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	<title>citoyenhmida.org &#187; je me lâche</title>
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	<description>Chroniques d&#039;un citoyen Lambda</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 14:58:53 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Karim Ghallab aux parlementaires : &#8220;CHANGEONS NOTRE CONDUITE!&#8221;</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 16:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[politique intérieure]]></category>

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		<description><![CDATA[Fort de son expérience de ministre des Transports, le nouveau président de la Chambre des Représentants devrait demander à nos honorables députés de suivre le slogan qui a accompagné, avec un certain succès, sa carrière ministérielle! Il devrait inciter ses ouailles à &#8220;changer leur conduite&#8221; et pour cela il devrait mettre en place une série [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fort de son expérience de ministre des Transports, le nouveau président de la Chambre des Représentants devrait demander à nos honorables députés de suivre le slogan qui a accompagné, avec un certain succès, sa carrière ministérielle!</p>
<p>Il devrait inciter ses ouailles à <strong>&#8220;changer leur conduite&#8221;</strong> et pour cela il devrait mettre en place une série de dispositions aussi sévères que celles qu&#8217;il avait imposées aux citoyen(ne)s du temps à il dirigeait le ministère tant convoité de l&#8217;Equipement et des Transports.</p>
<p>Et pour les forcer à &#8220;changer leur conduite&#8221;, Monsieur Karim Ghallab dispose d&#8217;un arsenal de dispositions qui a fait ses preuves auprès des simples citoyen(ne)s. Pourquoi cela n&#8217;aurait pas d&#8217;effet auprès des représentants de la nation, qui sont l&#8217;émanation du vote de ces citoyen(ne)s.</p>
<p>D&#8217;abord, la constitution lui donne <strong>le droit de s&#8217;assurer de la bonne tenue morale des parlementaires</strong> : la transhumance est sanctionnée par la perte de la qualité de représentant de la nation. Il devrait la faire assortir en plus d&#8217;une sanction pécuniaire dissuasive, en termes clairs, d&#8217;un montant très élevé! En proportion d&#8217;une part avec les amendes infligées aux conducteurs en délicatesse avec le code de la route et d&#8217;autre part avec les indemnités généreusement accordées aux parlementaires.</p>
<p>Ensuite, pour assurer <strong>la bonne marche de l&#8217;institution parlementaire</strong>, le titulaire du Perchoir devrait instituer &#8220;un permis de légiférer&#8221; à l&#8217;instar du permis de conduire! Pourquoi exiger des citoyen(ne)s des connaissances juridiques (le code de la route) et mécaniques (premières interventions en cas de panne) et n&#8217;exiger des parlementaires que d&#8217;être élus par le peuple.</p>
<p>Ce permis de légiférer devrait être délivré à la suite d&#8217;un quizz  juridique portant sur le fonctionnement de l&#8217;institution parlementaire, sur son rôle, sur la responsabilité des élus et que sais-je encore : tout ce qui peut aider à produire des &#8220;législateurs&#8221; compétents et aguerris, rompus au jargon juridique. Cela éviterait aussi le blocage des lois au niveau du S.G.G.</p>
<p>Le président du Parlement devrait instituer une &#8220;<strong>carte parlementaire à points</strong>&#8221; : c e serait une bonne méthode pour éradiquer définitivement l&#8217;absentéisme des représentants de la nation! Une absence non  justifiée et un point qui saute, jusqu&#8217;à épuisement du crédit de point réglementaire qui entrainerait une sanction exemplaire. Je laisse à la discrétion de Monsieur Ghallab celle qu&#8217;il jugerait adéquate : mais à mon avis, seule une sanction pécuniaire  peut avoir l&#8217;effet escompté.</p>
<p>Par ailleurs, le président du parlement devrait mettre en oeuvre toute son savoir-faire et toute son énergie pour instituer d&#8217;une part <strong>l&#8217;interdiction de cumul des mandats locaux, provinciaux, régionaux et nationaux</strong> (comme pour les permis de conduire qui sont attribués par catégories de véhicules)  et d&#8217;autre part <strong>la limitation des mandats dans le temps</strong> (exactement comme pour les permis de conduire  valables 10 ans).</p>
<p>Pour finir, et comme pour les campagnes de prévention des accidents de la circulation, le président du Parlement devrait faire appel d&#8217;une part <strong>à la télévision pour mettre bien en évidence les bancs vides  du parlement</strong> lors des séances au lieu d&#8217;essayer de cadrer au mieux les quelques représentants présents et d&#8217;autre part à <strong>la société civile ou à une instance indépendante</strong> pour veiller à ce que les représentants de la nation s&#8217;acquittent de leur mandat dans les règles et qu&#8217;elles en informe les citoyen(ne)s.</p>
<p>Tout cela reste bien sûr du domaine de l&#8217;humour et de l&#8217;utopie! <strong>Mais avec un parlement formé d&#8217;une majorité de nouveaux élus, il n&#8217;est pas vain d&#8217;espérer que nos représentants &#8220;changent de conduite&#8221;!</strong></p>
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		<title>SARDINES, CHALEUR ET RAMADAN !</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 10:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[Citoyenhmida a déjà commis, sur cet espace,   quelques petits textes, qualifiés avec  beaucoup de prétention des « nouvelles », fruit  de son désir secret et inassouvi d’écrire ! Après une longue période de silence, ce désir est remonté en moi et je me suis laissé encore une fois à divaguer autour d’un petit sujet qui m’a inspiré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Citoyenhmida a déjà commis, sur cet espace,   quelques petits textes, qualifiés avec  beaucoup de prétention des « nouvelles », fruit  de son désir secret et inassouvi d’écrire !</p>
<p>Après une longue période de silence, ce désir est remonté en moi et je me suis laissé encore une fois à divaguer autour d’un petit sujet qui m’a inspiré une petite situation !</p>
<p>Pas d’intrigue, pas de psychologie, juste le moment d’une vie, que je vous propose de partager avec moi.</p>
<p>Lâchez vos critiques ! Je les attends avec impatience, je veux absolument m’améliorer ! Si je peux !</p>
<p><strong>SARDINES, CHALEUR ET RAMADAN !</strong></p>
<p>Le long après-midi de ce mois de ramadan s’étirait, traînait, à n’en plus finir ! L’appel  à la prière de l’ « 3asr » avait retenti, depuis un moment, déchirant le lourd silence de l’après-midi!  Le muezzin ne lancerait  le prochain appel pour le « maghrib », qu’au coucher  du soleil. Mais le soleil de cet interminable  dimanche  d’août se coucherait-t-il?</p>
<p>Comment allait-elle meubler les longues   prochaines  heures, ces centaines de  minutes, interminables, gluantes de chaleur et  d’humidité !</p>
<p>Impossible de sortir par cette chaleur ! Et même si elle sortait, où irait-elle dans ce Casablanca, écrasé de chaleur et comme asphyxié  par la pollution ! Et surtout paralysé  par le Ramadan !</p>
<p>Lire ? Impossible de se concentrer ! Elle aimait lire utilement, non pas feuilleter des magazines oiseux ou des romans faciles.</p>
<p>Dormir ? Non, cela n’a pas de sens de dormir durant les journées de ramadan ! Ce serait tricher, et elle n’aime pas tricher. Elle ne  sait pas tricher d’ailleurs !</p>
<p>Alors la télévision ! Oui, un bon documentaire, comme elle les aime ! Elle allume son poste et passe directement sur ARTE !</p>
<p>Oui, les documentaires d’ARTE ! La solution idéale ! La meilleure manière de passer le temps, utilement !</p>
<p>Elle tombe sur un programme dont elle n’avait aucune idée, le regarde quand même jusqu’à la fin.</p>
<p>Elle supporte un moment la plage de publicité en attendant la suite ! Elle ne fut pas déçue !</p>
<p>Un documentaire sur la mer, sur la pêche à la sardine !</p>
<p>La sardine, son poisson préféré ! La sardine, ce poisson qu’elle n’échangerait pas contre tous les poissons fins du monde ! Ce poisson au goût si caractéristique !</p>
<p>La sardine que sa maman sait si bien préparer,  avec  pratiquement rien du tout ! La sardine que sa grand-mère savait si délicieusement accommoder dans de petits plats en terre ! La sardine, « le poisson du pauvre », oui mais quel merveilleux don de la mer ! La sardine qu’elle adorait, même dans les préparations en boites !</p>
<p>Elle regardait ce documentaire avec des yeux de gamine émerveillée : les techniques de pêche, le chalut, le lamparo surtout qui lui rappela son enfance, le mode de vie de ce petit poisson qui se déplace en bancs extrêmement compacts, l’histoire millénaire de la pêche de ce poisson, ses qualités nutritives !</p>
<p>Plus elle regardait ce documentaire, plus son appétence pour la sardine s’accentuait !</p>
<p>La faim aidant, chaque image de ce documentaire lui rappelait les belles sardines grillées qu’elle dévorait avec délectation, chaque fois qu’elle allait à Essaouira ou qu’elle passait par Asilah !</p>
<p>La faim aidant, elle revoyait les chalutiers débarquer des centaines de caisses de sardines sur les quai de la petite ville du Nord de son enfance ! Ces marins-pêcheurs qui travaillaient dur en entonnant des chants à la gloire de Dieu !</p>
<p>La faim aidant, elle sentait montait en elle une envie irrésistible de manger de la sardine !</p>
<p>Plus les images défilaient sur l’écran, plus cette envie grandissait, plus ses papilles semblaient frémir comme quand elle mordait dans la douce chaire d’une sardine grillée !</p>
<p>Dans la moiteur de cet après-midi de ramadan, l’envie  devenait obsession !</p>
<p>Elle se leva, se précipita dans la cuisine, fouilla dans ses étagères, vida les tiroirs dans l’espoir de trouver une boîte de sardines, pour préparer une simple salade, quelques tranches de tomates, une ou deux sardines, un filet d’huile d’olive ! Et elle se serait régalée à la rupture du jeun !</p>
<p>Rien ! Elle ne trouva pas de boite de sardines ! Du thon, oui, rien que du thon ! Mais elle voulait des sardines, que des sardines ! Elle devait manger des sardines !</p>
<p>Elle éteignit la télé, dévala les escaliers et sauta dans sa voiture. Direction la médina ! Elle savait qu’à l’entrée de l’ancienne ville, sous les porches de la grande porte, certains marchands  de fruits s’étaient transformés, depuis le début de Ramadan,  en marchands de poissons frits !</p>
<p>Une nouvelle mode alimentaire était lancée depuis quelques années : accompagner la traditionnelle harira de poissons frits ! Elle n’avait pas adhéré à cette nouvelle  mode, la trouvant totalement inappropriée et d’un goût douteux !</p>
<p>Elle fit la queue devant l&#8217;un de ces &#8220;fritteurs&#8221;. Elle acheta  une douzaine de sardines frites, sans se soucier le moins du monde des conditions dans lesquelles elles l’ont été  préparées et dans quelle huile elles ont baigné ! Elle avait ses sardines, enveloppées dans du papier cellophane, dégoulinant, brûlantes et surtout exhalant   cette douce mais  enivrante odeur à nulle autre pareille.</p>
<p>Bientôt, l’iode, la mer, les embruns, les algues avaient envahie la R4 surchauffée par les derniers rayons d’un soleil d’août à bout de souffle.</p>
<p>Elle accéléra, doubla toutes les voitures qu’elle pouvait, prenant des risques qu’elle savait stupides ! Elle voulait arriver à la maison le plus vite possible !</p>
<p>Au moment où elle stationna enfin  devant chez elle, elle entendit le muezzin de la mosquée du quartier lancer un « allah akbar ! » libérateur.</p>
<p>Avant même d’arriver à la porte de son immeuble, elle avait déjà ouvert son paquet et entamé à belles dents sa première sardine !</p>
<p>En ouvrant la porte de son appartement du septième étage, elle n’avait plus qu’un morceau de papier blanc et froissé, dégoulinant d’huile ! Mais elle était heureuse !</p>
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		<title>HOMMAGE POETIQUE A LA FEMME</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 09:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ce 8 mars, j’ai choisi de rendre à « LA FEMME» un hommage poétique. La femme et la poésie, quoi de plus naturel. D’abord, un poème de Rafael ALBERTI, poète espagnol du XXème siècle (1902-1999), tiré de son recueil «Marinero en tierra », dans lequel il évoque avec une douce tendresse de la beauté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce 8 mars,  j’ai choisi de <strong>rendre à « LA FEMME»  un hommage  poétique.</strong></p>
<p><strong>La femme et la poésie</strong>, quoi de plus naturel.  </p>
<p>D’abord, un poème de <strong>Rafael ALBERTI</strong>, poète espagnol du XXème siècle (1902-1999), tiré de son recueil «Marinero en tierra »,  dans lequel il évoque avec une douce tendresse de la beauté du visage de sa sœur. La traduction en français &#8211; à moins d’être l’œuvre d’un poète que je ne suis pas &#8211;  ferait perdre à ce texte toute sa saveur. Rafael Alberti compare, avec l’art consommé du poète qu’il est,  le visage de sa sœur à un paysage marin …Un bien tendre hommage rendu par le poète à sa sœur….. A savourer avec délice !</p>
<p><strong>Nadie sabe geografía mejor que la hermana mía.</p>
<p>—La anguila azul del canal<br />
enlaza las dos bahías.</p>
<p>—Dime, ¿dónde está el volcán<br />
de la frente pensativa?</p>
<p>—A pie de la mar morena,<br />
solo, en un banco de arena.</p>
<p>(Partiendo el agua, un bajel<br />
sale del fondeadero.</p>
<p>Camino del astillero,<br />
va cantando el timonel.)</p>
<p>—Timonel, hay un escollo<br />
a la salida del puerto.</p>
<p>—Tus ojos, faros del aire,<br />
niña, me lo han descubierto.</p>
<p>¡Adiós, mi dulce vigía!</p>
<p>Nadie sabe Geografía<br />
mejor que la hermana mía.</strong></p>
<p>Un hommage poétique à la femme ne pouvait se concevoir sans référence à la « FEMME NOIRE » de <strong>Léopold SEDAR SENGHOR</strong>. Chantre de la négritude, qui mieux que lui pouvait magnifier la femme noire, avec amour et respect ? </p>
<p><strong>Femme nue, femme noire<br />
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté<br />
J&#8217;ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux<br />
Et voilà qu&#8217;au coeur de l&#8217;Eté et de Midi,<br />
Je te découvre, Terre promise, du haut d&#8217;un haut col calciné<br />
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l&#8217;éclair d&#8217;un aigle<br />
Femme nue, femme obscure<br />
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais<br />
lyrique ma bouche<br />
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du<br />
Vent d&#8217;Est<br />
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur<br />
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l&#8217;Aimée<br />
Femme noire, femme obscure<br />
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l&#8217;athlète, aux<br />
flancs des princes du Mali<br />
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta<br />
peau.<br />
Délices des jeux de l&#8217;Esprit, les reflets de l&#8217;or ronge ta peau qui se moire<br />
A l&#8217;ombre de ta chevelure, s&#8217;éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.<br />
Femme nue, femme noire<br />
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l&#8217;Eternel<br />
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les<br />
racines de la vie. </strong></p>
<p>La poésie arabe, pour sa part, est jalonnée de milliers de textes en l’honneur de la femme. Comment choisir ? Pourquoi retenir tel poète plutôt que tel autre ? Pourquoi s’arrêter sur telle œuvre au lieu de cent autres aussi belles ?</p>
<p>J’ai choisi un extrait de « حب بلا حدود » de <strong>Nizar QABANI</strong>,  le poète arabe qui a su s’adresser le mieux à la femme  arabe moderne, avec des mots simples, directs et pourtant délicatement choisis.<br />
<strong><br />
حب بلا حدود<br />
…………</p>
<p>لا يُشغِلُني إلا حُبُّكِ في آتي الأيامْ </p>
<p>أنتِ امرأتي الأولى. </p>
<p>أمي الأولى </p>
<p>رحمي الأولُ </p>
<p>شَغَفي الأولُ </p>
<p>شَبَقي الأوَّلُ </p>
<p>طوق نجاتي في زَمَن الطوفانْ&#8230; </p>
<p>يا سيِّدتي: </p>
<p>يا سيِّدة الشِعْرِ الأُولى </p>
<p>هاتي يَدَكِ اليُمْنَى كي أتخبَّأ فيها.. </p>
<p>هاتي يَدَكِ اليُسْرَى.. </p>
<p>كي أستوطنَ فيها.. </p>
<p>قولي أيَّ عبارة حُبٍّ </p>
<p>حتى تبتدئَ الأعيادْ&#8230;.</strong></p>
<p>Et, enfin,  parce que la poésie se prête  à la musique musique, je vous propose de nous joindre à  <strong>Julien CLERC</strong> quand il  chante « FEMMES, JE VOUS AIME ! ».</p>
<p>httpv://www.youtube.com/watch?v=oz_fK97ggwc</p>
<p>Cet hommage, Mesdames,  ne vous est pas dédié uniquement en ce 8 mars, journée qui vous est consacrée à l’échelle internationale. Il devrait vous être rendu chaque jour, à chaque instant !</p>
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		<title>JEUX DE MAINS</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 12:01:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[personnel]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que j’ai pris goût à la photographie, j’ai eu l’occasion de réaliser un certain nombre de séries que j’ai partagé avec vous.   Aujourd’hui, je en vous propose une qui a pour thème « LES MAINS ». L’idée est née tout bêtement d’une photo ratée sur laquelle apparaissait, en gros plan, une main alors que mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><meta name="ProgId" content="Word.Document" /><meta name="Generator" content="Microsoft Word 11" /><meta name="Originator" content="Microsoft Word 11" /></p>
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<p> <![endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Depuis que j’ai pris goût à la photographie, j’ai eu l’occasion de réaliser un certain nombre de séries que j’ai partagé avec vous.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Aujourd’hui, je en vous propose une qui a pour thème <strong>« LES MAINS</strong> ». L’idée est née tout bêtement d’une photo ratée sur laquelle apparaissait, en gros plan, une main alors que mon intention était tout autre.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal"><strong>UNE MAIN !<o:p></o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Et alors, me suis-je dit, <span> </span><strong>pourquoi ne pas justement prendre en photo des mains</strong> !</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">J’ai donc commencé….Un clic par ici…Un clic par là…</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Une main <strong>tendue</strong>….Une main <strong>fermée.</strong> Une main <strong>qui donne</strong> …..Une main <strong>qui reçoit</strong>….</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Des <strong>belles</strong> mains, <strong>fines </strong>et<strong> élégantes</strong>. Et d’autres <strong>marquées</strong> par la vie. Et d’autres encore <strong>vierges </strong>et <strong>pures</strong>, <strong>innocentes</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Une main <strong>crispée</strong>..L’autre qui <strong>griffe</strong>. Une autre qui <strong>tient une pierre</strong>. Une main qui<strong> tremble</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Des mains qui<strong> jouent</strong>…Jeux de mains, jeux de vilains ? Pas du tout….juste des mains qui jouent !</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Des mains qui <strong>vivent</strong>. Des mains qui <strong>touchent la vie</strong>. Des mains qui <strong>dansent</strong>. D’autres qui <strong>souffrent</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Une main qui <strong>caresse</strong>. Des mains qui <strong>s’entrecroisent</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Des mains d’<strong>enfants</strong>. Des mains d’<strong>hommes</strong>. Celles de <strong>femmes</strong>. Des mains <strong>que je connais</strong>, que <strong>j’ai serrées mille et une fois</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Une main qui <strong>tient le feu</strong>, l’autre <strong>l’eau</strong>, une troisième <strong>le sable</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Une main qui <strong>appelle</strong>, une main qui<strong> écrit</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Des mains <strong>insolentes</strong>, d’autres plus <strong>douces</strong>. Un main <strong>fermée en un poing agressif</strong>, une main qui <strong>montre</strong>, mais <strong>qui montre quoi</strong> ?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Bref, je vous propose cette <strong>série de photographies de mains.</strong> Juste pour le plaisir de <strong>partager avec vous le plaisir que j’ai éprouvé à les réaliser. <o:p></o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><o:p> </o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Je vous invite donc à cliquer sur ce lien et de pénétrer avec moi dans ce « petit monde des mains ».<o:p></o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal"><u><o:p><span style="text-decoration: none"><br />
</span></o:p></u></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="color: blue"><a href="http://picasaweb.google.fr/bouziane.lepapa/LESMAINS?authkey=6YB4YiqHOcI">http://picasaweb.google.fr/bouziane.lepapa/LESMAINS?authkey=6YB4YiqHOcI#</a><o:p></o:p></span></u></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="color: blue"><o:p><span style="text-decoration: none"><br />
</span></o:p></span></u></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="color: blue"><o:p><span style="text-decoration: none"><br />
</span></o:p></span></u></p>
<p class="MsoNormal"><u><span style="color: blue"><o:p><span style="text-decoration: none"><br />
</span></o:p></span></u></p>
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		</item>
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		<title>LES GRANDES MAREES D&#8217;HIVER</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/les-grandes-marees-dhiver/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 21:58:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
		<category><![CDATA[Un  certain Rabat]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche 21 décembre ..Premier jour d&#8217;hiver et aussi solstice d&#8217;hiver&#8230;.Le jour le plus court, la nuit la plus longue! Et surtout : LES PLUS GRANDES MARÉES DE L&#8217;ANNÉE. Pour quelqu&#8217;un qui aime la mer comme moi, ce spectacle est toujours merveilleux. Cette fois, je veux le partager avec vous. Voilà quelques photos que j&#8217;ai prises, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 21 décembre ..Premier jour d&#8217;hiver et aussi solstice d&#8217;hiver&#8230;.Le jour le plus court, la nuit la plus longue! Et surtout : LES PLUS GRANDES MARÉES DE L&#8217;ANNÉE.</p>
<p>Pour quelqu&#8217;un qui aime la mer comme moi, ce spectacle est toujours merveilleux. Cette fois, je veux le partager avec vous.</p>
<p>Voilà quelques photos que j&#8217;ai prises, sur la plage de Rose Marie, au sud de Rabat, entre Oued Iquem et Skhirat.</p>
<p>Cliquez et partez en rêve.</p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; color: fuchsia"><a href="http://picasaweb.google.fr/bouziane.abdelhamid/ROSEMARIE211208?authkey=kEGYvSf2zPA">http://picasaweb.google.fr/bouziane.abdelhamid/ROSEMARIE211208?authkey=kEGYvSf2zPA#</a></span></p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"> <span style="font-size: 10pt"><o:p></o:p></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>A PARIS, ENFIN&#8230;..</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/a-paris-enfin/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 10:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a  longtemps que Citoyenhmida ne s&#8217;est pas lâché et qu&#8217;il n&#8217;a pas laissé vagabondé son imagination. Manque d&#8217;inspiration, sûrement! Manque d&#8217;imagination, aussi! Surtout appréhension  d&#8217;être ennuyeux! Mais bon, encore une fois, Citoyenhmida s&#8217;en remet à votre jugement et à votre indulgence. Voici  donc une petite histoire concoctée durant ces journées de froidure et de pluie.                                                                     [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a  longtemps que Citoyenhmida ne s&#8217;est pas lâché et qu&#8217;il n&#8217;a pas laissé vagabondé son imagination. Manque d&#8217;inspiration, sûrement! Manque d&#8217;imagination, aussi! Surtout appréhension  d&#8217;être ennuyeux! Mais bon, encore une fois, Citoyenhmida s&#8217;en remet à votre jugement et à votre indulgence.</p>
<p>Voici  donc une petite histoire concoctée durant ces journées de froidure et de pluie.</p>
<p>                                                                    <strong>A PARIS, ENFIN!</strong></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Premier geste dès son arrivée au bureau : allumer son PC. Elle <span> </span>consultait son courriel avant d’entamer sa journée de travail. Dans sa boite privée, elle trouva un message qui la fit sourire :</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><strong><font face="Times New Roman">« Salut ! Tu ne me croiras pas ! Mais cette fois, c’est la bonne ! Je suis à Paris depuis une semaine ! Ciao ! »<o:p></o:p></font></strong><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Décidément, Samir ne changera jamais ! Il ne savait pas faire dans la demi-mesure ! <strong>PARIS </strong>! Son rêve depuis le lycée…Il voulait tellement y aller. Il avait fini par ne plus penser qu’à cela. Il y croyait <span> </span>et, surtout, il voulait <span> </span>y faire croire les autres. Les autres ont fini par se lasser de ce rêve sans cesse ressassé. Pas lui.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Régulièrement, il annonçait à ses amis qu’il partait <span> </span>pour Paris. Qu’il avait demandé le visa…Que son dossier était à l’étude….Que ce serait pour la prochaine rentrée…Qu’il avait obtenu une pré-inscription à telle faculté.. .Qu’il s’était débrouillé une recommandation pour telle autre école….Il rêvait.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et au fil du temps, ses amis s’étaient habitués à son petit jeu ; ils s’en étaient amusés au début. Puis ils s’étaient désintéressés, chacun préoccupé par son propre sort.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle était la seule à continuer <span> </span>à lui répondre au téléphone. Les premiers temps, il l’appelait pour lui dire juste bonjour, demander de ses nouvelles, lui parler de Paris, toujours et encore.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Mais depuis quelques mois, Samir semblait<span>  </span>avoir changé. Sa voix. Le ton, surtout….Il manquait ce petit air chantant qui lui donnait de la gaîté. </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Les appels de Samir se firent plus courts : après un bonjour rapide, il lui demandait de le rappeler. Elle le rappelait dans les trois minutes qui suivaient, car<span>  </span>elle supposait qu’il n’avait sûrement pas de crédit sur son portable. <span> </span></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Un jour, il demanda de l’argent. Il en avait besoin pour un vague projet qu’il ne se donna pas la peine de lui expliquer. Elle ne chercha<span>  </span>pas d’ailleurs à savoir.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Depuis lors, <span> </span>à chaque appel,<span>  </span>elle savait qu’il allait lui redemander de l’argent. <span> </span>Elle savait qu’elle lui en donnerait, car jamais elle n’a pensé un seul moment le laisser tomber. </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Rien ne l’obligeait à continuer cette relation bizarre, mais elle ne pouvait oublier le jour où Samir l’avait défendue quand trois voyous l’avaient attaquée à la sortie du lycée. Il les avait littéralement massacrés ; puis il l’avait accompagnée jusqu’au bus, sans rien dire d’autre que : « Fais attention à toi ! ».</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><span><font face="Times New Roman">                                                           </font></span></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Depuis, ils se voyaient de temps en temps ; ils prenaient un café ensemble ; parlaient de leurs projets d’avenir. Elle parlait de son école de commerce et de la boîte de publicité qu’elle envisageait de lancer ! Lui de Paris, où il irait étudier et surtout entamer <span> </span>une carrière dans le cinéma.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle a ouvert sa boite. Il n’est n’a jamais parti à Paris.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Samir avait vu ses camarades de lycée s’éloigner, les uns après les autres. Les camarades qui ont continué à lui téléphoner ou à demander de ses nouvelles étaient ceux<span>  </span>qui, bizarrement, n’étaient pas les plus proches de lui, pas ceux qui participaient avec lui aux quatre cents coups, ceux qui chahutaient les professeurs. Ceux-là avaient simplement disparu. </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et petit à petit, il s’est retrouvé seul.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pour passer son blues, il avait fumé son premier joint, tout seul dans le jardin de la résidence. Adossé au lampadaire éteint, il a goûté à son premier voyage. Il avait été à Paris, sans avoir à se déplacer.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Depuis cette soirée, il partait de plus en plus souvent à Paris. </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Puis Paris est devenu une obsession ! Il lui fallait plus qu’un joint. Beaucoup plus qu’un joint.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle se doutait bien qu’il s’enfonçait irrémédiablement : Samir changeait à vue d’œil ! Tout en restant poli et prévenant, il avait un regard parfois agressif, d’autres complètement hagard. Il parlait parfois, vite, en cafouillant. D’autres fois, il semblait très calme, presque trop calme.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle a compris qu’il avait basculé dans la drogue quand les demandes d’argent de Samir sont devenues plus directes,<span>  </span>plus fréquentes et surtout plus importantes.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Samir ne comprenait pas pourquoi toutes ses tentatives pour aller à Paris se heurtaient<span>  </span>à mille et un échecs. D’autres avant lui y étaient parvenus, alors pourquoi pas lui ? </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Il sombrait alors dans<span>  </span>une rage profonde, que seules pouvaient calmer quelques bouffées tirées goulûment d’un joint bien tassé.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">A chaque jour qui passait, cette rage se transformait en haine pour ceux qu’il pensait être la cause de ses malheurs. Et cette haine ne s’assouvissait que par des trips de plus en plus <span> </span>difficiles à entamer et encore plus difficiles à arrêter.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle s’inquiétait du sort de Samir auprès de ses parents ! Mais elle ne trouvait chez eux que déception et lamentation ! Samir les avait déçus ! Samir les avait trahis ! Samir avait tout pour réussir mais n’a pas su en profiter ! Samir était leur honte, leur malheur.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pendant des semaines, elle n’avait aucune nouvelle de lui. Elle en arrivait même à l’oublier, emportée par le tourbillon de sa vie professionnelle et par quelques rares aventures qu’elle entamait et qu’elle ne menait jamais à terme, faute de temps ou simplement d’intérêt.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Puis un appel ….La voix de Samir qui se faisait plus pâteuse ; il cherchait ses mots ; il finissait par trouver ceux qu’elle ne pouvait ignorer.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ils se retrouvaient autour d’un café. Elle avait la chair de poule en voyant sa main tremblante s’avancer vers la tasse, en le voyant esquisser des mouvements furtifs et répétés vers son nez, en notant cette toux sèche et profonde à la fois.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ils passaient ainsi dix minutes, sans parler, sans se regarder. Elle se appelait le garçon, réglait la note, se levait en laissant sur la table une enveloppe.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle savait qu’elle ne devait pas faire cela. Mais elle ne pouvait s’en empêcher ! Samir était plus qu’un ami, presque un frère. Elle le savait au bord du gouffre. Elle savait que personne ne pouvait l’aider. Mais elle avait une espèce de confiance diffuse en lui. Elle était convaincue qu’un jour il s’en sortirait.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><span><font face="Times New Roman">                                                                       </font></span></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle relut encore une fois ce mail : </font><font face="Times New Roman">« Salut ! Tu ne me croiras pas ! Mais cette fois, c’est la bonne ! Je suis à Paris depuis une semaine ! Ciao ! ».</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p></o:p><font face="Times New Roman">Elle n’avait plus eu de nouvelles de Samir depuis bientôt trois mois. Elle n’avait pas osé en demander à ses parents, depuis qu’elle avait croisé le père. Il avait vieilli de vingt ans : ses cheveux étaient complètement blancs, son dos courbé et les épaules tombantes. Le bel homme de cinquante ans avait cédé le pas à un vieillard, fatigué et profondément malheureux.</font><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">En relisant ce mail, elle était sûre que Samir l’avait envoyé d’un cyber-café de son quartier,<span>  </span>durant un trip qui aurait été plus intense que les autres.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle n’y pensa plus.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Elle était en pleine réunion avec ses collaborateurs quand son portable vibra….Elle y jeta un coup d’oeil rapide….Un appel inconnu…Elle ne répondit pas bien sûr.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Cinq minutes après, nouvel appel inconnu…Puis un autre encore un quart plus tard.<span>  </span></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">La pause café et encore un appel inconnu….Elle répond.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><strong><font face="Times New Roman">« Oui, c’est moi, je suis à Paris…Je te jure que j’y suis. Tout va bien &#8230;très bien …..Je t’expliquerai….Merci…..merci ….Merci mille fois ! ».<o:p></o:p></font></strong><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Avant même qu’elle puisse répondre, Samir coupa la communication.<span>  </span></font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><span></span></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
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		</item>
		<item>
		<title>UN COUCHER DU SOLEIL POUR SE CONSOLER DE LA PLUIE!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/un-coucher-du-soleil-pour-se-consoler-de-la-pluie/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 16:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[personnel]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
		<category><![CDATA[Un  certain Rabat]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis deux ou trois jours, il pleut, il fait triste, il vente, il fait fait froid&#8230; Alors pour passer le temps, je feuilletais mes albums photos. Et je me suis rappelé ces photos prises il y a à peine une semaine, on dirait une éternité. Le coucher de soleil sur la plage ROSE MARIE, aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis deux ou trois jours, il pleut, il fait triste, il vente, il fait fait froid&#8230;</p>
<p>Alors pour passer le temps, je feuilletais mes albums photos.</p>
<p>Et je me suis rappelé ces photos prises il y a à peine une semaine, on dirait une éternité.</p>
<p>Le coucher de soleil sur la plage ROSE MARIE, aux environs de RABAT. Je ne croyais que ces photos seraient réussies.</p>
<p>Si vous voulez oublier le froid, la pluie et la tristesse de l&#8217;hiver, laissez-vous aller et regardez&#8230;&#8230;.</p>
<p><a href="http://picasaweb.google.fr/bouziane.abdelhamid/CoucherDeSoleil?authkey=bS0xLRpo3VA">http://picasaweb.google.fr/bouziane.abdelhamid/CoucherDeSoleil?authkey=bS0xLRpo3VA</a>#</p>
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		</item>
		<item>
		<title>De la verdure, entre pavés, béton et bitume!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/de-la-verdure-entre-paves-beton-et-bitume/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/de-la-verdure-entre-paves-beton-et-bitume/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:09:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.citoyenhmida.org/?p=834</guid>
		<description><![CDATA[Pour le citadin impénitent que je suis, la verdure relève du décor. Je veux dire du décor artificiel. Les jardins publics sont là juste pour tenter de servir de poumons à nos villes. Et ils y réussissent tant bien que mal. Le pauvre « Jardin du Triangle de vue » à Rabat en plein centre-ville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pour le citadin impénitent que je suis, <strong>la verdure relève du décor.</strong> Je veux dire du décor artificiel. </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>Les jardins publics</strong> sont là juste pour tenter de servir de poumons à nos villes. Et ils y réussissent tant bien que mal. Le pauvre <strong>« Jardin du  Triangle de vue »</strong> à Rabat en plein centre-ville en est la parfaite illustration. Le <strong>« Jardin d’essai »,</strong> longtemps lieu de rendez-vous des amoureux et des étudiants en mal de calme, est en cours de rénovation depuis des mois, sinon des années, et ne sert pratiquement à plus rien.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>Les avenues bordées d’arbres</strong>, dans les villes, demeurent pour moi une chose normale. Je ne me suis jamais posé de questions existentielles<span>  </span>sur les difficultés que ces végétaux ont à survivre dans la pollution urbaine.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>Les haies</strong> qui bordent les villas ne sont pas moi de la verdure, mais juste un moyen qu’ont trouvé les riches de se protéger des regards indiscrets. D’ailleurs, la plupart des haies semblent avoir un aspect rébarbatif.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je le reconnais, <strong>la verdure pour moi se limite aux fleurs que l’on peut acheter chez le fleuriste !</strong> Peut-être à <strong>quelques pots de géraniums</strong> sur les balcons des voisins. Ou alors <strong>les plantes grasses</strong> que la <span> </span>personne qui m’est très chère essaie d’entretenir, tant bien que mal, malgré mes remarques déplacées.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><font face="Times New Roman">Mais cet été<strong>, après avoir découvert que sur les rochers il y avait une vie</strong>, à côté de laquelle j’étais passé, <strong>j’ai également pris conscience que la verdure existe là où je ne le soupçonnais pas.<o:p></o:p></strong></font><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">J’ai appris à ouvrir les yeux, à regarder autour de moi et j’ai aussi et surtout commencé à prendre plaisir à saisir &#8211; à capturer ô le vilain mot – ce que je voyais.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><font face="Times New Roman">J’ai ainsi pris <strong><span style="color: #999999">une série de photographies chaque fois que mon regard a été attiré par une touffe de verdure qui survit là où jamais on n’aurait pensé en trouver.<o:p></o:p></span></strong></font><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">J’ai pu ainsi découvrir de la verdure <strong><span style="color: black">entre des pavés</span>, au pied d’un pylône en ciment, au creux d’un mur, entre deux carreaux sur un trottoir, ou même sur un tronçon bitumé</strong> </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je vous propose ces photographies, qui n’ont rien d’artistique ou d’original. Elles sont juste le témoignage de moments de curiosité de ma part par rapport à ce qui m’entoure.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman">Cliquez sur ce lien et laissez-vous aller &#8230;&#8230;.La verdure existe partout, comme la vie!</font></o:p><o:p></o:p> <o:p><a href="http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/EntrePavSBitumeEtBTonLaVerdure?authkey=xmgpXvm0bK0">http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/EntrePavSBitumeEtBTonLaVerdure?authkey=xmgpXvm0bK0</a>#</o:p><o:p> </o:p><o:p></o:p></p>
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		<title>AH S&#8217;ILS POUVAIENT SE TAIRE &#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Sep 2008 22:05:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens d&#8217;entendre une chanson de Patrick SEBASTIEN&#8230;&#8230;..Une chanson c&#8217;est beaucoup dire&#8230;&#8230;Mais elle est tellement d&#8217;actualité que je n&#8217;ai pu me retenir de vous la faire partager &#8230; httpv://fr.youtube.com/watch?v=dboTHl6ELnY  Je me dis que l&#8217;on peut adapter les paroles de ce truc-là à n&#8217;importre quelle société, n&#8217;importre quel pays et bien sûr au nôtre!  Ah si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens d&#8217;entendre une chanson de Patrick SEBASTIEN&#8230;&#8230;..Une chanson c&#8217;est beaucoup dire&#8230;&#8230;Mais elle est tellement d&#8217;actualité que je n&#8217;ai pu me retenir de vous la faire partager &#8230;</p>
<p><u><font color="#810081"><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=dboTHl6ELnY">httpv://fr.youtube.com/watch?v=dboTHl6ELnY</a></font></u><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-admin/post-new.php"></a></p>
<p> Je me dis que l&#8217;on peut adapter les paroles de ce truc-là à n&#8217;importre quelle société, n&#8217;importre quel pays et bien sûr au nôtre!</p>
<p> Ah si les politiciens pouvaient se fermer la gueule, au lieu de nous raconter n&#8217;importe quoi!</p>
<p> Ah si les journalistes pouvaient arrêter d&#8217;écrire des âneries dont ils ne vérifient même pas les sources!</p>
<p> Ah les imams pouvaient arrêter de nous innonder de fatwas ridicules ou sacandaleuses, et nous guider vers vers une vie meilleure.</p>
<p>Ah si les invités aux émissions télé pouvaient nous dire la vérité sans langue de bois, ni sans démagogie!</p>
<p> Ah si Mustapha Alaoui pouvait céder l&#8217;antenne de la ex-RTM à un jeune lors des reportages sur les activités royales ou lors l&#8217;émission Hiwar!</p>
<p> La liste est ouverte &#8230;&#8230;&#8230;</p>
<p> Ah si&#8230;&#8230;&#8230;Allez-y&#8230;&#8230;.Lâchez-vous&#8230;&#8230;Mais dans la bonne humeur&#8230;&#8230;..Nous sommes en période de fête.</p>
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		<title>CASCADES MARINES</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 21:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

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		<description><![CDATA[La mer n&#8217;a pas fini de m&#8217;étonner cette année. Voilà quelques jours, je me promenais à Harhoura et j&#8217;ai été frappé par les &#8220;cascades marines&#8221; qui peuvent se former sur ses rochers. Un spectacle assez déroutant &#8230;&#8230;Etais-je au bord de la mer ou sur les rives d&#8217;un petit torrent de montagne? Je vous fais partager [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mer n&#8217;a pas fini de m&#8217;étonner cette année.</p>
<p>Voilà quelques jours,  je me promenais à Harhoura et j&#8217;ai été frappé par les <strong>&#8220;cascades marines&#8221; </strong>qui peuvent se former sur ses rochers.</p>
<p>Un spectacle assez déroutant &#8230;&#8230;Etais-je au bord de la mer ou  sur les rives d&#8217;un petit torrent de montagne?</p>
<p>Je vous fais partager mes découvertes .</p>
<p>Cliquez sur ce lien et bon ftour.</p>
<p><a href="http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/CascadesMarines120908?authkey=eQoAlVTFFrw">http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/CascadesMarines120908?authkey=eQoAlVTFFrw</a>#</p>
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		<title>DES TRACES QUE LE TEMPS EFFACE</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/des-traces-que-le-temps-efface/</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 09:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coup de blues]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[personnel]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;étais en train de revoir les photos que j&#8217;ai prises cet été&#8230;.J&#8217;en ai prises des centaines sur la plage &#8230;.J&#8217;ai retrouvé une petite série où je m&#8217;amusais à essayer de saisir les traces laissées sur le sable &#8230;.Ces photos n&#8217;ont aucune prétention ni valeur artistique&#8230;&#8230;Rien à voir avec que ce que réussit TOO BANAL par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;étais en train de revoir les photos que j&#8217;ai prises cet été&#8230;.J&#8217;en ai prises des centaines sur la plage &#8230;.J&#8217;ai retrouvé une petite série où je m&#8217;amusais à essayer de saisir les traces laissées sur le sable &#8230;.Ces photos n&#8217;ont aucune prétention ni valeur artistique&#8230;&#8230;Rien à voir avec que ce que réussit TOO BANAL par exemple, ou d&#8217;autres bien plus doués que moi.</p>
<p>Mais ces quelques photos m&#8217;ont fait penser aux billets qui nous mettons en ligne &#8230;.On les travaille ou pas, selon le sujet, l&#8217;envie, l&#8217;inspiration&#8230;..On les propose à la lecture &#8230;&#8230;.Ils seront lus ou pas&#8230;&#8230;Ils seront commentés ou pas&#8230;&#8230;.Ils passeront inaperçus, très souvent &#8230;</p>
<p>De simples traces que nous laissons sur la toile&#8230;.Des traces que le temps efface&#8230;&#8230;..</p>
<p>Regardez&#8230;&#8230;</p>
<p><a href="http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/TracesSurLeSable260808?authkey=W0TsVHFqkeo">http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/TracesSurLeSable260808?authkey=W0TsVHFqkeo</a>#</p>
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		<title>LA VIE DANS LES ROCHERS</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/test-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 13:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[je me lâche]]></category>
		<category><![CDATA[personnel]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfant de la mer, certes mais je ne connaissais pas les rochers, ni les falaises, ni les marées fantastiques qui font que la mer fuit loin, là-bas, découvrant dans des immensités de rochers qu’elle recouvrait quelques heures auparavant ! Enfant de la mer, je n’en connaissais que l’aspect ludique….Je n’ai jamais aimé la pêche, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Enfant de la mer, certes mais je ne connaissais pas les rochers, ni les falaises, ni les marées<span>  </span>fantastiques qui font que la mer fuit loin, là-bas, découvrant dans des immensités de rochers qu’elle recouvrait quelques heures auparavant !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Enfant de la mer, je n’en connaissais que l’aspect ludique….Je n’ai jamais aimé la pêche, je n’ai jamais pratiqué la chasse sous-marine….Mes poissons, je les ai toujours choisis chez mon poissonnier ! Mes moules, je les prends chez le revendeur, déjà décortiquées ! Mes crevettes sont souvent congelées !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et pourtant, je me suis toujours considéré comme enfant de la mer ! Je ne peux pas vivre sans respirer l’air iodé ! Je ne peux pas survivre sans aller me promener le long de la mer, quelque soit le temps, par les froids après-midi de décembre comme sous le doux soleil du printemps ou de l’automne ! Je ne peux imaginer de vacances d’égté sans des heures entières face à la mer, à me dorer au soleil, à jouer sur le sable des plages d’interminables partie de volley ou de « raquettes », <span> </span>à me bercer par la houle en faisant la planche, à me prendre pour Tarzan en crawlant la tête hors de l’eau, à me glisser voluptueusement l’eau dans une brasse silencieuse ou <span> </span>à me laisser entraîner par les vagues dans des « taxis » ou des « sous-marins » ébouriffants….</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Enfant de la mer, je ne connaissais pourtant rien de<span>  </span>la mer finalement…Sinon, le plaisir de vivre face à la mer et de profiter de son spectacle sans cesse renouvelé.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Cet<span>  </span>été, j’ai enfin découvert que la mer c’était aussi les rochers, ces « pierres » que, en citadin impénitent, j’ai toujours ignorées.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et j’en fus émerveillé…..</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Il y a une vie dans les rochers….</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je invite à partager ma découverte que j’ai captée en une série de photographies.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">N’étant ni photographe aguerri <span> </span>ni surtout artiste, je vous livre mes « œuvres » sans aucune prétention…Juste pour le plaisir de partager….</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Alors cliquez sur ce lien et BONNES VACANCES &#8230;</font></p>
<p><a href="http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/LaVieSurLesRochers?authkey=v9P8mtrxSPY">http://picasaweb.google.com/bouziane.abdelhamid/LaVieSurLesRochers?authkey=v9P8mtrxSPY</a>&#8220;</p>
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		</item>
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		<title>&#8220;MY LIFE IN FAST FORWARD&#8221;</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/my-life-in-fast-forward/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/my-life-in-fast-forward/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 13:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour commencer les vacances d’été, Citoyenhmida  se lâche à nouveau et laisse vagabonder son imaginatio!   Cette fois-ci, je vous propose  un voyage dans  la vie apparemment simple et fade d’une jeune femme. Une jeune femme comme nous en croisons tous les jours autour de nous,  mais qui – ainsi  dirait Verlaine – « n’est tout à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pour commencer les vacances d’été, <strong>Citoyenhmida<span>  </span>se lâche à nouveau et laisse vagabonder son imaginatio!</strong></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Cette fois-ci, je vous propose  <strong>un voyage dans<span>  </span>la vie apparemment simple et fade d’une jeune femme</strong>. Une jeune femme comme nous en croisons tous les jours autour de nous,<span>  </span>mais qui – ainsi <span> </span>dirait Verlaine – « n’est tout à fait la même ni tout à fait une autre », <strong>une jeune femme qui aurait eu la chance ou le malheur de vivre plus vite que la vie!</strong></font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ce ne semble très <span> </span>pas très clair, je le reconnais ! Alors, <strong>lisez avec beaucoup d’indulgence, cette petit récit, décousu</strong>, <span> </span>qui n’est ni tout à fait la vérité, car la vérité est parfois bien plus tortueuse que la plus tortueuse des imaginations<span>  </span>ni tout à fait le fruit de l’imagination, <span> </span>à laquelle j’ai recouru maladroitement<span>  </span>pour donner un semblant d’intérêt<span>  </span>à<span>  </span>ce que je narre.</font></p>
<p><font face="Times New Roman"></p>
<p style="text-align: center"><img width="253" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2008/07/avion.thumbnail.jpg" alt="avion.jpg" height="98" /></p>
<p></font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>&#8220;My life in fast farward&#8221;!</strong> Cela ressemble à un titre de chanson. Pourtant&#8230;&#8230;.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><font face="Times New Roman">En refermant le classeur devant moi, je regardai le président du jury, presque dans les yeux, en fait en fixant son front et en articulant lentement ette phrase que je m’étais promise pourtant de ne pas prononcer :</font><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">« Madame, messieurs, je vous remercie de votre attention ! ».<span>  </span></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">De vagues applaudissements s’élevèrent dans l’amphithéâtre presque désert. La soutenance d’une thèse de 3<sup>ème</sup> cycle sur la reproduction<span>  </span>des termites rouges n’intéressait pas forcément grand monde !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Mais pour moi, ce moment était l’aboutissement d’un processus que j’avais engagé sans le vouloir et dans lequel je me suis laissée entraîner. La seule issue était que ce jury soit convaincu de ma prestation : une bourse pour continuer mes recherches auprès de l’université de <span> </span><span> </span><span> </span>Mexico m’attendait.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pourquoi le Mexique ? A cause des termites ? Non, rien à voir ! Mais le Mexique <span> </span>était le pays le plus lointain qui ait bien voulu m’accorder une bourse ! Je voulais absolument partir, partir le plus loin possible, pour tout laisser derrière moi !</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">o</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><span>                                                           </span>o<span>             </span>o</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Tout laisser derrière moi ? Que pouvait bien laisser derrière elle une jeune femme de vingt-six ans ? </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Une déception amoureuse ? Oh que non ! Je n’ai eu le temps <span> </span>de vivre ni histoire d’amour ni déception amoureuse !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Un secret intime donc, qui aurait marqué mon enfance et que j’aurais traîné comme une maladie honteuse…Non, mille fois, non…..Ma enfance a été lisse, sans relief ni souvenirs….L’école, les résultats brillants, les cours de violon que j’appréciais, les livres, des centaines de livres qui me faisaient voyager…</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Un choc psychologique qui aurait bouleversé ma vie alors…La perte d’un<span>  </span>être cher, d’une amie….Peut-être un échec scolaire qui aurait brisé le rêve d’une vie ? Non, non et non !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">J’ai traversé mon adolescence<span>  </span>sous le regard bienveillant de mes parents, bienveillant et un peu sévère, sans<span>   </span>drame<span>  </span>ni affrontement. Ils m’ont accompagné jusqu’à mes dix-huit ans, par leur présence constante, parfois pesante, mais jamais gênante. Il faut dire que mes résultats<span>  </span>scolaires ont toujours été à la hauteur de leurs ambitions : je ne les ai jamais déçus et c’était leur unique souci !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">o</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><span>                                                           </span>o<span>    </span><span>         </span>o</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Alors fuir quoi ? Une vie monotone, trop bien tracée, balisée par des jalons trop fixes, trop <span> </span>rigides, trop étouffants ? </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Non, je voulais juste laisser derrière moi cette tranche de ma vie entre depuis mes dix huit ans jusqu’à maintenant.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Huit ans de ma vie durant lesquels j’ai accumulé plus de souvenirs que si j’avais vécu cinq vies simultanées, enchevêtrées, comme si j’avais été<span>  </span>à la fois moi-même et bien d’autres à la fois et successivement !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Une période de ma vie qui aurait pu être l’œuvre d’un monteur de cinéma doté d’une imagination perverse et désordonnée, qui aurait mis bout à bout des séquences prises au hasard mais qui en fin de compte seraient le film de ma vie.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Mais un film en accéléré,<span>  </span>sans pause, sans répit, un film où les scènes se succèdent sans l’héroïne ait le moindre<span>  </span>pouvoir sur le déroulement des événements. Une suite d’évènements, sans relation apparente, comme un jeu de cartes que l’on battrait, mais où la dame<span>  </span>apparaîtrait<span>   </span>chaque fois.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Huit années de ma vie qui se sont succédées à un rythme parfois fou et désordonné, d’autres fois<span>  </span>d’une lenteur exaspérante, durant lesquelles j’ai vécu ce qu’une femme normale aurait vécu en plusieurs décennies !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">o</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><span>                                                           </span>o<span>             </span>o</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">En montant la passerelle de l’avion, j’avais l’impression que je décollais déjà et que je laissais sur le tarmac <span> </span><span> </span>une vie qui ne m’a jamais appartenu, plus exactement plusieurs vies grossièrement mêlées, dans lesquelles je figurais le souvent sans avoir rien demander, rien exiger ! En fait, j’ai eu l’impression qu’au lieu de vivre vraiment, <span> </span>j’avais appuyé sur le bouton « F.W. » d’une vidéo.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je laissais donc sur le tarmac des valises pleines d’événements, de souvenirs …Je me retournai et<span>   </span>j’essayai d’en faire vite un dernier inventaire. </font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">o</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><span>                                                           </span>o<span>             </span>o</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je tentai un flash-back mais je ne réussis qu’à me souvenir de quelques images, qui semblaient remonter d’un puits sans fonds.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Mon premier jour à la faculté des sciences ….Mais ai-je jamais été une véritable étudiante ? Je n’ai pas d’autre souvenir de mes études que ce premier jour …Ma première année d’étudiante se confond totalement avec mes fiançailles. Mes parents ont tenu à ce que l’on se fiançailles dès les vacances de printemps …</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Mes années d’étudiante ….Je n’ai jamais été une étudiante comme les autres.. Je n’ai jamais connu les assemblées générales, ni les bals, ni les restaurants universitaires, ni les problèmes de logement, ni de transport….Ni les queues devant le kiosques de photocopies…Rien ….Nous habitions un très bel appartement ; j’avais<span>  </span>à ma disposition un chauffeur ; une assistante de mon mari se chargeait de me préparer les cours, de faire les recherches, de réaliser les tirages. Je passais et réussissais mes examens par miracle, entre une réception ici, un dîner là, un cocktail plus loin…</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je voulais être étudiante, je me suis trouvée épouse d’un homme d’affaires, fort affairé.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et bien sûr, un homme d’affaires doit avoir des enfants : nous en eûmes donc, deux charmants jumeaux que je n’ai jamais voulus et que je n’ai jamais aimés. Mais je fais semblant de m’en occuper, bien que ce soit la nurse qui l’ait vraiment fait.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ma vie de maman aura donc été aussi inexistante que le reste : mes jumeaux ont grandi, je ne m’en suis<span>  </span>rendu compte<span>   </span>que quand il a fallu parler d’école, mais c’est leur père qui s’en est occupé. Tout semble si simple avec lui.</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Un jour, mon époux a compris que j’étais une mauvaise épouse et une mauvaise mère ! Je n’ai pas essayé de l’en dissuader. Nous nous séparâmes : je n’ai rien demandé, il ne m’a rien accordé. La séparation fut sans douleur, sans drame, sans conséquence pour moi ! Ma vie continuait à ne pas m’appartenir !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ma vie de professeur que je continuais à mener après mon divorce n’avait pas plus<span>  </span>d’intérêt pour moi que ma vie d’épouse ingrate<span>  </span>et de mère négligente. Enseigner les rudiments de la vie à des adolescents<span>  </span>boutonneux n’avait rien d’exhalant et je n’y apportais aucun enthousiasme.<span>  </span>Le temps était ponctué par les mêmes cours que je récitais, les mêmes devoirs que je corrigeais sans conviction, les mêmes vacances que je passais aux mêmes endroits !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">o</font></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><span>                                                           </span>o<span>             </span>o</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Pourtant, pour une fois, j’ai pris une décision de ma propre initiative. En écoutant la télévision, j’avais entendu que la faculté ouvrait<span>  </span>aux enseignants la possibilité de préparer un diplôme de troisième cycle.<span>  </span>Je m’inscrivis sans conviction, mais je fus vite absorbée par ce que l’on me proposait et c’est ainsi que je me suis retrouvée,sans l’avoir vraiment voulu, face à ce jury à pérorer sur la vie sexuelle des termites rouges !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et ce jour, ni mes parents ni mon ancien mari, n’étaient présents pour applaudir l’aboutissement concret de la seule décision que j’ai prise moi-même ! </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Je l’ai eu ce diplôme qui me permettra enfin de vivre ma propre vie ! </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><u><o:p><span style="text-decoration: none"></span></o:p></u><u><o:p><span style="text-decoration: none"></span></o:p></u><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
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		<title>AD VITAM AETERNAM&#8230;.</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Mar 2008 11:39:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[Citoyenhmida, après une longue période d’hibernation, se lâche encore une fois et va tenter de raconter l’histoire bien triste d’une union impossible. « Dans les contes, les mariages sont toujours heureux. Il en va autrement dans la vraie vie ! Là, les mariages les plus fréquents sont ceux qui n’avaient aucune chance de réussir et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Citoyenhmida, après une longue période d’hibernation, se<span> </span>lâche<span> </span>encore une fois<span> </span>et va tenter de raconter l’histoire bien triste<span> </span>d’une union impossible.<span> </span></p>
<p><o:p></o:p>« Dans les contes, les mariages sont toujours heureux. <span></span><span></span>Il en va autrement dans la vraie vie ! Là, les mariages les plus fréquents sont ceux qui n’avaient aucune chance de réussir et<span> </span>ont pu cependant tenir, parce<span> </span>que l’épouse s’est sacrifiée au nom de ses enfants ou parce qu’elle n’avait <span></span>pas d’autre choix.<o:p></o:p>Plus rares, <span></span>d’autres unions <span></span>résistent au temps, <span></span>parce que l’époux <span></span>se sacrifie, parce qu’il prend à son compte <span></span>l’échec de <span></span>son mariage, parce qu’il assume seul les moments les plus terribles de sa vie de couple. <span></span><span></span><span></span><o:p></o:p>Ainsi, par exemple, en a-t-il été <span></span>de <span></span>Hadj Kouider.<o:p></o:p>Hadj Kouider – quand il a demandé la main de sa future épouse – prévoyait les<span> </span>difficultés <span></span>qu’il aurait<span> </span>à affronter dans son futur couple.<o:p></o:p>Un commerçant dans la force de l’âge n’épouse pas sans risque une jeune fille moderne. Et Hadj Kouider était décidé à courir ce risque.<o:p></o:p>Une jeune fille moderne, qui a goûté à la liberté que l’époque lui offrait, n’épouse pas un homme qu’elle n’aime pas sans le lui faire payer, le plus cher possible. Hadj Kouider était prêt à payer le prix.<o:p></o:p>Le marché était clair ! Hadj Kouider l’a accepté, mais sans prendre en compte l’énorme désir de liberté de sa future<span> </span>épouse.<o:p></o:p>Pendant des années, ce couple,<span> </span>bancal dès le premier jour, a traversé la vie clopin-clopant, évitant les obstacles par la seule volonté de Hadj Kouider de les contourner, de les ignorer et en de très rares fois de les affronter, pour toujours finir par <span></span>les dépasser.<o:p></o:p>Et plus la vie avançait, plus le couple s’enlisait dans des difficultés, plus Hadj Kouider semblait se complaire dans cette situation. Son unique préoccupation était de tenter de conquérir cette femme qui,<span> </span>chaque jour, s’éloignait de lui.<o:p></o:p>Chaque caprice de son épouse<span> </span>était immédiatement exhaussé, quel qu’en soit le prix,<span> </span>fût-il celui de sa fierté et parfois de son honneur.<o:p></o:p>Dans une ville où tout se sait à l’instant même où le moindre événement se produit, par le fait d’une tendance au cancan absolument remarquable, Hadj Kouider était l’objet de la risée de tous. Il le savait, il faisait semblant de ne rien en éprouver : son seul bonheur se mesurait à voir sa femme lui revenir tous les soirs.<o:p></o:p>Il ne lui demandait jamais où elle disparaissait, avec qui elle était ni ce qui occupait ses journées.<o:p></o:p>Au fil des années, Hadj Kouider voyait pourtant sa femme s’éloigner de lui, jour après jour. Une peine immense commençait à l’envahir, non pas<span> </span>à cause de la conduite de sa femme, qu’il comprenait et qu’il excusait, mis à cause du mépris qu’il sentait dans sa voix quand <span></span>elle s’adressait à lui, qu’il voyait grandir dans les rares regards<span> </span>qu’elle lui lançait et surtout dans les terribles silences dans lesquels elle <span></span>s’enfermait la plupart du temps.<o:p></o:p>Le commerçant prospère que fut <span></span>Hadj Kouider n’était plus que l’ombre de lui-même. Sa clientèle l’abandonnait, lui ne faisait rien pour la retenir ! Les exigences de sa femme se faisaient de plus en plus exorbitantes, ses affaires périclitaient et les dettes s’accumulaient. Hadj Kouider ne tenait le coup qu’en vendant à vil prix les propriétés qu’il avait acquises jadis, <span></span><span></span><span></span>jeune commerçant doué et apprécié.<o:p></o:p>Hadj Kouider s’enlisait sans espoir de retour dans un enfer dont il espérait pourtant pouvoir se sortir. Jusqu’à ce l’inconcevable se produisit.<o:p></o:p>La terrible nouvelle tomba, après une visite médicale de routine. Sa femme était atteinte d’un mal incurable.<span> </span><o:p></o:p>Hadj Kouider en ressentit un <span></span>infini sentiment de bonheur : il tenait enfin sa revanche, il allait enfin montrer à sa femme qu’il était le seul à pouvoir s’occuper d’elle, qu’elle ne vivrait dorénavant que par lui, Kouider.<o:p></o:p>Et en fait, Hadj Kouider n’a depuis vécu que pour sa femme.<span> </span>Mieux que l’infirmière la plus douée et la plus dévouée, il n’eut de cesse que de s’occuper à soulager son épouse. Il n’avait aucun autre souci dans la vie que son bien-être bien relatif.</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal">Pourtant cette période s’avéra la plus difficile, la plus douloureuse dans la vie de ce couple.</p>
<p><o:p></o:p>Malade, affaiblie, dépérissant jour après jour, l’épouse de Hadj Kouidier refusait de voir sa vie dépendre de ce mari qu’elle haïssait et qu’elle méprisait.<o:p></o:p>Chaque geste de Hadj Kouider était accueilli par une bordée de récriminations, très vite suivies d’injures, qu’il faisait mine de ne pas entendre. <span></span><o:p></o:p>Plus le mal s’installait dans le corps de sa femme, plus Hadj Kouider redoublait d’attention, de soin, de tendresse et plus les réactions de sa femme se faisaient plus blessantes.<o:p></o:p>Le couple, naguère désuni dans le confort matériel, était encore plus déchiré dans les difficultés. Chaque poussée de douleur de sa femme s’accompagnait d’invectives et d’injures, comme si le pauvre Kouider était responsable du mal qui détruisait irrémédiablement sa femme.<span> </span><o:p></o:p>Chaque prise de médicaments, que Hadj Kouider savait inefficaces mais nécessaires, devenait une séance de torture pour les deux époux.<o:p></o:p>Plus elle s’affaiblissait, plus la haine pour son mari se décuplait : elle ne voulait pas partir et le laisser en vie.<o:p></o:p>Mais Hadj Kouider ne renonçait pas, tout comme sa femme ne cédait pas.<o:p></o:p>Epuisée par sa haine, <span></span>elle a fini par céder devant le mal qui la rongeait.<o:p></o:p>Hadj Kouider l’a accompagnée <span></span>jusqu’à sa dernière demeure, pleurant comme jamais un homme <span></span>de son entourage <span></span>n’avait pleuré ! Il se lamentait de son échec total : il n’avait pas réussi à conquérir la femme pour laquelle il avait sacrifié sa vie !<o:p></o:p>Depuis, Hadj Kouider n’a plus accordé de sens ni d’objectif à sa vie. <span></span><span></span>Il se laissa aller, espérant mourir le plus vite possible. Il ne mangeait pratiquement plus. Il n’adressait plus la parole à personne ! Il refusait tout contact avec quiconque !<o:p></o:p>Il restait des heures à regarder les quelques rares <span></span>photos de sa femme qu’il avait réussi à lui voler. L’une surtout le transportait dans un monde totalement dément : sa femme, la mine espiègle,<span> </span>déposait sur sa joue un bisou…..On aurait dit une jeune fille avec son père.<o:p></o:p>Hadj Kouider s’opposait à ce que l’on s’occupe de lui ! Dès que quelqu’un lui proposait de le prendre en charge, il se mettait dans une colère terrible, lui qui durant toute vie avait été l’exemple du calme et de la retenue !<o:p></o:p>Et ce qui devait advenir advint ! Hadj Kouider, épuisé et sans volonté de vivre cessa de vivre sans que personne ne s’en aperçoive !<o:p></o:p>Son cadavre fut<span> </span>découvert trois jours après sa mort !<o:p></o:p>Son enterrement eut lieu un jour d’orage, sous un ciel en furie, sous un déluge de pluie mélangée de vent et de grêle. Seul était présent le fossoyeur et le voisin qui avait alerté les autorités.<o:p></o:p>Quand les premiers membres de sa famille <span>ont pu venir </span>se recueillir sur sa tombe, ils furent<span> </span>pétrifiés de stupeur<span> </span>!<o:p></o:p>Par le hasard le plus extraordinaire, Hadj Kouider avait été inhumé contre la tombe de son épouse !<o:p></o:p>Il aura l’éternité pour <span></span>perpétuer<span> </span>sa vaine quête <span></span>de la conquérir ! »</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><span></span></p>
<p><o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><span></span></p>
<p><o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><span></span></p>
<p><o:p></o:p></p>
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		<title>MAIS QUI A DONC DIT : &#8220;MA DIR KHEIR, MA YA TRA BASS&#8221;</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jan 2008 16:32:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[je me lâche]]></category>

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		<description><![CDATA[S’il y a un adage marocain que je n’apprécie pas du tout, c’est celui-ci : « Ma dir khair, ma ya tra bass ! » En substance, ne faisons de bien, il n’y aura pas de dégâts ! Toute la fatalité du monde, tout le pessimisme, toute l’irresponsabilité réunie en quelques mots. L’histoire que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-content">S’il y a un adage marocain que je n’apprécie pas du tout, c’est celui-ci :</p>
<p>« Ma dir khair, ma ya tra bass ! »</p>
<p>En substance, ne faisons de bien, il n’y aura pas de dégâts ! Toute la fatalité du monde, tout le pessimisme, toute l’irresponsabilité réunie en quelques mots.</p>
<p>L’histoire que je vais essayer de raconter tend justement de contredire ce renoncement.</p>
<p align="center"><strong>MAIS QUI A  DONC DIT : </strong></p>
<p align="center"><strong>« MA DIR KHEIR, MA YE TRA BASS ! »</strong></p>
<p>Chaque fois que Jaafar rentrait enfin de journée, il aimait regarder les enfants jouer dans le jardin de la résidence où il habitait.</p>
<p>Il s’arrêtait le temps de fumer une cigarette, admirant la pugnacité des uns à défendre leur ballon, l’habilité des autres à dribbler, ou bien la fougue de certains lors des petits matchs de football, certes sans enjeu mais joués avec un cœur formidable.</p>
<p>Il aimait voir les plus petits jouer à cache-cache, se terrant maladroitement derrière une voiture avec la certitude de ne pas être découverts par leur camarade, ou bien se glissant derrière un arbre, sûr d’être à l’abri.</p>
<p>Mais le plus souvent, les gosses tournaient comme des fous autour des pâtés de maisons, au guidon de leurs bicyclettes, hurlant, riant, suant, frôlant les voitures an stationnement dans les allées, les éraflant parfois au passage.</p>
<p>Jaafar appréciait  cette vie que les gosses donnaient à la cité, même si parfois elle devenait envahissante ou bruyante.</p>
<p>Mais chaque jour, son regard s’attardait sur ce jeune garçon, toujours adossé à un arbre, ne participant jamais ni aux matchs de foot ni aux courses folles. Il restait là, un pied contre le tronc, les mains dans les poches, suivant du regard ses camarades, leur lançant un encouragement par ici, une vanne par là.</p>
<p>Pourtant quand le ballon roulait jusqu’à ses pieds, il s’en emparait, en jonglait avec un certain art avant de le renvoyer à ses camarades d’un grand coup de pied précis. Et quand un des petits dérapait avec sa bicyclette, il se précipitait, l’aidait à se relever et d’une belle poussée dans le dos, le faisait repartir avant qu’il ait eu le temps de commencer à pleurer.</p>
<p>Jaafar regardait ce gosse avec curiosité, lui souriait en lui lançant un grand geste de la main. Parfois le gosse renvoyait le sourire et le geste, d’autres fois, comme plongé dans ses rêveries, il restait complètement indifférent.</p>
<p>Le mystère de ce gosse intriguait Jaafar, qui n’osait pas chercher à en savoir plus. Le gosse était peut-être malade, il souffrait éventuellement de problèmes personnels ou familiaux qui ne regardaient en rien Jaafar.</p>
<p>Pourtant, il tenait absolument à communiquer avec ce gosse, à essayer de comprendre son comportement, son silence, à tenter de le faire sortir de sa coquille.</p>
<p>Un jour en mettant de l’ordre dans son placard, Jaafar dénicha une paire de raquettes de badminton, rangées dans leur étui, avec trois volants, le tout en parfait état. Jaafar avait gagné ce jeu dans une tombola mais ne s’en était jamais servi.</p>
<p>Il décide de l’offrir au gamin, en se disant que c’était l’occasion  pour le petit de pouvoir trouver un compagnon de jeu.</p>
<p>-	Voilà, fiston, je te les offre ! Tu pourras jouer toi aussi, et avec le copain de ton choix ! -	Merci, m’sieur ! se contenta de lui répondre le gosse en prenant le paquet, qu’il posa à ces pieds.</p>
<p>Le lendemain, alors que Jaafar garait sa voiture, il fut étonné de voir le gamin, l’étui à raquettes à la main, entrain de l’attendre.</p>
<p>-	Je vous rends votre truc, m’sieur ! -	Mais pourquoi donc, je te les ai données. Elles sont à toi ! -	C’est un truc de filles, m’sieur !</p>
<p>Il posa le paquet sur le capot de la voiture et partit, les mains dans les poches.</p>
<p>Jaafar, un peu déçu, voire vexé, ramassa l’étui à raquettes et monta chez lui, en ressassant  la réflexion du gamin :</p>
<p>-	C’est un truc de fille !</p>
<p>Au fond, le gamin avait raison. Si lui-même n’avait utilisé ces fameuses raquettes, c’est qu’au fond il avait le sentiment confus que c’était un jeu de filles. Impression complètement fausse, il le savait ; il avait vu à la télévision des compétitions de badminton ; cela n’avait rien de spécialement féminin. Mais bon, après tout ce gamin pouvait ne pas apprécier ce jeu.</p>
<p>Jaafar se promit de lui trouver autre chose de plus viril et de plus apte à son âge. Il remisa le jeu de badminton dans le placard en se demandant ce qui pourrait bien convenir au gosse. Il y avait des tas de jouets, de jeux, d’accessoires, dont Jaafar n’a jamais voulu se débarrasser. Il se promettait chaque fois qu’il ouvrait le placard de demander au concierge de venir le vider, mais il y renonçait. Chacun de ses objets lui rappelait un souvenir. Avant de refermer le placard, Jaafar aperçut un ballon de rugby, dégonflé, tout rabougri, portant les traces du dernier match.</p>
<p>Un ballon de rugby, ce n’était pas « un truc de filles » ! Jaafar le prit, en vérifia l’état, constata qu’il suffisait juste de le regonfler pour qu’il reprenne l’aspect normal d’un ballon ovale, à la forme caractéristique, inattendue mais généreuse.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Jaafar revivait la même scène avec le jeune garçon.</p>
<p>-	Tiens, c’est pour toi, jeune homme ! Il est pour toi, ce ballon de rugby ! -	Vraiment, m’sieur ? -	Oui, et c’est un truc de mec, non ? -	Je verrais bien, m’sieur ! Merci, m’sieur !</p>
<p>Le garçon s’éloigna en lançant le ballon ovale vers le ciel et en essayant de rattraper, avec une certaine habilité qui étonna Jaafar. Il le regarda pendant un moment, sûr que cette fois, il avait fait le bon choix et qu’il avait offert exactement ce dont le gosse avait besoin pour s’amuser.</p>
<p>Et pourtant, dès le lendemain après-midi, il dut reprendre son ballon de rugby car le gamin le lui avait rendu, en faisant une petite moue déconfite :</p>
<p>- Personne arrive à jouer avec ce truc, m’sieur !</p>
<p>Tel a été le verdict sec et définitif.</p>
<p>Excédé, mais décidé à aller jusqu’au bout de son projet dont il commençait à mesurer l’inutilité, Jaafar tendit au gosse une petite clé en lui disant :</p>
<p>- Tu connais le débarras, près du logement du concierge ? &#8211; Oui, bien sûr, m’sieur ! Tout le monde ici le connaît ! &#8211; Voilà la clé, tu vas y aller, tu choisiras ce que tu voudras là-bas. Il y a un tas de trucs intéressants. Tu prends ce que tu veux et tu me rends la clé ! Ca te va comme çà ! &#8211; O.K. m’sieur et merci !</p>
<p>Jaafar rentra chez lui, impatient de voir ce que le gosse allait choisir dans ce débarras. D’ailleurs, qu’y avait-il ? Jaafar y avait déposé tout ce qui ne tenait pas dans le petit appartement qu’il venait d’acquérir dans cette résidence, mais dont il ne voulait pas se séparer pour des raisons plus ou moins valables. De la planche de body-board à ses raquettes de tennis, des livres qui étaient complètement dépassés aux vieilles chaussures de randonnée, des vieux disques en vinyle aux accessoires datant de l’époque de ses cours de théâtre. Un véritable bric-à-brac dans lequel le gamin finira bien par trouver ce qui lui plairait.</p>
<p>Et il avait bien raison ! Deux jours plus tard, il fut surpris de voir le jeune garçon avancer vers lui assez maladroitement, chaussé de patins à roulettes. Des patins qui dataient d’un autre temps, qu’il avait complètement oubliés. Des patins en métal, à quatre roues, avec des sangles de cuir. Le garçon souriait en agitant les bras, dans sa progression balourde. Il était heureux ! Il ne s’arrêta qu’en percutant la voiture de Jaafar et tout essoufflé lui dit :</p>
<p>-	Voilà votre clé, m’sieur ! J’ai pris ces patins, vous êtes bien d’accord, m’sieur ? -	O.K., petit,  mais fais attention ! -	Vous en faites, m’sieur ! Merci, m’sieur !</p>
<p>Depuis, chaque soir en rentrant, Jaafar trouvait le gosse entrain de s’entraîner sur ses patins. Les progrès du gamin étaient vraiment remarquables. Mais ce qui étonnait Jaafar, c’est le changement survenu dans le comportement de son ami. Le petit semblait enfin vivre, prendre goût à jouer, à bouger, à exister enfin.</p>
<p>Le gosse prenait de l’assurance ; il semblait dominer ces patins qui dataient pourtant : il exécutait maintenant des mouvements chaque fois plus compliqués, plus élaborés et parfois assez surprenants. Jaafar restait chaque jour un bon quart d’heure à le regarder évoluer dans le parking de la résidence. Même les autres gosses de la résidence commençaient à s’intéresser à celui qui, il y quelques semaines, les snobait superbement. Il les épatait.</p>
<p>Jaafar dut s’absenter durant deux semaines. Deux semaines durant lesquelles, emporté par le tourbillon des réunions de travail, il avait complètement oublié son petit ami.</p>
<p>Mais à peine rentré, il fut comme happé encore une fois par cette histoire. Dès qu’il descendit de sa voiture, avant d’avoir ouvert le coffre pour récupérer sa valise, son attention fut attirée par un attroupement au milieu du parking. Des cris, des applaudissements fusaient. Devant ce spectacle totalement nouveau dans la résidence, Jaafar ne put masquer sa curiosité et malgré son envie de rentrer chez lui, se doucher et se reposer, il se dirigea vers le groupe.</p>
<p>Des dizaines de gosses et plusieurs mamans formaient un large cercle au milieu duquel évoluait avec une aisance magistrale un jeune garçon sur des patins à roulettes. Il tournait sur lui-même, se lançait dans de grands cercles frôlant son public, puis revenait vers le centre en effectuant des dérapages contrôlés, soulevant l’enthousiasme des gamins et des mamans.</p>
<p>Jaafar n’en croyait pas ses yeux !</p>
<p>Il sentit une main se poser sur son bras. C’était la maman du gamin :</p>
<p>- Merci, monsieur, merci, mille fois. Vous lui avez donné une raison de vivre !</p>
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