Roman de Ahmed HIJAOUY
(Editions La Porte – 2004)
Je ne vais pas faire l’éloge de ce roman, qui reste très « gneu – gneu » et dont l’écriture, l’intrigue et la psychologie évoluent au niveau du simplement correct.
Mais on ne peut pas exiger d’un colonel major des FAR en retraite de devenir, par miracle, un grand écrivain.
Pourtant, ce roman présente l’immense qualité qui est le courage de l’écrivain.
En effet, Ahmed HIJAOUIY semble être, à ma connaissance, le premier militaire – sinon le premier romancier – à aborder, sans concession ni faux-fuyants « la guerre du Sahara ».
Pendant des années, les forces armées royales ont subi dans les régions sahariennes une véritable « guerre », avec tout ce que cette situation belliqueuse produit d’effets sur ceux qui sont directement impliqués dans les combats que sur leur famille, restée loin du front et loin du chef de famille.
Rien que pour les pages touchant ce problème, le roman du colonel major Ahmed HIJAOUIY mérite d’être lu.
Le reste du roman présente un certain intérêt dans la description de cette schizophrénie bien de chez nous qui nous permet d’oublier les situations nationales les plus dramatiques pour nous accrocher aux petites futilités mondaines et à notre place si fragile dans la société.
