Je n’ai jamais été un inconditionnel de Driss Chraibi mais il fait partie de ma culture! J’ai grandi avec “Le passé simple”, bien qu’on nous désignait l’auteur comme pas très recommandable! Comment ne pas se retrouver dans la lutte de ce jeune homme contre son père et contre la société? Plus tard, Driss Chraibi s’est diversifié, écrivant sur le couple, sur l’histoire de notre pays, sur la femme, sur les immigrés. On peut aimer ou ne pas aimer son héros, l’inspecteur Ali, mais grâce lui Driss Chraibi a été le premier auteur de “polar” marocain. Marocain résidant et travaillant à l’étranger (producteur sur France Culture pendnant des décennies), il n’a jamais renié son Maroc. Et le Maroc le lui a bien rendu en incluant au programme de lanque française son ouvrage “Civilisation ma mère.” Il nous a quitté en ce triste lundi 2 avril 2007. Pour le plaisir, je vous livre quelques citations de Driss Chraibi tirées de “Enquête au pays” (Editions Le Seuil – 1999) “Le buffle traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l’ignorance à la place du bÏuf et tu trouves derrière, la misère et la pauvreté.” “L’homme, depuis sa naissance, est coincé entre deux mirages : l’un qui le pousse dans le dos et qui est la mort, l’autre étant l’horizon de la vie qui recule sans cesse.” “Le Latin et le Grec ne sont pas des langues marrantes. D’ailleurs, elles en sont mortes.”