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Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
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Archive for the ‘Livres’

LECTURES DE CETTE FIN DE SEMAINE

February 20, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

Je suis plongé dans un roman écrit en espagnol par une auteur de la Guinée Equatoriale dont je vous rendrais compte bientôt !

La lecture est ardue, l’espagnol n’étant pas – tant s’en faut – une langue écrite aisée mais le roman est intéressant et je le finirai bientôt!

Pour me délasser de cet exercice assez inhabituel , j’ai feuilleté un vieux livre qui traînait sur mes étagères depuis des années : “QUE PERSONNE NE RIGOLE ! ” de Mohamed LAROUSSI, paru en 2005 chez les éditions Publiday-Multidia.

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Dix ans après l’avoir feuilleté une première fois, mon impression sur le livre n’a pas changé : je suis entièrement d’accord Mohamed LAROUSSI sur le choix de son titre : personne ne doit rigoler à la lecture de ces “chroniques, articles et autres textes inédits pour un Maroc encore beaucoup plus meilleur” comme le précise le sous-titre de cette compilation.

“Encore beaucoup plus meilleur” (sic) : cette formule me renvoie à l’anecdote de “Kafani fika yakfouni”!

Il y a dix ans, je n’ai pas ri à ces chroniques et ce week-end je n’en pas du tout rigolé.

L’humour ne se sert pas à la pelle. On ne gave pas son lecteur d’humour comme on gave les oies. L’humour se déguste.

Allons donc, ces chroniques – finalement très prétentieuses – d’un temps passé ont passé leur temps et finalement ne m’ont pas fait rire!

Ce livre rejoindra gentiment mes étagères et je continuerai la lecture du roman équato-guinéen!

TAYEB SADDIKI : l’homme-théâtre.

February 17, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

Je ne pense qu’il y ait une personne de ma génération, celle qui a ouvert le yeux de jeune dans les années 60, qui ne connaisse pas Tayeb SADDIKI.

Nous avons tous eu l’occasion de voir une de ses pièces, soit sur une scène pour les plus chanceux, soit à la télévision pour la majorité d’entre nous.

Des titres comme AL HARRAZ ou AL MAJDOUB sont ancrés dans la mémoire collective marocaine, comme MAQAMAT BADIE AZZANAME AL HAMADANI.

Beaucoup d’entre nous fredonnent encore les airs chantés dans telle ou telle pièce, ou se souviennent des costumes extravagants portés par tel ou tel personnage.

Nous connaissons tous le visage, tellement expressif, avec ce regard noir accentué d’un trait de khol qui ne dérangeant personne, entre une tignasse savamment ébouriffée et une barbe élégament entretenue.

Tayeb SADDIKI fait parti du Maroc des quarante dernières années du siècle passé, au même titre que Hassan II dont il a été un laudateur patenté par l’entremise de fresques historiques généralissimes à la gloire de lma dysntie alaouite.

Nous soupçonnions que Tayeb SADDIKI n’était pas un homme tout à fait comme les autres.

Le livre que lui consacre Ahmed MASSAIA lève justement une partie du voile sur la vraie personnalité de Tayeb SADDIKI.

Dans “TAYEB SADDIKI – le bon, la brute et le théâtre – Portrait“, paru en novembre 2016 chez une nouvelle maison installée à Tanger VIRGULE-EDITIONS, l’ancien directeur de l’ISADAC brosse un portrait sans conssession du monstre sacré que fut SADDIKI.

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Personnage hors norme, il fut aussi une personne hors norme qui a fini par se confondre avec son oeuvre, qui est immense, unique et inégalée à ce jour.

Tayeb SADDIKI était aimé et craint, jalousé et admiré, recherché et rejeté, aussi bien par ses pairs que par la critique et le simple public. Mais il ne laissait et ne pouvait laisser personne indifférent.

Le livre de Ahmed MASSAIA manque-t-il d’une certaine rigueur dans la présentation de la démarche intellectuelle de SADDIKI? Surement, mais si l’on accepte que l’objectif de l’auteur était de dresser le portrait de l’homme, je crois que l’on lire cet ouvrage, avec beaucoup d’intérêt et de curiosité : mais il reconnaître que, fin de compte, en Tayeb SADDIKKI, l’homme et le théâtre étaient en totale et perpétuelle osmose.

ZID KERAHNI FIK ! (fais-toi détester davantage)

February 09, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

Il est impossible d’avoir la moindre sympatrie pour la politique de colonisation menée par l’état hébreu d’Israël sur les territoires palestiniens de Cisjordonnie.

Le seul sentiment légitime que l’on peut éprouver c’est le rejet total et inconditionnel et si on se laisse aller à de l’émotion, la colère s’installe vite et la détestation n’est très loin!

Le livre de Sylvain CYPEL, paru en 2006 chez les éditions LA DECOUVERTE. sous le titre “LES EMMURES – La société israelienne dans l’impasse” peut se targuer de participer, en lesexpliquant sans les justifier pour autant, à ce rejet, cette colère et détestation.

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Il convient en premier lieu de savoir qui en est l’auteur.

Sylvain CYPEL est un journaliste, fils du directeur du dernier quotidien yiddich au monde, qui a passé sa jeunesse en Israël où il a étudié à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a effectué de nombreux reportages en Israël pour le compte du COURRIER INTERNATIONAL puis du quotidien LE MONDE et il a notamment enquêté sur les accords de CAMP DAVID et sur la seconde INDIFADA palestinienne. il s’agit donc d’un homme qui connait bien son sujet et qu’on ne peut taxer d’avoir des préjugés anti-israéliens ni d’a-priori anti-juifs.

Et pourtant, son ouvrage, un pavé de 450 pages, écrites en petits caractères, est un véritable réquisitoire contre la société israélienne, qui à travers toutes ses composantes – armée, système scolaire, institutions politiques, intellectuels, presse – n’a cessé depuis la création de l’état hébreu en 1948 et après l’occupation des territoires palestiniens en 1967, de nier l’existence du peuple palestinien, et de justifier la “supériorité morale” des israliens.

Il est impossible de résumer cet ouvrage qui constitue, comme le signale une critique du COURRIER INTERNATIONAL, “à la fois une histoire d’Israël depuis 1947, une remarquable analyse de l’état d’esprit des israéliens aujourd’hui et une critique lucide de la politique israélienne à l’égard es Palestiniens”.

L’auteur n’hésite pas à parler de la “brutalisation” de la société israélienne à l’égard des palestiniens, qu’ils soient restés en Israël ou qu’ils soient installés dans les territoires occupés de la Cisjordanie. Il évoque une sorte de “pied-noirisation” des colons israéliens qui sont convaincus de la “nature animalière les arabes”. Cette “algérisation” de la mentalité des israéliens a fini par ancrer dans les esprits une double certitude, celle de “l’annulation de l’autre” qui conduit irrémédiablement à la conviction que “il n’y a pas d’interlocuteur“.

La lecture de cet ouvrage nécessite beaucoup de concentration et d’esprit critique pour ne pas se laisser entraîner dans une haine inutile de tout ce qui est juif : mais il est certain que les éléments présentés par Sylvain CYPEL justifient largement le titre que j’ai donné à ce billet : “ZID KERAHNI FIK!” (fais-toi détester davantage).

Il est bien entendu que ce “FIK” – ce “toi” – se rapporte aux dirigeants israéliens, aux leaders sionistes, aux colons racistes et fanatiques et non pas aux juifs en tant que tels.

P.S. : il faut noter le silence et l’indifférence quasi unanimes de la presse française au sujet de cet ouvrage! Cela démontre bien que Sylvan CYPEL a su appuyer là où cela faisait mal à la bonne conscience des dirigeants de l’état hébreu.

125 pages de malheur, de peine, de tragédies….

February 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres No Comments →

Yahia BELLASKRI est algérien!

Exilé en France comme des dizaines, des centaines de milliers de ses concitoyens/nes, que la décennie de guerre civile a forcé à l’exil.

Dans “SI TU CHERCHES LA PLUIE, ELLE VIENT D’EN HAUT” publié en 2010 chez les éditions “Vents d’ailleurs“, il revient sur cette effroyable période dot l’Algérie porte encore les stigmates.

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Ce petit roman de 125 pages témoigne de cette période où l’argent est roi, où la corruption mine tous les rouages de la société, où l’Algérie était plongée dans la violence la plus extrême, où les enfants égorgent leurs parents au nom d’Allah, où l’espoir a disparu et où seul l’exil est la solution.

Yahia BELKASRI nous décrit à chaque page une Algérie meurtrie, violentée, mutilée, mais aussi une Algérie qui aurait pu être heureuse et vivante!

Les personnages du roman sont parfaitement crédibles à l’image de l’héroïne Dehia, la jeune professeur d’université, femme moderne et enthousiaste confrontée à ses étudiants, endoctrinés et déjà entre les mains des islamistes sanguinaires.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Salim, son collègue et amant, ses parents bourgeois honnêtes et sérieux, ses frères islamistes machos et violents, puis Adel, fils du peuple qui veut en vain se faire sa place dans la société!

Sur 125 pages, pas un moment de répit laissé par Yahia BELASKRI : son style parfait, direct et chirurgical, ne laisse pas de place à l’imagination.

L’Algérie des années noires – ou rouges ou vertes selon le point de vue – est décrite sans complaisance, mais sans concession!

Chacun de nous devrait lire ce petit roman – ce petit document devrais-je dire plutôt – pour mesurer les risques que peuvent courir un pays et une société qui se laisse aller à la corruption et qui cède aux sirènes de l’obscurantisme,

UNE FEMME…UNE GUERRE …DES AVENTURES !

January 16, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

En général, quand mes filles me recommandent un livre, je sais que je ne serais pas déçu. Effectivement, chaque fois c’est une découverte, soit d’un auteur, soit d’un style, soit d’un genre.

Mon aînée m’a initié à la littérature contemporaine suédoise, avec l’incontournable “MILLÉNIUM” de Stieg Larsson et l’étonnant Jonas JONASSON et “Le vieux qui ne voulait pas feter son anniversaire” et ma cadette m’a guidé parmi les fourmis chères Bernard WERBER.

Imaginez-vous mon intérêt lorsque mon aînée m’a proposé de lire “L’ESPIONNE DE TANGER” de l’espagnole Maria DUENAS paru, dans sa traduction française, en mai 2012 chez les éditions Robert Laffont.

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Le roman, dans sa version originale sous le titre “El tiempo entre costuras” avait connu un énorme succès; il a été traduit en 25 langues et a été adapté en mini-série pour la chaîne de télévision Antena 3 en 2013.

Alors quid de cette espionne de Tanger?

Je ne cache pas le sentiment mitigé qui m’a guidé lors de la lecture de 600 pages de ce roman d’aventure, car il s’agit bien d’un roman d’aventure, qui se déroule dans l’Espagne pendant les années qui ont précédé et suivi la Guerre civile.

Dans ce cadre historique dramatique se déroule une aventure humaine, mitonnée d’un peu d’espionnage, saupoudrée de beaucoup d’exotisme, émaillée d’une dose d’action, avec beaucoup de glamour, et pour faire bonne mesure enrobé d’une légère couche de bons sentiments et d’un peu de morale politique où les gentils sont les anglais et les méchants les allemands nazis et leurs sbires espagnols franquestes.

J’ai eu beaucoup de peine à entrer dans le roman : peut-être que la traduction en français n’a pas facilité cette prise de contact immédiate avec les personnages et l’ambiance générale.

Ensuite, le coté “exotique” du Maroc sous protectorat espagnol et de Tanger, ville internationle, ne m’a pas du tout intéressé tant l’aueure ne s’est donné la peine de prendre de la distance avec des clichés et les lieux communs concernant le sujet.

Mais finalement, la trame du roman a fini par me prendre et c’est avec un grand plaisir que j’ai suivi les tribulations de cette jeune madrilène, petite main dans un atelier de couture devenue grande couturière, introduite dans les milieux huppés de Tétouan, capitale du Maroc dit “espagnol”, puis de Madrid de l’après guerre civile et transformée en espionne au service des britanniques.

Le récit mené tambour battant est truffé de rebondissements mais reste très crédible, tant les personnages sont bien brossés et les situations bien construites.

L’ESPIONNE DE TANGER est finalement une bonne lecture pour ces longues nuits d’hiver ou pour vos prochaines vacances au bord de la mer.

Ce n’est pas un chef-d’oeuvre mais du travail d’artisan réussi, d’autant qu’il s’agit d’un premier roman.

MUSTAFA ALAOUI : LE JOURNALISTE ATYPIQUE SE RACONTE

January 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Presse, audiovisuel, NTC No Comments →

Toutes les personnes de ma génération se souviennent du journaliste Mustafa ALAOUI! Je parle là non pas de Mustafa ALAOUI, l’inénarrable présentateur-vedette du JT de la RTM, mais du vrai journaliste, celui de la presse écrite et ses publications dont “Al Kawaliss”, “Akhbar Dounia” et “Al Ousboue Assahafi“!

Nous nous rappelons de ces journaux, imprimés sur du papier de mauvaise qualité, avec les titres accrocheurs à souhait et à la limite de la provocation pour l’époque, avec des caricatures, avec des sujets qu’aucune autre publication n’osait aborder!

Nous avons encore en tête que ces hebdomadaires étaient souvent saisis, parfois interdits puis ré-autorisés à paraître, ou bien réapparaissant sous un autre titre, à tel point que beacuoup de marocains pensaient que Mustafa ALAOUI était de connivence avec le pouvoir de l’époque, que ce soit Oufkir, Dlimi ou Basri.

Beaucoup d’entre nous étaient convaincus que ce journaliste servait aux gouvernants à lancer des “ballons d’essais” pour tester l’opinion publique!

Bref, pour un journaliste, on peut dire, en usant d’un jeu de mots facile, que Mustafa ALOUI n’avait pas bonne presse.

Ce journaliste atypique a décidé en 2011 de publier ses mémoires en arabe. Le livre, fruit d’entretiens entre Mustapfa ALOUI et son confrère arabophone Younes MESKINE, a été traduit en français par Mohamed BOUDERHAM, collaborateur de TEL QUEL et publié sous le titre “LE JOURNALISTE ET LES TROIS ROIS”par les éditions CASA EXPRESS – MAGELLAN & Cie en 2012.

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Que dire donc de ces mémoires ?

D’abord quelques remarques sur la forme!

Peut-être fallait-il les lire dans la version arabe? Le texte en français est en effet très mal rendu et ne permets pas une lecture agréable.

Quant au contenu de ces mémoires, il m’a laissé l’impression que Mustafa ALAOUI se prend au minimum pour un Albert LONDRES pour qui un bon journaliste se doit de « porter la plume dans la plaie ».

Je reconnais que l’auteur n’a jamais formulé expressément cette comparaison mais le recit qu’il donne de ses différentes “misions” donne la pénible impression que’il s’attribue des rôles, une présence, des relations et à la limite une importance bien loin de la réalité.

Mais bon, il n’est pas totalement dénoué d’intérêt de lire ce petit livre du premier “ véritable journaliste marocain indépendant“, du temps où l’indépendance se payait à coup de passage à tabac et de séjours en taule!

DÉMOCRATIE DE FACADE ET OLIGARCHIE DE FAIT

December 23, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Livres No Comments →

S’il a un concept cher à nos politiciens “dial jouz franks” pour expliquer leur incompétence à régler les problèmes de ce pays, leur incurie à gérer convenablement même les affaires courantes ou les petites crises passagères et leur impuissance à construire ds programmes de gouvernements rigoureux, c’est celui de “ta7akoum” !

Le “ta7akoum” est selon eux lié à la place centrale de la monarchie dans notre système politique et économique qui donnerait lieu à l’existence d’un “gouvernement invisible“, ou même selon les termes de Abdelillah BENKIRANE, alors en pleine compagne électorale, d’un “état profond” (ad-daoula al-3amiqa) qui serait au-dessus du gouvernement normal, issu des élections et nommé dans un cadre constitutionnel ayant fait l’unanimité!

Cette notion de “gouvernement invisible” existe bien dans d’autres pays, même ceux qui ont une tradition démocratique bien ancrée, comme la France par exemple.

Laurent JOFFRIN, à l’époque directeur de la rédaction du NOUVEL OBSERVATEUR, l’a étudiée dans un essai publié en décembre 2001 chez les éditions ARLEA, sous le titre “LE GOUVERNEMENT INVISIBLE – Naissance d’une démocratie sans le peuple”.

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Bien sûr le “gouvernement invisible” dont fait état Laurent Joffrin n’a rien à voir avec ce que nous appelons chez nous le “ta7akoum” mais l’auteur met en évidence la perte du pouvoir et de la souveraineté du peuple au profit d’une nébuleuse comprenant les principales forces économiques et financières du pays.

En effet, Laurent JOFFRIN démontre que les marchés l’emportent sur la volonté du peuple et que s’est installée “une démocratie d’apparence” dominée par “une oligarchie de fait”

Nos politiciens, en plus de procéder à une autocritique objective et profonde, devraient bien cibler leurs critiques et mieux définir les obstacles qui peuvent entraver le lien qui doit exister entre eux et le peuple qu’ils sont sensés représenter.

Au Maroc, comme partout dans le monde, il existe bien un “gouvernement invisible” qui est constitué de lobbies, qui est soumis à la pression des institutions financières internationales, qui est le bras invisible de la mondialisation économique mais aussi politique et religieuse!

Laurent JOFFRIN évoque tout au long de son essai des marchés et de l’oligarchie, qui mènent en fin de compte à “une démocratie sans le peuple” où les libertés individuelles sont certes protégées mais où les libertés publqiues sont de plus en plus contrôlées et limitées.

Essai à lire, bien qu’il date un peu mais les quinze qui sont passées depuis sa opublication n’ont fait qu’en conforter les observations de l’auteur!

“CHANSON DOUCE” ou ROMAN NOIR ?

December 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres No Comments →

Quand j’ai entendu, il y a quelques semaines, que le prix GONCOURT 2016 a été attribué après seulement quelques minutes de délibération et au premier tour à CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI paru chez GALLIMARD, honnêtement je me souviens avoir haussé les épaules en me pensant que le jury réuni au restaurant Drouant a couronné une franco-marocaine – lauréate du prix Mamounia 2015 pour son sulfureux “Dans le jardin de l’ogre” – pour se faire pardonner d’avoir snobé en 2014 “Les Tribulations du dernier Sijilmassi ” du marocain Fouad LAROUI.

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Je me suis lourdement trompé !

CHANSON DOUCE n’est pas le roman d’un auteur marocain ni de culture marocaine!

CHANSON DOUCE n’a rien à voir avec le Maroc, les marocains, les marocaines, avec cet exotisme que les critiques français aiment tant à retrouver dans les romans d’auteurs francophones, africains, notamment maghrébisn et surtout marocains.

Pour une fois, je partage totalement l’idée de Tahar Bejelloun, juré du prix Goncourt, quand il déclare au micro de Figaro.fr :

Elle (Leila Slimani) n’a pas fait le roman maghrébin que l’on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore“.

A part deux très vagues allusions, l’une sur l’origine de Maryem, l’un des personnages-clé que l’on devine être marocaine et l’autre sur une pâle personnage faisant de la figuration dans une scène au milieu d’u jardin public, Leila SLIMANI a écrit un roman qu’une française de souche aurait écrit!

D’abord dans une langue parfaite, tranchante, acérée.

Ensuite, dans un cadre parfaitement maîtrise : un jeune couple parisien, bobo à en mourir, ambitieux, dévoré par son travail et son désir de réussite, fait face au problème de la garde de ses deux enfants.

Enfin, dans une histoire absolument hallucinante où une nounou, parfaite, consciencieuse jusqu’à l’excès de zèle, devient peu à peu un personnage trouble, glauque, et même inquiétant pour finir en infanticide sans cœur!

Leila SLIMANI a très bien su rendre cette ambiance où le suspens s’installe peu à peu, sur fonds de choc des classes sociales et de tensions intimes.

Si l’auteure a été primée alors que les quatre deniers romans en course pour le prix Goncourt étaient tous inscrits dans le registre noir sinon morbide ( infanticide pour elle, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye), c’est que vraiment elle a su aller au plus profond de l’âme de ses personnages, que ce soit les parents bobos irresponsables et leurs enfants gâtes et déboussolés que la nounou énigmatique à souhait et finalement meurtrière.

Dès la première ligne du roman, j’ai fait le lien avec “L’étranger” d’Albert Camus qui commence avec la phrase-culte : “Aujourd’hui, maman est morte”.

Leila Slimani entame son récit par ces mots terribles : “Le bébé est mort”!

Le décor est planté, l’histoire peut commencer, tortueuse, compliquée, et finalement morbide! Sans le style vif et le talent de conteuse de Leila Slimani le roman aurait pu être simplement glauque!

Non, ce texte est splendide, car il ne se contente pas de raconter, il analyse, décortique et explique!

Bravo, Leila SLIMANI! Vous êtes une belle plume (un beau clavier), en tous cas une grande romancière!

HABIB MAZINI NOUS PARLE DU MAROC ET DES MAROCAINS

November 18, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Livres 1 Comment →

Habib MAZINI, économiste, professeur universitaire, auteur prolixe et éclectique qui a déjà publié neuf romans et six livres pour la jeunesse ou contes pour enfants, n’est pas un inconnu sur la scène culturelle nationalee .

Il est donc tout à fait légitime dans sa publication, en 2014, de son dernier ouvrage chez les Editions de la Croisée des Chemins sous le titre “LE PATRIOTE IRRÉVÉRENCIEUX“, suivi d’un sous-titre qui nous guide un peu vers le dessein de l’auteur “Dictionnaire impertinent“.

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Habib MAZINI a donc choisi cette formule assez originale dans le monde littéraire marocaine pour évoquer en plus de cinquante entrées, classées par ordre alphabétique, un large spectre de le vie du Maroc et des marocain(e)s.

Les thèmes sont abordés d’une manière très objective, mais teintée d’une ironie et d’une empathie qui donne à chaque élément un éclairage suffisant qui en souligne les défauts sans les exagérer ni les stigmatiser systématiquement.

Habib MAZINI connait son sujet : ses affirmations, même formulées dans un style léger, parfois acerbe mais toujours juste, sont étayées par les références sérieuses et fiables. Cela donne aux remarques de l’auteur une pertinence notable.

Vous ouvrez ce “Dictionnaire impertinent” à n’importe quel article et vous découvrirez que Habib MAZINI, qui se déclare dans le titre de son ouvrage “patriote” donc quelqu’un qui aime son pays et ses compatriotes, semble lire dans nos pensées.En effet, il dit ce que vous et moi pensons de la justice, de lacorruption, de l’enseignement, aussi de sujets moins graves comme le café ou le sport, ou encore de problèmes essentiels comme la langue, les valeurs et la santé.

Quelques néologismes permettent à l’auteur de faire référence à des problèmes spécifiquement marocains comme les “basritudes” ( léguées par feu Driss BASRI, ministre de l’intérieur de sinistre mémoire) ou les “khadafiades” (en souvenir des abus de feu Maamar KHADAFFI, le dictateur libyen) ou encore les “soixante-dixards“, nos soixante-huitars à nous, ceux qui avaient vingt ans lors de années de plomb, qui ont surtout vécu le bouillonnement culturel de l’époque et qui en gardent une nostalgie impérrissable.

J’imagine très bien ce livre sur la table de chevet de chacun d’entre nous : nous pouvons l’ouvrir à n’importe quelle page, le feuilleter le sourire ou une légère grimace aux lèvres en nous disant : “nous sommes un sacré peuple!”

Bonne lecture!

Ecrire un roman n’est pas un sinécure !

October 31, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres Comments Off on Ecrire un roman n’est pas un sinécure !

Lire un ouvrage dont on connait – même assez peu ou de loin – l’auteur s’avère toujours un exercice difficile. En parler devient encore plus délicat et rester objectif dans son jugement représente alors un véritable travail d’équilibriste!

Quand on m’a signalé la publication par Mohamemed ALLAOUI, ancien haut cadre de la grande maison où j’ai travaillé, je me suis précipité pour l’acheter.

Il s’agit de d’un roman intitulé “DES VOIX ET DES OMBRES” paru en 2014 chez les Editions AÏNI BENNAÏ – collection “Fictions”.

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L’auteur, spécialiste reconnu de la numismatique, aurait-il découvert l’écriture durant sa vie de jeune retraité? D’autres ont bien découvert d’autres passions, loin de leurs préoccupations professionnelles, dans ce qu’on peut appeler leur deuxième vie! Avait-il une envie secrète de s’éloigner de l’histoire des monnaies anciennes pour écrire une histoire moderne et contemporaine !

Mais peut-on passer aisément de la numismatique à la littérature ou du moins à l’écriture ? Je crois bien que Mohammed ALLAOUI n’y soit pas parvenu avec son ouvrage.

N’est pas Stieg LARSON qui veut! Quand on veut mêler à une enquête populacière une jeune informaticienne géniale et délurée, on doit se souvenir que des millions de personnes ont lu MILLENIUM et connaissent Lisbeth Salander.

Les histoires d’amour contrarié entre fille de colon et garçon du “bled” ont par ailleurs été maintes fois relatées, parfois avec talent.

Les personnages qui accrochent le lecteur sont ceux qui ont du volume, de la présence réelle et vraisemblable, sinon on n’y croit pas ou on ne comprend pas leur comportement, comme c’est le cas de ce banquier – le personnage du roman pas l’auteur bien sûr – qu’on n’arrive pas à imaginer dans un vie réelle.

Les intrigues policières nécessitent une maîtrise parfaite dans la construction de l’intrigue, dans le montage des dialogues, leur spontanéité et leur pertinence. Tout cela manque à ce roman.

Mais bon, cela aurait pu passer si le récit était fluide et agréable! Or, la lecture de ce roman est pénible et elle est rendue encore plus pénible par la composition graphique presque artisanale du livre.

Bref, près de 240 pages assez indigestes! Dommage, car j’aurais voulu tant dire du bien du roman de Mohammed LAALLOUI. J’espère qu’il ne m’en voudra pas trop.

Quand une femme raconte la vie d’un homme…

October 21, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Livres Comments Off on Quand une femme raconte la vie d’un homme…

Saoud JAMAI, cardiologue installée à Rabat, nous raconte dans UN TOUBIB DANS LA VILLE les débuts professionnels d’un jeune médecin, qui vient de rentrer au pays.

Le livre, paru il y a quelques mois chez les éditions AFRIQUE ORIENT, présenté comme un roman, pourrait connaître un joli succès de librairie : il décrit le quotidien de ce praticien nouvellement installé, à travers les patients qui défilent dans son cabinet.

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Très bien écrit, d’un style alerte et sans aucune prétention, le roman nous permet de voir la schizophrénie qui marque notre société,; partagée entre tradition et modernité, entre religiosité et sécularité, entre morale stricte et magouilles inattendues.

Il faut signaler la performance de l’auteure Souad JAMAI qui parvient à rendre totalement crédible le narrateur homme, le docteur ALI? tant dans ses relations avec sa mère, qu’avec les femmes en général et bien sûr ses patients en particulier.

Les patients et patientes choisis sont particulièrement bien décrits, dans leur diversité et leurs particularismes!

Quelques moments du livre sont d’un réalisme qui relève du documentaire, mais la langue utilisée, douce et légèrement ironique, rend la lecture agréable. Je pense à la visite du jeune praticien à l’hôpital public, qui se transforme en un véritable réquisitoire contre la médecine à deux vitesses qui est pratiquée au Maroc : une médecine des riches et une médecine des pauvres!

Mais dommage, Souad JAMAI a cédé à la tentation d’un certain romantisme ou sentimentalisme en nous entraînant dans une histoire d’amour très “eau de rose”, inutile à mon sens dans cet ouvrage qui relève plus du témoignage social que du roman d’amour!

S’agissant d’un premier opus, fort bien écrit, j’insiste sur ce point, car souvent les éditeurs ne prennent pas soin de prendre en compte cet élément, LE TOUBIB DANS LA VILLE peut laisser promettre une belle carrière littéraire à Souad JAMAI!

Se perdre sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

October 16, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres Comments Off on Se perdre sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

Le problème, pour un lecteur impénitent et vorace comme je le suis, est que parfois on ne prend pas ses précautions avant de commencer une lecture!

C’est ce qui m’est advenu en ce qui concerne les deux derniers livres que j’ai commencé à lire et fini par en feuilleter les pages, en sautant allègrement de larges passages.

Je connaissais Guillaume JOBIN : j’ai lu LE RESIDENT qui ne m’avait pas laisser un souvenir impérissable!

Ce journaliste-médecin-directeur d’école de journaliste – et peut-être bien autre chose – qui partage sa vie entre le Maroc et la France a voulu cette nous “raconter” la vie dans les hautes sphères marocaines en nous proposant deux romans.

Le premier ouvrage, estampillé ESPIONNAGE, a été publié en mars 2015 chez ÉDITEUR DE TALENTS sous le titre : “ROUTE DE ZAËRS“.

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Le second livre dont je vous parlerai est annoncé par l’éditeur comme “la suite du beste-seller Route des Zaërs” : encore faut-il préciser ce qu’est un best-seller dans le contexte de la littérature marocaine francophone! Il s’agit de “ROUTE D’ANFA” sorti chez les Editions CASAPRESS en août 2016.

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L’auteur s’est proposé dans ces deux romans de nous présenter la vie dans les arcanes des chancelleries étrangères au Maroc, dans le monde des journalistes étrangers installés dans notre pays, dans les dédales des services secrets étrangers sévissant dans le plus beau pays du monde et aussi entreprendre une description critique de la frange de la société marocaine contrôlant les pouvoirs économique et politique du pays;

Vaste programme qui nécessiterait des talents particuliers de romancier !

Guillaume JOBIN connait certes le Maroc, du moins un certain Maroc, les marocains, du moins certains marocains!

Il a pu ainsi accumuler toute une masse d’informations plus ou moins crédibles, du genre de celles que l’on trouvait jadis dans LA JOURNAL Hebdo ou dans certains numéros de TEL QUEL.

Il a certes un talent particulier d’écrivain : celui de donner l’impression de maîtriser le sujet par le recours à un style rapide, haché, entre la dépêche journalistique et la photographie.

Une fois avoir refermé le premier puis le second roman – qui auraient largement pu n’en constituer qu’un seul – le lecteur se demandera : “et alors ?” …”et après ?”!

Je conçois parfaitement qu’un certain public soit séduit par l’écriture de G. JOBIN : nous sommes à l’époque de la facilité!

Je comprends que ce même public soit pris par le récit de G. JOBIN : nous vivons à l’heure de la théorie du complot.

Mais cela ne suffit pas à faire de ces deux romans des œuvres incontournables de la littérature contemporaine, ni française ni francophone.

Si vous avez quelques moments à perdre, prenez donc la “Route de Zaërs” ou la “Route d’Anfa” : vous aurez vite envie de revenir chez vous!

AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

October 05, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de coeur, Histoire, Livres Comments Off on AMINE MAALOUF, l’académicien français aux ancêtres non gaulois

Le climat presque malsain qui prévaut dans ces jours qui précédent le scrutin législatif au Maroc ne m’empêche pas de lire et de trouver dans mes lectures une échappatoire à mes réelles préoccupations et un exutoire à mes craintes que j’espère infondées.

Je viens de finir UN FAUTEUIL SUR LA SEINE- Quatre siècles d’histoire de France publié chez Grasset en 2016 par Amine MAALOUF, le libanais élu à l’Académie Française.

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Il faut bien reconnaître que cet auteur a un talent exceptionnel de conteur mais aussi d’analyste, en plus de sa maîtrise parfaite de la langue de Molière !

Dans cet ouvrage, Amine MAALOUF a eu l’idée géniale de nous parler de tous les académiciens qui l’ont procédé dans le vingt-neuvième fauteuil de la docte Assemblée. Je ne crois, sauf erreur de ma part bien compréhensible, qu’il y ait un précédent de ce genre.

Ce livre a été l’occasion pour Amine MAALOUF de montrer qu’il était digne – s’il fallait qu’il y soit contraint – de succéder, à ce fauteuil, non seulement à Claude Lévy-Strauss mais aussi aux dix-sept autres académiciens qui ont s’y sont installés depuis la création de l’Académie Française.

A travers les dix-huit portraits des académiciens qui l’ont précédé, Amine MAALOUF, en chercheur confirmé, nous permet de découvrir la vie de certains honorables inconnus qui ont siégé à l’Académie Française à la suite de circonstances parfois assez spéciales.

Comme le premier à occuper ce 29ème fauteuil, Pierre BARDIN, aujourd’hui totalement effacé de la mémoire littéraire française ou son successeur Nicolas BOURBON, latiniste reconnu mais besogneux auteur de langue française.

Amine MAALOUF a su mettre en exergue ces académiciens dont personne n’attendait l’élection, tant leurs concurrents étaient plus connus, plus talentueux mais aussi moins en phase avec le pouvoir de l’époque : Paul d’Albert de Luynes préféré à VOLTAIRE, et Pierre Flourens élu contre Victor HUGO, pourtant candidat pour la troisième fois.

Le fauteuil dont a hérité Amine MALOUF a accueilli par ailleurs des personnalités immenses de la pensée française : Claude BERNRD, l’homme qui a voulu réinventer la médecine, le très contreversé historien Ernest RENAN et bien sûr son prédecesseur immédiat l’éthnologue Claude LEVY-STRAUSS.

En tous cas, la découverte de ces dix-huit personnalités, couvrant quatre siècles de l’histoire de France, est l‘oeuvre d’un intellectuel qui a choisi la France, qui la connait, qui connait son histoire, ses hommes, et dont les ancêtres, phéniciens ou arabes, sont tout sauf gaulois.

LECTURE POUR UNE NUIT D’INSOMNIE

September 25, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Livres, Société Comments Off on LECTURE POUR UNE NUIT D’INSOMNIE

Hier, j’ai ingurgité moult verres de thé et j’ai hérité d’une insomnie carabinée! Et même la lecture complète de RUE DES CONSULS, roman de Farouk BENBRAHIM, paru aux éditions Afrique-Orient en 2015 n’a pas pu vaincre.

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Et pourtant, elle était assommante, cette lecture …J’aurais commencé ce roman en plein jour, je l’aurais refermé au bout de la cinquantième page . Mais mon insomnie persistante m’a obligé à le terminer.

Je n’y ai trouvé aucun intérêt, à part celui d’un roman relativement bien écrit!

La trame du roman tourne autour d’une famille fassie venue s’installer à Rabat après la deuxième guerre.

L’auteur – ancien cadre dans le secteur privé – a voulu se lancer dans l’écriture et il l’a fait avec ce grand défaut de certains auteurs marocains !

Ils veulent écrire non pas pour leurs compatriotes mais pour les lecteurs étrangers !

Et forcément, Farouk BENBRAHIM a eut recours à tous clichés, tous les lieux communs, tous les stéréotypes qui sont de mise pour les lecteurs étrangers dès lors qu’il s’agit de parler du Maroc et des marocains.

Mais il faut reconnaître à Farouk BENBRAHIM de ne pas avoir cédé, comme certains de nos écrivains, à la tentation du misérabilisme.

Dans son roman, il est question de vieilles familles marocaines, de “dadas” bien sûr, de pères dignes et droit, de mères aimantes et de jeunes hommes profitant de la féminité naissante des domestiques sans défense.

Le roman est une longue suite d’événements, plus ou moins vraisemblables qui nous entraînent de Rabat à Casablanca, de Casablanca à Tanger, de Tanger à Madrid, derrière le héros qui a fui sa famille et la faute qu’il avait commise dans un moment d’égarement.

Je vous laisse le soin ( je dis pas le plaisir : je n’y ai trouvé aucun, même pas celui de retrouver le sommeil) de découvrir ce roman, qui peut éventuellement intéresser des jeunes qui n’ont pas connu le Maroc d’une certaine époque.

P.S. : Farouk Benbrahim a déjà sorti un roman de la même veine ENFANTS DU SALON VERT, chez L’HARMATTAN -Écritures arabes – 2005, qui m’avait déjà donné cette impression de “découverte à l’allure de cartes-postales, bien lisse, sans surprises”. comme je l’écrivais ICI.

UN ROMAN QUE DEVRAIENT ABSOLUMENT LIRE TOUS NOS RESPONSABLES SPORTIFS

August 25, 2016 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Société, Sport Comments Off on UN ROMAN QUE DEVRAIENT ABSOLUMENT LIRE TOUS NOS RESPONSABLES SPORTIFS

Après le ridicule prestation^dors des J.O.-RIO-2016 de nos athlètes et bien sûr la totale déconfiture de nos responsbles sportifs durant la préparation de cet événement mondial, je conseillerai au ministre de la Jeunesse et des Sports, dont j’ignore le nom comme il doit ignorer son rôle, de réunir tous les présidents de fédérations, tous les présidents de clubs, tous les entraîneurs de tous les sports confondus, tous les présidents d’associations de supporters et de leur faire lire “LE DERNIER MATCH” de John GRISHAM publié par Robert LAFFONT dans sa collection Pocket en novembre 2007.

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L’exerce serait facile : 200 pages écrites dans un style très simple, pas d’intrigue compliquée, des pages entières à sauter parce que nos amis ne les comprendraient pas, s’agissant de foot-ball américain!

Mais ce livre est une véritable leçon de gestion d’une équipe sportive, l’équipe de foot-balla américain du lycée d’une petite ville du Sud des USA, avec un entraîneur qui a sacrifié sa vie à l’équipe qui lui a été confiée!

Ce coach devrait servir d’exemple à tous nos cravatés en costume signé : le sport est une vocation, un sacerdoce, une mission humaine!

Oui, messieurs les responsables, en lisant ce livre vous verrez que quand on a la charge d’une équipe, il faut y mettre toute son âme, tout son cœur, tout son temps, en assumer les réussir et les défaites, insuffler aux jeunes qui en font partie l’esprit de groupe et l’amour du maillot!

Enfin tout ce qui semble manquer au sport de ce pays!

Un dirigeant sportif doit se dévouer à son club, faire en sorte que le nom du club et de la ville soit toujours au zénith de la gloire et de la renommée ! Au risque de commettre des erreurs, mais si ces erreurs ne sont pas des fautes elles peuvent être oubliées.

Dans ce court roman, John Grisham évoque la mort d’un coach qui a régné sur une équipe scolaire pendant des décennies a réuni la plupart des joueurs qu’il a formés dans leur adolescence! Malgré les heurs et malheurs, ils ne l’ont pas oublié!

Combien de dirigeants ou d’entraîneurs de chez nous ont connu cela ? Le Père Jégo……Mais c’était dans une autre vie, un autre siècle, un autre Maroc !

Dans ce roman, on découvre aussi l’engouement que les supporters d’une petite ville perdue dans le fin fonds de la cambrouse américaine peuvent apporter à leur équipe, en la soutenant, en la finançant envers et contre tout!

  • Quelques citations

    La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.


    Albert Camus
    'Les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde et les problèmes de tout le monde sont des problèmes poltiques'

    inconnu
    'De tout temps la politique a été la science de l'absurdité.'




    Stefan Zweig
    Tout homme va au-delà de son pouvoir jsuqu'à ce qu'il ait un contre-pouvoir dressé face à lui.


    THUCUDIDE
    Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.


    Jen-Paul Sartre
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