J’ai déjà eu l’occasion de signaler ici les abus et les dysfonctionnements de l’opérateur téléphonique historique national, le mal nommé MAROC TELECOM !
Après m’en être éloigné, sans état d’âme et surtout sans aucun regret, je suis client d’un autre opérateur, le dernier-né d’entre eux WANA !
Jusqu’à ces derniers jours, je n’avais pas à m’en plaindre. Pour l’utilisation que je fais du Net, l’offre n’est pas trop mauvaise !
Mais encore faut-il que le minimum soit assuré !
Or depuis quelque temps, j’ai noté que la connexion est de plus en plus laborieuse. L’attente devient de plus en plus longue, même aux heures de faible affluence. Naviguer se transforme en véritable calvaire. Passer d’une page à une autre demande la patience de Job, face au sempiternel message « Serveur introuvable – RESSAYER ».
La 3G – je crois que c’est ainsi qu’on appelle la technique utilisée par cet opérateur – ne semble pas encore très au point : même la capitale ne semble pas bénéficier d’une couverture optimale !
J’ai bien l’impression que Maroc Télécom ou WANA, c’est blanc bonnet ou bonnet blanc ! Vous me direz qu’il reste un troisième opérateur à tester ! Je préfère ne pas le faire ! Baraka, MEDITEL ne sera sûrement pas mieux que les autres.
En tout cas, le Maroc ne semble pas encore prêt à entrer par la grande porte dans le monde des nouvelles technologies, malgré les promesses, les plans, et tutti quanti et aussi malgré les milliards mis sur le tapis.

lixy “…Je n’ai pas a prouver qu’un système absolutiste héréditaire, sans séparation de pouvoir, et ou le dictateur ne rend pas de compte est inférieur. Locke, Montesquieu ou Jefferson (plus l’Histoire) s’en s’ont chargé. C’est a ceux qui défendent l’inverse de justifier leurs positions.”
Désolé, mais ce n’est pas le sujet. Tout au plus ( encore que google lui enléverait cet aspect) cela montrerait ta culture !
lixy “…et de toute façon, on ne peut faire cela tant qu’il est sacré”
Tu enleverais le sacré, what’s next ?
Tu as vu l’état des politiques au Maroc ? Ils n’existent pas.
@Abdel:
> “voici la principale réflexion dans mon précédent commentaire : “tes analyses sont plausibles, mais juste plausibles. Le danger vient de ton obsession à les faire passer pour une absolue certitude”
A part certains aspects de certaines sciences dures, je n’ai pas vraiment de certitude absolue.
Ceci dit, dans un débat idéologique j’utilise rarement le conditionnel pour des raisons qui me semblent triviales. Je comprends que tu veuilles me le reprocher, mais sache que je ne cherche aucunement a faire passer mes jugement pour des absolue certitude.
> “Dans ta réponse tu as développé l’anecdotique. C’est exactement ce que tu reproches à d’autres.”
Excuses moi de ne pas avoir pris au sérieux ton histoire de “certitudes”.
> “Encore une fois c’est ton obsession “mono sujet” qui est le reflet d’une possible faille dans tes analyses. Tout se passe comme s’il s’agit plus d’un règlement de compte, ou propagandes, que de réflexions constructives sur des sujets de sociétés.”
De quoi voudrait tu discuter? Du beau temps? De scores de matches de foot?
Il est normal de parler du roi lorsqu’on parle du Maroc. C’est lui et sa cour qui détiennent l’essentiel du pouvoir. Je ne vais pas discuter d’égalité tant qu’il sera au dessus des autres dans la loi. Je ne vois pas comment un sujet de société peut être débattu sans aborder le pouvoir du roi. Au Maroc, c’est lui qui décide de tout ce qui est essentiel. Ce n’est ni le peuple ni ses représentants. Pourquoi donc débattre de choses sur lequel il a le dernier mot. Réglons les fondements d’abord!
lixy “Il est normal de parler du roi lorsqu’on parle du Maroc.”
Oui c’est normal de parler du roi, mais anormal de ne parler QUE du roi. Tout ce qui est exagéré est insignifiant
@Abdel: “Oui c’est normal de parler du roi, mais anormal de ne parler QUE du roi. Tout ce qui est exagéré est insignifiant”
Point taken!
lixy “Pourquoi donc débattre de choses sur lequel il a le dernier mot. Réglons les fondements d’abord!”
Ok! what’s next ? Moi personnellement, je crois t’avoir vu l’écrire aussi, par pragmatisme, je ne vois pas le Maroc actuel sans le roi !
Quant à sa sacralité, si elle est un frein dans les décisions politiques, si tenté que decisions politiques existeraient vu l’état des politiques acteullement, elle n’est pas visible dans la vie de tous les jours. Je n’avais pas le sentiment de voir sa sacralité exercer une quelconque entrave à ma vie au quotidien.
salvadorali : “Pour ce qui est du principe constitutionnel,… d’une monarchie héréditaire, il n’a absolument rien à voir avec le népotisme banalisé et les clientélismes en tous genres !”
Ce point me semble fondamental. J’ai d’une certaine manière ce même sentiment, basé sur des faits [que je ne peux étayer, peut-être quand j'aurais mis en place un blog] pratiques.
Il n’empêche qu’il serait hautement utile, je le crois du moins, d’en faire la démonstration, sous forme d’un billet, par exemple, dans ton espace que je lis – et que je trouve rédactionnellement soigné, sans y avoir trouvé, toutefois, en tout cas pas souvent, des idées opérationnelles-
@Abdel:
> “Ok! what’s next ? Moi personnellement, je crois t’avoir vu l’écrire aussi, par pragmatisme, je ne vois pas le Maroc actuel sans le roi !”
Personnellement, je préfère que la volonté populaire soient balancées. Mais comme nous n’avons pas la volonté d’avoir une constitution qui freinerait la tyrannie de la majorité (parce que l’écrasante majorité croit dur comme fer a dieu), il me semble que la monarchie est le moindre maux. Mais c’est quand même un mal qu’il faut dénoncer.
> “Quant à sa sacralité, si elle est un frein dans les décisions politiques, si tenté que decisions politiques existeraient vu l’état des politiques acteullement, elle n’est pas visible dans la vie de tous les jours.”
Bien sur qu’elle n’est pas visible. Les conséquences de cette sacralité sont insidieuses. Il existe désormais des réflexes a l’échelle de l’individu comme de la societe a éviter de critiquer tout ce qui touche de prés ou de loin au roi. Il en résulte 1) un climat de terreur malsain, 2) un chef d’état déconnecté de la réalité, 3) une absence de “débat de fond”.
> “Je n’avais pas le sentiment de voir sa sacralité exercer une quelconque entrave à ma vie au quotidien.”
Je refuse de croire que tu est dénué de principes et que tu te complairait devant les injustices qui ne constituent pas d’entrave a ta vie.
lixy : “Je refuse de croire que tu est dénué de principes et que tu te complairait devant les injustices qui ne constituent pas d’entrave a ta vie.”
Si, j’ai des principes qui me coutent jusqu’aujourd’hui 300.000dh pour avoir refusé de filer 500 dh ( cinq cents) . Qui dit mieux ?
Sinon pour ce qui est de la partie de mon commentaire “Je n’avais pas le sentiment de voir sa sacralité exercer une quelconque entrave à ma vie au quotidien.”
qui a suscité ta réponse, il faut plutôt comprendre “… une quelconque entrave à LA vie au quotidien.”
Pour ce qui est de ” Les conséquences de cette sacralité sont insidieuses. Il existe désormais des réflexes a l’échelle de l’individu comme de la societe a éviter de critiquer tout ce qui touche de prés ou de loin au roi…”
En toute honnêteté , j’ai vu des scènes, au début du règne de l’actuel roi, qui faisaient froid dans le dos. J’en étais à me demander si ce n’était pas une erreur de lâcher la bride si tôt et si rapidement. Quand des gens, nombreux, sortent des obscénités abjectes, gratuitement, sans raison aucune sinon celle d’invoquer le droit de l’homme, contre celui que tu dis sème la terreur, j’ai pensé que si rien n’est fait on irait droit à l’anarchie.
La scène qui m’a le plus marqué c’est quand un type devant un commissariat de police, en présence des policiers qui se ragardaient impuissants et perdus, se lâchait – je ne peux reproduire ce qu’il disait – sans retenu, avec des mots obscènes à l’extrême. Je me disais, la libreté n’est pas pour nous encore.
Evidemment on peut invoquer la liberté politique ! Je pense qu’il faut qu’il y’ait d’abord des politiques, ou alors ils doivent être bien cachés. Il y avait un certain Youssofi, Bouabid … qui étaient respectés[ en tout cas comparés aux politiques d'aujourd'hui] justement parce qu’ils étaient politiques. Aujourd’hui tu en vois des politiques toi ?
Ce que je pense clairement, c’est qu’il faut d’abord commencer par le respect des lois celles qui existent aujourd’hui. Elles sont suffisamment garantes de certaines libertés et sécurité. Le fait est qu’elles ne sont pas appliquées. Pire, le personnel de la justice que j’ai rencontré [ du beau monde !], à part exhiber leur fonction et mettent des batons dans les roues, ne savent pas grand chose du droit, et c’est d’expérience tout cela !
Vous n’imaginez pas chers confrères le plaisir que j’ai eu à vous voir échanger ainsi, à un tel niveau de qualité dans le fond et dans la forme ! ça m’encourage énormément, croyez-moi !
Pour ce qui est des idées opérationnelles, cher Abdel, je ne suis pas forcément là pour ça mais simplement pour témoigner du monde à ma façon, le plus honnêtement qu’il me soit donné d’en apprécier les manifestations.
Mais l’idée la plus opérationnelle qui m’apparait au-dessus de toutes les autres, c’est de ne pas manquer de s’inscrire sur les prochaines listes électorales à l’occasion des prochaines élections.
Et à part ça, balayer devant sa porte, dans sa rue, dans son quartier. Au delà du quartier, ça devient déjà plus compliqué d’etre opérationnel, faut engager du personnel, voire créer un parti politique, au moins une association…
J’ai répondu à la question ?
@ salvodorali
” pas manquer de s’inscrire sur les prochaines listes électorales à l’occasion des prochaines élections.” Ce geste constitue le minimum syndical (ou ad3af al iman) qu’un marocain se doit d’accomplir pour mériter le qualificatif de “citoyen” .
Ce second est de participer aux votes : référendaire,legistif, communal!
Beaucoup de nos compatriotes appellent à l’abstention au motif que “les jeux sont faits” : cela nous a entrainés dans la situation politique lamentable où nous nous trouvons!
Si on laisse faire, bien sûr que le jeu se fera sans nous!!!
Grosse bataille à mener, sans idéologie, juste par citoyenneté, que celle de convaincre les jeunes à s’inscrire sur les listes puis à voter!
mais sérieusement, “Pour ce qui est du principe constitutionnel, spirituel voire mystique d’une monarchie héréditaire (que personnellement je défends), il n’a absolument rien à voir avec le népotisme banalisé et les clientélismes en tous genres !”, comme tu vois, je persiste et signe…
C’est ce que je me disais : tu n’es qu’un courtisan baveux qui élude et esquive les questions de fond
salvadorali : “…mais… pour témoigner … à ma façon, le plus honnêtement qu’il me soit donné d’en apprécier les manifestations.”
Je ne doute pas de ton honnêteté intellectuelle. Le caractère précautionneux dont tu entoures tes appréciations[ assujetties forcément à tes propres sentiments]en est le témoin.
Personnellement[est-ce une déformation professionnelle?], je pense que c’est le début nécessaire à toute entreprise, de quelques natures qu’elles soient.
salvadorali :”Mais l’idée la plus opérationnelle qui m’apparait au-dessus de toutes les autres, c’est de ne pas manquer de s’inscrire sur les prochaines listes électorales à l’occasion des prochaines élections.”
Dans l’absolu, c’est l’une des démarches à laquelle il faut participer pour se rendre utile , et être à la source du changement. Cette démarche parait d’autant plus urgente quand les affaires publiques au Maroc [certains vont sursauter!] se gèrent sur la base d’un tagine et quelques centaines de dirhams [ c'est de l'expérience, cet aspect est général; il est encore plus répandu , du moins de ce que j'en ai vu, dans une région phare du Maroc]. En effet, il n’est pas rara de voir un groupe de fonctionnaires [ dont les élus de la communes] autour d’un tagine [ un seul], les doigts trempés dans ses ingrédients, hilares et parlant à haute voix , transportés de joie à la fin du repas “munis” de leur signature et du tampon sorti de leur cartable d’une main huileuse.
Cet aspect n’est pas isolé. Il est exercé à plusieurs niveaux [c'est du vécu tout ça], ce qui donne l’étendu du chantier.
C’est en cela que la commune, par exemple, [ tu m'as fait doucement sourire, mais de dépit, quand tu as parlé dans l'une de tes interventions de la charte des communes que bcp nous envient!]aide plus dans le développement des bidonvilles, des cités bétonnées et de la saleté que dans la création de la valeur ajoutée. Elle est plus occupée, [avec son autorité de tutelles, le personnel du ministère de l'intérieur, directement le caid donc ... et] à affûter les procédures [ non officielles, bien entendu] qui permettent d’accumler les quelques centaines de dirhams quotidien.[ le sujet est vaste, le temps d'un commentaire , tout comme le commentaire, ne suffisent pas].
Le développement du phénomène est impressionnant pour rendre ton invitation à l’engagement politique nécessaire. Il est encouragé par plusieurs mythes, mélés à quelques vérités qui se sont enrolées dans la politique après s’être enrichies par des procédés illégaux[ j'ai des exemples impressionnants].
Il va de soi que l’une des questions qui viennent à l’esprit[ quand on voit les types se déplacer avec leur tampon et signer le document administratif à la fin du repas dans un lieu publique]: Est-ce dans l’interêt publique ? est-ce légal ? ce repas qu’on connait également dans le monde des affaires et entreprises privées [ déjeuners d'affaires, diners, soirée ... etc] est-il également autorisé dans les affaires confiées aux pouvoirs publiques ?
Et puis,on se resaisit : si les choses se passaient bien, si au lieu de bidonvilles [ dont le développement est surprenant dans le Haut Atlas, et qui n'existaient pas voilà une 15 aine d'années], de saleté … on a un vrai développement humain, on aurait aurait fait preuve d’indulgence[quoique la loi ne reconnait pas d'indulgence aux choses illégales ]
Effectivement l’idée de faire de la politique au Maroc ,au vu de ces choses , m’a traversé l’esprit.
J’y étais invité dans mes années études dans les années 80 quand l’UNEM était fécond en France! Il n’empêche qu’on ne s’engage pas en politique sans s’y être préparé à l’avance, notamment dans un pays comme le Maroc où tout est à faire, dont la préparation du citoyen à l’implication dans l’interêt individuel et collectif . Le préparer à sortir des habitudes corruptives devenues une part de lui même, est une tâche qui devrait prendre le temps de d’une autre génération, dans le meilleur des cas .
Enfin, on ne s’engage pas dans la politique constructive quand on est pris par ses propres contraintes professionnelles.
J’aurais pu peut-être le faire si mon projet de m’installer au Maroc [ non pas pour faire des affaires au Maroc, comme me le reprechait un commentaire, mais pour travailler à l'étranger du Maroc. J'ai de la chance de ne pas être tributaire de la géographie, dans mon travail] n’a pas été avorté justement parce ce que je décrivais plus haut et qui me donnait la nausée. Je ne pouvais me résoudre, et je n’en avais pas l’habitude, à être l’objet d’un chantage à la corruption. Force est de constater qu’ils sont brillants dans les procédures de prise en otage. C’est la seule dans laquelle excellent les pouvoirs publiques que j’ai expérimentés au Maroc.
salvadorali : “J’ai répondu à la question ?”
Je te concède volontiers l’effort de répondre[ je t'en remercie] à quelques unes de mes nombreuses questions[ que je me pose généralement]. Mais est-il si simple de donner la bonne réponse qu’on est soi même tributaire d’un système lourd de failles auxquelles participent l’écrasante majorité ?
On aura l’occasion d’en discuter plus longuement !
@ &azzi
Courtisan admettons mais pourquoi baveux ? Tu dois pourtant connaitre ce proverbe, kidike : la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe…
Sérieusement et sans animosité – à quoi bon s’insulter ? le thème de la courtisanerie ne suscite en moi aucune réticence à en débattre, mais je t’en prie, la prochaine fois, épargne moi -et épargne nous… ta violence verbale ki n’avance à rien, sinon à te disqualifier ! Et ça n’est tout de même pas cela que tu vises, n’est-ce pas ?
J’ai entrepris il y a quelques jours de faire la cour à une dame qui me plait suffisamment pour qu’elle m’entendre lui déclarer avec dévotion que je suis à ses pieds. Evidemment, elle n’est pas le genre à supporter pour de vrai les hommes asservis autrement nous n’esn serions pas là elle et moi. Mais bon, faire la cour à une femme ne se résume évidemment pas à se jeter à ses pieds, ça serait trop facile, en effet.
Bref, tout ça pour dire que :
1/ la courtisanerie n’est pas forcément avilissante ;
2/ elle est affaire d’individus puissants entre eux ;
3/ toute relation de hiérarchie humaine, disons sociale, est intéressée.
Historiquement parlant, la Cour la plus célèbre de la cosmogonie monarchique est celle du Roi français Louis XIV, celui dont la nièce n’avait pas pu épouser finalement le Sultan Moulay Ismaïl. Le Roi-Soleil avait décidé de rassembler les Seigneurs de son royaume à Versailles, ce palais somptueux et grandiose qui devint ainsi le siège topologique de la Cour du Roi de France (je mets plein de majuscules pour que ça fasse plus joli, c’est une question notamment de typographie). L’intention était de tenir tous ces braves gens à sa disposition, moins élégamment on pourrait dire à sa botte, l’essentiel étant que cette bande de frondeurs dans l’âme soit trop occupés à faire des courbettes pour comploter à lui confisquer son royaume. Non seulement la stratégie avait réussi et le siècle de Louis XIV fonde en partie aujourd’hui la puissance de la France, mais en plus, elle semble s’être perpétuée aujourd’hui dans la mesure où la moitié de la presse française reproche au président, je veux dire au Président Sarkozy de se comporter en monarque et ses collaborateurs et partisans en courtisans, avec presque Mme Bruni-Tedeschi-Sarkozy en Marie Antoinette, soit dit en sautant allègrement quatre ou cinq générations entre Louis XIV et Louis XVI.
Voila pour l’histoire, passons à la géographie. Si le Maroc est devenu la puissance géostratégique qu’il est aujourd’hui, c’est tout d’abord parce que la tradition impériale (sultano-monarchique) est parvenue à nous léguer un patrimoine suffisamment consistant…pour que le monde entier nous l’envie ! A commencer par les touristes toujours plus nombreux qui viennent se régaler chez nous du privilège d’être traités comme des Princes au pays du Roi..
Mais il y a aussi ce dont le règne de feu SM Hassan II nous a permis de jouir aujourd’hui : un niveau de vie et de libertés publiques équivalent, toutes proportions gardées, à ce que l’Espagne, la France ou l’Italie offrent à leurs habitants. La preuve, tous ces retraités européens qui préfèrent passer leurs vieux jours au Maroc plutôt qu’au Congo, n’en déplaise aux Belges et aux Congolais sans oublier Tintin.
Évidemment, notre pays ne manque pas d’ombres au tableau : un réseau Internet plutôt nase malgré les milliers (millions ?) de marocains qui s’éclatent dessus, la malnutrition qui continue de faire des ravages malgré les charrettes de fruits et légumes quasiment offerts à tous les coins de rue ou encore la corruption électorale qui persiste à narguer les dispositions de la Charte Communale, qui me fait penser à la devise du Canard Enchaîné : ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…
Tout ça, je crois, c’est pas la faute aux courtisans, c’est la faute à ceux qui acceptent de (leur) vendre leur dignité. Sur un marché, quel qu’il soit, quand il n’y a plus rien à vendre, il n’y a plus de marché. Et tant qu’il y a un marché, celui que nous autres citoyens nous complaisons à alimenter, les courtisans disons félons (je te suggère, cher &azzi, de nuancer désormais tes propos) continueront à prospérer.
Au Maroc, un jour, il n’y a pas si longtemps, il s’est trouvé des fonctionnaires suffisamment vils pour monnayer les parcours royaux afin de permettre à des citoyens d’en profiter pour exposer leurs doléances ou leurs requêtes au Souverain. Ces fonctionnaires avaient été sévèrement punis et c’est tant mieux. Le Roi, symbole et personne confondus, nous est trop précieux pour tolérer que son entité pût être monnayés par qui que ce soit.
En conclusion, la courtisanerie ne me dérange pas tant que la vilenie.
@ Abdel
Merci pour ce bel et bon discours qui pourrait être électoral, tellement il y a de Marocains qui déplorent les mêmes choses que toi. Ce qui est bizarre, c’est que ceux qui s’en plaignent ici acceptent de jouer le jeu, là. Bref tout le monde en profite un petit peu on dirait et ça rend difficile une opération de moralisation nationale…
Tu as réveillé mes souvenirs de l’UNEM en France au début des années 80, je croyais avoir bien refoulé tout ça. Notamment la déception que m’avaient “infligé” mes compatriotes “camarades” d’université, dont j’ai très vite compris qu’ils étaient les dernières victimes de la politisation stupide de l’Université marocaine menée par les partis progressistes voire révolutionnaires des années 60 et 70.
Tout simplement parce qu’ils étaient stupidement politisés, il n’y a pas d’autres façon de qualifier une horde d’agités incapables de tenir une AG sans se traiter de tous les noms d’oiseau et se foutre sur gueule une fois sur deux, points d’ordre et coups de poings volant bas, bien bas. Et je n’exagère qu’un tout petit peu, sans compter d’autres souvenirs que je ne peux pas raconter ici, parce qu’ils n’appartiennent pas qu’à moi…
C’est ainsi qu’à l’âge ou d’autres triturent encore l’idée de “tuer le père” ou pas, moi je bénissais les enseignements de mon père en disant déjà : vive le Roi ! Et comme ça ne m’a valu que du bien jusque là, ma foi je m’y tiens. Et quand bien même cela devrait me valoir du mal, je m’y tiendrais tout autant.
@Abdel:
> “Si, j’ai des principes qui me coutent jusqu’aujourd’hui 300.000dh pour avoir refusé de filer 500 dh ( cinq cents) . Qui dit mieux ?”
Tu est donc contre la corruption. C’est tout a ton honneur.
Quid du principe d’égalité a la naissance et au yeux de la loi? Pourquoi une personne devrait être “sacré” parce que c’est l’enfant d’un-tel?
> “Sinon pour ce qui est de la partie de mon commentaire “Je n’avais pas le sentiment de voir sa sacralité exercer une quelconque entrave à ma vie au quotidien.”
qui a suscité ta réponse, il faut plutôt comprendre “… une quelconque entrave à LA vie au quotidien.”
L’entrave la plus évidente est le fait que cela décourage énormément la critique de la personne qui tient les rennes du pays.
Au quotidien, cela se traduit par la suppression du débat de fond autour des principes sans lesquelles nous ne pourrons “évoluer” vers une démocratie libérale.
> “En toute honnêteté , j’ai vu des scènes, au début du règne de l’actuel roi, qui faisaient froid dans le dos. J’en étais à me demander si ce n’était pas une erreur de lâcher la bride si tôt et si rapidement. Quand des gens, nombreux, sortent des obscénités abjectes, gratuitement, sans raison aucune sinon celle d’invoquer le droit de l’homme, contre celui que tu dis sème la terreur, j’ai pensé que si rien n’est fait on irait droit à l’anarchie.”
Je comprends ce que tu dit. Ne le prend pas mal, mais c’est exactement le même discours que tient le Makhzen a travers ses organes de propagande (ministère de l’éducation inclus).
Je trouve cette prémisse insultante. Nous sommes tout aussi capables que les autres peuplades de nous respecter mutuellement et vivre en harmonie sans avoir un état aussi oppressif que le notre.
> “La scène qui m’a le plus marqué c’est quand un type devant un commissariat de police, en présence des policiers qui se ragardaient impuissants et perdus, se lâchait – je ne peux reproduire ce qu’il disait – sans retenu, avec des mots obscènes à l’extrême. Je me disais, la libreté n’est pas pour nous encore.”
Qu’une personne sorte des obscénités qui te choque n’a par contre pas grand chose a voir avec le système politique. Dans toute société, aussi “évoluée” qu’elle soit, il y aura toujours des exemples de perversité. La façon dont l’appareil sécuritaire et juridique de l’état traite ces cas (largement exceptionnels) démontre le dégrée de liberté (pour ne pas dire civilisation) dans le pays.
Et, en toute honnêteté, si le prix pour ma liberté est que des excités profèrent des insultes (aussi abjectes soient elles) devant un commissariat, ce n’est vraiment pas cher payé. Nous avons des lois (diffamation, discours de haine, etc.) pour régler ces histoires.
> “Evidemment on peut invoquer la liberté politique ! Je pense qu’il faut qu’il y’ait d’abord des politiques, ou alors ils doivent être bien cachés. Il y avait un certain Youssofi, Bouabid … qui étaient respectés[ en tout cas comparés aux politiques d'aujourd'hui] justement parce qu’ils étaient politiques. Aujourd’hui tu en vois des politiques toi ?”
Non. Bien sur que non! Les gens de valeurs et de principes ne gravitent pas autour d’un système pourri. Ils s’en éloignent naturellement.
> “Ce que je pense clairement, c’est qu’il faut d’abord commencer par le respect des lois celles qui existent aujourd’hui. Elles sont suffisamment garantes de certaines libertés et sécurité. Le fait est qu’elles ne sont pas appliquées. Pire, le personnel de la justice que j’ai rencontré [ du beau monde !], à part exhiber leur fonction et mettent des batons dans les roues, ne savent pas grand chose du droit, et c’est d’expérience tout cela !”
Les carences auxquelles tu fait allusion ont leur importance, mais ne sont pas fondamentales dans le sens d’en faire des priorités. Il y a des problèmes au niveau institutionnel (expulsion du divin de la sphère publique, séparation des pouvoirs, checks and balances, etc.) et culturel (mettre l’accent sur l’individualisme, la responsabilité personnelle, etc.) qui sont bien plus essentielles.
Il me semble que tu veuille traiter les symptômes sans éradiquer les causes d’abord.
P.S: C’est assez agréable d’avoir une discussion sans attaques personnelles. Merci!
lixy : “Tu est donc contre la corruption. C’est tout a ton honneur.”
Lixy, ce n’est pas l’honneur qui est la principale motivation. J’ai de la chance de ne pas me formaliser des considérations honorifiques ou morales, mais soucieux de l’éthique et le respect des régles établies quitte à travailler à les changer si elles ne conviennent pas.
Si la corruption était légale, je l’aurais pratiquée.
lixy : “Quid du principe d’égalité a la naissance et au yeux de la loi? Pourquoi une personne devrait être “sacré” parce que c’est l’enfant d’un-tel? ”
Je pense, pour rester cohérent, tant que la loi dicte cette inégalité , je n’ai pas d’état d’âme à la respecter. Mais travailler pour la changer , tout en continuant à la respecter, ça coule de source !
@ Lixy
Je vois que tu es confortablement installé dans mon blog; j’appellerai cela de l’incrust, en d’autres circonstances! Mais bon, tu trouves le moyen de dire ce que tu veux, comme tu veux, et tu continues de parler d’état oppresseur et de je ne sais quelles autres fixations que tu as sur le Maroc, son régime, son gouvernement et son peuple!
Je verrais tout cela très bien sur un blog que tu mènerais à te manière! Je ne comprends que tu le fasses pas!
Figure-toi que cet espace est le mien, il m’appartient,il m’a été offert très gentiment par mes enfants; il n’est pas extensible à l’infini et je t’assure qu’il est assez frustrant de le voir “squatté” par quelqu’un qui propage des idées qui ne sont pas très proches!
Alors, soyons clairs : tes commentaires qui portent directement sur les billets que je mets en ligne, je les garde, ils seront pris en compte! Si tu sors tu du sujet du billet, j’élimine ton commentaire!
J’ai déjà fait cela avec d’autres trolls de ton genre! Ton cas me paraissait intéressant mais tu n’as pas su jouer le jeu de la démocratie et du respect d’autrui et de la propriété d’autrui!
A bon entendeur, salut!
@Abdel:
On ne va pas s’entendre. Je respecte la loi lorsqu’elle est juste. Tu respecte la loi parce qu’elle est loi.
Dis moi, si l’esclavage était légal, utiliserais tu des esclaves?
lixy : “Dis moi, si l’esclavage était légal, utiliserais tu des esclaves?”
Non, je ne l’utiliserais pas.
Je l’ai dit, je lutterais pour changer les choses injustes. Je le fais(lutter) et je l’ai fait dans la pratique, Au Maroc Même.
Ce que j’entends par respecter la loi : je ne me mettrais pas en position d’être une proie pour avoir enfreint la loi. Dans le monde entier il y a des lois injustes, tous ceux qui les enfreignent en payent le prix, à juste titre. En revanche, la lutte – dans toutes ses formes dont l’honnêteté intellectuelle , la démonstration de l’injuste … – pour le changement aura ma préférence.
PS : je ne sais pas si tu as lu le dernier message de hmida, apparemment trop de commentaires n’est pas sa tasse de thé. C’est respecté. Je vais donc limiter mes interventions. C’est interessant de débattre avec toi. Je ne sais pas s’il y a un lieu où on peut débattre abondamment sans limitation. Si tu en connais un, avec plaisir. Sinon, je pense clairement que tu peux avoir un blog, ça pourrait être interessant – je pense personnellement en mettre un en place, mais mes obligations professionnelles me laissent peu de temps pour un suivi soutenu qu’impose un blog . Je n’abandonne pas l’idée cependant-
Désolé Hmida pour ce message supplémentaire.