Benoît HOPQUIN, grand reporter du quotidien « LE MONDE » n’a pas attendu le débat lancé, de manière très opportuniste et électoraliste, par Eric Besson sur l’identité nationale française, pour s’intéresser à « CES NOIRS QUI ONT FAIT LA FRANCE ».
Comme le précise le sous-titre de cet ouvrage publié en juin 2009 chez les éditions CALMAN-LEVY, l’auteur passe en revue un certain nombre de « noirs » qui ont marqué l’histoire de France « du chevalier de Saint-George à Aimé Césaire ».
A coté de personnages et de noms prestigieux, comme Léopold Sédar Senghor, on y découvre des personnages et des noms que, de nos jours, la majorité des français ont complètement oubliés.
Tel Edmond ALBIUS (1872-1934), jeune esclave réunionnais affranchi (notons l’humour « noir » du nom qui lui a été attribué à sa libération qui signifie : « très blanc ») inventeur de la fécondation artificielle de la gousse de vanille. Cette invention a fait la richesse des planteurs de l’île Bourbon pendant que Albius se mourrait dans la misère la plus totale. Il a fallu attendre 1980, pour qu’une très modeste stèle soit érigée en son nom à Sainte-Suzanne.
Le livre retrace l’histoire d’hommes qui ont laissé quel écho dans la mémoire de certains français, comme Gaston MONNERVILLE (1897-1991), originaire de Cayenne (Guyane française). Suivant les conseils de sa mère lui ordonnant de « tâcher de bien faire », il réussit à devenir élu local, député du Lot, sénateur et accéder à la présidence du Sénat, poste qui aurait pu le porter à la présidence (par intérim) de la république. Cet homme politique qui a traversé la vie politique française durant quarante ans, il fut doublement oublié par ses pairs, après sa mort. Par les socialistes parce que pas assez anticolonialiste et par les gaullistes parce que trop antigaulliste.
L’auteur cite le cas de Sidi SAMAKE, matricule 34290, soldat de deuxième classe du 43ème BTS, originaire de Bamako, qui mourra pour la France, dans l’enfer de Verdun, au milieu de milliers d’autres noirs, venus du Sénégal, de Cote d’ivoire ou du Dahomey ! Des milliers de noirs morts dans l’indifférence totale, que celles les archives de l’armée ont sauvé de l’oubli.
Je ne reprendrai pas l’ensemble des cas traités par Benoît HOPQUIN. Je vous laisse les découvrir : chacun d’eux mérite une attention particulière, de part l’étrangeté et l’intensité de ces destins, tous voués à la France, parfois bien vainement.
L’intérêt de ce livre réside aussi dans une bibliographie extrêmement fournie.
P.S. : Je conseillerai vivement la lecture de cet ouvrage à M. Eric BESSON, s’il veut étayer son fameux débat sur l’identité nationale française.





Le ridicule débat sur l’identité nationale , ne doit tromper personne, il vise ostensiblement à définir le portrait robot du français comme étant un blanc de culture judéo chrétienne parlant un français du terroir! Tous les autres, même porteurs de nationalité française ne sont que des citoyens de seconde zone, en fait des esclaves à la solde des français de « souche » sujets incessamment à l’expulsion. Ce débat devait, selon cette logique, être précédé par la libération des territoires d’outre mer: corse, Réunion, Guadeloupe etc Dans la foulée Sarkozy devrait présenter sa démission et regagner son pays d’origine!
Qu’est ce que la France t’intéresse dis donc?
@ Lixy
Oui, mon garçon, la France m’intéresse, tout comme beaucoup d’autre pays et beaucoup d’autres sujets! je n’ai pas de fixation paranoïaque, moi!
@ hmida
j’ai été impressionné par le personnage de Gaston Monnerville et ce que je découvre de sa solitude politique malgré sa longévité…
Heureusement qu’il y a les livres et les écrivains et tout ce qui nous change heureusement des écrits vains…
@ MG
le débat sur l’identité ne me semble pas si ridicule que ça. Il a été mal pensé, mal orchestré, mal maîtrisé mais il n’était plus possible, de toute évidence, d’en faire l’économie. le mérite d’éric besson et de la droite républicaine est d’avoir senti le vent. leur tort est de l’avoir mis en scène dans un but excessivement électoraliste.
la preuve que ce débat sur l’identité nationale française n’est pas si ridicule, c’est que des universitaires, des scientifiques et des intellectuels français viennent d’appeler à un autredébat sur l’identité française qui commencerait par tenir compte de sa dimension africaine et coloniale en général. l’objectif étant de réconcilier les français avec leur identité foncièrement métissée du fait notamment de la tradition impérialiste et “civilisatrice” de la France.
Enfin, ce débat serait l’occasion de répondre à Lixy qui a l’air de s’étonner de ce ques des marocains s’intéressent autant à la politique française : l’idenité française, c’est aussi ce qu’elle en semé de graines autour du monde, comme au Maroc où la “mission” universitaire et culturelle française, prenant la suite des “écoles de fils de notables” a sciemment et méthodiquement cherché à produire une élite locale hypbride, à la manière des Romains en Gaule qui ont donné naissance à la civilisation gallo-romaine. la francophonie est un fait identitaire et politique, sachons l’assumer.
@Salvadorali: “Enfin, ce débat serait l’occasion de répondre à Lixy qui a l’air de s’étonner de ce ques des marocains s’intéressent autant à la politique française : l’idenité française, c’est aussi ce qu’elle en semé de graines autour du monde, comme au Maroc où la “mission” universitaire et culturelle française, prenant la suite des “écoles de fils de notables” a sciemment et méthodiquement cherché à produire une élite locale hypbride, à la manière des Romains en Gaule qui ont donné naissance à la civilisation gallo-romaine. la francophonie est un fait identitaire et politique, sachons l’assumer.”
Je comprends parfaitement ce que tu dit. Debattre des effets (mefaits) de la colonisation Francaise du Maroc est sain et nécessaire.
Ce que je déplore, c’est cette tendance qu’a Hmida de défendre l’indéfendable dans notre pays, et de tirer a boulet rouge sur la France. Hmida défend le fait qu’il n’y ai pas de débat autour du roi ou de dieu au Maroc (au nom du Maroc qui avance économiquement), et critique le fait qu’un débat ai lieu en France.
Il défend TOUT ce que fait le chef d’état au Maroc et critique systématiquement TOUT ce que font les autres chef d’état. L’un des problèmes du Maroc, c’est que les gens principalement Francophones débattent plus de la politique intérieure Française que de celle de leur pays. Les Arabophones, eux, débattent plus d’Israël et des Territoires Occupés que du Maroc. Et cela est très malsain a mon avis. Le progrès passe par la remise en question, et ce n’est pas en critiquant Sarkozy, Obama ou Berlusconi que le Maroc ira mieux.
@ Lixy
Figure-toi, mon garçon, que sur mon espace, j’aborde les sujets que je veux, comme je veux, et ce que pense Lixy et compagnie (vous êtes nombreux et tu en es le porte parole pratiquement officiel) m’importe comme la première feuille de papier sur laquelle j’ai gribouillé ma première rédaction.
Alors que tu (vous) comprennes ou pas, que cela te (vous) plaise ou pas, Hmida n’est pas prêt de changer!
Le jour où la loi marocaine me donnera le droit de porter le débat sur le Roi, je le ferai, si je l’estime opportun!
En attendant, je respecte la loi sur mon espace et je ne me sens ni opprimé ni privé d’aucun droit!
Si cela te semble aberrant, continue à fréquenter les autres espaces où tu te sentiras plus à l’aise!
Mais je te ferai remarquer pour finir que la démocratie c’est accepter que d’autres aient des points de vues différents du tien : tu ne détiens pas la vérité,mon garçon!
@ Lixy
Il y a les méfaits de la colonisation mais aussi ses bienfaits et pour ma part je me sens suffisamment riche et fort de mes racines, de mon histoire de ma culture, de mon identité et de mes convictions que je crains rien à faire en moi la part des choses. Descartes n’est peut-etre pas marocain mais faut le comprendre le pauvre, il n’a pas eu la chance de naitre au Maroc, auquel cas il aurait sans doute inventé avant les américains la “logique floue” (fuzzy logic) qui permet paradoxalement de faire fonctionner les plus plus puissants des ordinateurs actuellement…
Si tu t’exprime en français, Lixy, à qui le dois-tu ? Cela dans la mesure bien entendu où tu te réjouis toi aussi de disposer d’un outil aussi performant et aussi universel que la langue française pour t’exprimer.
Cela dit je partage sans réserves l’attitude de hmida qui 1/ respecte la loi, 2/ est maître chez lui et 3/ fait au moins l’effort de tenir un journal, tout le monde ne pouvant pas en dire autant.
Aimerais tu comprendre enfin, Lixy, pourquoi tant de marocains sont sincèrement, lucidement et constructivement monarchistes dans notre pays ? malgré les mille et une lâchetés politiciennes et malgré la propagande et le bourrage de crânes acharné de certains ? Je me tiens à ta disposition pour te l’expliquer et t’encourager encore à faire un effort pour digérer cela et cesser de “nous” insulter comme tu le fais.
En résumé, en conclusion : la “catastrophe démocratique marocaine” te permet tout de même, Lixy, en ta qualité de citoyen, de prétendre amender la Constitution sachant que c’est la Constitution elle-même qui te donne ce droit…
@ Salvodorali
Lixy,ainsi qu’un certain nombre de personnes qui fraient sur la blogoma, ont une conception très restrictive de la notion de démocratie et du débat qu’elle implique.
Nourris de l’histoire du Maroc qu’ils découvrent à partir de leur lecture de LE JOURNAL essentiellement, ils ne peuvent concevoir la démocratie que comme inconcevable avec la royauté!
Libres à eux!
Dans leurs constructions virtuelle du Maroc, ils oublient le peuple, quand ils ne le méprisent pas!
Les commentaires de LIXY entrent tout à fait dans cette logique et je me fais un plaisir d’y répondre!
@ hmida
Tu as raison, le ressort de cette culture “politique” revancharde et grincheuse a été tendu par les journalistes qui se sont succédés à la tête du “Journal”. Il faut croire que je me retenais pour ma part de mettre le doigt sur l’abcès, merci d’avoir osé !
Le pire est que ce “journal” et d’autres ont entraîné dans leur “camp” une nuée de politologues et d’historiens qui se sont empressés de cautionner la soupe soit disant historique qui a été méthodiquement orientée dans le sens d’un makhzen abusif, corrompu, indigne, etc. On a vu ce que ça a finalement coûté à M. Jamaï Petit-Fils et ce que ça a failli coûter à M. Bemchemsi. Et ne parlons pas de ces lampistes de blogueurs qui ont payé le prix fort de cette incitation systématique à l’offense voire à la profanation…
A propos d’Histoire, je suis en train d’achever (c’est plutôt lui qui est en train de m’achever) un traité d’histoire juive au Maghreb et au Maroc en particulier, le fameux “2000 ans d’histoire juive au Maroc” de Haïm Zafrani. Je lis ce livre avec en tête l’écho d’une récente déclaration de M. Attali selon qui Israël devrait au plus vite détruire Gaza, la chose lui paraissant légitime au nom de je ne sais plus très bien quelle supercherie…
Quel sale type, cet Attali ! Moi je serais Juif je serais heureux d’e^tre sépharade plut^^ot qu’achkhénaze. Dans le cas d’Attali, ça rime trop bien avec “naze”. Ce livre me renvoie surtout à deux souvenirs de célébration de Saints juifs dans l’Atlas, à l’invitation d’amis marocains de confession juive, qui ont accepté de partager avec moi le goût retrouvé de leurs racines, tout aussi anciennes que les miennes d’ailleurs. ça m’avait fait beaucoup de bien…
Ah, le bon temps où il n’y avait que Jeune Afrique pour nous désinformer en beauté ! En plus quelles économies on faisait…
@ Salvadorali
Il y a longtemps que je dénonce le mal causé dans la jeunesse par LE JOURNAL – et à moindre proportion par TEL QUEL : le fait de manipuler l’histoire pour dénaturer le présent!
Nos jeunes n’ayant pas reçu au lycée une culture historique valable prennent pour argent comptant tout ce qu’ils lisent dans ces publications, sans prendre le recul nécessaire!
Bien sûr, certains soi-disant intellectuels occidentaux trouvent leur bonheur dans ce qui est écrit par ces soi-disant “journalistes indépendants” marocains et en font leur choux gras!
Mais l’histoire est têtue et le peuple a une mémoire : ce ne sont pas pas ces quelques journaleux poussifs en mal de célébrité qui vont changer l’histoire ou leurrer le peuple! Le peuple ce n’est pas les quelques milliers de “jeunes cadres dynamiques” qui s’abreuvent de ce genre de prose!
@ Salvadorali
je crois qu’Attali est plus intelligent pour tenir de tels propos
@ hmida et salvadorali
Je suis très étonné de vous voir condamner des publication légales qui pour une fois font partie du nouveau paysage de liberté de presse et d’opinion. En diabolisant la presse indépendante vous faites pire que la censure officielle qui n’entre en action que pour rappeler les lignes rouges à ne pas dépasser . Vous incarnez les nostalgiques des éditoriaux du Matin et septiques lecteurs d’Al alam et le Mouharir !
@ MG
La presse “indépendante” serait-elle exempte de toute critique par le simple fait qu’elle se déclare “indépendante”, ce qui est à prouver d’ailleurs! Elle peut donc stigmatiser à tour de bras, sans avoir à subir de critiques? C’est une notion de la démocratie que je ne partage pas!
Que j’incarne les nosltagiques de AL ALAM et peut-être plus de AL MOUHARIR, oui, j’en suis fier et je le revendique en effet!
Pour LE MATIN, je suis désolé de décevoir mais à part les pages “petites annonces” (qui sont les meilleures du pays) je ne trouve pas d’intérêt à cette publication!
Passionnante cette conversation sur l’indépendance de la presse marocaine, qui tombe bien qui plus est, nous fêtions hier le n-ième anniversaire de la proclamation du manifeste de l’indépendance du Maroc. En rappelant que parmi les signataires de ce manifeste, il y avait le grand père de M. Aboubakr Jamaï, fondateur du Journal…
Du coup, on se demande quel aurait pu être l’équivalent dans la presse. Le Journal ? Tel Quel ? Al Mouharrir ? Maroc Hebdo ? Le Temps du Maroc ? Enjeux ? Je cite dans le désordre chronologique les titres de presse qui ont jalonné l’histoire de ce “secteur d’activités”, comme dit l’OJD.
Mais comment ouvrir aujourd’hui un vrai débat sur la presse marocaine, sans devoir y subir les conciliations contreproductives du ministère de tutelle ?
Et d’abord, pourquoi cette presse soit-disant indépendante et fière accepte-t-elle encore aujourd’hui un ministère de tutelle ? Par grandeur d’âme professionnelle ? Par générosité patriotique ? Par complaisance fonctionnelle ?
Des fois, en me rasant, je me demande comment un Benchemsi peut bien s’accomoder d’un Naciri (Khalid) au dessus de sa tête, en quasi donneur d’ordres et de leçons par dessus le marché ? Ils sont bien aimables je trouve, ces anti goulou l&am zine. Moi je trouve ça bizarre, pas vous ?
Bien sûr c’est facile de semer le doute dans les esprits, la preuve ! Sur quel pan de la société civile marocaine peut-on donc encore compter pour redresser les esprits torts et enrayer les stratégies de communication virale, c’est le cas de le dire, qui empoisonnent petit à petit l’espace du débat public ?
C’est la question que pose implicitement le débat en cours ici, qui voit se confronter voire s’affronter deux approches différentes de la marocanité, avec ce bornage pour le moins…borné, qui nous coince entre authenticité mal perçue et modernité mal vécue.
A part ça et concernant M. Attali, qui me pardonnera de l’avoir mis en boîte comme je me suis permis de le faire en taquinant notamment sa judaïté, je vous recommande vivement la lecture d’un billet du blog de mon camarade Renaud Foisy qui publiait un article de Libé(ration-France) où des journalistes s’amusaient à imaginer l’application en France des mesures du plan Attali, adoptées par la république autocratique sarkozyenne. Pour découvrir Attali en prophète de malheur, faut lire ça !
Alors, Attali trop intelligent pour avoir dit une sionisterie pareille sur Gaza ? Sur le coup, j’ai eu du mal à croire l’ami qui m’a appelé dimanche dernier pour me dire que ça passait au moment même sur France 2. Mais faisant confiance à mon ami, qui a longtemps pratiqué le journalisme avant de se reconvertir dans l’interprétariat, je n’ai pas allumé la télé (bêrk !), sachant aussi qu’il y a les archives numériques de la châine disponibles sur le net. donc j’irai vérifier.
Pour ce qui est des Noirs qui font la France, merci hmida pour cette édifiante note de lecture. J’invite pour ma part les blogueurs curieux à écouter un certain Elikia M’Bokolo que j’ai récemment découvert, qui co anime un collectif alternatif pour un débat assaini sur l’identité française et qui raconte chaque semaine sur RFI l’histoire de l’Afrique authentique et fière, celle d’avant les colonialismes qui ont fait qu’en France, selon lui, le débat sur l’identité a méchamment dégénéré… Heureusement qu’il y a encore des Noirs pour contribuer à faire la France d’aujourd’hui, parce que s’il fallait compter sur les Juifs hongrois… (Avec tout mon respect aussi pour la Hongrie, un pays génial à en juger par le charme et la classe des “fiancées” de mon petit frère, qui s’est installé à Budapest il y a dix ans)
En réponse à ceux qui parlent de la société civile au Maroc, les cadres mécontents, la presse indépendante révolutionnaire:
1. la société civile n´exsiste pas au Maroc et elle ne pourra pas exister,
2. le mécontentement des cadres au sein de l´Etat marocain est une réponse à la stagnation et le retard au détriment d´une société toujours sans droits,
3. les rebelles de la presse indépendante, sont les fils et petits fils de ceux auquels le Maroc appartient et qui grace à leur culture et conscience (sous l´influence du monde exterieur), bien civilisés, ils refusent une tradition féodale.
Les pays les plus avancés (Francia), ont vécu ces circonstances et ce sont les intellectuels, les journalistes et la bourgeoisie qui transforment le visage d´un pays. Pour les petits peuples come le notre, manger à sa faim, émigrer en Hollande, c´est déjà une victoire.
Exceptés son regard sur l´Islam, je suis entièrement d´accord avec Lixi qui ne dit que des vérités. Les maux des marocains, l´image du Maroc peu propre aux yeux de ses amis et ses ennemis, il est celle de son passé (son histoire, la supperiorité de certains qui se croient plus nobles et l´inferiorté de l´ensemble victime des contraintes qui font de nous les esclaves des privilègiés)
Réussir à émigrer en Hollande peut passer pour une victoire, la victoire du désespoir, c’est vrai, je comprends la misère du “petit peuple”. Mais là n’est pas la question, Ramona. Sacré Danton qui peu avant d’être arrêté et guillotiné faute d’avoir accepté de s’enfuir à l’étranger, avait déclaré : on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers !
Ce qui te dérange, et Lixy aussi sans doute, c’est la logique de caste qui prévaut foncièrement au Maroc, à commencer par le statut des familles chérifiennes, n’est-ce pas ?
Evidemment, si tu ne commences pas par admettre la dévotion extrême que les marocains musulmans ont toujours voué au Prophète de l’Islam, je comprends également ton malaise intellectuel et même psychologique, social et politique.
Quant au principe actif si j’ose dire du chérifisme, il tient à ce que l’on considère qu’un descendant du Prophète se sentira “tenu” par sa noble origine et que cela le poussera à faire davantage d’efforts que les autres pour etre un homme de bien. Comme dit l’adage français : noblesse oblige !
@Salvadorali: “Quant au principe actif si j’ose dire du chérifisme, il tient à ce que l’on considère qu’un descendant du Prophète se sentira “tenu” par sa noble origine et que cela le poussera à faire davantage d’efforts que les autres pour etre un homme de bien. Comme dit l’adage français : noblesse oblige !”
La mentalité féodale dans toute sa splendeur.
Réveillez vous! C’est 2010!
OK, Lixy, ne parlons pas de féodalité compte tenu de ton allergie et considérons plutôt le fait politique aristocratique, c’est-à-dire le gouvernement par l’élite ou si tu préfères, par les meilleurs.
Tu as quelque chose contre la méritocratie ? Tu préfères le nivelage par le bas et le triomphe de la médiocrité popularisée ?
@Salvadorali:
“OK, Lixy, ne parlons pas de féodalité compte tenu de ton allergie et considérons plutôt le fait politique aristocratique, c’est-à-dire le gouvernement par l’élite ou si tu préfères, par les meilleurs.
Tu as quelque chose contre la méritocratie ?”
La méritocratie est ce qu’il y a de mieux en système de gouvernance. D’un point de vue moral autant que de point de vue du bien commun. La monarchie/empire (ou le pouvoir est concentré en une paire de main et ou il se transmet de père en fils) est le système de gouvernance le plus avilissant envers le citoyen.
Même le royaliste Marocain le plus farouche acceptera ces assertions. C’est pour cela que le Maroc se dit une monarchie constitutionnelle (sous-entendu qu’il y a un parlement, un 1er ministre, etc). En théorie comme en pratique, le Maroc est une monarchie absolue. Le roi fait ce qu’il veut, quand il veut, et les élections ne servent qu’a berner les credules (a l’interieur comme a l’extérieur).
Jusqu’à présent, je n’ai jamais entendu un Marocain défendre la féodalité. Tu est assez unique.
P.S: L’aristocratie est un terme ambigu. Originalement, c’etait le
“gouvernance par les meilleurs” (du Greque aristokratia) et c’était contrasté avec la monarchie (ou une personne gouverne). Après 1789, le terme est communément utilisé pour faire allusion a un système ou les gens au pouvoir y arrivent par naissance et non par mérite. Un système a l’opposé de la démocratie. Clarifie donc ta proposition.
Concernant les castes:
Je suis marocaine, je suis née misérablement à l´etranger, je suis fière d´etre musulmane, j´aime mon pays (le Maroc) et je veux bien le voir développé honorant tous ses fils, mais le système des castes qui n´a rien avoir etles principes du Prophète Mohammed (SWS), ce système tient ses racines dans l´esclavage (totalement interdit et combattu par le St. Coran). Quant à Danton, c´est un brillant exemple. Pour changer le Maroc, il faudrait faire comme lui. Quant à Victoire en Hollande, l´independance du Maroc (voir le Manifeste)obtenue après des décenies de combat contre l´occupant francais et espagnol, elle a (l´independance)installé les fils des Caids et des Pachas au sommet du jeune Etat en main de l´agent et bourreau Oufkir et ainsi, on a commencé à exporter les esclaves vers la Bélgique, la France et la Hollande. Ces esclaves et les aides de Kennidy (blé), ont fait remplir les ventres des gourmends – s´imposant les plus nobles. Pour éviterr le modèle démocratique des pays de notre naissence, les Ex- colons et leurs serviteurs au Maroc, ils nous ont exclus pour ne pas faire des études, se former et répercuter positivement créant d´autre mentalité, d´autre équité au pays de nos parents. Voilà comment la majorité des enfants de parents marocains nés en Europe, ils ne sont que des délinquents, appartenant à la dérnière caste et vivant aux quartiers les plus pauvres.
Nous dire au nom de Mohammed (SWS) le Maroc doit continuer comme il est, est une des hautes trahisons. Enfin Salvador D´Ali, dira tu es salafiste, tu es communistes, tu est extremiste!!! Mais, petit à petit, nous aurons l´occasion de comparer nos points de vues, déterminer les dessous de sa volonté et ce sont les lecteurs qui auront le dernier mot pour bien juger. D´Ali, depuis le départ, on sent ce qu´il voudrait imposer.
Je profite de ce sujet invitant Lixi à ne pas s´en prendre à l´Islam, mais ca ne dépenderait que de sa conviction et sa liberté de s´exprimer.
Vive la démocratie, vive le Maroc, patrie et foyer de tous les marocains.
@ Ramona
“Depuis le départ”, je ne cherche à “imposer” qu’une façon plus sereine et plus efficace d’analyser la vie politique marocaine. Ce qui ne m’empêche pas de donner également “mon” avis, mais ça fait aussi partie du “jeu”
Merci au passage de respecter l’orthographe de mon pseudonyme, clin d’oeil à Salvador Dali dont j’admire la vie et l’oeuvre ainsi qu’à Ali Baba parce que j’ai un faible pour les personnages de contes merveilleux, sans compter que je prends mon pied à contrarier les intérêts des “voleurs”, qu’ils soient quarante ou cent ou mille…
Pour ce qui est de la méthode, je ne saurais trop conseiller aux honorables débatteurs que j’ai le plaisir et le privilège de croiser ici, de s’initier aux arcanes de l’analyse systémique, qui permet d’aborder des dynamiques complexes en maîtrisant à la fois l’élémentarité et l’interactivité. Ce qui permet notamment à l’observateur (scientifique) de faire la part de sa propre interactivité au sein du système ; sa propre interactivité, qu’elle soit déterminée par ses convictions,ses émotions ou son indignation.
Je m’imagine mal un chercheur parvenant à isoler un virus et se mettant en suite à l’insulter. Un virus est un virus qui remplit sa fonction de virus. Le médicament est disponible ou pas mais à quoi bon s’énerver et se passionner vainement ? gaspillage d’énergie…
Vive la démocratie ? Personnellement je ne partage pas l’approche idyllique de ce mode de gestion des intérêts divergents mais bon, la séparation des pouvoirs c’est pas mal non plus pour faire que les gens vivent ensemble harmonieusement.