Deux problèmes, une seule approche médiatico-officelle
Je voudrais border deux problèmes qui n’ont apparemment rien à voir l’un avec l’autre : le dopage dans le sport de haut niveau et l’existence d’un micro-état européen disposant peut-être d’un arsenal atomique.
D’abord, le dopage ! Les Jeux Olympiques d’hiver qui viennent de se dérouler ont relancé le problème du dopage dans le sport de haut niveau ! Comme l’a bien relevé un journaliste d’une chaîne de télé spécialisée en sport, le CIO a atteint dans cette histoire le comble du ridicule dans son approche du problème. Contrôles mal effectués sur des échantillons mal sélectionnés donnant des résultats mal interprétés qui ont aboutissent à des reclassements déclassements encore plus mal réalisés. Mais enfin de compte, le dopage continue à exister ! Le phénomène apparaît sur tous les terrains de compétition, du football au tennis, de l’athlétisme à l’escrime, du patinage à la natation, du cyclisme à l’haltérophilie ! Et pourtant, tout le monde semble scandalisé chaque fois qu’un pauvre athlète, plus naïf que les autres, se fait pincer et se trouve accusé le plus souvent « à l’insu de son plein gré » d’avoir utiliser des substance interdites. Cela dure depuis des lustres et cela n’a aucune raison de s’arrêter ! Et pourtant, les journaux en font leurs choux gras, puisque le phénomène leur permet de vendre leur papier ! Les télévisions prisent ce genre de révélation puisque cela fait de l’audience ! Les éditeurs recherchent avidement les éventuels repentis, qui leur boosteront leurs ventes, le temps d’une révélation tardive mais croustillante, et surtout manquant totalement de courage !
Ensuite, l’existence de la Transnistrie ! Qui a déjà entendu parler de ce micro-état situé en plein cœur de l’Europe, entre l’Ukraine et la Moldavie ! Pas grand monde, que je sache ! Si ce n’est quelques lecteurs curieux de journaux sérieux ou bien les auditeurs attentifs de chroniques radiophoniques spécialisées. Et pourtant, sachez que ce minuscule état constitué d’une petite bande entre le Nistru (Nistru étant le nom du Dniestr en roumain/moldave) et la frontière ukrainienne s’est auto-proclamé indépendant en 1992 après une très courte guerre de sécession. Aucun autre état jusqu’à présent n’a reconnu l’existence légale de ce territoire, qui ne fait partie d’aucune instance internationale, mais qui dispose d’un drapeau et d’un hymne national et d’un gouvernement autonome dirigé d’une main de fer par le clan Smirnov, obscur agent du KGB débarqué en septembre 1990 pour s’emparer du pouvoir et des richesses de l’un des greniers à armes de l’ex-URSS. En effet, longtemps, la Transnistrie a accueilli les bases de la 14e armée soviétique commandée par le général Alexandre Lebed. Après le démantèlement de l’ancien puissante soviétique, un stock de plus 50.000 tonnes de matériel de guerre constitué d’ obus, de missiles et de grenades se trouvait stocké dans les dépôts situés en Transnistrie.. Plus inquiétant, il serait pratiquement établi par des enquêtes très poussées menées par des journalistes dignes de foi que les dirigeants de ce microétat – qui le dirignt dans la pure tradition mafieuse – disposeraient d’armes radio-actives qu’ils seraient prêts à vendre au plus offrant.
Quelle relation en effet, peut-il exister entre ces deux problèmes ? Aucune sinon que les médias et certains milieux officiels se gargarisent de déclarations fanfaronnes sur la lutte anti-dopage et ne font rien de très concret ni de très efficace pour éradiquer ce phénomène ! Les mêmes médias et d’autres milieux encore plus officiels nous saoulent de déclarations tout aussi fracassantes et tout aussi bravaches sur la nécessité de lutter contre le terrorisme international sans bouger le petit doigt pour mettre fin à la situation de non-droit qui prévaut dans cette région du monde !
Il est vrai qu’il est plus aisé d’accuser et de sanctionner un obscur sportif que de lutter efficacement contre les grands laboratoires de recherche. Comme il est plus loisible de poursuivre d’obscurs barbus de connivence avec le terrorisme international plutot que de lutter contre les états-voyous de tous bords.
