LECTURES CROISÉES ESTIVALES ET BIZARRES

L’été est un bon moment pour lire : on choisit en général de gros pavés, sans aucun intérêt litéraire, des trucs que tout le monde a prétendu avoir lu et qu’on n’a ps le temps d’ouvrir en temps normal…

Pour la part, j’ai chosi quelques livres dont j’ignorais tout, seul le titre m’a inspiré!

J’ai commencé justement par un pavé dont l’action se déroule à Belfast, en 24 heures chrono, le temps pour un nancien voyou irlandais, devenu grand voyou aux USA pour finir comme bénéficiaire d’un programme de protection de témoins après avoir balancé ces anciens acolytes.

Ce thriller est un très mauvaise lecture que je déconseille très vivement, mais que je me suis imposé jusqu’à la dernière page pour voir jusqu’où Adian MacKINTY pouvait pousser le bouchon : dans ce “RETOUR DE FLAMMES“, les cadavres jonchent le sol de capitale irlandaise, dans l’indifférence la plus totale des autorités, malgré les explosions, les fusillades, les enlèvements, les poursuites infernales dans une ville dont on se demande si elle est habitée ou s’il s’agit d’un décor de cinéma.

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Bien que classé dans la SERIE SOIRE des éditions GALLIMARD, cette publication parue en 2009 est à jeter à la poubelle, avec une pensée et des regrets pour le nombre d’arbes abattus pour “commettre” ce livre.

Ensuite, j’ai enchaîné avec un petit livre d’une centaine de pages, exactement 115, que mon ainée avait oublié : or, je fais confiance à son gout littéraire. L’auteur Lui XINWU serait, d’après la quatrième couverture, “l’un des plus grands écrivains chinois contemporains, foi d’éditeur.

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LA CENDRILLON DU CANAL, suivi de POISSON A FACE HUMAINE, publiée par FOLIO 2 en août 2012 sont deux textes d’une simplicité désarmante, mais très touchante, de la vie dans Pékin, après la révolution culturelle imposée par Mao et avec la mise en place de la logique de “l’économie de marché”.

Il ne s’agit pas de nouvelles, ni de romans courts, ni de récits : l’un est l’autre de ces textes fait penser à un documentaire, réalisé avec une petite camera à laquelle rien n’échappe de la réalité quotidienne pékinoise, mais qui n’est guidée par aucun fil rouge et qui n’a rien à prouver, seulement témoigner.

Ces deux productions font-elles de Lui XIMU un grand écrivain ? Peut-être car on dévore ces deux récits avec délectation, sans être perturbé ni par un misérabilisme où il aurait été facile d’entrainer le lecteur ni par une intrigue qui se révèle inutile pour supporter le récit.

Un genre donc à découvrir avec un certain plaisir!

Pour finir ces vacances en bord de mer, j’ai plongé les yeux ouverts dans “DESORDRES” de Jonathan GILLOT un thriller paru en juin 2016 chez les éditions Ex Aequo

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Roman de politique-fiction assez troublant : des fanatiques “nationaux-souverainistes” français s’emparent une petite ville de province, prennent les habitants en otages et tentent de négocier avec le pouvoir républicain.

Le roman est mené tambour battant, avec son lot de violence, de suspens, de rencontres humaines et de situations peut-être surréalistes mais il faut garder en tête l’avertissement de Jonathan Gillot : “les point de vue exprimés dans cette fiction se sont pas nécessairement ceux de l’auteur, mais bien souvent ses pires craintes”.

En ces temps troubles où les extrêmes de tout bords prennent le pas sur les idéologies traditionnelles et équilibrées, la survenance d’événements comme ceux relatés dans DESORDRES n’est pas exclue.

En tous cas, le roman est un bon compagnon des moments de bronzage au bord le plage§

BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES et surtout ne bronzez pas idots!

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