Nous sommes terribles….Aucun secteur n’y échappe !
Décidément, je ne trouverai aucun pan de nos activités quotiennes qui échappe aux énormités.
Cette fois, je vous en propose deux qui concerne la télivision. Domaine sensible, clé de voûte de tout une façon de concevoir la société! Et pourtant, les reponsables ne semblent y accorder qu’un intérêt plus que moyen!
Ensuite deux autres, plus terre-à terre, mais qui laissent à voir la manière que nous avons -nous les simples citoyens – de traiter “par dessous la jambe” les problèmes essentiels de notre pays!
Pour la téléivision:
41/ La RTM – première chaîne de télévision nationale – présente une émission politique en direct intitulée « Hiwar –dialogue ». Emission qui réunit une audience importante étant donné les personnalités politiques invitées !
Les questions de l’animateur sont très souvent pertinentes, sinon impertinentes ou même insolentes, et pour cause!
Il pousse ses invités dans leurs derniers retranchements, revient sur les sujets qu’ils tentent d’éluder, remue ou rappelle des sujets délicats et des positions datant de la période Basri !
Bref du grand art, du professionnalisme !
Sauf que ce présentateur n’est autre que notre Mustapha Alaoui, le présentateur vedette du journal télévisé du soir, le serviteur zélé du makhzen dans tout ce que le concept avait de lourd durant les années de plomb !
Grand laudateur de Driss Basri, auquel il prêtait sa voix lors de la retransmission des discours que l’ancien ministre de l’intérieur et de l’information prononçait avec sa voix rauque et son inimitable accent de 3arpoubi de la Chaouia profonde !
Mustapha Alaoui a été, est et sera l’image de l’ancien régime, de l’ancien temps, de l’ancienne ère !
Et pourtant c’est ce monsieur que les responsables de la télévision nationale ont confié le soin de « torturer » ses invités sur le plateau et en direct s’il vous plaît !
Il semblerait que Mustapha Alaoui soit le SEUL journaliste de la télévision nationale qui ait actuellement les qualités professionnelles requises par animer correctement ce genre d’émission.
42/ Lors d’un entretien d’embauche sur une grande chaîne de télévision nationale, le postulant à un poste important a été scandalisé d’entendre un responsable de la chaîne en question affirmer que TF 1 était le modèle à suivre en matière de télévision.
Croyant naïvement à un piège, le futur cadre dynamique a cru bon de rectifier le tir en parlant de chaînes publiques européennes connues pour la qualité de leurs programmes. Mal lui en a pris.
Pour le représentant de la chaîne publique nationale, point de « bonne » télévision en dehors de la chaîne de Bouygues, de ses programmes de divertissement, de ses films et de ses journaux télévisés de 20 heures.
Le futur jeune cadre dynamique, lauréat frais émoulu d’une grande université européenne, échaudé par autant d’irresponsabilité, a préféré chercher du travail dans un autre domaine.
Pour le tourisme :
43/ Dans le TNR Kénitra – Casablanca, la porte d’un wagon de 1ère classe reste ouverte après le démarrage de la rame. Personne n’ose s’aventurer à la fermer, par peur de glisser et de tomber du train.
Le train prenant de la vitesse, la porte ouverte constituait un danger de plus en plus réel.
Au passage du contrôleur, un voyageur s’avise de lui signaler le fait. Au lieu d’aller fermer la porte, avant qu’un drame ne se produise, le préposé eut une réaction hallucinante !
Que fit, à votre avis, la réaction de Monsieur l’honorable contrôleur de l’O.N.C.F.
Il demanda d’une voie extrêment sévère et en préparant déjà son carnet de contraventions :
« Ckoun tla3 al lakhar fhad el vagoun? » (qui est monté le dernier dans ce wagoon?).
Est-ce ainsi que nous satisferons les exigences d’un tourisme de qualité?
44/ Les scènes qui suivent se passent dans la ville la plus touristique du « plubopaysdumonde » qui veut accueillir bientôt 10 millions de touristes. Elles sont absolument authentiques :
• Une jeune marocaine, très bien de sa personne, habillée sobrement, veut monter un taxi. Lequel refuse de la prendre en lui disant : « khalina ntma3chou m3a elgouar ! ». En clair, laisse-moi plumer tranquillement et impunément le prochain imbécile de touriste étranger.
• Dans un bazar, la même jeune fille demande au vendeur le prix d’un sac. Elle entand exactement la même phrase que celle prononcée par le chauffeur de taxi : « khalina ntma3chou m3a elgouar ! ». En d’autres termes, ce sac vendu à un pauvre crétin de touriste étranger me rapporte beaucoup plus que ce que tu pourras payer.
• Au même moment, pénètre dans le bazar une très jeune touriste française, en âge d’être lycéenne, au plus étudiante, apparemment désargentée, et demande le prix du même sac. Le vendeur, d’un air dégoûté et méprisant, lance à la jeune touriste : « Trrop cher por toa ! ».
Voilà comment nous sommes entrain de préparer la relance de notre tourisme intérieur et d’encourager le développement de notre tourisme extérieur ! Le pauvre Adil Douiri a encore bien du pain sur la planche !
