Quand Rachid Ninni pose des questions intéréssantes.
Citoyennehimdette, grande consommatrice de la presse devant l’éternel, m’a demandé de mettre en ligne ce billet que lui a inspiré un article de Rachid Ninni….qui n’est pas pourtant parmi ses journalistes préférés, ni parmi les miens d’ailleurs! Mais cette fois, elle a trouvé que Ninni a visé juste.
“Durant cette période pré-électorale, j’ai longuement parcouru la presse nationale arabophone. Il faut avouer que la presse francophone est d’une pauvreté lamentable.
Au milieu d’articles frisant souvent le populisme et le sensationnisme, j’ai eu la chance de tomber sur des écrits parfois d’une haute teneur et parfois sur des papiers qui ne sont pas du tout dénués d’intérêt.
L’un des plus intéressants a été publié dans AL MASSAE dans son édition du vendredi 14 août 2008 sous la signature de Rachid Ninni.
Je n’apprécie pas le style de ce journaliste, ni sa manière d’aborder les sujets traités et encore moins la suffisance qui se dégage de ses écrits. Mais le titre de cet article m’a interpellée et la langue utilisée m’a incitée à en terminer la lecture.
En effet, Rachid Ninni y décortique de façon très objective la gestion des diverses affaires relevant du ministre de la Justice Mohamed BOUZOUBAA.
Bien que la comparaison avec Rachida DATI ne soit tout à fait adéquate – il ne faut pas comparer l’incomparable – Rachid NINNI met en exergue les différentes dérives qui ont marqué le passage de cet usfpeiste à la tête de ce ministère supposé de souveraineté. Je tiens à rappeler que son parti a longtemps exigé que ce ministère soit confié à un ministre “partisan” dans le souci d’une gestion plus “citoyenne” et moins “makhzanienne” de ce secteur sensible!
Voilà quelques uns des griefs retenus par le journaliste contre le ministre:
- Rachid Ninni rappelle que Mohamed BOUZABAA s’est évertué à enterrer le scandale immobilier où auraient été mêlés la sœur du ministre et son mari, ainsi qu’une autre affaire où son propre fils serait impliqué
- Il signale aussi le cas de l’affaire Bahraoui…Il relève le laxisme de la justice face à une affaire similaire, celle de Malki partenaire du ministre au sein de l’USFP.
- Il stigmatise l’acharnement de la justice contre les petits, les sans-grades alors que des “grosses légumes” sont épargnées!
Et il termine sont article en réclamant “une véritable révolution du roi et peuple”, la révolution contre une justice à deux vitesses, destinée à protéger certains.
Cet article tombe à pic, dans cette période où la liberté de la presse est au centre du débat.
Je me pose la question suivante : si le contenu de cet article est faux, diffamatoire ou erroné, pourquoi le ministre concerné ne demande pas un doit de réponse ou n’intente pas une action en justice?
