citoyenhmida.org

Chroniques d'un citoyen Lambda sur l'actualité
Subscribe

Archive for the ‘Politique intérieure’

MA LECTURE DES RÉACTIONS DU GOUVERNEMENT AU DISCOURS DU TRÔNE

August 05, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure No Comments →

Le chef du gouvernement, Saad Eddine EL OTHMANI, a été relativement réactif au discours du trône dans lequel le souverain a fustigé un certain nombre d’acteurs de la scène nationale, notamment, l’administration publique.

otmani___1

Dès jeudi dernier, c’est-à-dire moins d’une semaine après l’intervention royale, sévère et critique, le conseil du gouvernement présidé par son chef, a tracé les axes de son plan d’action pour la mise en exécution des directives royales.

Pour ma part, je rejette d’emblée la lecture “makhzanienne” que certains ont voulu donner à la réaction du chef de gouvernement : Si EL OTHMANI n’est pas un homme du “makhzen” (j’utilise sciemment ce vocable galvaudé qui désigne je ne sais trop quoi mais qu’une partie de nos observateurs les plus avertis aiment à brandir comme un épouvantail politique). L’homme sage du P.J.D., qui a toujours évolué en dehors des arcanes du palais et loin de son influence, ne peut être taxé de “makhzanien”, n’en déplaise à certains de ses propres partisans qui lui en veulent d’avoir pris la place de leur champion Abdelillah BENKIRANE.

Je considère que le chef du gouvernement s’est comporté en ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un médecin qui s’est lancé dans la politique!

Comment donc expliquer l’ordonnance (dans le sens médical du terme) proposé par le docteur Saad Eddine EL OTHMANI? Car je trouve qu’il s’agit d’un véritable traitement que le chef de gouvernement, médecin et psychiatre, a prescrit à son équipe et à son administration pour les guérir des diverx maux diagnostiqués par le chef de l’état.

Ce traitement “médical” comprend plusieurs degrés, du plus facile et le plus visibles (refonte des C.R.I.) au plus difficile et au moins concret (mesures de simplification des procédures administratives) en passant par des pharmacopées plus ou moins compliquées et surtout plus ou moins efficaces ( bonne gouvernance et réforme de l’administration).

Qu’attendre donc de cette série de décisions, on ne peut peut parler de mesures, puisque rien de concret n’a été décidé, rien de palpable n’a été engagé, rien de pratique n’a été mis en chantier.

Est-ce un coup d’épée dans l’eau ? J’espère que non, car ni le peuple ni le roi n’accepteront que le gouvernement et ses moyens d’action administrative continuent à remuer de l’air chaud et brasser du vide, tout en vidant les caisses de l’état.

On peut comprendre qu’il n’y ait pas eu de réactions intempestives contre tel ou tel ministre – les marocains attendaient des limogeages tonitruants – car cela aurait pu paraître comme des règlements de compte!

Mais, avec le temps et dans le cadre du plan d’action mis en place par le Chef du Gouvernement, il est certain que la rédition de comptes des grands responsables de ce pays est devenue nécessaire et qu’elle doit s’accompagner de mesures coercitives et de sanctions exemplairs, mais justes et conformes à la loi!

Encore une fois, le Maroc est à la veille d’une nouvelle expérience et encore une fois il nous faudra attendre le résultat de cette expérience avant d’en tentr encore une autre.

Ainsi va la Maroc ….

A QUOI NE SERVENT PLUS LES PARTIS POLITIQUES ?

August 01, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure No Comments →

Le titre de ce billet ne comporte pas de faute : je me demande à quoi les partis politiques ne servent plus!

Pendant des années, j’avais la profonde conviction que les formations politiques avaient un rôle dans la vie d’un état, d’un peuple, d’une nation, qu’elles avaient un fonction sociale, qu’elles servaient à quelque chose, ne serait-ce qu’à entretenir le rêve dans un avenir meilleur.

Chaque parti avait son idéologie, sa stratégie, ses moyens d’action, ses partisans, ses militants, ses sympathisants! Chaque citoyen, chez nous comme dans les grands pays démocratiques, était fier d’appartenir ou de s’apparenter, de près ou de loin, à tel ou tel parti et chacun était en mesure d’expliquer pour quelle raison il avait choisi de croire et de suivre tel parti.

Au Maroc, les gens étaient soit sincèrement istiqlaliens, soit tout aussi farouchement partisan du Parti de feu Hassan Ouazzani, soit plutard tout aussi profondément de gauche, soit franchement d’extrême-gauche avec les risques énormes, pour ces derniers, quant à leur liberté et leur intégrité physique.

En France, un communiste était convaincu que le grand soir était pour bientôt et que tous les prolétaires du monde devaient se donner la main alors que les personnes de droite avaient une toute autre vision du monde à laquelle ils croyaient dur comme fer.

L’Espagne, même du temps du dictateur Franco, a connu des partis forts et structurés : le Parti communiste d’Espagne en est l’exemple à retenir.

Mais avec le temps, la finance et l’économie prenant le pas sur les centres de décisions politiques d’une part et d’autre la mondialisation écrasant toute velléité d’indépendance des états, on a vu le rôle des partis politiques se diluer petit à petit!

Par ailleurs, la chute du Mur de Berlin ayant fait chuté le mur des idéologies, il devenant de plus en plus difficile de se dire “être de gauche” ou “être de gauche”!

Etle comble pour les pays de culture musulmane, la religion a insidieusement phagocyté le monde de la politique et l’islamisme a remplacé toutes les autres idéologies pour le bonheur des élites de la classe moyenne qui ont vu là l’occasion d’arriver au pouvoir dont la politique puis l’économie et la finance leur interdisaient l’accès.

Ici, la foi a remplacé l’idéologie comme ailleurs l’indifférence a pris le pas sur l’engagement.

C’est ainsi que les partis politiques ne servent plus à rien ….

Encadrer la population ? A quoi bon, s’ils ne parviennent pas à la faire rêver ou s’ils ne lui promettent que le paradis déjà promis par ailleurs par une autorité bien plus forte que les partis!

Militer ? Inutile, puisque ici le militantisme se mesure au nombre de prières et aux signes extérieurs d’appartenance à telle ou telle obédience religieuse et là-bas les gens sont plus préoccupés, au pire, par le chômage, la crise, l’insécurité et au mieux, par les questions sociales (mariage pour tous, homophobie) que par les questions idéologiques.

Les partis n’ayant plus rien à proposer se servent donc plus à rien !

Chez nous, je lance le défi à tout à un chacun de faire le tri entre les différentes offres politiques que les 35 partis politiques nous proposent !

Du plus ancien au plus récent, du plus à droite au plus à gauche, du mieux implanté à celui qui ne compte comme adhérents que les membres de ses instances dirigeantes, nos 35 partis nous offrent LE VIDE LE PLUS TOTAL!

Ne servant plus à rien, ne répondant pas à ce que la constitution de 2011 attend d’eux dans son article 7, il ne leur reste que deux solutions :

1/ se saborder dignement et repartir sur des bases saines et nouvelles.

2/ disparaître définitivement du champ politique nationale et laisser le peuple prendre en main son destin.

Mais aucune de ces deux solutions extrêmes ne peut être envisagée : trop d’intérêts sont en jeu, trop de personnes sont impliquées dans cette mascarade politique que vit le Maroc, trop de temps a été perdu ne laissant aucune chance au rétablissement de la confiance du peuple dans ses élites politiques!

Que faire alors ? That’s the question !

P.S. : dans mon billet, je n’ai pas mis en cause le coté personnel des responsables des partis politiques, pas plus leur amour du pouvoir et de ce qui va avec que leur goût pour le confort de leur situation et les avantages qu’ils peuvent en tirer pour eux et pour leurs proches. Considérons cela comme le coté humain de la chose et que cela n’a rien à avoir avec la politique!

ETAT DE DROIT ET DES INSTITUTIONS ou TERRITOIRE DE FACTIONS ET DE GROUPUSCULESS

June 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on ETAT DE DROIT ET DES INSTITUTIONS ou TERRITOIRE DE FACTIONS ET DE GROUPUSCULESS

Depuis plusieurs mois la situation de la ville d’Al Hoceima connait une tension, chaque jour, chaque semaine, chaque mois plus forte et chaque mois, chaque semaine, chaque jour, cette tension a été entretenue et amplifiée au point d’en arriver au point d’une rupture apparemment irréversible.

En fait, cette tension aurait dû être absorbée par les amortisseurs naturels que sont les représentations populaires locales, régionales et nationales.

Or, aucune de ces courroies de transmission, légalement habilitées, ne semblent avoir réussi à recevoir et à transmettre à qui de droit les doléances de la population !

Cette tension aurait pu être mise en lumière par les partis politiques : c’est leur rôle d’encadrer la population, de la guider, de la mobiliser et en fin de compte de rendre compte à la nation des situations graves ou présentant des risques de gravité. Ni les partis de la majorité ni ceux de l’opposition ne se sont manifestés et ils ont attendu que les prétentions et les appétits personnels des leurs dirigeants soient satisfaits pour enfin se prononcer et de la manière la plus maladroite qui soit.

Cette tension aurait pu être anticipée et atténuée par le pouvoir central.

Or, et on l’oublie souvent soit par méconnaissance ou par mauvaise foi, le pouvoir exécutif est resté en état de vacance (sans S, dans le sens de “momentanément dépourvu de titulaire”) depuis le lancement de campagne électorale, c’est-à-dire depuis septembre 2016 jusqu’à il y quelques semaines.

Monsieur BENKIRANE avait abandonné sa casquette de chef de gouvernement et s’était coiffé de son casque de chef de parti pour sillonner le Maroc et battre la campagne pour ses amis et pour lui-même oubliant la gestion du pays ou la délaissant aux soins de certains ministres dont celui de l’intérieur.

Ensuite Monsieur BENKIRANE s’est enfermé pendant plus de cinq très longs mois dans son entêtement et son incapacité de former un gouvernement, bloquant même le fonctionnement de l’institution parlementaire et continuer par la force des choses à détourner le regard des problèmes du pays : le vote de texte sur l’entrée du Maroc à l’U.A. n’a pu être obtenu que par une pirouette, la loi de finances n’a pas été votée en temps voulu et bien sûr les problèmes quotidiens du pays ont été remisés au rayon des affaires sans intérêt.

L’actuel chef de gouvernement semble vouloir prendre les choses en main : ce n’est pas trop tard malgré les apparences et malgré les critiques acerbes qu’il subit.

Cette négligence des élus, locaux, régionaux ou nationaux, cette incurie des partis politiques, cette insouciance COUPABLE du gouvernement, ont laissé la population à la merci du premier venu, habile orateur, tribun émérite mais grand mégalomane devant l’éternel.

L’intelligence de la foule étant inversement proportionnelle à son nombre et le jeu des réseaux sociaux amplifiant de manière exponentielle cette foule, donc diminuant tout ainsi exponentiellement la capacité des uns et des autres d’appréhender les tenants et les aboutissants de la crise, ont abouti à la crise actuelle : des revendications socio-économiques, justes et légitimes, se sont transformées en discours confus, mal exprimés et mal perçus, aboutissant à des actes répréhensibles.

Une crise, somme toute normale, s’est mue en crise majeure dont la solution semble à ce jour échapper à tous les protagonistes!

Faut-il pour autant faire appel à des nouveaux intermédiaires pour jouer les pompiers de service!

La société civile s’est proposée pour jouer ce rôle d’intermédiaire !

Après un groupe d’intellectuels et d’acteurs de la société civile, allant de Ahmed ASSID à Mohamed NACH-NASH en passant par Salah EL OUADIE, on vient d’apprendre que l’association BAYAT AL HIKMA vient de lancer “un appel de 53” .

Pour sa part, le P.A.M. dont on a souvent critiqué le silence et l’absence sur le terrain tout au long de cette crise, propose un “débat national sur le Harak“.

On vient d’apprendre que le collectif “Matkich Blaki” propose la création d’un fond d’urgence fixé à un milliard de dirhams en faveur d’Al Hoceima, bien que la ville ne connaisse pas de catastrophe naturelle, motif généralement retenu pour la création de ce genre de fonds.

Certes tout cela semble louable, mais pour qu’il ait débat, pour qu’il est intermédiation, il faut qu’il ait DIALOGUE : dialogue de qui avec qui en l’occurrence?

Nasser ZEFZAFI serait-il légitime à représenter la population d’Al Hoceima ? Au nom de quoi ? De son art oratoire? De son passé personnel ? De son indéniable talent de meneur de foule ? De sa capacité à trouver chaque jour un nouveau motif de s’emmurer dans un processus qui a abouti à l’impasse actuelle?

D’autres noms apparaissent, sortis ex nihilo mais déjà auréolés d’une gloire que rien ne justifie à ce jour, seront-ils plus légitimes à représenter les habitants d’Al Hoceima?

Il se trouve que ni l’éloquence ni la rhétorique, pas plus que la surenchère et la démagogie, ne sont les fondements de la représentativité légitime populaire : seule l’élection permet au peuple de désigner ceux ou celles qui le représenteront dans le cadre d’institutions constitutionnelles acceptées par référendum.

Si l’on admet que n’importe qui puisse considérer que l’état et les instituions publiques ne sont pas DIGNES d’être ses interlocuteurs, alors il met en marge des lois et ouvre la voie aux dérives les plus folles. Et toute reconnaissance de la légitimité d’une tette position aboutit ipso facto à la reconnaissance de l’anarchie et à la négation de l’état de droit et des institutions.

La situation à Al Hoceima est grave et c’est au gouvernement et aux représentants légitimes du peuple de trouver une solution qui puisse redonner confiance aux habitants afin qu’ils échappent à l’influence d’individus dont je ne remets pas en cause la bonne foi mais dont je doute très fortement des moyens utilisés.

ETAT D’EXCEPTION ? MAIS POURQUOI DONC …

May 29, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on ETAT D’EXCEPTION ? MAIS POURQUOI DONC …

J’ai lu avec intérêt mais aussi avec effarement le billet sur Face Book, rédigé par notre ami Mohamed TAKADOUM, dans lequel l’auteur demande l’établissement de l’état d’exception prévu par la constitution de 2011.

Il prétend que toutes les conditions sont réunies pour la mise ne oeuvre de l’article 59 de ce texte qui prévoit cette possibilité “lorsque l’intégrité du territoire national est menacée ou que se produisent des événements qui entravent le fonctionnement réguliers des institutions constitutionnelles”.

Peut-on dire objectivement que aujourd’hui en cette fin mai 2017, l’intégrité de notre territoire national soit menacée plus qu’hier ou plus qu’il y a un an ?

Nous avons une armée qui défend nos frontières et qui est la garante de cette intégrité territoriale. Et je ne pense pas la menace soit plus forte ou moins forte que depuis des années.

Nous avons des services qui veillent à la sécurité des citoyens et la sûreté de l’état : leur tâche est difficile, compliquée et elle se réalise dans la discrétion et l’efficacité.

Peut-on prétendre que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles soient entravés par des événements quelconques ?

Le parlement dans ses deux chambres se réunit, ses commissions fonctionnent, les élus de la nation votent des textes, avec un absentéisme condamnable mais qui n’entravent aucunement le fonctionnement de institution parlementaire.

Le gouvernement gouverne et gère les problèmes quotidiens du pays : jusqu’à présent .aucun événement n’est venu perturber ou entraver l’action gouvernementale. Cette action pouvrrait et devrait être plus efficace, plus efficiente, plus visible, peut-être mieux expliquée, certes mais elle n’est pas entravée par quoique ce soit!

Le pays fonctionne : l’eau et l’électricité sont distribuées, les trains circulent avec du retard mais ils circulent, les écoles accueillent les élèves, les hôpitaux ne désemplissent pas même si les malades ne sont pas traités de la manière la plus convenable, les gens paient leurs impôts et les fonctionnaires sont payés, le pain ne manque pas, bien au contraire chaque jour des tonnes de pain rassis finissent des les entrepôts en vue d’être transformés en aliments pour le bétail, les voitures roulent sur les routes et autoroutes provoquant autant d’accidents que d’habitude, les aéroports sont ouverts, les autocars transportent toujours autant de voyageurs avec autant de légèreté dans le respect du code de la route, les tribunaux jugent même si les jugements ont toutes les difficultés du monde à être exécutés. Les banques sont ouvertes et de nouvelles instituions financières s’installent dans le pays!

Les partis politiques même s’ils ne sont plus crédibles tiennent leur congrès et élisent leurs dirigeants qui espèrent un jour devenir ministres, car c’est entre autre une de leurs priorités.

Les élus locaux se réussissent, délibèrent, se partagent le gâteau communal ou municipal comme ils l’ont fait depuis que l’administration locale existe au Maroc : ils s’arrangent pour être réélus malgré tout ce qu’on peut leur reprocher!

Bien sûr rien n’est parfait dans ce pays, et rien ne le sera jamais mais de là à dire que la seule solution srait l’état d’exception, il y a un pas que je n’envisage pas.

Justifier l’état d’exception par les événements récents d’Al Hoceima, car c’est de cela dont il s’agit, reviendrait à considérer que UNE PERSONNE ET UNE SEULE peut entraver le fonctionnement de notre pays!

Bien sûr que mon propos n’est pas minimiser ou de mépriser ce qui se passe dans la région du Rif, que je connais parfaitement et pour laquelle j’ai une estime et tendresse particulières.

Il convient de reconnaître que ce qui arrive à Al Hoceima est la conséquence d’une mauvaise gestion d’une situation relativement délicate donnée.

Le gouvernement a manqué de savoir-faire dans le domaine de communication!

Les élus ont failli à leur devoir en evitant de se mouiller face à un problème où ils sont partie prenante.

Les partis politiques étaient trop occupés à se partager la galette héritée des élections d’octobre 2011.

Tout cela relève d’une mauvaise gouvernance et n’entrave en rien le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles.

Que le roi intervienne en tant qu’arbitraire suprême, soit !

Mais qu’il suspende la constitution, ce n’est ni le moment ni l’occasion ! Ce serait céder à la tentation de l’autoritarisme et ouvrir la voie aux critiques les plus vives et qui seraient dans ce cas justifiées!

L’état d’exception n’a pas été envisagé durant les premiers mois de l’année 2011 : la réponse au mouvement dit du 20 Février qui a touché une grande parti du pays a été donnée dans le calme et la continuité de ce qu’est le Maroc.

L’état d’exception n’a pas été évoqué durant les longs mois qu’a duré la difficile et presque impossible gestation du gouvernement Benkirane, suite aux législatives d’octobre dernier. L’impossibilité du chef du P.J.D. à former un gouvernement – je n’entre pas ici dans la responsabilité de tel ou tel dans ce blocage – a laissé le pays sans réelle autorité centrale, le parlement au chômage technique et le pays face à une grave crise institutionnelle.

Cette situation aurait pu faire capoter les efforts de notre diplomatie, menée tambour battant et sur le terrain par le souverain, si un compromis “historique” n’avait pas été été trouvé pour faire fonctionner le parlement dans les délais en vue de se prononcer sur le retour au sein de l’U.E.

Ce n’est donc pas les manifestations de Al Hoceima et des villages qui l’entourent, ni les sit-ins organisés à Tanger, Rabat et Casablanca aux cris de “Makhzen dégage, Rif dignité” qui entraveront le fonctionnement normal des institutions constitutionnelles!

Mais si nos hommes politiques continuent leur action nombriliste, consistant à s’assurer une place au soleil au détriment de leur vraie mission qui est d’encadrer le peuple et de le mobiliser, oui…..le fonctionnement des institutions constitutionnelles sera entravé.

L’absentéisme éhonté des parlementaires et leur déconnexion totale avec leur base finiront par entraver le fonctionnement de la représentation nationale.

L’incurie de certains ministres, leurs déclarations à l’emporte-pièces, le manque total et incompréhensible de toute politique de communication, le comportement de certains agents d’autorité qui encore aujourd’hui n’ont rien compris au “nouveau concept de l’autorité” peuvent contribuer au blocage de l’action gouvernementale.

Tant que des juges seront soupçonnés et d’autres arrêtés pour des faits de corruption, l’institution judiciaire – érigée en pouvoir au même titre que le pouvoir exécutif et dotée de son indépendance – risque en effet de voir son fonctionnement normal entravé.

Les collectivités locales, communes, municipalités, pourtant rompues à l’exercice du pouvoir semblent tournéer en rond non pas par manque de moyens mais par manque de sérieux des élus, plus intéressés par leurs propres intérêts que par celui de leurs électeurs! Pourtant, ce secteur public fonctionne cahin-cahin, selon le sens de la responsabilité et le degré d’abnégation et de dévouement au peuple de beaucoup d’élus.

Les régions, crées et mises en place en 2015, semblent ne pas être encore en mesure de fonctionner normalement : elles ne sont pas bloquées, leur fonctionnement n’est pas entravé, il est juste retardé. Le gouvernement n’a pas encore pris les décrets d’application de la loi sur la régionalisation. Ce n’est pas normal mais cela ne constitue pas un motif valable pour évoquer l’état d’exception.

Alors pourquoi nous embarquer dans un état d’exception, dont le souvenir est encore douloureux dans la mémoire de ceux qui ont vécu le précédent décrété en 1965 et qui a duré jusqu’en 1972.

Ce n’est pas l’état d’exception qu’il faut à ce pays, mais juste UN FONCTIONNEMENT NORMAL ET SÉRIEUX de ses institutions, donc avant tout UN COMPORTEMENT NORMAL ET SÉRIEUX DE TOUS SES RESPONSABLES, POLITIQUES, GOUVERNEMENTAUX, ADMINISTRATIFS, JUDICIAIRES, ELUS LOCAUX, PROFESSIONNELS et NATIONAUX.

QUELQUES SUGGESTIONS PERSONNELLES POUR TENTER DE RÉUSSIR NOS PROCHAINES ELECTIONS LÉGISLATIVES ?

April 25, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on QUELQUES SUGGESTIONS PERSONNELLES POUR TENTER DE RÉUSSIR NOS PROCHAINES ELECTIONS LÉGISLATIVES ?

En principe, les élections législatives marocaines organisées dans le cadre de de la constitution du 1er Juillet 2011 devrait enfin un sens : elles ont pour but de dégager le parti qui aura la charge de diriger le gouvernement!.

Or, tels que obtenus, les résultats des élections de novembre 2011 ont démontré les limites du système, limites qui se sont transformées en véritable impasse à l’occasion d’octobre 2017.

Dans les deux cas, le Parti de la Justice et du Développement est arrivé en tête des élections, ce qui lui ouvert la voie à la primature mais l’ont obligé à des alliances, parfois contre nature sinon à des mariages de raison pour ne pas dire à des liaisons dangereuses pour parvenir à former un gouvernement.

On ne va pas refaire l’histoire mais rappelons juste les équations qui ont permis la formation d’un gouvernement que nous nommerons G :

Premier cas de figure !

G = PJD + PI + MP + PPS

Second cas deux ans après le retrait tonitruantn du PI :

G = PJD + RNI + MP + MP

Troisième cas de figure après six moix de tractations, de consultations, de bouderies, de rupture, d’atermoiements, de menaces, de silence et d’incertitudes :

G = PJD + RNI + PM + PPS + + UC + USFP

Qu’en sera-t-il lors du quatrième cas de figure, si jamais l’un des grands partis de cette coalition se retirait comme l’a fait le PI en 2013 ou à l’issue des prochaines élections de 2022.

Il faut donc changer les réglés du jeu électoral, parce en fait il s’agit d’un jeu, et en établir d’autre qui permettraient à la personne désigné par le souverain pour former le gouvernement d’y parvenir dans de délais raisonnables, dans des conditions politiques logiques, tout en respectant scrupuleusement la volonté du peuple et les veoux des électeurs;

Pour ce faire, je pense qu’il est absolument nécessaire de renoncer au scrutin par liste auquel les électeurs marocains semblent n’avoir rien compris!

L’électeur marocain a toujours voté pour des personnes, quelque soit le parti auxquelles elles appartiennent. Depuis les personnalités les plus emblématiques de la politiques nationale jusqu’au dernier élu local de la commune rurale la plus reculée, le marocain a choisi comme représentant des noms et des visages avant d’opter pour l’idée et le programme que portent les personnes.

Refuser ce constat revient soit à ignorer totalement la sociologie électorale de notre pays soit entretenir des fantasmes destinés à faire croire que la démocratie représentative au Maroc est respectée;

Donc le retour au scrutin uninominal me parait plus judicieux et d’où émargeront les candidats les plus en vue mais il faut qu’il soi tempéré par un deuxième tour qui affinera le choix des électeurs en fonction d’alliances avant le deuxième tour!

Autre grande erreur que porte notre code électoral qu’il faut corriger au plus vite, sinon les élections dans notre pays n’auront plus aucun sens et pire aucune représentativité réelle.

Il s’agit de la liste nationale laquelle permet l’élection de candidats totalement étrangers au monde politique et partisan actif, militant : ce système hybride a permis, on l’a vu lors des deux dernières législatures, l’apparition d’un ensemble d’élus et d’élues dont la seule légitimité est leur affiliation ou leur alliance avec un parrain politique élu sur son nom et sa notoriété.

D’ailleurs, il faut reconnaître que la majorité écrasante des électeurs ne savent pas qu’ils peuvent voter pour deux partis différents, selon les listes locales et nationales.

Pour arriver à une représentation juste et équitable des femmes au sein du parlement, il faudrait imposer aux partis politiques un quota de candidates : le parti qui n’atteindra pas ce quota ne sera pas autorisé à participer au scrutin!

Enfin, le renouvellement des listes électorales étant une contrainte que les électeurs sont pas toujours enclins à dépasser, par paresse, par ignorance ou par manque de sens civique, peut être évité : la CINE faisant office le carte d’éléecteurs les listes dde ces titulaires de ces m^mes cartes pourraient servir de base de données pour déterniver la corps électoral.

La facilité de la démarche électorale inciterait les citoyens à voter et les chiffres des élections auraient ainsi plus de sens : l’abstention serait mesurée à sa juste valeur et le poids des partis serait ramené à la réalité démographique du pays.

Ce sont quelques suggestions de la part du citoyen lambda que je suis! Vous en avez d’autres, plus profondes, plus réfléchies, plus techniques,à nous proposer !!!

Aux partis politiques de prendre leurs responsabilités et au gouvernement de se penser très sérieusement sur ce problème pour éviter qu’en 2022 le Maroc se retrouve face à la même situation que celle que nous avons vécu et celle nous vivons actuellement!

CHANGER ? Oui, on veut bien mais …..

April 22, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Livres, Politique intérieure Comments Off on CHANGER ? Oui, on veut bien mais …..

Quand j’ai vu ce petit livre je n’ai pas hésité un instant : je me suis dit qu’il valait surement la peine d’être lu!

anouar_zyne_changer_059
Et pour cause !

Un titre attirant ! #CHANGER – Debout le Maroc des justes. Un hashtag, le Maroc et les “justes” ! J’avais hâte de découvrir de quels justes il s’agissait?

Un auteur, Anouar ZYNE, présenté comme un véritable homme-orchestre : homme politique, iplomé de Sciences-Po Stasbourg, entrepreneur communicant, consultant, enseignant, chroniqueur. Et aussi ancien secrétaire général de la jeunesse d’un parti politique et dirigeant sportif dans le plus grand club du Maroc : on aurait pu nous préciser qu’il s’gissait de l’Union Constitutionnelle et du W.A.C., cela n’a pas été fait, pourquoi ? Appartenir à l’U.C. et porter les couleur du W.A.C. n’ont rien d’une tare!

Une édition pour compte d’auteur, réalisée par SpeedArt, dont les recettes seraient reversées à l’association JOOD, dédiée “à soutenir les personnes vivant dans la précarité, souvent sans aucun toit et livrées aux aléas de la vie.”

Une préface de Salah EL-OUADIE, le célèbre militant des droits de l’homme, qui nous précise que “ce livre n’est pas un autobiographie, ni un programme politique, ni une rétrospective, ni un étendard d’espérance”.

Mais qu’est-ce donc que ce mystérieux objet imprimé, paru début Janvier 2017.

Il s’agit tout simplement du manifeste du mouvement #CHANGER créé par Anouar ZYNE, dans la foulée de la débâcle de son parti – et de la plupart des grands partis traditionnels – lors des élections législatives du 7 Octobre 2017.

Anouar ZYNE, écarté de la liste des jeunes de l’U.C., avait claqué la porte du parti de Mohamed Sajid pour “divergences sur l’orientation du parti”. Situation classique dans nos partis, tout refus de la “tazqiya” ouvre la voie à une dissidence. Cela s’est vu mille fois sur le “marché politique” national” donnant lieu à des situations parfois ubuesques.

On peut penser ce que l’on veut de ce mouvement et des causes qui ont procédé à s création! Mais la lecture de ce petit opuscule m’a personnellement apporté quelques satisfactions.

J’ai apprécié les passages dans lesquels Anouar ZYNE évoque sa période de militant actif de l’Union Constitutionnelle : c’est ainsi que je conçois en effet le militantisme, par un travail sur le terrain, auprès des gens, avec un esprit de sacrifice, peu importe le parti pour lequel on s’implique!

J’ai aussi lu avec beaucoup d’attention les pages où l’auteur relate sa campagne électorale pour les législatives de 2007 dans la circonscription de Casablanca-Hay Hassani, avec les magouilles internes du parti, les magouilles pour l’obtention des voix des électeurs, les magouilles qui font des élections au Maroc une vraie foire d’empoigne où seuls les plus riches et les plus puissants s’imposent, l’état avec ses moyens n’est pas forcément le grand marionnettiste qui tire les ficelles de ces consultations.

Ce petit livre comprend aussi quelques idées pour réveiller la conscience politique des marocain/es et les amener à participer à la vie publique du pays! Des slogans, pour la plupart, destinés peut-être à réunir quelques déçus d’ici et de là autour d’un projet de nouveau parti …Le énième dans ce pays qui en compte plus qu’il n’en faut ..Je ne sais pa, mais cela en a tout l’air!

Enfin, pour les quelques dizaines de dirhams destinés à être versés à une association caritative, vous pouvez très bien jeter un coup d’œil à #CHANGER de Anouar ZYNE, tout en restant convaincus que cela ne changera pas grand chose au paysage politique marocain.

Le programme du gouvernement OTHMANI

April 19, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on Le programme du gouvernement OTHMANI

Saad Ed-Dine OTHMANI a présenté le programme de son gouvernement!

Othmani-presentation-programme-gouvernemental-M

Le chef de gouvernement œuvrera autour de cinq axes principaux :

1/ le soutien du choix démocratique, des principes de l’Etat de Droit et de la Loi et la consécration de la régionalisation avancée.

2/ le renforcement des valeurs de la transparence, la réforme de l’administration et la consécration de la bonne gouvernance,

3/ le développement du modèle économique, la promotion de l’emploi et du développement durable.

4/ le renforcement du développement humain et de la cohésion sociale et spatiale

5/ le renforcement du rayonnement international du Maroc au service de ses causes justes dans le monde..

Vaste programme, en effet !

Mais plus flou que cela, tu crèves comme diraient certains! Car que de questions restent en suspens !

Comment y arriver?

Combien cela nous coûtera-t-il?

Comment tout cela sera financé?

Comment relancer la machine économique en panne depuis six mois?

Bref, nous avons cinq axes et cinq ans à tirer en attendant les prochaines élections!

Comme nous sommes un pays musulman, que nous avons un chef de gouvernement islamiste et que le PJD a “gagné” les élections, prions-nous (très sérieusement) pour tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes!

LE NOUVEU GOUVERNEMENT EST LA…….ENFIN ! (3/3)

April 08, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on LE NOUVEU GOUVERNEMENT EST LA…….ENFIN ! (3/3)

Suite et fin ……..

Après la nomination du premier gouvernement sous l’égide la Constitution de 2011, j’avais publié un billet intitule : GOUVERNEMENT BENKIRANE : UN GOUVERNEMENT DE PROVINCIAUX UNIVERSITAIRES.

Le gouvernement de Saad Ed-Dine OTHMANI peut s’inscrire dans la même veine mais il faut signaler que sa composition est une véritable mosaïque sociale et régionale.

Faut-il mettre cela sur le compte du hasard ou d’une subtile alchimie destinée à calmer les esprits et à satisfaire les appétits et les ambitions?

Mais il est réconfortant de reconnaître qu’il n’y a plus de prédominance de tels ou tels milieux sociaux, de telles ou telles grandes écoles, de telles ou telles villes ou régions!.

Le Maroc entier est représenté dans ce gouvernement, de Tanger à Bouarfa, de Nador à Agadir, de Fez à Layoune, de Sidi Benour à Ouzzane, de Rebat à Al Hoceima, de Marakech à Tétouan!

Il ne nous reste donc pus qu’à souhaiter à cette formation gouvernementale, hétéroclite certes mais véritable pot-pourri du monde politique marocain, du succès dans son action!

Il lui faut pour cela du sérieux, de l’abnégation, de l’intégrité morale, de la vision, de l’imagination, de la poigne, de l’audace, de l’amour pour le pays et pour le peuple, du désintéressement personnel, de la capacité à travailler sans relâche et aussi et surtout une infinie volonté de servir l’intérêt général avant l’intérêt particulier et l’intérêt national avant l’intérêt partisan.

Il n’y a en principe aucune raison de douter que toutes ces qualités se retrouvent peu ou prou chez l’ensemble des membres du Gouvernement : à eux de nous le prouver par leur action!

P.S. : Auparavant, il nous faut attendre la déclaration de politique générale de Si Saad Ed-Dine OTHMANI et le vote d’investiture : on supposera que ces deux passages obligés ne seront que des formalités et que seule la véritable action quotidienne du gouvernement devra servir d’aune pour le juger.

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT EST LA …….ENFIN (2/3)

April 06, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on LE NOUVEAU GOUVERNEMENT EST LA …….ENFIN (2/3)

Suite …..

Une fois passé le moment de soulagement de savoir que notre pays disposait enfin d’un gouvernement après 6 mois de discussions, de blocage, de bâtons dans les roues, de discussions, de menaces et enfin de bon sens, il nous faut décortiquer la listes des heureux non pas pas élus mais “désignés”, ou “nommés” pour occuper les confortables bureaux climatisés des différents ministères et les bancs moins confortables réservés aux membres du gouvernement sous la coupole du Parlement.

Voilà donc la liste complète de ces messieurs-dames, avec indication du parti politique qu’ils représentent.

Cela donne dans le détail la répartition suivnte:

D’abord, l’ancienne majorité est représentée par :

P.J.D. > le chef du gouvernement, un ministre d’état,4 ministres pleins, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’état soit 13 postes

R.N.I. > 5 ministres pleins et une secrétaire d’&état, soit 6 postes

M.P. > 2 ministres pleins – si l’on accepte le tour de passe-passe consistant à considérer Mohamed Hassad comme un un “harakiste” et 3 secrétaraits d’état soit 5 postes.

P.P.S. > 2 ministres pleins et 1 secrétariat d’état soit 3 postes.

Les nouveaux venus invités à partager le gâteau gouvernemental et assurer une majorité confortable à Monsieur EL OTHMANI sont présents :

U.C. > 1 ministère plein et un secrétariat d’état soit 2 postes.

Enfin, l’invité-surprise de ce gouvernement, dont on peut se demander ce qu’il y fait et qu’elle est exactement la raison de sa présence, hérite d’une représentation aussi intéressante qu’inattendue :

> U.S.F.P. avec 2 ministres délégués et un secrétariat d’état, c’est-à-dire 3 postes pour ce parti dont Benkirane ne voulait pas et dont on se demande en fait ce qui justifie sa présence dans ce gouvernement.

Et enfin, last but not least, les personnalités sans appartenance politique, les technocrates, les “hommes du palais” comme aiment à les qualifier la presse française, ne sont pas les moins représentés :

> S.A.P. (sans appartenance politique) : 3 ministères régaliens, 2 ministères délégués, 1 secrétariat d’état et le Secrétariat Général du Gouvernement. soit 7 postes.

Un rapide tour d’horizon permet de voir que le P.J.D. malgré sa forte présence ne tient absolument pas les commandes du gouvernement dont la conduite d’une part de la politique économique et financière est confiée au R.N.I. (finances, agriculture au sens très large, industrie, commerce et investissements, justice) et d”‘autre part la politique diplomatique et séccuritire est entre les mains de technocrates aguerris (affires étrangères et intérieur).

Le P.J.D. – qui à l’air de contenter de peu – dirigera les ministères à vocation sociale comme l’emploi, confié à Mohamed Yatim, le syndicaliste dévoué à Benkirane, les affaires de la femme et de la famille, coiffée par l’inflexible Bassima Hakkaoui, les relations avec la société civile orchestrées par Mutsafa El Khalfi. Le parti de la lampe pourra donc continuer en toute quiétude son travail sur le terrain et préparer les prochaines échéances électorales. Nous savons tous que les islamistes jouent sur le long terme et qu’ils manquent par ailleurs cruellement de cadres de haut niveau.

N.B. : Pour terminer ce tour d’horizon sur le gouvernement Othmani, il est nécessaire d’en démonter la construction et d’essayer d’en définir les contours personnels et régionaux des différentes personnalité qui le composent. Ce sera le thème d’un prochain billet.

A SUIVRE DONC DE NOUVEAU …..

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT EST LA ……ENFIN ! (1/3)

April 05, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on LE NOUVEAU GOUVERNEMENT EST LA ……ENFIN ! (1/3)

Il aura suffi de quelques journées entières de concertation ^pour que Monsieur Saad-Eddine OTHMANI réussisse à former le gouvernement que le sieur Abdelillah BENKIRANE n’aura pas pu constituer après de des semaines de discussion et des mois de blocages.

La preuve que cela n’était aussi difficile que cela paraissait du point de vue du patron du parti de la Lampe.

sm-le-roi-nomme-les-membres-du-nouveau-gouvernement-m

Il suffisait de reprendre les mêmes, d’y ajouter une pincée de changement, d’y enlever une petite couche de ceci, de saupoudrer le tout d’une poignée de dames et le tour est joué.

Le gouvernement nommé ce mercredi 5 avril 2017 compte 39 membres dont 20 ont travaillé avec (j’allais écrire sous les ordres, mais ce n’était pas toujours le cas) de l’ex-chef de gouvernement.

On retrouve dans cette équipe nouvelle gouvernementale cinq personnalités ayant déjà occupé, plus ou moins longemps, des postes ministériels, plus ou moins importants.

Il faut signaler la présence très significative de neuf femmes dans ce gouvernement, dont une représentante de nos provinces du Sud.

Ce gouvernement donne lieu d’une part à l’apparition de grands pôles ministériels comme celui de l’Agriculture qui récupère la gestion des eaux et forêts et d’autre part la création d’une quinzaine de secrétariats d’état.On peut supposer que ces postes de secrétaires d’état relèvent plus du dosage politique que de la bonne gouvernance : on voit ainsi quelques anciens ministres délégués accepter d’être relégués au rang de secrétaires d’état.

On ne peut ne pas s’arrêter sur quelques nominations pour le moins surprenantes : celle de Mustafa Ramid comme ministre d’état chargé des droits de l’homme, comme si ce sujet nécessité encore en 2017 l’existence d’un ministère et plus encore d’un ministère d’état et celle de Mohamed Hassad comme ministre de l’Education nationale.

P.S. Ce billet aura une suite dans laquelle je détaillerai l’appartenance (ou pas) politique des différents ministres ainsi QUE leur origine régionale et leurs cursus respectif.

A SUIVRE DONC…..

BENKIRANE : GAME IS OVER !

March 16, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Politique intérieure Comments Off on BENKIRANE : GAME IS OVER !

Un communiqué du Cabinet Royal a mis fin à la mission de Abdelillah BENKIRANE dans la constitution d’un gouvernement près les élections du 7 octobre 2016.

LeBENKIKI texte de ce communiqué, une fois débarrassé de formules protocolaires propres à ce genre de documents, s’inscrit parfaitement dans les dispositions et dans l’esprit de la Constitution du 1er juillet 201.

D’abord, il y fait le constat que “les consultations menées par le Chef du Gouvernement désigné, pendant plus de cinq mois, n’ont pas abouti jusqu’à ce jour à la formation de la majorité gouvernementale, en plus de l’absence de signaux qui augurent de sa prochaine formation.”

Sans sortir des dispositions constitutionnelles, une autre personnalité du P.J.D. sera désignée par le souverain en tant que nouveau Chef du gouvernement..

Le communiqué souligne que le Souverain, dans “son souci permanent de consolider le choix démocratique” a choisi cette solution “parmi toutes les autres options que Lui accordent la lettre et l’esprit de la Constitution”,
Ainsi Abdelillah BENKIRANE va-t-il céder son fauteuil de “chef de gouvernement désigné” à l’un de ses proches!

La partie est fine pour lui mais continue pour le P.J.D

Les “Benkiranades” ou la politique selon Si Abdelillah BENKIRANE

March 13, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure Comments Off on Les “Benkiranades” ou la politique selon Si Abdelillah BENKIRANE

Les hommes politiques ne sont plus ce qu’ils étaient…

Depuis George W. Bush, le monde a eu droit aux “bushries”, ces fameuses phrases sans queue ni tête qui ont fait le tour des unes du monde entier. D’autres chefs d’état ne sont pas en reste, depuis le vénézuélien Hugo Chavez jusqu’à Nicolas Sarkozy, avec son célèbre “Casse-toi, pauv’ con”, en passant le philippin Rodrigo Duterte et ses insultes sans retenue.

Il ne faut pas oublier les déclarations plutôt musclées de Vladimir Poutine qui promet de “buter les terroristes dan s les chiottes” ou l’inexplicable appréciation que Silvio Berlusconi porte sur l’Italie, “ce pays de merde qui me donne envie de vomir”.

Le dernier politicien à dépasser les lignes rouges de la décence dans ses déclarations est bien sûr Donald Trump qui n’hésite à conseiller à ses électeurs : “Quand quelqu’un vous attaque, ripostez. Soyez brutal, soyez féroce.”

Quid de notre ex-futur-chef de gouvernement et surtout secrétaire général – pour pas très longtemps en principe – du très islamiste Parti de la Justice et du Développement dans cette course aux phrases-chocs et aux déclarations fracassantes?

benki

Si Abdeillah BENKIRANE n’entreprend rien à moitié et il est capable du meilleur comme du pire, et comme disait Grégoire Lacroix (dit Corbin) : “c’est dans le pire qu’il est le meilleur”.

S’il fallait répertorier toutes les saillies, toutes les b$etises, toutes les exagérations, tous les dépassements, tous les excès, tous les dérapages verbaux, toutes les outrances, que Si Benkirane a commis durant, ne serait-ce que les cinq dernières années où de par sa fonction (ou plutôt ses deux fonctions de CdeG et de SG) il a occupé le devant de la scène, il nous faudrait non pas un simple billet mais un véritable catalogue, avec des divisions, des subdivisions et des sous-divisions.

Aucune sujet n’a échappé à ses piques! Aucun lieu, fût-il aussi symbolique que les tribunes des deux chambres du Parlement, n’a pu l’empêcher de proférer des énormités. Aucune personnalité politique, parmi ses adversaires comme parmi ses proches, n’a été épargnée par ses invectives et ses charges parfois à la limite de la diffamation.

Reprenons au hasard quelques “perles” de monsieur Benkirane que je propose de qualifier de “benkirinades” !

A propos de la femme, souvenons-nous il avait parler de “triyates”, de lustres accrochés au plafond, bref de décor sans plus ….

Dans un autre registre, n’oublions pas qu’il avait osé à la tribune du parlement fire une allusion plus que grivoise, en s’adressant à une élue nationale et en précisant avec son rire légendaire “le sien était plus grand”! A quoi pensait-il? Et surtout pensait-il en prononçant ces mots?

Quand il est à la tribune face à ses ouailles, Si Benkirane ne se retient pas ou ne sait pas se retenir!

Il raconte des blagues dont certaines sont à la limite de la décence ou alors il cite des penseurs wahabistes dont la doctrine va à l’encontre de ce qu’est l’islam de notre pays.

Monsieur Benkirane fait de tout bois et souvent il lui arrive que ses déclarations dépassent sa pensée : je préfère encore cette option plutôt que de penser que le chef du gouvernement de mon pays depuis cinq ans et qui a toutes les chances de l’être pour les cinq prochaines années profère consciemment de telles insanités.

Il a déclaré que si “le souverain est le descendant du Prophète, lui serait le Prophète” et plus récemment, il a affirmé que son parti est “une bénédiction pour le pays car il est là pour apprendre aux jeunes marocains à faire leurs ablutions et à leur prières”.

Ses déclarations sont souvent “border line” et elles se prêtent à diverses interprétations permettant ainsi à Monsieur Benkirane de confirmer aux uns ce qu’ils sont compris et de nier aux autres les intentions qu’ils lui prêtent. Ainsi, rappelons-nous ce qu’il a dit à propos de Al Hoceima : certains y ont vu u mépris non dissimulé pour la capitale du Rif et d’autres y ont entendu un vague allusion à une victoire locale d’un maire issu du PAM. Il a suivi la même tactique en parlant de l’action du Souverain en Afrique et de l’humiliation du peuple marocain, en semant ainsi le trouble dans l’esprit de beaucoup de marocains.

En d’autres circonstances, Abdellah BENKIRANE n’hésite pas à user clairement de menaces contre l’ordre public en cas où lui et son parti seraient éloignés du pouvoir et surtout de la direction du gouvernement ! Ce genre de discours dangereux et condamnable est souvent prononcé devant ses partisans afin de les rassembler et de les motiver. Mais le leader du PJD semble oublier que le reste des marocain/es entend ses fanfaronnades, les enregistre et peut un jour lui demander des comptes à ce sujet.

Incapable de fédérer une équipe gouvernementale autour de son nom – à défaut de fédérer autour d’un programme qu’il n’a jamais eu et qu’il n’aura jamais – Monsieur Abdelillah BENKIRANE ontinue de nous abreuver de ses “benkirinades”.

Cela fait aujourd’hui 153 jours que nous sommes sans gouvernement mais sa dernière saillie date d”il a quelques jours quand il a encore une fois rappelé que lui et lui seul est en lkégitimité pour former le gouvernement!

Mais personne ne lui conteste cette légitimité : ce qui lui est reproché c’est de ne pas pouvoir faire en sorte que cette légitimité se traduise dans les faits!

C’est le b-a-ba de l’action politique et Monsieur BENKIRANE semble ignorer ces balbutiements préférant les vociférations et autres “benkiranades”.

ET PENDANT CE TEMPS, BENKIRANE ….

March 02, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de gueule, Politique intérieure Comments Off on ET PENDANT CE TEMPS, BENKIRANE ….

LE MAROC REPREND LA PLACE QUI LUI REVIENT AU SEIN DE SES ¨PAIRS AFRICAINS !

Et pendant ce temps, Benkirne se confine chez lui!

LE MAROC CONNAIT DES PROBLÈMES CAUSES PAR LES MERCENAIRES DU POLISARIO !

Et pendant ce temps, Benkirane tourne en rond comme un ours en cage !

LE MAROC DOIT FAIRE FACE A DES PROVOCATIONS DE LA PART DES DEPUTES EUROPEENS HOSTILES A NOTRE PAYS!

Et pendant ce temps, Benkirane fait des discours destinés à ses partisans et des déclarations à l’emporte-pièce à des chaines de télés que personne ne regarde.

LE MAROC PREVOIT LE RAPPEL DES MILITAIRES DE RÉSERVE et CEUX QUI ONT SERVI AU SAHARA !

Et pendant ce temps, Benkirane se terre, boude, râle et raconte n’importe quoi.

LE MAROC a-t-il en fait besoin de Abdelillah BENKIRANE ? Voilà la question qu’en tant que citoyen lambda je me pose depuis plusieurs semaines.

La constitution lui donne le droit de former un gouvernement mais elle ne lui donne pas le droit de squatter le poste de “chef de gouvernement désigné” s’il est dans l’incapacité, réelle, supposée ou feinte de mener à bien cette tâche!

Il faut que cette comédie cesse : le moment historique est trop grave pour que l’on se plie aux quatre volontés d’un homme qui n’a pas compris que son parti n’a pas remporté les élections d’octobre 2017 mais qu’il a juste 125 sièges sur 395 avec 1.500.000 voix sur 15.700.000 inscrits.

AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

February 10, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Général, Politique intérieure, Société Comments Off on AL HOCEIMA ou le remake d’un mauvais film.

Les événements qui se déroulent à AL Hoceima depuis quelques semaines ne nous font-ils pas l’effet de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu, déjà oublié et puis soudain remémoré.

Si on reprend la chronologie des événements, on peut se poser des questions auxquelles personne se semble être en mesure, ou plus exactement ne semble vouloir apporter une réponse satisfaisante.

Certains veulent en chercher la cause dans l’histoire, en remontant à Abdeklkrim KHATTABI, à son soulèvement contre la domination espagnole, à sa guerre héroïque contre les armées coalisées français et espagnoles.

Mais en même temps, ils veulent oublier tout cela et ne retenir que les rancœurs ultérieures et les frictions personnelles entre des égos surdimensionnés des uns et des autres. D’un coté, le jeune grand combattant Abdelkirm Khattabi et le vieil exilé du Caire devenu un amer opposant. De l’autre coté, un jeune prince pétri d’ambition et imbu d’autocratisme préparerant sa succession à un roi sage et plein d’humanité.

Cela se passait il y a bientôt 60 ans! Beaucoup de rifains n’ont de cette période qu’une relation orale, tronquée, biaisée, exagérée ou tempérée, selon les sources, où les fantasmes se mêlent souvent à la vérité, où les chimères l’emportent parfois sur la réalité, mais où les blessures sont soigneusement entretenues et même parfois douloureusement réouvertures.

D’autres se prétendant héritiers d’une culture rifaine ancestrale tentent de trouver la racine profonde du mal dans l’anéantissement voulu de la civilisation ancienne locale et dans le délitement organisé de l’anthropologie du peuple amazigh..

Soit ! Mais ils oublient que les peuples, tous les peuples du monde, constituent des mélanges patiemment travaillés dans le creuset de la vie de tous les jours, dans le meilleurs des cas par des mariages, dans d’autres cas plus dramatiques par des invasions, des immigrations, et le souvent par les hasards de la vie!

Combien de rifains sont-ils les descendants directs d’un hypothétique ancestral amazigh, qui en serait le père unique? Ibn Badis était-il riffain ou arabe? Khattabi n’a jamais prôné l’usage écrit de l’amazigh et il maniait l’arabe avec talent!

Bien sûr, les habitants d’Al Hoceima parlent encore – et heureusement d’ailleurs – le rifain : mais la langue (pour ma part, je ne dirais= pas le dialecte) parlée aujourd’hui est en fait un mélange d’arabe et d’espagnol bien loin du rifain original. Une toute petite enquête linguistique permettrait de mettre en lumière ce phénomène, très normal dans l’évolution d’une langue non écrite.

D’aucuns enfin ont trouvé l’occasion inespérée de rallumer le feu de la discorde dans la mort tragique de Mouhcine FIKIR : cette mort atroce est inacceptable, intolérable et les responsables, tous les responsables doivent rendre à la justice des comptes au sujet de ce drame affreux.

Mais cet événement – dont je réitère le caractère absolument tragique – ne doit pas être détourné et instrumentalisé : feu Mouhcine FIKIR n’a rien de comparable avec le jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed BOUAZIZI, immolé par le feu à Sidi Bouzid. Le tunisien n’avait que sa charrette de légumes et le marocain était un mareyeur prospère, qui se fournissait dns des conditions pour le moins troubles en poissons de qualité destinés à des clients partout dans le nord du pays.

Mouhcine FIKRI est mort d’une mort atroce dont il faut élucider les causes et punir les coupables mais il n’est en rien le symbole pur et immaculé et de la HOGRA.

Enfin, quelques exaltés veulent complètement travestir la réalité en exigeant “la non-militarisation du Rif” : jamais au Maroc, une ville ou une province n’a été “militarisée et le pouvoir n’a aucune raison ni surtout aucune intention de militariser le Rif?

Pourquoi le ferait-il ? La sécurité intérieure du pays est-elle en danger pour qu’une telle mesure soit prise? Sérieusement, peut-on envisager qu’une bande de jeunes qui manifestent pacifiquement nécessite “la militarisation d’une ville” ? Même au moment les plus intenses des manifestations provoquées par l’éphémère Mouvement du 20 février, le pouvoir n’a pas eu recours, ni surtout besoiN, de militariser la moindre partie du territoire : les forces de police traditionnelle ont suffi à contrôler la situation. A aucun moment, il n’a été fait appel à des militaires. Pour en serait-il autrement face à quelques dizaines ou de centaines de manifestants rifains?

Mais ce slogan porte bien, surtout à l’étranger, surtout quand il est véhiculé par les journaux espagnols ou hollandais, surtout quand il est repris par des associations droit-de-lhommiste toujours promptes à prendre le contre-pied du pouvoir en place.

En fait, les observateurs oublient certains éléments de cette situation, trouble et troublante à la fois, trouble parce qu’on n’en connait pas les véritables leviers et les vraies raisons, troublante parce qu’elle risque d’entraîner le pays vers les rivages dangereux du séparatisme alors que la nation a plus que jamais besoin de cohésion et d’unité.

Souvenons-nous, le 17 octobre 2015, il y a quand m^me plus de DEUX ANS, était lancé en grande pompe et sous la présidence effective du souverain un programme ambitieux “AL HOCEIMA, VILLE PHARE DE LA MEDITERANEE” destiné à promouvoir “le développement des milieux rural et urbain de la province”!

Quid de ce programme à ce jour ? Voilà une vraie question qui exige une vraie réponse !

Quid des promesses formulées par le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, enfant du Rif et porte-drapeau de la régionalisation avancée? Voilà une autre question qui reste sans réponse et il est normal que la population d’Al Hoceima s’interroge à ce sujet, au lieu de se braquer sur la ridicule idée de la “militarisation du Rif”!

Pour terminer ma réflexion, je crois qu’il est absolument nécessaire de bien connaitre les acteurs et les “héros” de ce mouvement qui secoue la ville d’Al Hoceima.

Qui est Nasser FARZAZY, ce personnage surgi de nulle part, sorti comme par magie du chapeau d’un prestidigitateur et lancé sur les places et les rues d’Al Hoceima pour parler face aux caméras et aux micros au nom de la population?

Quel est son parcours politique ? Quel est son cursus dans l’enseignement qui lui permet de manier avec cette parfaite aisance l’arabe classique qui serait, par ailleurs et selon lui, la langue du pouvoir oppresseur? Où donc a-t-il appris à organiser des manifestations, à en choisir le timing, à les contrôler, à les canaliser, à les attiser, à les filmer et à en diffuser les images sur les réseaux sociaux et auprès des médias étrangers.

Tout cela nécessite une technique et un savoir-faire qui rappellent les méthodes du mouvement serbe OTROP,reprises par les instigateurs du “printemps arabe”.

On peut se poser la même question au sujet d’un nouvel intervenant sur le scène hoceimi, qui veut lui aussi se faire une place au soleil du mouvement rifain :un certain Nasser LARI ! Qui est-il ? D’où vient-il? Que veut-il?

Et pour clore définitivement ce tour d’horizon de la situation à Al Hocaima, il n’est pas sans intérêt de s’interroger sur le rôle joué par certains secteurs de la vie politique locale : on a vu l’ancienne députée PJDiste Souad CHIKHI prendre fait et cause pour les manifestants. Ensuite, le mouvement islamiste radical ADL WA ISSHAN, bientôt suivi des autres islamistes du minuscule parti de la Renaissance et de la Vertu ont rejoint les gauchistes de NAHJ DEMOCRATI pour participer à la protestation.

Cette succession de ralliements improbables nous rappelle ce qui s’est produit en 2011 quand on a vu le PJD soutenir, mais sans grande conviction, le M20F et où les gauchistes du PSU ont fait cause commune avec les islamistes de Adl Wa Ihsane!

L’histoire politique et contestataire du Maroc se répète au risque de bégayer car les protagonistes ne veulent pas tenir compte des changements que la véritable histoire impose.

P.S. 1 : Il ne sera pas dit que j’ai oublié le rôle du gouvernement dans toute cette histoire : a-t-il fait son travail? A-t-il tenu ses promesses? A-t-il correctement réagi, ou a-t-il réagi avec la célérité et efficacité voulue? Des semaines de protestations n’ont donné lieu qu’à de rares débordements de part et d’autre : bien sûr, seules les bavures de la police sont reprises sur les réseaux sociaux et c’est normal.

P.S. 2 : Peut-on parler de Al Hoceima et de sa région sans évoquer ce qui en constitue le problème central, socialement et économiquement parlant, c’est-à-dire le problème du kif. Quelle est la part du kif dans ce qui advient dan scette région? Je ne saurais, je ne pouraais le dire et bien malin celui qui pourrait prétendre donner la réponse à cette question, pourtant essentielle!

LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

February 07, 2017 By: Citoyen Hmida Category: Coups de griffes, Politique intérieure Comments Off on LE 7 OCTOBRE 2016….cela fait si longtemps ….

Le vendredi 7 octobre 2016 a été un jour historique dans l’histoire politique de notre pays!

Ce jour-là se sont déroulées les deux deuxièmes élections législatives de la nouvelle ère, celle de la constitution du 1er juillet 2011, cette constitution qui a donné au Maroc son premier chef de gouvernement, choisi CONSTITUTIONNELLEMENT parmi le parti arrivé en tête des élections.

Ce vendredi 7 octobre 2016 devait, après une campagne électorale plutôt mouvementée, soit reconduire le PJD et son patron à la tête du gouvernement soit permettre une alternance non plus consensuelle, comme le fut celle de 1998, mais voulue par le peuple et imposée par son choix!

Le résultat a été clair et net : le PJD a raflé 125 sièges, loin devant tous ses autres concurrents dont le plus direct à savoir le PAM qui a reconnu tout de suite sa défaite et qui a choisi d’emblée de se positionner dans l’opposition!

Dès lors, la route était ouverte à la reconduction du gouvernement Benkirane, avec la majorité sortante, à laquelle pourrait s’adjoindre un autre parti comme l’UC pour la conforter du point de vue arithmétique.

abdelilah_benkirane_sipa

Cela, c’était au lendemain du 7 octobre 2016! Cela fait si longtemps …tellement longtemps …

Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Hassan II parce que le leader islamiste a choisi la voie de la difficulté politique, le chemin escarpé des alliances improbables, l’iténérire le plus improbable pour arriver à une majorité et il a opté pour le sentier de l’affrontement avec ses anciens alliés, celui de refus de la discussion avec ses anciens amis.

Il a voulu revenir à ses anciennes amours istiqlaliennes, contre toute logique politique, malgré la trahison de Hamid Chabat et en dépit des insultes et des invectives échangées.

Abelillah BENKIRANE voulait absolument s’accoquiner avec Hamid CHABAT !

Pourquoi ?

Depuis les jours qui ont suivi 7 octobre 2016, tout le Maroc s’interroge sur ce choix!

L’Istiqlal a perdu une bonne partie de son électorat et de ses sièges, c’est un parti en crise intérieure profonde, c’est un parti divisé, en mutation et pourtant le PJD et son secrétaire général tenaient à la coalition avec lui!

Pourquoi?

Le dirigeant du parti de la Balance a failli provoqué une énorme crise diplomatique au moment où le Maroc avait besoin de tous les appuis possibles : Benkirane n’en a cure, il continue à vouloir Chabbat comme allié au gouvernement!

Pourquoi.

Le 7 octobre 2016 le peuple avait choisi le PJD comme premier parti et le PAM comme second : les autres formations ont été rejetées, reniées, certaines jetées aux oubliettes malgré l’abaissement du seuil de représentativité proportionnelle à 3%, d’autres sanctionnées! Mais Benkirane a continué à s’accrocher au fantasque CHABBAT.

Pourquoi?

Depuis le 7 octobre, le Maroc a continué son chemin, il a réuni le monde entier à Marrakech pour la COP, il a intégré l’Union Africaine dont plusieurs pays voulaient nous fermer la porte!

Pendant ce temps, Benkirane a boudé, il s’est fâché, il s’est enfermé chez lui, il a lancé des déclarations à l’emporte-pièces devant ses ouilles ou devant les micros de sites d’information insignifiants : il n’a pas tenu compte des conseils du souverain qui l’orientaient vers une vision globale de la situation dépassant les petits calculs arithmétiques; il ne s’est jamais adressé à la nation pour lui expliqué clairement la situation.

Pourquoi ?

Pourquoi ce retard qui dure depuis QUATRE MOIS …Cela fait très longtemps qu’il dure, trop longtemps!

  • Quelques citations

    "Le fanatisme est la seule forme de volonté qui puisse être insufflée aux faibles et aux timides."
    Freidrich Nietzsche
    'Science sans conscience n'est que ruine de l'âme'



    Français Rabelais
    'Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs.'

    Alphonse Karr
    "La guerre, l'art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, conduit à la potence".
    Jean Henri Fabre
    'Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances'.


    Conficius
  • Les commentaires les plus récents

  • Mes posts les plus récents

  • Calendrier

    August 2017
    M T W T F S S
    « Jul    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Catégories

  • Mes archives