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Archive for the ‘Livres’

LECTURES CROISÉES ESTIVALES ET BIZARRES

July 12, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

L’été est un bon moment pour lire : on choisit en général de gros pavés, sans aucun intérêt litéraire, des trucs que tout le monde a prétendu avoir lu et qu’on n’a ps le temps d’ouvrir en temps normal…

Pour la part, j’ai chosi quelques livres dont j’ignorais tout, seul le titre m’a inspiré!

J’ai commencé justement par un pavé dont l’action se déroule à Belfast, en 24 heures chrono, le temps pour un nancien voyou irlandais, devenu grand voyou aux USA pour finir comme bénéficiaire d’un programme de protection de témoins après avoir balancé ces anciens acolytes.

Ce thriller est un très mauvaise lecture que je déconseille très vivement, mais que je me suis imposé jusqu’à la dernière page pour voir jusqu’où Adian MacKINTY pouvait pousser le bouchon : dans ce “RETOUR DE FLAMMES“, les cadavres jonchent le sol de capitale irlandaise, dans l’indifférence la plus totale des autorités, malgré les explosions, les fusillades, les enlèvements, les poursuites infernales dans une ville dont on se demande si elle est habitée ou s’il s’agit d’un décor de cinéma.

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Bien que classé dans la SERIE SOIRE des éditions GALLIMARD, cette publication parue en 2009 est à jeter à la poubelle, avec une pensée et des regrets pour le nombre d’arbes abattus pour “commettre” ce livre.

Ensuite, j’ai enchaîné avec un petit livre d’une centaine de pages, exactement 115, que mon ainée avait oublié : or, je fais confiance à son gout littéraire. L’auteur Lui XINWU serait, d’après la quatrième couverture, “l’un des plus grands écrivains chinois contemporains, foi d’éditeur.

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LA CENDRILLON DU CANAL, suivi de POISSON A FACE HUMAINE, publiée par FOLIO 2 en août 2012 sont deux textes d’une simplicité désarmante, mais très touchante, de la vie dans Pékin, après la révolution culturelle imposée par Mao et avec la mise en place de la logique de “l’économie de marché”.

Il ne s’agit pas de nouvelles, ni de romans courts, ni de récits : l’un est l’autre de ces textes fait penser à un documentaire, réalisé avec une petite camera à laquelle rien n’échappe de la réalité quotidienne pékinoise, mais qui n’est guidée par aucun fil rouge et qui n’a rien à prouver, seulement témoigner.

Ces deux productions font-elles de Lui XIMU un grand écrivain ? Peut-être car on dévore ces deux récits avec délectation, sans être perturbé ni par un misérabilisme où il aurait été facile d’entrainer le lecteur ni par une intrigue qui se révèle inutile pour supporter le récit.

Un genre donc à découvrir avec un certain plaisir!

Pour finir ces vacances en bord de mer, j’ai plongé les yeux ouverts dans “DESORDRES” de Jonathan GILLOT un thriller paru en juin 2016 chez les éditions Ex Aequo

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Roman de politique-fiction assez troublant : des fanatiques “nationaux-souverainistes” français s’emparent une petite ville de province, prennent les habitants en otages et tentent de négocier avec le pouvoir républicain.

Le roman est mené tambour battant, avec son lot de violence, de suspens, de rencontres humaines et de situations peut-être surréalistes mais il faut garder en tête l’avertissement de Jonathan Gillot : “les point de vue exprimés dans cette fiction se sont pas nécessairement ceux de l’auteur, mais bien souvent ses pires craintes”.

En ces temps troubles où les extrêmes de tout bords prennent le pas sur les idéologies traditionnelles et équilibrées, la survenance d’événements comme ceux relatés dans DESORDRES n’est pas exclue.

En tous cas, le roman est un bon compagnon des moments de bronzage au bord le plage§

BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES et surtout ne bronzez pas idots!

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FACE BOOK ……Attention danger !

July 04, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

Voilà un roman qui tombe à pic en cette période estivale mais troublée à la fois, car il joint l’agréable à l’utile !

Jérôme DUMOUNIN nous introduit dans “FAUX PROFIL“, paru en 2012 chez les éditions GRASSET, dans un monde qui nous parait actuellement si familier et pratiquement aussi important que le vrai monde réel, le monde des réseaux sociaux et surtout celui de FACE BOOK.

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En effet, pour une grande partie de nos contemporains le monde facebookien représente leur vrai monde, celui où ils évoluent avec une aisance beaucoup plus naturelle que celle qu’ils ont des difficultés à montrer dans la réalité, un monde où ils nouent et dénouent des amitiés virtuelles mais parfois plus durables et apparemment plus sincères que celles de la vraie vie, un monde où ils puisent l’essentiel de leur perception du monde en général, des informations sur ce qui se passe dans la réalité!

Ce roman pose justement le problème de l’importance démesurée que prend ce monde sur la réalité vraie et concrète!

Il met en scène une bande d’amis, tout à fait normaux, bien ancrés dans la vie réelle, ayant chacun un métier, une vie sentimentale, des passions, des problèmes concrets, mais qui, par ailleurs, sont plongés dans le monde de FACE BOOK où ils vivent une partie de leur temps.

Réunis autour du profil très particulier et très attachant à la fois de CYRIL, ils finissent par tomber sous le charme de ses interventions pertinentes, intelligentes, brillantes et parfois très percutantes, à la limite de l’agressivité, mais une agressivité empreinte de culture.

Autour donc de ce CYRIL que personne ne connait personnellement, mais que tout le groupe adule, au même totre que les cinq mille amis déréglementaires” que Face Book lui permet de réunir, se crée un mythe qui donne naissance aux sentiments les plus inattendus.

Certains membres du groupe finissent même par “aimer” vraiment CYRIL au sens le plus concret du terme, à en tomber littéralement amoureux comme dans la vraie vie.

Heureusement, une réaction salutaire finit par se produire et une partie du groupe d’amis “ré&els” décide d’enquêter sur ce CYRIL et finit par découvrir…..

Non, je ne vous dirais pa ce qui sera découvert, je ne “sploilerai” (gâcherai) la fin de ce roman mais je vous dirai quand même si vous êtes un fan de Face Book, faites quand même attention à ces fameux amis que vous pouvez y rencontrer!

PAS DE FATALITÉ DE LA MONTAGNE !

June 25, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Société No Comments →

Je suis immergé depuis une bonne semaine – et surement pour un long moment encore – dans la lecture de “LES JBALA DU RIF – Des lettrés en montagne” de Jacques Jawhar VIGNET-ZUNZ, paru en 2014 chez les éditions “La Croisée des Chemins“.

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Quand j’écris “immergé”, le mot est pris dans son sens le plus concret.

En effet les 409 pages de cet imposant ouvrage constituent un océan de renseignements sur les JBALA, cette population de montagne qui vit sur la partie occidentale et centrale du Rif, entre le détroit de Gibraltar et la trouée de Taza.

L’auteur nous présente ici le fruit d’un travail de trente ans en tant qu’ethnologue du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique, Paris) et de l’INREMAN (Institut d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe et Musulman, Aix-en-Provence.

Il serait prétentieux de ma part de tenter une présentation même sommaire de cette somme, tant sa lecture est ardue mais tellement enrichissante mais aussi tellement passionate, surtout en cette période où le Rif est au centre des préoccupations du Maroc et des marocains.

Cpendant, je crois qu’une fois que j’aurais refermé cet ouvrage, en plus de mille et cent informations que j’y aurai puisées, une phrase restera gravée dans mon esprit, à savoir : IL N’Y A PAS DE FATALITÉ DE L’ARCHAÏSME, DU RETARD ET DE LA MARGINALITÉ DU MILIEU MONTAGNARD”.

Cette conclusion à laquelle est arrivé l’auteur découle, non pas d’élucubrations d’un illuminé, idéaliste et rêveur, mais d’observations et de constats réalisés sur le terrain dans la zone qu’il a étudiée et qu’il a croisés avec d’autres études effectuées en Libye et en Kabylie qui présentent des similitudes de relief et de populations avec le Rif marocain.

Ne serait-ce que pour cette phrase, je conseillerais à tous ceux que la situation actuelle du Rif intéresse ou éventuellement préoccupe préoccupe, de consulter cet ouvrage.

Mahi BINBINE entre le bouffon et le martyr.

June 11, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on Mahi BINBINE entre le bouffon et le martyr.

Mahi BINBINE a publié en mars 2017 chez les éditions LE FENNEC son dernier roman “LE FOU DU ROI

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Il faut signaler que la sortie nationale de cet ouvrage a été concomitante, comme pour les dernières publications de Binbine, à sa parution en France aux éditions STOCK

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Que dire de ce roman?

La première impression est que l’auteur a semble l’avoir enfanté dans une infinie douleur pour plusieurs raisons.

En effet, ce n’est pas aisé de parler d’un père dont le vie consiste essentiel à divertir un roi.

Le récit de la vie quotidienne du défunt roi Hassan II y est abordée par le biais de ce que rapporte le père de l’auteur, qui n’est finalement que le bouffon attitré du souverain. Mahi BENBINE édulcore donc la rôle de son père et romance jusqu’à l’extravagance certaines situations, leur faisant perdre toute crédibilité. Après tout, Mahi est conteur, fils de conteur!

Ensuite, ce roman représente pour l’auteur l’occasion d’aborder le cas de son frère militaire victime expiatoire de la vengeance d’un roi, enfermé durant une vingtaine d’années dans le sinistre bagne de Tazmamart à la suite de la tentative du coup d’état de juillet 1971. Et renié par son père, qui ne pouvait agir autrement sans entraîner toute sa famille dans un trou sans fond.

Mahi BINBINE aurait pu s’approprier la mémoire de son frère et en tirer des passages bouleversants! Mais Mahi BINBINE n’est pas Tahar BENJELLLOUN et il a suffisamment de talent pour évoquer en quelques pages la douleur de la mère et le pardon du fils, sans condamner ni même juger!

De ce livre, je retiendrai pour ma part l’évocation par le père BINBINE du poème “AL MOUNFARIJA” : ces pages m’ont incité à faire des recherches sur ce texte qui m’a toujours intrigué, surtout dans ses diverses formes chantées. J’en parlerais peut-être prochainement.

Il faut lire le livre de Mahi BINBINE, il est très bien écrit, comme les derniers romans de l’auteur que j’avais évoqués ici et .

Un livre écrit avec le cœur, une oeuvre thérapeutique pourrait-on dire. L’auteur précise en effet dans sa présentation en quatrième de couverture : “cela fait des années que je cherche à raconter cette histoire, qui a la fantaisie du conte lointain et la gravité d’un drame humain“.

UNE NYMPHOMANE QUI NE M’A PAS INTÉRESSÉ, MAIS …

May 26, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UNE NYMPHOMANE QUI NE M’A PAS INTÉRESSÉ, MAIS …

DANS LE JARDIN DE L’OGRE“, le premier roman de Leïla SLIMANI, paru en 2014 chez les éditions GALLIMARD, a connu un certain succès d’estime auprès de la critique parisienne et laissait prévoir que l’auteure avait de l’avenir.

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Cela n’a pas été démenti : deux ans plus tard, elle recevait le rpix Goncourt pour son second ouvrage “CHANSON DOUCE” que j’avais évoqué ici même il y a quelques mois.

Que dire du premier roman de Leila SLIMANI?

Pour ma part, pas grand chose! L’histoire de cette nymphomane parisienne ne m’a pas intéressé, je ne suis pas senti concerné par ses problèmes personnels.

Cela ne signifie pas que le livre soit inintéressant : il est très bien écrit et comme dit le critique BILLOT dans STYLIST : “Leila Slimani fait grimper la température et signe un premier livre étourdissant”.

Leila SLIMANI a donc choisi sa voie et elle tient le cap : parisienne d’adoption, elle connait bien sa ville et ses habitants et en parle avec beaucoup de talent. Bravo donc !

Espérons qu’elle continue dans cette veine-là et qu’il ne lui vienne pas à l’esprit d’aborder les problèmes de la femme marocaine : ce qu’elle écrit à ce jour est très bon, elle a son public, nombreux et fidèle et c’est très bien ainsi.

UN ROMAN FÉMINISTE QUI NE DIT PAS SON NOM …

May 19, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UN ROMAN FÉMINISTE QUI NE DIT PAS SON NOM …

Khadija MENEBHI n’est pas une inconnue dans la sphère publique marocaine : acteure de la société civile, chercheuse, professeur, doublement compétente en des matières aussi diverses que la philosophie et les mathématiques, elle vient de signer son premier roman : “LES DÉDALES DE LA MÉDINA” paru en mars 2017 aux éditions AKHIR-SAA.

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Après ses deux premières parutions, (MORCEAUX CHOISIS DU LIVRE DE L’OPPRESSION EN 2003 et RECIT DE FEMMES EN 2013), qui sont avant tout des témoignages, Khadija MENEBHI s’essaie à la fiction mais sans s’éloigner de ce qu’elle sait faire le mieux : témoigner, dénoncer et militer.

L’héroïne – ou plutôt les héroïnes – de son roman sont des femmes de caractère, fortes : Lla Fatna véritable chef de famille, ses filles auxquelles elle a transmis les genes de sa force, ses futures brus victimes de la vie mais pas victimes immolées sans défense, Mahjouba, la marieuse, celle qui tire les ficelles de la vie sociale d’une partie de la médina. Les autres femmes du derb, pour analphabètes qu’elles soient, ne manquaient pas de culture, parfois musicale souvent religieuse. Le récit a pour cadre la médina de Marrakech dans la période qui a suivi immédiatement l’indépendance.

Les hommes traversent le récit comme des ombres, “qu’on ne voyait pas”, à l’instar du mari de Lla Fatna, “totalement sous sa coupe” ou de ses fils qui ne contestaient jamais les décisions de leur mère.

Khadija MENEBHI nous présente donc – même si c’est à travers des clichés éculés et de lieux communs mille fois repris dans la littérature francophone marocaine – un roman qui se veut engagé, le roman d’une femme qui a pris en main son destin et celui de sa famille

Cette oeuvre se lit avec intérêt et un certain plaisir jusqu’à la page 97 où une regrettable et malencontreuse erreur technique nous prive de la lecture de 16 pages (pp. 98-99, 102-103, 106-17, 110-111, 114-115, 117-119, 122-123 et 126-127). Seize pages sur 142, cela rend toute lecture de la suite absolument incompréhensible.

Faut-il le regretter ? Certainement, car un livre est un objet sacré, comme toute création intllectuelle et il ne doit pas être mutilé!

Ces seize pages manquantes auraient-elles rendu meilleure l’oeuvre de Khadija MNEBHI ? Je ne peux en juger et c’est dommage.

Ce genre d’incident porte préjudice à l’auteure et à son effort; il montre les carences du monde de l’édition et ne contribue pas la promotion de la lecture dans notre pays.

LECTURES ………..pour relever un défi lancé par ma cadette!

May 15, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on LECTURES ………..pour relever un défi lancé par ma cadette!

Dernièrement, ma fille cadette m’a reproché la dureté de mon appréciation de l’oeuvre littéraire de notre ancien prix Goncourt national Tahar BENJELLOUN. En effet, le travail de cet auteur n’est pas ma tasse de thé et je le fais savoir quand j’en ai l’occasion.

Elle m’a même lancé un défi : elle se proposait de me présenter “sous couvert d’anonymat” un texte de Tahar Benjelloun, me laissant le soin de porter un jugement disons….”à l’aveugle“. Un peu comme un juré de “THE VOICE” !

Mais j’ai préféré choisir moi-même deux livres de l’écrivain marocain, j’ai opté pour deux titres assez anciens qui m’étaient complètement inconnus et dont je n’avais par conséquece la moindre idée. Il s’agit de “L’ANGE AVEUGLE“, un recueil de nouvelles ayant pour thème central la mafia sicilienne, paru aux éditions du Seuil en 1992 et de “LES RAISINS DE LA GALÈRE“, un roman sur les immigrés algériens en France et leurs difficultés, publié en 1996 par les éditions Fayard -Libres.

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Premier constat que je veux objectif mais sans aucune réserve : notre auteur sait écrire et il domine à la perfection la langue écrite française. . Cela semble évident pour un écrivain, conu et reconnu, mais ce nest pas toujours le cas! Alors, j’en donne ici acte, pour ce que vaut mon constat : Tahar Benjelloun est un grand écrivain, si l’on retient une des acceptions de ce mot retenue par le C.N.R.T.L. En effet, c’est “une personne habile dans l’art d’écrire “.

Dans ces deux ouvrages, très différents dans le genre, très éloignés dans le sujet, le lecteur éprouve un plaisir certain à dérouler les pages, tant la fluidité et le justesse de la langue sont présentes.

La petite beurette, ambitieuse et battante, héroïne de LES RAISINS DE LA GALÈRE, est très convaincante et presque attendrissante.

Le recueil de nouvelles sur la mafia, s’il se laisse lire, ne laisse par contre aucune trace affective : cet ouvrage de commande, malgré une interlocution bien pompeuse, reste lisse et sans intérêt.

Deuxième constat, moins enthousiaste, et qui est constitue la pierre d’achoppement de ma froideur pour ne pas dire maon inimité envers l’oeuvre de Tahar Benjelloun dans son ensemble : dans ces deux livres que j’ai choisis totalement au hasard – le seul critère étant que je ne ne les connaissais pas – Tahar BENJELLOUN exploite le travail des autres pour produire et signer ses œuvres.

LES RAISINS DE LA GALÈRE reprend la galère des enfants d’immigrés que lui a lui racontée SAADIA et qu’un rapport de chercheurs sur le terrain a consigné dans un rapport éponyme. L’auteur le reconnait en quelques lignes à la fin du livre.

L’ANGE AVEUGLE pour sa part compile de manière “littéraire” – puisque c’est ainsi qu’un faut qualifier le travail d’un écrivain – des témoignages, des articles de presse, ou des déclarations.

Il faut se rendre à l’évidence que Tahar BENJELLOUN a très souvent procédé de la sorte : il a toujours su raconter (ou parfois juste re-conter) ce que l’on lui a conté, parfois sous le sceau de la confidence, d’autre fois sous le sceau du secret, souvent sous celui de l’amitié, de la confiance ou de la tendresse. On peut apprécier l’exercice, mais sa répétition devient gênante.

Ceux qui connaissent bien l’oeuvre de Tahar Benjelloun et sa genèse ne me contrediront pas.

Je n’ai jamais pu apprécier cette manière de procéder : bien écrire ne suffit pas à faire un grand écrivain, bien que Tahar Bejelloun prétende que “la fonction principale de la littérature est de cambrioler le réel apparent”.

FAMINE ..MISÈRE..HIER OU AUJOURD’HUI ?

May 12, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on FAMINE ..MISÈRE..HIER OU AUJOURD’HUI ?

Soufiane MARSNI, après avoir publié deux recueils de nouvelles en 2003 et 2009, signe son premier roman “LA GRANDE FAMINE” publié en ce début 2017 chez les éditions MARSAM.

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D’emblée, l’auteur plante le décor de son roman par cette la première phrase : “La grande famine qui frappa le Maroc dans les années quarante provoqua une émigration massive vers les villes“.

Cette période de l’histoire de notre pays est assez mal connue de nos concitoyens, les plus âgés préférant l’oublier, les plus jeunes l’ignorant complètement. Qu’un romancier s’y intéresse est tout à son honneur car c’est un moyen intelligent et peut-être ludique de revisiter notre passé somme toute récent mais occulté.

Le roman relate l’histoire d’une famille de paysans du Maroc profond, chassée de son douar à la suite de la famine provoquée par la réquisition des récoltes par l’occupant français. Ces paysans déracinés vont tenter de s’installer dans la périphérie de Casablanca où le père croit pouvoir trouver du travail.

Dépendant des “bons” donnant droit à de misérables rations alimentaires, cette famille connaîtra l’enfer de la faim et de l’humiliation. La mère restée seule avec ses filles, après la mort accidentelle du père dans un chantier où il était employé comme journalier, usera de tous moyens et de tous les stratagèmes pour subvenir aux besoins de sa progéniture. L’auteur a su rendre, avec un certain talent, toute la misère qui écrase ses personnages.

Ainsi, certains passages du roman rappellent-ils très vaguement quelques pages de “LES RAISINS DE LA COLÈRE” de John STEINBECK, sans en atteindre ni l’intensité ni le pathétisme, notamment celles où l’auteur décrit le voyage de la famille vers la grande métropole.

Mais la technique narrative choisie par l’auteur finit par montrer ses limites : en nous décrivant le Maroc “dial 3am al boun”, Soufiane MARSNI nous parle en fait du Maroc d’aujourd’hui, de ses bidonvilles, des ses moqaddems qui y font la loi, des distributions de denrées de première nécessité lors des campagnes caritatives ramadanesques, des écoles publiques en déliquescence, du travail au noir, de l’exploitation des petites bonnes, bref des maux qui minent encore actuellement notre société.

Pourquoi alors évoquer ce Maroc des années quarante qui mérite d’être décrit, étudié, analysé, en calquant des situations actuelles : la misère d’hier est-elle plus acceptable de celle d’aujourd’hui?

Malgré son style fluide et précis, j’ai le sentiment que Soufiane MERSNI nous a un peu floués, surtout que son récit se perd, dans les derniers pages, dans un dédale assez confus de situations intemporelles qui n’ont qu’un rapport tout relatif avec le Maroc des années noires ! Mais son roman a le mérite d’ouvrir la voie de l’imagination vers ce Maroc occulté officiellement et oublié individuellement.

CHANGER ? Oui, on veut bien mais …..

April 22, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Politique intérieure Comments Off on CHANGER ? Oui, on veut bien mais …..

Quand j’ai vu ce petit livre je n’ai pas hésité un instant : je me suis dit qu’il valait surement la peine d’être lu!

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Et pour cause !

Un titre attirant ! #CHANGER – Debout le Maroc des justes. Un hashtag, le Maroc et les “justes” ! J’avais hâte de découvrir de quels justes il s’agissait?

Un auteur, Anouar ZYNE, présenté comme un véritable homme-orchestre : homme politique, iplomé de Sciences-Po Stasbourg, entrepreneur communicant, consultant, enseignant, chroniqueur. Et aussi ancien secrétaire général de la jeunesse d’un parti politique et dirigeant sportif dans le plus grand club du Maroc : on aurait pu nous préciser qu’il s’gissait de l’Union Constitutionnelle et du W.A.C., cela n’a pas été fait, pourquoi ? Appartenir à l’U.C. et porter les couleur du W.A.C. n’ont rien d’une tare!

Une édition pour compte d’auteur, réalisée par SpeedArt, dont les recettes seraient reversées à l’association JOOD, dédiée “à soutenir les personnes vivant dans la précarité, souvent sans aucun toit et livrées aux aléas de la vie.”

Une préface de Salah EL-OUADIE, le célèbre militant des droits de l’homme, qui nous précise que “ce livre n’est pas un autobiographie, ni un programme politique, ni une rétrospective, ni un étendard d’espérance”.

Mais qu’est-ce donc que ce mystérieux objet imprimé, paru début Janvier 2017.

Il s’agit tout simplement du manifeste du mouvement #CHANGER créé par Anouar ZYNE, dans la foulée de la débâcle de son parti – et de la plupart des grands partis traditionnels – lors des élections législatives du 7 Octobre 2017.

Anouar ZYNE, écarté de la liste des jeunes de l’U.C., avait claqué la porte du parti de Mohamed Sajid pour “divergences sur l’orientation du parti”. Situation classique dans nos partis, tout refus de la “tazqiya” ouvre la voie à une dissidence. Cela s’est vu mille fois sur le “marché politique” national” donnant lieu à des situations parfois ubuesques.

On peut penser ce que l’on veut de ce mouvement et des causes qui ont procédé à s création! Mais la lecture de ce petit opuscule m’a personnellement apporté quelques satisfactions.

J’ai apprécié les passages dans lesquels Anouar ZYNE évoque sa période de militant actif de l’Union Constitutionnelle : c’est ainsi que je conçois en effet le militantisme, par un travail sur le terrain, auprès des gens, avec un esprit de sacrifice, peu importe le parti pour lequel on s’implique!

J’ai aussi lu avec beaucoup d’attention les pages où l’auteur relate sa campagne électorale pour les législatives de 2007 dans la circonscription de Casablanca-Hay Hassani, avec les magouilles internes du parti, les magouilles pour l’obtention des voix des électeurs, les magouilles qui font des élections au Maroc une vraie foire d’empoigne où seuls les plus riches et les plus puissants s’imposent, l’état avec ses moyens n’est pas forcément le grand marionnettiste qui tire les ficelles de ces consultations.

Ce petit livre comprend aussi quelques idées pour réveiller la conscience politique des marocain/es et les amener à participer à la vie publique du pays! Des slogans, pour la plupart, destinés peut-être à réunir quelques déçus d’ici et de là autour d’un projet de nouveau parti …Le énième dans ce pays qui en compte plus qu’il n’en faut ..Je ne sais pa, mais cela en a tout l’air!

Enfin, pour les quelques dizaines de dirhams destinés à être versés à une association caritative, vous pouvez très bien jeter un coup d’œil à #CHANGER de Anouar ZYNE, tout en restant convaincus que cela ne changera pas grand chose au paysage politique marocain.

UN BANQUIER DEVENU PEINTRE ET ROMANCIER

April 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UN BANQUIER DEVENU PEINTRE ET ROMANCIER

>Mon ami Mohamed Rhoulami ne m’en voudra pas de parler de lui en public….Il est devenu un personnage public!
Banquier discret et efficace, compétent et et serviable, il s’est découvert, une fois à la retraite, des dons et même un talent certain pour le dessin et la peinture.

Le voilà donc peintre confirmé!

Cela ne lui a pas suffi : il s’est lancé dans l’écriture! Il vient tout récemment de publier chez The Print Shop un roman intitulé “IDYLLES – destins croisés”.

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Il s’agit d’un roman très marocain, où il est question de l’éternel et vain combat entre les deux civilisations qui sont les piliers du Maroc éternel.

Civilisation berbère, amazigh pour être dans l’air du temps et civilisation fassie, qui finissent par se plier à la volonté d’une jeunesse nouvelle qui obéit à l’amour entre deux êtres très différents et très semblables.

Mohamed RHOULAMI nous raconte très simplement et avec un regard très objectif cette histoire, qui aurait pu être dramatique, sinon tragique mais qui finit par un happy end.

Le récit nous replonge, me semble-t-il avec un brin de nostalgie, dans un certain Maroc un peu révolu, celui qui va de l’après-indépendance jusqu’aux années 70.

Le titre entier du roman “IDYLLE – Destins croisés” laisse espérer une suite à ce récit d’une idylle à laquelle manque ces croisements des destins promis par l’auteur. Nous attendons donc que Mohamed Rhoulami se remette à son clavier pour nous gratifier d’une suite à cette idylle.

DES GENS HEUREUX EXISTENT : Aymeric Patricot en a rencontré!

April 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on DES GENS HEUREUX EXISTENT : Aymeric Patricot en a rencontré!

Quand j’ai vu que Aymeric PATRICOT, né en 1975, était agrégé de lettres, diplômé de HEC ET HESSE professeur en classe préparatoire et qu’il avait publié plusieurs romans, un essai et une enquête sur “la France d’en bas”, je me suis dit que son ouvrage “LES VIES ENCHANTEES – Enquêtes sur le bonheur“, paru en décembre 2015 chez les éditions PLEIN JOUR ne pouvait être qu’intéressant.

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Et je ne me suis pas trompé, en effet!

Pour son enquête, l’auteur a rencontré des “êtres heureux” et qui revendiquent leur bonheur, car le plus souvent ce bonheur qu’elles vivent – malgré son coté inattendu, farfelu ou juste simple – coïncide avec ce qu’elles ont de plus singulier.

Il a regroupé les différentes formes de bonheur qu’il a recensé en six groupes avec pour chaque groupe quatre témoins réels pris dans la réalité de la société français et un auteur français connu.

Ainsi trouve-t-on le bonheur par expansion avec Montaigne comme symbole, par dispersion avec Aragon, par opposition avec Céline, par sublimation avec Prous, par synthèse avec Beauvoir et par dilution avec Colette.

En entrant dans les détails, on découvre qu’un père de famille peut être heureux du simple fait de son état de père, que la dilettante trouve son bonheur dans son inconstance tout comme le cynique se complaît dans son cynisme, que le flic peut être heureux d’être flic et le poète heureux d’être poète et que l’oisif trouvera son bonheur dans le fait de n’avoir rien à faire de précis.

Chaque cas de figure – en fait chaque cas de bonheur” est traité avec précision mais aussi humour et une certaine sympathie.

A vous de décider dans quelle catégorie de “être heureux” vous vous situez !!!!

Une histoire de la capitale du Maroc racontée par RABAT elle-même.

April 14, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Histoire, Livres Comments Off on Une histoire de la capitale du Maroc racontée par RABAT elle-même.

Il fallait une sacrée imagination pour trouver l’astuce consistant à raconter l’histoire millénaire de la ville de Rabat en utilisant le style direct et la première personne su singulier, le narrateur de cette “histoire” étant la ville de Rabat elle-même.

Xavier COUPLET, architecte, urbaniste et économiste, a osé le pari dans son petit ouvrage intitulé “RABAT – Comment je suis devenue capitale” paru en 2011 chez les éditions MARSAM.

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En une bonne centaine de pages, rédigées dans un style très fluide, l’auteur balaie l’histoire de l’actuelle capitale administrative et politique du Maroc, depuis les phéniciens qui ont installé leurs premiers comptoirs sur les bords du Bouregreg jusqu’au XXème siècle où Rabat a été enfin choisie comme capitale du pays.

Au fil des pages, on apprend pourquoi la ville de Rabat semble tourner le dos à la mer, contrairement à la plupart des anciennes cités construite le long de la côte atlantique. En effet, il faut remonter Yacoub Al Mansour pour comperndre ce mystère urbanistique.

Rabat a par ailleurs souffert dans sa chair, dans son développement et dans son épanouissement durant la dynastie des “mérinides” qui lui ont préféré d’une part sa voisine SALE et d’autre part FEZ, où ils ont construit de très belles médersas qui font aujourd’hui encore partie du patrimoine de ces deux villes.

L’histoire de la capitale ne pouvait pas faire l’impasse sur sa période “corsaire” après l’arrivée des “morisques” expulsés d’Espagne : cette période trouble est très bien traitée par l’auteur, avec moult détails.

Rabat continue son histoire, toujours à la première personne, et c’est tellement bien réussi que le lecteur fini par y croire, notamment quand Xavier COUPLET écrit à la dernière page de son livre ces mots attrinués à Rabat : “Pourtant, officiellement, je ne suis toujours qu’un centre administratif provisoire! Vous vous renez compte du ridicule? Rabat, centr administratif provisoire”.

Finalement, ce sera Mohamed Ben Youssef, futur Mohamed V, qui officiliasera le statut de capitale de Rabat en terminant ses premières lettres par ces mots : “Fait dans la capitale, Rabat…”

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Rabat et son histoire, Savier COUPLET propose une bibliographie intéressante.

LECTURES CROISÉES……MAIS SANS LE MOINDRE INTÉRÊT !

March 31, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres Comments Off on LECTURES CROISÉES……MAIS SANS LE MOINDRE INTÉRÊT !

Ces dernirs jours, je suis revenu à ma vraie passion : la lecture et surtout le découverte de nouveaux livres que je ne connais pas, dont je n’ai pas entendu parler auparavant. Ces découvertes de l’inconnu me permettent de porter des jugements personnels sur ce que je lis, sans aucune influence extérieure.

J’ai donc choisi de découvrir trois romans d’auteurs marocains à la notoriété plus au moins établie rt publiés chez les Editions MARSAM

Le premier ‘LE TAPIS ROUGE” est signé par Mohamed OUISSADEN et date de 2013.

tapis rouge

Malgré la prétention affichée par l’éditeur, sur la quatrième de couverture, de voir ce petit roman de 140 pages petit format (14 cm x 18 cm)dont “l’action se situe au Maroc, principalement, à Taroudant, évoquer la France mais aussi l’Afrique.”, l’opus de Mohamed OUISSIDEN est confus et plutôt mal écrit.

Je n’ai trouvé aucun plaisir ni aucun intérêt à suivre les péripéties des héros plus qu’improbables de ce roman où Jacques CHIRAC semble jouer l’arlésienne.

A signaler que l’auteur de cet ouvrage est lauréat du prix de création littéraire de 2M (6ème édition 2011-2012). Comme quoi, j’ai raison de ne pas me fier aux prix littéraires pour juger une oeuvre.

Le deuxième livre que j’ai lu ces derniers jours est “LA DAME A LA DJELLABA ROUGE” …Décidément, le rouge m’attire! L’auteur Ahmed MASSAIA, spécialiste reconnu du théâtre marocain, aurait se tenir à sa spécialité et ne pas se lancer dans le roman.

djellaba

Parler des bidonvilles de Salé et de la pauvreté peut s’avérer un grand et pathétique sujet quand on est un grand écrivain, sinon cela donne une suite de situations sans queue ni tête où seul compte un étalement de la misère qui confine au voyeurisme, sans le moindre intérêt ni littéraire ni sociologique.

Habib MAZINI, dont j’avais rendu compte ici et de certains de ses précédents ouvrages est un auteur assez fécond qui a touché à plusieurs domaines littéraires avec plusieurs essais et romans, dont des romans pour jeunes.

Son dernier opus “LA VILLA AUSTRALIA“, paru au mois d’octobre 2016, se déroule dans la société bourgeoise de Casablanca.

villa_australia_071

J’ai eu du mal à suivre les méandres d’une sombre et compliquée histoire de propriété foncière, de procès, de magouilles immobilières, de femmes bien sûr, dans un Maroc trouble des années 80 qui est déjà bien loin de nous.

Bref, trois romans, trois auteurs, trois flops à mon sens …et tous les trois chez le même éditeur. Peut-être que MARSAM devrait revoir son comité de lecture.

Un petit livre troublant et perturbant

March 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres Comments Off on Un petit livre troublant et perturbant

Il y a longtemps que je n’ai pas eu entre les main un vrai livre sérieux, profond, qui fait réfléchir et qui pose de vraies questions sur de vrais problèmes.

LE PHILOSOPHE ET LE DJIHADISTE” de Jean-Yves LE LOUP, paru en mai 2016 chez les Presses du Châtelet, aborde en effet la question fondamentale que se posent les personnes sensées en cette période difficile que traverse le monde : “QUE FAIRE FACE A LA VIOLENCE?“.

PHILOSOPHE

Jean-Yves LELOUP, prêtre orthodoxe, philosophe et théologien, est l’auteur d’une quantité impressionnante d’ouvrages – plus de soixante si l’on compte les publications collectives – qui traitent essentiellement de la spiritualité au quotidien et de l’approfondissement des textes sacrés chrétiens.

A partir de faits réels, il nous entraîne dans un dialogue vain destiné à dissuader un jeune marocain, convaincu d’être commandité par Allah, de détruire la Chapelle Sixtine, signe suprême de l’idolâtrie et de provoquer ainsi la mort de dizaines d’innocents.

Le philosophe, connaissant aussi bien que le djihadiste les textes sacrés des musulmans, essaie sans succès de donner à son interlocuteur une interprétation plus “apaisante” à la notion de djihad, en démontrant que Allah prône le “djihad majeur”, celui que l’homme doit entreprendre en premier lieu sur soi-même.

La lecture de ce petit ouvrage nous met en prise directe avec le terrorisme religieux qui finalement n’est qu’une sorte de nihilisme dans lequel “le goût du néant l’emporte sur la saveur de la vie”.

En fait, le livre est l’occasion pour l’auteur de nous réfléchir sur la violence et le chemin à suivre pour parvenir vers la paix.

UNA NOVELA AFRICANA ESCRITA EN CASTELLANO (Un roman africain écrit en espagnol)

March 01, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on UNA NOVELA AFRICANA ESCRITA EN CASTELLANO (Un roman africain écrit en espagnol)

N.B. : Ce billet est le premier que j’écris en espagnol. Cela fait des années que je n’ai pas rédigé dans cette langue, mais j’ai relevé le défi que m’a lancé un proche quand il a su que j’allais évoquer le livre objet de ce billet. J’attends donc beaucoup d’indulgence de sa part bien sûr et de celle mes lecteurs hispanophones, d’autant que je ne dispose pas d’un clavier espagnol). J’ai traduit mon texte en français pour mes lecteurs habituels.

Debo admitir con humildad que, ecepto “Platero y yo” de Juan Ramon Jimenez, no he jamas leido ningula otra novela en lengua espanola. Y es claro nunca he léido ni he pensado leer una novela escrita en lengua espanola por un escritor africano.

(Je dois reconnaître avec humilité que, à part “Platero y yo” de Juan Ramo Jimenez, je n’ai jamais lu aucun autre roman en langue espagnole. Et il est clair que je n’ai jamais lu ni pensé lire un roman écrit en espagnol par un écrivain espagnol)

Pero en mi ultima visita al “Salon international du livre et de l’Edition” en Casablanca, he encontrado a este libro : “TRES ALMAS PARA UN CORAZON” de la escritora de Guinea Equatorial Guillermina MEKUY – que es tambien ministra de la Cultura de su pais – publicado en 2016 por las Ediciones Martinez Roca, Madrid.

(Mais lors de ma dernière visite au Salon international du Livre et de l’Edition de Casablanca, j’ai trouvé ce livre : TRES ALMAS PARA UN CORAZON (Trois âmes pour un cœur) de l’écrivaine de la Guinée Equatoriale Guillermina MEKUY qui est aussi ministre de la Culture de son pais, publié en 2016 par les Ediciones Martinez Roca, Madrid.)

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Esta novela trata de un problema social muy espacifico : el de la poligamia.

(Ce roman traite un probleme social très particulier, celui de la polygamie.)

El hecho que la escritora es tambien la ministra escargada de la cultura en su pais da a este libro un peso particular y espacial como testimonio sociologico.

(Le fait que l’écrivaine soit aussi la ministre chargée de la culture dans son pays donne à ce livre un poids particulier et spécial en tant que t&émoignage sociologique.)

En Guinea Equatorail, pais a mayoria catolica, la cultura traditional “fang” permite al hombre tener – a demas de su priméra esposa al la cual le une el matrimonio religioso catolico delante de la iglesio o el matrimonio civil delante las autiridades – une secunda o una tercera esposa a traves de une boda traditional.

(En GUinée Equatoriale, pays en majorité catholique, la culture traditionnelle “fang” permet à l’homme d’avoir – en plus de sa première épouse à laquelle il est uni par un mariage religieux devant l’église ou un mariage civil devant les autorités – une deuxième ou une troisème épouse par l’entremise d’un mariage traditionnel.)

Esta boda se concretisa médiante el pago de una dote a la familia de la nueva esposa.

(Ce mariage se réalise par le paiement d’une dot à la famille de la nouvelle épouse.)

El livro de Guillermina MEKUY trata de este problema a traves de la naracion de la vida de un hombre y de sus tres esposas, con los altibajos de esta relacion complicada entre une hombre rico, poderoso, sin embargo seductoir y sus esposas, que tiene cada una sus espicifidades y particularidades fisicas, sociales y culturales.

(Le livre de Guillermina MEKUY traite de ce problème à travers la narration de la vie d’un homme et de trois épouses, avec les heurs et malheurs de cette relation compliquée d’un homme riche, puissant, néanmoins séducteur et ses trois épouses, qui ont chacun ses spécificités et ses particularités physiques, sociales et cultureles.)

Pero las tres esposas quieren a su marido comun et este marido las quierre a las tres.

(Mais les trois épouses aiment leur mari commun qui les aime toutes trois.)

Esta novela esta muy bien constrruida en quatro ejes diferentes : en cada uno, la autora trata del problema segun el punto de vista de cada uno de los protagonistas.

(Ce roman est très bien construit autour de quatre axes différents : sur chaque axe, l’auteure traite le problème selon le point de de chaque protagoniste)

La novela, tal commo parece al principio, se puede leer como uno de estos “fotos-novelas” de los anos 60 o imaginar comme una de estas “tele-novelas” mejicans o brasilenias, sin ningun interes. Pero no es absolumente el caso.

(Le roman, tel qu’il semble à prime abord, peut se pire comme un de ces “photo-romans” des années 60 ou s’imaginer comme une de ces “séries télévisées” mexicaines ou brésiliennes, sans aucun intérêt. Or ce n’est absolument pas le cas.)

Al fin y al cabo, salimos con unae axes différents: salimos con una idea clara sobre la poligamia en este pais africano y esta practicta no nos parece tan extrana.Es cierto que es diférente de la poligamia en los paises musulmanes, que tiene sus reglas y sus bases legales en la religion misma y no solamente en las costumbres sociales y la cultura.

(En fin de compte, nous sortons avec une idée claire sur la polygamie dans ce pays africain et cette pratique ne nous emble pas finalement si étrange. Il est certain qu’elle est différente de la polygamie dans las pays mluslmans, qui a ses régles et ses bases légales dans la religion et pas seulement dans les coutumes sociales et dans la culture.)

  • Quelques citations

    'Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances'.


    Conficius
    « Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance. »
    Karl POPPER
    Agir en primitif, prévoir en stratège.




    René CHAR
    'Si jeunesse savait, si viellesse pouvait.'

    Henri Estienne.
    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
    Georges Orwell
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