Sans en arriver aux attaques frontales et parfois terrbilement virulentes que mène une certaine presse contre les festivals organisés au Maroc, il faut reconnaitre que beaucoup de nos compatriotes ont une idée négative de ces manifestations.

L’argument-massue présenté contre l’organisation de ces moments de détente populaires consiste à affirmer de façon péremptoire que les fonds gaspillées par les autorités publiques dans ces « futilités », sinon ces « frivolités » ou même ces « trivialités » pourraient être mieux exploités pour donner du travail aux chômeurs !

C’est mal connaitre les montages financiers que supposent ce genre de manifestations. Mais aussi et surtout très mal connaitre la mauvaise foi de leurs détracteurs.

Et surtout ne pas reconnaitre le goût de nos compatriotes pour la fête de manière générale !

En tout état de cause, les festivals existent, perdurent et connaissent des succès répétés et le plus souvent mérités.

Qui d’entre nous peut affirmer, en toute honnêteté intellectuelle, que les « festivals » – quelque soit leur objet et leur lieu – sont boudés par les marocaines et les marocains ?

De la musique soufie au jazz, de la musique populaire à la musique classique, les marocains sont friands de sonorités

Sans prétendre à l’exhaustivité et en nous tenant juste aux festivals musicaux, les nuits marocaines nous apportent, n’en déplaise aux râleurs et aux grincheux de tous bords, des moments inoubliables.

Du très sérieux “festival de Fes des musiques sacrées ” à celui beaucoup plus léger de la musique Gwani d’Essaouira, du populaire festival de la Aita organisé à Safi au très sélect Printemps musical des Alizés d’Essaouira, de l’éclectique Mawazine-Musique du monde qui réunit les stars de la chanson occidentale et les étoiles de la variété arabe au L’BOULEVARD qui est le reflet de la musique urbaine marocaine, du Festival Alégrias de Chefchaouen qui se veut un pont entre les cultures arabes et hispanophones au Festival Méditerranéen d’Al Hoceima à celui plus modeste de l’Association Twiza à Tanger, de l’historique Festival National des Arts populaires de Marrakech au Festival International du Raï d’Oujda, beaucoup plus récent, chaque manifestation draine des dizaines, voire des centaines de milliers de spectateurs enthousiastes.

Et cela personne ne peut l’occulter, ni l’ignorer!

Vouloir oublier que les moussems font partie de notre culture et de notre façon de vivre, c’est renier notre marocanité !

Vouloir faire semblant de nous souvenir que les fiançailles, les mariages, les naissances, ont de tout temps été organisés par nos compatriotes dans la joie et l’allégresse, c’est refuser nos traditions populaires !

Les festivals tels qu’ils sont organisés actuellement ne sont que l’expression du désir tout à fait légitime d’une population – dont une partie vit des conditions difficiles il ne faut ni l’occulter ni l’oublier bien entendu – à la fête !

Ce n’est ni immoral, ni amoral ! C’est juste plaisant !

Prétendre le contraire et surtout essayer de l’imposer revient à tenter de priver le marocain de base de moments de détente et de distraction.

 

 

92 Comments on LES FESTIVALS ? OUI, LES MAROCAINS AIMENT CA!

  1. De passage says:

    plein de festivals, peu de productivité… Le signe d’une terrible immaturité d’un peuple et de ses dirigeants !
    Ca me rappelle une histoire d’enfants : Assarrar oua annamla !
    Tous les ratés de la “haute” société sont devenus des organisateurs de festivals après une bonne expérience dans l’organisation des mariages !!! wake up!

  2. hmida says:

    @ de passage

    Pauvre vision du Maroc et et des marocains, plein de condescendance et de mépris!

    Crois-tu que les milliers de spectateurs qui fréquentent ce genre manifestations soient tous les victimes d’un système?

    Wake up en effet regarde ton pays avec un regard objectif et avec un peu de sympathie!

  3. Le Penseur says:

    Lorsqu’il s’agit d’influencer et de conditionner le comportement d’une population, il vaut mieux abêtir ses individus avec des futilités anodines et à leur portée, plutôt qu’avec des choses sérieuses et compliquées, qu’ils ne sauront de toute façon pas manipuler, et qui risquent même un jour de leur exploser à la figure.

  4. aïsha q. says:

    Il fut un temps où il était impensable de tolérer ces d’attroupents de massses. Les temps changent : la peur de l’islamisme aidant, tout ce qui peut contribuer à décomplexer les Marocains est vivement encouragé.
    Bien qu’aimant la fiesta, je reconnais que le développement d’un pays ne se mesure pas au nombre de ses festivals mais celui de ses hopitaux et écoles publiques. il faut écouter les populations d’Essaouira à titre d’exemple après le passage des gnawaphiles. Qu’est ce que ça apporte concrètement aux habitants à part El-Haraj Oul-Maraj?

  5. simo_range says:

    C’est une forme moderne du cirque. Un opium de plus pour une population abrutis par une propagande incessante.

  6. Le Penseur says:

    Mieux vaut un attroupement autour des dernières mélodies lyriques de Bigg ou Daoudia, plutôt qu’un attroupement autour d’un leader syndicaliste ou religieux scandant des refrains usés et démodés.

  7. hmida says:

    @ simo_range

    j’aime bien ce genre de réflexions dont les auteurs, très souvent, sont se pressent souvent pour se trouver aux premières loges de ce genre de festivités, le plus souvent avec la catégorie dite VIP!

    Mais cela doit sauver la conscience de dire du mal de tout : on a l’impression d’être militant! Mais militant de quoi? Je défie quiconque de répondre à cette question!

    @ aicha q.

    Qui donc prétend mesurer le développement du pays à l’aune de ses festivals, musicaux ou autres? Mais reconnaissons que ce paramètre permet d’avoir une vision sur le degré du bien-vivre, de la qualité de vie, de la liberté d’expression! C’est bien plus un élément qualitatif que quantitatif!

  8. De passage says:

    @Hmida, Ca n’est pas une vision méprisante pour un peuple que j’aime et (dont je fais partie) mais c’est une manière de dire ce que vous a dir Aisha Q. avec d’autres mots.
    Je vis dans un pays où plein de maghrébins regardent 2M plutôts que leur TV satellitaires nationales. on m’a maintes fois demandé pourquoi cette chaîne (moderne) ne diffuse que des programmes de chants ou Chtih ou Rdih.
    J’osais pas lui répondre que c’est l’ambiance régnante dans le pays !
    fais un petit effort de calcul : combien de festivals de musique, de cinémas (plein de festivals là aussi pour un pays dont la prod annuelle ne dépasse au meilleur des cas 15 long métrage!!!), etc… etcombien d’événements organisés autour du livre !

    Certes la musique c’est de la culture MAIS l’occident n’a pas progressé grâce aux “Quatre saisons” mais grâce au “Discours sur la méthode” !
    Et comme dit la pub, un festival, ca va trois festivals bonjour les dégats (au propre et au figuré)

  9. richard says:

    finalement il y a un point commun entre marocains et francais :quoi que l’on fasse,quoi que l’on dise ,il est toujours des grincheux et des critiques…il me semble qu’à force de fonctionner ainsi c’est “la liberté” que l’on est entrain de tuer à petit feu ……dommage!!!!

  10. hmida says:

    @ de passage

    La valeur culturelle d’un pays ne se mesure ni au nombre des festivals, ni au niveau de sa télévision!

    La valeur culturelle d’un pays réside dans ce que ses enfants en font !

    Or, il se trouve que chez nous dès qu’un marocain trouve qu’il a un atome de don dans n’importe quel domaine (du foot à la poésie , de la chanson au cinéma, des maths à la course à pied), il ne rêve que d’aller vivre sous d’autres cieux, parait-il plus cléments!

    Combien d’ingénieurs (formés au Maroc, Monsieur, oui, avec l’argent du petit contribuable marocain) ont pris la poudre d’escampette pour aller se vendre au delà du Détroit!

    La liste est longue de ceux qui à la première occasion délaisse le Maroc parce qu’ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent : l’argent, rien de plus que l’argent!

    Et une fois le Détroit franchi, ils commencent à déverser leur fiel sur le pays qui les a formés!

    Ici, sous notre soleil caniculaire, il reste heureusement des millions de marocains, fiers de leur pays, de leur culture, de leur vie!

    Ils ne sont ni soumis ni dominés : ILS VIVENT LEUR VIE!

    Alors 3afek, ces critiques d’outre-Détroit sont totalement à côté de la plaque !

  11. Le Penseur says:

    @De passage
    “… pour un pays dont la prod annuelle ne dépasse au meilleur des cas 15 long métrage!!!)”

    Personnellement, j’adore le cinéma marocain et je juge que nous avons de nombreux acteurs fins et talentueux. Et tant mieux si la production annuelle est limitée, car la quantité est souvent ennemie de la qualité.

    @hmida
    Je dirais même que lorsqu’on aime sincèrement le Maroc, on s’y installe et on y travaille, plutôt que d’aller trouver refuge sous une autre nationalité comme celà a été le cas au temps des protectorats d’avant 1912.

  12. De passage says:

    @hmida, vous vous mélangez les pinceaux. Personnellement (et ca n’est pas un cas isolé), je suis dans le domaine de recherche scientifique, aucune université marocaine ne peut offrir aux chercheurs les moyens (pas seulement financières) et les outils pour réaliser ses rêves et projets.
    Alors par chauvinisme simpliste, on sacrifie ses ambitions scientifiques pour finir dans des universitéa sans moyens ni projets. Cela s’appelle du suicide !
    Quand il arrive que je rencontre des profs marocains, ces derniers sont à mille lieux des évolutions dans leur discipline respectif.
    Ce sont là des expériences dont le pays pourrait en profiter un jour de retour.

    @enseur, mon propos ne concerne pas l’aspect qualitatif du cinéma marocain. Je veux dire que le nombre de festivals sur le cinéma au Maroc dépasse le nombre de films produits !

  13. De passage says:

    ±@hmida, vous dites “Alors 3afek, ces critiques d’outre-Détroit sont totalement à côté de la plaque !”

    Mes remarques sont outre-atlantiques !

    Et svp arrêtez de parler de formation et d’enseignement au Maroc (et contribuables etc). Car vous le savez pas peut-être, mais le niveau est déplorable et jusqu’à aujourd’hui rien n’a été fait par l’élite dirigeante pour corriger le tir!

  14. hmida says:

    @ de pasage

    Outre-Détroit ou outre-Atlantique, ce n’est pas çà qui compte!

    Mais de là où tu te trouves, ta vision sur le Maroc est biaisée forcément!

  15. hmida says:

    @ de passage

    Tu es dans la recherche’ scientifique, haléluya!!!!! Mazis ce n’edst pas en travaillant pour une quelconque université américaine que tu feras avancer la re”cherche scientifique dans ton pays!

    Il faut être sur place, se battre, défendre ses projets et ses idées : c’est ainsi que les universitaires de tous les ont fait avancer leur schlimblic pas en s’expatriant et en continuant à dire que chez eux la situation est déplorable!

    Il faut des martyres dans tous les domaines!

  16. Le Penseur says:

    @De passage
    “… le nombre de festivals sur le cinéma au Maroc dépasse le nombre de films produits ”

    En tant que chercheur, vous dites ca avec certainement des chiffres et statistiques à l’appui. Pourriez-vous nous en faire profiter en nous citant par exemple les 4 festivals de cinéma les plus célèbres.

  17. khabir annoujoum says:

    @Hmida écrit “Mazis ce n’edst pas en travaillant pour une quelconque université américaine que tu feras avancer la re”cherche scientifique dans ton pays!”

    Mais il fait avancer la recherche scientifique de l’Humanité. Il a l’opportunité de faire avancer La Science avec un grand S. Ce qu’il ne pourra pas faire au Maroc.

    Mon expérience personnelle montre que les marocains qualifiés qui s’expatrient le font pour vivre dans un environnement qui les respecte en tant qu’individus. La richesse matérielle n’est que subsidiaire.

    La preuve en est que les marocains qualifiés ne considèrent pas s’expatrier en Arabie Saoudite même si l’argent n’y manque pas. Ils préfèrent rejoindre l’Europe, l’Amérique du Nord ou l’Australie. La majorité des saoudiens et saoudiennes qui ont fait des études poussées veulent quitter leurs pays.

    Un sondage récent publié sur bladi.net montre que 62% des jeunes marocains veulent quitter le pays pour étudier et vivre ailleurs une fois le bac en poche. Les festivals sont d’autant plus intéressant dans les états de droit.

  18. Le Penseur says:

    La recherche scientifique c’est bien et ça occupe, mais le pays a des choses plus urgentes à financer plutôt que de faire plaisir à des chercheurs sympas qui passeraient leurs temps à compter les pates des insectes.

  19. moulay says:

    Ces festivals sont le choix de certains conseillers qui voient de leur organisation donner une certaine modernité au royaume cherifien, ce choix échappe même aux parlementaires, dont certains ont osé apporter leur critique à ce gaspillage.

    Mais au royaume qu’on se veut moderne on ne compte pas, aussi acheter l’amitié des artistes des 4 coins du monde ça n’a pas de prix.

    Reste la question, est ce que les marocains aiment ou pas ces festivals, la réponse se trouve du côté du nombre de spectateurs et du type du spectateurs, des enfants et des femmes au lieu d’aller dans des jardins ou sur les côtes, le jour du festival, ça change d’aller dans la foule et même avec une tribune avec des haut parleurs et des CD de musiques de n’importe quel musique on verra ces marocaines et ces marocains danser et même se déchaîner ?

    Pour la musique sacrée du festival fes, qualifié ici de très sérieux, ” oh le maroc ce cher pays”, disait BHL l’invité perpétuel de ce festival….donc y a qu’à voir à qui ce festival est réservé : et bien c’est pour la smala française, ils sont des milliers à s’autoproclamer les amis du maroc, plutôt les amis des tagines marocains, pendant ces festivals, les autorités marocaines ont du mal à gérer les invitations les suites et les billets de première classe entre Paris et Fes…il faut satisfaire en la smala française amie du royaume.

    C’est juste pour dire que les festivals ne sont pas uniquement organisés pour les marocains, y a aussi une part pour “les copains français” et il y auront davantage à leur goûts, comme dernièrement à el jadida ou un festival de la magie leur a été organisé et n’en parlons pas de ceux de marrakech.

  20. hmida says:

    @ khabir annoujoum

    Ta brillante démonstration m’a fait pleurer d’émotion devant les sacrifices des chercheurs marocains qui s’expatrient juste pour faire avancer la science et qui n’ont pas de buts fincanciers! Non, mais franchement, tu nous prends pour pour des imbéciles?

    @ moulay

    On reconnait dans ta prose ce côté exs-colonisé pas tout à fait dégégé de ses liens avec la France : les petits copains français sont les bienvenus dans nos festivals, mais ces manifestations sont d’abord organisés pour les “ka7l arass” ou les wlad el bled si tu préfères, ou simplement pour les marocains et marocaines! Ton discours est usé et sans fondement sérieux!

  21. De passage says:

    @Hmida, je vais vous raconter du monde universitaire marocain que vous connaissez certainement pas, et que je connais à travers mes “potes” profs.
    Les commissions pour sélectionner les dossiers de candiadature (et cela est confirmé par plus d’une source) ne se base sur les compétences d’un candidat mais sur les personnalités universitaires ou autres qui appuient sa candidature. Pire, on choisit (je vous le promets) des incompétents pour la simple raison qu’ils ne présentent aucun danger potentiel pour les profs “bien établi”. Devenir, Président d’université ou doyen de faculté est plus un projet politique qu’une consécration scientifique.
    Le doyen d’une faculté à Georgetown university avait à peine 24 ans à sa nomination.
    Inimaginable au Maroc même si vous êtes génie!

    Je vous rassure que c’est peu ou prou la même situation en France. A l’époque o¸u j’y étais, une prof (membre du conseil national des universités) nous a confié que ce ne sont pas forcément les meilleurs qui deviennet profs. Mais, il faut avoir un “bon piston”. Ca n’est pas généralisé certes mais c’est une situation fréquente.

    Faire la recherche au Maroc est presque impossible car ni l’état , ni le privé ne s’intéressent aux R&D. le budget alloé à la recherche est insignifant c’est pourquoi nombre de profs font dans le commerce ou enseigent dans le privé, etc.

    Dans certains, faudrait dépasser l’émotivité et faire fonctionner sa rationalité !

    Et pour votre gouverne, dans les cercles où je vit, je ne tolère aucune critique envers mon cher pays !
    Et pour faire dans la symbolique, quand je franchit les frontières marocaines, j’enlève le beret et je mets le tarbouche ! c’est une image qui vous dévoile le fonds de ma pensée!
    Je suis marocain au Maroc, et je suis “d’origine marocaine” ailleurs !

  22. hmida says:

    @ De passage

    Je me permets de te tutoyer, n’y vois aucun manque de respect, juste une habitude de bloggueur…

    Le monde de l’enseignement supérieur au Maroc, je le connais assez pour ne pas l’avoir dans une estime très grande! J’ai même écrit un billet à ce sujet que je te demanderais de lire :

    http://www.citoyenhmida.org/un.....-ce-titre/

    Des enseignants-chercheurs comme celui dont je fais état dans mon billet, on en trouve dans toutes les facultés et toutes les grandes écoles : crois-tu que ce soit la faute d’une politique publique que d’”avoir un tel comportement?

    En ce qui concerne tes exemples, il s’agit d’universités privées et le choix des doyens est avant tout un choix de management : le doyen doit avant tout savoir chercher les financement! Comme pour les directeurs d’hôpitaux!

    Par ailleurs, on dit que l’habit ne fait pas le moine! Le tarbouch ne fait pas le marocain, ni ici ni à l’étranger!

  23. De passage says:

    Hmida, “Par ailleurs, on dit que l’habit ne fait pas le moine! Le tarbouch ne fait pas le marocain, ni ici ni à l’étranger!”

    Je veux pas insulter votre intelligence MAIS je vous ai dis que cette pharse est métaphorique !
    En d’autres mots quand je rentre au pays, ma perception de la réa;ité est purement marocaine. j’établis pas de comparaison. Je redeviens marocains même dans le plus pnsignifiant des détails !
    C’est amusant mais même dans mon quartier l’épicier du coin croit que je réside dans une autee ville au Maroc et s’étonne de mes absences prolongées!

    Deuxio, vous connaiassez mon cher Hmida tellement ce monde universitaire et vous vouliez que je m’y engouffre! Jusqu’à nouvel ordre, je ne suis pas maso, encore moins chauvin !

  24. hmida says:

    @ De passage

    Et tu crois qu’en “fuyant” outre-atlantique, on va pouvoir quelque chose pour la recherche scientifique dans ce pays!

    Je crois plutôt que c’est en restant sur place, en se battant, en publiant des articles, en militant, en FORMANT SÉRIEUSEMENT NOS ETUDIANTS, en oubliant un peu notre propre confort intellectuel et aussi notre confort tout court, bref en faisant ce que ce pays attend de nous, que l’on peut espérer avancer un peu!

    Pas beaucoup, juste avancer et surtout apprendre aux jeunes à avancer, à apprendre, à comprendre, à réfléchir, à avoir leur propre vision des choses!

    C’est difficile….

    Il est plus simple de demander un visa, de partir loin et de se dire : “li tla yet leh…..”!

    Certains poussent même le bouchon jusqu’à dire que le Maroc est arrivé au fond des pires des gouffres les plus profonds, en oubliant qu’en quittant le navire en détresse, ils ne font pas preuve de courage mais de l’égoïsme le plus méprisable!

    Je ne te vise pas en particulier, je ne te connais pas mais reconnais avec-moi que je ne suis pas loin de la vérité!

    Nous nous égarons, nous sommes loin des festivals ….

    Beaucoup de nos compatriotes ont cette conception des choses : pas moi!

  25. moulay says:

    @hmida

    Je ne sais pas si les festivals et concerts sont organisés aux marocains ou d’abord aux poches des artistes ( le cachet pour une heure ou deux de production varie de 100 mille à 600 mille euros plus la prise en charge des frais de séjour et de voyage, les consulats et ambassades cherifiennes ont pour ordres de chercher les artistes au lieu de s’occuper correctement de la diaspora… ) et ces marocains qui viennent s’amasser autour de ces festivals n’ont jamais réclamé qu’on leur organise ces festivals, ils savent bien qu’avec ou sans festivals cela ne changera rien à leurs quotidiens,

    les artistes sont payés de la caisse des devises ( Exportation + revenus RME + Tourisme ) dont la balance est dans le rouge par les importations, et le bon montage financier est d’utiliser ces euros d’une manière responsable et réfléchie

    Quand aux copains français, inutile de répéter: ils sont les bienvenus, on leur dit ça systématiquement à chaque atterrissage au royaume tout en s’inclinant, tout le monde sait que l’hospitalité marocaine est très généreuse, hospitalité qui ne s’arrête pas au salon mais qui va même jusqu’à la chambre à coucher marocaine, une spécificité marocaine, bien connue chez eux et chez les autres pour faire du maroc une première destination, d’ailleurs ces festivals sont là pour encourager ce type d’hospitalité.

    Ce que tu oublies dans ton hospitalité aux français chez toi, c’est que chez ces eux fort probable tu n’es pas le bienvenu, comme des millions de marocains, et jamais la france n’organisera pas de festivals à ton élite marocaine, ni les inviter à quoi que ce soit, comme on le fait dans l’autre sens, sauf dans de rares occasions et parmi la masse de leurs marionnettes des ex-colonies.

  26. hmida says:

    @ moulay

    Mon pauvre ami, crois-tu que le festival de la aita soit organisé pour “tes” copains français? Ou que celui du raï leur soit destinés? Les festivals destinés aux nationaux constituent la majorité des manifestations! Certains s’ouvrent aux étrangers, bien entendu!

    Durant Mawazine – et j’ai assisté à bcp de concerts contrairement à toi, j’ai l’impression – je n’ai pas vu beaucoup de “tes” copains français? Il y avait essentiellement des compatriotes, tiens justement lors du concert de ELTON JOHN : beaucoup de marocains dépassant la cinquante, ou lors de celui de MIKA avec beaucoup beaucoup de jeunes venus de tous les coins de la capitale!

    P.S. : rassure-toi, ce n’est pas les ambassades et les consulats qui ont pour mission de démarcher les artistes étrangers! ILS EN SONT INCAPABLES : ils ne sont pas fichus de faire correctement leur travail alors le prospect des artistes……

  27. OujdiFilRourba says:

    « Mon pauvre ami, crois-tu que le festival de la aita soit organisé pour “tes” copains français ? Ou que celui du raï leur soit destinés ? »

    La fille de son père était à l’honneur à la 4e édition du Festival International du Raï à Oujda 22/07/2010 : Martine Aubry a passé 3 jours à Oujda pour ouvrir le festival international du RAI !

    http://www.oujdacity.net/regio.....12-fr.html

  28. De passage says:

    Je respecte votre point de vue nationaliste (nous somme pas loin du chauvinisme). Mais, il faut pas réduire la question de l’immigration à une forme de fuite. Sur le plan économique est une source sûre, stable et pérenne de devises pour notre pays dont la monnaie ne vaut pas un sou à l’extérieur.
    L’immigration est une source de richesses culturelles et professionnelles pour le pays.
    Je vous comprends si les RME se détournent de leur pays ce qui n’est pas le cas !
    Dans le cas de la recherche, la question est beaucoup plus complexe. Pour faire simple : Pour rédiger un article dans une discipline donné, on doit avoir accès aux écrits les plus récents ! il y a pour cela des moteurs de recherche inaccessibles (financièrement) aux chercheurs indépendants, et même aux budgets des universités marocaines.
    Même les univ. en France sont dépassés !
    Comment voulez-vous rédiger des articles dans des universités sans accès aux ressources les plus récentes ?

  29. hmida says:

    @ OujdifilRourba

    Tu oublies de signaler que Mme Martine Aubry – qui a dépassé l’âge de n’être que la fille à son père – est maire de Lille et que Lille est jumelée avec Oujda et que ce jumelage crée de nombreux liens économiques et culturels entree les deux villes!

    http://www.bladi.net/oujda-et-.....rable.html

    Il ne faut pas être de mauvaise foi dans ce que l’on avance!

    @ De passage

    J’espère que la recherche scientifique ne consite pas simplement à rédiger des articles “pompés” sur d’autres articles déjà en ligne : le “copier-coller” finit par reproduire les mêmes choses!

    Autre remarque : les travaileurs à l’étranger n’ont jamais constitué une force de développement durable dans aucun pays! Un appoint, certainement! Mais pas une force d’entrainement! La dynamique de développement ne peut venir que l’intérieur du sytème social !

  30. De passage says:

    Hmida, vous faites montre d’une totale ignorance du sujet et vous persistez à palabrer!
    je vous explique et vous aurez au moins appris quelque chose !

    Quand on rédige un texte scientifique et qu’on le soumet à publication. un comité de lecture scientifique constitué d’éminents chercheurs passe au peigne fin l’article ! s’il y a plagiat ou non citation de sources vous perdez votre crédibilité, voire votre place parmi la communauté des chercheurs !
    chaque chercheur travaille dans le cadre d’un labo (pour les scientifiques) et groupe de recherche (dans le cadre des sciences humaines), ces deux groupes sont les premiers “juges” pour toute publication qui engage aussi leur crédibilité!
    Ne mélangez article scientifique avec article publié dans la vie économique !

    Quant au dvpt durable, un concept à la mode et qui va disparaître de sitôt, les RME sont une source de fgonds pour le pays, sources de compétences, sources d’investissment importantes!
    ne répétez pas ce que vous dit c’est ridicule !

    Ou alors les RME (qui rapportent une manne de devises au pays) partcici^pent moins au dvt du pays que les festivals 9une source de sûre de sortie de devises du pays).

    pour faire marocain : FLOUSS LBEN TI DIHOM ZA/TOUTT !
    Compris où je vous fait un dessin !

  31. De passage says:

    Hmida, vous dites qu’Aubry est maire de Lille etc ! bravo !
    Que dire de l’édidtion précèdente avec Ségolène Royal ?
    Poitou et ouajda sont aussi jumelés !?!

  32. hmida says:

    @ de passage

    Et voilà, le marocain instruit qui vit à l’étranger qui veut faire la leçon au pauvre 3aroubi resté au bled!

    Sauf que moi au moins, je suis au pays, j’essaie de faire ce que je peux pour le faire bouger! Je n’ai jamais mes compétences – qui sont importantes crois-moi – au service d’un pays étranger!

    En tous cas, le Maroc n’attendra pas que des marocains qui l’ont abandonné, pour se développer!

    Quant à la richesse née de nos RME, elle consiste avant tout à faire flamber l’immobilier!

  33. hmida says:

    @ de passage

    As-tu jamais mis un seul dirham dans un quelconque festival? As-tu jamais payé le moindre ticket pour assister à n’importe quel spectacle dans ce que tu appelles “ton” pays? Pourtant, je suis sûr que pour voir un co ncert d’un quelconque John Smith qui a dû “t7ek jnabek” (pour faire marocain et avec le sourire en prime!

  34. Le Penseur says:

    @De passage

    Chaque pays a ses ressources naturelles. Pour le Maroc, les MRE constituent effectivement une ressource naturelle non négligeable en terme de revenus pour le pays. Il revient à tous les habitants du Maroc d’en prendre soin, comme nous le faisons d’ailleurs pour la faune et la flore, ainsi que pour l’exploitation des ressources minières.

  35. De passage says:

    Hmida,
    “Et voilà, le marocain instruit qui vit à l’étranger qui veut faire la leçon au pauvre 3aroubi resté au bled!”

    Non mon cher Hmida, c’est un échange entre deux marocains instruits.
    si cette conception était mienne, je ne visiterai pas votre blog ! Il se trouve que je suis en désaccord avec vous, ce qui est légitime !
    Pour vous rassurer les donneurs de lecons sont les premiers qui doivent d’abord apprendre un peu plus !

    Mes respects mon cher compatriote !

  36. De passage says:

    Pour ton 2e com, mes préfèrences musicales vont `al chanson marocaine. Je suis un fan (j’aime pas le mot) de Si abdelhadi Belkhayat. Un chanteur qui force le respect sur scène et dans la vie !

  37. boufikr says:

    Le s discutions sont démarrés sur l’utilité des festivals au Maroc .et le nombre qui augmente de plus en plus et nous sommes arrivés à discutés la valeur ajouté qu’apporte un immigré .
    c’est vrai que nous devons s’intéresser à notre culture et à tous les arts que ce soit la chansons ,les films , ect……
    Mais on doit toujours être conscient de ce que nous apporte un festivals devons l’énorme sommes dépensés vu que nous sommes un pays pauvre ou la majorité des citoyens est au dessous du seuil du pauvreté.

  38. Le Penseur says:

    @boufikr

    Oui, nous sommes pauvres, mais grâce à l’argent des immigrés nous puvons nous payer autant de festivals qu’on veut.

  39. De passage says:

    Et pour Si Belkhayat, j’ai même lu qu’il a été très mal traité lors de Mawazine alors que de minables chanteurs, comme ce gamin égyptien qui en a fait une blague !
    Qu’en pensez-vous ?

    Nul n’est prophète dans son pays !

    Boufikr, votre position était la mienne avant que la discussion ne dérape.

  40. Le Penseur says:

    Que vient faire le ministre des sports dans la discussion ?

  41. hmida says:

    @ De passage

    Le fait est que pour Si Abdelhadi Belkhayat (un de mes chanteurs préférés, toutes catégories confondues) a été victime d’un manque d’organisation regrettable : à la fin de son concert – qui fut un triomphe comme toujours – la voiture qui devait le ramener à son hotel n’était pas au rendez-vous!

    Ce sont des choses qui arrivent malheureusement!

    Si Belkhayat n’a pas été “maltraité” et l’incident n’a eu aucune suite!

    Pour ce qui est de nos échanges, je regrette le ton qu’ils ont pris mais je n’apprécie pas qu’on me dise : “vous faites montre d’une totale ignorance du sujet et vous persistez à palabrer!
    je vous explique et vous aurez au moins appris quelque chose”. Reconnais que l’élégance n’est pas très visible dans ta démarche, ni le respect!

    D’autres ont essayé cette méthode sur ce blog et ont fini par comprendre que si j’aime débattre, je n’apprécie pas ceux qui croient détenir la vérité, quelque ils soient et quelque soit cette vérité!

  42. De passage says:

    Sans toucher au fond, j’enlève ces deux expressions qui sont je le reconnais de trop !

    Mes respects !

  43. hmida says:

    @ de passage

    Dont acte!

    Et à un prochain échange, ausi riche et aussi intense!

    Tu seras tjs le bienvenu ici!

  44. boufikr says:

    @penseur
    Je crois qu’il y’a tellement de choses à faire avec l’argent des immigrés.
    Les festivals nous apporte rien de matériel ou de moral ce n’est qu’attroupé un nombre élevé de personne ce qui finit la plupart du cas par des victimes.
    Pourquoi on ne pense pas au cinéma et au théâtre qui apporte beaucoup à l’esprit et à la culture.

  45. Le Penseur says:

    @boufikr

    Comme vous, je crois aussi qu’il y’a tellement de choses à faire avec l’argent des immigrés.
    Avant de passer au cinéma et au théâtre, il faudra peut être voir avec notre ami de passage, il a certainement des idées à passer, et puisque de toute façon c’est quelque part de son argent qu’il s’agit.
    N’oubliez pas de le saluer au passage.
    Passez une bonne journée.

  46. georges says:

    Les jeunes chercheurs marocain(e)s qui émigrent le font surtout pour les libertés qu’ils trouvent ailleurs. Comme celle de manger quand ils veulent et dans l’endroit qu’ils veulent. Celle de pouvoir prendre une chambre d’hôtel et de s’épanouir sexuellement. Celle de pouvoir dire ce qu’ils pensent sans se faire agresser. L’argent n’est pas tout dans la vie! Les festivals au Maroc permettent à la population locale frustrée de se défouler un peu. C’est ce que je remarque en tout cas.

    Bonne continuation.

  47. hmida says:

    @ Georges

    Tu as une piètre idée des jeunes chercheurs marocain(e)s qui émigreraient pour la liberté de MANGER QUAND ILS VEULENT ou encoure de S’ÉPANOUIR SEXUELLEMENT …

    Ces gens-là, bien que je sois pas d’accord avec leur abandon du pays natal, ont d’autres pulsions et motivations (entre autres intellectuelles) qu’animales (manger et baiser)!

    Je crois lire la prose d’un copain d’un certain Jean-Marie, tu connais, celui qui ne voit que la moitié du monde?

  48. aïsha q. says:

    Et les Georges qui émigrent vers le Maroc, c’est pourquoi faire au fait?
    Tiens, pourquoi un Arabe et un Black qui s’installe en France est un émigré mais un Français qui s’installe ailleurs est un expatrié??? Honte de se faire appeler immigré?

  49. georges says:

    Bien entendu que ces jeunes ont d’autres pulsions et motivations. Je pense cependant que le volet des libertés limitées au Maroc n’est pas négligeable dans le processus décisionnel des Marocains qui décident d’émigrer.

    En parlant de Jean-Maries, votre chauvinisme est effarant. Vous demandez aux personnes de sacrifier des besoins primaires au nom de concepts nationalistes abstraits. La pyramide de Maslow, vous connaissez?

    N’est ce pas le pays natal qui abandonne sa population en punissant l’amour non-matrimonial et les non-jeûneurs. Je vous garantis que tout les homosexuels du pays sentent que c’est le pays qui les abandonne.

    Vos attentes ne sont pas raisonnables. Exigez des jeunes d’être intègres, travailleurs et disciplinés. Pas des sacrifices sur la nutrition ou la sexualité. C’est improductif et presque sadique.

  50. nadrum says:

    Bonsoir,

    @Hmida, ne le prenez pas mal, mais d’après vos commentaires vous n’êtes absolument pas au fait ni de l’état de la recherche scientifique au maroc ni en général de l’état de nos facultés.
    Je vis au Maroc, j’ai étudié depuis le primaire dans l’école marocaine, je suis passé par la faculté et par une grande école d’ingénieur à Rabat, j’ai fais partie d’une équipe de recherche pendant 5 ans et je peux vous assurer que ce que dis “De passage” est tout-à-fait véridique.
    Il n’y a pas de nationalisme qui vaille dans ce genre de choses pour dire qu’il faut rester et former les étudiants et ce genre de baratins, dans les facultés c’est le despotisme, l’anarchie et le communautarisme dans la direction & je peux même vous fournir en privé des noms des facultés à Fès (FST, dhar lmehraz) à l’université mohammed V et même une école d’ingénieur de renom à Rabat.
    Les budgets de la recherche scientifique sont alloués à l’achat d’ordinateurs chaque année de peur de perdre le budget. Les membres de mon ancienne équipe de recherche payaient de leur poche les déplacements même à l’étranger, leurs noms repoussés en fin de liste dans les articles de recherche (cela m’est arrivé aussi), parfois élagués pour que les profs encadrants puissent monter en grade.
    Au sujet de la rédaction d’articles de recherche, ce que vous dis “De passage” au sujet de l’accès aux ressources documentaires pour la construction d’un état de l’art préalable à tout travail de rcherche est tout aussi vrai !! Pour ma part j’ai du solliciter une cousine vivant en france pour me payer des articles et continuer mon travail.
    Et puis vous frolez le ridicule en parlant de copier/coller dans les travaux de recherche. Ceci est peut-être valable dans les minables conférences ayant eu lieu au Maroc sans comité de lecture mais je tiens à porter à votre attention que des articles de recherche marocains sont acceptés dans de grandes conférences à l’étranger et là il n’y a pas de place pour du copier/coller car on est en face à des experts dans les domaines dans lesquels on publie en comité de lecture et l’état de l’art du domaine n’a en général aucun secret pour eux.
    Ne parlons pas de l’exploitation des étudiants pour de basses besognes. Pour ma part j’ai rédigé deux mémoires de recherche, le premier m’ayant été “volé” par une soit-disant collègue de recherche qui était pour mon plus grand malheur la supérieure hiérarchique de la femme de mon encadrant.
    J’avais des collègues à qui ont avait littéralement demandé de plier bagage s’ils ne faisaient pas telle ou telle chose. Ne parlons pas des petites bourses jamais payées, 1600dh par mois pendant 6 mois, je n’ai touché que la moitié après 8 mois … Certains au lieu de mener leurs travaux de recherche, assurent des cours en lieu et place des profs, d’autres tapent des documents complets w zid w zid.
    Ce que je vous ai raconté, ce sont les péripéties que vivent la quasi-majorité des gens qui font de la recherche scientifique au Maroc. J’ai eu l’occasion de fraterniser avec certains durant une deux conférences, et je peux vous assurer qu’ayant été dans une école d’ingénieurs de renom, dans les “petites” universités c’est encore pire.
    Certain collègues que j’ai connu au labo ont préféré s’expatrier en Canada, en Suisse ou en France. Je suis en train de faire de même et je suis sur le départ pour le Canada.
    Encore une fois, ne le prenez pas mal, mais vous n’êtes pas au fait de ce qui se passe rééllement en matière de recherche scientifique au Maroc, et le désir d’aller ailleur est tout-à-fait justifié nom pas comme le prétend “georges” mais plutôt pour des motivations d’ordre intellectuel.

    Cordialement,