Comme les éditions précédentes, ce nouveau Salon International de l’Edition et du Livre, nous laisse sur notre faim.
La France, invitée d’honneur, a présenté un stand d’une platitude affligeante. A part le Goncourt 2007 et le dernier Tahar Benjelloun, œuvres commerciales par excellence, le stand est inondé de livres du sympathique Daniel Herrero, ancien rugbyman reconverti dans l’écriture. Il était présent mardi pour présenter son « Dictionnaire amoureux du Rugby » et pour parler « de l’esprit d’équipe à l’esprit d’entreprise » devant un parterre d’une poignée d’auditeurs, plus amusés par sa gouaille et son look qu’intéressés par son discours. C’est à se demander si la France n’a plus d’auteurs dignes de ce nom !
Je ne parle pas des autres stands, qui comme d’habitude constituent bien plus un amoncellement de papier invendu que d’ouvrages dignes d’un salon international.
Pourtant, ce XIVème S.I.E.L. me semble porter la marque particulière de la nouvelle ministre de la Culture, Madame Touria JEBRANE KRAYFIF.
Grande dame du théâtre national et arabe, elle a voulu estampiller ce rendez-vous de l’édition et du livre du sceau de l’oralité, avec « lectures théâtralisées, rencontres, conférences, tables rondes d’échange et de dialogues » selon l’édito qu’elle a signé dans le programme de cette manifestation.
Notons que pour la seule journée de ce mardi 12 février, pas moins de huit rencontres ou conférences étaient programmées, avec une moyenne d’une dizaine par jour pour la durée du salon !
Y a-t-elle réussi ? Je ne saurais l’affirmer ! En tous cas, en cet après-midi du mardi 12 fzévrier, les salles « Mohamed Benâmara » et « Drisse Chraibi » ne semblaient avoir attiré grand monde.
Devant l’essoufflement de ce salon, il est temps à mon sens d’en reconsidérer la périodicité pour le rendre éventuellement biennal et laisser le temps aux organisateurs de mieux préparer cette manifestation qui attire malgré tout un public jeune chaque année plus nombreux, mais qui risque de se lasser à ces déceptions!
Face à la crise avérée que connaît notre système éducatif, il serait très préjudiciable que notre jeunesse se détourne d’un événement culturel comme le S.I.E.L. pour de simples questions d’organisation !

Merci pour cette impression.
Et Bruckner hmida vous l’avez rencontré?
@ Sarah
Brukner était programmé pour le samedi 9 février…
Je ne pense pas que notre rencontre se serait soldée par des propos très gentils de part….
“c’est à se demander si la France n’a plus d’auteur…”
Faudrait plus se le demander c’est une réalité affligeante. Et d’ailleurs les meilleurs auteurs de langue francaise sont pas francais… Faudrait changer de référentiel et le monde anglophone est foisonnant de talents dans tous les champs de la création… Le déclin francais n’est pas un bruit sans fondement et il touche tous les domaines de la connaissance. Le rapport Attali l’a en quelque sorte confirmé.
Alors pour lire, faut apprendre l’anglais, c’est inévitable…!!!
Quant au SIEL s’il laisse un goût d’inachevé, faudrait l’achever une fois pour toute pour en finir avec la médiocrité…
SIEL mon mercredi!!!
@ Au passage
La France n’a certes plus sa place dans le monde des idées et la littérature, mais en tant que invitée d’honneur de ce SIEL, elle pouvait proposer mieux que Pascal Bruckner, Daniel Herrero ou Titouan Lamazou.
Par contre la francophonie a l’air de bien se porter, en dépit de l’ascendant que prend le monde anglophone.
Quant à en finir avec le SIEL, ce serait le solution de facilité, que d’autres seraient bien contents d’exploiter…
Quand les grands esprits tels fienkelkraut, BHL, Onfray… sont occupés faut bien envoyer quelqu’un. Eh bien c’est bruckner qui se sacrifie pour aller prêcher la bonne parole chez les barbares.
SIEL devrait disparaître parce que c’est plus une foire qu’un salon. Si le ministère de la culture veut bien faire son job, elle developpera les biblio de quartier et bien les entretenir en nouveautés et en activités. Et comme dirait l’autre si le citoyen ne va pas vers le livre, le livre devrait aller vers lui. Mais ca c’est un autre chantier et comme dirait un autre aussi, y a d’autres chats à chatouiller
@ au passage
Le chantier des bibios de quartier avait été entamé etentretenu par l’ex-secrétaire d’état à la jeunesse! Dommage il a été grillé par son patron dans le parti, l’incommensurable débile de El Yazghi. Rappelons-nous aussi les biblios installées dans la plage durant l’été.
Le SIEL à mon avis recèle quand même un certain intérêt, il suffit juste d’en repenser le concept .
PS : Bruckner, totalement hermétique à la finesse, n’a même pas compris qu’il servait de bouche-trou!
J’ai dit Biblio de quartier et pas pépinière pour futurs jeunes socialos…hehehe
@ Au passage
Les biblios des maisons de jeunes n’ont jamais eu pour mission, ni surtout pour ambition, d’être des pépinières pour futurs jeunes socialos, mais d’apporter juste un peu de lectuere aux jeunes et tenter de leur ouvrir les yeux! Faut-il aussi critiquer cette démarche pour être dans l’air du temps?