AVEC SARKO OU CONTRE SEGO?
Hier, Dominique Strauss-Kahn tirait une tête d’enterrement quand il a remis la fameuse clé USB à Ségolène Royal….On sentait que le pauvre garçon souffrait le martyre, comme un élève puni qui remet à son prof un pensum …Aucun sourire, aucun signe de sympathie ni d’amitié, encore moins de complicité….S’il avait trouvé quelque chose de plus « petit » qu’une clé USB, pour réduire encore d’avantage la forme de son appui à la candidate de son camp, il l’aurait sûrement choisi.
Quelle différence avec l’enthousiasme, l’entrain et le punch avec lequel les élites intellectulles, de la droite et d’ailleurs, ont rejoint Nicolas Sarkozy. Même l’ombrageuse Michèle Alliot-Marie est devenue lyrique dans son attachement au petit Nicolas !
Mais le comble c’est la position de ceux qui prétendent faire partie de l’élite intellectuelle française !
Dans le désordre, je cite Marc Weitzman dont j’ai été dans l’incapacité de trouver une trace de se pourrait jusitifier sa qualité d’intellectuel. Si vous pouviez m’aider…..
Puis André Gluksman, plus bushiste que jamais, plus obtus qu’auparavant mais qui ne démord pas de son soutien au candidat UMP, sans d’ailleurs fournir de raisons idéologiques …Non, il le soutient comme il a soutenu Bush…
Pascal Brukner quant à lui se rallie à “la politique du coeur de Sarkozy”. Après tout, pourquoi pas ?
Alain Finkielkraut soutient mordicus qu’il faut « rompre avec l’idée stupide que la patrie de l’intellectuel est la gauche » et qu’il lui parait «impossible de soutenir Ségolène Royal.»
Mais, mais pourquoi donc la démolit-elle systématiquement et épargne-t-il les propositions de Sarkozy.
Je me souviens que Henri Guaino avait été le créateur de la fameuse formule « la fracture sociale » qui avait fait élire Jacques Chirac en 1995. Ce brillant « nègre » actuellement prête sa plume – avec un succès plus que honorable – au candidat de l’UMP. Trahison ou pragmatisme ?
Je passe sur les soutiens apportés par ceux que les médias s’efforcent de qualifier d’intellectuels parce qu’ils pataugent vaguement dans le monde artistique – comme Doc Génico, Michel Sardou, Johnny Hallyday, Faudel et Steevy Boulay, pour ne pas mélanger les serviettes avec les serpillières. Même le sage Enrico Macias vient de se précipiter dans les bras du bouillant Sorkozy, c’est dire….
Du coté des gens de gauche ou prétendus de gauche, les ralliements à Sarkozy sont aussi incompréhensibles que nombreux.
Je ne comprends pas Max Gallo ! Nourri du lait socialiste, il se veut ardent défenseur du fils d’immigré hongrois. Peut-être que le corporatisme génital a joué, là où l’intelligence n’a pas sa place.
Roger Hanin, fervent partisan de la gauche, beau-frère de François Mitterrand et militant communiste, a déclaré qu’il ne voterait pas Ségolène au second tour, mais Sarkozy!
Bernard-Henri Lévy juge qu’il est “beaucoup trop tôt” pour se prononcer. “Il faudra être très attentif au discours programmatique” que prononcera Ségolène Royal le 11 février.
Le sociologue Michel Wieviorka, proche de la famille socialiste, a déclaré à l’AFP qu’il attendait lui aussi le 11 février.
Olivier Mongin, directeur de la revue réformiste Esprit, confie à l’AFP son “inquiétude” car les grandes questions comme la mondialisation ne sont pas évoquées dans cette campagne
Philippe Val, le directeur de Charlie Hebdo a déclaré àl’AFP que “Le rôle des intellectuels, c’est d’analyser les discours, par forcément d’adhérer”. Il a cependant précisé qu’il voterait Ségolène Royal, « avec plus ou moins d’enthousiasme ».
A mo avis, Ségolène Royal ferait bien de méditer cette prière pleine de bon sens populaire : « Mon Dieu, protégez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge » !
