Une verdict accepté et contreversé
Je n’ai réagi immédiatement aux déclarations de Georges W. Bush qui ont suivi la condamnation à mort de Saddam Hussein, préférant attendre le résultat des élections de mardi dernier.
Je voulais savoir si le peuple américain est encore sous influence et s’il était capable de se dégager de l’envoûtement maléfique qu’exerçait sur lui Bush et sa clique de manipulateurs.
Les résultats sont là, la gifle est bien là, magistrale, sonnante et percutante sur la joue du « grand » président américain. Il est même abondonné par Superman D. Rumsfeld qui a enfin compris que maintenant tout est fini.
Mais qu’espérait donc George W. Bush quand il qualifiait il y a quelques que la condamnation de Saddam Hossein « de grande réussite pour la jeune démocratie irakienne et de tournant dans le processus d’affranchissement de l’ancien régime tyrannique ».
Espérait-il encore une fois se tirer du bourbier où il a enfoncé les USA par de simples gesticulations ou par des déclarations tonitruantes ?
Je ne sais plus qui a dit : « on pouvait tromper toute le monde une fois mais on ne pouvait pas tromper tout le monde tout le temps ».
Maintenant le « roi » Bush est nu ! Aux américains et au monde d’en tirer les conclusions!
Le gouvernement britannique, toujours minablement à la traîne derrière George W. Bush, que son propre peuple a renié, a salué la condamnation à mort de Saddam Hussein. Mais Tony Blair, plus que controversé, n’a plus que quelques mois de vie politique devant lui. Bientôt, il rejoindra à la trappe de l’histoire les autres supporteurs de la folle aventure irakienne, notamment Jose-Maria Aznar et Sylvio Berlusconi.
L’Europe en général et la France en particulier ont su garder devant cette mascarade de procès et devant ce verdict ridicule, un position relativement digne, tournant autour de l’approbation d’e la condamnation de Saddam tout en rappelant l’attachement européen à l’abolition de la peine de mort.
L’ONU, la précidence de l’UE et les grandes ONG ont exprimé clairement leur désaprobation à cette sentence de mort, tout en rappelant les violations des droits de l’homme commises par l’ancien dirigeant irakien.
Mais au fait, quelle est la position des dirigeants arabes à ce sujet ? Quelle est la position de la rue arabe devant ce problème ? Nous n’avons rien entendu ! Rien vu ! L’Irak est-il encore un pays arabe ? Intéresse-t-il encore les arabes ?
