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	<title>citoyenhmida.org &#187; Mes invités</title>
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	<description>Chroniques d&#039;un citoyen Lambda</description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 11:28:43 +0000</lastBuildDate>
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		<title>IN MEMORIAM  Mohamed KHAÏR EDDINE</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/in-memoriam-mohamed-khair-eddine/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/in-memoriam-mohamed-khair-eddine/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 08:46:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mes invités]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai reçu, il y a quelques jours, d’une personne qui m’est totalement inconnue un  mail  accompagné du  texte suivant à la mémoire du regretté poète – écrivain &#8211; dramaturge marocain Mohamed KHAIR EDDINE.

&#8220;À L&#8217;AME DE KHAÏR ED-DINE
par Ahmed EL INANI
Même errance même quête même aventure
Même fulgurance même acharnement
Même fugacité même évanescence
Même turbulence même violence
Même entêtement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">J’ai reçu, il y a quelques jours, d’une personne qui m’est totalement inconnue un  mail  accompagné du  texte suivant à la mémoire du regretté poète – écrivain &#8211; dramaturge marocain Mohamed KHAIR EDDINE.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong>&#8220;À L&#8217;AME DE KHAÏR ED-DINE<br />
par Ahmed EL INANI</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Même errance même quête même aventure<br />
Même fulgurance même acharnement<br />
Même fugacité même évanescence<br />
Même turbulence même violence<br />
Même entêtement sillonnant<br />
Les beaux textes non encore érigés<br />
Les écrits merveilleux à venir<br />
Les dits non encore énoncés<br />
Qui frétillent à l&#8217;état embryonnaire<br />
Même hardiesse même audace même force<br />
Implacable même turbulence<br />
Même exil même errance<br />
Même ailleurs inaccessible<br />
Même ici centrifuge<br />
Même désir inassouvi<br />
Même fièvre même rêve même cauchemar<br />
Même prégnance de l&#8217;espace<br />
Même pensée en perpétuel mouvement<br />
Même départ au hasard<br />
Même éternel retour<br />
Constante esthétique de l&#8217;inachevé<br />
Même texte gratté biffé falsifié<br />
Même processus vivant même âpreté<br />
Même gestation perpétuelle même alacrité<br />
Même périple périlleux même péripéties &#8220;sudiques&#8221;<br />
Mêmes ascensions mêmes voyages oniriques<br />
Même éclat même frénésie même tumulte<br />
Même séisme même volcan même guérilla<br />
Même miroir éclaté même torrent impétueux<br />
Même voix intempestive même face sans fard<br />
Même odeur de mantèque<br />
Même miroir &#8220;hanté&#8221; &#8220;enchanté&#8221;<br />
Mêmes déambulations<br />
Même vie même rêve même peuple toujours errant<br />
Même &#8220;bouts d&#8217;existence incorruptibles&#8221;<br />
Même image fugitive même imaginaire prolifère<br />
Même vision apocalyptique<br />
Même alacrité même âpreté même &#8220;AIGRITUDE&#8221;<br />
Même soliloque enragé<br />
Même confession pamphlétaire<br />
Même subversion des codes<br />
Même énergie vertigineuse du verbe<br />
Même cri blasphématoire injurieux<br />
Même &#8220;roman malmené&#8221; même jeu délirant<br />
Mêmes lambeaux rongés de pourriture<br />
Même âme blessée même voix qu&#8217;on bafoue<br />
Même moi qui s&#8217;effrite qui s&#8217;en va sans partir<br />
Même homme en état de poésie permanente<br />
Même tronc miné d&#8217;où le pourchassé leurre la mort<br />
Même légende même mythe mêmes fleurs<br />
Qui renaissent de leur cendre<br />
Même sud même nord mêmes viatiques<br />
Même poète toujours errant &#8220;</strong></p>
<p style="text-align: left;">C’est pour moi un plaisir de le mettre en ligne pour le partager avec vous et pour nous rappeler ensemble le poète que fut <strong>Mohamed Khair Eddine.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2010/06/Mohamed-Khair-Eddine.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2690" title="Mohamed-Khair-Eddine" src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2010/06/Mohamed-Khair-Eddine.jpg" alt="" width="200" height="150" /></a></p>
<p>Je n’ai pas accolé de qualificatif à « poète » parce que s’agissant de Mohamed  Khair Eddine, il est malaisé d’en trouver qui corresponde exactement à son œuvre. Œuvre diverse : romans, poèmes, théâtre, articles de presse.</p>
<p>Certains le qualifient de «<strong> HERMÉTIQUE</strong> » : en effet, les écrits de Khair Eddine ne sont pas à la portée de la première lecture. Ne voulait-il pas, selon ses propres mots,  « trouver la phrase qui résume tout » !</p>
<p>D’autres l’ont trouvé « <strong>INCOHERENT</strong> » ! Les blessures de la vie l’ont marqué et l’antagonisme entre la personnalité propre et ses origines ont contribué à le rendre insaisissable, aux yeux de ceux qui ne l’on t pas compris.</p>
<p>Khair Eddine ne pouvait être que « hermétique » et éventuellement « incohérent » mais sûrement « singulier »  parce qu’il était l’un des créateurs du mouvement « POESIE TOUTE », qui prônait une  « guérilla linguistique ».</p>
<p>Mohamed Khair Edine,  a traversé notre jeunesse comme un éclair foudroyant, brûlant tout sur son passage, marquant au feu rouge notre mémoire : notre génération a lu, sans toujours en saisir le sens véritable, ses textes que l’on se passait sous le manteau !</p>
<p>Il a été <strong>le poète de l’exil</strong>, voulu et vécu dans la douleur, <strong>le poète de l’errance </strong> qu’il a assumée jusqu’aux derniers jours de son existence, mais aussi <strong>le poète du sud du Maroc</strong>, qu’il n’a jamais oublié. Et surtout l<strong>e poète de la liberté</strong> : « On ne met pas en cage un oiseau pareil » écrit-il dans « Dernier journal » (août 1995.)</p>
<p><strong>Biographie rapide de Mohamed KHAIR EDDINE </strong></p>
<p>1941 : naissance dans un village du Sud marocain, Tafraout.<br />
Adolescence à Casablanca et éveil à la vie littéraire et politique.<br />
1960 : Séisme d’Agadir et retour à Agadir.<br />
1965 – 1979 : exil en France, particulièrement pénible.<br />
1979 : retour au pays avant un nouveau et court exil.<br />
18 novembre 1995 : décès à Rabat, après une période difficile.</p>
<p><strong>Bibiographie de Mohamed Khair Eddine<br />
</strong><br />
·  Agadir (1967)<br />
·  Corps négatif (1968)<br />
·  Histoire d&#8217;un Bon Dieu (1968)<br />
·  Soleil arachnide (1969)<br />
·  Moi l&#8217;aigre (1970)<br />
·  Le Déterreur (1973)<br />
·  Ce Maroc ! (1975)<br />
·  Une odeur de mantèque (1976)<br />
·  Une vie, un rêve, un peuple, toujours errants (1978)<br />
·  Résurrection des fleurs sauvages (Éditions Stouky et Sedki, Rabat, 1981).<br />
·  Légende et vie d&#8217;Agoun&#8217;chich (1984)<br />
·  Il était une fois un vieux couple heureux (1993, première édition 2002)<br />
·  Faune détériorée (1997)</p>
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		<item>
		<title>AISHA Q. PARLE &#8230;&#8230;..DE LA BARBE!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/aisha-q-parle-de-la-barbe/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/aisha-q-parle-de-la-barbe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 12:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes invités]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques mois, nous avons tous remarqué et sur la blogoma  la présence d’une commentatrice au style percutant et à l’argumentation bien construite. Il s’agit vous l’avez sûrement deviné de AICHA Q., qui se pare souvent du qualificatif de BAHRIYA. Personnellement, j’ai eu à soutenir ses assauts, parfois violents mais toujours réguliers.  Malgré un talent certain pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Depuis quelques mois, nous avons tous remarqué et sur la blogoma<span>  </span>la présence d’une </span></em></strong><strong><em><span style="font-family: 'Arial Narrow'">commentatrice au style percutant et à l’argumentation bien construite</span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">.<o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Il s’agit vous l’avez sûrement deviné de </span></em></strong><strong><em><span style="color: red; font-family: 'Arial Narrow'">AICHA Q</span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">., qui se pare souvent du qualificatif de </span></em></strong><strong><em><span style="color: red; font-family: 'Arial Narrow'">BAHRIYA</span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">.<o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Personnellement, j’ai eu à soutenir ses assauts, parfois violents mais toujours réguliers. <o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Malgré un talent certain pour le débat, AICHA Q. ne se décide malheureusement <span> </span>pas à ouvrir son propre espace, préférant continuer, <span> </span>je suppose, à <span> </span>évoluer en électron libre. <o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Elle<span>  </span>a accepté cependant de nous proposer un billet, que je me fais un plaisir de mettre en ligne.<o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Voilà donc &#8211; </span></em></strong><strong><em><span style="color: red; font-family: 'Arial Narrow'">en exclusivité blogomatique</span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"> -<span>  </span>le </span></em></strong><strong><em><span style="font-family: 'Arial Narrow'">premier post signé AICHA Q</span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">.<o:p></o:p></span></em></strong><strong><em><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></em></strong><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p align="center" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center" class="MsoNormal"><strong><span style="color: red; font-family: 'Arial Narrow'">Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.</span></strong></p>
<p align="center" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center" class="MsoNormal"><strong><span style="color: red; font-family: 'Arial Narrow'"></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">« Lors de ma tournée familiale de rigueur le jour de l’Aïd, je suis tombée à pic, devant la porte d’entrée sur mon cousin, ex-gauchiste-Léniniste dans une vie antérieure, arborant une nouvelle barbe hirsute de style maghraouien, tranchant de par son abondance avec une moustache rasée de très près.</span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Avant que je n’aie eu le temps de digérer ma surprise face à ce nouveau look antédiluvien, avant même que je ne songe à arrêter au vol mes embrassades spontanées dignes d’une Aïsha El-Bouassa, mon cousin m’a tendu dans un geste exagérément long, une paume ouverte et rigide, aussi chaleureuse que le bras statufié de <st1:personname ProductID="la V￩nus" w:st="on">la Vénus</st1:personname> de Milo.<o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">La barbe! Si je m’y attendais à celle-là ! <o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Passablement vexée d’être considérée tacitement comme une diablesse tentatrice, j’ai poursuivi, l’air de rien les salamalecs d’usage avec le reste de la famille, bu deux gorgées de thé, croqué ma Ghriyba enfarinée en laissant voguer mes pensées.<o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Farouche adepte de la liberté, je n’aurais jamais permis à quiconque de se mêler de ma coiffure ou de mon habillement, tout comme je ne me permet pas l’outrecuidance d’aller fourrer le nez dans le piercing nombrilien de ma voisine, de la coupe Tectonic de mon frère, des tchadors qui parsèment de plus en plus nos cités ou d’aller chercher des poux dans la barbe de mon cousin et des dizaines de ses «frères». La liberté et la démocratie sont à ce prix.<o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Mais ceci étant dit, plusieurs questions s’imposent à mon esprit.<o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'">1/ Là, en face de moi, j’ai le père et le fils</span></strong><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">. Mon oncle, honorable Hajj, récitant par cœur les Soixante Litanies, à la barbe toujours soigneusement taillée et le cousin, fraîchement débarqué en religion, le visage à peine visible dans sa touffe de poil, respectant en cela une Sounna dont son père s’était pourtant passé. Mais qu’est ce qui est s’est passé depuis? <o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'">2/ S’agit-il d’un réel désir de ressemblance avec un homme modèle ou la marque d’une appartenance à une doctrine?</span></strong><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"> Dans ce sens, les Hanbalites recommandent de tailler la barbe en longueur et en largeur, au-delà de la longueur du poing.<span>  </span></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'">L<strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">’école Malékite opte pour la </span></strong>taille des poils qui flottent au vent, les poils isolés ou les poils excessivement longs<strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">, tandis que les Chafiites proposent de laisser la barbe comme le Seigneur l’a créée. Voyez donc les questions métaphysiques existentielles qui ont secoué le monde musulman et la caste des Oulémas, expliquant en partie le rendez-vous manqué avec le progrès pendant que d’autres rient dans leur barbe.<o:p></o:p></span></strong></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'">3/ Si l’on veut pousser plus loin le mimétisme avec notre Prophète</span></strong><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'"> (à condition toutefois qu’on nous atteste sans risque de se tromper, la véracité des Hadiths liés à sa barbe épaisse et à ses moustaches taillées par opposition aux Polythéistes et aux Zoroastriens), pourquoi ces nouveaux zélotes ne se laissent pas aussi pousser plus longuement les cheveux, puisqu’il est dit dans ces mêmes Hadiths que le Prophète (Paix et Prière sur lui) avait des cheveux qui pendaient sur ses oreilles et son cou, parfois même ses épaules et qu’ils étaient parfois tressés en quatre?<o:p></o:p></span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">4/ Enfin, conformément à l’adage qui veut que </span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'">la barbe n’apporte pas la sagesse</span></strong><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">, pourquoi s’attacher viscéralement au physique et à la mode d’il ya 14 siècles et oublier le fonds moral qui est quant à lui, intemporel.</span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span> <span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Aïsha Qandisha</span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-weight: normal; font-family: 'Arial Narrow'">Sponsor officiel : Gilette Mach trois ».</span></strong><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p></o:p></span><span style="font-family: 'Arial Narrow'"><o:p> </o:p></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le département de l&#8217;environement, victime d&#8217;un double effet de serre!</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/le-departement-de-lenvironement-victime-dun-double-effet-de-serre/</link>
		<comments>http://www.citoyenhmida.org/le-departement-de-lenvironement-victime-dun-double-effet-de-serre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 18:10:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes invités]]></category>
		<category><![CDATA[coups de griffes]]></category>
		<category><![CDATA[coups de gueule]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a bien longtemps que je n&#8217;ai pas ouvert mon blog à un invité. Mais devant l&#8217;intérêt que présente le billet que vient de me faire parvenir l&#8217;un de mes fidèles visiteurs, je ne peux résister à le mettre en ligne. Ce billet met en exergue des dysfonctionnements d&#8217;un grand département   &#8230;Un département qui a connu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><o:p><font face="Times New Roman">Il y a bien longtemps que je n&#8217;ai pas ouvert mon blog à un invité. Mais devant l&#8217;intérêt que présente le billet que vient de me faire parvenir l&#8217;un de mes fidèles visiteurs, je ne peux résister à le mettre en ligne.</font></o:p><o:p></o:p> <o:p><font face="Times New Roman">Ce billet met en exergue des dysfonctionnements d&#8217;un grand département   &#8230;Un département qui a connu un certain prestige, mais qui risque de sombrer complètement par la faute des rivalités partisanes d&#8217;une part et de la gabgie qui carractérise notre adminstration!</font></o:p><o:p></o:p> <o:p><font face="Times New Roman">Je livre ce billet à votre appréciation.</font></o:p><o:p></o:p> <o:p></o:p> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">&#8220;Depuis quelques temps, <strong>le département de l’environnement connaît un malaise</strong>. Malaise tant au niveau de l’ambiance de travail qu’au niveau des conditions de travail !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Il<span>  </span><span> </span>semble <span> </span>que le<span>  </span>département de l’environnement<span>  </span>soit paradoxalement victime d’un phénomène qu’il est supposé combattre, en l’occurrence <span> </span><strong>l’effet de serre…..Même d’un « double effet de serre »</strong> !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">D’abord, <strong>un effet de « serres » au sens de « griffes, notamment griffes de rapaces »</strong> ! </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Ce département, longtemps entre les mains des amis de Mohamed El Yazghi, ex-patron de l’U.S.F.P., est en train de glisser entre le giron des obligés de l’Istiqlal depuis<span>  </span>la nomination de Abdelkbir Zahoud en tant que Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement </font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">L’organigramme est en cours de<span>  </span>modification, en fonction probablement de nouvelles têtes, et ce au grand dam des différents responsables des services qui ne savent plus à quel saint se vouer !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Des têtes tombent ou tomberont, de nouvelles apparaissent ! Une véritable chasse aux sorcières qui fait que les serres de l’Istiqlal se ferment inexorablement sur les différentes structures de ce département, provoquant un vent de démotivation sinon de panique<span>   </span>totale chez les cadres de ce département !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Et comme si l’ambiance n’était pas assez pourrie, pour ne pas dire malsaine, ce département subit les affres <strong>d’un autre effet de serre …Le vrai…</strong>Celui-là même qui menace la planète et contre lequel ce département est supposé proposer des stratégies de lutte !</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>Le tout nouveau et tout beau bâtiment</strong> qui abrite ce département, situé dans le quartier administratif de Hay<span>  </span>Ryad, <strong>s’avère être une véritable « serre »</strong> au sein de laquelle les fonctionnaires ont du mal, beaucoup de mal à travailler.<span>  </span></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>L’architecture</strong>, fort élégante vue de l’extérieur, produit à l’intérieur, du fait du mauvais agencement des bureaux et des couloirs, <strong>une sensation d’étouffement et provoque parfois des évanouissements</strong>. Cette situation aberrante pour un immeuble moderne est<span>  </span>aggravée <span> </span><span> </span><span> </span><span> </span>en cette période estivale <span> </span>par <strong>l’augmentation anormale de la température dans les bureaux qui<span>  </span>manquent <span> </span>de systèmes d’aération<span>  </span>et de climatisation. </strong></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>De nombreux fonctionnaires de ce département ont dû avoir recours à une intervention médicale d’urgence, suite à divers symptômes liés à cette situation.</strong></font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"><strong>Le département de l’environnement</strong>, naguère ministère, jadis simple secrétariat d’état, maintenant département relevant d’un secrétariat d’état, <strong>va-t-il disparaître<span>  </span>sous cette double menace ?</strong> &#8220;</font></p>
<p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p><o:p><font face="Times New Roman"> </font></o:p></p>
]]></content:encoded>
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		<title>LE 8 MARS : LA PAROLE EST A MES INVITEES.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 22:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes invités]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour célébrer ce 8 mars, journée internationale de la femme, mon espace sera ouvert à quelques unes de  mes invitées, mieux placées que moi pour traiter ce sujet.
Mais auparavant,  j&#8217;aimerais offrir à toutes mes lectrices ce bouquet de mimosas, fleur symbolique de cette journée.



« ON NE NAIT PAS FEMME, ON LE DEVIENT »
Cette phrase [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Pour célébrer ce 8 mars, journée internationale de la femme, mon espace sera ouvert à quelques unes de <span> </span>mes invitées, mieux placées que moi pour traiter ce sujet.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Mais auparavant,  j&#8217;aimerais offrir à toutes mes lectrices ce bouquet de mimosas, fleur symbolique de cette journée.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2008/03/mimosas_250.jpg" title="mimosas_250.jpg"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.citoyenhmida.org/wp-content/uploads/2008/03/mimosas_250.thumbnail.jpg" alt="mimosas_250.jpg" height="136" width="190" /></p>
<p></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">« ON NE NAIT PAS FEMME, ON LE DEVIENT »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Cette phrase de Simone de Beauvoir a été le slogan des féministes françaises des années 60. La féminité ne découlerait <span> </span>pas<span>  </span>d’une fatalité génétique mais<span>  </span>plutôt d’une fatalité sociale imposée à la femme.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p><o:p>C</o:p>’est après la discussion avec une<span>  </span>jeune nièce à propos de ses études que cette idée a germé puis a pris forme.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>La gamine &#8211; je dis « gamine » alors qu’elle passe son bac dans quelques mois – m’avait parlé<span>   </span>d’un travail sur la femme demandé par son professeur de français et dont elle semblait plutôt contente. <span> </span>J’en ai commencé la lecture par curiosité et je l’ai terminée par intérêt.<o:p> </o:p>Je me suis alors dit qu’il serait intéressant d’avoir l’avis de divers membres de la gente féminine <span> </span>à ce propos.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p> </o:p>Après le point de vue<span>  </span>de ma « gamine » préférée, j’ai voulu en recueillir<span>  </span>d’autres.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Pourquoi pas demander celui d’une « célibattante », jeune cadre dynamique, mais plus féminine que féministe, jeune fille et fière de l’être !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Et celui d’une dame « hecha y derecha », qui a tracé sa vie et ses choix à sa façon, sans état d’âme : femme active et responsable<span>  </span>s’assumant sans complexe. <span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Pour continuer, l’avis d’une dame qui a passé sa vie à exercer le métier qu’elle a choisi, très dur, très exigeant, un métier, qu’elle à exercé avec passion et abnégation, sans rien céder pourtant ni sur sa vie personnelle, ni sur sa vie de couple, ni sur sa vie de mère.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Et pour faire bonne mesure, l’avis plein de bon sens bien de chez nous d’une respectable vieille dame qui a connu d’autres temps que ceux que nous vivons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Je vous livre <span> </span>donc ces différentes réflexions, émanant de générations successives. Ce cocktail <span> </span>n’est <span> </span><span> </span>représentatif <span> </span>de <span></span>quoi que ce soit, sinon d’une tendance <span> </span><span> </span>d’un Maroc, traditionaliste certes en devenir constant depuis l’indépendance.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p><strong><em><u>1/ L&#8217;avis d’une « gamine ». <o:p></o:p></u></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>« La femme. Nous nous contentons souvent de dire, surtout les Hommes, qu’une femme reste une femme. <span> </span>La <span> </span>femme certes est bien de ce <span> </span>dans ce monde mais n’y a pas une place ou une valeur aussi importante et primordiale que l’Homme. <span> </span><br />
Pour ma part, je trouve qu’être une femme aujourd’hui c’est se battre au quotidien face à une société ironique et sarcastique qui se moque bien de savoir que vous avez fait des études brillantes, de savoir que vous avez un avenir prometteur ou alors de réelles perspectives de carrière ! Non, pour elle, elle vous colle l’unique et seule étiquette de femme perdante : « ce n’est qu’une Femme après tout, sa place est dans un foyer à faire des travaux ménagers et passer ses journées à la cuisine ». Que devons-nous nous répondre à cela ? A cet acharnement contre nous, pauvres femmes que nous sommes !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Longtemps, l’esprit traditionnel a prévalu : l’idée qu’une femme doit se taire et garder ses opinions mais par contre subir les jugements des autres. Et des jugements ô combien dégradant !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">N’oublions pas <span> </span>que <st1:personname productid="la Femme" w:st="on">la Femme</st1:personname> incarnait la misère et la pitié comme il est si bien décrit dans <span> </span>le roman de Khair Eddine : « Un vieux couple heureux ». L’Homme battait sa femme, croyant battre la misère. Et la femme n’avait pas le droit de réagir ou de protester, car de toute façon la société ne serait d’aucun secours pour elle. Pour peu, <span> </span><span> </span>elle l’enverrait en <span></span>enfer !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Alors aller à l’école? Pourquoi faire ? <span> </span><span> </span>La femme n’avait aucune chance de trouver un travail car l’étiquette de femme perdante persistait encore à nous coller à la peau. Ainsi, la femme se résumait à être: analphabète par tradition, peu communicative car sans moyen d’exprimer ses avis et pour finir battue.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Heureusement, il n’y a pas que ces cas qui font mal au cœur. Nous trouvons des fois des femmes qui sont en parfaite harmonie avec elles-mêmes et donc avec leur mari. Ces maris qui admirent et respectent leur femme, qui prennent soin d’elles comme le cas de Khoubane, qui leur laissent <span> </span>la possibilité d’exprimer leur opinion, partagent avec elles leur secret ou leur hobbies tout comme Bouchaib qui lisait ses poèmes à sa femme. Bref, une femme qui vit dans la communication. Et si cette femme est acceptée <span> </span><span> </span>par son mari, dans ce cas elle est acceptée par la société. En effet, <span> </span>avouons-le, quand nous parlons de société nous parlons surtout de ces hommes qui constituent la société.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Venons-en à la situation actuelle.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La femme commence à se faire une place bien que le fait de s’y introduire constitue un réel challenge. La femme d’aujourd’hui <span> </span>a la possibilité de postuler pour les plus grands postes. La femme d’aujourd’hui ne se contente plus de séduire par sa façon de cuisiner et de tenir sa maison ! Non, maintenant elle séduit par sa façon de parler, par son niveau intellectuel et culturel. Elle s’impose, se développe, renaît, se révolte et tient tête à la société.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Enfin elle est mise en valeur et enfin elle est placée dans le même niveau que l’Homme. Donc, on peut <span> </span>conclure comme le dit Simone De Beauvoir : «  on ne naît pas Femme, on le devient ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La femme mérite le respect ! <span> </span>Elle mène une lutte sans merci du matin au soir pour se faire entendre ! <span> </span><span> </span>Bien <span> </span>le fait qu’elle continuera toujours de la regarder de cet œil critique, la société ne pourra <span> </span>nier que <st1:personname productid="la Femme" w:st="on">la Femme</st1:personname> s’est vraiment épanouie,<span>  </span>qu’elle a changé au fil des temps et qu’elle peut même constituer un pilier essentiel pour notre société.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Rien ne peut nous freiner et rien ne nous empêchera d’avancer. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p> </o:p><strong><em><u>L&#8217;avis d’une « célibattante ».<o:p></o:p></u></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><em><u><o:p><span style="text-decoration: none"></span></o:p></u></em></strong>« Je ne fais jamais ce que l’on attend de moi. En ce 8 mars, je m’imagine que ce que j’aurais été<span>  </span>si je n’étais pas née femme.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Si je n’étais pas née femme….</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>J</o:p>e n’aurais pas été obligée de porter des jupes roses jusqu&#8217;à 6 ans…</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je ne serais pas devenue verte de jalousie devant les soutiens-gorge énormes de ma meilleure copine…<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas récolté les foudres de mon père le jour où il m’aurait <span> </span>vu <span> </span>avec une fille …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas eu à mentir pour partir à ma première surprise-partie…</p>
<p class="MsoNormal">J’aurais peut-être eu ma mère comme confidente pour qu’elle me dise ce que je devais faire avec ma petite copine…</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>J’aurais apprécié les matchs de foot entre copains au lieu de servir juste de spectatrice…</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Mais bon, tout ça n’est pas très grave …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Par contre si je n’étais née femme….</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas eu à ramener mon père et mon frère comme gages de mon sérieux pour louer mon premier appart….</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas à dire «  Je viens de finir mon travail dans la société » quand je monte dans un taxi après une longue , une exténuante <span> </span>journée de travail …<o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je n’aurais pas eu à me taire quand un policier arrête un ami qui conduit …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>J’aurais pu foutre une tarte à la nana qui n’arrêtait pas de me draguer alors que je voulais seulement passer une bonne soirée …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas à me justifier ma volonté de garder mon<span>  </span>indépendance, de rester célibataire en attendant <span> </span>sagement la princesse qui me mérite comme prince charmant …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je ne mettrais mes écouteurs dans la rue que pour le plaisir d’écouter ma musique et non pas <span> </span><span> </span>éviter d’entendre les phrases débiles supposées attirer l’attention.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je n’aurais pas à continuellement retarder mon congé pour laisser ma collègue mariée se reposer avec son mari<span>  </span>pendant les mois où il fait chaud…</p>
<p class="MsoNormal">Je n’aurais pas à justifier mes relations pas très stables.. … J’aurai été un mec … un vrai … pas une bonne à rien … <span> </span>pas une simple « nana » !</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je ne me sentirais pas un peu gênée quand je dirais «  je ne sais pas cuisiner » … Au contraire, on me respecterait justement pour çà…</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Je ne serais pas fatiguée d’être ce que je suis …</p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Mais surtout si je n’étais pas née femme,<span>  </span>je ne serais pas aussi fière d’être <span> </span>ce que suis devenue ! »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p> </o:p><br />
<strong><em><u>L&#8217;avis d’une femme libre<o:p></o:p></u></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><em><u><o:p><span style="text-decoration: none"></span></o:p></u></em></strong>« Née après plusieurs de sœurs aînées et quelques frères venus après, j’ai grandi<span>  </span>sans jamais avoir à me poser de question sur <span> </span>ma féminité.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Mes sœurs vivaient leur vie sans que mes frères aient à dire quoi que soit sur cette façon de vivre. J’ai donc suivi le chemin tracé par mes aînées. Nous avions la chance d’avoir un père pour qui cette question n’avait aucun sens : seuls comptaient les résultats scolaires. Nous avons donc toutes et tous étudié, parce qu’il fallait étudier !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Mais une fois sortie de mon cocon familial, j’ai commencé à ressentir que « la femme » avait un statut spécial. Des taquineries verbales des adolescents en mal de machisme au harcèlement des mâles en manque de<span>  </span>tendresse, j’ai eu à affronter ce que toutes les jeunes filles de mon âge devaient affronter.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Sauf que moi, j’étais blindée ! J’ai continué à vivre comme j’avais vécu au sein de ma famille, ne tenant compte que de la valeur humaine des personnes que j’avais à connaître !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>J’ai eu à faire des choix professionnels et personnels en toute liberté, comme je l’avais appris.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Parfois ce fut difficile parce que la société n’accepte pas qu’une « femme » soit libre de ses décisions ! Face à<span>  </span>certaines situations, je ne m’encombrais pas d’états d’âmes que je trouvais inutiles.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Cela n’a jamais été évident ni facile, mais pour moi, cela relevait de la logique de la vie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Etre femme après tout n’est ni une tare ni un atout, quand on prend à bras le corps sa vie, que l’on a la chance d’y être préparée et que l’on assume la responsabilité de ses décisions. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p><strong><em><u>L&#8217;avis d’une autre <span> </span>femme libre</u></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>« Naître femme ? Devenir femme ? <span> </span>Le problème ne se pose pas en ces termes. L’énoncé le plus juste serait : ETRE FEMME !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Exactement, comme l’on dirait être homme, être petit ou grand, blond ou noir, fort ou faible !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>L’important ne réside pas dans la féminité mais dans la place de la femme dans la société, dans la famille, dans le couple.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Nos mères, soumises et analphabètes, n’étaient-elles pas souvent « moulat achwar wa ray » dans des familles réputées patriarcales ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Les mères actuelles, dans les quartiers les plus défavorisés, ne deviennent-elles pas des chefs de famille, quand les hommes démissionnent face aux difficultés de la vie ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Etre femme !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>En fait, le véritable problème se pose aux hommes, face à la place que la femme commence à prendre dans la société.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>L’intérêt que portent les jeunes filles aux études et leurs succès scolaires et universitaires, l’envie enregistrée chez les femmes âgées de sortir de l’analphabétisme, la réussite des femmes chefs de famille<span>  </span>corroborée par le succès de la formule des micro-crédits sont autant des signes qui ne trompent pas.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>La réaction des hommes consiste alors à se recroqueviller sur leur passé ou pire à aller y chercher des justifications, plus ou moins fallacieuses, de leur machisme.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Naître femme ? Devenir femme ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Les femmes ont dépassé ce questionnement qui fut pendant des siècles au centre de leur vie!</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Maintenant, elles sont ! Et mieux encore, elles ont pris la place qui leur revient, et que les hommes continueront bien sûr à leur nier ! »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p><strong><em><u>L&#8217;avis d’une femme <span> </span>d’un autre temps</u></em></strong> :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>« Qui est ce bhal, ce débile, qui <span> </span>dit çà : « On ne naît pas femme, on le devient » !?! Mais, mon petit, de mon temps, on était<span>  </span>femme dès la naissance !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Dès le moment où la sage-femme qui t’accueillait voyait que tu étais une fille, çà y est, le sort en était jeté ! Tu n’avais même<span>  </span>pas droit aux youyous qui auraient accompagné la venue au monde d’un garçon ! Ta vie était tracée à partir de ce moment là !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Même ta mère s’arrangeait pour te le faire savoir ! Elle te recevait par une belle crise de larmes et des lamentations à te faire regretter d’être née.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Sans parler de ton père, qui tirait une tête d’enterrement quand on lui annonçait que sa femme venait d’avoir une fille ! Et il risquait de faire une tête bien plus triste et surtout plus hargneuse si tu avais le malheur d’être la deuxième ou pire la troisième fille à pointer son nez  sous son toit!</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Mais là, je te parle d’un autre temps, <span> </span>de notre temps à nous ! Quand les filles représentaient plus un poids pour la famille qu’autre chose !<span>  </span>Il fallait les faire grandir les plus vite possible pour les marier le plus vite possible aussi !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Les temps étaient différents : pas d’école, pas de liberté, pas de métier ! Walou, rien : il fallait juste apprendre à devenir épouse, c&#8217;est-à-dire savoir tenir une maison et <span> </span>devenir mère.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>Nous naissions femmes et nous devenions épouses et mères ! Machi ki ma daba, ya<span>  </span>oulidi ! »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><o:p></o:p>P.S. 1 : Bien sûr, j’aurais pu recueillir d’autres avis émanant de profils plus divers, donnant de la femme une image plus pessimiste ! Mais aujourd’hui c’est jour de fête.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">P.S. 2 : Je rappelle que la fleur symbole de cette journée internationale de la femme est bien le mimosa (et non la rose comme on a tendance à le croire)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">&nbsp;</p>
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		<title>JOURNAL DE VOYAGE D’UN FRANÇAIS AU MAROC (2</title>
		<link>http://www.citoyenhmida.org/journal-de-voyage-d%e2%80%99un-francais-au-maroc-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Nov 2007 16:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes invités]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite des impressions de voyage
Notre ami Richard nous avait promis de nous donner une suite à ses impressions de voyage dans notre pays. Je me fais un palsir de vous les faire partager.
Les premières  observations : Le Maroc d’après les prospectus est un pays de contrastes incessants, en tout et pour tout.
Dans les faits, d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Suite des impressions de voyage</p>
<p class="post-content">Notre ami Richard nous avait promis de nous donner une suite à ses impressions de voyage dans notre pays. Je me fais un palsir de vous les faire partager.</p>
<p>Les premières  observations : Le Maroc d’après les prospectus est un pays de contrastes incessants, en tout et pour tout.</p>
<p>Dans les faits, d’une seconde à l&#8217;autre, il me semble que l&#8217;on peut côtoyer le plus que beau et le plus&#8230;.non, pas laid. Je ne trouve pas le mot « juste » … je dirai plutôt triste. Mais ce n&#8217;est pas assez fort comme notion.</p>
<p>Et pour l&#8217;européen que je suis, cela a quelque chose de surprenant, d&#8217;incompréhensible, de révoltant. En tout cas, cela ne m&#8217;a pas laissé indifférent.</p>
<p>Je me suis rendu compte que nous, les européens, sommes vraiment aseptisés et cadrés, dans le sens où nous sommes tous dans un moule dont les côtés s&#8217;écartent mais si peu finalement.</p>
<p>Chez vous, le moule existe sûrement mais il ne se situe pas comme pour nous dans les choses matérielles&#8230;..Les notions de temps d&#8217;espace, de lien, de vie et même de mort sont complètement différentes.</p>
<p>Les gens :</p>
<p>Même au niveau physique, j&#8217;ai été très surpris par les nombreuses différences de type physique qui existe chez vous, Il y a toutes sortes de formes de visages, de couleurs de peaux, de gabarits.</p>
<p>Je ne saurais les décrire mais la plupart sont belles, surtout chez les plus jeunes. Chez les enfants en particulier &#8230;.Les adultes, pour beaucoup, semblent avoir vieilli avant d&#8217;être vieux.</p>
<p>Les enfants de chez vous sont gais et espiègles, il me semble que le peu de moyens qui existent ne vient pas altérer l&#8217;amour qui leur est porté&#8230;..</p>
<p>J’ai été impressionné par le nombre d&#8217;enfants que nous avons pu voir ou même rencontrés de près. Ils viennent facilement communiquer avec nous, ils n&#8217;ont pas encore peur comme chez nous de l&#8217;étranger.</p>
<p>J&#8217;ai dans les yeux des souvenirs de sourires d&#8217;enfants aux dents bien blanches sur une peau bien mate que je ne pourrais jamais effacer de mes yeux surtout quand à cela s&#8217;ajoutait un petit signe de mains&#8230;</p>
<p>Notre séjour se poursuit dans un  dépaysement total  et une recherche de repères qui sont encore introuvables.</p>
<p>Je crois que j&#8217;ai dans mon esprit une vision encore trop européenne des choses.</p>
<p>Il me faudra encore beaucoup d’efforts pour arriver à faire basculer mon regard de la France profonde vers un monde où le cartésianisme n&#8217;est pas le même que celui dans lequel j&#8217;ai été élevé.</p>
<p>La ville de Marrakech.</p>
<p>Marrakech et les touristes.</p>
<p>Mais je la trouve quand même un peu surfaite. Et en tant que provincial, je trouve qu’il a pour moi trop de monde, surtout trop de français que je trouve &#8211; pour beaucoup &#8211; odieux, suffisants, et surtout insupportables&#8230;.j&#8217;espère que nous ne leur ressemblons pas.</p>
<p>La conduite.</p>
<p>J&#8217;ai commencé à vivre à Marrakech les affres de la vie dans un véhicule roulant&#8230;..les chauffeurs de taxi au demeurant tous d&#8217;une gentillesse, commerciale peut être, mais gentils ont une façon de conduire dans cette &#8220;jungle&#8221; assez singulière&#8230;.J&#8217;ai vu peu de femmes au volant (elles n&#8217;ont pas intérêt à se tromper car les hommes sont &#8211; j’ai l’impression &#8211; plus que macho),</p>
<p>Moi qui aime beaucoup conduire, je me suis demandé si je serai capable de réussir à le faire au Maroc ! Cela m&#8217;a semblé être tout un art&#8230;.malgré l&#8217;anarchie apparente il y a quand même des &#8220;codes&#8221; et finalement il n&#8217;y a pas tant que cela d&#8217;accidents&#8230;.Parfois cela tient du miracle&#8230;..L’état du parc de voiture est un autre sujet d&#8217;étonnement &#8230;.L’intérieur de chaque taxi reflétait assez bien la personnalité de celui qui le conduisait .</p>
<p>Autres souvenirs marquants : des voilées sur une mobylette spectacle on ne peut plus sidérant. Mais encore plus fort : un homme aux commandes de sa mobylette, une femme assise sur le porte- bagage arrière et entre le couple&#8230;&#8230;deux petits enfants!!!!</p>
<p>La vie de tous les jours.</p>
<p>Le Maroc  que j’ai senti  m’a laissé le  sentiment  que  c&#8217;est comme une &#8220;cocotte minute&#8221;.</p>
<p>Tout semble être sous pression, prêt à surgir mais la soupape est encore un peu bloquée&#8230;il y a une richesse de vie formidable, une potentialité de construire qui se sent, qui se voit &#8230;Mais c&#8217;est comme si personne ne veut ou ne peut (?) aller jusqu&#8217;au bout&#8230;..les choses sont commencées mais pas vraiment finies&#8230;pourtant l&#8217;énergie est là! Elle existe!</p>
<p>Le roi.</p>
<p>J&#8217;ai été admiratif du respect que les personnes à qui nous avons parlé semblent avoir pour le Roi. Et même les gens en général.</p>
<p>Nous nous sommes trouvés à Marrakech au même moment que notre président. Cela nous a permis par deux fois de nous trouver,vraiment par hasard, là au moment du passage du cortège du roi&#8230;&#8230;Et là j&#8217;ai vu des gens, simples passants,s&#8217;arrêter de marcher, se mettre presque au garde à vous au passage de la voiture royale et même pour certains faire un salut militaire alors qu&#8217;ils étaient habillés en civil&#8230;..Chez nous ce respect là n&#8217;existe plus, cette ferveur là serait ringarde&#8230;&#8230;C&#8217;est une force pour vous .</p>
<p>Les cigognes.</p>
<p>J’ai vu plein de cigognes&#8230;Ah que j&#8217;aime ces oiseaux ! Je suis resté comme un enfant un long moment à les contempler,&#8230;je regrette car je n&#8217;ai pu en voir aucune voler mais tant pis parce que dans toute ma vie, je n&#8217;en n&#8217;avais vu que deux et encore de loin&#8230;&#8230; elles étaient presque les unes à coté des autres et en plus chacune dans leur nid, il y en avait même une sur la flèche de la mosquée de la Koutoubia!</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup ri en voyant ces cigognes, pour certaines très prés de la place Jemaa el fna ..Chez nous des collectifs écologistes se sont élevés pour dire que la pollution sonore nuisait aux cigognes qui étaient complètement stressé par cela, ils ont même fait interdire les cloches d&#8217;une église qui se situait à proximité d&#8217;un nid pour ne pas déranger l&#8217;oiseau!</p>
<p>C&#8217;est drôle vos cigognes ne semblent pas perturbées et pourtant le bruit, et particulièrement autour de cette place, est plus qu&#8217;énorme!!</p>
<p>Le passé et le présent.</p>
<p>C&#8217;est un pays mystérieux à comprendre et c&#8217;est un pays aussi plein de mystère.</p>
<p>Dans les palais que nous avons visités, dans les ryads où nous sommes entrés, c&#8217;est souvent par une petite porte avec des couloirs labyrinthiques qui cachent bien au regard extérieur ce qui existe à l&#8217;intérieur.</p>
<p>Ce sont dans les maisons des petites fenêtres où la lumière passe peu&#8230;et ce sont parfois même des chambres sans fenêtre&#8230;.comme cela le regard extérieur ne peut rien voir&#8230;.. C’est quelque chose qui m&#8217;a interpellé.</p>
<p>Le guide a qui j&#8217;ai posé la question m&#8217;a répondu que cela était dû à la religion qui demandait que l&#8217;on n&#8217;étale pas ses richesses devant les autres!!!!&#8230;.Il ne faudrait pas montrer &#8230;pas de paraître!!!! Cette explication ne m&#8217;a pas pleinement convaincu.</p>
<p>Le bruit.</p>
<p>Chez nous, tout est aseptisé et formaté, il ne faut pas que quelque chose dépasse et en terme de bruit. Chez nous, nous sommes entrain de le réduire au maximum pour peut-être même un jour l&#8217;interdire!!! Au Maroc, du moins à Marrakech, le bruit fait parti de la vie et il est particulièrement &#8220;bruyant&#8221;, important &#8230;.Bruit de voix, bruit de moteur, bruit de portes, bruit de machines, bruit de tout et surtout bruit de voix,de paroles,les gens parlent, crient, rient.. C’est vivant&#8230;.Cela s&#8217;arrête un peu la nuit et encore&#8230; En rentrant à dans ma petite ville de province, j&#8217;avais comme un manque&#8230;En fait ce fond sonore me manquait!</p>
<p>Les monuments.</p>
<p>Je ne m’étendrais pas trop sur les monuments que nous avons visités, mais je voudrais noter que dans les palais et châteaux de mon pays qui sont ouverts au public, j’ai toujours remarqué la présence, qui me parait normale, de meubles. Cela donne une impression de vie à ces endroits historique : je n’ai pas retrouvé cela au Maroc.</p>
<p>Les achats.</p>
<p>Revenir au Maroc après trente ans et acheter un tapis, comme il y a trois décennies.</p>
<p>Sauf que ce tapis, je l’ai acheté cette fois sur les lieux mêmes de production, après avoir discuté pendant des heures avec le marchand, après avoir partagé avec lui ,le traditionnel thé à la menthe et un tajine de poulet qu’il m’a offert . Un tapis haute laine, très beau, très grand, que je laisserai à mes futurs petits- enfants.</p>
<p>Déambuler dans les souks est vraiment une merveilleuse fête des sens …L’art du commerce chez vous est formidable.</p>
<p>Au début c’est la hantise de se faire plus ou moins « arnaquer » qui prédomine, mais au fur et à mesure il me semble avoir saisi que la grande majorité des commerçants n’appréhendent pas les choses sous cet angle là.</p>
<p>La philosophie du raisonnement se situe plus me semble – t-il à partir d’un angle dans lequel il est considéré que le prix que l’acheteur est prêt à donner est le juste prix du bien choisi .Ce raisonnement n’est après tout pas dénué de bons sens : c’est une adaptation de la loi de l’offre et de la demande finalement ! Même si je n’aime pas particulièrement marchander, j’ai donc considéré cela comme un jeu d’autant que cela débouchait fréquemment sur des discussions très cordiales…De plus au retour, ces longs temps de marchandages restent des beaux souvenirs humains attachés aux objets achetés pour les enfants et pour les amis que nous aimons.</p>
<p>Dans mon dernier papier, si je parviens à l’écrire, je voudrais essayer de parler de Rabat et d’Essaouira, si vous avez la patience de me lire.</p>
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		<title>JOURNAL DE VOYAGE D’UN FRANÇAIS AU MAROC.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 15:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre ami Richard nous raconte son voyage auMaroc
Notre ami Richard, un assidu de cet espace, dont les interventions et les commentaires sont toujours emprunts d’une grande sagesse et d’une fine intelligence, nous avait signalé sa présence dans notre pays durant le mois d’octobre.
Comme je luis avais proposé de nous fournir ses impressions sur ce voyage, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Notre ami Richard nous raconte son voyage auMaroc</p>
<p>Notre ami Richard, un assidu de cet espace, dont les interventions et les commentaires sont toujours emprunts d’une grande sagesse et d’une fine intelligence, nous avait signalé sa présence dans notre pays durant le mois d’octobre.</p>
<p>Comme je luis avais proposé de nous fournir ses impressions sur ce voyage, il vient ainsi de me faire parvenir un premier papier, en nous promettant de prochains, pour autant que son temps libre le lui permettra.</p>
<p>Je vous livre donc les impressions de Richard.</p>
<p>Le départ</p>
<p>Une fête pour moi malgré une appréhension certaine  &#8230;</p>
<p>Je vis ce départ comme une épreuve&#8230;&#8230; Je reviens au Maroc après 30 ans, et une coupure totale.</p>
<p>L’arrivée</p>
<p>Plus d&#8217;une heure de retard sur l’heure prévue de l’arrivée.</p>
<p>Aucun problème à la douane en fait je me suis rendu compte aujourd&#8217;hui seulement, que les douaniers avaient tamponnés mon passeport &#8230;je n&#8217;en n&#8217;ai gardé aucun souvenir&#8230;</p>
<p>Nous n&#8217;arriverons à récupérer nos valises à l&#8217;hôtel que vers trois heures du matin&#8230;.</p>
<p>Mais pas grave&#8230;</p>
<p>Je viens au Maroc ou plutôt j&#8217;y reviens trente ans après mais avec une autre idée et une autre position vis à vis de ce que je vais essayer de vivre.</p>
<p>L’hôtel</p>
<p>Un hôtel de luxe, un hôtel rempli de touristes européens plus particulièrement des français.. En fait nous sommes à Marrakech mais ce n&#8217;est pas pour moi le Maroc &#8230;</p>
<p>Un lieu magnifique qui serait l&#8217;équivalent de Saint Tropez chez nous, pas représentatif vraiment de la vie du pays où nous nous trouvons&#8230;.</p>
<p>Tant pis…tant mieux…nous allons profiter des deux facettes de ce pays des contrastes.</p>
<p>Le farniente : les positions de lézard au soleil sur les transats alignés les uns à coté des autres, les repas à base de buffets où l&#8217;on se sert soi- même à volonté et où la cuisine est largement européenne pour ne pas dire française.</p>
<p>Les animations : le soir, des spectacles qui intellectuellement ne s&#8217;envolent pas mais qui ont le mérite de permettre de faire le vide dans l&#8217;esprit et de rire beaucoup&#8230;&#8230;Pour du repos ce n&#8217;est pas mal&#8230;..</p>
<p>Le guide : il sait plein de choses sur Marrakech et qui nous fera voir pendant quatre jours des trésors insoupçonnés d&#8217;architecture chargés d&#8217;histoire dans la vieille ville, des plafonds sculptés en bois de cèdres,qui essayera de nous faire lire des inscriptions sculptées sur les murs, qui nous montrera des tombeaux, des fontaines, des jardins en plein centre ville avec des oiseaux que je ne connaissais pas&#8230;.qui nous mènera dans le quartiers des tanneurs où nous ne pourrons tenir qu&#8217;en collant sous notre nez un bouquet de menthe acheté à l&#8217;entrée d&#8217;une porte sans vraiment savoir pour quoi à ce moment là &#8230;..</p>
<p>Ce guide, environ 40 ans, cultivé, avec un caractère affirmé &#8230;.Nous avons pu avoir avec lui des discussions très intéressantes&#8230;..</p>
<p>Il avait (était-ce une façade?) un grand respect pour le roi, et une grande fierté pour son pays&#8230;..il n&#8217;a pas hésité à nous montrer les côtés flatteurs pour sa ville mais aussi la grande misère qui existe encore (les bidonvilles de Marrakech (dite pourtant cité du rêve!!!).</p>
<p>Les habitants : nous nous trouverons à Marrakech dans un espace indéfinissable ou modernité et archaïsme se côtoient &#8230;où le temps se décline différemment de chez nous d&#8217;une manière d&#8217;ailleurs difficile à saisir&#8230;.les gens semblent toujours pressés, il suffit de les regarder conduire&#8230;.et par contre ils prendront deux heures pour traiter une petite vente d&#8217;un objet de rien du tout&#8230;&#8230;.</p>
<p>Les contrastes : je savais que le Maroc était le pays des contrastes.</p>
<p>Quartier des tanneurs : des humains qui travaillent au milieu de fiente de pigeons, d&#8217;eau et d&#8217;odeurs plus que pestilentielles &#8230;dans des conditions pour moi plus qu&#8217;inhumaines &#8230;J’ai du mal à supporter cet air vicié et nauséabond. Je suis plein de tristesse.</p>
<p>Les jardins de Majorelle : havre de paix, de sérénité et de beauté &#8230; des oiseaux inconnus au chant mélodieux et doux, des plantes que je ne connaissais pas ,des fleurs magnifiques,des bassins emplis de nénuphars avec un filet d&#8217;eau qui coule de fontaines apaisantes&#8230;un air qui embaume.</p>
<p>Ces deux spectacles durant la	 même matinée. C&#8217;est dur&#8230;.. Mais c&#8217;est aussi si beau!!!!</p>
<p>Le soir,  les pieds sont fourbus et les corps aussi mais l’esprit enchanté&#8230;le sommeil profond et de qualité!</p>
<p>Les toutes premières impressions : En cherchant bien, en regardant beaucoup et en observant finement….j’ai commencé durant notre séjour à entrevoir le Maroc authentique et secret&#8230;. Celui si particulier qui m’avait laissé il y a trente ans comme l’empreinte « d’un mirage » que je n’ai pu oublier.</p>
<p>Aujourd’hui je regarde ce « mirage » dont la réalité me donne à voir que c’est un rêve vers un grand avenir moderne qui est en route.</p>
<p>J’essaierai d’en dire plus dans un autre papier, dès que  j&#8217;arriverai  à prendre un moment sur mon temps</p>
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		<title>MAROCAINES EN MÂLE-VIE</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2007 08:04:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hmida</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes invités]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Rachida SAQI (Editions EDDIF – 1998) 
Voici une contribution de &#8220;FATIHA&#8221;, qui me fait l&#8217;honneur de visiter régulièrement cet espace. Un livre intéressant de Rachida SAQI &#8211; dermatologue exerçant à Casablanca &#8211; qui décrit avec sérieux et humour en même temps divers portraits de la femme marocaine. La super- woman qui doit tout faire pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-chapo">Rachida SAQI (Editions EDDIF – 1998) <a href="http://imageshack.us/"><img border="0" src="http://img441.imageshack.us/img441/488/marocainesenmaleviexb2.gif" alt="Image Hosted by ImageShack.us" /></a></p>
<p class="post-content">Voici une contribution de &#8220;FATIHA&#8221;, qui me fait l&#8217;honneur de visiter régulièrement cet espace. Un livre intéressant de Rachida SAQI &#8211; dermatologue exerçant à Casablanca &#8211; qui décrit avec sérieux et humour en même temps divers portraits de la femme marocaine. La super- woman qui doit tout faire pour concilier carrière et vie de famille, l’éternelle angoissée qui n’a qu’un objectif: tout faire pour garder son mari, l’intellectuelle inactive qui malgré ses diplômes a choisi de s’ occuper de sa petite famille, la sacrifiée qui a rencontré son époux sur les bancs de la fac et l’a aidé à réussir une belle carrière professionnelle sans que cela fasse de leur mariage une réussite, la suspendue qui n’est ni mariée ni répudiée&#8230;Et j’en passe&#8230;L’auteur présente ainsi une bonne vingtaine de femmes très caractéristiques. Toutes les femmes se reconnaîtront dans ces portraits&#8230;Mais en même temps, tous les hommes car les deux vivent ensemble (enfin maintenant de moins en moins). Et là je me demande : y a-t- il un homme qui a pensé faire un portait des hommes? (Ahlou makka adra bichiamiha). Une société saine est d’abord une société qui a une cellule familiale saine et cette cellule familiale est le fruit de comportement de deux êtres homme et femme. Et à mon avis, l’homme marocain plus que la femme, trouve son compte dans le système traditionnel des relations entre époux.</p>
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