Quand la politique fait encore rêver…..
Jean Lasalle ? Qui d’entre nous a entendu parler de cet homme ?
Depuis le 7 mars 2006, ce français s’est engagé dans une grève de la faim pour protester contre la délocalisation d’une usine de peinture, située dans un petit village en France, dans les Pyrénnées Atlantiques, plus exactement.
Jusqu’ici rien de bien spécial sinon que :
1. la délocalisation ne se fera vers un pays lointain d’extrême-orient ou d’Europe de l’est, mais vers une autre localité française située juste à une soixantaine de kilomètres.
2. L’homme est question n’est pas un quelconque militant d’une quelconque association de défense de la montagne française, mais un DEPUTE, représentant justement les Pyrénées Atlantiques à l’Assemblée Nationale française.
3. Ce député affirme vouloir poursuivre sa grève de la faim, entamée dans une salle de l’Assemble Nationale française, jusqu’au bout si une solution n’est pas trouvée à ce problème.
Monsieur Lasalle a déclaré :
« Il m’est devenu insupportable que des hommes seuls, aussi puissants soient-ils, puissent décider du sort de dizaines de familles, de leur vie ou de leur mort, et du devenir de notre territoire déjà en lambeaux ».
Les déclarations de cet homme, sa volonté inébranlable de défendre les intérêts de la population qui l’a élu, les risques physiques qu’il court en poursuivant sa grève de la faim doivent forcer l’admiration de tous !
Je ne peux que me joindre à ceux qui soutiennent le courage, le don de soi, l’abnégation de la part de ce représentant du peuple envers les populations qui l’ont élu.
Son geste est d’autant plus remarquable qu’il est d’une rareté inimaginable dans le monde politique en général – une telle action relèverait plus du militantisme associatif. Je me pose la question de savoir si un tel comportement serait envisageable de la part d’un élu marocain, quelque soit son appartenance politique et quelque soit le combat qu’il aurait (éventuellement) entrepris de mener en faveur de ses ouailles.
Puisse Monsieur Lassalle réussir son pari et donner ainsi l’exemple à ses collègues parlementaires à travers le monde qui ont trop tendance à oublier leurs électeurs et les promesses qu’ils leur ont faites.
