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 Dans les premiers jours du mois de septembre dernier, notre inénarrable premier ministre – bousculé par le discours  du trône du 31 juillet 2008 – avait décidé de  se  pencher, dans son infinie mansuétude envers les marocains qui l’ont porté à la primature, sur le sort de la « classe moyenne marocaine ».

 Après  remarqué que « l’augmentation du coût de la vie a déjà érodé cette classe qui participe à la stabilisation de la société », il avait décidé de créer une commission chargée de faciliter le développement de la classe moyenne.   Comme nous savons que , pour l’avoir mille  fois constaté dans la pratique administrative  et politique, quand on veut enterrer un problème on crée une commission ad-hoc pour s’en occuper, je me suis dis que Si Abbas se paie vraiment notre tête. Et que ce n’est pas demain la veille que la classe moyenne verra son sort réglé. 

En effet, le problème de la « classe moyenne » étant par essence d’une complexité sans fin, dans toutes les sociétés du monde, le projet de Abbas El Fassi ressemble à une utopie.

 

Incapable de gérer une situation de crise due à quelques précipitations  sortant d’un ordinaire banal  et généralement ensoleillé, notre premier ministre s’est fixé comme mission le développement de la classe moyenne. 

 

Double défi, en effet.

 

En premier lieu,  le développement! A-t-il contribué au développement du pays dans son ensemble, avec ses structures déjà en place, avec ses politiques déjà tracées (qu’on les considère bonnes ou mauvaises, le problème n’est pas là), avec ses choix et ses orientations déjà en cours (choix et orientations discutables sûrement comme tous les choix et toutes les orientations) ? Non, depuis sa nomination, le premier ministre « primature » tout simplement.

 

En second lieu, la classe moyenne.

 

S’il y a un concept difficile à cerner, c’est celui de la classe moyenne elle-même, en tant que concept tout autant que comme réalité concrète.

 

A cet égard, la lecture d’un petit livre publié en 2006 au Seuil  - collection « la république des idées » de Louis CHAUVEL à ce sujet est fort instructive.

 

On découvre dans « LES CLASSES MOYENNES A LA DERIVE » que, en plus de l’extrême fluctuation qui préside à ses contours, cette population « associe les  autres à son succès tout comme à ses difficultés ».

 

Pour réfléchir sur le sujet, un colloque a été organisé par l’Institut Amadeus et le Club Entreprendre le mercredi 29 octobre 2008 et auquel étaient conviées les personnalités les plus diverses, sous la présidence du premier ministre.

Un début de cacophonie et de déclarations à l’emporte-pièce n’ont pas tardé à se faire entendre.   Les experts réunis autour de  Abbas El Fassi  n’ont pas pu  s’accorder  sur les critères de définition de la « classe moyenne marocaine : les uns privilégient le niveau de revenu, les autres l’appartenance socio-professionnelle, et d’autres encore les modes de vie.  

Selon le  sociologue Jamal Fahimi,   « la classe moyenne au Maroc ne cesse de s’amenuiser et son pouvoir d’achat s’affaiblit au fil du temps ». Il enchaîne que ce phénomène « a des répercussions négatives sur le mode de vie quotidien ».

 

D’après le porte-parole du gouvernement, la commission prévue par le premier ministre sera chargée « d’élaborer la politique devant concrétiser les objectifs de qualification et de développement de la classe moyenne qui joue un rôle important dans la consolidation de la stabilité».

 

Si Mohamed Al Ansar du M.P. déclare très raisonnablement que «on ne crée pas une classe moyenne par décret», son collègue du P.J.D.  Abdelillah Benkiran n’hésite pas à se lancer dans le populisme en affirmant que il n’envisage « pas de vie décente en dessous d’un salaire mensuel de 15 000 DH nets».   Des intervenants dans le public n’ont pas hésité à avancer des affirmations sans grand fondement du genre : « Avant, un enseignant pouvait vivre correctement et acheter une voiture neuve. Aujourd’hui, il peine à boucler le mois». C’est faire fi d’une réalité bien  concrète car la situation des enseignants n’est pas des plus déplorable au Maroc.Alors qu’elle  n’est pas encore définie par les experts,  certains pessimistes ont été jusqu’à décréter que «on assiste presque à la disparition de la classe moyenne ». Les statistiques du rapport du Cinquantenaire de l’Indépendance  ont été mises à contribution pour tenter de trouver une approche à ce problème : « Face aux 8% de la population nantie, se dressent près de 47% de pauvres dont 5 millions d’exclus. ». Cela n’a pas permis de définir pour autant ce qu’il nomme « couches intermédiaires »,   et qu’il évalue à   44% de la population. De ce colloque, certaines déclarations sont à retenir, pour leur degré d’incongruité. Comme celle de Amina Badou, ministre de la Santé : «Ce n’est pas à la classe moyenne d’œuvrer pour elle-même. C’est à l’élite de le faire !».  Ou encore celle d’un banquier qui déclare que  «les crédits à la consommation n’ont jamais été si nombreux», signe que la bonne santé d’une classe consommatrice et solvable.Un  de ses confrères  avança une théorie assez « révolutionnaire »  selon laquelle «la lutte des classes était toujours d’actualité ». Il a même poussé le bouchon jusqu’à  prétendre  « qu’il ne s’agit pas de demander aux riches de donner un peu à ceux qui sont juste derrière ». Et en bon représentant du capital privé, il a mis toute la responsabilité sur « l’état qui doit de faire en sorte que la classe moyenne s’élargisse grâce à l’évolution des plus pauvres vers un mieux être».  Finalement, le  colloque réuni par notre premier ministre n’a pas permis de cerner  ni de près ni de loin la classe moyenne, ni au niveau de sa définition ni encore moins au niveau des diverses les diverses problématiques qu’elle pose (éducation, santé, fiscalité, ascension sociale,  logement, emploi, etc…..etc…..etc…).La fameuse commission « abassienne » serait-elle  plus efficiente ? Le doute le plus rigoureux semble devoir être quand même de mise.             

33 Comments on LA CLASSE MOYENNE MAROCAINE ENTRE COLLOQUE ET COMMISSION.

  1. Jean says:

    J’ai lu dans un magazine économique marocain (il faudra que je retrouve lequel) que la classe moyenne au Maroc était composé des foyers qui ont un revenu supérieur à 20 000Dh / mois. Ça me parait extrêmement élevé (pour info, en France, la classe moyenne commencer à 1200€/mois et par individu il me semble, alors que le coût de la vie est bien plus élevé).
    Si la définition de la classe moyenne n’est pas raisonnable, comment agir efficacement envers cette population?

  2. hmida says:

    @ Jean

    That’s the question!

    On ne peut parler sérieusement d’une population si on ne la définit pas selon des critères scientifiques rigoureux. Or, la lasse moyenne echappe justement à tte définition….

  3. Reda says:

    T’aurais peut-être aimé que Abbas ne fasse rien alors ? Mouchkila m3a l3alam talit, si le gvt ne fait rien on crie au meurtre et s’ils font qq chose, on crie à l’incompétence.
    Quant aux enseignants (post hijacked :) ), si tu nies que leur situation s’est empiré au fil des ans c’est que t’es plus sénil que ce que tes posts laissent entrevoir.
    Un couple d’enseignants à la fin des 70 pouvait trés bien s’acheter une voiture neuve et vivre assez bien. De nos jours, les 2000 Dh de paie que chacun reçoit ne pourrait même leur acheter une R5.
    Puis, (un coup parti) tu ne pourrais pas donner qq pistes de solution au lieu de faire ds le misérabilisme le plus abject ?

  4. al-Maghribi says:

    @ Hmida et Jean
    Parler de classe moyenne au singulier est absurde et ne correspond à aucune réalité sociologique ou économique. Car l”intérieur de ce qu’on appelle CLASSE MOYENNE, il y a des strates alllant du petit employé au cadre supérieur. Pour la France par exemple, le salaire médian est de 1480 euros par mois environs selon l’INSEE. Et on englobe arbtrairement dans cette classe dite moyenne des salaire allant jusqu’à 3000 euros.

    D’autres plus objectifs, essayent d’etre plus objectifs en introduidant des nuances en parlant des classes moyennes au pluriel : classe moyenne inférieure et classe moyenne supérieure.

    Bref, depuis l’abandon de la classification marxiste des classes sociales, les économistes et les sociologues sont sous l’emprise des travaux de Max Weber qui semblent aussi dépassées avec l’évolution socio-économique.

    Enfin, les gesticulations de l’Institut Amadeus qui a organisé une journée d’études sur ce thème, sont insuffisantes et ne résoudront rien quant à la comprehension des stratifications sociales et économiques du Maroc.

    PS : il me semble que le prénom de la ministre de la santé est Yasmina et non pas Amina.
    Très bon compte rendu ! Bravo Hamida.

  5. hmida says:

    @ Reda

    Je parle d’enseignant en connaisance de cause, ayant l’honneur immense d’être le conoint d’une enseignante. Et tu peux me croire ma situation des enseignants des années 70 était bien pire que celle que peuvent conaitre les enseignants des années 2008. Renseigne-toi mon ami : iln’y a plus d’enseignants qui touche DH 2000/mois.

    Cec est valable pour bien d’autres catégories de fonctionnaires.

    Misérabilisme? S’il y a quelqu’un je crois à ne pas faire du misérabilisme, c’est moi….Personnellement, dans mon pays je dénigre les “sacs noirs en plastique” et la mauvaise gestion des grands problèmes…Tout comme j’applaudis quand quelque chose m’en paraît digne!

    Par ailleurs, tu n’es pas obligé de me traiter de sénile ..Il te suffit juste de ne pas lire mes posts…

    Quant à critiquer l’action de Abbas El Fassi, je suis étonné de te voir m’en faire le reproche, toi le modèle de l’éternel râleur. Penses-tu avoir le monopole de la contestation?

    Mais je me rappelle que tu ne vis plus dans le 3alam talit …. Bien sûr, vues de “là-bas, chez vous”, les choses sont diférentes!

  6. hmida says:

    @ al maghribi

    En effet, la ministre de la santé se prénome jolimment YASMINA …Ereur de frappe de la part que je corrige illico!

    Par ailleurs, le mot “gesticulation” convient parfaitement à ce fameux colloque!

  7. Reda says:

    Les enseignants au primaire gagnent 2000 DH en sortant de leur formation.
    Je t’accorde bien volontiers que les enseignants au collège et lycée peuvent tirer leur épingle du jeu après 30 ou 40 ans de service mais la situation des enseignants en général est pathétique.
    J’ai écrit sénile en pensant au post où tu faisais l’amalgame entre écologie et foulard…
    que tu m’accorderas est un peu n’importe quoi comme post.
    Aji est ce que tu sous-entends que parce que je ne vis plus au Tiers-Monde, je ne pourrais pas donner mon avis ? C pas gentil ça, et je te rappelle que les RME c la 1ere source de devises au Maroc.

  8. hmida says:

    @ Personnellement, je ne considère pas les marocains de l’étranger comme une “vache à traire” …

    Si tu estimes que nos compatriotes ne sont que la première source de devises pour lepays, j’en suis désolé pour toi. Tu réduis cette communauté à sa plus simple expression.

    Pour moi, elle est source de réflexion, de diversité, de culture et aussi peut-être de devises dont elle est ici au pays la première bénéficiare, et ce n’est que normal puisque c’est le fruit de son travail!

    Pour ce qui est du foulard et de l’écologie, je ne faisais pas l’amalgame entre les deux choses mais LE REPPROCHEMENT ENTRE L’INSTRUMENTALISATION DE L’UN ET DE L’AUTRE par les fanatiques d’un côté et de l’autre bord.

    Malgré mon âge, je ne suis pas encore sénile et je suis capable d’excercices intellectuels dont certains jeunes n’arrivent pas toujours à
    saisir la subtilité!

    Pour ce qui est du tiers-monde, j’ai remarqué que ce n’est pas le première fois que tu en parles avec un “mépris” plus qu’occidental, le mépris du “nouveau riche” …et c’est décevant….

  9. alibaba says:

    @hmida

    Dans ce pays il y a les riches et les pauvres

    Les riches…ils sont riches
    Les pauvres…..ils survivent comme ils peuvent.

    Entre ces deux classes bien identifiées, il y a une classe “fourre tout” dont l’écrasante majorité est constituée d’individus surendettés, abonnés au Crédit à la Consommation, au Crédit au logement, au crédit vacances, au crédit mouton, au crédit pour rembourser les autres crédits….. au crédit corbillard (ce sont les survivants qui paient les traites …et ainsi de suite!)…

    Avec çà, M.Abbas El Fassi a du pain sur la planche pour “créer” sa classe moyenne.

    A moins bien sûr …..qu’il efface toutes les dettes de cette classe “fourre tout” et qu’il répartirsse en faveur de la dite classe, à titre de revenus complémentaires, toutes les ressources amassées par les différents Fonds ….gérés par le Makhzen (fonds Hassan II, Mohamed V, etc..) !

  10. Abbas El Fassi, Institut Amadeus et Yasmina Badou ewa goliya une réunion en famille o khelasse !

  11. Ibn El Wassat says:

    Billet intéressant autour d’un sujet absolument pourri parce que personne ne sait ce que sont les “classes moyennes, et surtout dans un pays comme le Maroc où l’INFORMEL, la CORRUPTION, les PASSE-DROITS, les FAUX RICHES autant que les FAUX PAUVRES sont légion!

    Que de fonctionnaires des basses échelles, dont les salaires réels sont effectivement faibles, vivent bien au-delà de leurs revenus supposés.

    Comment expliquer l’envolée absolumennt infondée du foncier, sinon par l’existence d’une classe floue, mal cernée, mal définie, qui trafique et s’enrichit sans en avoir l’air. Les VRAIS riches ne se mouillent pas dans ce genre de spéculation.

    Les créches et les établissements privés de tous les niveaux pillulent, même dans les quartiers supposé déshérités! Si elles n’avaient pas de clients qui PAIENT elles n’ouvriraient pas leur porte.

    Faites un tour dans les restaurants des stations AFRIQUIA un dimanche à midi ….Vous ne trouverez pas une table de libre! Regardez les voitures en stationnement : pas de Mercedes, ni de BMW, ni d’Audi…..Les propriétaires de ce genre de véhicules fréquentes les clubs huppés, avec golf et équitation. Ici, vous trouverez des enseignants, des employés, des commerçants…bref par la classe moyenne que certains prédisent en disparition. Tout comme les moussems, les villes cotières en été, les souks de mouton il y a quelques jours!

    LA CLASSE MOYENNE EXISTE et elle n’a pas BESOIN ni surtout ENVIE d’être recencée, cernée, définie : elle se suffit à elle-même et elle semble se “foutre” royalement du reste du pays!

    Si les sociétés de crédit existent c’est par il y une CLIENTELE SOLVABLE. Bien sûr; il y a existe quelques fous qui se surendettent par bétise ou par nécessicité. Mais la majorité des crédits à la consommation sont remboursés rubis sur l’ongle, sinon les société de crédits auraient fermé il y a belle lurette.

    Nos riches sont riches, certains à la sueur de leur front. Beaucoup à la sueur du front des autres.

    Nos pauvres sont pauvres, certains par impossiblilité de faire autrement. Une partie pour d’autres raisons : exode rural VOULU, désir effréné de PARTIR AILLEURS au prix d’une terre qui a nourri les aïeuls mais qui nécessite travail et persévérence.

    Entre les deux une ou des classes moyennes vivent; elles ne survivent pas, bien au contraire. Ce sont elles qui font que le Maroc surnage malgré des statistiques désastreuses et en dépit de rapports internatinaux catastrophiques.

    Le Marocain a toujours été comme cela : discret sur sa richesse! Seuls les riches malhonnêtes aiment à étaler leurs richesses, sûrs de leur impunité!

    Mes paroles sont dures

  12. too banal says:

    Si l’on applique le qualificatif “moyenne” à la pensée de ceux qui parlent à notre place et qui se donnent des airs de sauveurs…ça donne une pensée moyenne donc médiocre. Rien à attendre de ce côté-là…En tout cas, je ne porte pas dans mon coeur ce parti très conservateur qu’est l’istiqlal…

  13. Reda says:

    L’appelation Tiers-Monde que j’utilise en abondance ne se veut pas méprisante ni candescendante. Il faut plus la voir comme un nom d’affection que l’on donne à une personne que l’on aime. Et je ne vais pas me défendre d’être ‘nouveau riche’ ou pas car cela est personnel.
    Ceci dit, le Maroc fait bel et bien partie du Tiers-Monde 

  14. hmida says:

    @ Ali baba

    Abbas El Fassi n’a pas besoin de “créer” sa classe moyenne.

    Comme l’a dit si bien Ibn El Wasat – qui semble maitriser la chose – cette classe ou ces classes existent bien ..

    Les riches s’enrichissement; légalemane et c’est à leur honneur ou illégalement et c’est aux responsables d’y remédier (s’ils le veulent).

    Les pauvres subissent tout en profitant de tout ce qui peut l’état, les fondations, les ONG et les “donnateurs” de tout bord leur apportent!

    Entre les deux, le vrai Maroc existe! Beaucoup de ceux qui fréquentent la blogoma peuvent en témoigner pour peu qu’ils fasent preuve d’honnêteté intellectuelle!

    @ Reda

    La notion de Tiers-monde n’existe plus que dans l’esprit de quelques Lacostiens soixantehuitards attardés, croyant que l’occident est “leplusbomondedumonde”.

  15. hmida says:

    @ Ibn El Wassat

    J’ai lu avec un très grand intérêt ton commentaire que j’ai trouvé empreint de vérité et de bon sens.

    Mais je crains que beaucoup de lecteurs n’y verront que provocation sinon l’expression d’un conservatisme coupable.

  16. Reda says:

    Si je peux remonter ds ton estime : J’affirme solenemment que je ne possède aucun polo ni autre affaire Lacoste. Je suis né aprés Lmassira et je ne pense pas spécialement que l’Occident (et là je pourrais te renvoyer tous tes arguments contre la notion de Teirs-monde à la face mais je me retiens :) ) est “leplusbomondedumonde”. Pour ce qui est de l’attardement, ça se peut trés bien (la preuve est que je commente) :)

  17. hmida says:

    @ Reda

    En parlant de “lacostien”, je pensais au géographe YVES LACOSTE qui a créé le concept de “tiers monde” dans son ouvrage : “la géographie du tiers-monde” ! Quant aux polos Lacoste, on peut en avoir chez le franchiseur du Mégamall ou chez le frippier de Soul Al Ghzel, le problèmen’est pas là!

    P.S. : je te disais bien que j’étais encoe capable d’exercices intellecutels dont certains jeunes n’arrivent pas à saisir la subtilité!

    P.S. 2 : Tu fais parti de la génération post-Massira ..Cela explique certains de tes commentaires, en effet!

    P.S. 3 : cela n’empêche pas les échanges entre générations!

  18. hmida says:

    @ Reda

    Le livre de Yves Lacoste que j’ai cité est paru en 1965…….dix bonnes années avant Massira…..Il a nourri les esprits et les espoirs d’une autre génération en effet ….

    Mais nous nous éloignons de l’objet de ce billet : la classe moyenne au maroc ….et Abbas el Fassi !

  19. al-Maghribi says:

    @ Hmida

    Par honnêteté intellectuelle, le concept du tiers monde n’est pas d’Yves Lacoste, mais du celèbre démographe Alfdred Sauvy qui l’a élaboré au début des années 50 pour désigner les pays qui ne font partie ni de l’Occident européen et américain y compris Japon, ni de l’ancien bloc de l’Est.

  20. lixy says:

    Hmida wrote: “Entre les deux, le vrai Maroc existe!”

    Ah bon? Moi qui pensait qu’il etait fictif…

    Tiers Monde, bien qu’originellement utilise pour definir les nations non-alignes ni au bloc Occidental ni au bloc Communiste, est maintenant utilise pour decrire les pays a l’IDH merdique (ex. le Maroc). Et le terme nous vient de Sauvy, pas de Lacoste.

  21. hmida says:

    @ Maghrebi et Lixy

    Le mot nous vient de Sauvy, certes mais le concept a été développé (et mis à la mode) par Yves Lacoste dans sa “Géographie du Tiers-monde”.

    @ Lixy

    L’IDH est un indicateur “merdique” auquel n’importe qui peut faire dire n’importe quoi.

  22. alibaba says:

    @hmida

    Il faut quand même savoir ce que tu veux .

    Dans ton billet tu déclares :

    “En effet, le problème de la « classe moyenne » étant par essence d’une complexité sans fin, dans toutes les sociétés du monde, le projet de Abbas El Fassi ressemble à une utopie….

    Toujours dans le même billet, plus loin tu dis :

    “Si Mohamed Al Ansar du M.P. déclare très RAISONNABLEMENT que «on ne crée pas une classe moyenne par décret…”,….

    Mais bien plus loin (Com 14) tu précises:

    Abbas El Fassi n’a pas besoin de “créer” sa classe moyenne.
    Comme l’a dit si bien Ibn El Wasat – qui semble maîtriser la chose – cette classe ou ces classes existent bien ..”

  23. hmida says:

    @ ali baba

    Tu as dû comprendre que la /les classes moyennes marocaines existent : ce n’est pas Abbas qui va les créer.

    Notre Abbas national voudrait juste les cerner pour mieux les plumer fiscalement, car elles échappent en grande partie au rouleau compresseur fiscal. Tout le reste n’est que la poucrz aux yeux!

  24. hmida says:

    @ ali baba

    je voulais écrire : “poudre aux yeux” ..

  25. al-Maghribi says:

    @ Hmida
    Ils sont déjà cernés. La plupart de ces classes dites moyennes sont des fonctionnaires. Les impots sont pris à la source.

    Un marchand de légumes qui n’a pas fait ni les grandes ecoles ni aucun cursus m’a bien surpris par ces cris pointant le processus de paupérisation des classes dites moyennes, en haranguant les acheteurs dans un souk populaire de casablanca :
    “zidou al masakine, zodou al mouaddaffine, la ghla 3la meskine”

  26. alibaba says:

    @al-Maghribi

    Tu réduis la classe moyenne aux fonctionnaires …et d’une manière générale aux salariés imposés à la source.

    Alors réjouis toi : nos gouvernants ont programmé dans le budget 2009 une baisse “substantielle” de l’Impôt sur le Revenu et une augmentation “conséquente” des salaires afin, disent ils, de relancer la consommation et donner donc un coup de fouet au pouvoir d’achat des ménages marocains.

    Bien évidemment…..ton marchand de légumes n’est pas concerné !

  27. Anonymous says:

    @ Ali baba

    Tu fait trop égocentrisme social : la/les classes moyennes ce n’est pas forcement les fonctionnaires (et tu oublies les salariés du privé) : que fais-tu des commerçants, des artisans, des agriculteurs, et aussi à n e pas oublier des traficoteurs en tout genre!

    Tout ce monde-là contribue à la formation de la /les classe moyenne! Cette classe qui est à la fois le ventre mou et le poumon du pays ….

  28. alibaba says:

    @anonymous

    Relis mon commentaire!
    C’est justement le reproche que je fais (sur un ton ironique il est vrai) à al-Maghribi qui réduit la classe moyenne aux salariés !

    Bien sûr que la/les classes moyennes est bien plus large : c’est une classe “fourre tout” comme je l’ai dit plus haut où on trouve les cadres salariés du privé et du public, l’agriculteur, l’artisan, le notaire, l’avocat, l’épicier, le boucher, les sous officiers de l’armée, le loueur de voitures, le blogger à ses heures perdues, etc….

    Tout ce beau monde là constitue les “Consommateurs” du marché intérieur que M.Abbas El Fassi, selon hmida, voudrait mieux cerner (les riches ils vont ailleurs pour dépenser et les pauvres ils n’ont rien à dépenser)

    Car je suppose que, en bon “keynésien”qu’il est, notre premier ministre veut stimuler la demande intérieure pour impulser le développement !

  29. hmida says:

    @ tous

    L’émission RIPOSTES présenté par Serge MAOTI sur FRANCE 5 le dimanche 14 décembre 2008 avait pour thème : “vers une révolte des classes moyennes?”.

    On peut la revoir sur le site de France 5 : http://www.france5.fr/ripostes/

    A retenir : l’impossibilité pour l’ensemble des intervenants de se mettre d’accord sur la définition du concept de “classe moyenne”. Tous parlaient DES classes moyennes.

  30. al-Maghribi says:

    @ alibaba

    tu as oublié tebbala et ghyyata, hlay9iya, neguafates, serbaya, chawwafates, chefnaja, tibidate trciyanates, gnawas, hmadcha, 3bidate Rma, semsara, al hajjama, chikhates, tolba, moualine la7nach, moul zerri3a, labani, kaoukaou, les gardiens de perkings…

    On ne peut pas faire rentrer des secteurs qui échappent à toute logique économique pour les mettre dans des cases bien definies avec des critères bien precis.

    Les seuls qui peuvent rentrer dans un appareil statistique fiable, sont les salariés fonctionnaires, ouvriers, empolyers du service public, semi public et privé.

    quicqonque ne peut estimer le revenu des métiers de l’informel et du systeme D, qui des fois gagnent plus que les salariés qui attendent cette “7az9a larob” tous les mois.
    Il est possible que moul zerri3a gagne mieux sa vie qu’un employé lambda.

  31. revolution maroc says:

    la classe moyene nexiste plus au maroc , il a 1% de riche proche du regime monarchique illigitime qui on droit a tous , et le reste de 99 % de marocain vive dans la misere , la marginalisation , la discrimination sociale ……………….a un tel point que le regime monarchique qui na aucune religion a completement legalisé lomosexualité , pedophilie , proxenetisme , prostitution comme moyen de subsistance pour le citoyen ordinaire marocain
    ce regime et depuis longtemps un regime totalitaire ou le rois a le pouvoir absolu , vole les richesse de la terre ( phosphate …………………………..) qui ne lui apartiene pas , mais apartiene au peuple marocain , un system qui est basé sur le clientelisme , la corruption ……………….., ou le parlement na aucun role , si ce né dapliqé les ordre du rois , et cé normale car il ne sont pas choisie par le peuple mais , il sont choisie par le rois , et de ce fait il sont foutte de la situation du peuple .
    et en realité le soidison parlement et sé représentant ne son qe des fonctionnaire chez le rois , en dautre terme des fonctionnaire monarchique .

    un pays né construit qavec des droit et de legalité des chance , avec des salaire juste en passant par un partage juste des richesse du pays qui apartiene au peuple, avec le controle des prix , aussi avec des produit de calité et non pas les produit makhzanite que meme ls chien nen voudrais pas , prené du fromage vachequirie makhzenite et comparé le avec celui deurope ou dailleur , celui du maroc na aucun gout de fromage a base de lait , né qe produit chimique et colorant et ne comporte pas de lait destiné au dechet humain …..
    alors qe les riche ne bouffe qe des produit inporté deurope ou detranger .
    ce né pas en fesant travailler les fils a papa qui non meme pas de diplome ou de conpetence juste parc quil sont proche des mafia de bourgois proche du regime monarchique , alors qe les enfant du peuple vive dans lappauvrissement et le chomage , sinon ceux qui travaille sont payer une misere qui ne leur payera meme pas les café et le transport .

    le rois vis dans la luxure , le pays est un grand bordel a ciel ouverts ou la viande fraiche est prete pour etre consomé par les pervers et les frustrés de touriste smicard .

  32. revolution maroc says:

    en fait les fils a papa arrive a des soidison salaire de 5000 euro par mois a peut prés , voir meme plus…………………………………sinon les ex patrier 20 a 50 000euro par moi plus la villa et la voiture gratui , ah jai oublier , en fait la viande fraiche aussi .

  33. Maghribi MOUTAWASSIT says:

    Vous savez, l’une des trouvailles les plus géniales, que Hjira a trouvé pour appuyer son CHEF de Parti, est de “décider de construire plus de villas et moins de logements sociaux!!!!” soit disant pour “renforcer la classe moyenne. Ioua allez y comprendre quelque chose!!!! : en proposant des villas “économiques” aux pauvres, qui n’ont d’ailleurs d’économique que le nom, on va “inventer” “des classes moyennes”; qui vont s’endetter à 15000 DH par mois sur 25 ans pour accéder à la villa économique !!
    Ioua bazzz!! En essayant de “devenir MOYENS”, ils vont d’abord vivre 25 ans de dèche, pour, peut être devenir “moyens” à 60 ans!
    Ils sont riches eux, mais ils ne nous disent pas comment nous enrichir nous aussi; ils veulent juste nous aider à devenir, ou à l’occasion, à rester, “moyens”!!!