Un événement commémoré dans la dignité!
Ce lundi 30 juillet 2007, e Maroc célèbre la huitième fête du trône depuis l’intronisation de Mohamed VI.
Une belle journée d’été….Les plages sont surpeuplées… Les piscines des clubs privés sont bondées…..Les marocains vaquent à leurs vacances…Les rues sont vides…..
Les places publiques sont décorées de de drapeaux, de fanions multicolores, de banderoles….Les communes ont bien fait leur travail.
Et les marocains commencent ou continuent leurs vacances!
Leurs enfants des marocains de base ne sont pas réquisitionnés pour un quelconque défilé, par l’organisation obligatoire d’un spectacle! Ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ce qu’ils peuvent en cette journée torride du 30 Juillet.
Entre autre, ils pourront en fin d’après-midi aller s’agglutiner autour du vaste terrain vague sur lequel caracoleront les chevaux chamarrés la fantasia. Ils pourront assister au concert musical gratuit qui sera donné sur la grande place de leur ville.
Cette fantasia ou ce concert, pour lesquels leurs parents n’auront pas déboursé le moindre sou.
Ils pourront ce soir assister au défilé de la clique municipale, de la clique de l’armée ou bien de la garde royale.
Leurs parents ne seront obligés de se priver de vacances pour cause de fête du trône, ni de mettre de l’argent de côté à remettre au “moqadem” à titre de participation à la fête.
Ils ont pu lire leurs quotidiens habituels, sans avoir en payer le prix pour y découvrir des dizaines d’encarts de vœux, dont la sincérité reste à prouver.
Ils ont écouté le discours royal à la télévision, dans leur café ou sur leur transistor, installés face à la mer.
Oui, la fête du trône est devenue une fête nationale, comme les autres. Que les marocains célèbrent dans le sérieux qui sied à ce genre d’événement, sans trop de tralala, mais avec une émotion certaine.
La fête du trône, pendant des années, a représenté un véritable calvaire, mais il fallait se plier au rituel.
Les petits commerçants étaient obligés de cotiser à des festivités dont ils étaient exclus. Les entreprises se trouvaient sommées d’organiser des réceptions plus coûteuses qu’autre chose. Les administrations gaspillaient en mille et mille petits détails leurs énergies déjà si mal employées. Les agents d’autorité faisaient dans la surenchère pour être bien vus de leurs supérieurs. Les enseignants et les élèves abandonnaient les cours pendant de longues semaines pour préparer des spectacles et de défilés d’un goût douteux!
La fête du trône a repris le caractère qu’elle avait et qu’elle n’aurait dû jamais perdre : celui de la dignité!
