Confortablement installés au volant de nos voitures, nous n’avons pas eu de véritables échos de la grève des autobus qui a pratiquement paralysé la capitale du royaume la semaine dernière !

A part de rapides reportages sur les télévisions et quelques articles, la galère qu’a endurée le petit peuple de Rabat ne semble pas avoir intéressé nos média. Même les plus virulents, ceux qui cherchent les sujets brûlants.

Je n’évoquerai le motif de cette grève, qui semble tourner autour de la concentration des transports en commun urbains  entre les mains d’un nouveau concessionnaire  et des conséquences que cela peut avoir sur le sort des employés des compagnies actuelles.

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Ce qui m’intéresse de vous rapporter, ce sont  les difficultés  supportées par la population des quartiers périphériques pour rejoindre ses  lieux de travail.

Ce sont les mille et une astuces que les ouvrières des quartiers industriels  ont dû déployer pour être à leur poste à l’heure, sinon les patrons les auraient renvoyées sans autre  forme de procès.

Ce sont ces centaines  de HONDA  que l’on a , en quelques heures, transformées de véhicules utilitaires en véhicules de transport de personnel ! Avec les risques et les aléas que cela comporte ! Mais il fallait bien que les gens aillent au travail !

Ce sont ces files interminables de piétons, des femmes, des hommes, des enfants, écoliers, collégiens ou lycéens, qui comme des réfugiés sinistrés, marchent dans la nuit le long de route de Témara, au mépris de toute sécurité ! Mais ils ne peuvent pas faire autrement, il fallait qu’ils rentrent chez eux!

Ce sont ces foules de piétons qui prennent d’assaut le pont Hassan II, dès le lever du soleil, ces milliers de petits fonctionnaires, qui doivent être à leur ministère à l’heure ! Leurs chefs ne  reconnaîtront  aucune excuse à leur retard !

Ce sont ces taxis, qui profitant de l’aubaine font payer leurs  courses au double et parfois au triple du tarif normal !

Ce sont ces « sara9 al blayess » avec leurs véhicules totalement déglingués, sans assurance le plus souvent, qui – disent-ils – rendent service à leurs compatriotes en cette période difficile, en les transportant dans des conditions ignobles et indignes, à des tarifs hallucinants !

C’est tout cela, et parfois bien pire,  la grève des transports en commun à Rabat ! Mais cela intéresse qui ? Peu de monde, j’ai l’impression ! Il faut dire qu’il s’agit de problèmes qui n’ont aucune chance être relayés par des O.N.G. ni par la presse internationale !

P.S. : je me souviens que les grèves de transports en commun à Paris font la une de tous les J.T. français et de tous les quotidiens! Mais c’est Paris aussi!

9 Comments on GREVE POUR LES UNS, GALERE POUR LES AUTRES!

  1. marrokia says:

    أولا عندي عتاب كبير ، لأني لم استطع ان اضع تعليقا في مدونتك منذ ما يزيد عن ثلاثة اسابيع ولم اعرف السبب ، فراسلتك بالايمايل لكني اعتقد ان رسالتي لم تصل
    وثانيا ، هكذا هي الاضرابات ، نعمة على البعض ونقمة للاخرين والاكيد ان كل واحد له طريقة للتصرف معها
    ليبقى مجرد اضراب
    http://marrokia.canalblog.com/.....37967.html

  2. Le Penseur says:

    Ce qui serait intéressant à détailler, ce sont les raisons de la grève !
    D’après ce que j’ai cru comprendre, le nouvel employeur a proposé des nouveaux contrats aux salariés, sans tenir compte de leurs droits et acquis sociaux …
    La grève est légitime !

  3. hmida says:

    @ Le Penseur

    Je n’ai aucunement remis en cause la légitimité de la grève et je n’ai pas assez d’éléments pour en détailler les raisons, come je le dis dans mon 3ème paragraphe!

    Ce qui m’a intéressé c’est la galère des citoyens d’une part et l’indifférence des médias au sujet de cette galère.

  4. hmida says:

    @ marrokia

    أستسمحك و لكن لم أتوصل بأي إيمايل من عندك.
    من جهة أخرى كانت مدونتي موقفة لأسباب شخصية : كنت في حاة ماسة إلى قليل من الراحة.
    هأنا عدت و الحوار مستمر.

  5. Mr.Mix says:

    vraiment c chiant de voir ca !

    merci Hmida pr l’artcicle continue !

  6. Ahmed says:

    Utilisateur au quotidien et de longue date des transports en commun, je tiens à marquer ma solidarité avec ET les usagers ET les travailleurs de ce secteur. Ils nous prennent parfois, dit-on, en otages pour parvenir à leurs fins, mais je pense qu’au Maroc, comme ailleurs, l’objectif visé reste des conditions de travail dignes pour des hommes et des femmes qui sont, avant tout, au service de la société.

    Que doit gagner un chauffeur d’autobus dans les grandes villes marocaines? Quels horaires? Quelles conditions de travail? Quels sont ses avantages en tant que travailleur? Quelle pension? Quelle sécurité d’emploi? Quelle sécurité tout court sur les routes tous les jours? Dans quel état se trouve son outil de travail? Quel confort offre-t-il aux clients qu’il véhicule à travers la ville? Que rapporte-t-il à la société qui l’emploie et que lui restitue-t-elle? …

    Voici un échantillon de questions qui méritent aussi l’attention des “grands reporters” qui perdent parfois de vue que c’est dans les petites choses du quotidien que résident les enjeux sociaux (un petit écho de ces billets que tu avais consacrés aux petites gens qui auraient pu être des Femmes et des Hommes de l’année écoulée!).

  7. Moul says:

    Je vis dans un pays où il fait parfois -30, voire moins, degré l’hiver. L’année passée et en pleine période de Noel, le sydicat du transport en commun de la capitale fédérale a décidé une grève qui a duré 45 jours, la plus longue de l’histoire du transport commun du pays. Il y a évidement eu quelque mécontentement de la part des citoyens, et la souffrance a été bien réelle. Des gens devaient marcher pendant 2 à 3 heures en pleine neige et à des temperatures infernales, d’autres anbondonnaient simplement leurs emplois, les étudiants rataient leurs examens, etc. Mais, néanmoins, personne (ou prersque) n’a remis en cause la légitimité de la grêve et le gouvernement fédéral n’est pas intervenu (même s’il en avait les moyens juridiques) dans un conflit entre la ville et le syndicat par respect pour un processus démocratique. Moi-même, ne conduisant pas, j’ai été ruiné par les taxis, et je n’aurais pu me rendre au travail sans le support des collègues. Les gens se sont vite organisés pour faire du covoiturage et porter de l’aide aux autres sans manifestations ostentoires de mécontentement. je le disais souvent à mes collègues, si on avait une aussi longue grève au Maroc (et je sais que la situation est sur plusieurs points incomparable),on aurait certainement eu une révolution. Tout cela pour dire que l’exercice des droits peut nous occsionner des désagréments que l’ont devrait accepter (ou du moins tolérer) afin que nous puissions aussi jouire de nos droits.

  8. hmida says:

    @ Moul

    Mais qui donc a mis en question ici la légitimité de la grève des employés de transport en commun

    Tel n’est pas le sujet de mon billet, à moins que tu me fasses un procès d’intention que je ne saurais accepter!

    Je répéterai ma réponse faite à Le Penseur…Je parle de la galère des usagers et de l’indifférence des médias!

    La grève est un sujet qui me dépasse car je n’ai aucun élément pour en parler et dans ces cas je m’abstiens!

  9. Basimic says:

    @ Moul qui ecrit “Mais, néanmoins, personne (ou prersque) n’a remis en cause la légitimité de la grêve et le gouvernement fédéral n’est pas intervenu (même s’il en avait les moyens juridiques) dans un conflit entre la ville et le syndicat par respect pour un processus démocratique”

    Wow!!!yaa tabaaraka Llaah!!! ………..

    LA SUITE A ÉTÉ SUPPRIMÉE PAR LE PROPRIÉTAIRE DE CE BLOG QUI REFUSE QUE SON ESPACE SERVE DE “BASE D’AGRESSION” CONTRE D’AUTRES BLOGs ET LEURS VISITEURS.

    PS
    Je fais mes excuses a M. Hmida pour cette irruption inappropriee …..QUELQUES MOT SUPPRIMES POUR LA RAISON PRECITEE.