Si l’on en croit certains, c’est demain le grand soir moral!
La deuxième chaîne nationale est revenue sur les récents événements de Ksar El Kébir ( mariage d’homosexuels ? fête de charlatanisme ? simple rencontre festive entre amis ?) dont le traitement médiatique inconsidéré a provoqué un véritable séisme dans le pays.
Pour en débattre, le journaliste Jamâa GOULAHSAN, animateur de l’émission MOUBACHARTANE MA3AKOU, a réuni autour de son plateau Mme Khadija Rouissi, présidente de l’Association Byat AlHikma, et grande dame de la société civile marocaine, Mohamed Brini, directeur de AHDAT ALMHARIBIA, Abdelaziz NOUIDI, avocat, Youssef SADIK, sociologue, Abdelmoumen BOUYICHI, militant associatif de la ville de Ksar El Kébir et Abdelillah BENKIRANE , député pjdiste.
Selon le fil de l’émission, la discussion, axée autour des événements précités, devait tourner autour des thèmes : « Ordre moral, libertés et mutations » et s’articuler en différents axes :
« La société marocaine se dirige-t-elle vers un nouvel ordre moral ?
La rue peut-elle se substituer à l’Etat et au droit pour imposer le respect des mœurs publiques ?
Où commence et où se termine la liberté individuelle ?
Quel rôle pour les médias, l’Etat et les organisations partisanes et associatives dans une société en pleine mutation?
Peut-on parler d’une société qui souffre d’un dédoublement de personnalité ».
Chacun des participants a apporté sa contribution au débat, avec ses convictions, sa sensibilité et sa manière.
Mme Rouissi, toujours aussi affable, a tenté d’aborder le problème sociétal posé par l’homosexualité.
M. Brini a parlé du rôle des journalistes dans le traitement de tels événements et a insisté sur la nécessité de rechercher et de s’assurer la vérité des faits avant de publier des articles sur ce genre d’événements.
Me Nouidi a parlé de la justice, des difficultés qu’elle a rencontrées dans cette affaire, de la position difficiles des avocats de KEK. Il a rappelé à juste titre que la justice n’a pas encore dit son dernier mot, tant que l’appel n’est pas rendu.
Youssef Sadik a tenté, de façon assez confuse, de mettre en exergue la schizophrénie de la société marocaine et l’importance de mettre de l’ordre dans les éléments qui influent sur cette société.
Le militant associatif BOUYICHI a apporté des informations précises sur le « montage » de cette affaire et sur les difficultés dans lesquelles vivent depuis, les familles.
La discussion aurait pu rester d’un niveau honorable sans les interventions intempestives de Monsieur Benkirane, notamment après la diffusion d’un reportage montrant l’implication plus ou moins directe de certains groupes ou groupuscules islamiques dans cette affaire.
M. Benkirane a alors profité de cette tribune en direct qui lui a été offerte pour :
1/ renouveler le double langage propre à son parti en affirmant la chose et son contraire (la liberté individuelle et la nécessité de défendre par tous les moyens la société contre les dérives)
2/ accuser « 2M » qui le recevait en direct de ne pas lui laisser le temps de parole qu’il estime lui revenir.
3/ agresser d’abord M. Brini puis Mme Rouissi tout en exigeant de cette dernière des excuses, qu’elle a très poliment refusé de présenter parce qu’il n’y avait aucune raison de le faire.
4/ proposer de mettre les homosexuels en prison pour protéger la société marocaine contre les risques du Sida.
5/ suggérer la modification de notre constitution en y incluant les règles d’un nouvel ordre moral dont je vous laisse deviner l’inspiration et la rigueur.
6/ et pour couronner le tout, faire sans vergogne de la publicité pour sa propre école privée.
Décidément, Monsieur Benkirane ne changera jamais.

Citoyenhmida
Avez-vous essayé de visualiser mentalement le nombre de fœtus avortés en raison d’actes d’adultères ou de viols ? Toutes les décharges du monde ne suffiraient pas à contenir cette multitude. Avez-vous médité sur le nombre de familles brisées en raison de liaisons extra conjugales, sur les enfances brisées qui en résultent et qui sombrent dans la drogue, la criminalité ou la dépression engendrant des mécanismes de déviance qui produiront à leur tours d’autres vies brisées, d’autres adultères, d’autres viols, d’autres avortements. Le monde soit disant moderne égaré dans les dédales du matérialisme qui réclame toujours plus de liberté et de jouissance se dresse de toutes ses forces contre le port du voile et contre la polygamie, tout en vénérant la luxure et l’homosexualité érigée en stade ultime de la liberté. Le port du hijab génère une société moins libertine et constitue une très forte prévention contre l’adultère. La polygamie a existé de tout temps et elle a même été pratiquée par plusieurs prophètes dont Abraham, David, Salomon et Mohammed que la paix soit sur eux. Dieu n’a détruit aucun peuple pour cause de polygamie, mais il a détruit Sodome pour cause d’homosexualité. Ce monde moderne qui prétend défendre les « droits humains » porte en lui les germes de la déshumanisation.