Dans ma quête de poésie marocaine, quoi de plus pratique que de recourir à une anthologie. Ou mieux encore, à deux anthologies.
J’ai feuilleté en premier lieu celle établie par Jean-Pierre Koffel que son préfacier présente comme un « découvreur de talents ».
Jean-Pierre Koffel , romancier que j’apprécie modérément, ne m’a semblé être l’anthologiste qui me guidera efficacement dans mes recherches.
En effet, s’il nous propose 106 poètes d’expression française – dont une trentaine d’européens – Jean-Pierre Koffel oublie un élément fondamental de l’anthologie : la présentation, même sommaire, des auteurs choisis.
Par exemple, le lecteur novice que je suis aurait voulu savoir qui est Ahmed LAOUFI qui a composé ce si léger bouquet de mots, si différent de ce que la poésie marocaine propose d’habitude :
« Voici une chanson
Dédiée à tes amours.
Non, ne dis rien,
Laisse tes yeux parler
Le langage des fleurs.
Mimosa, fleur d’été,
Fleur d’hiver, la neige
De tes yeux évoque
Le pays du soleil. »
Des noms, de notoriété plus établie, sont répertoriés, heureusement !
De Mahjoubi AHARDANE, bucolique dans ses élans :
« Le vent vent me tient par la taille …
Que la paille
Brille
Au loin
Dans le bec d’une caille ».
A Mohamed KHAIR-EDDINNE, toujours torturé :
« Si tu ne pleures pas, jamais notre pays ne changera de mine ».
En passant par Mustapha NISSABOURI, orfèvre des mots, dont peut apprécier ou pas l’hermétisme :
« Riche de trous noirs de l’univers et toutes ses blessures phosphorescentes »
ou encore :
« Passer de l’être restitution intégrale à un moi menacé en permanence
d’évanouissement ».
En fait, Jean-Pierre Koffel a réalisé plus une compilation qu’une anthologie, mais qui peut avoir valeur de répertoire.
Par contre l’anthologie réalisée par Abdellatif LAABI « LA POESIE MAROCAINE » avec comme sous-titre « De l’indépendance à nos jours » est plus consistante et surtout riche.
En plus d’une biographie succincte mais précise des poètes choisis, l’auteur signale leur bibliographie complète.
Par ailleurs, Abdellatif LAABI ne contente pas de citer un texte par auteur, permettant ainsi une approche plus juste de l’œuvre de chacun.
Il faut signaler l’introduction de cet ouvrage qui permet de mieux saisir la problématique de la poésie marocaine dans sa composante historique.
Enfin, et ce point est fort intéressant, Abdelatif Laabi a entrepris une présentation de « la poésie marocaine » dans le cadre du pluralisme ou plutôt du dualisme linguistique qui l’a caractérisée.
Le lecteur peut découvrir ou redécouvrir, en plus des poèmes écrits directement en français, des textes qui ont été initialement composés en arabe, classique ou marocain, et parfois en berbère.
Ainsi ces textes traduits du berbère :
« Je n’ai jamais gouté la saveur du miel
Sauf à ta bouche
Tes paroles sont des rayons
La lumière du cours
Ton regard quand il pérégrine
Trace des signes. »
de Ali Sidqi Azaykou.
Ou encore :
« J’ai gravi le rayon de soleil
Jusqu’àatteindre les cieux
Je n’y ai trouvé ma place
Je suis redescendu sur la terre
Qui m’a engendré
Et pour la lune
Je me suis contenté d’un regard. »
de Mohamed Mestaoui.
Bien sûr, la cinquante de poètes cités dans l’ouvrage de Abdellatif LAABI n’ont que peu de relation avec ceux choisis par Jean-Pierre Koffel, les périodes couvertes par l’une et l’autre des anthologies et l’approche personnelle de l’un et de l’autre étant bien sûr différentes.
Visitons donc la poésie marocaine en feuilletant :
ANTHOLOGIE DE LA POESIE MAROCAINE D’EXPRESION FRANCAISE
Jean-pierre KOFFEL
Chez EDITIONS AÏNI BENNAÏ – Collection Oum Qasr – 2006
Et
LA POESIE MAROCAINE DE L’INDEPENDANCE A NOS JOURS
Anthologie
Abdellatif LAÂBI
Chez LA DIFFERENCE - 2003.
Je vois que la poésie n’ameute pas les foules.
Je pense que J-P Koffel est meilleur dans les histoires policières que dans la poésie. Du moins ce que je pense.
En fait, je vous ai mentionné dans mon blog ou comme on dit je vous ai tagué.
Mahjoubi AHARDANE est aussi connu pour son notoire poème :
Ajerada maleha … Fine mechiti sareha
Ouache keliti … Ouache Cherabeti …
Ghire tafahe o Nafahe ya kadi (Fassi bien sure) ya bou nafahhe …
Moi, aussi je connais un très joli poème :
- A jrana Malha – Fine Kounti Sarha?
- Fi Jnane Salha
- A kelti – Ach Chrabti?
- Ghir Teffah ou neffah – ya l-qadi ya bou Miftah
Ou sinon encore:
- A chtatatatata – A sebbi sebbi sebbi…
Si ce n’est encore, ce morceau d’onthologie
- Tikchbila Tiwliwla…
a Aicha q. com n° 1
J’avoue que la poésie ou d’autres sjuets disons sérieux attirent moins les foules que les posts sur notre grand intellectuel Rachid Nini….On a a les repères que l’on peut…
a Emomo
Je trouve que J.P. Koffel est un écrivain très moyen….J’ai signalé son anthologie
de la posésie juste parce qu’elle a le mérite d’exister, meme si elle très loin d’etre intéressante.
a kamal et a aicha q.
La poséise populaire est très riche et elle touche bien plus de gens que celle de ceux que l’on appelle un peu pompeusement nos “grands” poètes.
Si vous avez encore d’autres textes de ce genre, on pourrait en faire un début d”anthologie de la poésie populaire…
Moi, je suis d’accord. Mais alors en parlant de poésir populaire, tu préfère les poèmes pour enfants, les poèmes d’amour?
Dans la première catégorie:
-Ninni ya Moummou
- Htta Ytib ‘chana
- Ila ma tab ‘chana
- Ytib ‘cha jiranna
@hmida
ton complexe de Nini est incroyable ,au moins lui il prepare son Doctorat apres avoir obtenu son DEA a l’université Med V justement sur La poésie arabe!
@Aicha Q
tu connais les paroles de
hmida rass lmida
Je connais que ce refrain.
@Aicha Q
ça raconte l’histoire d’un certain hmida qui transportait des mida pleins de pain du quartier chez le fernakchi et vis versa sans qu’il sache ce qu’il portait sur sa tete de mida .
c’etait juste pour rire …notre hmida sait bien ce qu’il transporte…
@ aicha q.
Le peuple n’est jamais populiste. Sont popuplistes ceux qui veulent faire croire au peuple qu’il a raison quand il a tort!
@ hssi mssi
Mais docteur n’est pas une réféence, ya sahbi….Les docteurs courent les rues ou plutîot couirent dans les rues de nos jours….
je ne fais aucun complexe vis-à-vis de Nini : JE N AIME LE POPULISME, IL EST DENGEREUX POUR LA SOCIETE.
@ aicha q.
Je te promets de te consacrer un post juste pour toi si tu arrives à reférencer un nombre significatif de poèmes puilklaires marocains.
c’est un honneur Hmida. Je vais me mettre à la tache. Mais fais gaffe que le populisme populaire de ces poèmes fabriqués par le peuple pour le peuple ne soient pas guillotinés sur la place publique comme on veut le faire pour un certain Nini.
Dans la foulée, une petite contribution:
“Tbark Allah 3la sidi Bourajla,
LLi zadna fi chatrang baghla”.
Anonymus: Rachid Nini; si c’est lui que tu vise est un fils du peuple, donc, si on suit ton raisonnement, il ne peut pas être populiste. Je trouve qu’à la place de lui coller des étiquettes, vous feriez mieux de nous dire pourquoi il dérange l’establishment à ce point.
@ Aicha q.
je rejoins ce que vient de dire anonymous : le peuople n’est jamais populiste en effet. Mais il rsique d’être très vite entraîné vers les dérives les plus graves par des personnes – instruites, cultivées, politisées mais complètement inconscioentes – qui flatteront les côtés du peuple les plus pervers.
Et Rachid Ninni est l’eseple même du populisme : il ne veut pas encadrer le peiple, ni l’informer; il veut lui dire ce que ce peuple veut entendre ….
C’est cela le populisme et le populisme est dazngeureux : car quand le peuple croit avoir raison plus rien ne l’arrête….Exemple ce qui s’est passé à Kasr el Kébir et que Nenni a entretenu par ses articles incendiaires .
Ce qui est génial, c’est que tous le sujets mènent à Rachid Nini : le livre de Abdelmalek, la poésie marocaine… On peut presque lui coller une médaille!
@hmida
alors meme le titre de Docteur ne te plais pas assahbi ! tu semble te rejouir de leur chomage !c’est ton droit mais ça me rappel l’histoire de” lket et lguedida “… dak lguedida khanza!
pour NInI au lieu de faire “tomber l’avion” a chaque fois pour nous parler de lui ,dis lui ce que tu en penses en face ,ecris lui sur son e-mail .et ne fais pas comme ces 3 gas qui l’ont attaqués de dos !
@ aicha q. et @ hssi mssi
Je dois avouer que Ninni trouve en vous des fans terribles. c’est tjs soit l’un soit l’autre qui amène mes débats sur ce monsieur!
@ hssi mssi
Ton exemple est totalement à côté de la plaque : en fait de” lgedida”, je crois que je suis loin d’être impressioné par un doctorat en poésie arabe modèle 2008…
Hmida, je te signale que tu es le premiert à parler, sans transition de Rachid nin, poste 6. Il parapt que la haine est l’autre face de l’amour. De ce faiut, tu es le premier de ses fans.
c’est la niniphobie.