Dans un excès inexplicable de nostalgie, j’avais décidé hier de revoir « HIROSHIMA MON AMOUR », le film-culte d’Alain RESNAIS, sorti en 1959.
J’ai donc ressorti une vieille cassette-vidéo et remis en marche mon caméscope.
Ce film était LE FILM qu’il fallait avoir vu dans les années 60 !
C’était le film-référence ! Le film qui parle de la bombe atomique, de la guerre, de l’amour, des allemands, de la honte!
Le film qui s’inscrit dans la lignée intellectuelle de l’époque dominée par le nouveau roman. D’ailleurs, le scénario et les dialogues sont de Marguerite DURAS, la prêtresse de ce genre littéraire.
On ne peut raconter ce film, ni le résumer ! Je me souviens des séances de l’époque où nous retrouvions nos professeurs ! Des discussions infinies qui s’ensuivaient !
C’était une autre époque !
Hier, je n’ai pas pu résister à l’envie d’appuyer sur bouton « STOP » après une demi-heure !
Je ne me retrouvais plus dans ces images en noir et blanc ! Ni dans les mots qui martelaient un dialogue totalement surréaliste :
« J’ai vu Hirochima.
- Tu n’as rien vu à Hirochima ».
Cette phrase déclinée cent fois nous avait bouleversés, il y a longtemps. Dans une autre vie !
Hier, elle m’a paru n’avoir absolument aucun sens ! N’avoir aucun poids !
Hirochima est si loin maintenant ! Et « HIROCHIMA MON AMOUR » n’est plus qu’un film de ciné-club, si tant est qu’il ait encore des ciné-clubs !
Avons-nous tellement changé ? Nous a-t-on changés ?


salam hmida ,
l’absence de commentaires prouve bien que ce genre de films ( de causes) n’est plus à l’ordre du genre
la violence , l’injustice se sont banalisées; ce qui s’est passé il ya bientôt un an a ghaza n’aurait pas dû laisser le monde indifférent ..
@ M///
Je ne m’attendais pas à des commentaires, sur ce billet. Qui connait encore Alain RESNAIS ? Qui se souvient de Emmanuelle RIVA? Qui se rappelle de la deuxième guerre?
La violence s’est banalisée! Mais on arrive à exiger que la guerre ne fasse pas de victimes militaires (les civils ne comptent plus)!
Le monde a changé!
La nostalgie requiert du changement, elle est le témoin que fuit le temps
Le temps ne change pas mais s’épuise à travers notre vulnérabilité
C’est l’homme qui change et tend à perdre du sentiment- nostalgie comprise- il se robotise à l’image de son environnement artificiel qu’il a crée !