Jean-François KAHN, je rappelle, est un grand journaliste français, qui a travaillé comme reporter à « L’Express », comme chroniqueur à Europe1 , qui a collaboré avec « Le Monde », qui a été directeur de la rédaction des « Nouvelles Littéraires » et directeur du Matin de Paris. Il a crée « L’événement du jeudi » puis l’hebdomadaire « Marianne ». Ses positions ont toujours tranché avec celles ue reste du monde médiatique français. Grand pourfendeur de la « pensée unique », il a dénoncé l’intervention de l’OTAN en Serbie, celle des USA en Iraq en 2003, Tout en étant pour le « oui » à la constitution européenne, il a fustigé le suivisme de la presse française pour le oui. Ses positions sur le problème palestinien font de ce journaliste l’un des observateurs les plus lucides. Tout comme dans ses écrits lors de la guerre du Liban de cet été. Auteur de très nombreux essais, dont « Les rebelles. Ceux qui ont dit non ! » paru en 2002 et son dernier opus «Les bullocrates » chez les libraires depuis quelques jours, Jean-François Kahn s’emploie dans son « Dictionnaire incorrect » à combattre la bêtise, le mensonge, la lâcheté, la courtisanerie, la bien-pensance et les nouveaux conformismes. Et il utilise toutes les armes que ce grand manieur de mots et d’idées pratique avec un art consommé de la dérision mêlée à un sens aigu de la démystification. Voici pour notre plaisir quelques unes des définitions piquées au hasard dans ce savoureux « Dictionnaire Incorrect “.