Depuis quelques temps, la voix des peuples du Maghreb se fait entendre de plus en plus dans la rue. Nous ne pouvons feuilleter un quotidien maghrébin sans lire que dans telle ou telle localité – de préférence petite et excentrée – la population a manifesté son mécontentement par une marche  ou un sit-in, qualifiés le plus souvent de « spontanés ».

 

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 Des voix affirment qu’il s’agit en l’occurrence de l’expression la plus démocratique de la volonté populaire. Soit ! Sauf que cette expression a souvent tendance à se traduire en voies de fait et en violence. L’actualité récente des trois pays du Maghreb est ainsi marquée par une série d’émeutes provoquées par les raisons les plus diverses. 

Si en Tunisie, la flambée des prix  semble avoir été la cause des événements de Redeyef et de Feriana, il a fallu une contre-performance sportive de l’équipe d’Oran  pour que la population de cette ville descende dans la rue et saccage  tout.

 

A Sidi Ifni, des jeunes chômeurs  ont décidé de bloquer le port de la ville pour montrer leur colère contre la marginalisation de leur région.

 

Trois exemples d’événements sociaux violents dus à trois raisons différentes, traduisant en tout état de cause un malaise sinon une crise certaine.

 

Si l’on s’en tient au seul Maroc, on peut citer d’autres cas d’émeutes dont les causes sont tout aussi diverses : les émeutes  de Sefrou qui ont suivi une manifestation pacifique, autorisée et bien organisée jusqu’à ce qu’un dérapage se produise, ou encore les émeutes homophobes  qui ont mis à mal la paisible  localité de Ksar Al Kébir !

 

Il arrive même que des opérations administratives, tout à fait légales et dont le but final est l’amélioration des conditions de vie des citoyens, tournent  par on ne sait quel mystère à l’émeute : les cas les plus significatifs sont les opérations d’éradication de bidonvilles.

 

Mon propos ici n’est  ni d’applaudir à ces manifestations populaires,  sûrement provoquées par un désarroi immense et des difficultés insurmontables, ni de justifier l’intervention  des forces de l’ordre, souvent  musclée et parfois disproportionnée.

 

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  Je me pose juste la question de savoir POURQUOI des populations,   parmi lesquelles la violence n’est pas partie intégrante de la civilisation ou de la culture, ont recours à des manifestations brutales pour faire entendre leurs voix ? En principe, l’expression de la voix du peuple utilise – elle l’a fait dans l’histoire de nos trois pays –  le canal  des partis politiques ou des syndicats. 

Pour échapper  au rouleau compresseur de la répression, les mosquées ont toujours  servi de lieu de rassemblement autour des leaders politiques. Mais l’initiative revenait toujours aux politiques et aux syndicalistes, quand il s’agissait d’organiser une action de quelque nature fût-elle.

 

Du temps des années de plomb, les émeutes  ont certes existé et elles avaient toutes les raisons du monde d’exister. Mais si on en compare leur nombre avec celles qui  sont observées ces derniers mois, il n’y a aucune commune mesure !

 

La situation actuelle serait-elle pire qu’il y a quinze, vingt ou trente ans ?

Il faudrait être d’une mauvaise foi particulière pour le prétendre !

 

Alors, qu’est-ce qui a changé ?

 

Je ne suis ni sociologue ni politologue pour aspirer à un début de réponse, mais le simple citoyen que je suis a le droit d’avoir une idée !

 

Un peuple livré à lui-même est un peuple à la dérive et c’est ce qui arrive au peuple marocain, au peuple algérien et au peuple tunisien ! Ce peuple devient la proie des populistes, des charlatans de la politique et des profiteurs !

 

Un pays ne se gouverne pas par la simple existence d’un gouvernement, aussi compétent soit-il !

 

La bonne gouvernance d’un pays se réalise par l’entremise de relais bien huilés  qui transmettent de bas en haut les attentes de la population, qui expliquent de haut en bas les orientations  des gouvernants et qui facilitent horizontalement la conjonction des deux par la participation aux décisions.

 

Sans parler de faillite des institutions comme certains l’affirment, il faut bien reconnaître que, dans les pays du Maghreb,  ces relais n’existent plus   ! 

 Du coup, la moindre attente  populaire non réalisée se traduit immédiatement en déception qui  s’exprime dans la violence ! 

D’aucuns sont convaincus que les gouvernants en place trouvent leur compte dans cette situation qui leur laisserait toute liberté d’agir à leur guise, en organisant la répression généralisée et en spoliant les richesses du pays !

 

Mais la logique devrait nous interpeller  sur l’intérêt quelconque d’un gouvernement à constater et à accepter les émeutes comme mode d’expression populaire.

 

Aussi illégitime soit-il (or aucun des gouvernements des pays n’est illégitime), aussi dictatorial soit-il (ces pays ne sont pas des modèles de démocratie, certes, mais de là à parler de dictature….) et aussi peu représentatif

(et là je crois que les trois pays sont logés à la même enseigne en ce qui concerne la non – représentativité populaire de leur gouvernement), un gouvernement a besoin de paix sociale, qu’il sera prêt à obtenir  à n’importe quel prix ! 

Ce prix peut aller de la concession à la répression, de reconnaissance des droits à leur négation, de la mise en place d’une politique sérieuse et ambitieuse à la démagogie pure ! Mais un gouvernement ne peut se complaire dans des situations d’émeutes perpétuelles !

 Qui donc alors    trouverait son compte dans cette situation de quasi-anarchie ? 

La réponse à cette question s’avère  délicate et ne peut être que subjective.

 La douleur du peuple est sacrée et personne ne peut en jouer, ni se l’approprier. Et pourtant, depuis que les partis politiques et les syndicats nous ont montré qu’ils ne représentaient plus rien qu’eux-mêmes et les intérêts personnels de leurs dirigeants, certains – au nom de principes nobles, universels, respectables – s’érigent en défenseurs du peuple !  

Parfois par inexpérience politique et par manque de maturité, mais le souvent par désir d’occuper le terrain politique et de préparer un avenir déjà tracé dans l’esprit de certains, des citoyens, le plus souvent de bonne foi,   participent ainsi à l’instauration de l’émeute comme mode d’expression populaire !

 Le risque est énorme ! La contagion peut être incontrôlable !  

Mettre à sac Sefrou est aisé, comme y ramener le calme! Bloquer le port de Sidi Ifni est un jeu d’enfant, tout comme le débloquer par une intervention policière ! Faire défiler les jeunes inactifs dans une petite bourgade perdue du Tafilalet est l’affaire de quelques minutes, les disperser prend aussi peu de temps !

 

Mais soulever le peuple à Casablanca nous ramènerait aux années noires de 1965 et 1984 ! Organiser des émeutes à Fez nous plongerait dans les drames de 1991 !

 

Pour éviter ce désastre, nos responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter – doivent se remettre en question et revoir leur pratique de la politique!

 Il ne faut pas qu’ils laissent la main trop longtemps aux fauteurs de troubles, avant que la « fitna » ne  s’érige en modèle politique perpétuel !    

 

18 Comments on L’EMEUTE ET LA VOIX DU PEUPLE.

  1. blogdialna says:

    ça changera bien un jour,mais on attend ce jour avec impatience.
    ((al fawda asba7at nidame))

  2. abdel says:

    [Pour éviter ce désastre, nos responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter – doivent se remettre en question et revoir leur pratique de la politique!]

    Pour le Maroc tu as raison citoyenhmida et le Roi doit se remettre en question puisque selon la constitution marocain il régne et GOUVERNE.

  3. Je trouve que ton analyse souffre de son approche maghrébine … en tout cas d’un simplicité de l’approche maghrébine …. Politiquement, socialement et économiquement, le Maroc partage très peu de choses avec son voisin algérien … avec la Tunisie, la différence est moins flagrante, mais reste toujours de mise, du moins sur le volet politique ….
    du coup, certaines idées pilier de ton analyse, ne peuvent être généralisées a l’ensemble des pays du Maghreb : La Tunisie est une vraie dictature, Le peuple algérien a un passe de violence impressionnant, Les tunisiens ne savent pas ce que représentation populaire veut dire
    De plus, pour prendre l’exemple du Maroc, toutes les manifestations, et dieu sait s’il y en a régulièrement, ne virent pas toute a l’émeute… Par contre c’est souvent l’intervention policière musclée qui met le feu a la poudrière …. Casablanca en 81, le nord en 84, les évènements de Fes 90 … plus récemment les évènements de Laayoune en 2000, Ifni en 2005 et en 2008, de Sefrou, Marrakech il y a quelques semaines … je ne mettrai pas les évènements de Ksar El Kebir sur le même registre…
    Contrairement a nos voisins, le Maroc a une tradition de manifestation … le parlement est souvent la scène de manifestations et de sit-in : souvent réprimés dans la violence sans que cela n’aboutisse a des émeutes. A Casablanca aussi, le siège de la Wilaya et souvent le théâtre de sit-in qui se dispersent le plus souvent dans le calme. Le nombre de marches, de sit-in et de protestation pacifiques (autorisés ou pas) qui sont organisés dans les petites bourgades loin des projecteurs des grands medias (souvent couverts par les correspondants de journaux arabophones) ne se comptent plus … Lorsque ca vire a la violence, c’est souvent a l’initiative des forces de l’ordre, et rarement ou ca évolue en émeute. Les algériens peuvent difficilement se mettre a 10 sans que cela ne dégénère en émeute meurtrière, voire en guerre civile … les tunisiens eux ne peuvent pas être a 10 sans que tous les services secrets soient au courant, normal parce que parmi les 10, il y a forcement 2 flics et 5 indics.

  4. hmida says:

    @ citoyen marocain

    Mis à part le fait que tu aies zappé le distingo que je n’ai pas manqué d’établir entre les trois pays maghrébins, ce qui m’intéresse c’est la répose à la question : POURQUOI LA RUE?

    Je n’ai pas dit que toutes les manisfestations chez nous tournaient à l’émeute, loin s’en faut et heureusement, mais la question demeure posée : POURQUOI LA RUE?

    La question se pose m^me dans les pays à vocation démocratique : la banlieue française, les altermondialistes, les anti-JO2008 à Pékin se retrouvent DANS LA RUE parce les canaux d’expression populaire traditionnels sont grippés!

    @ abdel

    Il ne suffit de dire n’importe quoi pour avoir l’air de dire quelquechose!

    @ blogdiana

    “Fawda” érigée en “nidame” se transforme vite en “fitna”….Et jamais la ftina (ou l’anarchie) n’a permis à un peuple d’avancer!

  5. j’ai bien lu ta question : POURQUOI des populations, parmi lesquelles la violence n’est pas partie intégrante de la civilisation ou de la culture, ont recours à des manifestations brutales pour faire entendre leurs voix ?
    moi je dis que la maniere dont tu pose la propblemaique est biaisee
    1.la violance fait partie integrante de la culture urbaine algerienne
    2. la protestation ne fait pas partie de la culture tunisienne
    3. la population ne choisis pas d’avoir recours a des manifestation brutale : elle y est contrainte parfois lorsque l’intervention des forces de l’ordre est malheureuse.

  6. hmida says:

    1/ Ta vision du peuple algérien est issue des clichés et des lieux communs que les marocains ont sur lerus voisins!

    2/ Alors pourquoi les tunisiens en sont-il à manifester leur colère dans les rues?

    3/ Quand les partis politiques et les sundicats jouaient leur rôle d’encadrement, le recours à la rue n’intervenait qu’en cas de très grande crise. Ce constat est valable même dans les pays européens!

    Ma question n’est pas biaisée : c’edst la réponse que l’on peut y apporter qui peut l’être!

    On peut soit tout mettre sur le dos des gouvernants qui sont en place par “habitude” , soit sur celui des ceux qui veulent prendre le pouvoir par des moyens qui n’ont rien de démocratique, soit sur celui des structures traditionnelles de représentation qui ont déserté la scène!

    Tout le courage politique consite à choisir la réponse qui soit la plus proche de la réalité!

  7. Abdel says:

    C’est l’arroseur arrosé à Ssi hmida :)

    tu as parlé et je n’ai fait que te reprendre.

    Que dit la constitution marocaine ? le Roi régne et GOUVERNE

    Que dit citoyenhmida ? eh ben il dit

    [Pour éviter ce désastre, nos responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter – doivent se remettre en question et revoir leur pratique de la politique!]

    Alors ?

    Alors selon Ssi hmida le Roi doit se remettre en question puisque c’est lui qui régne et GOUVERNE

    La prochaine fois Ssi hmida si tu ne peux pas assumer ce que tu écris alors n’écris pas :)

    sinon tu ne fais que brasser de l’air et passer à coté de la plaque

  8. hmida says:

    @ abdel

    Quand on lit un texte, il faut le lire en entier et éventuellement le comprendre ! j’ai écrit et j’assume totalement ce que j’ai écrit “ceux qui sont censés gouverner ET CEUX QUI ONT POUR ROLE DE NOUS REPRESENTER”….Tu n’as retenu que la première partie ….tout en oubliant que le Roi ne gouverne pas seul malgré la trasparence eclatante de notre P.M.

    Pourquoi avoir zappé dans ton commentaire le reste?

    Remarque nous sommes habitués à raisonner en termes de “wayloune lil moussaline”!

    P.S. : Pour ce qui est d’écrire et d’assumer la responsabilité de mes idées et de mes écrits, je n’ai pas attendu ton passage chez moi!

  9. alibaba says:

    @ hmida

    Tu poses la question : Pourquoi la rue ?
    Réponse : Pourquoi pas…. vu la faillite et l’état de déliquescence dans lesquelles se trouvent les organisations de masse sensées défendre les intérêts du citoyen (syndicats, partis politiques, etc.)

    Car, franchement, je ne vois pas d’autre alternative pour que les déshérités (c’est à dire l’écrasante majorité de ce pays) puissent faire entendre leur voix !

    D’autant plus que ces gens là avaient placé beaucoup d’espoir sur le régime “post années de plomb”.

    Ils avaient cru, les naïfs, qu’avec l’avènement du “Roi des pauvres” …on allait enfin leur rendre justice, eux que l’ancien régime avait traité de “Aoubach” parce qu’ils avaient eu l’outrecuidance de manifester “pour une koumira” !

    Les pauvres abrutis !

    Ils se sont bercés d’illusion croyant que le nouveau régime allait prendre le taureau par les cornes et combattre ou au moins commencer à combattre sérieusement tous les maux qui rongent la Société qui les a toujours écrasé : corruption, passe droit, népotisme, clientélisme, et j’en passe.

    Oh bien sûr, on les a anesthésié avec des opérations “trompe l’œil “: révocation de dignitaires de l’ancien régime (pas tous), très forte médiatisation d’inauguration d’œuvres sociales à efficacité limitée voire douteuse , inauguration en grande pompe de plusieurs “chantiers du siècle” interminables et à rentabilité aléatoire, …et la liste des opérations “attrape nigaud” est longue .

    Mais, sortis de leur anesthésie, ces gens là ont finalement compris, prés d’une décade après le début du nouveau règne, que toutes ces actions de window dressing n’ont aucun impact “palpable” sur leur vie de tous les jours…et que leur avenir était toujours bouché .

    Alors ils sont déçus et n’ont plus rien à espérer des “responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de les représenter .

    Et surtout, ils ont cessé de rêver et ne croient pas qu’un jour ces responsables politiques se remettront en question et reverront leur pratique de la politique!

    Alors ils manifestent et ils manifesteront de plus en plus ….dans la rue !

  10. MG says:

    La protestation légale, le droit à la grève, la liberté de s’activer socialement et politiquement, la plus part de nos citoyens font un amalgame entre toutes ces notions et l’action violente conduisant au trouble de l’ordre publique, la fitna. Il y a là un grand manquement de la part de la société civile, des partis politiques qui pour la plupart en pratiquant le populisme enfoncent d’avantage les citoyens dans l’ignorance…

    Nous devons commencer par le commencement, éduquer la population, lui inculquer les valeurs fondamentales de la démocratie basées sur le respect du citoyen, de ses droits mais aussi de ses obligations…

  11. ayoub says:

    hmida,

    Juste pour …..

    ARTICLE 19: Le Roi, Amir Al Mouminine. “”Représentant”" Suprême de la Nation, Symbole de son unité, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat, veille au respect de l’Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités.

  12. hmida says:

    @ ayoub

    Tu as dû sauter les premiers articles de la constitution :

    ARTlCLE 2: La souveraineté appartient à la Nation qui l’exerce directement par voie de référendum et indirectement par l’intermédiaire des institutions constitutionnelles.

    Je ne vois donc pas pourquoi des bandes de manifestants exerceraient directement leur “souveraineté” sans passer par les institutions constitutionnelles ….prévues par l’article suivant :

    ARTICLE 3: Les partis politiques, les organisations syndicales, les Collectivités Locales et les Chambres professionnelles concourent à l’organisation et à la représentation des citoyens.

    Que chacun fasse son travail et le Maroc sera bien gardé!

  13. ayoub says:

    Je vais être tatillon.
    Ce que je dis ici, est que selon ton raisonnement :
    [Pour éviter ce désastre, nos responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter – doivent se remettre en question et revoir leur pratique de la politique!

    Le roi gouverne
    Le roi est représentant de la nation
    donc le roi de se remettre en question

    :)

    Ayoub

  14. hmida says:

    @ ayoub

    En se focalisant sur un point unique d’un problème, on passe à côté des vraies solutions globales !

  15. ayoub says:

    Ce n’est pas un point unique.

    Ta phrase entière :
    “Pour éviter ce désastre, nos responsables politiques – ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter – doivent se remettre en question et revoir leur pratique de la politique!”

    Donc le problème : le désastre décrit dans ton billet
    Une des solutions : une remise en question de la part de “ceux qui sont censés gouverner et ceux qui ont pour rôle de nous représenter” ; incluant ainsi le roi, selon la constitution.
    Etant donné que le roi n’est pas n’importe qui, ce n’est pas un “petit point” sur lequel je focalise.

    Tu sais … si tu veux que j’évite d’en remettre des couches, tu peux simplement me dire, que le roi n’est pas concerné par cette remise en question pour une raison ou une autre (bien sûr si tu veux l’expliciter, je serai ravi de te lire)

    Voilà mon propos.

    Ayoub

  16. Abdel says:

    Ayoub,

    Ssi hmida ne veut pas parler du Roi en tant que personne responsable politique et gouvernant à part entière du Royaume.

    Pour lui le Roi est exempt de tous les reproches et ne doit pas assumer les conséquences de son régne et de sa gouvernance.

    Je trouve que c’est dommage de la part de Ssi hmida de passer à coté de la réalité et d’occulter sciemmentle role constitutionnel et réél du Roi.

    Or ce qui est vrai est que seul le Roi gouverne (Cf. la constitution marocaine) et lui seul détermine les orientations politico-économiques de la nation (Cf. le dernier discours royal du trone Juillet 2007)

    Je trouve que c’est dommage de ne pas en parler et de faire porter le fardeau de l’échec de la politique royale uniquement sur le dos représentants des partis politiques marocains participants au gouvernement.

  17. lixy says:

    Hmida ecrit: “En se focalisant sur un point unique d’un problème, on passe à côté des vraies solutions globales !”

    Hmmm….tu voudrais nous faire croire que la responsabilité du roi est limitée, et que le descendant du prophète n’a pas a se remettre en question?

    La monarchie n’est pas “un point unique d’un problème”. Elle est centrale au gouvernement Marocain est a un pouvoir illimitée au Maroc.

    Les ministres et autres figures symboliques du pouvoir sautent régulièrement de toute façon. C’est donc que la “remise en question” est inhérente a leurs fonction. Ara lya la dynastie qui dérive sa “légitimité” de droit divin et de sang sacré…

  18. Flash back on Sidi Ifni’s riots, or how the human rights are still threatened by the State…

    Vaste programme donc pour le blogueur débutant que je suis, démêler et recouper les différentes versions de ce qui s’est réellement passé à Sidi Ifni pour tenter d’y voir clair, et prendre position en conclusion. Il faut dire que j….