" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2012/01/artistes1.jpg" alt="" width="108" height="130" /></a></p>
<p>La faucheuse, la mort rodait depuis des semaines autour nos artistes populaires, ces artistes nés du peuple, les vrais représentants du peuple et  de sa culture.</p>
<p>Depuis des semaines, elle tournait autour de <strong>Mohamed ROUICHA</strong>. Dix fois, les internautes, toujours prompts à jouer aux journalistes avides de scoop, l&#8217;ont donné pour mort. Et dix fois, Si Mohamed ROUCIHA s&#8217;est relevé, il a parlé à la télévision, il nous rassurés. Nous attendions son retour : la télévision l&#8217;avait prévu pour le 24 janvier.</p>
<p>Et cet après midi, la nouvelle est tombée comme un couperet : j&#8217;ai cru d&#8217;abord à une mauvaise blague d&#8217;un internaute, jusqu&#8217;à ce que je lise la dépêche de la M.A.P.</p>
<p>Mohamed ROUICHA a été vaincu par la mort, après une longue maladie!</p>
<p>Qu&#8217;il repose en paix!</p>
<p>Pour ceux qui ne connaissent pas son oeuvre et sa place dans la chanson marocaine, notamment amazigh, voici des liens qui peuvent les éclairer:  ils peuvent cliquer <strong><a href="http://www.hibamusic.com/Maroc/mohamed-rouicha/mohamed-rouicha-29.htm">ici</a></strong>, ou bien <a href="http://www.ournia.com/musique/marocaine/mohamed_rouicha.html"><strong>ici</strong></a> ou encore <a href="http://www.libe.ma/Rencontre-avec-Mohamed-Rouicha_a23968.html"><strong>là</strong></a> ou mieux encore <a href="http://www.musikamazigh.com/modules/news/index.php?storytopic=4"><strong>là</strong></a> pour avoir les paroles de ses chansons.</p>
<p>Si vous voulez écoutez une de ses chansons et admirer son art de jouer de l&#8217;outar, je vous invite à regarder et à vous laisser aller :</p>
<p><iframe width="590" height="443" src="http://www.youtube.com/embed/wVkGjTb5uVE?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Quelques heures auparavant, une autre bien triste information éclaboussait nos écrans de télévision: la seconde chaine nationale de télévision 2M nous annonçait la disparition soudaine et brutale  de<strong> Mohamed SOUSDI</strong> du groupe mythique L&#8217;MCHAHEB.</p>
<p>Ce groupe apparu, après les NASSE AL GHINWAN et les JIL JILALAI, n&#8217;a pas connu le même succès que ses ainés mais il faut reconnaitre qu&#8217;il était, grâce à feu Mohamed Sousdi, le porte-drapeau d&#8217;une chanson marocaine populaire engagée et moderne.Les orchestrations de leurs chansons étaient par ailleurs très élaborées et bien travaillées.</p>
<p>La disparition de Mohamed SOUSDI doit nous bouleverser autant que l&#8217;avait fait celle de feu Boujmaa et feu Batma.</p>
<p>La génération actuelle ne connait surement pas L&#8217;Mchaheb car ils n&#8217;ont pas bénéficié du même engouement médiatique que les deux autres groupes, mais leur impact fut réel sur la jeunesse des années 70 et 80.</p>
<p>Pour nous replonger dans l&#8217;ambiance de ces années-là, réécoutons ensemble un de leurs succès comme<a href="http://www.youtube.com/watch?v=xihVmMUIxPM&amp;feature=related"><strong> HOB ARROMANE</strong></a> ou ce <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TXcjo85I3I0&amp;feature=related"><strong>solo de feu Sousdi</strong></a> assez peu connu.</p>
<p>Que nos deux artistes reposent paix! Nous ne les oublierons pas!</p>
<p>P.S. : j&#8217;ai une pensée émue pour <strong>le MAESTRO, Mouha OULHOUSSEIN</strong>, qui se bat contre la maladie depuis un long moment.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/la-mort-rodait-autour-de-nos-artistes-populaires/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Conseil citoyen pour le prochain ministre de la Culture</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/conseil-citoyen-pour-le-prochain-ministre-de-la-culture/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/conseil-citoyen-pour-le-prochain-ministre-de-la-culture/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 07:59:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4207</guid>
		<description><![CDATA[Quelque soit la personnalité qui prendra en charge le Ministère de la Culture, elle  devra obligatoirement, à mon sens, et avant même d&#8217;accèder à son bureau, lire avec toute l&#8217;attention nécessaire les 35 premières pages du dernier ouvrage de Abdellatif LAABI, paru chez les Editions Marsam en 2011. COMBAT POUR LA CULTURE  regroupe une quarantaine des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque soit la personnalité qui prendra en charge le Ministère de la Culture, elle  devra obligatoirement, à mon sens, et avant même d&#8217;accèder à son bureau, lire avec toute l&#8217;attention nécessaire les 35 premières pages du dernier ouvrage de <strong>Abdellatif LAABI</strong>, paru chez les <strong>Editions Marsam</strong> en <strong>2011</strong>.</p>
<p><strong>COMBAT POUR LA CULTURE</strong>  regroupe une quarantaine des textes de l&#8217;auteur<strong> &#8220;qui n&#8217;a eu de cesse de penser la création littéraire et artistique comme un levier de résistance face à toutes les formes de barbaries&#8221;. </strong></p>
<p>Je conseille très citoyennement à notre futur ministre de la culture la lecture des six premiers textes regroupés dans le premier chapitre intitullé &#8220;<strong>L&#8217;enjeu culturel</strong>&#8221; parce que cette partie met en lumière &#8220;<strong>la place de la culture dans l&#8217;élaboration et la construction d&#8217;un vrai projet démocratique&#8221;.</strong></p>
<p>Alors, Monsieur le ou Madame le futur ministre, puisez votre vision d&#8217;une poltique de la culture dans les rélexions de Abdellatif LAABI, réflexions qui ne sont pas nouvelles : elles ont déjà été publiées dans la presse depuis des années, sans recevoir d&#8217;échos.</p>
<p>Extrapolez à partir de ces réflexions personnelles, <strong>construisez enfin une véritable politique pour ce pays : cela ne pose ni énormes problèmes budgétaires, ni investissements colossaux, ni ressources humaines introuvables. </strong></p>
<p>Cela nécessite juste <strong>une vision</strong>, que la lecture du reste du livre pourra contribuer à éclairer et à nourrir .</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/conseil-citoyen-pour-le-prochain-ministre-de-la-culture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>JE ME METS AU TIFINAGH</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/je-me-mets-au-tifinagh/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/je-me-mets-au-tifinagh/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 08:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[personnel]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4066</guid>
		<description><![CDATA[C&#8221;est décidé! Depuis que la constitution de 1er juillet 2011 me reconnait officiellement mes origines &#8220;amazigh&#8221;,  dont je n&#8217;ai jamais douté, j&#8217;ai décidé de me mettre au tifinagh! Je dis bien que je mets au tifinagh, à l&#8217;alphabet tifinagh et non pas à la langue amazigh! En effet, je crois que, pour moi,  c&#8217;est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8221;est décidé!</p>
<p>Depuis que la constitution de 1er juillet 2011 me reconnait officiellement mes origines &#8220;amazigh&#8221;,  dont je n&#8217;ai jamais douté, <strong>j&#8217;ai décidé de me mettre au tifinagh</strong>!</p>
<p>Je dis bien que je mets au tifinagh,<strong> à l&#8217;alphabet tifinagh et non pas à la langue amazigh!</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/11/alphabet_tifinagh.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-4143" title="alphabet_tifinagh" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/11/alphabet_tifinagh-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/11/alphabet_tifinagh.jpg"></a></strong></p>
<p>En effet, je crois que, pour moi,  c&#8217;est un peu tard pour apprendre la  ou plutôt  les langues amazigh.</p>
<p><strong>Je n&#8217;ai pas pu apprendre le &#8220;tarifit&#8221; </strong>alors que j&#8217;ai évolué pendant exactement douze ans en plein pays rifain, entouré de collaborateurs riffains, travaillant au service d&#8217;un public rifain, entretenant avec l&#8217;environnement rifain les relations les plus étroites, envoyant mes enfants à l&#8217;école publique avec les enfants rifains, partageant des moments inoubliables avec les hommes de cette région, oeuvrant dans des associations, connaissant parfaitement l&#8217;économie de cette région, avec ce qu&#8217;elle a d&#8217;apparent et de sous-jascent!</p>
<p>Malgré cette intégration, je n&#8217;ai pas pu me plier aux subtilités du &#8220;tarifit&#8221;! Pourtant,  j&#8217;avais fini par comprendre ce que j&#8217;entendais.  et presque parfaitement à la longue.  Mais je n&#8217;arrivais pas à m&#8217;exprimer!</p>
<p>Alors pour me rattraper, je vais me mettre au tifinagh! C&#8217;est très simple; puisque toutes les consonnes et toutes les voyelles existent dans cet alphabet . Pour commencer, <strong>j&#8217;ai appris à écrire le vocable  AMAZIGH </strong>en caractères tifinagh!</p>
<p>Voilà ce que cela donne :   <strong>ⴰⵎⴰⵣⵉⵄ. </strong>C&#8217;est simple et esthétique à la fois!</p>
<p>Je sais également écrire Hmida , et c&#8217;est très joli :  <strong>ⵀⵎⵉⴷⴰ</strong></p>
<p>Pour faire vite et bien, j&#8217;ai  recours au clavier amazigh proposé par <a href="http://www.lexilogos.com/clavier/tamazight.htm">Lexilogos</a>.</p>
<p>Pourtant, je me pose une question :<strong> durant les douze années  passées en pays riffain, je n&#8217;ai jamais entendu parler de cet alphabet tifinagh!</strong></p>
<p><strong>Autant tous les rifains que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de connaitre</strong> -  et il sont nombreux et d&#8217;extraction sociale très diverses, du professeur à l&#8217;ouvrier, de l&#8217;alem au commerçant, du député élu sur son nom plus que sur son programme à l&#8217;intellectuel dominant parfaitement  le riffain, en plus de l&#8217;arabe, du français ou/et de l&#8217;espagnol, du militant progressiste au patron-pêcheur &#8211; <strong>avaient à coeur de parler leur langue, autant  ils semblaient indifférents à la manière de l&#8217;écrire.</strong></p>
<p>Je n&#8217;oublierai jamais les interventions en dialecte riffain de mes collaborateurs quand ils se parlaient directement, oubliant que j&#8217;étais censé ne pas comprendre cette langue,  pas plus que les phrases échangées en dialecte riffain par les invités que je recevais : <strong>c&#8217;étaient des réactions normales de personnes qui tenaient à leur langue.</strong> Je ne m&#8217;en suis jamais offusqué, n&#8217;y voyant jamais un quelconque manque de savoir-vivre ou de provocation. <strong>Juste un attachement viscéral à une langue.</strong></p>
<p>Quant à l&#8217;alphabet amazigh, je n&#8217;ai pas souvenir que le sujet ait été soulevé par quiconque.</p>
<p>Il n&#8217;est pas sans intérêt de rappeler que<strong> Abdelkrim Khattabi, le héros de tous les riffains, n&#8217;a jamais allusion à cet alphabet, sauf erreur de ma part.</strong> N&#8217;oublions pas qu&#8217;il était de culture arabe et espagnole. D&#8217;ailleurs, les éphémères billets de banque émis durant le guerre du Rif, étaient libellés en anglais et en arabe.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/11/billet-rif.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-4149" title="billet rif" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/11/billet-rif.bmp" alt="" /></a></p>
<p>Cela ne va pas me dissuader d&#8217;abord d&#8217;apprendre le tifinagh &#8211; cela devrait prendre quelques heures à tout esprit curieux &#8211; pour me pencher ensuite sur la/les langues amazigh! Je crois que j&#8217;aurai de quoi occuper les longues soirées de l&#8217;hiver qui s&#8217;annonce.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/je-me-mets-au-tifinagh/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>49</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le HAKA : d&#8217;abord un rite et une culture.</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/le-haka-dabord-un-rite-et-une-culture/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/le-haka-dabord-un-rite-et-une-culture/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 07:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4078</guid>
		<description><![CDATA[Ringa pakia Frappez des mains sur les cuisses Uma tiraha Que vos poitrines soufflent Turi whatia Pliez les genoux Hope whai ake Laissez vos hanches suivre le rythme Waewae takahia kia kino Frappez des pieds aussi fort que vous pouvez Ka mate Ka mate Je meurs, je meurs Ka ora Ka ora Je suis vivant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Ringa pakia </strong>Frappez des mains sur les cuisses<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Uma tiraha </strong>Que vos poitrines soufflent<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Turi whatia </strong>Pliez les genoux<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Hope whai ake </strong>Laissez vos hanches suivre le rythme<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Waewae takahia kia kino</strong> Frappez des pieds aussi fort que vous pouvez</p>
<p style="text-align: center;"><em></em><strong>Ka mate Ka mate </strong>Je meurs, je meurs</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ka ora Ka ora </strong>Je suis vivant, je suis vivant</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ka mate Ka mate</strong> Je meurs, je meurs</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ka ora Ka ora</strong> Je suis vivant, je suis vivant</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Tenei Te Tangata Puhuruhuru</strong> C&#8217;est l&#8217;homme chevelu</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: orange;"><span style="color: #000000;">Nana i tiki mai whakawhiti te ra</span></span> </strong>Qui a fait briller le soleil à nouveau pour moi</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ah Upane Upane</strong> Un pas vers le haut, puis un autre</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Upane Kaupane</strong> Un pas vers le haut, un autre</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Whiti te ra</strong> Le Soleil brille !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: left;">Avec la Coupe du Monde de Rugby, les télévisons nous ont donné l&#8217;occasion, ces dernières semaines, d&#8217;entendre ces paroles bizarres, scandées par l&#8217;équipe nationale de Nouvelle-Zélande, lors d&#8217;une chorégraphie à la fois hilarante et terrifiante!</p>
<p style="text-align: left;">Il s&#8217;agit, vous l&#8217;avez bien sûr deviné, du célébrissime <strong>HAKA exécuté avant chaque match par les All Black</strong>, l&#8217;équipe nationale de Nouvelle-Zélande.</p>
<p style="text-align: left;">Beaucoup d&#8217;entre nous ont cru que ce <strong>&#8221; protocole  rituel et culturel&#8221;</strong> d&#8217;avant match &#8211; selon les mots même  d&#8217;un porte-parole de l&#8217;International Rugby Board &#8211; était destiné à <strong>faire peur à l&#8217;adversaire, à l&#8217;intimider, à lui mettre la pression!</strong> Mais quand on revient au sens de ces paroles, on est plutôt rassuré : lisez la traduction des paroles, qui recèlent une belle dose de poésie!</p>
<p style="text-align: left;">Il faut rappeler que <strong>le haka est avant tout un rituel, hérité des tribus polynésiennes, les habitants originels des îles du Pacifique, de Hawai à la Nouvelle-élande en passant par les Iles Fijji,  les Îles Tonga, les Îles Samoe ou les Îles Cook .</strong> On retrouve les mêmes danses, les mêmes incantations, jusqu&#8217;aux  mêmes tatouages chez toutes les populations autochtones de la région.</p>
<p style="text-align: left;">La cérémonie d&#8217;ouverture de la dernière Coupe du Monde de Rugby rappelle justement cet attachement du haka à une tradition ancestral :</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AZ9Rs_2EiRg&amp;feature=related">Haka et cérémonie d\&#8217;ouverture Coupe du Monde de Rugby 2011</a></p>
<p style="text-align: left;">Voici une autre vidéo qui reprend  ce rituel, puisé dans la culture et la civilisation maori, celle de la Nouvelle-Zélande avant l&#8217;arrivée des blancs :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yvlO-_oX3SQ&amp;feature=related">Haka selon la tradition maori</a></p>
<p><strong>Le haka a connu à travers le monde ses lettres de noblesse grâce à l&#8217;équipe nationale de Nouvelle-Zélande</strong>, les invincibles All-Blacks qui ont bousculé les plus grandes formations du monde, infligeant des défaites mémorables à l&#8217;autre géant du rugby mondial les Spring Bocks de l&#8217;Afrique du Sud, aux anglais pourtant  inventeurs du rugby, aux Bleux de l&#8217;équipe de France considéré comme les orfèvres du rugby.</p>
<p>Mais cette danse rituelle est exécutée par toutes les équipes nationales new-zélandaises, toutes disciplines confondues.</p>
<p>On peut difficilement imaginer <strong>l&#8217;équipe nationale  de basket-ball de la Nouvelle-Zélande exécutant le haka</strong>! Et pourtant l&#8217;équipe nationale de la Grèce a eu a faire face aux joueurs de l&#8217;hémisphère sud  exécutant leur rituel:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ntXXP25McMA&amp;feature=related">Haka Match basket Grèce-New Zéland</a></p>
<p>Tout comme il est assez inattendu de voir<strong> les équipes nationales all-black de hokey sur glace ou sur gazon exécuter cette célèbre danse. </strong></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SePqdtag2Ss&amp;feature=related">Haka équipe nationale new-zélandaise de hockey sur glace</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EGjs8lD-Q_M&amp;feature=related">Haka équipe nationale new-zélandaise hockey sur gazon</a></p>
<p>Par ailleurs, le haka se perpétue par exemple à Hawaï, malgré l&#8217;influence dominante de la culture étasunienne. Les équipes de foot-ball américain, sport USA par excellence s&#8217;il en est, pratiquent cette danse d&#8217;avant-match pour se souder et se donner du courage:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0pCZ5RkhJkY&amp;feature=related">Haka d&#8217;une équipe hawaïenne de football américain</a></p>
<p>En Nouvelle-Zélande, d&#8217;autres événements  d&#8217;ordre social donnent lieu à la réalisation d&#8217;un haka. Et les groupes sociaux les plus divers exécutent cette danse dans des occasions les plus variées.</p>
<p>Comme pour rendre hommage à un militaire  :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aYlP8mLFRPs&amp;feature=related">Haka exécuté en l\&#8217;honneur d\&#8217;un vétéran de la guerre du Viet-Nam</a></p>
<p>Ou pour agrémenter une cérémonie officielle de remise de diplomes à une promotion d&#8217;élèves- officiers de police:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yivsN18ijjM&amp;feature=related">Haka excécuté par des élèves-officiers de police</a></p>
<p>Par ailleurs, le haka n&#8217;est pas l&#8217;apanage des hommes. Les femmes sont aussi appelées à exécuter cette danse incantatoire :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hDmJhCTD4Ao&amp;feature=related">Haka féminin</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bks7dd5johQ&amp;feature=related">Haka féminin (autre version)</a></p>
<p>Comme je le signalais au début de ce billet, le haka n&#8217;est pas une spécialité de la seule Nouvelle-Zélande, mais il fait partie de la culture  polynésienne. Cette danse est exécutée, avant les matches,  par toutes les équipes de la région:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JygHx1nWS2g&amp;feature=related">Haka des Îles Fidji</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ASYBin0_qSk">Haka des Îles Samoa</a></p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x34q5q_haka-tonga_sport">Haka des Îles Tonga</a></p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xa7q7s_haka-des-iles-cook-au-festival-de-c_music">Haka traditonnel des Iles Cook</a></p>
<p>Bien sûr, le HAKA le plus médiatisé est celui exécuté par l&#8217;équipe nationale  néo-zélandaise de rugby, les ALL BLACKS qui viennent de gagner la Coupe du Monde de Rugby, organisée sur les terres du Haka.</p>
<p>Mais avant d&#8217;arriver à la perfection actuelle, qui fait trembler tous leurs adversaires, les premiers hakas exécutés par les équipes néo-zélandaisdes, composées uniquement de blancs, prêtaient plutôt au sourire ,</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yGtIp1uK3TE&amp;feature=related">Haka des All Black années 1922-1925</a></p>
<p>Par moments, on frôle même  la franche rigolade, si l&#8217;on compare à ce qui de mise aujourd&#8217;hui:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GZmkFSp9wa4&amp;feature=related">Haka All Blacks 1973 vs 2011</a></p>
<p>A cet égard, ill faut noter que les Alls Blacks d&#8217;une période relativement peu ancienne ne comprenaient pas de joueurs maoris autochtones, d&#8217;où le manque de naturel qui prévaut dans l&#8217;exécution de cette danse rituelle et culturelle.</p>
<p>Les équipes adverses sont souvent très impressionnées sinon intimidées, voire tétanisées par le spectacle présenté par les équipes qui exécutent le haka, notamment l&#8217;équipe nationale néo-zélandaise.</p>
<p>Les réactions des adversaires  sont diverses et parfois inattendues.</p>
<p>Certaines relèvent le défi de façon très virile, comme l&#8217;équipe d&#8217;Irlande :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=weUHwCjeD7s&amp;feature=related">Haka all black défié par les Irlandais</a></p>
<p>D&#8217;autres formations font appel à l&#8217;aide de leur public pour faire face à la &#8220;provocation&#8221; et la noyer dans une ambiance particulièrement bruyante, ainsi que le l&#8217;a fait l&#8217;équipe anglaise<a href="http://www.youtube.com/watch?v=hL8WomOsKtk&amp;feature=related"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hL8WomOsKtk&amp;feature=related">Haka all black noyé dans l&#8217;ambiance anglaise</a></p>
<p>Certaines formations, comme ici le Pays de Galles, affichent face au haka une placidité et un flegme qui peuvent sembler étonnants, mais qui au fond traduisent la bonne compréhension du symbole.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ncu6SzmHe3E&amp;feature=related">Haka all black face au flegme gallois </a></p>
<p>Mais, il faut bien reconnaitre que le spectacle, car cela est et doit être considéré comme un simple spectacle, d&#8217;un  haka bien exécuté est porteur d&#8217;une très dose d&#8217;émotion, dont s&#8217;accommode fort bien l&#8217;ambiance qui précède un match de rugby, &#8220;ce sport de voyous pratiqué par des gentlemen&#8221;.</p>
<p>Alors en l&#8217;honneur de l&#8217;équipe des All Blacks, actuel champion du monde de Rugby, ne nous privons pas du spectacle du haka exécuté par la formation new-zélandaise face à l&#8217;équipe de France avant la finale. A rappeler quand même que l&#8217;attitude des bleus lors de cette cérémonie leur a valu une pénalité pécuniaire, pour manquement au protocole prévu! Spectacle donc!</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4JSqnjGlgMg">Haka finale coupe du Monde 2011 All Black &#8211; France</a></p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/haka_how_to_perform.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-4121 aligncenter" title="haka_how_to_perform" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/haka_how_to_perform-150x150.jpg" alt="" width="210" height="150" /></a> </p>
<p style="text-align: left;"> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/le-haka-dabord-un-rite-et-une-culture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>15</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hassan AOURID :  un homme public marocain se met à l&#8217;écriture.</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/hassan-aourid-un-homme-public-marocain-se-met-a-lecriture/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/hassan-aourid-un-homme-public-marocain-se-met-a-lecriture/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 07:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=4090</guid>
		<description><![CDATA[Hassan AOURID est une figure importante de l&#8217;establishment marocain : docteur en droit public,  haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, conseiller politique à l’ambassade du Maroc à Washington, enseignant à l’Ecole nationale d’administration et à la faculté des Sciences juridique de Rabat-Souissi, dirigeant du Centre Tarik Ibn Ziad pour les études et la recherche,  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hassan AOURID</strong> est une figure importante de l&#8217;establishment marocain : docteur en droit public,  haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, conseiller politique à l’ambassade du Maroc à Washington, enseignant à l’Ecole nationale d’administration et à la faculté des Sciences juridique de Rabat-Souissi, dirigeant du Centre Tarik Ibn Ziad pour les études et la recherche,  porte parole du cabinet royal, gouverneur de la région de Meknes-Tafilalet avec son actif le lancement du SIAM et du festival des musiques du désert et enfin historiographe du royaume, son dernier poste officiel.</p>
<p>Cet homme de culture et de pouvoir a grandi au sein du sérail, il a étudié au Collège Royal, il a fréquenté le souverain, alors prince héritier, dont il était le condisciple, il a pu bénéficier de l&#8217;amitié royale.</p>
<p>Il est difficile de porter un jugement sur sa carrière, à la fois dense et écléctique mais une certitude est établie : <strong>Hassan Aourid est un homme public!</strong></p>
<p>Et il est heureux qu&#8217;<strong>une telle personnalité décide de se consacrer ou du moins de consacrer une partie de son temps  à l&#8217;écriture.</strong> Le phénomène est relativement rare sous nos cieux pour que l&#8217;on s&#8217;y arrête et que l&#8217;on se penche sur l&#8217;oeuvre de Hassan Aourid.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/20110818-p_Aourid.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-4104" title="20110818-p_Aourid" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/20110818-p_Aourid-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>La production de l&#8217;ancien gouverneur-historiographe n&#8217;est pas à proprement parler de la  littérature.   Hassan Aourid a déjà publié <strong>le résulatat de ses réflexions</strong> sur les problèmes du moment :  <strong>&#8220;Miroir brisé de l&#8217;Occident&#8221;</strong> (publié en arabe) et son pendant en français <strong>&#8220;Occident, est-ce le crépuscule?&#8221;</strong>.</p>
<p>Son dernier opus, par contre,  relève plus de <strong>la remise en perspective de l&#8217;histoire</strong>, par le biais du récit romancé de la vie d&#8217;un morisque, victime parmi les centaines de milliers, de la déportation que leur a imposée le roi très catholique d&#8217;Espagne Philippe III <strong>: il s&#8217;agit de &#8220;LE MORISQUE&#8221; </strong>paru en<strong> 2010 </strong>chez les<strong> Editions BOURAGREG Impressions.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/morisque.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-4105" title="morisque" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/10/morisque-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p>Je ne me hasarderai pas à  expliquer ce qu&#8217;étaient les &#8220;morisques&#8221; : je crois que Hassan Aourid a eu lui-même beaucoup de difficulté à le faire. Il a eu recours à une citation puisée dans le Don Quichotte de Cerventes pour en présenter une synthèse par le biais du  morisque Ricote qui décrit ainsi le sort de sa communauté :</p>
<p><strong>&#8221; Où que nous soyons, nous pleurons l&#8217;Espagne; car enfin nous y sommes nés, et c&#8217;est notre patrie naturelle. Nulle part nous ne trouvons l&#8217;accueil que souhaite notre infortune&#8221;.</strong></p>
<p>Le roman de Hassan Aourid retrace<strong> la vie de Ahmed Chihab Eddine, dit Al Fouqay, à partir de sa propre autobiographie, </strong>avec les différentes étapes de sa vie d&#8217;exilé éternel en quête perpétuelle  d&#8217;une  terre d&#8217;accueil<strong>.</strong></p>
<p>De son village d&#8217;origine des montagnes de l&#8217;Andalousie à Marrakech et sa splendeur sous le règne de Mansour Ad-Dahbi, d&#8217;Amsterdam où il alla plaider la cause des morisques à Salé le port d&#8217;attache des corsaires qui écumaient la Méditerranée et les côtes atlantiques au nom du jihad contre les mécréants, Hassan Aourid nous fait suivre ls péripéties de Chihab Ed-Dine, jusqu&#8217;à sa dernière demeure à Tozeur, en Tunisie où il a choisi de finir sa vie, après le pélirinage à la Mecque.<strong> </strong></p>
<p>La lecture du roman est relativement agréable, malgré une pagination plutôt artisanale, une impression imparfaite et quelques fautes d&#8217;orthographe dues  à un manque flagrant de correcteurs compétents.</p>
<p>Je ne sais s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une simple impression, mais au delà d&#8217;une première lecture factuelle, il plane sur ce roman un sentiment  assez désagréable que l&#8217;auteur voulait dire autre chose que ce qui est rapporté.</p>
<p>Les difficultés les plus terribles subies par les morisques nous font penser à d&#8217;autres difficultés vécues par d&#8217;autres peuples sous d&#8217;autres cieux.</p>
<p>Le faste de la cour de Mansour Ad-Dahbi, l&#8217;étiquette qui y prévalait, les magouilles qui se tramaient sous ses arcanes, nous rappellent ce qui peut exister dans d&#8217;autres cours en d&#8217;autres périodes.</p>
<p>Certains personnages de ce roman auraient pu vivre les mêmes tragédies sous d&#8217;autres régimes, en défendant d&#8217;autres causes et en luttant contre d&#8217;autres adversaires.</p>
<p>Par contre, la partie du roman qui se déroule à Salé rend compte de manière très réaliste de ce qu&#8217;a pu être la vie dans cette ville vouée à la mer et à la piraterie, à la période historique évoquée.</p>
<p>Le propos de Hassan Aourid à travers ce roman serait, selon l&#8217;avant-propos signé de l&#8217;auteur, de <strong>&#8220;contribuer à faire connaitre à un large public l&#8217;histoire des Morisque</strong>&#8220;.  Il a en effet réussi à sauvegarder, comme il le précise dans sa dédicace, <strong>&#8220;la mémoire des Morisques, ces oubliés de l&#8217;Histoire&#8221;.</strong></p>
<p>A lire donc, pour le double motif que ce roman aborde un sujet assez peu connu et qu&#8217;il est signé d&#8217;un personnage public que l&#8217;on n&#8217;imaginait pas en romancier.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/hassan-aourid-un-homme-public-marocain-se-met-a-lecriture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>32</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Continuons notre ballade dans le passé!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/continuons-notre-ballade-dans-le-passe/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/continuons-notre-ballade-dans-le-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 13:06:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3823</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir évoqué René DUMONT et CICERON, je vous invite à continuer notre ballade dans le passé, riche en exemples, avec Fatima MERNISSI, notre sociologue nationale, qui a su nous réconcilier avec le féminisme actif en fouillant dans l&#8217;histoire pour trouver les arguments les plus convaincants sur le rôle de la femme dans la société. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir évoqué René DUMONT et CICERON, je vous invite à continuer notre ballade dans le passé, riche en exemples, avec <strong>Fatima MERNISSI</strong>, notre sociologue nationale, qui a su nous réconcilier avec le féminisme actif en fouillant dans l&#8217;histoire pour trouver les arguments les plus convaincants sur le rôle de la femme dans la société.</p>
<p>Fatima MERNISSI avait publié, il y a une vingtaine d&#8217;années, chez <strong>Albin MICHEL</strong> et <strong>les Editions LE FENNEC</strong>, une étude très fouillé et ex bien documentée et référenciée  sur <strong>&#8221; SULTANES OUBLIEES, femmes chefs d&#8217;état en islam</strong>&#8220;.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/08/sultanes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3825" title="sultanes" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/08/sultanes.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien avant Benazir BUTTHO, première femme musulmane élue en 1988 démocratiquement pour diriger le gouvernement d&#8217;un pays musulman, les femmes musulmanes ont été tentées par le pouvoir et l&#8217;ont exercé parfois de manière directe, d&#8217;autres fois par l&#8217;entremise d&#8217;hommes de paille.</p>
<p>Fatima Mernissi, à travers une longue dissertation, qui se poursuit tout au long de son ouvrage, sur la notion de pouvoir en islam, sur les différentes approches de la &#8220;imamat&#8221; et du &#8220;khalifat&#8221;, nous fait l&#8217;inventaire presque exhaustif des  femmes musulmanes ayant accédé au pouvoir politique.</p>
<p>L&#8217;islam étant divers dans le temps et dans l&#8217;espace, cette énumération se décline depuis les terres asiatiques où régnèrent les dynasties mongoles jusqu&#8217;aux confins des territoires arabes, comme <strong>l&#8217;Egypte avec SITT AL MULK  et le Yémen avec Malika ASMA et Malika URWA</strong>, ces deux dernières ayant bénéficié du privilège extraordinaire que la &#8220;khotba&#8221; du vendredi  soit dite en leur nom.</p>
<p>Bien avant le féminisme militant des européennes, l&#8217;auteur nous démontre, preuves et références historiques à l&#8217;appui, que les femmes musulmanes ont su très tôt se libérer de leur condition de soumission à laquelle les hommes, au nom d&#8217;une vision particulière de l&#8217;islam, ont voulu les confiner.</p>
<p>La lecture de l&#8217;ouvrage de Fatima MERNISSI est certes ardue, mais elle est passionnante et porteuse de mille et un enseignements qui redonnent à la femme musulmane la place qui devrait être la sienne, en ces temps où l&#8217;obscurantisme veut réduire la femme à un rôle mineur, sinon un rôle d&#8217;objet!</p>
<p>Féministes ou non, lisez SULTANES OUBLIEES ! Vous verrez vos compagnes d&#8217;un autre oeil!</p>
<p><strong>BONNE FIN DE RAMANDAN!</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/continuons-notre-ballade-dans-le-passe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Aïcha MEKKI? Vous connaissez?</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/aicha-mekki-vous-connaissez/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/aicha-mekki-vous-connaissez/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 07:43:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3444</guid>
		<description><![CDATA[Qui connait de nous Rkia Fatha ? Personne ! Surement personne! Qui se souvient Aicha MEKKI ? Personne ! Peut-être,  ce nom dira-t-il vaguement quelque chose  à ceux de ma génération ! Rkia FATHA, née à Taza en 1952, a exercé &#8211; de  1969 jusqu’à sa disparition 1992 &#8211; le rare métier de « chroniqueur judicaire » dans les colonnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui connait de nous Rkia Fatha ? Personne ! Surement personne!</p>
<p>Qui se souvient <strong>Aicha MEKKI</strong> ? Personne ! Peut-être,  ce nom dira-t-il vaguement quelque chose  à ceux de ma génération !</p>
<p>Rkia FATHA, née à Taza en 1952, a exercé &#8211; de  1969 jusqu’à sa disparition 1992 &#8211; le rare métier de « <strong>chroniqueur judicaire</strong> » dans les colonnes de <strong>L’OPINION</strong> sous le pseudonyme de Aicha MEKKI.</p>
<p>Et L’OPINION de l’époque était un « vrai » journal, avec un vrai lectorat et une véritable audience. Rappelons ces pages sur les jeunes et sur la femme, tout comme sa page sportive qui faisait référence !</p>
<p>Les chroniques de Aicha MEKKI  autant que ses enquêtes, rédigées dans une langue française pure et sobre, ont abordé les sujets les plus tabous.</p>
<p>C’étaient des sujets qu’elle puisait dans les salles d’audience des tribunaux du pays, les sujets les plus glauques mais  les plus humains aussi.</p>
<p>Elle a ainsi abordé <strong>l’inceste, la prostitution, le viol collectif, la sorcellerie, la drogue, les enfants martyrisés, les petites bonnes exploitées et martyrisées, les femmes battues,  l’alcoolisme,</strong> à l’époque où celles qui allaient devenir bientôt des journalistes-stars  de « l’ère nouvelle » jouaient encore à la poupée dans leurs crèches !</p>
<p>Aicha Mekki n’a jamais été misérabiliste dans ses écrits : elle rapportait la vérité crue telle qu’elle lui apparaissait  dans les prétoires.</p>
<p>Si vous voulez lire (ou éventuellement relire, pour les plus agés) les écrits de Aicha MEKKI, il ne vous reste que deux possibilités.</p>
<p>Soit fouiller dans les archives de L’OPINION, pourtant qu’elles existent. Je dois rappeler que Aicha Mekki nous a quitté il y a bientôt vingt ans !</p>
<p>Soit vous essayez de retrouver le seul ouvrage qui soit consacré à cette grande journaliste : <strong>PLEURE AICHA</strong>, publié en <strong>2001</strong> par les <strong>Editions MALIKA</strong>, signé par<strong> Abdeljalil LAHJOMRI </strong> et préfacé par <strong>Abderahman SLAOUI.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/DSC09018.jpg"><img class="size-medium wp-image-3445 aligncenter" title="DSC09018" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/DSC09018-225x300.jpg" alt="" width="184" height="245" /></a><br />
</strong></p>
<p>Il n’est pas nécessaire de revenir sur la polémique née autour de cet ouvrage. Consacré à la vie et l’œuvre de Aicha Mekki (150 pages sur les 250 sont des textes de la journaliste disparue),  <strong>le livre ne porte pas en couverture pas le nom de l’intéressée, mais juste ceux de l’auteur et du préfacier </strong>! Le premier  était alors directeur du Collège Royal et le second un grand homme d’affaires, amateur d&#8217;art marocain et auteur de livres sur l&#8217;art : ceci expliquerait surement cela!</p>
<p>Pourtant, PLEURE AICHA n’est pas sans intérêt !</p>
<p>On y retrouve la vie de Rkia FATHA. On y découvre comment cette petite fille est devenue Aicha MEKKI, comment Aicha MEKKI s’est imposée comme journaliste dans un monde à l’époque essentiellement machiste, comment Rkia était poétesse à ses heures sous le pseudonyme de Habiba, et comment Aicha MEKKI en est arrivée à préférer nous quitter !</p>
<p>Des témoignages de ceux qui ont connu la chroniqueuse complètent le portrait qu’en trace Abdeljalil Lahjomri.</p>
<p>Livre à  lire, absolument, pour nous rendre hommage à Aicha MEKKI et nous rappeler que le Maroc d’aujourd’hui a commencé il y a des décennies ! Et qu’il ne faut pas l’oublier !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/aicha-mekki-vous-connaissez/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES MAROCAINES SONT AUSSI DE GRANDS PEINTRES</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/les-marocaines-sont-aussi-de-grands-peintres/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/les-marocaines-sont-aussi-de-grands-peintres/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 13:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3370</guid>
		<description><![CDATA[En ce 8 mars, journée internationale de la femme, j’ai voulu rendre hommage à la femme marocaine, mais sans me lamenter sur son sort et sans  instrumentaliser la misère profonde que vivent au quotidien une grande partie de nos concitoyennes. J’ai voulu simplement rappeler que nos concitoyennes contribuent à la construction du Maroc moderne, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ce 8 mars, journée internationale de la femme, j’ai voulu rendre hommage à la femme marocaine, mais sans me lamenter sur son sort et sans  instrumentaliser la misère profonde que vivent au quotidien une grande partie de nos concitoyennes.</p>
<p>J’ai voulu simplement rappeler que nos concitoyennes contribuent à la construction du Maroc moderne, à sa culture et son art.</p>
<p>La femme marocaine a très tôt et très vite pris une place-phare dans le milieu  plasticien.  Et il est ainsi remarquable de noter que les femmes-peintres de notre pays proviennent de toutes les strates de la société.</p>
<p>Au Maroc, quand on parle des « femmes peintres », le premier nom qui nous vient à l’esprit est  de <strong>CHAIBIA</strong>.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Chaibia-1885.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3371" title="Chaibia-1885" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Chaibia-1885.jpg" alt="" width="231" height="208" /></a></p>
<p>Le parcours totalement atypique de cette artiste s’est développé sans le concours d’un maître et en dehors de toute influence théorique : avec Chaibia Talal la peinture naïve s’est installée au Maroc.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/chaibia1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3372" title="chaibia1" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/chaibia1-227x300.jpg" alt="" width="206" height="272" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/chaibia2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3373" title="chaibia2" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/chaibia2.jpg" alt="" width="207" height="182" /></a><br />
D’autres marocaines ont suivi la même voie naturelle : toutes filles ou femmes du Maroc profond et rural : <strong>Radia Bent Lhoucine,  Fatna Gbouri et </strong><strong>Fatema Hassan El Farrouj</strong><strong>.</strong></p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Radia_Bent_Lhoucine_GALERIE38_27012011141209.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3374" title="Radia_Bent_Lhoucine_GALERIE38_27012011141209" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Radia_Bent_Lhoucine_GALERIE38_27012011141209-257x300.jpg" alt="" width="146" height="168" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/fatima-gbouri.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3375" title="fatima gbouri" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/fatima-gbouri.jpg" alt="" width="107" height="161" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Sans-titre-1998-Fatima-Hassan-Farouj-150x150.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3376" title="Sans-titre-1998-Fatima-Hassan-Farouj-150x150" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Sans-titre-1998-Fatima-Hassan-Farouj-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Moins médiatisées que leur consœur Chabia, elles n’en demeurent  pas moins des artistes fort appréciés des galeristes et des collectionneurs, sans que leur succès ne leur ait forcément à l’aisance matérielle, loin s’en faut.</p>
<p>Les femmes citadines marocaines ne sont pas en reste dans le domaine de la peinture.</p>
<p><a href="http://www.ahlam-art.com"><strong>Ahlam LEMSEFFER</strong></a> née à El Jadida, doublement diplômée en anglais et en arts plastiques,   <strong>Khadija TNANA</strong>, originaire de Tétouan, artiste engagée et créative,  <a href="http://www.najia-mehadji.com/"><strong>Najia MEHADJI</strong></a>, formée à Paris en  arts plastiques,  en histoire de l’art  en théâtre, sont les porte-drapeaux de la peinture moderne marocaine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/tnana_248873_artmajeur20.jpg"><img class="size-medium wp-image-3385 aligncenter" title="tnana_248873_artmajeur20" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/tnana_248873_artmajeur20-131x300.jpg" alt="" width="131" height="300" /></a></p>
<p>Elles y ont mis, chacune à sa manière,  leur  part de combat contre l’asservissement de la femme.</p>
<p>On ne peut pas parler des femmes-peintres marocaines sans citer  <strong>Malika AGUEZENAY,</strong> au style particulier où se mêlent les mots et les couleurs,     <strong>Amina BENBOUCHTA</strong> longtemps influencée par Fouad Bellamine avant de se libérer et trouver sa propre voie,    <strong>Meryem EL ALJ</strong>, fascinée par les corps qu’elle suggère plus qu’elle ne montre.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/agueznay1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3381" title="agueznay" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/agueznay1.jpg" alt="" width="117" height="126" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Benbouchta-07-11.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3382" title="Benbouchta-07,-1" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Benbouchta-07-11-300x292.jpg" alt="" width="152" height="292" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/al-allj.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3383" title="al allj" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/al-allj.jpg" alt="" width="115" height="120" /></a></p>
<p>Et pour clore ce petit tour d’horizon, s’impose un hommage particulier à la doyenne de la peinture féminine marocaine  <strong>Meriem MEZIANE</strong>, qui a laissé une œuvre picturale figurative très fournie, dont une grande partie est dédiée à la femme marocaine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Méziane-Meriem-Femmes-du-Sud-marocain-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-3384 aligncenter" title="Méziane Meriem-Femmes du Sud marocain-1" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/03/Méziane-Meriem-Femmes-du-Sud-marocain-1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>QU&#8217;A TRAVERS CES ARTISTES </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>CONNUES ET RECONNUES, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> SOIT RENDU UN HOMMAGE DIGNE ET RESPECTUEUX </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>A LA CITOYENNE  MAROCAINE !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/les-marocaines-sont-aussi-de-grands-peintres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La révolution égyptienne n&#8217;est pas née le 25 janvier 2011!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/la-revolution-egyptienne-nest-pas-nee-le-25-janvier-2011/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/la-revolution-egyptienne-nest-pas-nee-le-25-janvier-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 08:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[étranger]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3356</guid>
		<description><![CDATA[Face au  tapage médiatique autour de la place At-Tahrir au centre du Caire, je me dis que nous avons la mémoire bien courte. Telle qu’est présentée la situation, on a l’impression que les égyptiens et les égyptiennes sont été pris soudainement  d’une fièvre révolutionnaire contagieuse que leur ont communiquée, comme par miracle, les tunisiens, eux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Face au  tapage médiatique autour de la place At-Tahrir au centre du Caire, je me dis que nous avons la mémoire bien courte.</p>
<p>Telle qu’est présentée la situation, on a l’impression que les égyptiens et les égyptiennes sont été pris soudainement  d’une fièvre révolutionnaire contagieuse que leur ont communiquée, comme par miracle, les tunisiens, eux même tout aussi soudainement contaminés par un virus révolutionnaire !</p>
<p>Fixer la naissance de la révolution égyptienne au  25 janvier 2011 et l’imputer au ras-le-bol du peuple égyptien vis-à-vis du pouvoir du président Moubarak, revient à nier le combat de ce peuple contre  la tyrannie qui l’écrase depuis des décennies et surtout contre la honte qui  le hante depuis la défaite de Juin 1967.</p>
<p>Ni la fausse victoire d’Octobre 1973, ni la politique de « infita7» n’ont éteint la double douleur née de cette double  calamité.</p>
<p>Les « frères musulmans », au prix de la liberté et de la vie de leurs militants,  ont essayé de canaliser et parfois d’exploiter la colère et surtout les espoirs des égyptiens !</p>
<p>Ils n’y sont pas parvenus hier, pas plus qu’ils n’y parviendront demain, parce qu’ils n’ont rien d’autre à proposer que de remplacer une tyrannie personnelle, visible et ciblée, par une autre tyrannie plus subtile mais bien plus pernicieuse.</p>
<p>Pourtant, le peuple égyptien, ce peuple qu’on ne voit pas sur la place At-Tahrir &#8211; ce peuple de 80 millions d’âmes, que les médias ignorent superbement – a toujours exprimé à sa manière son refus de la tyrannie et son rejet de la honte infligée par le comportement de ses dirigeants.</p>
<p>Et ce depuis bien longtemps …Bien avant que Internet n’existe, avec ses blogs, son FaceBook ou son  Twitter, !</p>
<p>Depuis qu’existent  les simples cassettes audio circulant sous le manteau &#8211; sous la 3abaya plutôt – les égyptiens d’en bas, ceux des quartiers pauvres, ceux des villages que les crues du Nil  ou la sécheresse menacent périodiquement, ceux qui attendent l’arrivée de cars de touristes pour pouvoir nourrir leur famille, ont exprimé à leur manière leur refus de se soumettre !</p>
<p>Et le meilleur exemple de ce refus est personnifié par le tandem formé par  le poète <strong>AHMED FOUAD NAJM </strong>et <strong>CHEKH IMAM</strong>, l&#8217;emblématique  chanteur-compositeur aveugle, tous les deux persécutés et emprisonnés déjà sous les régimes de Jamal Abdel Nasser et d’Anouar Sadate.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/fouadNajm.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3357" title="fouadNajm" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/fouadNajm-300x238.jpg" alt="" width="226" height="238" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/cheikh-imam.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3358" title="cheikh imam" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/cheikh-imam-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></p>
<p>Leurs chansons ont constitué l’une des premières manifestations contre la tyrannie des régimes en place et contre la condition du peuple égyptien.</p>
<p>Il est bon de se remémorer quelques unes de ces chansons qui ont traversé le monde arabe pour arriver jusqu’aux rives de l’Atlantique, à une période où la censure y sévissait de la manière la plus drastique.</p>
<p>Rappelons-nous de cette chanson dans laquelle il demandait à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tAvJTjv8DGw&amp;feature=related"><strong>l’Egypte de se relever.</strong></a></p>
<p>Rappelons-nous encore cette évocation, pleine d’émotion, des « ibni noukta », patients comme Job,  que sont <a href="http://www.wat.tv/audio/cheikh-imam-bayanat-ala-tadkiret-js9q_2g9e9_.html">l<strong>es enfants de l’Egypte éternelle</strong></a><strong>.</strong></p>
<p>Rappelons-nous aussi <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=v4BrfDl84mI&amp;feature=related">ce chant révolutionnaire</a></strong> qui était repris dans les meetings de nos socialistes dans les années de plomb.</p>
<p>Rappelons-nous que les présidents américains ont toujours été pointés du doigt par le  peuple égyptien, comme le fut « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bh4fiRgD38s&amp;feature=related"><strong>Nixon Baba</strong></a>».</p>
<p>Laissons Cheikh Imam nous rappeler  l’importance du «<a href="http://www.youtube.com/watch?v=SawJfy6ss-Q&amp;feature=related"><strong> verbe</strong></a> » dans notre civilisation arabe.</p>
<p>Cela ne l’a  pas empêché de chanter la gloire du «<a href="http://www.youtube.com/watch?v=qmv9e5cXRyo&amp;feature=related"> <strong>peuple arabe </strong></a>» et ses combats.</p>
<p>Rappelons-nous la terrible description qu’il avait fait de la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qmv9e5cXRyo&amp;feature=related"><strong>société égyptienne</strong></a>, des disparités entre les riches et les puissants  d’une part et le peuple de l’autre.</p>
<p>Rappelons-nous  enfin cette chanson qui revient encore une fois sur l’importance <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=L_Es467oaww&amp;feature=related">des « mots » qui reste la seule arme des opprimés</a></strong> :</p>
<p><em>« <strong>Quand le soleil se noie</strong> dans une mer de brume,<br />
Quand une vague de nuit déferle sur le monde,<br />
Quand la vue s&#8217;est éteinte dans les yeux et les cœurs,<br />
Quand ton chemin se perd comme dans un labyrinthe,<br />
Toi qui erres et qui cherches et qui comprends,<br />
<strong>Tu n&#8217;as plus d&#8217;autre guide que les yeux des mots.</strong> »</em></p>
<p><strong>P.S. : Espérons que les événements actuels en Égypte soient en quelque sorte la réalisation du rêve de Cheikh Imam et de son ami Ahmed Fouad Najm.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/la-revolution-egyptienne-nest-pas-nee-le-25-janvier-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>41</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nâzim HIKMET, grand poète et vrai militant.</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/nazim-hikmet-grand-poete-et-vrai-militant/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/nazim-hikmet-grand-poete-et-vrai-militant/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 08:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3350</guid>
		<description><![CDATA[Par ces temps où il est beaucoup question de révolution(s) et de militants, il est bon de retrouver  quelqu’un qui fut à la fois un révolutionnaire, un militant mais  aussi et surtout un poète. Ces retrouvailles (ou cette découverte, si nous le connaissez pas), vous pouvez les faire en feuilletant  un petit ouvrage intitulée « C’EST [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par ces temps où il est beaucoup question de révolution(s) et de militants, il est bon de retrouver  quelqu’un qui fut à la fois un <strong>révolutionnaire, un militant mais  aussi et surtout un poète.</strong></p>
<p>Ces retrouvailles (ou cette découverte, si nous le connaissez pas), vous pouvez les faire en feuilletant  un petit ouvrage intitulée « <strong>C’EST UN DUR METIER QUE L’EXIL – Anthologie poétique </strong>» du poète turc <strong>Nazim HIKMET</strong>, établie et présentée par un de ses compagnons de route et de lutte Charles DOBZYNSKI, qui l’a aidé à la traduction en français, publiée par les éditions <strong>LE TEMPS DES CERISES</strong> en <strong>1999</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/hikmat.jpg"><img class="size-full wp-image-3351 aligncenter" title="hikmat" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/02/hikmat.jpg" alt="" width="134" height="147" /></a></p>
<p>Né à Salonique en 1901 dans une famille aisée, cultivée et libérale, Nizam HIKMET  est le plus grand poète turc du XXème siècle.</p>
<p>Son parcours politique et militant est marqué par son appartenance, dès les années 20, au parti communiste turc. Son engagement politique lui valu de passer  une grande partie de sa vie en prison et la déchéance de sa nationalité turque.</p>
<p>Condamné à l’exil perpétuel, il parcourt le monde, sauf les USA qui ne lui ont jamais accordé de visa d’entrée, il a milité jusqu’à la fin de vie pour la paix et la non-prolifération des armes nucléaires.</p>
<p>Communiste mais pas stalinien, il a reçu en 1950 le Prix International de la Paix, qu’il partage, entre autres,  avec le poète chilien Pablo NERUDA et le peintre espagnol  Pablo PICASSO.</p>
<p>La production littéraire de Nizam HIKMET a  cette particularité d’être très diverse (romans, récits,  pièces de théâtre et surtout poésie). Elle fut  longtemps interdite de diffusion en Turquie malgré son succès international, avant que le poète militant soit réhabilité par les autorités de son pays en 2009, soit près de 39 ans après son décès à Moscou.</p>
<p>Comment faire le choix de quelques vers dans l’œuvre de Nizam HIKMAT ?</p>
<p>Je vais juste ouvrir, au hasard, l’anthologie précitée et en  piocher quelques uns, chacun né d’une inspiration différente :</p>
<p><strong>ADIEU (1931),   sur l’amitié entre les hommes</strong></p>
<p><em>Nous nous reverrons, mes amis, nous nous reverrons<br />
Nous sourirons ensemble au soleil<br />
Nous nous battrons côte à côte. Ô mes amis<br />
Mes frères de combat<br />
Mes compagnons de travail<br />
Adieu !</em></p>
<p><strong>LE GÉANT AUX YEUX BLEUS  (1935), sur l’amour déçu.</strong></p>
<p><em>Le géant comprend maintenant<br />
Que les amours de géant<br />
Ne peuvent même pas être enterrées<br />
Dans la maison aux chèvrefeuilles moirés.<br />
</em><br />
<strong>VOYAGE A BARCELONE SUR LE BATEAU DE YOUSOUF L’INFORTUNE (1940), sur la liberté.</strong></p>
<p><em>Nous avons vu à Barcelone dans l’aurore<br />
La liberté se battre en chair et en os<br />
Nous l’avons regardée les yeux en flammes<br />
Et comme la peau brune et chaude d’une femme<br />
De nos mains d’hommes affamés<br />
Nous avons touché la Liberté.</em></p>
<p><strong>RUBAÏ (quatrain) (1945), dans un genre particulier très prisé par les poètes perses. </strong></p>
<p><em>Fini, dira un jour notre mère Nature<br />
Fini de rire  et de pleurer, mon enfant<br />
Et ce sera de nouveau la vie immense<br />
Qui ne voit pas, qui ne parle pas, qui ne pense pas.</em></p>
<p><strong>POEME (1946), un texte d’une infinie tendresse .</strong></p>
<p><em>La plus belle des mers<br />
Est celle où l’on n’est pas encore allé.<br />
Le plus beau des enfants<br />
N’a pas encore grandi.<br />
Les plus beaux jours<br />
Les plus beaux de nos jours<br />
On ne les a encore vécus.<br />
Et ce que moi je voudrais te dire de plus beau<br />
Je ne l’ai pas encore dit.</em></p>
<p><strong>UNE HEURE DU MATIN (1951), sur les affres d’une arrestation nocturne d’un militant.<br />
</strong><br />
<em>Il est une heure du matin<br />
Nous n’avons pas éteint la lampe<br />
Peut-être que dans un moment,<br />
A l’aube, peut-être<br />
Ma maison sera forcée<br />
On m’arrêtera, on m’emmènera<br />
Avec mes livres<br />
Les flics de la police politique à mes côtés,<br />
Je me retournerai et je regarderai<br />
Ma femme restera sur le pas de la porte,<br />
Et dans son ventre plein et lourd<br />
Le bébé tournera et se retournera.</em></p>
<p><strong>MES FRÈRES, sur l’amitié entre les peuples. </strong></p>
<p><em>Mes frères<br />
En dépit de mes cheveux blonds<br />
Je suis asiatique<br />
En dépit de mes yeux bleus je suis africain<br />
Chez moi, là-bas, les arbres n’ont pas d’ombre à leur pied<br />
Tout comme les vôtres, là-bas.<br />
Chez moi, là-bas, le pain quotidien est dans la bouche du lion.</em></p>
<p>Et pour rester dans l’actualité qui bouleverse le monde arabe, il n’est pas inutile de rappeler <strong>ces vers  inspirés par la chute du dictateur  Staline.<br />
</strong><br />
<em>Ses bottes on disparu de nos places<br />
Son ombre de nos arbres<br />
Ses moustaches de nos potages<br />
Ses yeux de nos chambres<br />
Et de nos poitrines est tombé<br />
Le poids de tonne de bronze, de pierre, de plâtre et de papier mâché. </em></p>
<p>Je ne pourrais pas  clore ce billet sans vous proposer dans son intégralité le poème<strong> FACE A LA PORTE EN FER</strong> et la lourde charge émotionnelle qu’il transmet :</p>
<p><em>Six femmes étaient là, face à la porte en fer.<br />
L’une restait debout, cinq assises par terre.</em></p>
<p><em>Huit enfants étaient là, face à la porte en fer<br />
Et leur bouche ignorait encore le sourire.</em></p>
<p><em>Six femmes étaient là, face à la porte en fer<br />
Tristesse aux mains, pieds patients comme des pierres.</em></p>
<p><em>Huit enfants étaient là,  face à la porte en fer<br />
Et des regards de djins brillaient parmi les langes.</em></p>
<p><em>Six femmes étaient là, face à la porte en fer<br />
Leurs cheveux avec soin noués comme des secrets.</em></p>
<p><em>Huit enfants étaient là, face à la porte en fer ;<br />
l’un d’eux gardait croisées les paumes de ses mains.</em></p>
<p><em>Un gendarme était là, face à la porte en fer ;<br />
Longue est la faction, la chaleur est d’enfer.</em></p>
<p><em>Un cheval était là, face à la porte en fer<br />
Un pauvre canasson sur le point de pleurer</em></p>
<p><em>Un vieux chien était là, face à la porte en fer,<br />
il avait le poil jaune et le museau très noir.</em></p>
<p><em>Il y avait dans les paniers des poivrons verts,<br />
Du charbon dans les sacs, de l’ail dans les besaces.</em></p>
<p><em>Six femmes étaient là, face à la porte en fer ;<br />
Cinq cents hommes de l’autre coté, nobles gens.</em></p>
<p><em>Mais si tu n’étais pas l’une de ces six femmes<br />
Moi j’étais à coup sûr l’un parmi les cinq cents.</em></p>
<p>Alors, amis qui passez par cet espace, courrez à la recherche d’un recueil de poèmes de Nazim HIKMET ! Je vous garantis que vous ne le regretterez pas.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/nazim-hikmet-grand-poete-et-vrai-militant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>29</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>BIEN SUR QUE LA CORRIDA EST UN SPECTACLE BARBARE!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/bien-sur-que-la-corrida-est-un-spectacle-barbare/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/bien-sur-que-la-corrida-est-un-spectacle-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 12:37:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de griffes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=3268</guid>
		<description><![CDATA[Dans mon dernier billet, j’avais fait une rapide référence à la barbarie de la corrida, provocant une réaction plutôt vive de notre ami Salvadorali ! Je tiens aujourd’hui à réaffirmer ce que j’ai dit : la corrida est une cérémonie barbare ! Je persiste et je signe ! Cela ne fait pas de moi un activiste anti-corrrida : j’ai d’autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans mon dernier billet, j’avais fait une rapide référence à la barbarie de la corrida, provocant une réaction plutôt vive de notre ami Salvadorali !</p>
<p>Je tiens aujourd’hui à réaffirmer ce que j’ai dit : la<strong> corrida est une cérémonie barbare</strong> ! Je persiste et je signe !</p>
<p><strong>Cela ne fait pas de moi un activiste anti-corrrida</strong> : j’ai d’autres centres d’intérêts, pas forcément les mêmes qu’un certains habitués de la blogoma ! Mais chacun est libre du choix de  ses combats.</p>
<p>Il faut avoir assisté une seule corrida pour être convaincu de la barbarie l’étrange et cruel de ce spectacle, à moins d’avoir une perception bien indulgente de la barbarie.</p>
<p>Le spectacle commence par le «<strong> paseo </strong>», défilé de l’ensemble des participants  qui ouvrent le spectacle dans un ordre protocolaire très précis et seul moment de l’après-midi tauromachique exempt de brutalité ou de barbarie.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/paseo1.jpg"><img class="size-full wp-image-3270 aligncenter" title="paseo" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/paseo1.jpg" alt="" width="257" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: left;">La corrida se présente comme  une suite de séquences dont l’objectif consiste à mener le taureau à un état d’abrutissement facilitant  sa mise à mort par le matador, dans les circonstances les moins dangereuses pour l’homme.</p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/entree_toro.jpg"><img class="size-medium wp-image-3271  alignleft" title="entree_toro" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/entree_toro-300x191.jpg" alt="" width="142" height="142" /></a> <a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/public1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3279" title="public" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/public1.jpg" alt="" width="174" height="137" /></a><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/torero2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3282" title="torero" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/torero2.jpg" alt="" width="159" height="266" /></a></p>
<p><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/public.jpg"><br />
</a></p>
<p>La « <strong>lidia</strong> », ce prétendu combat entre le taureau et l’homme, se déroule selon un scénario très précis où la cruauté de l’homme, sa sauvagerie et sa bestialité vont se déchainer à mesure que la résistance de la bête faiblit.</p>
<p style="text-align: left;">Chacun des trois actes de cette macabre boucherie porte un nom particulier et répond un cérémonial  immuable.</p>
<p>Le  premier « <strong>tercio de pique</strong> » s’ouvre sur quelques passes de « capote » effectuées par le torero et ses aides et  destinées à  désorienter le toro.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/picador.jpg"><img class="size-full wp-image-3273 aligncenter" title="picador" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/picador.jpg" alt="" width="273" height="184" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Véritable moment de barbarie, malgré tous les commentaires que l’on peut faire : un cavalier chevauchant un cheval aux yeux bandés et caparaçonné s’évertue à enfoncer dans le dos du toro une « puna » d’acier de 8,50 cm plantée au bout d’une lance, pour soi-disant tester « sa bravoure ».</p>
<p>Vient alors le second « <strong>tercio de banderillas </strong>» : les assistants du matador planteront dans le dos de  l’animal, déjà amoché par le picador,  trois ou parfois quatre paires de bâtons d&#8217;environ 80 cm de long, terminés par un harpon.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/banderilles.jpg"><img class="size-medium wp-image-3274 aligncenter" title="banderilles" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/banderilles-300x126.jpg" alt="" width="300" height="126" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Une fois le toro complètement épuisé par ce traitement, le madator entame le dernier « <strong>tercio de la muerte</strong> » pendant lequel il est supposé faire étalage de son art et son courage : l’art de faire virevolter sa cape selon des techniques éprouvées et le courage d’affronter un animal blessé, exténué et désorienté.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/mise-à-mort.jpg"><img class="size-full wp-image-3275 aligncenter" title="mise à mort" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2011/01/mise-à-mort.jpg" alt="" width="217" height="171" /></a></p>
<p style="text-align: left;">La barbarie finale s’exprime dans la mise à mort du toro par l’estocade portée par l’épée et souvent ratée.  Cette exécution est alors complétée par  le « descabello », sorte de coup de grâce qui, le plus souvent, n’est pas suffisant pour venir à bout de l’instinct de survie de l’animal. Le toro ne mourra que sous le coup fatal de la « puntilla » qui lui détruira le cervelet et le début de la moelle épinière.</p>
<p>Je suis désolé d’avoir recours à une telle description, mais c’est cela la corrida !</p>
<p>Bien sûr, on peut trouver d’autres points de vue pour apprécier ce spectacle barbare et l’on peut même récompenser le torero pour son «<strong> courage </strong>», son «<strong> élégance </strong>» et son « <strong>autorité sur l’animal </strong>».</p>
<p>Pour conclure ce billet, je ne peux  que vous inviter à écouter quelques chansons sur le thème de la corrida !</p>
<p>D’abord,<strong> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=CRo8Y2w-ePE">le toro de Francis CABREL</a></strong> s’interroge « si ce monde est sérieux » en parlant du monde tauromachique, constitué de fanfares, de danseuses ridicules, de pantins, de fantômes, d’acrobates !</p>
<p>Ensuite, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SSKL6Q6c1-A"><strong>Charles AZNAVOUR et son toréador</strong></a> essaie bien de nous émouvoir à propos de la défaite de l&#8217;homme face  l’animal : il  voit « sa merveilleuse allure et sa folle arrogance tomber dans la sciure » et  il  « n&#8217;éprouvera plus / ce sentiment étrange / fait d&#8217;un curieux mélange / de peur et de fierté »</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, toujours aussi caustique,  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7KQ6aQiEePQ&amp;feature=related"><strong>J</strong><strong>acques BREL moque, à travers le regard  portés par les toros,</strong> </a>des spectateurs et des spectatrices  qui, dans les gradins, se prennent pour des Dom Juan et des Carmencitas !</p>
<p>Mais le texte qui rend le mieux le caractère macabre et barbare de la Corrida est <a href="http://www.youtube.com/watch?v=suTzJdg_5FU&amp;feature=related">l<strong>e  poème de Federico Garcia Lorca &#8220;La cojida y la muerte&#8221;</strong>. </a><strong>Nous oublions trop souvent que le torero meurt aussi parfois!</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.citoyenhmida.org/bien-sur-que-la-corrida-est-un-spectacle-barbare/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

