Les occidentaux voulaient la démocratie, la voilà!
Les ocidentaux reprochaient au Fatah d’être un rammassis de caciques corrompus et exigaient un renouvellement des élites politiques palestinenes, qui soient élues démocratiquement. Bien, d’accord! Les élections palestinniennes se sont déroulées, de l’avis de tous les observaturs occidentaux, Monsieur Carter en tête, dans la transparence, la liberté (ils ont oublié l’occupation isralienne, mais ce n’est pas là la problème à leurx yeux), la légalité. Un bon point à mettrre à l’actif des orgnisateurs de cette consultation : malgré la complexité des modes de scrutin, malgré les difficultés matérielles, malgré l’enjeu énorme de l’opération, les résultats ont été annoncés dans des délais records. A titre de comparaison, je revois nos propres élections et j’ai envie de sourire, sinon de partir dans un long fou rire….Mais là n’est pas le propos. Donc, le Hamas est sorti vainqueur, large, très large vainqueur d’une consultation irréprochable. Tout le monde devrait être content, à commencer par l’homme le plus puissant du monde, celui qui veut “démocratiser” le monde, et particulierement le monde arabe, et dans le monde arabe la Palestine. Eh bien, non! Monsieur Busch n’est pas content : il voulait une démocratie qui donnerait des résultats que LUI voulait! Le gouvernement isralien reprochait à l’autorité palestinienne de ne pas éradiquer les terroristes : un gouverment issu de ce que les israliens appellent “terroristes” serait en principe plus à même de contrôler ses propres activistes. Et ce serait un pas vers la paix que d’avoir à Ramallah un gouvernement qui soit vraiement représentif de la population palestinienne. Mais ce cas de figure n’interessse absolument Tel Aviv : la paix signifierait la perte de pouvoir par les militaires et le lobby qui les soutient et qui dirige cet état depuis sa création. L’Union Européenne ne sait plus où donner de la tête : d’accord pour maintenir son aide mais à condition de…..Mais si elle cesse son aide, elle n’aura plus aucune influence dans la région….Alors que faire, sinon atendre…Les gouvernements arabes se tiennent coi : c’est plus qu’une giffle pour tous ces “irresponsables” qui – ne voulant pas lacher le pouvoir – n’ont rien vu venir. Depuis les élections algériennes en 1991, les élections jordaniennes, puis celles du Maroc, les timides tentatives d’elections dans les pays du Golfe, en passant par les dernières élections egytiennes législatives et présidentielles! Les populations en ont marre des élites en place, pour trente six mille raisons! Le manque d’alternative politique viable et fiable fait que les électeurs – toutes catégories confondues- soit s’abstiennent, soit votent “VERT”. Et celà, si les élites de chez ne l’ont pas compris et accepté, ce n’est pas Busch ou Blair, encore moins un Berlusconni qui le comprendront et l’accepteront!
