Délicieux moment de lecture que « Le petit Nicolas à l’Elysée ».
On y retrouve les élèves d’une école très française.
Mais des élèves particuliers. Tellement particuliers qu’ils semblent être les clones des ténors de la politique française. Des élèves que nous avions déjà connus dans « Le petit Nicolas, Ségolène et les copains » en pleine campagne présidentielle en 2007.
Les auteurs qui se cachent derrière leur transparent pseudonyme ont réalisé l’exploit de faire parler et réagir les élèves de cette école comme les femmes et hommes politiques qui hantent les allées du pouvoir dans
Pour ne pas briser le charme pour ceux qui voudraient découvrir ce petit bijou d’humour, je ne citerai que deux rapides passages très révélateurs à propos d’une partie de ballon prisonnier organisée dans la cour de l’école :
« Nicolas a désigné son équipe. Il a pris Jean-Louis (de toute évidence Boorlo). Jean-louis, il adit qu’il fallait d’abord qu’on se mette d’accord sur la tactique, mais Nicolas lui a dit que s’il préférait rester sur la touche, il n’avait qu’à continuer à discuter. Jean louis n’a pas insisté parce qu’il ne voulait pas se retrouver remplaçant ».
Nos compères Gospé et Sempinny (anagramme de Jean-Jacques SEMPE et René GOSCINNY) viennent de réitérer leur coup en lançant sur le marché un « Nicolas a de petits ennuis » qui semble devoir être de la même veine.
La lecture de ce genre d’ouvrage m’amène à me poser si cette littérature est-elle envisageable chez nous ?
En principe, rien ne devrait s’y opposer.
Du point de vue du droit, un livre comme l’un de ceux écrits par Gospé et Sempinny ne devrait pas trouver matière à « mordre » même de la part du procureur le plus zélé. Aucun nom propre n’est cité, aucune fonction officielle n’est mise en cause ! Juste des enfants qui vivent, qui parlent, qui jouent, qui se disputent. Juste des enfants.
Si jamais ce genre de livre était interdit par un tribunal plus servile que juste, la relève serait immédiatement prise par INTERNET et nos juges seraient encore une fois faits comme gros Jean.
La difficulté est bien plus d’ordre politique et social.
Connaissons-nous assez nos hommes et nos femmes politiques pour pouvoir en parler ? Et en parler avec humour, sans blesser, sans mentir, sans diffamer ?
Nos hommes et nos femmes politiques ont-ils une personnalité assez épaisse et une vie assez remplie pour donner lieu à ce genre d’exercice ?
Les questions de ce genre n’étant près d’avoir une réponse, contentons de rêver en feuilletant les pastiches concoctés par les autres. Et d’en sourire….et d’en rire même parfois de bon coeur.

Fais un tour chez Bakchich.info, tu seras certainement très ravi et comblé de voir comment ton idôle le Roi est dépeint!!
Et puis, ton franco-centrisme est assez retrograde, et donne à penser que tu es encore parmi les derniers à souffrir du complexe du colonisé. Il faudrais que tu saches qu’il existe des mondes autres que ton monde politique français si commun (voire minable), des journaux autres que Marianne, etc..
Cet exercice est impensable chez nous. C’est tout simplement tabou. Et ça en dit long sur les mentalités de tout le pays…
Pourquoi impensable? Si je dessine à titre d’exemple, la ministre de la culture entrain de passer le relais à Abderraouf, tu crois qu’on me réouvrira les portes de Tazmamart? Je pense personnellement qu’il faut laisser le Roi de côté et mettre tous les politiques à la sauce des guignols!
Tout à fait d’accord avec Aïcha .
Je reconnais que certains journaux locaux (style Canard libéré) caricaturent les hommes politiques (ministres, parlementaires..) sans problème.
@ Fan de…de retour
Je reconnais que Bakchcih.info n’est pas ma lecture préférée et que je trouve ses carricatures du roi d’un mauvais gout qui n’apporte rien au débat.
@ tous
Cet exercice n’est pas imensable comme le souligne aicha et ali baba mais je crois que ce qui manque c’est le “savoir faire” d’une part et d”‘autre part le manque de “matière première” qui pourrait stimuiler l’inspirtion.
Ce n’est pas la matière première qui manque, c’est surtout le manque d’audace et de savoir-faire. Sur l’avant dernière page d’El-Massae, un caricaturiste-maison s’amuse comme un fou, mais j’avoue que ça manque souvent de saveur.
La caricature est la cerise sur le gâteau politique, encore que le gâteau n’est pas toujours bon à consommer ni la cerise toujours mure pour décorer!