Maroc ou pas Maroc?
Belle après-midi à Ifrane sous la neige! Je ne saurais pas trouver les mots justes pour parler de la forêt sous la neige. Ma description de Ifrane sous son “manteau blan” sentira le déja dit, le déjà entendu, le déjà lu. Mais ce que je ne peux m’empêcher de retenir, c’est l’étrange sentiment de ne pas m’être trouvé au Maroc pendnant cet après-midi. Ce sentiment, je l’éprouve chaque fois que je vais à Ifrane. Je le mettais sur le compte de l’air, du paysage, du calme, de la propreté. Cette fois-ci, ce fut différent. La circulation était réglée par un agent bien de chez nous avec tous ses attributs, mais chose bizarre : le piéton était roi! A voir ce qui se passe dans les autres villes, je trouvais cela assez extraordinaire. Le parc était surveillé par un mokhzni, tout aussi national que le policier, tout aussi carractéristique que son collègue policier, mais son problème consitait à empêcher les enfants de glissser sur les plaques de neige, de tomber et de se faire mal! Un mokhazni préoccupé par le bien-être de gosses : je croyais avoir des hallicinations! Mon étrange sentiment de dépaysement (ou plutot d’a-paysement déoslé pour le neologisme) s’est considérablement acentué quand nous avons voulu nous installé dans un café : chenimée, fumée, buée, bonnets, écharpes, karpas….Plus loin, devant le fameux “lion”, je n’ai jamais vu autant de handycam au métre carré, autant d’appareils photos numériques! J’avais l’air fin avec mon appreil jetable. Décidément, je ne comprendrais jamais mon cher Maroc ni mes chers compatriotes. Et je me demande ce qui a pu traverser l’esprit de la cousine qui nous accompagnait durant cette ballade : elle n’avait jamais vu Ifrane, elle n’avait jamais vu la neige. Je suis sûr qu’elle a pensé un moment que nous avions dépassé les frontières….
