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Archive for the ‘Enseignement’

ENCORE UNE FOIS BRAVO POUR LES SUJETS DE PHILO DU BAC FRANCAIS

June 15, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement 4 Comments →

Tous les ans, je reconnais la pertinence et la profondeur des sujets de philosophie proposés aux candidats au baccalauréat français!

Cette année encore, je ne peux que dire mon admiration pour ces enseignants français qui proposent à leurs élèves de réfléchir sur des sujets aussi difficiles que les convictions morales ou le désir, sur l’histoire ou le travail, sur la loi ou les croyances!

Pour information, voilà la liste complète des sujets proposés cette année :

http://www.leparisien.fr/societe/bac-2016-decouvrez-les-sujets-de-l-epreuve-de-philosophie-15-06-2016-5886073.php

Quand dans notre pays, les jeunes pourront disserté en toute liberté, en toute connaissance et en toute consience sur de tels sujets, nous pourrons dire que l’enseignement est sauvé!

Ce n’est pas demain l’éveil …..Je crois avoir déjà utilisé cette formule chère à Too Banal pour le même sujet !

#100DHpourétudier : la F.M.E. ne peut pas tout faire !

July 14, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement, Presse, audiovisuel, NTC, Société 78 Comments →

Depuis hier le microcosme des internautes marocains est en effervescence – une belle effervescence citoyenne et responsable – suite à un appel lancé par la FONDATION MAROCAINE DE L’ÉTUDIANT!

Je ne m’étendrais pas sur le rôle, les activités et les résultats de cette association reconnue d’utilité publique pour “de permettre aux bacheliers les plus brillants issus des établissements de protection sociale du Maroc de poursuivre des études correspondant à leur niveau académique dans des établissements supérieurs et professionnels privés et/ou publics d’excellence et les accompagner jusqu’à leur insertion professionnelle“.

Vous pouvez obtenir tous les détails en consultant le site de la F.M.E.

Cette année, la F.M.E. s’est trouvée face à un nouveau problème, à un nouveau défi !

Parmi les postulants, vingt orphelins, ne relevant pas des établissements de protection sociale – c’est à dire qu’ils vivent au sein de leur famille – mais issus de milieu extrêmement défavorisé, ont obtenu leurs baccalauréat avec mention TRES BIEN !

La F.M.E. ne pouvait rester insensible au cas de ces orphelins, bien qu’ils ne relèvent pas de son champ de compétence! Et c’est à l’honneur de son président, de sa direction et de ses équipes!

Il a été décidé de recourir à un appel aux dons dans le cadre de l’opération #100DHpourétudier !

Le succès a été immédiat : en 24 heures, il a été recueilli DH 49.845,- grâce à 143 contributions!

Le pari n’est pas encore gagné, bien sûr! Mais l’optimisme est de mise !

Pour tenter d’apporter un autre regard sur cette opération, j’ai pris sur moi de me faire la voix de ces bacheliers, de ces orphelins, de ces jeunes marocains et marocaines qui sont au pied du mur et qui aspirent à pouvoir continuer leurs études supérieurs.

Voilà donc le texte que j’ai rédigé :

Nous sommes 20 bacheliers en quête d’un avenir digne !
Cette dignité peut être atteinte grâce à vous !

Nous sommes 20 bacheliers, toutes séries confondues, qui avons approché la Fondation Marocaine de l’Étudiant, en vue d’obtenir une bourse.

Nous n’avons pas pu en bénéficier et nous le comprenons parfaitement : la priorité de la F.M.E. vise les bacheliers issus des établissements de protection sociale, tels que les orphelinats et autres structures de ce genre (associations comme Bayti, SOS Village, Dar Attaliba, etc).

Nous n’avons pas cette chance, pourrions-nous dire !

Pourtant, notre situation est très atypique :

-Nous sommes tous orphelins, vivant dans un milieu très modeste.
-Nous sommes tous bacheliers MENTION TRES BIEN.
-Notre désir d’entreprendre des études supérieures n’a d’égal que les difficultés matérielles que nous rencontrons.

La Fondation Marocaine de l’Étudiant ne désespère pas de trouver une solution pour nous venir en aide et elle ne peut le faire qu’avec votre contribution.

Nous sommes 20 bacheliers mention « Très Bien » issus de toutes les régions du royaume dont le sort dépend de la générosité de nos concitoyens canalisée grâce à l’aide de la Fondation Marocaine de l’Étudiant.

La prise en charge de chacun de nous par la F.M.E. nécessiterait, pour une année universitaire, un montant de DH 25.000,-
C’est à la fois énorme et bien peu de chose avec votre participation généreuse et citoyenne.

Nous sommes 20 bacheliers, recensés et sélectionnés par la Fondation Marocaine de l’Étudiant qui nous a promis d’entreprendre tout ce qui en en son pouvoir et dans ses compétences pour arriver à nous trouver une place dans l’ascenseur social par la formation !

Aidez la Fondation Marocaine de l’Étudiant à nous ouvrir la porte de l’ascenseur social !

Alors, amis internautes qui passez par cet espace, saisissez cette opportunité et réalisez une action citoyenne et constructive en contribuant à cette opération!

Les pouvoirs publics sont peut-être défaillants, la société civile fait ce qu’elle peut alors le individus doivent réagir!

BAC GATE 2015 : ENTRE FRAUDES ET FUITES…

June 24, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Enseignement 11 Comments →

La fraude aux examens, la triche, le copiage lors des épreuves en tous genres à tous les niveaux est devenue au Maroc presque la règle!

Certains candidats en arrivent même à considérer que frauder, copier, tricher à un examen est “un droit acquis”! Et malheur au surveillant qui oserait s’opposer à ce genre de pratiques irrégulières : il risquerait d’y laissait des plumes!

Bien sûr les autorités compétentes (le mot n’a pas celui qui convient ici, mais c’est celui que l’usage admet) font ce qu’elles peuvent pour endiguer ce fléau!

Si l’on en croit le Ministre de l’Education Nationale la traque de la fraude au bac est au centre de la préoccupation de ses agents, qui doivent affronter les techniques de plus en plus sophistiquées!

Mais cette année, un nouveau scandale est venu entacher le déroulement de cet examen essentiel : la fuite d’une épreuve de mathématiques destinée aux élèves des branches Sciences et Techniques!

Là le problème est différent : si fuite il y a eu, elle ne pouvait provenir que des propres services internes du Ministère de l’Education Nationale.

Le manque de sérieux des élèves et leur propension à tricher, frauder, copier n’y sont pour rien !

Qui dit fuite, dit source indélicate, ou source malveillante, ou source délictuelle!

Le Ministre doit donc engager tout ce qui est en son pouvoir pour déterminer l’origine de cette fuite! TOUT, c’est à dire engager toutes les actions administratives et éventuellement policières et judiciaires pour arriver à la vérité!

Il y a quelques jours, en Belgique, une épreuve d’histoire du bac a fuité : la ministre responsable a immédiatement décidé de “porter plainte contre X sur la base de la violation du secret professionnel” : cette décision pointe du doigt le vrai problème! La fuite d’une épreuve du bac, choisie par des personnes sélectionnées et sécurisée dans des locaux spéciaux et sous la responsabilité d’agents nommément désignés, implique nécessairement une faute humaine dans la chaîne!

La fuite de l’épreuve de math du bac marocain 2015 n’est pas encore élucidée, alors que les résultats finaux de l’examen sont communiqués!

Le sera-t-elle jamais?

Les déclarations oiseuses du ministre de l’Education nationale devant la chambre des conseillers hier ne laissent pas présager une détermination réelle d’arriver à la vérité dans cette affaire!

Monsieur Belmokhtar est un homme sérieux, intègre et compétent mais on sait que l’administration de son ministère est noyautée de plusieurs courants politiques, idéologiques : entre farouches istiqlaliens et USFPistes aigris, entre islamistes actifs et puissants syndicalistes , il faut reconnaître que la marge de manœuvre d’un ministre “sans étiquette” et francophone de surcoit, ne doit pas être très large.

Les lobbies sont présents, leur poids est conséquent, leur action inattendue!

Faut-il croire qu’une fois une fois les résultats des séances de rattrapage connus et le dossier “Bac 2015” fermé, la vérité sortira des méandres de l’administration du M.E.N.

On peut l’espérer mais on peut tout aussi bien en désespérer!

LE MYTHE DU BAC FRANCAIS

June 18, 2015 By: Citoyen Hmida Category: Enseignement, Société 58 Comments →

Malgré le temps qui passe, malgré le niveau qui baisse, malgré les crises de l’enseignement public, l’examen du baccalauréat français deemeure quand même un véritable mythe!

Surtout, l’épreuve de philosophie !

Ce moment de la vie du lycéen français demeure le test le plus important avant qu’il passe éventuellement à l’enseignement supérieur! Même pour les lycéens des sections scientifique ou économique et sociale ! Et forcément pour les bacheliers littéraires!

Chaque année, je renouvelle mon plaisir à lire et à essayer de réfléchir sur les différentes épreuves de philosophie proposées aux jeunes français et chaque année je renouvelle mon regret de voir que nos jeunes n’ont jamais l’occasion de réfléchir et de donner leurs avis sur ce genre de sujets!

Pour la session de cette année, les futurs bacheliers français ont eu à disserter sur des sujets aussi variés que le sens que peut avoir une œuvre d’art ou l’exigence de vérité en politique!

Des sujets proposés sont d’une extrême actualité même pour un pays comme le nôtre : si les jeunes marocain/es avaient l’occasion de cogiter sur ce genre de problèmes, des polémiques stupides comme celles nées à propos du dernier film de Nabil Ayouch n’aurait pris la tournure qu’elle a pris et les partis politiques seraient le réceptacle normal des aspirations de la jeunesse.

Les sujets traités par les bacheliers scientifiques abordent la relation entre la conscience de l’individu et la société dans laquelle il vit et l’apport de l’artiste dans la compréhension du monde : encore une fois, les jeunes marocai/es auraient tant à dire sur ces deux sujets!

Les littéraires ont eu à plancher sur le respect dû à tout être vivant ou sur l’influence du passé sur l’individu! L’actualité immédiate dans notre pays est en lien direct avec le premier sujet : la manifestation, fort courue, organisée dimanche dernier à Casablanca, suite à la mutilation du chien RAY, s’inscrit dans la droite ligne de cette problématique. Le second sujet aurait pu faire réfléchir beaucoup de nos jeunes qui sont en perte de repères et en quête d’eux-mêmes.

Je me contenterai de citer les auteurs dont les textes ont été soumis cette année à l’analyse des candidats bacheliers français : Confucius (qui chez nous connait ce maître à penser chinois), Spinoza le philosophe hollandais du XVIIème qui avait écrit une exégèse rationaliste de la Bible et Tocqueville le penseur français libéral du XIXème siècle.

Et comme chaque année, je me lamente sur l’incapacité de nos bacheliers d’être confrontés à de tels sujets et je me dis que quand le baccalauréat marocain donnera aux jeunes l’occasion de disserter en toute liberté sur des sujets de société ou sur des problèmes d’éthique ou de morale, ou quand ils pourront analyser en tout esprit critique des textes de Al Maari, Taha Husseien ou autre Ibn Rochd, nous pourrons prétendre que l’enseignement marocain est sorti du tunnel!

Et encore une fois, il ne reste que des regrets à formuler et des criques à égrainer!

Que cela ne nous empêche pas de nous souhaiter un bon Ramadan ! Que ce mois apporte à tous la paix et la sérénité qui manquent tant à notre monde!

Encore une fois, respect pour les sujets de philo du Bac français!

June 16, 2014 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement 46 Comments →

Encore une fois, je rends hommage aux enseignants français qui ont choisi les sujets de philo du Bac français millésime 2014 !

Je jalouse ces jeunes qui jouent leur avenir en ce lundi devant une feuille blanche en réfléchissant sur des sujets comme ceux-là:

  • pour les littéraires (coef 7)

Sujet 1 : Les œuvres d’art éduquent-elles notre perception ?
Sujet 2 : Doit-on tout faire pour être heureux ? 

  • pour les éco  (coef 4)

Sujet 1 :  Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?
Sujet 2 : Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

  • pour les scientifiques  (coef 3)

Sujet 1 : Vivons-nous pour être heureux ?
Sujet 2 : L’artiste est-il maître de son œuvre ?

 

A cette occasion, je conseillerai à Marine Le Pen et à à ses sbires du Front National d’essayer de se pencher juste 15 minutes sur l’un des sujet qui a été proposé aux élèves de la section TMD (Techniques  de la Musique et de la Danse) :

La diversité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? 

Depuis mon bac que j’ai passé dans une autre vie, je reste chaque année ébahi devant les sujets sur les quels les jeunes français doivent se consumer les méninges avant de passer à des épreuves parfois beaucoup plus importantes pour leur avenir!

Mais l’épreuve de philo reste l’épreuve mythique de cet examen que beaucoup veulent remettre en question.

Cela me rappelle qu’en autres mille et cent raisons du déclin irréversible du niveau de notre propre enseignement, il ne faut pas oublier que la philosophie a été bannie (pas au sens princier) mais dans le vraie sens du terme : elle a été a été tout simplement boutée hors des programmes scolaires au profit de matière où la réflexion personnelle et le sens critique sont tout aussi bannis!

Pour conclure, je me demande pourtant comment cette jeunesse française formée en principe pour réfléchir et jouer son avenir sur des sujets de cet acabit, finit-elle par voter Front National?

Les partis politiques traditionnels de l’Hexagone  devraient se poser sérieusement la question!

 

L’enseignement privé marocain veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière!

September 08, 2012 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Enseignement 14 Comments →

Une décision du ministre de l’Éducation Nationale  a surpris les dirigeants  (et encore plus les propriétaires) des établissements d’enseignement privé du royaume.

Le ministre a simplement décidé d’appliquer la loi qui prévoit que :

“Les établissements d’enseignement scolaire privé doivent disposer d’un corps d’au moins 80 % d’enseignants permanents.

Toutefois, ces établissements peuvent, dans des cas exceptionnels qui doivent être motivés, se faire assister de formateurs ou d’enseignants exerçant soit dans des établissements d’enseignement ou de formation scolaire publics, ou privés, après autorisation accordée, à titre individuel, par l’académie concernée pour chaque année scolaire et selon un volume hebdomadaire déterminé.

Ces dispositions sont assouplies dans leur application dans le temps pour permettre aux établissements privés de se conformer aux prescriptions de la loi dans les conditions suivantes :

“Les établissements d’enseignement scolaire privé autorisés antérieurement à la date d’entrée en vigueur de la présente loi doivent se conformer à ses dispositions dans un délai n’excédant pas quatre années à compter de la date de publication du décret prévu à l’article 35 ci-dessus. A défaut de cette régularisation dans le délai précité, leur autorisation d’ouverture devient caduque et la poursuite de leur activité sera assimilée à une ouverture d’établissement scolaire privé sans autorisation. Le contrevenant s’expose, dans ce cas, aux sanctions prévues par la présente loi.

Les personnels en activité dans les établissements d’enseignement scolaire privé, antérieurement à la date de publication de la présente loi au “ Bulletin officiel ”, conservent le droit de continuer à exercer leurs fonctions dans lesdits établissements à condition de satisfaire, dans un délai n’excédant pas quatre années à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, aux aptitudes pédagogiques requises et aux conditions prévues aux articles 12 et 14 ci-dessus.”

Cette loi ne date d’hier, ni d’avant-hier : il s’agit de la loi n° 06-00 formant statut de l’enseignement scolaire privé  dont le texte en langue  arabe a été publiée dans l’édition générale du Bulletin Officiel n° 4798 du 21 Safar 1421 (25 mai 2000).

Ce texte date donc de plus de 12 ans!

Ce texte prévoyait d’une part  un régime fiscal incitatif pour les établissements privés “méritants”  (on oublie trop souvent ce qualificatif essentiel  pourtant) et d’autre part des sanctions sous forme d’amendes relatives lourdes pour les établissements contrevenants ou récalcitrants.

Alors pourquoi tout ce tollé contre une décision, somme toute légale, logique et attendue?

Dans le domaine de l’enseignement privé, les intérêts en jeu sont énormes et les enjeux tout aussi énormes!

Les intérêts financiers des propriétaires se chiffrent par des montants hallucinants. Il suffit juste de voir les tarifs appliqués par élève et de multiplier par les nombres d’élèves (de clients devrait-on dire).

Les intérêts des enseignants issus du secteur public –  qui le désertent en fait pour constituer  la base du personnel pédagogique des établissements privés en contravention avec la loi – sont à la mesure du manque de conscience professionnelle des intéressés. Au lieu des 6 heures par semaine que leur accorde le statut de la fonction publique de 1958,  la plupart des enseignants consacrent autant de temps sinon plus aux cours privés qu’à l’enseignement public qui leur assure sécurité de l’emploi, couverture sociale et  médicale et retraite confortable.

Les enjeux sont beaucoup plus énormes car en fin de compte c’est l’école publique et  ce sont les enfants du peuple qui paient le prix de cette situation.

Ne nous voilons pas la face et reconnaissons que  la prolifération des établissements d’enseignement privé ne peut s’expliquer que par la rentabilité de ce secteur!

Sans entrer dans des détails, aussi sordides que des certificats médicaux de complaisance qui bloquent le fonctionnement de nombre d’établissements publics ou aussi aberrants que des grèves à répétition lancées par la kyrielle de syndicats aussi peu représentatifs les uns que les autres mais fidèlement suivis par la majorité des enseignants, on notera que les établissements privés ne connaissent pas ce genre de problèmes. Et pour cause, la moindre incartade est immédiatement sanctionnée par les directions qui veillent au grain…..disons plutôt au “blé”!

Tarifs exorbitants, enseignants du public  détournés et débauchés, fiscalité incitative, laxisme des contrôles, sans parler des conditions d’accueil souvent loin d’être optimales, le secteur de l’enseignement privé veut finalement le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière!

Il est temps donc que les pendules soient remises à l’heure et que chacun prenne ses responsabilités en faisant exactement et scrupuleusement ce pour quoi il est payé!

 


Le gouvernement ne réforme pas, il brasse de l’air chaud!

July 25, 2012 By: Citoyen Hmida Category: Enseignement, Politique intérieure 53 Comments →

Dernier créneau dans lequel le gouvernement Benkirane s’engouffre tête baissée, laissant croire qu’il détient la solution miracle: celui de l’enseignement supérieur!

Le ministre en charge de ce secteur, Si Lahcen DAOUDI, qui fait partie je crois de la famille de l’enseignement supérieur, multiplie les sorties médiatiques et les déclarations fracassantes. On peut lire ses saillies notamment dans l’édition de L’ECONOMISTE datée du 23 juillet courant et dans l’hebdomadaire à la mode ACTUEL dans son numéro 144 du 1er Juin dernier.

Ce que je retiens de ces deux interventions c’est que le gouvernement actuel est dans l’incapacité d’apporter une réponse satisfaisante à la crise que traverse l’université marocaine.

Face à ce constat – somme toute courageux mais bien décevant face aux promesses électorales du P.J.D. – le ministre propose de livrer l’enseignement supérieur national au privé, et pire au privé étranger, et encore pire aux russes!

Même sous le régime soviétique, l’enseignement russe n’a jamais brillé par son efficacité, surtout l’enseignement réservé aux étudiants des pays “amis”. Nous nous souvenons tous de la complaisance de l’Université Patrice Lumumba à Moscou comme nous connaissons les trafics et les irrégularités qui entachent la délivrance de certaines institutions d’enseignement russes.

Et Si Daoudi nous annonce que, pressé par les russes, il est prêt à leur livrer dans on ne sait quelles conditions un terrain pour qu’ils construisent un complexe universitaire.

Le même raisonnement peut être tenu pour un certain  nombre de “grandes” écoles ou d’universités privées étrangères, notamment américaines. On a bien vu que de simples  journalistes de chez nous, sans aucune formation supérieure spéciale ou particulière, se retrouvent affublés du titre de “chercheur” dans telle ou telle institution étasunienne! C’est dire la fiabilité de ce système quand il s’agit d’étrangers.

Ainsi dans quelques années, le Maroc va se retrouver avec une génération de jeunes diplômés, dont les parents se seront saignés aux quatre veines pour leur payer des études  qui ne seront sanctionnées en fin de compte que par des “parchemins” sans aucune valeur académique, parce qu’ils ne seront reconnus par l’état.

Le P.J.D. encore une fois nous montre là son incapacité à apporter des solutions concrètes aux problèmes concrets le pays ; il continue à s’agiter et à brasser de l’air chaud!

Gouverner s’avère une bien difficile mission pour Si Benkirane et son équipe!

 

 

 

Les étudiants de l’ISIC devraient se mettre au blogging!

October 26, 2011 By: Citoyen Hmida Category: Dans la blogama, Enseignement, Presse, audiovisuel, NTC 5 Comments →

Dans un récent billet, je posais la question de savoir combien d’étudiants de l’Institut des Sciences de l’Information et de la Communication  (ISIC) étaient des blogueurs actifs. N’ayant pas pu avoir de réponses, je continue mes interrogations. Et je me demande si en fait cet institut forme ses étudiants à ce genre de média et à cette forme de communication.

L’ISIC est, comme son nom le précise, censé former des professionnels de l’information et de la communication.

Les techniques et les règles de ces deux métiers sont définies et je ne m’aventurerai sûrement  pas à les mettre en cause, ni même à les discuter. Mais je remarque que dans la plupart des grands journalistes qui tiennent un éditorial, une rubrique ou une chronique dans les médias les plus connus, tiennent également un blog.

Il est donc tout à fait normal, à mon sens,  que les étudiants de l’ISIC se frottent dès leur période de formation aux techniques – et pourquoi pas aux plaisir – du bloging afin d’être prêt à suivre les traces de grands journalistes et communicants.

Pourquoi donc les journalistes confirmés ont-il besoin d’un blog?

Cela ressemble un peu à leur jardin secret, un espace où ils s’affranchissent de tout lien avec leur média d’origine. Un coin de liberté individuelle, sans contrainte hiérarchique, éditoriale ou autre. Cette activité parallèle et complémentaire à leur activité de journaliste semble faire partie  actuellement de l’alpha et l’oméga du métier de journalistes.

Pour s’en tenir au monde médiatique français, on peut signaler les blogs très courus comme ceux de Jean-Michel APATHIE , dans lequel il est censé “raconter les coulisses d’une interview politique quotidienne sur la première radio de France” mais il déborde largement cet objectif pour livrer ses impressions personnelles, ou celui plus profond de Jean DANIEL, sur lequel le sage des médias français nous livre ses réflexions sur les problèmes du moment, ou encore celui Pierre Rousselindu directeur de L’EXPRESS le sémillant Christophe Barbier qui trouve le temps, entre deux plateaux télé, un passage radio, un éditorial et la direction de son magazine, de disserter sur les faits marquants de l’actualité.

On peut multiplier les exemples à tous les journalistes qui ont pignon sur rue. En voici quelques uns à titre d’exemples, non exhaustifs bien entendu :  Pierre Rousselin avec son blog réservé à la géopolitique, Jean-Dominique Merchet avec son espace consacré aux problèmes militaires, Luc Cédelle et son Interro Ecrite spécialisé dans l’éducation.

D’autres journalistes choisissent de pratiquer leur art du bloging sous couvert d’un pseudonyme comme l’énigmatique ALIOCHA.

Dans le monde médiatique hispanophone que je connais relativement bien, la tendance est similaire et je ne citerai que quelques exemples.

Quelques espaces intéressants existent sous la houlette de journalistes confirmés, comme Pau Llop et son blog citoyen, ou le professeur de communication Jose Luis Orihuela et son blog réservé aux médias et aux réseaux sociaux. Le journaliste argentin Pablo Mancini alimente son  blog de billets d’une grande qualité pédagogique, qui viennent compléter son travail d’enseignant.

Le monde arabe ne suit pas, bien que le journal libanais L’ORIENT-LE JOUR ait lancé, il a quelque temps, un blog qui a fait long feu malheureusement.

Certains  journalistes marocains ont été un moment intéressés par le blogging, comme Mohamed  Zainabi de LE REPORTER ou Jamal  Hafsi de AL BAYANE. D’autres continuent à mettre en ligne  des articles ou chroniques qu’ils publient sur le support papier, comme l’éclectique Hicham BENANI ou Mohamed LAROUSSI, le chroniqueur butineur.

Le blogging ne semble donc pas attirer les journalistes marocains, déjà en difficulté dans l’exercice courant de leur métier. Pourtant ce mode d’expression aurait pu leur service de soupape de sécurité et leur aurait permis beaucoup plus de liberté!

Je lance donc un appel aux étudiantes et aux étudiants de l’ISIC : rejoignez au plus vite et en grand nombre la communauté des bloggueurs marocains. La blogoma a besoin de sang neuf, , de regards  nouveaux,  d’idées nouvelles et vous avez besoin d’acquérir de l’expérience : la période s’y prête!

ISIC inaugaure son année académique 2011-2012

October 13, 2011 By: Citoyen Hmida Category: Enseignement 37 Comments →

Les conférences n’ont jamais été ma tasse de thé : je n’aime pas l’ambiance compassée, les platitudes obséquieuses des présentateurs, l’air suffisant des conférenciers, les gens qui font semblant de s’intéresser en baillant et regardant leur montre et qui à la fin  posent  les questions incompréhensibles   qui se terminent par le sempiternel ‘Ne pensez-vous pas que dans ces conditions…….bla……bla…. “.

Bref, très peu pour moi, les conférences!

Mais aujourd’hui, j’ai dérogé à cette règle. Aimablement invité par l’INSTITUT SUPERIEUR DE L’INFORMATIION ET DE LA COMMUNICATION à la présentation de  la leçon inaugurale de l’année académique 2011-2012, j’ai été séduit par l’idée, d’autant que le conférencier était un homme de communication de haut vol et que le sujet pouvait se prêter à toutes les audaces.

Monsieur André Azoulay avait choisi de disserter sur un thème d’actualité  ” Printemps arabe, printemps des médias”.

L’intervention de M. Azoulay n’échappa à la règle générale des conférences, sauf que le conférencier n’avait rien de suffisant, bien au contraire : il a su rester au plus près de son auditoire, en le guidant à travers les concepts de responsabilité des médias et de l’importance de l’encrage du citoyen à son histoire nationale et à sa société.

Le mot “responsabilité” est revenu plusieurs fois dans la bouche de M. Azoulay : face à des étudiants qui se destinent aux métiers de l’information et de la communication, il n’était pas sans intérêt de développer ce thème.

Lors de la séance rituelle de questions, j’aurais espérer entendre quelques étudiants intervenir : étaient-ils impressionnés par la personnalité du conférencier?

Finalement, cette conférence aura  eu la vertu d’ouvrir l’année académique de cet Institut en abordant quelques questions essentielles pour la vie professionnelle future de ses étudiants.

P.S. :  Je me demande s’il y a des blogueurs actifs parmi les étudiants de l’ISIC.

 

 

 

Réflexions désabusées sur nos étudiants et nos enseignants-chercheurs

January 27, 2011 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Enseignement, Livres 35 Comments →

Au hasard de mes lectures vagabondes, j’ai découvert un petit essai intitulé « VIVRE AVEC LES MATHÉMATIQUES », signé par Jean-Michel SALANSKIS et paru en septembre 2009 chez les éditons LE SEUIL – collection « Science ouverte ».

N’étant pas dut tout un matheux, ni par prédisposition intellectuelle ni par formation, je n’ai pas très bien appréhendé le cheminement de l’auteur, mathématicien devenu philosophe, dans sa défense de « l’humanité » de cette science.

Mais j’ai retenu la digression qu’il a opéré au sujet de l’étudiant universitaire qu’il juge « en situation de liberté et de responsabilité » et du professeur du supérieur, enseignant-chercheur  entretenant « un rapport essentiel avec l’instabilité foncière de la connaissance ».

Ce double pari « responsabilité  de l’étudiant » et « perplexité  de l’enseignant » m’a ramené à la situation de l’enseignement supérieur dans notre pays.

Quel énorme fossé sépare nos étudiants de l’étudiant-modèle présenté par l’auteur !

La « liberté-responsabilité » de l’étudiant suppose la possibilité de lire, de chercher, de se documenter pour compléter l’enseignement reçu. L’étudiant marocain dispose-t-il des moyens pédagogiques pour ce faire : de la méthodologie aux bibliothèques ?

Quel énorme fossé sépare nos professeurs-enseignants-chercheurs de l’enseignant-modèle présenté par l’auteur !

La « perplexité » de nos professeurs-enseignants-chercheurs est essentiellement tournée vers l’amélioration de leur situation matérielle personnelle : les preuves ne manquent pas à ce sujet (absences aux cours, désintérêts pour leurs étudiants, grèves à répétition,  engagements dans des activités privées  comme consultants ou enseignants).

Il ne faut donc pas s’étonner de l’état lamentable de notre enseignement supérieur, ni forcément celui de la recherche dans ce pays.

PROF DE DROIT? NON, BEZAF 3LIH!!

January 16, 2010 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Enseignement 17 Comments →

De mon temps, les professeurs de faculté étaient des personnes respectables et respectueuses !

Respectables, parce qu’elles représentaient le savoir et qu’elles le mettaient à la disposition de leurs étudiants ! Avec talent, avec humilité et surtout avec abnégation !

Respectueuses, parce que jamais il ne serait venu à l’idée d’un professeur de faculté de ne pas se présenter devant ses étudiants, sauf cas exceptionnel ! Et là, les étudiants étaient préalablement avisés et le cours remplacé dans la semaine qui suit !

Ceci était valable pour les professeurs à plein temps, dont certains étaient des sommités reconnues hors de nos frontières, comme pour les vacataires parmi lesquels on pouvait compter des hauts fonctionnaires ou même des ministres.

Telle était la situation et ceux de ma génération peuvent en témoigner !

Maintenant, la donne semble bien différente !

Je viens d’apprendre, avec stupéfaction et indignation,  qu’un professeur supposé dispenser  à la Faculté de droit de Rabat, durant ce premier semestre qui vient de s’achever, un cours sur « Les droits de l’homme au Maroc », ne s’est présenté qu’une seule fois devant ses étudiants !

« Les droits de l’homme au Maroc », matière nouvellement introduite dans le cursus de la faculté de droit, matière qui manque cruellement de bibliographie, de travaux de références, matière à laquelle les étudiants doivent être initiés avec le plus grand sérieux si l’on veut que le Maroc devienne pleinement un état de droit.

Et pourtant, ce professeur n’a pas estimé opportun d’accorder à ses étudiants  plus d’une heure de son temps en tout un  semestre !

UNE SEULE SEANCE,   durant tout un semestre !

Et durant cette séance, cet enseignant n’a pas pris la peine de distribuer (ou de  vendre) un polycopié à ses étudiant, ni de leur indiquer une bibliographie aussi succincte soit-elle ! Il les a juste invectivés au sujet de leur  niveau supposé être en dessous de ce qu’il considère acceptable.

Qu’un professeur de faculté ne se présente pas sans raison valable et sans préavis devant ses étudiants – ne serait-ce qu’une fois – est déjà une faute professionnelle et un comportement moral critiquable ! Mais que cette absence se répète durant tout un semestre, relève à mon avis, de  bien autre chose de plus grave et  condamnable à tous les points de vue !

Mais quand ce professeur, irresponsable,  se permet en plus de sanctionner la copie d’un étudiant en lui attribuant une note, quelque qu’elle soit, bonne ou mauvaise, j’estime que cela confine à l’acte de sabotage pur et simple de la noble mission d’enseigner !

D’autant que cet enseignant n’a aucune excuse, d’aucune espèce !

Les conditions de travail pour cet individu sont idéales : quelques dizaines d’étudiants tout au plus, et surtout des étudiants qui ont choisi la filière « droit en français »,  donc des étudiants motivés et curieux, des étudiants disciplinés et respectueux!

Et pourtant, ce professeur préfère les abandonner à leur sort,  après les avoir humiliés et avant de  chambouler  leur avenir soit en les sanctionnant injustement soit en  les gratifiant d’une note non méritée !

Et pourtant, ce professeur va se retrouver au milieu d’autres « experts » dans un cabinet d’avocats ou de consultants, qui lui paieront très cher ses heures de présence, volées à des étudiants !

Et pourtant, ce professeur se fera un honneur d’être membre – le plus souvent pour la forme – d’associations de défense de ceci ou de cela, ou encore de syndicats de défenses des droits des enseignants du supérieur ou de tenir tout simplement, dans les soirées mondaines,  des discours dénonçant l’incurie des gouvernants et les aléas du système !

Ce genre d’individus doivent être légion parmi le corps enseignant du supérieur public. Cela explique l’état désastreux de ce secteur !

Mais je tenais à dénoncer ce genre de pratique, en accablant précisément « ce » professeur en particulier parce qu’il a l’outrecuidance d’oser prétendre enseigner « les droits de l’homme au Maroc » !

P.S. : Pour avoir une idée plus complète sur l’enseignement du droit dan ce pays, je vous invite à visiter cet espace.

PHILO : L’EPREUVE REINE DU BAC FRANCAIS

June 18, 2009 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement, Etranger 7 Comments →

Encore une fois, l’épreuve de philo du bac français aura été un grand moment.

Les futurs bacheliers sont été invités à plancher, selon les sections, sur les sujets suivants :

Série S

Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de De la démocratie en Amérique de Tocqueville, sur l’intérêt de l’administration de affaires locales par les citoyens.

Série ES

Que gagne-t-on à échanger ?

Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de Essai sur l’entendement humain de John Locke sur la vérité et la justice.

Série L

L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

Le langage trahit-il la pensée ?

Et pour le commentaire de texte, un extrait de Le monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer, sur la satisfaction de nos désirs.

Bac technologique (tous sauf TMD)

Peut-on être sûr d’avoir raison?

La technique s’oppose-t-elle à la nature?

Je suis sûr que bien des adultes seraient incapables de construire un raisonnement qui se tienne à propos des différents sujets.

Et comme chaque année, j’ai une pensée bien triste pour nos bacheliers qui, depuis que l’enseignement de la philosophie a hérité de la part congrue, ont perdu l’habitude de réfléchir et surtout de raisonner.

Nous nous en rendons compte chaque jour !

RABAT, LYON, NANCY : LA COOPERATION SCIENTIFIQUE FONCTIONNE

October 11, 2008 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Enseignement 12 Comments →

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Ce matin, j’ai assisté à une très sympathique cérémonie de remise des diplômes obtenus par des étudiants de l’ECOLE NATIONALE DE L’INDUSTRIE MINIERE, à RABAT. Il s’agissait  d’étudiants assez spéciaux, venus d’horizons très divers mais dont le but est de spécialiser dans un domaine qui les intéresse particulièrement, sans que cela s’inscrive dans la suite normale de leur cursus de licence. Une promotion – la septième – qui a préparé un mastère en informatique, en collaboration avec lI.N.S.A. LYON. Et une autre – la première celle-là – qui s’est lancée dans un mastère spécialisé en management de projets innovants, en partenariat avec l’E.N.S.G.S.I. NANCY. Ainsi de Rabat à Nancy en passant par Lyon, la coopération scientifique semble fonctionner de façon satisfaisante. D’ailleurs, la Conférence des Grandes Ecoles françaises a tenu tout récemment son congrès annuel à Rabat.  Je ne crois pas trop à ce genre de « réunion touristico – publicito – protocolaire », mais il ne faut pas trop cracher dans la soupe. La coopération existe ! A nous, les marocains, d’en tirer le meilleur profit pour notre pays. Le co-développement ne peut réussir que si le pays  bénéficiant  de l’aide prend les  décisions adéquates. La fuite des cerveaux doit cesser : les responsables publics et privés doivent donc tout entreprendre  pour retenir et encourager les compétences nationales.  A nous de transformer les délocalisations vers notre pays  d’entreprises à faible valeur ajoutée en colocalisation des énergies intellectuelles et des compétences technologiques.  P.S. : JE PROFITE DE CE BILLET POUR FELICITER ALI POUR SON MASTERE EN INFORMATIQUE.  

BAC MAROCAIN, CUVEE 2008!

July 16, 2008 By: Citoyen Hmida Category: Enseignement, Société 16 Comments →

Les résultats définitifs du Baccalauréat marocain 2008 sont connus.

 

Le Maroc a 95.242 nouveaux bacheliers, dont 12.178 après la session de rattrapage, ce qui représente un taux de réussite de 44,20 %.

 

bac2.jpg

 

 

 

 

Quelques éléments et chiffres intéressants pour mieux appréhender ces résultats :

 

·         Sur 300.673 candidats inscrits, seuls 228.110 ont passé effectivement les examens. Cette différence est due aux candidats libres qui renoncent à se présenter.

·         Seuls 3.440 candidats libres ont pu décrocher leur diplôme.

·         Les jeunes filles admises au baccalauréat sont au nombre de 47.376 soit 51.6 % du total des candidats.

·         Les branches scientifiques continuent d’enregistrer les taux de réussite les plus élevés avec 54 % alors que les branches littéraires enregistrent une régression interrompue avec moins de 32 %.

·         Les bacheliers bénéficiant d’une mention représentent 35 % des nouveaux diplômés, soit une hausse de 14 par rapport à   l’année scolaire précédente !

 

Par ailleurs, le ministère signale que le phénomène de la triche serait en régression de 26 % par rapport à l’année. Sans plus de détail! Nous ne saurons jamais la véritable ampleur de ce lamentable phénomène qui mine notre enseignement!

 

Tous ces chiffres sont bien beaux et peuvent manipulés de mille et une façon différentes ! Mais des questions précises persistent ! Je m’en pose quelques unes.

  

  • Que vaut exactement ce baccalauréat ?
  • Qu’ouvre-t-il comme débouchés aux nouveaux diplômés quand n’importe quelle école ou faculté sérieuse exige des moyennes absolument hallucinantes qui tournent autour de 16/20 pour  la seule admission à un concours d’entrée !
  • Que signifie donc être bachelier en 2008 ?
  • Que dire des études en faculté, menées avec sérieux et assiduité, surtout si elles sont couplées avec des diplômes technqiues complémentaires, comme l’informatique ou les langues étrangères.

 

Autant de questions, et bien d’autres encore, qui ne doivent pas nous empêcher de féliciter nos nouveaux bacheliers et de leur souhaiter bon vent dans leur cursus !

 

 

   

PAROLES DE CANCRES.

April 09, 2008 By: Citoyen Hmida Category: Enseignement, Humour 10 Comments →

Nous connaissons tous la réponse de cet élève marocain à une question son professeur d’histoire. Pris au dépourvu pendant qu’il discutait tranquillement avec son voisin de table, l’élève répond, à propos du fondateur de Fez :

Je vous jure que ce n’est pas moi !

Autre réponse d’anthologie d’un élève à la question de savoir qui a bâti la ville de Rabat. Le jeune garçon, bien au courant  des affaires immobilières mais peu au fait de l’histoire de son pays, n’a pas hésité à répondre :

Mais, c’est Karratcho, m’sieur ! (Karratcho étant un grand promoteur immobilier des années 1970).

 

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Des exemples comme ceux-là, les enseignants marocains doivent en entendre centaines tous les jours. Cela ne signifie pas forcément que les élèves sont des cancres irrécupérables. Elles peuvent être dues à une mauvaise compréhension des cours qui leur sont dispensés. La cause peut-être aussi à une approche spécifique que les élèves se font du monde qui les entourent.

Je vous propose quelques perles que j’ai relevées parmi celles recensées par un enseignant français !

Chacune de ces perles nous fera sourire mais je trouve que chacune d’entre a un sens profond, qui va au delà de la simple anecdote.

1.« Espérance de vie : nombre d’habitants vivants. Il n’y pas d’espérance de mort. »

L’élève qui a écrit cette phrase semble avoir bien peu d’espoir dans la vie.

        2. « Dans l’hémisphère nord, les malades sont bien portants ».

Celui-ci connaît la différence profonde entre les difficultés des malades des pays du Sud et ceux du Nord.

3. « Les bibliothèques, c’est comme un cimetière pour les vieux livres »

Réflexion digne d’un gosse qui n’a jamais mis les pieds dans une bibliothèque.

4. « La lutte gréco-romaine opposa longtemps les armées de ces deux pays ».

Le sport et la politique ont toujours été mêlés, même les gosses le disent !

5. « Depuis Archimède, les bateaux flottent ».

Comme les hommes volent depuis Icare, je suppose !

6. « A la fin de sa vie, l’écrivain Hemingway s’est suicidé pour mettre fin à ses jours. »

En toute logique, bien sûr !

7. « Les suisses parlent français entre eux, et allemand avec les étrangers ».

Cette méthode résoudrait pas mal de problèmes de communication pour les helvètes, en effet !

8. « Esclave : homme qui sert de femme de ménage ».

Qui a dit que les garçons n’étaient pas machos ?

9. « La lecture permet à l’homme de devenir myope ».

Seul un gosse qui éprouve des difficultés à lire peut émettre un tel jugement.

10. « Dans la Vème république, le président est élu au naufrage universel ».

Phrase prémonitoire, annonçant l’élection du président-roi Sarko 1er.

Alors, enseignants de chez nous, à vos claviers ! Je suis sûr que dans chaque matière, on doit trouver des dizaines de perles encore plus drôles que celles-là….

Faites-nous partager vos moments de sourire et je suppose d’énervement !

AU ROYAUME DES CANCRES

1000 perles d’inculture récoltées …

par Raymond MILESI (chez l’Archipel – 2004)

  • Quelques citations

    'Penser, c'est dire non.'
    Alain
    'Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs.'

    Alphonse Karr
    'L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne jamais pousser son ennemi au désespoir'




    Michel de Montaigne
    ' Nous ne pouvons donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes '


    inconnnu
    'Les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde et les problèmes de tout le monde sont des problèmes poltiques'

    inconnu
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