Avant d’évoquer cet ouvrage, il convient d’emblée de rendre un hommage particulier à l’esprit d’entreprise de Mouna HACHIM qui a décidé de s’autoéditer pour, je suppose, ne pas passer par les fourches caudines des maisons d’édition ! Cette décision mérite d’être signalée et pourquoi pas applaudie !

dsc06939

Le « dictionnaire », comme le précise l’auteur dans son introduction, avec honnêteté et sans prétention, demeure « un livre sur les noms de familles et non pas sur les familles ».

Ainsi, nous y puiserons un certain nombre de renseignements sur les cinq cent noms de famille marocains « appartenant à différentes zones géographiques du royaume, des plus citadines au plus ancrées dans leur ruralité, dans leur double composante arabe et berbère ».

Mouna Hachim aurait pu et dû écrire « dans leur multiple composante arabe, berbère, africaine, musulmane, juive et andalouse ».

S’agissant d’un véritable dictionnaire dans sa présentation alphabétique, la lecture de cet opus ne saurait s’inscrire dans l’exhaustivité ni dans la linéarité.

Elle ne peut s’entreprendre que compte tenu des l’intérêt que l’on porte à tel ou tel aspect relatifs aux patronymes retenus, comme leur résonance, la fréquence de leur usage, leur étymologie, leur univers historique, géographique, social, culturel.

Étant particulièrement friand d’histoire de l’Andalousie arabe et du judaïsme marocain, j’ai essayé de retrouver les noms qui se rattachent à ces centres d’intérêt. Je ne fus pas déçu.

Rappeler que certains noms de juifs à travers le monde sont d’origine marocaine, et le plus souvent d’origine berbère, n’est pas sans intérêt dans le contexte actuel. De « Darmon » à « Serfaty », de « Touati » à « Corcos », de « Zagury » à « Aflalou ».

Relier certains noms de famille marocains à l’Andalousie arabe est également un exercice plein d’enseignement et aussi de nostalgie.

De « Balafrej » à « Ronda », de « Mouline » à « Fenjiro », de « Bargach » à « Torres » ou de « Fennich » à « Zniber ».

Bien d’autres approches de cet ouvrage – différentes selon chaque lecteur – sont possibles et sûrement aussi instructives.

Pour les sceptiques, et ils ne manqueront pas face à ce travail, Mouna HACHIM fournit à la fin de son ouvrage une bibliographie fouillée, en arabe et en français, doublement référencée : d’abord relativement à chaque nom retenu et ensuite par ordre alphabétique avec toutes les indications utiles.

Un ouvrage que je crois utile à avoir dans sa bibliothèque et à consulter au gré de son humeur du moment.

Dictionnaire des noms de famille du Maroc
de Mouna HACHIM
en auto-édition (2007) – Deuxième édition (DH 230).

81 Comments on LES PATRONYMES MAROCAINS ONT LEUR DICTIONNAIRE

  1. Aïsha Q. says:

    Il y est au moins, ton patronyme?

  2. Excellente info…
    Mais je doute que “Leaurees” y soit ^^ …
    Je vais me le procurer tout de même !

    Encore merci pour l’info

    Bien à toi
    al.

  3. hmida says:

    @ Aicha Q.

    Si cela peut te faire plaisir, il y figure en effet …Mais l’auteur a une tendance à ramener un peu trop souvent ses axes de recherches vers les différentes lignées idrissides….

    Qu’il y ait eu des “interférences” entre berbères et arabes, c’est normal : socialement et historiquement le contraire aurait été impossible à éviter! Mais bon, il s’agit d’un livre sur les “noms” et non sur les “familles”!

    @ Archibald Leauraes

    Je ne sais comment on prononce “Leauraes”….mais je chercherais bien du coté de AROUSSI …avec comme variante EL AROUSSI….ou LAROUSSI …ou LAAROUSS….

    Après tout, le monde n’est qu’un village parait-il:::::::)))))))))))))

  4. Berrada says:

    et les Berrada ?? merci larbi

  5. Berrada says:

    je m’excuse, je voulais dire hmida :(

  6. Merci merci merci pour l’info.
    Ce genre de sujets m’intéresse énormément.

    Tiens, Azoulay vient du mot amazigh “azeroual” (nom de famille d’ailleurs) qui veut dire “quelqu’un qui a les yeux bleus”.
    Guessous vient de Jesus (prononcé en espagnol).

    Pas mal de noms de famille sont liés au métier d’un ancêtre du genre : Kettani, Skali, Taargi, Akherraz etc… Le nom de famille de ma mère fait partie de cette catégorie.

    Ca m’a tjrs amusé mais pas mal de noms de famille amazigh commencent par la lettre A.

    Quant au mien, je regrette que mon oncle ait changé celui que mon père avait choisi. Il était le premier à faire le livret de famille. Mon père a donc suivi alors qu’auparavant il signait avec un autre nom qui a plus d’histoire et surtout lié à sa région natale.

  7. Aïsha Q. says:

    Avec sa liste bibliographique et ses 5 ans de recherches, ça m’étonnerait qu’elle invente des lignées idrissides alors qu’elles ne figureraient nulle part. Il me semble aussi que le sous-titre est “Histoire et légendes”. Les prétentions chérifiennes font partie de ces légendes familiales longuement entretenues.

  8. hmida says:

    @ Berrada

    Je vois que tu es un fan de Larbi et je te comprends….

    Les Berrada y figurent aussi…Une des explication de ce patronyme est fort plaisante …Je te laisse le soin de la découvrir….

    @ Aicha Q.

    J’aime bien ta formulation alambiquée :” Les prétentions chérifiennes font partie de ces légendes familiales longuement entretenues.”

    Par ailleurs, j’avais relevé ces mots “Histoires et légendes”….J’ai pensé que l’auteur – en tant qu’autoéditeur – avait créé, sous ce label, sa propre collection..IL faudrait que je le lui demande!

    @ une marocaine

    A propos de famille qui change de patronyme pour cause d’état civil, si l’auteur du dictionnaire signale la famille affublée du nom de “Bezzez”, personnellement je connais une famille qui s’est retrouvée avec “Al Khoubz Skhoun” pour nom!

  9. Aïsha Q. says:

    C’est simple Hmida, tout le monde – ou presque ! se veut cherif dans ce pays. des dizaines de fables et légendes familiales sont entretenues, faisant l’objet de monographies et de livres divers à travers les siècles. Je pense qu’elle pouvait difficilement faire l’impasse sur ces éléments si elle ne veut pas se faire étriper par les tenant du “titre”!
    Sinon, dans l’intro, il me semble qu’elle insiste sur la part des légendes en tant que révélatrices de nos mentalités.

  10. hmida says:

    @ Aicha Q.

    Quand on entreprend un travail de cette envergure, je ne pense pas que l’on prenne en compte le fait de “ne pas vouloir se faire étriper par les tenants du titre”.

    Mais sait-on jamais?

  11. Aïsha Q. says:

    Tu aurait préférer qu’elle occulte des infos généalogiques qui existent dans des ouvrages disponibles dans les librairies et bibliothèques, alors qu’elle est censée faire un travail sur les patronymes?
    C’est en ce sens que je parle de se faire étriper. Il vaut mieux rapporter une info et se faire critiquer parce que l’info dérange que se faire critiquer parce qu’on a mal fait son travail, ou au pire, d’avoir été malhonnête intellectuellement.

  12. A. Khalloud says:

    @ Berrada,
    Rends-moi service stp, si jamais tu fais l’acquisition de ce livre (je ne peux moi-même car je vis à l’étranger) envoie-moi par mail ce qu’a été dit sur les Berrada. La réalité est que je suis amoureux d’une fille Berrada et l’on va se marier sous peu. Je veux tout savoir sur elle et sur ses origines. Merci de faire suivre à : lache_moi@sympatico.ca. Merci cher(e) Berrada.

  13. @ hmida,
    Trop fort lkhebeze skhoun :) ))))) Ca me rappelle l’histoire de celui à qui l’agent de l’état civil a demandé ce qu’il choisit, il lui répond “dire elli 3eta allah”. Et l’agent note “elli 3eta allh” Mohamed !!! :)

    @ Aisha Q.,
    En parlant de cette histoire de Chorfa, c’était pour moi un véritable casse-tête chinois jusqu’à mon adolescence. Une bonne partie des amazighs que je connais se disent descendants de prophète et au même temps amazighs. J’avais du mal à comprendre comment on peut être les deux à la fois.

  14. Aïsha Q. says:

    Marocaine, Il doit y avoir sûrement un peu de “Riht Chahma f’Chaqour”.
    Moi mon mystère est celui-là : Le Prophète n’a pas laissé de fils. Donc Tous les Chorfa descendent des filles du Prophète… Vive les femmes!

  15. @ Aisha Q says:

    ما ينتسب ءالى ءامرأة ءالا لقيط

  16. Ferrouje says:

    Bonsoir à tous

    C’est amusant comme “les noms de famille” interessent les marocains!!D’ailleurs, il est de coutume jusqu’à aujourd’hui, quand les parents, annoncent fièrement : “Ma fille (ou mon fils) va se marier” de s’entendre demander “ould men?” ou “bent men?”? C’est incroyable comme les gens mettent des étiquettes sur des noms!!!.
    Personellement, je m’en fous. Quand j’ai voulu me marier, je m’en foutais que la personne s’appelle “Soubbatt” ou “lgazzer”; il se trouve, par hasard, que la personne vers qui penchaient mes sentiments, à 18 ans, avait un très joli nom de famille!! le bonheur continue (hamdoullah) depuis 25 ans; mais ce n’est ni grace à son nom de famille ni grace au mien!!

    Le plus grave, c’est que votre nom de famille conditionne l’évolution de votre carrière : c’est ainsi que dans un des plus grands Ministères par exemple, il est étonnant de voir que 90 pour cents des Hauts Responsables portent des noms fassis!!! si, si je vous assure!! Entrez sur le site et allez sur l’organigramme et vous pouvez vérifier les noms des directeurs et directrices…. C’est éloquent!!!
    Ce n’est pas le seul d’ailleurs, dans d’autres Administrations également, il faut s’appeler TAZI, Benjelloune, Lahlou……pour être dans des postes de décision (vérifiez vous même sur les sites !!!).
    J’ai beaucoup de respect pour TOUS LES MAROCAINS, qu’ils s’appellent Khoubza, Lahlou ou Ben Fatna…..
    J’ai des racines fassies et je suis fier de “MA MAROCANITE” TOUT COURT!!. Quand on me demande de quelle “région du Maroc je suis”, je réponds “je suis du MAROC!!”, et mes interlocuteurs prennent souvent ça pour une insulte!!
    Je rêve d’un monde où seules les qualiés personnelles sont prises en compte et pas les noms de familles!!!
    Croyez vous que ce sera possible un jour? Croyez vous qu’un “Koumira”, un “Rouida” et un “Ferrouje”, auront leurs chances un jour? Oui, oui, ça peut arriver!!! mais il faut être SUPER SUPER SUPER BRILLANT!!!!!

  17. djaja bldiya says:

    C’est un peu vrai Farrouje, mais les choses commencent heureusement à changer. Mais toujours est-il que les fassis…. bref… Ne dit on pas que : “fassi walawe 3dassi” ? J’y crois fermement. :)

  18. Mr Tout le monde says:

    Aicha Q. : “Le Prophète n’a pas laissé de fils. Donc Tous les Chorfa descendent des filles du Prophète… Vive les femmes!”

    Le prophète n’a pas eu de descendance du côté masculin, c’est justement pour combattre cette idée de chorfa et d’un quelconque héritage.
    “Inna Akramakom inda allah atkakom.”

  19. Aïsha Q. says:

    Mr tout le monde, C’est le fond de la pensée. D’ailleurs, c’est avec ce verset que commence le livre.

  20. hmida says:

    @ une marocaine

    Très souvent, les tribus amazigh qui se déclarent “chorfas” sont – en mon humble avis – en fait des tribus plus exactement “amazihophones”, des tribus d’origine arabe – peut-être d’ascendance idrisside – qui se sont installées en pays amazigh et qui s’y sont intégrées..

    A cet égard, je te conseille la consultation de “HONNEUR ET BARAKA, Les structures sociales traditionnelles dans le Rif ” de Raymond Jamous que Mouna Hachim n’a pas manqué de signaler d’ailleurs dans sa bibliographie.

  21. Aïsha Q. says:

    Tu vois qu’ils sont partout les Idrissides Hmida!
    A mon humble avis, cette présence ancienne des Idrissides en terre amazighe prouve cette interpénétration culturelle ancestrale entre Arabes et berbères dans ce pays, de sorte que personne ne peut se dire à 100% arabe ou à 100% berbère

  22. hmida says:

    @ Aicha Q.

    Les arabes venus de lààààààà-baaaas ne sont pas tous descendants du prophète, ni mucho menos comme disent si bien les espagnols!

    Ils n’étaient pas tous idrissides…

    Par ailleurs, les références arabes auxquelles remonte Mouna HACHIM peuvent être sujet à caution (du moins de façon relative) : n’oublions pas que la plupart des historiens sont bien plus des hagiographes que de des scientifiques.

    Donc, pour un historien, établir une “idrissid’connection” entre telle famille roturière mais aisée et des origines idrissisides ou “chorfa” pouvait relever de calculs bassement matériels…

    Ce qui n’enlève rien au travail de recherche et de synthèse de l’auteur!

    Mais une lecture plus critique de ses sources auraient pu être au moins entamée. J’ai la nette impression que Mouna Hachim a pris pour argent comptant ce qu’elle a trouvé comme référence.

    Elle est peut-être plus portée sur les textes que sur la critique historique.

    J’espère qu’elle aura l’occasion de lire ces modestes critiques et qu’elle donnera sa version…

  23. Aïsha Q. says:

    La part de la légende est apparemment bien assumée par l’auteur depuis la page de couverture. Je pense que tout est dans la manière de présenter les choses, l’emploi du conditionnel, sans utiliser un ton d’historien péremptoire… C’est aussi un travail en soi que de livrer des légendes et mythes fondateurs.
    Idriss II a laissé 12 fils. C’était il y a 12 siècles. Chacun d’eux n’a pas été en reste. ça va vite, tu sais…
    Je pense que ces revendications chérifiennes livrées telles quelles sont en elles-mêmes un intéressant sujet d’étude. Pourquoi tout le monde se veut cherif, même en milieu berbère, qu’est ce que cela prouve??

  24. kalimate says:

    Je vois que le débat est bien animé. on sait tous que les patronymes , nous sont imposés par naissance, qu’on est-il des pseudonymes?
    verra-t-il le jour un jour un livre sur les pseudonymes marocains?
    au passage, al, il ya aussi possibilité de alraiss, un nom purement amazigh.
    hmida, ton blog est d’une richesse!
    sourire.

  25. hmida says:

    @ Aicha Q.

    L’histoire du Maroc est à écrire…Je dis bien écrire pas à “réécrire”.:

    Quand on se sera débarrassé de la part de légende – ou du moins que cette part sera reconnue comme telle et non pas comme “vérité historique” -

    Quand on aura écrit l’histoire des marocains et non pas celle des dynasties,

    Quand on se sera intéressé à ce que fut la façon de vivre des gens et non plus aux différentes batailles, conspirations et autres escarmouches qui ont émaillé notre histoire à l’instar de l’histoire de tous les peuples…

    Alors là, peut-être on y verra plus clair dans la formation de la nation marocaine!

    Et que être chérif n’aura plus l’aura qu’il a ou qu’il a eu ….

  26. Aïsha Q. says:

    Mais pourquoi nous priver de nos légendes, autant nous priver de notre âme?
    N’est-ce pas justement une autre manière d”écrire l’histoire que de dire comment les Marocains se nomment, quels étaient leurs métiers dont ils portent le nom, leurs tribus, leurs exils, leurs croyances….

  27. hmida says:

    @ kalimate

    Cet espace a la richesse que lui apportent les commentaires laissés par les visiteurs….

  28. Houcine says:

    Aicha!

    Je vous salue vous priant de me permettre mettre l´accent sur Schorafa – Scharif:

    Schorafa et Scharif, ils n´ont rien á voir avec l´habituel au Maghreb. Car Zaouïa est un temple qui a ses racines dans l´ancien testament et la tradition des juifs qui pensent être le peuple le plus préféré de leur dieu. Ils avaient imposé cette revendication aux peuples qui furent voisins de la Palestine, jusqu´à leur imposer l´impôt qu’il fallait verser à la maison de l´Eternel, sous menace de se faire avilir! Cette croyance est très rependue au Maghreb (au moins au Maroc de mon enfance).

    Pour autant, Schorafa – Schérif est un équivalent du racisme (supériorité – noblesse de sa race!). Puisque le Coran interdit l´esclavage et l´adoration des objets et des être vivants, Schorafa et Scherif sont un attentat contre le principe. Il reste á connaître la généalogie et l´intérêt de ces pieux Schérifs:

    1- ce sont des hébreux convertis à l´Islam,
    2- gardant leur tradition juive, ils s´imposent au dessus des moins considérés,

    Quand vous dénichez l´histoire des Zaouïa, des adarissa, des saadis et des alaouis, vous risquez de découvrir les surprises les plus effrayantes. Santa Theresa en Espagne, Isabel la catholique, c´est un autre exemple au sein de la chrétien. Economiquement, Zaouïa et la Banqua (recette et crédit) ont fait triompher le peuple d´Israël.

    Houcine / Austria

  29. Houcine says:

    Corriger!

    exemple aus sein de la chritianité.

    Houcine

  30. Aïsha Q. says:

    Houcine, Je crois honnêtement que le culte des chorfa au Maghreb et en Orient n’a rien à voir avec le judaïsme. Encore moins : que les chorfa ou prétendus tels aient des liens avec le judaïsme.
    C’est une façon de sublimer la maison du Prophète. ça a peut-être des similitudes ici ou ailleur, chez les berbères avec l’agorram, chez les Indiens avec le chaman…
    ça ne change rien au fait que l’Islam est égalitaire et que “La chrif Illa chrif el-fi3l” : il n’ya de noblesse que celle des actes.

  31. Houcine says:

    Oui Aicha!

    la noblesse des actes! J´ai lu plusieurs de vos commentaires et je suis convaincu que vous etes une dame de culture. C´est un honneur pour la femme marocaine. Est ce que nos Schorafa manifestent ce degré de noblesse humaine?

    Egorram fut introduite par les phiniciens!

  32. hmida says:

    @ houcine

    A quoi ce genre de généralisations abusives peut-il mener? La noblesse humaine n’est pas le monopole de tel ou tel groupe social!

  33. Anonymous says:

    Bonjour,

    Nous vous invitions a nous rejoindre et a échanger sur le groupe vivre et investir au Maroc.

    Ce groupe a pour objectif d’être un lieu d’échanges et d’informations, une agora où l’on peut échanger, faire profiter chacun des membres de son expérience, de son ressenti par exemple sur l’investissement au Maroc, la vie quotidienne du Maroc…,

    Il a pour ambition de permettre a ses membres ( + de 1000) par le travail de pouvoir rechercher des experts, des partenaires économiques, des conseils dans tous domaines lié au Maroc (loisirs, investissement, immobilier, culture).

    Mais surtout, tout simplement de partager l’amour pour ce pays en communiquant sur ses actualités et informations, économiques, culturelles et régionales.

    Ainsi le groupe se propose par son action de midi a minuit de participer si possible au développement quotidien de ce beau pays qu’est le Maroc !

    Pour y accéder copier/collez le lien ci dessous.

    http://www.xing.com/group-6672.47eef1

    Et pour me rejoindre voici une invitation gratuite à rejoindre XING – y jeter un œil est véritablement utile (pour cela merci de cliquer sur le lien)

    http://www.xing.com/go/invite/5780417.7be376

    Cordialement,

    Bonne semaine

  34. Aïsha Q. says:

    Merci Houcine pour ton compliment.
    Je rejoins Hmida dans le sens de la contre-productivité de la stigmatisation de groupes sociaux quels qu’ils soient.

  35. Houcine says:

    Monsieur Hmida!

    Monsieur Hmida, Madame – Mademoiselle Aicha!

    Et les privilèges de certains clans se pavanant au dessus des droits de leurs sujets?

    Etant le racisme est interdit dans les modernes constitutions, en Autriche le plus petit culturellement et économiquement, dans une administration c´est l´employé que se lève et lui rend service, sans aucune exception. Il faut voir comment fonctionnent l´hôpital et les services sociaux! Cette reconnaissance mutuelle garantit la paix sociale. Dans les administrations on lit sur les portes des bureaux: Magistrat, Docteur! Contrairement à cette ambiance et à ces acquis, ce que je retiens le plus de mon enfance au Maroc, je le résume dans le suivant:

    1- l´expressions Himar, din ammok, qawad, t´lef, khanzir, khli dar bouh,
    2- sans pouvoir me débarrasser encore des cris des mendiants qui sillonnaient les rues de Rabat, je me souviens des fêtes. Dans ces occasions, les plus nobles mangeaient en premier et leurs détritus à partager entre les moins favorisés souvent n´ayant droit de s´asseoir que voisinant la porte!
    3- même au sein de la même famille, les femmes restaient toujours à l´écart!
    4- aux mendiants, les vendredis on leur servait un très bon couscous, mais à la porte des mosquées
    5- sa classe sociale (son privilège) commençait à partir de devenir McAdam, ou Sheikh
    6- aux élections, les résultats étaient conditionnés selon la quantité d´hectares, le troupeau de moutons et de brebis, le Bazard, mais jamais selon ses études et son honnêteté!
    7- Schrif qui venait de temps à autre à ramasser la Zakate, il fut un sorcier qui prétendait faire guérir n´importe quelle maladie et il possédait même la magie qui permettait la fertilité sexuelle chez les femmes! Les politiciens (hommes au pouvoir) leurs prérogatives leur accordaient le droit de faire disparaître les dépouilles de leurs adversaires.

    Peut être le Maroc a changé! Tant mieux pour ceux qui ont obtenu les droits que nos parents n´avaient jamais goûtés. A 17 ans j´avais dit Adios Marruecos! Maintenant c´est ma fille qui me préoccupe le plus. Haut diplômée et sans connaître 10 mots en arabe, elle veut visiter le pays de mes misères. Que devrais-je faire?

    Houcine / Austria

  36. Aïsha Q. says:

    Laisses-la visiter le pays de tes pères Houcine, il a bien plus changé que tu ne peux rêver ! Les inégalités sont là, la misère, la richesse côte à côte, mais une classe moyenne vivante, des produits de consommation en abondance, des libertés publiques manifestes….
    C’est un faut débat que de partir de partir de la problématique des chrifs. Nous n’avons pas de castes au Maroc, certains chrifs sont mendiants, paysans ou marchands de légumes… il faut être conscient de ces réalités pour juger objectivement les vrais maux de notre pays.

  37. Ahmed says:

    Salut Houcine,

    Je me permets d’intervenir pour te dire que Aïcha Q a raison. Il ne faut pas se priver de son son chez soi. Moi, je ne peux pas ne pas me rendre au Maroc au moins une fois l’an. C’est vital. Jamais je ne pourrai même envisager de fermer cette fenêtre identitaire forte. Autant arrêter de respirer.

    Ici, Hmida nous propose de replonger dans nos sources individuelles et familiales. Ton nom, le mien, ceux de nos enfants prennent tout leur sens dans le terreau de là-bas. C’est là que les racines se trouvent, même si nos vies se passent très bien ailleurs. Sache que moi j’éprouverai une joie immense le jour où mon petit garçon sera en âge de vouloir, de son propre chef, visiter notre pays. Et oui, blood is thicker than water!

    PS Avec des security words comme HMIDETTE, c’est le 8 mars toute l’année.

  38. Ibn al wassat says:

    J’ai lu très attentivement ce billet et tous les commentaires ..Cela m’a donné envie de feuilleter ce dictionnaire….Ce que j’ai fait et que je ferai au hasard de mon temps libre, parce qu’il est très instructif et dans une certaine mesure divertissant …

    S’agissant de légendes relatives aux patronymes, je me dois de vous faire d’une légende dont j’ai personnellement observé la formation au fil des années ….

    Je serai long mais cela vaut le coup!

    Juste après l’indépendance, un jeune instituteur portant le prénom supposé de RACHID et le nom factice de BOUQAL est appelé par sa famille et ses amis RACHID le plus normalement du monde ..

    Avec le temps, Rachid prend de l’âge et du grade…Il devient directeur d’école et on commence à l’appeler SI RACHID….Quoi de plus normale …

    Avec l’âge, vient la sagesse, l’expérience et aussi la notoriété…Si Rachid devient délégué de son ministère……Ce sera dorénavant S’DI RACHID…..

    Au fil du temps, S’DI Rachid se transforme en SIDI RACHID mais reste toujours BOUQAL ….

    Les enfants de SIDI RACHID – qui n’ont ni la vie bien de leur père, ni son exparience, si sa sagesse – exigent que leur prénom soit précédé de SIDI ou LALLA, malgré le texte sur l’état civil….

    La famille de Rachid Bouqal – prénom et nom factices mais l’histoire est authentique – est devenue en une génération “cherifa”!

    Ce n’est pas une histoire et ce n’est pas une légende, c’est un exemple parmi des milliers….

  39. hmida says:

    @ Ahmed

    Heureux de revoir sur cet espace ….

    @ Ibn Al wassat

    Ton exemple est fort édifiant en effet ….

    Rappelons-nous que les fquih dans les villages perdus de nos campagne ont toujours été appelés “SI flane”…..

    Peut-être de beaucoup de fou9aha ont suivi le circuit “patronymique” de ton Rachid devenu Si avant de s’installer en Sidi pour finir en chrif avec la particule transmissible ..

    Ainsi se forment les mythes ……

  40. @Aïcha

    Je ne suis pas certain que cela soit tout à fait juste :”personne ne peut se dire à 100% arabe ou à 100% berbère” …

    Ne serait-ce que d’un point de vue statistique et mathématique. Je crois qu’il est possible de se dire 100 % berbère. Mais effectivement il est difficile de se dire 100% arabe …

    Je pense cela car il existait et existe encore énormément de tribus berbères qui n’ont pas eu à intégrer des personnes d’origine orientales, alors que les arabes transfuges à l’époque ont quasiment tous dû s’intégrer.

    Disons que si un peuple très majoritaire intégrait sporadiquement une arrivée de personnes en son sein, le peuple présent dissout le peuple arrivant en l’intégrant. Ce qui tendrait à dire que des berbères à 100% devraient exister… Pas des arabes à 100%.

    Bien entendu je chipote un peu… Et ce débat là n’a pas lieu d’être surtout au Maroc. Rappelons qu’un marocain se définit d’abord en tant que Marocain, au-delà de la religion, de l’origine ethnique ou encore de la classe sociale.

    Personnellement je suis berbère, et je crois l’être à 100% (je dis bien je crois, car pas tout à fait certain. Je n’ai pas fait d’étude généalogique à ce propos). Mais franchement je m’en fiche un peu car je suis avant tout marocain ! ^^

    @ Ferrouje

    Se poser la question des origines n’est pas l’apanage des seuls marocains… C’est un questionnement profondément humain. Cela rejoint les questions fondamentales posées par la philosophie. Les fameuses questions :

    - Qui suis-je ?…
    - Où vais-je ?…
    - etc. …

    Le nom étant notre identité, ne serait-ce que concernant ‘ l’inscription ‘, il me semble normal qu’on le questionne, qu’on fouille le sens, son sens.

    D’ailleurs les français sont très ferus de généalogie et bien plus en avance sur les marocains à ce propos, pour la raison, très technique, qu’ils ont une petite avance technologique (de plus en plus petite ! Haut les cœurs !…) ….

    Tout cela pour dire que la question des origines, de l’identité et la curiosité qui les accompagne sont très humains.

    Bien entendu la chose est imprégnée de son environnement social et culturel, que la démarche d’un marocain sera teintée des reflex marocains… Mais la démarche, globalement est très humaine.

    Bien à vous toutes et tous
    al.

    P. S. : @ Aïsha … Pas d’espace où on pourrait te lire ?… Dommage …

  41. hmida says:

    @ archibald

    Comment peut-on être 100 % ceci ou cela? Prétendre çà c’est tomber dans l’excès et l’excès est toujours détestable..

    Se prétendre appartenir à telle communauté à l’exclusion de toute autre, c’est s’enfermer dans une tour d’ivoire bien illusoire…C’est se mentir et renier le monde qui nous entoure!

    Il faut dépasser ce raisonnement d’un autre temps…..

    P.S. j’ai tenté vainement de faire de Aicha une blogueuse….Elle prèfère je croire continuer à agir en free-lance en commentant à droite et à gauche …Et ce n’est pas un mauvais choix finalement …

  42. @Houcine

    Bonjour Houcine. Ton témoignage me touche… Sincèrement. La question du retour au sources est posée là en filigrane, très pudiquement. Du moins, c’est ainsi que je le perçois.

    Je vais essayer de répondre aux différents points que tu soulignes :

    1- l´expressions Himar, din ammok, qawad, t´lef, khanzir, khli dar bouh,

    Et alors ?… Tu as déjà travaillé sur un marché à Paris ?… Moi je l’ai fait. Cela fuse. C’est coloré. J’ai appris des insultes absolument délicieuses dans ce milieu là. C’est à mon avis culturel. Et que dire de ces films américain où il n’est question que de « Mother fucker ».

    2- sans pouvoir me débarrasser encore des cris des mendiants qui sillonnaient les rues de Rabat, je me souviens des fêtes. Dans ces occasions, les plus nobles mangeaient en premier et leurs détritus à partager entre les moins favorisés souvent n´ayant droit de s´asseoir que voisinant la porte!

    Il s’agit d’une question de milieu social je crois. Moi mes souvenirs marocains ne contiennent pas cela. En Autriche dont tu parles, un père enferme sa famille, lui fait des enfants et la maltraite… Une Kampush se fait séquestrer quasi à vie…

    Sans parler de Paris où des gens meurent de froid et de faim dans la rue. Personnellement cela me choque terriblement. Mourir de faim dans la rue. Dans mon souvenir marocain, personne ne meurt de faim dans la rue. Bien entendu il existe des mendiants. Il me revient des images à briser le cœur. Mais il ne s’agit pas de l’apanage, là encore, de la société marocaine. Il s’agit, là aussi, du facteur humain.

    3- même au sein de la même famille, les femmes restaient toujours à l´écart!

    Chez moi je peux te dire que mon père ne gère rien. Ma mère est un dragon qui lui impose ses flammes. Ma sœur a choisi son mari, à choisi de divorcer, puis a choisi de se remarier avec le même homme, en totale indépendance. Là encore bien entendu que c que tu cite est vrai. Mais les choses ont pas mal évolué.

    Tu es un peu dans la caricature là… Non ?…

    4- aux mendiants, les vendredis on leur servait un très bon couscous, mais à la porte des mosquées

    Là encore c’est un fait culturel et une habitude sociale. Je suis anti dogme jusqu’à l’extrême. Mais cette situation ne me choque pas et je ne lui trouve rien de choquant. Si je compare avec ce que je connais, la soupe des restos du sœur en France et dans le premier arrondissement de Paris se fait à l’Eglise Saint Eustache… Est-ce répréhensible ?…

    5- sa classe sociale (son privilège) commençait à partir de devenir McAdam, ou Sheikh

    Je ne comprends pas le sens de ce point…

    6- aux élections, les résultats étaient conditionnés selon la quantité d´hectares, le troupeau de moutons et de brebis, le Bazard, mais jamais selon ses études et son honnêteté!

    Là je ne sais pas… Mais juste en lisant cela me fait l’effet d’une caricature qui n’est plus tout à fait d’actualité.

    7- Schrif qui venait de temps à autre à ramasser la Zakate, il fut un sorcier qui prétendait faire guérir n´importe quelle maladie et il possédait même la magie qui permettait la fertilité. sexuelle chez les femmes! Les politiciens (hommes au pouvoir) leurs prérogatives leur accordaient le droit de faire disparaître les dépouilles de leurs adversaires.

    Possible. Comme en France on vu des groupes de personnes conséquents faire un suicide collectif parce que un Gourou leur ordonne de le faire. L’Eglise de scientologie qui fédère l’argent de beaucoup de pauvres gens en les maltraitant moralement et physiquement n’a rien de marocaine. Là non plus il ne s’agit pas d’un fait marocain marquant une identité nationale.

    Voilà c’tait ma participation à ce débat-la… déballage ?…

    Globalement l’impression que m’a fait la lecture du poste au-delà de l’émotion, c’est que tu as pris l’extrême « Bien » de la société autrichienne et tu l’a mis en opposition avec l’extrême « mal » de la société marocaine.

    Il pourrait être instructif d’effectuer l’exercice inverse… non ?…

    Bien à toi & bien à vous toutes et tous
    al.

  43. Aïsha Q. says:

    Merci Archibald, Citoyen-Hmida a tenté de me pousser à créer un blog, mais j’adore faire le Coucou, surtout chez lui!

    Au fait, pour répondre à ta remarque, je ne crois pas à la notion de race “pure” d’abord parce qu’elle rappelle une idéologie fasciste, ensuite parce qu’elle est inexacte sur le plan de la géographie et de l’histoire. Aussi reculées que soient les tribus berbères, elles se sont mêlées au cours des siècles, même à un degré infime, mais elles se sont mêlées. Cela est évidement encore plus valable pour les tribus arabes. Ceci dit, Nous restons tous bien sûr d’abord Marocains…

  44. @Aïsha

    Ohla… De “Race pure” il n’était pas du tout question dans mon commentaire. Je parlais de l’appartenance ethnique. D’ailleurs le mot “Race” est tout à fait impropre à l’usage concernant les humains. Nous somme tous la même race, mais avec des ethnies différentes.

    Je conchie royalement tous les concepts fumeux de cette nature !

    Vraiment dommage de ne pouvoir être dans ton antre nul part !

    Bien à toi
    al.

  45. Aïsha Q. says:

    Archibald, tels n’étaient pas mon propos. C’est pas une attaque personnelle, c’est juste une distanciation par rapport à une théorie qui met de côté la mixité. Nous sommes tous le fruits de sacrés mélanges!

    Au fait, Tu me donnes envie de bâtir un p’tit repaire. Mais construire sa maison, n’est-ce pas construire un peu sa tombe?? Ainsi parlait mon âme de nomade…

    P.S. Hmida, avec tes security word, j’ai tapé avec plaisir Majesté et autres allégeances au Régime. Mais là, Sahbi, je vais taper Abass, fô pas zegzagérer!

  46. @ Aïsha …

    J’avais bien compris ton propos ^^. Puis je te lis par-ci, par-là, depuis un certain temps et je commence à te connaître un peu (vraiment un tout petit peu…).

    Ne t’inquiète donc pas, il n’y a pas de méprise possible !

    concernant ton espace, je reste à ta disposition si tu as besoin d’une aide technique et d’un support amical ! (parle en avec la marocaine, tu sais lalla Fatima… ;) )

    Bien à toi
    al.

    P. S. : Mon security word “3achalmalik” … lol

  47. hmida says:

    @ AICHA Q. @ Atchibald et @ autres qui ont fait la remarque

    La gestion pratique de ce bog est du ressort de mon fils qui a un sens de l’humour très spécial.

    Dernièrement, il a mis à jour un certain nombre de trucs, dont les anti-spams. Il en a choisi quelques uns, j’en ai proposé d’autres.

    Et qui peut le plus peut le moins..qui peut taper “majesté” tapera “abass”:::)))))))

  48. @ Hmida

    Ma remarque n’avait rien d’interpelant ! Un petit P.S. de rien du tout :)
    Mais moi aussi j’étais fier de saisi “3achalmalik” ! Saisi “abass” ne me dérangera pas non plus !

    J’apprécie beaucoup l’humour de ton fiston ;)

    Bien à vous tous
    al.

  49. Ahmed says:

    Quant à moi, je passe de ‘Hmidette’ à son frère aîné, un certain ‘Hmida’!

    Par ailleurs, je dois avouer que je ne me suis que rarement arrêté pour savoir si j’étais arabe ou berbère, Marocain, étant le dénominateur commun, me suffit amplement. Et cela, sans aucunement vouloir gommer les différences culturelles et autres qui existent dans un pays aussi varié et métissé que le nôtre.

    Bien sûr, les noms peuvent être une façon de remonter dans le généalogie familiale, encore faudrait-il pouvoir démontrer que le nom a traversé les siècles sans subir de changement. Il me semble que, dans la plupart des cas, c’est peine perdue. Ca peut être sympa de savoir qu’on a un aieul qui fut maçon ou pêcheur ou cordonnier ou commerçant … Moi, je sais que le mien a dû avoir les cheveux clairs, voire blonds, une caractéristique génétique qui a l’air de revenir fréquemment dans la famille … mais pas moi, monsieur!

    En revanche, ce qui m’intéresse plus c’est retrouver les liens précis qui me rattachent la famille élargie. Et là, la mémoire de la famille est entre les mains des plus âgés d’entre nous qui peuvent me dire que le père de mon grand-père était le frère de l’arrière grand-père de tel ou tel. Mon nom me donne une perspective présente parce que la part ‘passé lointain’ est enfouie à jamais dans le non-écrit, donc le non-vérifiable.

  50. la lecture de toutes ces interventions sur les patronymes, regroupant marocaines et marocains sur un sujet qui ne peut laisser indifférent, m’a tellement absorbé que je ne sais quoi écrire moi-même,
    en effet, chaque fois que je me dis là , je vais intervenir là, je trouve un commentaire qui m’a devancé et qui développe , presque les mêmes idées que j’allais exposer,
    de plus l’ambiance est tellement chaleureuse , malgré l’apparente divergence pour ce qui concerne l’appréhension du sujet, est si prenante que j’eus le sentiment plus d’écouter que de lire,
    sincèrement, sur certains débats, j’étais tellement seul à croire à un Maroc de demain , que j’allais opter pour un nouveau patronyme, à savoir “Don Quichotte”,
    pour en revenir à l’objet du sujet ou au sujet de l’objet, je crois qu’au Maroc , on ne recourait pas systématiquement à l’usage des patronymes,
    nos aînés nous avaient appris, qu’ils n’ont dû “choisir” un patronyme que bien plus tard, et l’on en trouve de bien bizarre, et il serait intéressant d’en chercher quelques-uns à titre d’illustrations
    par exemple: boukerch, alghouat, frifra, flifla, albakouri, lemfellass, lemtellass,
    bouchlaghem, ajabha , lemfaguem, horgma, almossiba, alkarita …
    wa holloma jarra,
    ce qui fait que c’était beaucoup mieux avant:
    il fallait juste donner le début de son arbre généalogique:
    par exemple:
    Mohamed , ben Mohamed, ben Abderrahmam, ben Ahmed , ben Hammou…
    ainsi , on finit bien par se séparer quelque part…
    quant à la pureté de la descendance…hum,
    certains esprits tordus avaient dit : si l’on connaît souvent sa mère, on n’est pas très sûr de connaître son père,
    un 3roubi tout aussi tordu a dit un jour que dans chaque sac de blé , il est impossible de ne pas trouver quelques grains d’orge,
    et à ce propos , je vous raconte une histoire:
    un inventeur a pu concevoir un ordinateur capable de vous donner le nom du père:
    nombreux se sont présentés et ont été surpris de constater que la prétention de l’inventeur se confirme,
    mais quelqu’un qui se croyait malin , et que c’était impossible que ce soit vrai, se présente et demande à l’ordinateur quel est le nom de son père,
    l’ordinateur lui répond “dupond”,
    alors il crie victoire , et jubile que ce n’était le nom de son père, et que c’est plutôt “durand”,
    alors l’ordinateur lui dit, “durand” , c’est celui avec lequel tu vis, mais “dupont” qui est ton vrai père est en train de pêcher , à des centaines de kilomètres au bord du lac (untel)…
    tout cela est juste pour rigoler un peu…