Les conférences n’ont jamais été ma tasse de thé : je n’aime pas l’ambiance compassée, les platitudes obséquieuses des présentateurs, l’air suffisant des conférenciers, les gens qui font semblant de s’intéresser en baillant et regardant leur montre et qui à la fin posent les questions incompréhensibles qui se terminent par le sempiternel ‘Ne pensez-vous pas que dans ces conditions…….bla……bla…. “.
Bref, très peu pour moi, les conférences!
Mais aujourd’hui, j’ai dérogé à cette règle. Aimablement invité par l’INSTITUT SUPERIEUR DE L’INFORMATIION ET DE LA COMMUNICATION à la présentation de la leçon inaugurale de l’année académique 2011-2012, j’ai été séduit par l’idée, d’autant que le conférencier était un homme de communication de haut vol et que le sujet pouvait se prêter à toutes les audaces.
L’intervention de M. Azoulay n’échappa à la règle générale des conférences, sauf que le conférencier n’avait rien de suffisant, bien au contraire : il a su rester au plus près de son auditoire, en le guidant à travers les concepts de responsabilité des médias et de l’importance de l’encrage du citoyen à son histoire nationale et à sa société.
Le mot “responsabilité” est revenu plusieurs fois dans la bouche de M. Azoulay : face à des étudiants qui se destinent aux métiers de l’information et de la communication, il n’était pas sans intérêt de développer ce thème.
Lors de la séance rituelle de questions, j’aurais espérer entendre quelques étudiants intervenir : étaient-ils impressionnés par la personnalité du conférencier?
Finalement, cette conférence aura eu la vertu d’ouvrir l’année académique de cet Institut en abordant quelques questions essentielles pour la vie professionnelle future de ses étudiants.
P.S. : Je me demande s’il y a des blogueurs actifs parmi les étudiants de l’ISIC.

“P.S. : Je me demande s’il y a des blogueurs actifs parmi les étudiants de l’ISIC.”
A priori ils sont tous passifs, il faudra aussi leur demander s’ils ont lu les aventures du capitaine Ni’mat.
@ le penseur
avec toi au moins on est fixés : t’es un penseur hyperactif
remarque vu les perches que semble te tendre notre hôte, c’est clair que tu ne pouvais que relever le défi et faire resurgir le Capitaine Ni^mat de son trou si j’ose dire…
quand même t’es pas sérieux de passer à côté d’un sujet aussi fondamental que la responsabilité des professionnels des médias.
pour commencer cette niaiserie d’expression “printemps arabe”. sachant qu’après le printemps vient l’été puis l’automne puis l’hiver puis à nouveau le printemps, etc, ce qui implique que le printemps est permanent, en quelque sorte.
alors qu’il serait plus juste de dire : la révolte des peuples arabes, tout simplement ! mais on doit subir quand même que les journalistes et les analystes patentés nous infligent du printemps arabe jusqu’à l’épidémie, au mieux de rhume des foins, au pire d’abrutissement.
le printemps de quoi, du consumérisme libéral désinhibé atteignant les citoyens consommateurs zarabes en émergence plus ou moins aidée ?
évidemment, on peut conclure à l’entubage. d’autant qu’il faut bien que la cible homosexuelle soit exploitée et rentabilisée elle aussi. d’où la fatalité que le jury du prix machin ait attribué le pompon cette année à un écrivain qui en était…
PS
conseil d’ami à qui voudrait rafler le prochain prix trucmuche : dans la veine des Mémoires d’Hadrien, romancer en mode gay les mémoires d’Hercule
@Salvadorali
Tout à fait d’accord cher Slavadorali, et je voudrais juste ajouter une petite précision pour nos jeunes lecteurs de l’ISIC .
Après la chanson du printemps arabe, nous avons eu droit au tube de l’été, et donc à l’entubage dont il est question dans cette analyse.
@ SALVADORALI
Quand je rédige un billet, je n’ai personne de particulier en tête sauf très rare exception : donc pas de perche tendue, ni à Le penseur, ni à quiconque!
ceci dit, Le penseur est suffisamment “actif” pour se passer de perche!
@ hmida
mon cher je sais bien que ça n’est guère ton genre, j’essayais seulement de créer un incident blogomatique entre le penseur et toi, vu sa propension à la surenchère provocatrice
ce qui promettait un joli feu d’artifice !
y’en a un, en tous cas, à qui il n’est plus possible de toute façon de tendre la moindre perche que ce soit, c’est notre cher disparu MLeftah… à moins bien entendu de virer au blogging paranormal.
pour revenir à l’ISIC, respect à M. Azoulay, faudrait aussi se poser la question de ce que l’information a à voir avec la communication ? je regretterais presque l’époque héroïque du ministère de l’information, au moins là c’était nettement assumé…
les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les feuilles de chou et les torchons publicitaires aussi
Rien à voir avec Azoulay (Quoique)… Ce qui me dérange aussi avec les conférence, c’est qu’on invite souvent un nom (pour les R.P) mais pas forcément le contenu!
Ce qui est valable pour la politique est valable pour tout le reste : c’est fatiguant de voir les mêmes têtes discourir sur tout et n’importe quoi
Monsieur Azoulay n’a eu peut être rien de particulier ou de nouveau à raconter lors de sa conférence, mais son passage à l’ISIC est d’ordre purement pédagogique et c’est une bonne chose pour l’enthousiasme et la stimulation des étudiants de l’Institut.
Quoi de plus normal pour un établissement qui forme de futurs journalistes que de recevoir un ancien journaliste qui connait une bonne partie du monde actuel et ses rouages.
C’est comme si on invitait un célèbre physicien dans une école d’ingénieurs, ou une ancienne star de foot sur un terrain de foot.
…
(pas forcément de la même école le terrain de foot)
Et puis Monsieur Azoulay porte une cravate, il respecte son entourage … contrairement à certains journalistes qu’on voit passer sur nos plateaux de TV, habillés en tricot ou en blouson, ou souvent les deux, pour interviewer des ministres et autres sur des sujets à grande audience … ils se considèrent intellectuels … victimes, révoltés et opprimés … la cravate c’est pour les autres, arrivistes et arrivés.
Je pense, que lorsqu’on n’a pas encore compris que le port de la cravate obligatoire n’est qu’une façon de marquer un respect pour sa profession, on doit être interdit de stylo.
@Salvadorali
Comme chacun sait, en logique, un raisonnement par l’absurde consiste à démontrer la vérité d’une proposition en supposant qu’elle est fausse, et en aboutissant à une absurdité.
Notre ami Lautiste, dont je lis les écrits poétiques avec plaisir et intérêt, dans une de ses démonstrations (sur un blog doyen) au sujet des vains fév., il a commencé par supposer que ces derniers étaient des anges asexués.
Je ne sais pas si Lautiste a déjà donné une conférence à l’ISIC, mais je suis persuadé que son passage aurait stimulé chez les étudiants, non seulement le gpût de la langue, de la culture, de l’esprit, de l’humour, de la logique … plein de qualités qui manquent souvent à nos journalistes, avec qui on doit faire avec.
P.S : Pour l’incident blogomatique que tu as failli me faire déclencher avec notre illustre hôte , c’est raté et c’est bien fait pour toi … tu devras attendre une autre fois.
C’est sérieux cette histoire de cravate? C’est du totalitarisme vestimentaire! Comment les hommes peuvent accepter cette aliénation?
Pour les philosophes et les psychanalystes, il s’agit bel et bien d’une “aliénation”, acceptée par les hommes (avec un petit ‘h’).
Pour un pays qui a encore beaucoup à faire pour éduquer ses jeunes et ses futures forces de production, il s’agit d’un “alignement” sur des standards internationaux, qui ont fait leur preuve en termes de discipline, de rigueur et de sérieux au travail ; à l’arrivée cela donne des résultats économiques et sociaux sans lesquels nous aurons toujours autant de vrais et faux mendiants sur les trottoirs.
Tout est dans la symbolique, et la cravate est une symbolique parmi d’autres, elle rappelle à l’individu et à son entourage que le temps et les actions ponctuelles sont au service de l’Employeur (il faut bien su’il y en ait) ; l’individu, une fois chez lui peut garder sa cravate en se mettant à poil si ça lui chante, mais là ne s’agit plus d’aliénation mais de déviation.
Tant qu’à faire pouquoi pas l’uniforme Mao!?
Uniforme de Mao ou tenue Amazonienne, si c’est le standard en vigueur, pourquoi pas ?
C’est juste une question de convention, et on ne fait pas que ce qu’on veut dans la vie, c’est la règle n°1 de toute civilisation.
Alors, va pour la Jellaba et jabador:)
Je vois bien Azoulay dedans en bon Marocain qu’il est!
L’exemple est concret, la jellaba est marocaine, qu’elle soit portée avec ou sans kipa.
Je reviens un moment sur cette histoire de cravate : j’ai porté pendant des décennies un e cravate 8 heures par jour tout en étant un inconditionnel de la tenue décontractée en dehors des heures de bureau!
Je ne pouvais imaginer me présenter au travail sans cravate, ni ni mes supérieurs, ni mes collaborateurs!
Cela n’a rien d’une obligation, c’est un choix assumé et accepté par tous!
Vous comprendrez donc que je désapprouve un journaliste qui se présente en tenue décontractée face à un de ses invités.
Quend on est présentable, on est présentable. Ce n’est pas une affaire de cravate. Mais de goût, de savoir-vivre, de politesse
@ le penseur
d’accord avec toi sur bien des points mon cher, surtout que j’ai longtemps porté la cravate à titre professionnel et que cravates et chaussures étaient mes signes extérieurs de classe appropriée au statut qui était le mien… l’autre porteur de cravate en face de toi repère tout de suite ta cravate si elle est en soie et encore plus si elle est signée et ça cale immédiatement la relation à l’avantage relatif de celui qui porte la plus distinguée des deux et de celui qui la porte le plus naturellement. d’ailleurs ça va bien au-delà de l’élégance vestimentaire et de l’art et la manière d’assortir costume, chemise et cravate… un jour je suis allé jusqu’à Florence rien que pour m’en offrir d’exceptionnelles, ça valait largement le coup
sachant que la cravate est un incomparable révélateur de nouveaux riches et autres parvenus et qu’il ne suffit pas dieu merci d’y mettre le prix pour en tirer vraiment profit… mais le respect et la maîtrise des codes sociaux, tu as raison il n’y a que ça de vrai ! complimente un mec pour l’élégance de sa cravate et sur le coup, il te sera reconnaissant de lui avoir fait oublier un instant que c’est sa femme qui les lui choisit, voire qui les lui noue…
@ salvadorali
Rien de moins classe qu’une cravate “signée” portée sur une chemise normale, un costard prêt-à-porter et des chaussures de série!
L’élégance est un tout, que ce soit dans la simplicité ou dans la sophistication.
@ Le penseur
Est ce que tu connais les étudiants de l’ISIC ?
@ Hmida
Il n’y a peut être pas de bloggeurs parmi eux, mais ils sont présents dans plus d’un support, et ils suivent de près ce que produit la blogosphère
@ Donkey chittes
Suivre ce que produit la blogosphère, c’est très bien! Mais ils pourraient en faire part au reste du monde, ce serait encore mieux.
@ hmida
absolument, sauf que j’ai précisé : cravate ET chaussures
vu que dans mon cas à l’époque, je n’avais pas les moyens de me payer des costumes astronomiques donc j’optimisais en m’arrangeant pour que les jours de rendez-vous avec des clients VIP et very bien sapés, je compensais mon costard de service par une chemise très haut de gamme, et ça le faisait…
ah, j’oubliais le plus gros de mon investissement en signes extérieurs de classe dial bessah : une Tissot en acier blanc, automatique, une petite merveille de mécanique et d’esthétique, qui me permettait de rabattre poliment le caquet des étaleurs de chopard en or rose… elle m’avait coûté une solide part de mes économies mais l’élégance discrète pour faire front aux m’as-tu-vu friqués, ça n’a pas de prix
@Donkey chiottes
Il ne faut pas déplacer le problème.
Les étudiants de l’ISIC c’est pas moi qui leur ait demandé s’il y avait ds actifs parmi eux, c’est Hmida. Sa question étant restée sans réponse j’en ait déduit ce que j’en ait déduit.
Les autres posent des question indiscrètes et après moi qui me fait engueuler.
J’adore cette élégance-là!
http://lakome.com/تيارات.....10-15.html
@ AïshaQ
wé, c’est une bien belle image d’AAzoulay, ça s’appelle l’élégance makhzénienne, ce terme me semble plus approprié en l’occurrence que de parler d’élégance “traditionnelle”. mais faut dire aussi qu’André ne manque pas de prestance.
d’ailleurs pour en revenir aux cravates, j’ai oublié de citer le registre de la cravate noire, qui fut typiquement hassanienne, et qui permet toutes les subtilités de raffinement monochrome… pour exprimer une certaine idée de l’autorité : le noir n’est pas une couleur, c’est une absence de couleurs, sur le noir les émotions n’ont pas de prise…
mais quel dommage chère aïsha que tu aies choisi la com de lakom comme source d’illustration. non seulement leur charte graphique et typographique est indigente mais en plus ce truc relève autant de l’information que “Mein Kampf” relève de la poésie lyrique.
tu vois, l’autre jour une personne qui s’était hasardée à faire ici la promobuzz d’un site de rencontre avec des femmes russes s’est vu opposer un tir de barrage groupé de notre hôte, du penseur et de ton serviteur. eh bien je ne vois pas pour ma part en quoi le cybertorchon de soi-disant presse qu’est lakom.com vaudrait mieux qu’une vitrine de mariages organisés à la limite du maquerautage mafieux.
tout ça pour dire que le devoir éminemment citoyen de se tenir informé ne devrait pas conduire à cautionner les désinformateurs…
@ Salvadorali
Je ne te connaissais pas cet aspect aussi conformiste, depuis la cravate en passant par le droit à la publication spontanée et sans prise de tête.
Si ça peut te rassurer, ce lakom n’est pas ma chôpe de Bavière. J’étais à mille lieux du blog de Hmida, entrain de parcourir nos sites d’infos et donc poésie lyrique sur le net, quand voyant cette photo de sieur Azoulay en tenue traditionnelle, j’ai pensé à notre débat et revenue poster sans arrière-pensée pour illustrer mon propos sur le costume traditionnel. J’ai souvenir que mes grands-pères et oncles ne les quittent à aucune fête sans avoir de liens de près ou de loin avec le Makhzen ; ils seaient épatés de savoir qu’ils font dans “l’élégance makhzénienne” comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Quant à moi, j’ai lu “Mein Kampf” sans devenir nazie, je lis Lakom en exécrant leur zigzag éditorial et je lis Hmida en me sentant chez moi, à coeur ouvert, ne cautionnant que mes idèes que je sais parfois loufoques mais que je tiens à préserver au nom de l’anticonformisme, moi qui vais à des RV professionnels très sérieux avec une plume d’indienne dans les cheveux. C’est ma marque distinctive.
Salvadorali
Je ne te connaissais pas cet aspect aussi conformiste, depuis la cravate en passant par le droit à la publication spontanée et sans prise de tête.
Si ça peut te rassurer, ce lakom n’est pas ma chôpe de Bavière. J’étais à mille lieux du blog de Hmida, entrain de parcourir nos sites d’infos et donc poésie lyrique sur le net, quand voyant cette photo de sieur Azoulay en tenue traditionnelle, j’ai pensé à notre débat et revenue poster sans arrière-pensée pour illustrer mon propos sur le costume traditionnel. J’ai souvenir que mes grands-pères et oncles ne les quittent à aucune fête sans avoir de liens de près ou de loin avec le Makhzen ; ils seaient épatés de savoir qu’ils font dans “l’élégance makhzénienne” comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Quant à moi, j’ai lu “Mein Kampf” sans devenir nazie, je lis Lakom en exécrant leur zigzag éditorial et je lis Hmida en me sentant chez moi, à coeur ouvert, ne cautionnant que mes idèes que je sais parfois loufoques mais que je tiens à préserver au nom de l’anticonformisme, moi qui vais à des RV professionnels très sérieux avec une plume d’indienne dans les cheveux. C’est ma marque distinctive.
@ hmida
je profite de ce qu’au rugby les cravates sont proscrites pour réagir à ton tweet sur le XV de France qui vient d’accéder à la finale du Mondial.
je reconnais être fan absolu et depuis trè longtemps de cette équipe, en attendant que le XV du Maroc émerge au niveau international, mais ça n’est pas ça qui m’anime pour conteter ton appréciation du “mérite” des rugbymen français, qui a mes mieux n’est pas diminué en quoi que ce soit.
d’abord c’est la glorieuse incertitude du sport, ensuite tant pis pour les Gallois s’ils n’ont pas été fichus d’envoyer au tapis des français timorés, enfin honneur aux vainqueurs anyway.
donc le XV de France aura sans doute le privilège d’affronter les All Blacks en finale. Comme dirait l’autre, plus dure sera la chute, le cas échéant. à moins d’un état de grâce…
d’ailleurs pour expliquer l’inexplicable accession du XV de France en finale du Mondial, il y a la théorie du “match pourri” et de “la petite étoile” :
http://fr.sports.yahoo.com/151.....adoxe.html
Allez les Bleus !
Salvadorali
Je ne te connaissais pas cet aspect aussi conformiste, depuis la cravate en passant par le droit à la publication spontanée et sans prise de tête.
Si ça peut te rassurer, ce lakom n’est pas ma chope de Bavière. J’étais à mille lieux du blog de Hmida, entrain de parcourir nos sites d’infos et donc poésie lyrique sur le net, quand voyant cette photo de sieur Azoulay en tenue traditionnelle, j’ai pensé à notre débat et revenue poster sans arrière-pensée pour illustrer mon propos précédent. J’ai souvenir que mes grands-pères et oncles ne ratent le costume traditionnel à aucune fête sans avoir de liens de près ou de loin avec le Makhzen ; ils seraient épatés de savoir qu’ils font dans “l’élégance makhzénienne” comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Quant à moi, j’ai lu “Mein Kampf” sans devenir nazie, je lis Lakom en exécrant leur zigzag éditorial et je lis Hmida en me sentant chez moi, à coeur ouvert, ne cautionnant que mes idées que je sais parfois loufoques, mais que je tiens à préserver, moi qui vais à des RV professionnels très sérieux avec une plume d’indienne dans les cheveux comme griffe libre, personnelle et qui n’a pas de prix.
@ salvadorali
Pourquoi cette manie que nous avons de tout ramener au Maroc et aux marocains!
Penser qu’un jour l’E.N. de rugby émergera au n iveau international relève de la douce utopie : on a eu notre heure de gloire africaine, il y a quelques années. C’est le maximum que le rugby national pouvait faire, et encore en faisant appel à nos expatriés.
Aujourd’hui, on n’a plus de championnat donc plus de possibilité d’expatrier qui que soit.
L’effort existe au niveau du rugby à 7. Mais tant que ce sport ne sera pas (et il ne sera pas pour mille raisons) réintroduit dans les collèges et lycées, il faudra vivre sur nos souvenirs.
Cela nous éloigne de Azoulay, son élégance et surtout de la responsabilités des médias dans la vie de nos sociétés.
L’élégance est une chose, le professionnalisme est autre chose.
La chemise cravate est pour un journaliste à la TV, ce que devrait être une blouse blanche propre pour une infirmière ou un boucher, un tablier pour un épicier ou un menuisier, un bleu de travail pour le mécanicien, etc.
Enlevez tous ces éléments de distinction, et imaginez le laisser aller, l’esprit de bricolage, le manque de rigueur … et tout ce qui en découle. Au final, ça donne de la médiocrité et du sous développement.
@Salvadorali
La Maroc, le Rugby … euh, je me suis forcé à relire ton commentaire pour essayer de comprendre le rapport entre les deux, mon effort n’a servi à rien. Alors reprenons depuis le début.
D’abord pour parler du Rugby je n’ai pas eu le temps de vérifier si c’était un sport, du coup je ferme les yeux sur ce point.
Et puis, s’agissant d’un jeu marginal pour marginaux, pas seulement de taille, je ne vois pas en quoi 30 gaillards qui courent après un ballon pas même rond devrait susciter l’intérêt de paisibles gens.
Et tout compte fait, on ose qualifier de “coupe du monde” un regroupement quelque part on fond du monde de quelques pays qui se compte sur les doigts des deux mains et où l’on pratique cet amusement.
La question reste donc posée, que vient faire le Maroc là dedans ?
@ hmida
à propos d’AAzoulay, j’ai disputé cet après-midi quelques parties d’échecs en ligne (http://www.flyordie.com/jeu/echecs.html) contre un algérien, et vu qu’il est possible de chatter en jouant, nous avons un peu discuté et lorsqu’il a su que j’étais marocain, il a trouvé le moyen de faire aussitôt le commentaire extrêmement désobligeant que la part juive du maroc faisait de nous un royaume sioniste…
une dizaine de coups plus tard, il était mat dans la première partie et surtout, il a pris conscience d’être une pitoyable victime de la propagande pourrie des maîtres non moins pourris de l’algérie éfélénomilitarienne.
évidemment, il avait commencé par opposer une résistance farouche à mes contre-arguments, mais comme pendant ce temps, sur l’échiquier, il avait toujours autant de mal à résister à mes assauts et que nous n’étions pas loin du 2-0 par épuisement de ses cinq minutes de temps alloué, il avait fini par se rendre à l’évidence : les sionistes nous envient énormément nos compatriotes juifs
d’ailleurs je me demande ce qu’attend notre vaillant ministre de la communication (et le prochain, en espérant que nous ne tomberons pas à nouveau de charybde en scylla) pour inciter la coterie des journalistes marocains qui font feu de l’amalgame judaïsme-sionisme à revoir leurs copies, où à aller se faire attribuer des cartes de presse ailleurs…
à propos de signes extérieurs d’élégance, impossible de passer sous silence la référence de la tirade du “nez” de “cyrano de bergerac”, acte 1, sc.4, au moment où Cyrano vient de débiter au vicomte la fameuse série des métaphores nasales.
” DE GUICHE, voulant emmener le vicomte pétrifié
Valvert, laissez donc !
LE VICOMTE, suffoqué
Ces grands airs arrogants !
Un hobereau qui… qui… n’a même pas de gants !
Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses !
CYRANO
Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet ;
Je ne sortirais pas avec, par négligence,
Un affront pas très bien lavé, la conscience
Jaune encore de sommeil dans le coin de son oeil,
Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise,
Empanaché d’indépendance et de franchise ;
Ce n’est pas une taille avantageuse, c’est
Mon âme que je cambre ainsi qu’en un corset,
Et tout couvert d’exploits qu’en rubans je m’attache,
Retroussant mon esprit ainsi qu’une moustache,
Je fais, en traversant les groupes et les ronds,
Sonner les vérités comme des éperons.
LE VICOMTE
Mais, monsieur…
CYRANO
Je n’ai pas de gants ?… La belle affaire !
Il m’en restait un seul d’une très vieille paire !
-Lequel m’était d’ailleurs encor fort importun
Je l’ai laissé dans la figure de quelqu’un.
LE VICOMTE
Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule.
CYRANO, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte
venait de se présenter
Ah ?… Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule
De Bergerac.
Rires.
@ le penseur
t’a bien vu que hmida m’a envoyé promener avec mes illusions d’un futur rugby national, donc pourquoi tourner le couteau dans la plaie ? c’était juste histoire de justifier une vanne sur le fait qu’au rugby, un placage avec prise au cou s’appelle une cravate et que c’est extrêmement interdit…
@Salvadorali
En effet, je présente alors mes excuses à Hmida à qui je n’avais nulle intention de disputer sa proie (je ne sais pas comment ça se dit au rugby, une proie captive et encore vivante).
@ le penseur
quelle drôle de coïncidence, je réfléchissais précisément à la notion de prédation à propos d’un débat en cours sur le blog de mon ami tgb
http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/
que j’ai surnommé l’Affreux mais uniquement parce qu’il est trop terrible quand il lâche sa plume sur quelque chose ou quelqu’un…
un débat où il fut d’abord question de voter blanc bonnet ou bonnet blanc aux primaire socialistes dans la meure où si ça n’est pas le grand méchant loup mélenchon qui va affronter naboléon, pas la peine de rêver… mais ça avait soudain dérivé sur la théorie marxiste, vu que l’un des commentateurs attitrés du blog mon pote tgb ne rate jamais une occasion de citer de grands bouts de textes de son karl, adoré afin de prouver que le marxisme a toujours raison.
donc je me disais que pour en finir avec le mythe foireux de la lutte des classes, il n’y avait sans doute rien de mieux que le ressort de la prédation, qui a au moins le mérite d’être écologique
et comme de toute façon de nos jours gauchistes et écologistes ont tendance à faire cause commune, ya ka attendre paisiblement la prochaine catastrophe nucléaire… d’ailleurs il parait qu’y en a une qui se prépare en iran :
http://www.lepoint.fr/chroniqu.....006_55.php
à part ça je te souhaite une bonne fin de soirée, mais n’en profite pas pour me reprocher de botter en touche. au rugby, botter en touche fait partie des subtilités du jeu, ça permet de gagner du terrain…
il est triste de constater qu’il n’y a pas eu de débats!
@ mounir
c’est probablement ta tristesse foncière qui te fais croire ça
tu n’as décidément que les maux pour le dire ;-(
[...] Dans un récent billet, je posais la question de savoir combien d’étudiants de l’Institut des Sciences de l’Information et de la Communication (ISIC) étaient des blogueurs actifs. N’ayant pas pu avoir de réponses, je continue mes interrogations. Et je me demande si en fait cet institut forme ses étudiants à ce genre de média et à cette forme de communication. [...]