Hier, j’ai assisté à une scène très caractéristique de la vie intellectuelle et culturelle de notre pays.

Dans un lieu public, très fréquenté, un poète de grand talent est installé, sirotant son café, en compagnie d’une autre personne.

Ce poète, doublé d’un homme politique et d’un militant de gauche convaincu, est édité dans plusieurs capitales arabes et ses œuvres traduites en français, en espagnol, en russe et en hollandais.

Il fut aussi ministre, député, directeur de journal, syndicaliste et acteur associatif.

Personne ne semble l’avoir reconnu, ni ne semble bien sûr s’y intéresser. Pour ne rien vous cacher, il s’agissait de Mohamed AL ACHAARI.

achari
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A quelques tables de là, un chanteur populaire du Golfe, un chanteur sans talent particulier sinon celui de plaire au grand public, entouré de sa petite cour et surtout d’une petite foule d’admirateurs et d’admiratrices !

On se bouscule pour se faire prendre en photo avec lui. Il se prête volontiers au jeu, avec une gentille modestie, il faut bien le reconnaître !

Le chanteur en question est l’émirati Hussein El Jasmi.

hussein-aljasmi
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D’un coté, la culture dans sa tour d’ivoire, inconnue et méconnue! Tout comme la politique, ignorée et reléguée aux oubliettes !

De l’autre, la chanson populaire, qui crée la célébrité que seule assure la télévision ! La seule qui compte !

Il ne faut donc pas nous étonner de la situation de la culture dans notre pays !

P.S. : hier un grand quotidien arabophone nous annonçait – certes sous le ton de l’humour – qu’un haut responsable de la télévision nationale s’était rasé la moustache ! Information absolument essentielle en effet dans le cadre d’une page consacrée au festival « Mawazine » !

Vive la culture!

26 Comments on CULTURE…POLITIQUE…SHOWBIZ…CELEBRITE…

  1. Aïsha Q. says:

    D’abord la culture et la politique font mauvais ménage! Un vrai poète ne s’acoquine pas avec les politiques. D’autant qu’on ne garde pas un souvenir impérissable des réalisations culturelle de notre ministre-poète pendant son mandat.
    Après l’expérience d’une comédienne en tant que ministre de la culture, il ne reste plus qu’à nommer au prochain tour Qechbel & Zerwal!

  2. HMIDA says:

    @ Aicha

    Pourquoi tant d’intransigeance?

    Culture et politique peuvent très bien coexister, tu le sais bien ….Le premier qui me vient à l’esprit Malraux!

    Al Achaari ne fut pas un ministre de la culture inoubliable, mais son bilan n’est pas nul…Il faut rende à César ce qui lui appartient, même si c’est peu de choses! On lui doit un salon du livre “libéré” des barbus, même si beaucoup de choses restent à faire …

    Quant à la comédienne-ministre, je reconnais que ce fut un fiasco total. Ton duo ferait-il mieux? J’en doute, mais l’expérience pourrait être tentée::::)))))))) A moins de désigner Najat Atabou, pour respecter le quota de femmes au gouvernement!

  3. et pourquoi pas??!!!
    un duo vaut mieux qu’un solo,
    peut-être vous n’avez jamais côtoyé de près “Qechbel & Zerwal”, je vous assure que c’est très enrichissant ,
    ils en savent sur la culture de société marocaine et sur le Maroc profond majoritaire…
    et puis ils sont honnêtes, poètes à leur façon , un peu taquineurs sur la politique et les politiciens,
    pas le moindre pli dégradant , ni la moindre ride repoussante quand ils vous accueillent au pas de leur porte, et ce, sur depuis des longues et éreintantes décennies,
    une expérience avec des hauts et des bas à vous couper le souffle et surtout un humour décapant jamais démenti et en toutes circonstances…
    essayez donc de mieux les connaître, ils valent le détour par… SETTAT, Région “d’al3alwa o mmaliha o ssolla7 lli fiha” …:)

  4. aïsha q. says:

    Oui je suis exigeante et intransigeante. N’est pas Malraux ou Senghor qui il veut !!!
    Servir de barbier en balayant les touffes de poils qui font tache dans le décor d’un salon de livre plus que moribond, ne suffit pas à éclairer les esprits!

  5. Il faut les deux : la culture élitiste et la culture populaire. Chacune a son public. Et il arrive qu’elles se rencontrent. Le cas de la vulgarisation des poèmes de Darwish par Marcel Khalifa bien que même ce dernier soit considéré comme s’adressant à l’élite.
    Ce qui est condamnable, à mes yeux, c’est le nivellement en partant du principe que la masse, par manque de je ne sais quoi, ne pourrait pas avoir accès à ce qui est considéré comme raffiné et donc élitiste.

  6. De passage says:

    Hmida, à Malraux, tu peux ajouter Jeorge Semprun (sous Felipe Gonzales)et Mahmud Darwich qui fut un temps donné ministre de la culture sous Arafat.

    Je suis complètement d’accord avec ton billet et Mohammed Achaari est qu’on le veuille ou pas un homme de culture contrairement à sa “successrice” hélàs. Si le passage de Achaari au Ministère de la culture ne marquera pas l’Histoire de notre pays, c’est très simplement parce qu’il n’existe pas de politique culturelle à proprement parler, à cause du budget scandaleusement ridicule alloué à la culture… pour un pays dont la culture est aussi riche.

  7. Aïsha Q. says:

    C’est sûr qu’à côté de notre actuelle ministre de l’inculture, Achaâri fait figure de génie!!!
    Sans blague! L’argent et le budget n’expliquent pas tout! L’argent, ça se trouve comme pour les festivals des m’as-tu-vu qui fleurissent en veux-tu en voilà.
    J’ai presque honte quand je vais avec mes enfants à la bibliothèque de mon quartier, située à côté d’une église, tenue par des bénévoles françaises !!!

  8. HMIDA says:

    @ aicha

    Mais les festivals font partie de la culture ….

    Remarque que l’argent des festivals n’est pas de l’argent public, ne joue pas à la populiste…Ce sont les sponsors qui font les festivals..Pas de sponsors pas de festival ….

    Par contre, qu’il n’y ait pas de POLITIQUE CULTURELLE, cela oui….Il n’y a pas de vision culturelle….pas de projet culturel….pas de plan…

    Une Bibliothèque Nationale ne fait pas la culture, pas plus qu’un musée en construction depuis des années….

    Une fois la BN prête, qu’a-t-on mis sur ses étagères…Pas grand chose…Juste un très beau bâtiment!

    Un musée en plein centre la capital, oui …Mais pour y abriter quoi?

    Le débat est ouvert…Certains trouveront toujours que la priorité doit aller à l’économique…d’autres au religieux….

    En attendant, la culture peut attendre!

  9. pour ce qui concerne l’alliance de la culture à la politique, on trouve dans l’histoire relativement ancienne ou celle récente, que des écrivains, des poètes…et des acteurs de cinéma par exemple, se sont essayés à la politique et ont eu des fortunes diverses dans ce domaine.
    on pourrait citer à ce propos, Victor Hugo, Lamartine, Jean-jacques Rousseau, et Diderot, père de la 1ère encyclopédie…l’on ne pourrait guère certifier que ces grands noms de la littérature aient réussi dans le domaine politique…
    En revanche, personne n’aurait parié un sou sur Ronald Reagan pour qu’un jour il devienne président des USA,
    de même pour ce qui concerne Arnold Schwarzenegger, qui aurait même imaginé qu’il serait gouverneur d’un des plus grands Etats de l’Usa, avec ses origines autrichiennes, un père nazi, plus “culturiste” aux stéroïdes que cultivé aux tabloïds, et acteur dans des films surréalistes qui dépasse la fiction.
    Aujourd’hui, l’ancien Terminator, et l’actuel gouverneur ne peut rien pour sa Californie qui, aux dernières nouvelles va tout droit à la dérive.
    Tout ce qu’il a trouvé comme remèdes , c’est de mettre aux enchères les prisons en libérant près de 40 mille prisonniers, les services des pompiers en donnant un congé définitif à des centaines de pompiers , et même les théâtres en mettant au chômage des milliers d’acteurs, et tout ce qu’il a sous la main et qu’il peut vendre , pour dit-il faire face à la crise, mais il prend quand même la précaution d’organiser un référendum pour l’approbation de mesures encore plus draconiennes …comme cela il ne coulera pas tout seul…
    alors que penser ??
    à côté de ces géants issus de pays géants, notre Mohamed AlAchaari ferait figure de petit poucet,
    je pense que le parti de gauche auquel il appartient et les partis de la gauche marocaine en général, devraient tirer les leçons qui s’imposent, après avoir goûté à l’ivresse de l’exercice du pouvoir.
    On pourrait affirmer sans risque majeur de se tromper qu’ils ont raté le coche dans leur expérience depuis leur partcipitatio au gouvernement,
    maintenant il s’agit de prendre un recul, de relire ses cartes et de ne pas être pressé d’arriver à tout prix au but final, à savoir le poste de ministre…
    autrement dit il ne faut pas faire comme certains de nos sportifs qui se sont mis à se doper à tout va , croyant naïvement que c’est la meilleure manière de réaliser leurs rêves…car il vaut mieux ne pas avoir de rêves que d’avoir des rêves irrémédiablement brisés…
    que nos politiques ainsi que nos sportifs prennent exemple sur Zahra Ouaziz, qui est arrivée grâce à son esprit de l’endurence et son sens de la patience est arrivée au sommet sans avoir recouru (c’est le cas de le dire) aux artifices éphémères….

  10. corrigé
    pour ce qui concerne l’alliance de la culture à la politique, on trouve dans l’histoire relativement ancienne ou celle récente, que des écrivains, des poètes…et des acteurs de cinéma par exemple, se sont essayés à la politique et ont eu des fortunes diverses dans ce domaine.
    on pourrait citer à ce propos, Victor Hugo, Lamartine, Jean-jacques Rousseau, et Diderot, père de la 1ère encyclopédie…l’on ne pourrait guère certifier que ces grands noms de la littérature aient réussi dans le domaine politique…
    En revanche, personne n’aurait parié un sou sur Ronald Reagan pour qu’un jour il devienne président des USA,
    de même pour ce qui concerne Arnold Schwarzenegger, qui aurait même imaginé qu’il serait gouverneur d’un des plus grands Etats de l’Usa, avec ses origines autrichiennes, un père nazi, plus “culturiste” aux stéroïdes que cultivé aux tabloïds, et acteur dans des films surréalistes qui dépasse la fiction.
    Aujourd’hui, l’ancien Terminator, et l’actuel gouverneur ne peut rien pour sa Californie qui, aux dernières nouvelles va tout droit à la dérive.
    Tout ce qu’il a trouvé comme remèdes , c’est de mettre aux enchères les prisons en libérant près de 40 mille prisonniers, les services des pompiers en donnant un congé définitif à des centaines de pompiers , et même les théâtres en mettant au chômage des milliers d’acteurs, et tout ce qu’il a sous la main et qu’il peut vendre , pour dit-il faire face à la crise, mais il prend quand même la précaution d’organiser un référendum pour l’approbation de mesures encore plus draconiennes …comme cela il ne coulera pas tout seul…
    alors que penser ??
    à côté de ces géants issus de pays géants, notre Mohamed AlAchaari ferait figure de petit poucet,
    je pense que le parti de gauche auquel il appartient et les partis de la gauche marocaine en général, devraient tirer les leçons qui s’imposent, après avoir goûté à l’ivresse de l’exercice du pouvoir.
    On pourrait affirmer sans risque majeur de se tromper qu’ils ont raté le coche dans leur expérience depuis leur participation au gouvernement,
    maintenant il s’agit de prendre un recul, de relire ses cartes et de ne pas être pressé d’arriver à tout prix au but final, à savoir le poste de ministre…
    autrement dit il ne faut pas faire comme certains de nos sportifs qui se sont mis à se doper à tout va , croyant naïvement que c’est la meilleure manière de réaliser leurs rêves…car il vaut mieux ne pas avoir de rêves que d’avoir des rêves irrémédiablement brisés…
    que nos politiques ainsi que nos sportifs prennent exemple sur Zahra Ouaziz, qui est arrivée grâce à son esprit de l’endurence et son sens de la patience est arrivée au sommet sans avoir recouru (c’est le cas de le dire) aux artifices éphémères….

  11. aïsha q. says:

    Hmida,

    Il n’ya pas que de la musique dans le vaste univers de la culture. Et c’est précisément des sponsors dont je parlais pour combler le trou du budget de ce ministère. Il suffit d’avoir des idées, de l’imagination, une vision, de s’entourer de véritables intellectuels…. Pas des ploucs parvenus encore épatés d’avoir été si gratifiés !!!
    Sais-tu cher ami qu’il est plus facile de promouvoir au salon du livre (Siel) un livre consacré aux chats de gouttières de Paris écrit par un Français qu’un ouvrage de recherche historique ou sociologique écrit par un Marocain. Et là mon ami, je ne fait pas dans le populisme je sais de quoi je parle !
    Il faut être complètement taré pour fricoter avec la culture, ou alors autant rester dans la culture Mac-Donald, prêt-à-consommer… Il faut bien vivre son époque !
    Mais là, j’avoue, le Maroc ne détient pas la palme. Il suffit de voir la pub faite au torchon de Ali Amar. Comme quoi : Pour trouver un grand éditeur, un bon réseau de distribution, il faut faire dans les commérages de vestiaires. Tout le reste n’est que litterature.

  12. HMIDA says:

    @ aicha

    Ce n’est pas au sponsors de combler les déficits budgétaires de l’état…Dire cela relève du “ninisme” le plus primaire…

    Les finances publiques ont des raisons que la raison citoyenne ne connait pas!

    Par contre demander à des sponsors de financer des événements culturels, oui cela peut se concevoir ..

    Il faudrait que le ministère ait une politique et qu’il utilise les moyens adéquats pour ce faire….

    Avec une équipe de communication à poigne et bien organisée, le Ministère peut vendre n’importe quoi s’il arrive à ficeler un dossier valable….

    Pour revenir à la promotion des livres étrangers, cela rejoint ce que je dis …Les pays étrangers, notamment français, ont une politique culturelle et les moyens qui vont avec ….

  13. Aïcha Q. says:

    Hmida, tu me contredis pour le plaisir de me contredire… J’ai parlé de visions, d’imaginations, de sponsors pour les livres, l’art…comme on le fait pour les musico & co.
    Tu fait une fixation sur le ninisme alors qu’il n’y a pas plus grand “ninisme” qu’une ministre de la culture comme la nôtre. Pourquoi pas Abderraouf tant qu’on y est?
    Enfin, les pays étrangers n’ont pas seulement une politique culturelle, ils ont des valets lêche-botte encore colonisés de la tête!

  14. moa says:

    bjr citoyenhmida

    je sais pas si le poète a toujours son cochon qui ravageait les cultures avoisinantes du haras du militant de gauche convaincu.
    je demande çà because AH1N1.

    Billet bien plat, ne faisant point le poids face au caîd Raisouni, par exemple.

    Je ne dénigre pas, le plaisir de vous lire reste inchangé.

  15. moa says:

    Re

    PS : Ma colère contre Mr ELACHAARI, datant de l’époque où il était ministre de la culture, n’est pas encore passée.

    (PS’) :Je ne suis pas un barbouze, je vous assure.

  16. HMIDA says:

    @ AICHA

    Là je ne te suis plus du tout….

    @ moa

    Je dois être fatigué ce matin……je ne te suis pas non plus!

  17. aïsha q. says:

    Accorder une salle à l’islamophobe sionsite patenté, Pascal Bruckner pendant le salon du livre à Casa et refuser de prendre un auteur marocain au téléphone du dernier sous-fifre du ministère de la culture pour l’aider à promouvoir son livre durant le salon, c’est un aperçu de l’esprit de colonisé!

  18. HMIDA says:

    @ aicha

    Je tiens Pascal Bruckner pour le dernier des crétins..Je ne lui accorde même pas le qualificatif de “islamaphobe”, car pour “phober” il faudrait d’abord connaitre et comprendre!

    Mais je tiens aussi à signaler que cet “écrivaillon” était au Salon du LIvre dans le cadre de la représentation française et non pas comme invité du ministère marocain.

    Je comprends parfaitement et je partage ton irritation (le mot est sûrement trop faible) contre les sous-fifres du ministère mais il ne faut pas tout confondre ….

  19. Aïsha Q. says:

    On ne peut pas faire une fixation que sur les barbus. Pascal Brukner aussi est un barbu extrémiste. Il était du rôle du ministère de lui refuser une salle!
    Mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Amuses-foi à visiter le stand maroc au salon du livre à Paris, par exemple et tu verra le sous-développement qui fait honte à voir!
    Personnellement, si on décide dès aujourd’hui de dissoudre totalement ce ministère, à vie, ce n’est pas ça qui va m’empêcher de penser ou de dormir. C’est valable pour tous les Marocains, à part ceux qui en vivent directement ou indirectement!

  20. webyassine says:

    Salam!

    je croit plutot que c’etait aux main de l’EX- ministre de culture de corriger les choses lors de ses 10 années qu’il a passé au gouvernement au lieu de se meler à filtrer les oeuvres des ecrivains marocain, à aider ceux qu’il aime et à interdir ceux qu’il n’aime pas, comme pour un miracle les choses se sont tournés contre lui.

    NB: je n’ai rien de plus contre al achaari, bien au contraire je l’appreciais beaucoup parfois, surtout lors des bibliothèques d’été. pour le monsieur de golf, je vais généraliser en disant que je detèste tout ceux qui mettent des zéro en dessus de leur tetes.

  21. Ahmed says:

    @ De passage

    Es-tu sûr que Darwich ait été ministre de la culture d’Arafat? Il me semble que non. Dans un film (1997) consacré à ce grand poète, Simone Bitton et Elias Sanbar montrent une scène où Darwich luimême raconte quand et comment Arafat lui a proposé de devenir son ministre de la culture et il a refusé. Lorsque Arafat lui a dit que Malraux a accepté d’être le ministre de la culture de de Gaulle, il a répliqué ‘je ne suis pas malraux et tu n’es pas de Gaulle … et la Palestine n’est pas la France’! Et puis, ajoute-t-il, si on me propose le rôle de Malraux, je préférerais celui de Sartre.

    Les poètes ne sont pas des politiciens et … vice versa. Et puis, cher Hmida, El Achaari, à sa table avec son petit café, est sans doute déjà heureux d’avoir le calme nécessaire à la créativité … et surtout la liberté d’observer sans être dérangé. Ils sont rares les poètes qui, de leur vivant, signent des autographes dans les rues des grandes villes. Les poètes officiels disparaissent à leur mort et les vrais poètes peupleront nos anthologies après des vies passées dans l’ombre … à moins que Facebook et Myspace ne changent tout cela!

  22. De passage says:

    Ahmed@ Bien que tu m’as fait douter de cette courte période du parcours du plus grand poète palestinien, je pense toujours que le passage “sporadique” de Mahmud Darwich au ministère de la culture palestinien sous Yasser Arafat fut effectivement de très courte durée, mais il le fut. Conscience de l’OLP, en officiant comme Ministre de la Culture, il a été confronté aux volte-face de Yasser Arafat, et préféré quitter l’OLP en refusant de cautionner ce qu’il a appellé la perte de l’identité palestinienne lors des innombrables tractations qui ont abouti au traité de paix signé avec Israël”.

  23. Ahmed says:

    @ De passage

    Je n’ai aucun problème à croire ce que tu avances, mais je ne trouve de trace nulle part de la nomination de Darwich comme ministre de la culture.

    Pourrais-tu me donner un site ou une référence où la chose serait indubitablement rapportée et donc confirmée? D’avance, merci!

  24. De passage says:

    Ahmed@ Pan sur le bec, c’est toi qui a raison. Merci de m’avoir obligé à bien vérifier une information avant de la publier.

    A+

  25. Ce n’est certes pas la plutot courte bibliographie d’Al Achaari qui le transformera en star …
    par contre, l’histoire se rapelera sans doute la longevite de cette personne a la tete des affaires cultutelle du royaume… longetivite (pres de 10 ans) qu’il n’a pas su mettre au profit du developement d’un politique culturelle du royaume !
    hironie de l’histoir c’est avec sa casquette de Ministere de la communication(moins de 3 ans) que le maroc de la “nouvelle ere” entamera , avec le bras de fer avec les journaux dit “independants” avec l’interdiction administrative du Journal en dec 2000. c’est aussi sous sont mandat que le gouvernement youssoufi fera passer un code de la presse juges par tous tres peu courageux et qui sert encore aujourd’hui d’epouvaintail pour la liberte de la presse au Maroc.
    Moi sincerment , j’aurais eu deux ou trois choses a lui dire a celui la !

  26. HMIDA says:

    @ POLITICONAUTE

    Mon billet portait plus sur la “célébrité” que sur la culture ou sur la liberté de la presse.

    Achaari ministre a fait son boulot de ministre, en accord avec son premier ministre qui était du même bord que lui.

    Je ne juge pas ici ce qu’il a fait mais ce qu’il est (poète et homme public) et ce qu’il a été (ministre) …Résultat ….WALOU….Un chanteur populaire (fort sympathique au demeurant) a plus d’impact sur le public …

    Je trouve que c’est triste …..que c’est le signe que la culture et la politique n’ont pas la cote….

    P.S. : Juste une question …Si tu croises Achaari, lui poserais-tu les une ou deux questions que tu tiens tant à lui poser?